31/10/2006

Dharma Talks by Zen Master Thich Nhat Hanh


Dharma Talks by Zen Master Thich Nhat Hanh

Year 2006
RETREATDATETALKS IN MP3 AUDIO FORMAT AND JPEG IMAGES
 
Fall 2006Sunday
Sept 17, 2006
TNH Dharma talk in English- part 1 of 7 (6.9 MB)
TNH Dharma talk in English- part 2 of 7 (5.5 MB)
TNH Dharma talk in English- part 3 of 7 (4.2 MB)
TNH Dharma talk in English- part 4 of 7 (4.8 MB)
TNH Dharma talk in English- part 5 of 7 (4.9 MB)
TNH Dharma talk in English- part 6 of 7 (3.9 MB)
TNH Dharma talk in English- part 7 of 7 (7 MB)

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Summer Retreat
2006
Sunday
July 09, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (21 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (18 MB)

Summer Retreat
2006
Thursday
July 06, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (18 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (12 MB)

Summer Retreat
2006
Sunday
July 02, 2006
TNH Dharma talk in French - part 1 of 2 (11 MB)
TNH Dharma talk in French - part 2 of 2 (9 MB)

Translation from French to English - part 1 of 2 (11 MB)
Translation from French to English - part 2 of 2 (9 MB)

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Spring Retreat
2006
Sunday
May 28, 2006
TNH Dharma talk in French - part 1 of 2 (15 MB)
TNH Dharma talk in French - part 2 of 2 (13 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
May 25, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (32 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (29 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
May 18, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (23 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (23 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
May 14, 2006
TNH Dharma talk in English - part 1 of 2 (31 MB)
TNH Dharma talk in English - part 2 of 2 (15 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
Apr 23, 2006
TNH Dharma talk in English - part 1 of 2 (17 MB)
TNH Dharma talk in English - part 2 of 2 (21 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
Apr 06, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (17 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (20 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
Apr 02, 2006
TNH Dharma talk in English - part 1 of 2 (17 MB)
TNH Dharma talk in English - part 2 of 2 (12 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
Mar 30, 2006
TNH Dharma talk in English - part 1 of 2 (16 MB)
TNH Dharma talk in English - part 2 of 2 (19 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
Mar 26, 2006
TNH Dharma talk in French - part 1 of 2 (13 MB)
TNH Dharma talk in French - part 2 of 2 (15 MB)

Translation from French to English - part 1 of 2 (15 MB)
Translation from French to English - part 2 of 2 (14 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
Mar 23, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (17 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (13 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
Mar 19, 2006
TNH Dharma talk in English - part 1 of 2 (19 MB)
TNH Dharma talk in English - part 2 of 2 (17 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
Mar 16, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (18 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (20 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
Mar 12, 2006
TNH Dharma talk in French - part 1 of 2 (15 MB)
TNH Dharma talk in French - part 2 of 2 (11 MB)

Translation from French to English - part 1 of 2 (16 MB)
Translation from French to English - part 2 of 2 (11 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
Mar 09, 2006
TNH Dharma talk in English - part 1 of 2 (17 MB)
TNH Dharma talk in English - part 2 of 2 (18 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
Mar 05, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (12 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (16 MB)

Spring Retreat
2006
Thursday
Mar 02, 2006
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 1 of 2 (17 MB)
TNH Dharma talk in Vietnamese - part 2 of 2 (15 MB)

Spring Retreat
2006
Sunday
Feb 26, 2006
TNH Dharma talk in French - part 1 of 2 (15 MB)
TNH Dharma talk in French - part 2 of 2 (14 MB)

Translation from French to English - part 1 of 2 (13 MB)
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20:36 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

le karma est l'équivalent de la loi de cause et de l'effetA toute cause, il y a un effet et vice versa

   Notre intellect ne pourra jamais, je dis bien "jamais",
    comprendre l'étendue de l'effet que pourra causer une seule cause,
    même banale.
    >   N'avez-vous donc pas encore saisi les conséquences impliqués par
    la théorie du chaos ?
    >   Pour simplifier, disons que selon cette théorie (reconnue et
    acceptée), une toute petite cause (action, approximation dans un
    calcul etc...) peut provoquer dans le temps des conséquences
    incalculables....
    >   Pour moi je préfère rester dans la simplicité : le karma est
    l'équivalent de la loi de cause et de l'effet. A toute cause, il y a
    un effet et vice versa.
    >   Les occidentaux connaissent cela depuis longtemps....
    L'originalité apporté par le karma tient seulement au fait que celui-
    ci inclut dans le champ d'application de cette loi de cause et de
    l'effet les vies successives d'une entité en incarnation, chose
    inconnue de l'occident pour qui la réincarnation est un fait encore
    mal acceptée.
    >   Pour ce qui est de savoir si telle action provoquera ceci et une
    autre cela...Eh bien vous perdez votre temps et de plus vous
    congestionnez votre esprit avec des futilités !
    >   La SEULE chose utile à retenir sur cette loi du karma c'est de
    ne pas perdre de vue le fait que si vous faîtes le bien (ce que vous
    pensez être un bien pour vous et pour les autres), eh bien, faîtes
    le car cela apportera effectivement le bien, tôt ou tard ,pour les
    autres mais aussi pour vous. Si vous faîtes le mal (ce que vous
    pensez être nuisible pour d'autres ou pour vous) cela produira un
    effet néfaste, non seulement pour les autres mais aussi pour vous
    (encore que je reste persuadé qu'il n'y a pas de mal dans l'absolu,
    même les actes qualifiés de mal s'avèrent être un bien, longtemps,
    bien longtemps après...mais cela bien sûr après avoir semé les
    malheurs).
    >   C'est cela, à mon avis, ce qu'il faut retenir de cette loi. Même
    présentée ainsi, il y a encore le fait de se questionner si l'action
    que vous pensez être un bien pour les autres et pour vous l'est
    vraiment...Vous voyez même cela n'est pas aussi simple ! Alors
    pourquoi encore vouloir compliquer avec des théories fumeuses
    difficilement vérifiables ?
    >
    >   a+
    >
    >   Erynios

20:00 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

qu'est ce que faire le bien?L'enfer est pavé de bonnes intentions ;-)

>L'enfer est pavé de bonnes intentions ;-)
  qu'est ce que faire le bien?<

Je vais d'abord tenter de répondre à cette question "FAIRE le bien" sans encore entrer dans le détail sur "ce qui est" bien.
Pour moi cette question de faire le bien est secondaire par rapport au question QUI FAIT.
En effet tant que nous sommes attachés à la personnalité (égo) nous ne pourrions vraiment dire si nous faisons le bien ou pas. La plupart du temps, nous ne le faisons pas.
Tout d'abord, nous ne faisons pas le bien par manque de connaissance. Le bien que nous pensons faire peut n'être après tout qu'un mal. Je suis sûr qu'Hitler aussi pensait en son for intérieur faire le bien...
Secundo, nous ne faisons pas le bien car la particularité de l'ego est d'abord de "tirer" tout à lui : lui d'abord, les autres après. Et si quelquefois, il "semble" faire le bien, c'est qu'il le fait dans le but d'obtenir quelque chose en retour : prestige, pour être aimé etc...C'est un réflexe viscéral. Dans ce cas, on est en droit de se demander si un acte fait dans un but non altruiste est encore un bien ?
Parlons maintenant de ceux qui ont réussi à faire taire leur ego. Eh bien, ceux là seulement, d'après mon humble avis, sont susceptibles de faire le bien car, n'étant plus conditionnés par des considérations telles la peur, le désir de posséder, d'être aimé etc. ils sont libres de leur choix...Seuls ceux qui sont libres peuvent agir...
Ceux qui sont encore enchaînés ne peuvent que réagir, ce qui fait que leur action ne peuvent être dénué d'égoïsme....
De plus, et c'est le plus important à mon avis, ceux qui n'ont plus d'égo, tels les Eveillés, connaissant la véritable réalité et la vraie nature des choses, peuvent distinguer les actes qu'il vaut mieux faire de ceux qui ne le sont pas. Ceux là sont le bien.

Pour notre compréhension assez limitée, que faut-il donc finalement retenir du bien ?
Eh bien, pour les bouddhistes, c'est l'enseignement laissé par l'instructeur Gautama qui représente le bien. S'il nous a légué son enseignement, c'est qu'il pensait qu'il sera bénéfique pour l'humanité. Donc son enseignement représente le bien.
Il faut seulement prendre garde à ne pas tout prendre au pied de la lettre car, à la longue, les enseignements ça se déforment...
Et bien sûr, il faut aussi inclure dans l'acte à faire le bien, toute aide humanitaire (lutte contre la famine, les maladies etc) car sans une bonne alimentation, une bonne santé, tout enseignement, quels qu'ils soient, ne peuvent être suivis....


Erynios 31.10.2006

19:52 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

150 citations collectées par seb billard

 150 citations collectées qui apparaissent sur
http://s.billard.free.fr/booddha . Attention toutes ne sont pas Theravadin :

Ainsi qu'une mère au péril de sa vie surveille et protège son unique enfant,
Ainsi avec un esprit sans limite doit-on chérir toute chose vivante.
(Bouddha )
Si vous avez souffert, c'est juste que vous avez oublié que vous êtes une
fleur, une feuille. (Thich Nhat hanh)
Notre joie ne peut survivre sans nourriture; notre tristesse non plus, notre
désespoir non plus, rien ne peut survivre sans nourriture. (Thich Nhat hanh)
Tous les phénomènes qui apparaissent en interdépendance, je dis qu'ils sont
vides. Les mots cessent, parce que leur message est faux. (Nagarjuna)
Quand entre soi et autrui il n'y a plus aucune distinction, comment y
aurait-il alors Connaissance-en-soi et autre connaissance? (Brugpa Kun legs)
La pensée du néant des choses engendre la compassion, La compassion abolit
l'espace entre soi et les autres, L'unité de soi et des autres réalise le
bien d'autrui . (Milarepa)
Prétendre être inférieur à l'inférieur, Égal à l'égal, Supérieur ou égal à l'inférieur,
Cela est dit orgueil. (Nagarjuna)
C'est parce que l'on fait un choix, Que sa vérité absolue se trouve perdue
de vue. (Sengtsan)
Toutes les choses dans ce monde se résolvent dans la Vacuité, elles ne
viennent pas à l'être, elles ne cessent pas d'être, elles ne sont ni
altérées, ni immaculées, elles n'augmentent ni ne diminuent. (Bouddha)
"C'est moi, c'est un autre", concoit-on. Dépouille ce lien qui rend captif,
c'est ainsi qu'on se libère soi-même. (Saraha)
Le bruit du tonnerre est terrible mais sans substance, les couleurs de l'arc
en ciel ravissantes mais ephemères. Ce monde plaisant à l'esprit n'est
pourtant qu'un rêve. (Milarepa)
Tout ce qui est produit en dépendance ne peut être indépendant. Et comme
tout est non-indépendant, il n'y a pas de soi. (Aryadeva)
Tous les phénomènes sont projection de l'esprit, quand à l'esprit, il n'est
pas d'esprit. l'esprit est vide d'essence. (Karmapa III)
Sans l'experience de ce qu'elles sont, mes propres projections
m'illusionnent comme objets. Dans l'ignorance, l'intelligence
autoconnaissant développe l'illusion d'un sujet. (Karmapa III)
La nature de tout phénomène, de toute apparence, est semblable au reflet de
la lune sur l'eau. (Bouddha)
Considerer le monde comme réel est attitude animale; le considerer comme
vide est bien plus bête. (Saraha)
Ne cherchez pas le passé, ne cherchez pas le futur; le passé est evanoui, le
futur n'est pas encore advenu. Mais observez ici cet objet qui est
maintenant. (Bouddha)
Tous les composés sont impermanents. Quand vous percevez cela par
l'intuition vraie alors, vous vous détachez de la souffrance. (Bouddha)
Sans fin et sans naissance, ni néant ni eternité, Cela ne vient ni ne s'en
va et n'est ni Un ni multiple. (Bouddha)
Quand il y a soi il y a conscience de l'autre. Du soi et de l'autre naissent
attachement et répulsion, et de la combinaison des deux proviennent tous les
maux. (Dharmakirti)
Comme dans un miroir parfaitement pur apparaissent d'insubstantiels reflets,
sache qu'il en est ainsi pour toute chose. (Bouddha)
Jamais la haine n'éteint les haines en ce monde. Par l'amour seul les haines
sont éteintes. C'est une loi eternelle. (Bouddha)
S'il y a un remède, à quoi bon le mécontentement? S'il n'y a pas de remède,
à quoi bon le mécontentement? (Shantideva)
Ne poursuivez pas l'objet de votre haine, regardez votre esprit en colère :
la colère en naissant se libère, claire et vide. (Patrul Rinpotche)
Tout ce que vous percevez est méprise et n'existe pas vraiment. Le samsara
et le Nirvana ne sont que des idées. (Patrul Rinpotche)
Pour l'amoureux, une jolie femme est un objet de réjouissance; pour
l'ermite, un sujet de distraction; pour le loup, un bon repas. (Adage
bouddhiste)
L'essence de la réalité est mouvement. (Shantarakshita)
Ne rejette pas les apparences car elles sont le rayonnement de l'esprit
lui-même. (Gampopa)
Ne te consacre pas à l'ascèse dans la forêt, la joie n'est pas obtenue par
les ablutions et la pureté exterieure (...) Connais, complètement ouvert,
sans acceptation ni rejet. (Tilopa)
L'homme compatissant est bon, même en colère; dénué de compassion il tue
avec le sourire. (Shabkar)
Qui a la compassion possède tous les enseignements, qui ne l'a pas n'en
possède aucun. (Shabkar)
Si vous pensez que tout est parfait dans votre vie, soit vous êtes un
Bouddha, soit vous êtes complètement idiot. (Proverbe tibetain)
Si avec un mental impur, quelqu'un parle ou agit, alors la douleur le suit
d'aussi près que la roue qui suit le sabot du boeuf. (Dhammapada)
Par l'effort, l'ardeur, la discipline et le contrôle, que le sage fasse pour
lui même une île qu' aucun flot ne pourra submerger. (Dhammapada)
Santal,tagara,lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est
de loin le meilleur. (Dhammapada)
Meilleur que mille mots sans utilité, est un seul mot bénéfique, qui pacifie
celui qui l'entend. (Dhammapada)
S'abstenir de tout mal, cultiver le bien, purifier son coeur, voici
l'enseignement des Bouddhas. (Dhammapada)
La victoire engendre la haine, le vaincu vit dans la souffrance. Le paisible
vit heureux, abandonnant victoire et défaite. (Dhammapada)
L'arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne ne l'entend ?
(Koan zen)
Quel était votre visage avant votre naissance ? (Koan zen)
Ne dites pas que la lune existe lorsque les nuages s'en vont; Elle a
toujours été là parfaitement claire. (Zenkei Shibayama)
Frappe le ciel et écoute le bruit. (Koan zen)
J'écoute le chant de l'oiseau non pour sa voix, mais pour le silence qui la
suit. (Noguchi Yonenro)
Qui donc est celui que j'ai en face de moi ? Je l'ignore. (Bodhidharma)
Ne vous fiez pas à ce qui a été acquis du fait de l'avoir entendu de façon
répétée; ni du fait de la tradition; ni du fait de la rumeur; ni du fait que
ça se trouve dans une écriture... (Bouddha)
L'amour bienveillant peut être développé envers une personne qui vous
irrite: c'est ainsi que l'agacement peut être surmonté. (Bouddha)
La compassion peut être développée envers une personne qui vous irrite:
c'est ainsi que l'agacement peut également être surmonté. (Bouddha)
L'équanimité peut être développée envers une personne qui vous irrite: c'est
ainsi que l'agacement peut également être surmonté. (Bouddha)
Il n'y a pas (...) de lumière plus grande que celle de la sagesse. (Bouddha)
Il n'y a pas (...) de lac plus grand que la pluie. (Bouddha)
C'est par le désir que le monde est lié. Par l'assujettissement du désir
qu'il est libéré. (Bouddha)
C'est ayant tué la colère qu'on peut dormir en paix. (Bouddha)
La forme est comme une boule d'écume ;la sensation, une bulle; la
perception, un mirage; les volitions, un bananier; la conscience, un tour de
magie. (Bouddha)
Tout ce qui est qui surgit dépendamment du contact avec l'intellect, qui est
ressenti en tant que plaisir, douleur ou avec indifférence, cela aussi se
désintègre. (Bouddha)
Strictement parlant, la durée de la vie d'un être ne dépasse pas la durée
d'une pensée (Inconnu).
L'esprit qui médite sur l'apparition et la disparition, qui considère
l'impermanence du monde, on le nomme esprit d'Eveil. (Nagarjuna)
Le temps présent est semblable à la boule d'argile, le temps passé à la
poussière de la terre, et le temps futur à la cruche. (Nagarjuna)
Le nirvana n'est pas inexistence. D'où viendrait alors qu'on le réalise ?
Est appelé nirvana la cessation de toute prise de conscience quant à être et
non-être ? (Nagarjuna)
Le sage connaît directement la coproduction interdépendante (...) il sait
que les choses ont des causes, dépendent de circonstances, et que rien
n'existe sans cause ni circonstances. (Bouddha)
Ce qui apparaît en fonction d'autre chose n'est en rien cette chose, mais
n'en est pas non plus différent. Ainsi cela n'est il ni eternel ni néant.
(Nagarjuna)
I n'y a ni tableau dans l'esprit, ni esprit dans le tableau ; et pourtant,
peut on trouver un tableau hors de l'esprit. (Bouddha)
Comme l'étoile filante, le mirage, la flamme, l'illusion magique, la goutte
de rosée, la bulle sur l'eau ; comme le rêve l'éclair ou le nuage :
Considère ainsi toutes choses. (Bouddha)
Tout le bonheur du monde vient d'un coeur altruiste, et tous son malheur de
l'amour de soi. (Shantideva)
Bien que mes ennemis,la haine,l'attachement et ainsi de suite,n'ont ni armes
ni bras ni jambes,ils me font quand même du mal,me torturent et me traitent
comme un esclave. (Shantideva)
Le nirvâna, c'est l'abandon de tout ; et mon âme aspire au nirvâna. Puisque
je dois tout abandonner, le mieux est de le donner (Shantideva)
Que je ne sois pour personne l'occasion d'aucun dommage ! Si leur cour est
irrité et malveillant à mon sujet, que cela même serve à réaliser les fins
de tous ! (Shantideva)
Les Bouddhas parlent de la vacuité afin de détruire les vues fausses. Mais
si vous vous attachez à la vacuité, les bouddhas eux-mêmes ne peuvent plus
rien pour vous (Bodhidharma)
Chercher le Bouddha en rejetant les êtres est comme chercher l'écho en
faisant taire la voix. (Bodhidharma)
La boudheité (...) est comme le ciel : bien qu'elle se pare d'innombrables
mérites et formes de sagesse, rien de tout cela n'y est fixé. (Houang Po)
Quand on n'a plus besoin de se croire quelqu'un, c'est ça que j'aime (...)
Quand on a renoncé à tromper les êtres vivants, Il n'y a plus d'action, et
pourtant tout se fait... (Kun Legs)
Moi, le moine de montagne, je n'ai aucune Loi à donner, je ne fais que
dénouer des liens. (Lin Tsi)
Sortir du Triple Monde, imbéciles ! Pour aller où ? Le Bouddha et les
patriarches, ce ne sont que des noms dont on prend plaisir à se laisser
lier. (Lin Tsi)
Si vous rencontrez un Bouddha, tuez-le ! Si vous rencontrez un patriarche,
tuez-le ! Si vous rencontrez un arhat, tuez-le ! (Lin Tsi)
Le vrai Bouddha est sans figure, la vraie Loi est sans marques... quant au
véritable apprenti du Chemin, il ne s'attache pas au Bouddha, ni aux
bodhisattva, ni aux arhat (Lin Tsi)
Chercher le Bouddha, c'est perdre le Bouddha ; chercher les patriarches,
c'est perdre les patriarches ; chercher la Voie, c'est perdre la Voie...
Tout ce qu'il faut c'est avoir la vue juste (Lin Tsi)
Le recueillement d'Avalokiteshvara, c'est votre propre esprit capable en
chacune de ses pensées de se défaire de ses liens et de se libérer point par
point. (Lin Tsi)
Sachant que les possessions sont éphémères et dénuées d'essence, Pratique
avec respect la générosité (Nagarjuna)
Il n'existe aucune faute comparable à la colère, Et pas de courage
comparable à la patience (Nagarjuna)
Sache que l'esprit est semblable à un dessin tracé sur l'eau, la terre ou
dans la pierre. Chez les personnes agitées la première image est la
meilleure, pour celles aspirant au spirituel, c'est la dernière. (Nagarjuna)
Sois toujours satisfait car celui qui connaît la satisfaction, même s'il ne
possède rien est véritablement riche (Nagarjuna)
Le corps est heureux par la vertu, le coeur par la sagesse. (Shantideva)
Lorsque tu compasses le monde avec ta parfaite intelligence et compassion,
il doit te sembler être un rêve dont on ne peut dire : il est permanent ou
il est destructible, car l'être et le non-être ne s'appliquent pas à lui
(Lankavatara soutra)
Tu ne disparais pas dans le Nirvâna, et le Nirvâna ne se trouve pas en toi,
car le Nirvâna transcende toute dualité du connaissant et du connu, de
l'être et du non-être. (Lankavatara soutra)
L'erreur de ces enseignements erronés que tiennent généralement les
philosophes tient en ceci : ils ne reconnaissent pas que le monde objectif
surgit de l'esprit lui-même (Lankavatara soutra)
Les mots et les phrases sont produits par la loi de causalité et se
conditionnent mutuellement : ils ne peuvent pas exprimer la Réalité ultime.
(Lankavatara soutra)
Tant que les gens ne comprennent pas la véritable nature du monde objectif,
ils tombent dans une vision dualiste (Lankavatara soutra)
L'erreur n'a pas en elle de caractère qui entraîne l'attachement; si
l'erreur avait un tel caractère, aucune libération ne serait possible de son
attachement à l'existence. (Lankavatara soutra)
Ces enseignements ne sont qu'un doigt pointé vers la Noble Sagesse.
(Lankavatara soutra)
Les soutras sont prévus pour la considération et la guidance de l'esprit
discriminant de tout le monde, mais ils ne sont pas la Vérité elle-même.
(Lankavatara soutra)
La destruction de tous les liens, c'est le Nirvâna (Bouddha)
Que je sois libéré de la colère, d'états mentaux malsains, de la peur et des
soucis. (Thich Nhat Hanh)
Que je sois capable d'identifier et de voir l'origine de la colère, du désir
et de l'illusion en moi-même. (Thich Nhat Hanh)
Que j'apprenne à me nourrir de Joie chaque jour. Que je sois capable de
vivre dans la fraîcheur, la solidité et la Liberté. (Thich Nhat Hanh)
Que je ne tombe pas dans un état d'indifférence et ne sois pas pris par les
souffrances de l'attachement et de l'aversion. (Thich Nhat Hanh)
Le Bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d'effort et de volonté, mais
réside là, tout près, dans la détente et l'abandon (Guendune Rimpoche)
Ne t'inquiète pas, il n'y a rien à faire. Tout ce qui s'élève dans l'esprit
n'a aucune importance parce que n'a aucune réalité. (Guendune Rimpoche)
Laisse le jeu se faire tout seul, s'élever et retomber, sans rien changer,
et tout s'évanouit et recommence à nouveau, sans cesse. (Guendune Rimpoche)
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises, elles sont
comme des arc-en-ciel. A vouloir l'insaisissable, on s'épuise en vain.
(Guendune Rimpoche)
Dès lors qu'on relâche cette saisie, l'espace est là, ouvert, hospitalier et
confortable. Alors, profites-en. Tout est à toi, déjà. (Guendune Rimpoche)
Lorsqu'on est libre de toute intention, et ne demeure sur aucune conclusion,
tous dharma et enseignements sont vus. (Tilopa)
Etant debout ou marchant, étant assis ou couché, tant que l'on est éveillé,
on doit cultiver la pensée que cela est la manière de vivre la meilleure du
monde (Bouddha)
Que nul ne déçoive un autre ni ne méprise aucun être si peu que ce soi. Que
nul, par colère ou par haine, ne souhaite du mal à un autre. (Bouddha)
Tous les dharmas ont pour caractéristique la vacuité ; ils sont sans
naissance et sans annihilation, sans souillures et sans pureté, sans
déficience et sans plénitude (Nagarjuna)
Se mépriser en disant : "Je suis inutile" cela est l'orgueil d'infériorité.
(Nagarjuna)
Ne dites pas, je serai parti demain, car je ne cesse de naître, aujourd'hui
encore. Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde. (Thich Nhat Hanh)
La Parfaite Voie ne connaît nulle difficulté sinon qu'elle se refuse à tout
attachement. (Seng Tsan)
Ne concevez aucune pensée ni pour ni contre quoi que ce soit. Opposer ce que
vous aimez à ce que vous n'aimez pas, voilà la maladie de l'esprit. (Seng
Tsan)
Phraséologie, jeux de l'intellect, plus nous nous y adonnons, plus loin nous
nous égarons. Eloignons nous donc de la phraséologie et des jeux de l'intellect.
(Seng Tsan)
N'essayez pas de chercher la Vérité, cessez simplement de vous attacher à
des opinions. Ne vous attardez pas dans le dualisme, evitez avec soin de le
poursuivre. (Seng Tsan)
Ne vous attardez pas dans le dualisme, evitez avec soin de le poursuivre.
Aussitôt que vous pensez en bien et en mal la confusion s'ensuit et l'esprit
est perdu. (Seng Tsan)
Dans l'unité du Vide, les deux sont un et chacun des deux contient en soi
toutes les dix mille choses. (Seng Tsan)
Les sages sont non-agissants, alors que les ignorants s'enchaînent
eux-mêmes. (Seng Tsan)
L'infiniment petit est aussi vaste que peut être l'immensité lorsque les
conditions extérieures sont oubliées (Seng Tsan)
Quand l'esprit prend la forme de l'être vivant il ne subit aucune
décroissance, et devenant un Bouddha, il n'ajoute rien à lui-même. (Huang
Po)
Les Bouddhas dans les innombrables royaumes bouddhiques ne sont pas autre
chose que l'unique Bouddha au fond de notre âme. (Kukai)
Tous les phénomène de l'univers sont tous des mots qui enseignent la vérité.
Les chants des oiseaux, le courant de l'eau, les bruits du vent, tous disent
constamment la vérité éternelle. (Kukai)
Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos
pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons le monde. (Bouddha)
L'absence de détermination vient de ce qu'on ne pense pas à l'impermanence.
On meurt pensée après pensée et cela ne s'arrête pas un moment. (Dogen)
Si tu ne trouves pas la verite a l'endroit ou tu es, ou esperes-tu la
trouver? (Oogen)
Même si le lieu de méditation est exigu, il renferme l'univers. Même si
notre esprit est petit, il est illimité. (Sekito)
Tout effet concret résulte nécessairement de l'action et non de la seule
espérance. (Tenzin Gyatso)
Tous les phénomènes ont pour nature le vide: Ils ne sont ni produits ni
détruits, ni impurs ni purs, ni croissants ni décroissants. (Bouddha)
Ceux qui veulent atteindre la paix doivent pratiquer régulièrement la
droiture, l'humilité et être capables d'employer un language compatissant et
bienveillant. (Bouddha)
Ceux qui veulent atteindre la paix (...) Ils savent vivre simplement et
heureux. Ils sont en paix, calmes, ont peu de désirs et ne se laissent pas
entraîner par les émotions de la majorité. (Bouddha)
Que personne ne tue ni ne fasse de mal à autrui. Que personne ne prenne à la
légère la vie des autres et que nul, par colère ou malveillance, ne souhaite
de mal à autrui. (Bouddha)
Il existe une manière merveilleuse d'être solitaire: c'est de contempler
pour voir que le passé n'est plus, que le futur n'est pas encore et que le
présent est vécu sans qu'il y ait emprise du désir. (Bouddha)
Le pratiquant demeure stable et libre. Soyons diligents aujourd'hui, demain
il sera trop tard. La mort vient sans prévenir. (Bouddha)
Quand une personne ayant une compréhension correcte observe la manifestation
continuelle du monde, elle ne voit pas le monde comme non-existant. (...)
elle ne voit pas le monde non plus comme existant. (Bouddha)
Le vide n'est ni être ni non-être. Le vide ne fait pas partie des vues
erronées. Il n'est ni produit, ni détruit et ne peut pas être saisi par les
concepts. (Bouddha)
Si vous vous pensez plus important, moins ou égal, vous causez alors de la
division. Quand ces trois complexes sont transformés, alors rien ne peut
plus agiter votre mental. (Bouddha)
Mettant fin au désir, transformant les trois complexes, notre mental
s'arrête, nous n'avons rien à chercher ailleurs, nous mettons de côté toute
affliction et peine, de cette vie et des vies à venir. (Bouddha)
Si l'esprit est détendu, il atteint la tranquilité ; Si l'eau n'est pas
agitée, elle devient claire. (Gampopa)
Quand il n'y a rien à regarder, sublime est la vue, Voici la luminosité de
l'esprit en sa nature. (Milarepa)
Quand il n'y a rien à chercher, sublime est la découverte. Voici le précieux
trésor de l'esprit en sa nature. (Milarepa)
J'ai jeté cette toute petite chose que l'on appelle « Moi » et je suis
devenu le monde immense (Soseki)
Être bouddha, c'est être, tout simplement. Et lorsqu'on ne fait rien, on
fait néanmoins quelque chose puisque l'on est. (Shunryu Suzuki)
Peur de la vieillesse et le souhait de longue vie sont les vues perverses
d'un fou. (Sakya Pandita)
Sans y penser, et sans s'attribuer aucun mérite, les sages] vivent dans
l'Amour de toute créature, paisibles, unifiés en harmonie avec le Dharma.
(Tan Lin)
Tout effort que l'on fait dessert la pratique, car il fait des vagues dans
notre esprit. D'autre part, il est impossible d'atteindre le calme absolu de
l'esprit. Il faut donc faire un effort, mais s'oublier dans cet effort.
(Shunryu Suzuki)
Qu'il vante dans le privé les qualités des autres, et  qu'il s'associe à
l'éloge public qui en est fait ; si c'est son propre  éloge qui est  énoncé,
qu'il le considère seulement comme un hommage  à la vertu. (Shantideva)
Comment décrire ce monde : un oiseau aquatique, De son bec perle une goutte
où se mire le reflet de la lune. (Dogen)
Tous les êtres sont dénués des marques des naissances et des morts et ne
forment qu'un seul corps avec les bouddhas, mais soudain une seule pensée d'ignorance
s'élève et les marques du cycle (...) apparaissent là où elles n'existent
pas. (Muso Soseki)
La voie ne relève pas d'un savoir ou d'un non-savoir. Le savoir n'est que
mécompréhension ; le non-savoir, indéfinition. Lorsqu'on pénètre
parfaitement la voie de l'indécision, elle ressemble à l'espace, vide et
ouvert. (Nansen)
Lorsque l'unité de la totalité des choses est méconnue, l'ignorance et la
discrimination apparaissent et développent alors toutes les phases de
l'esprit souillé. (Ashvagosha)
Les apparences sont inéluctablement interdépendantes, et la vacuité est
libre d'assertion. Tant que ces deux points vous semblent différents, alors
vous ne réalisez pas la pensée du Conquérant. (Tsong Khapa)
Un bouddha est quelqu'un qui ne cherche pas. En cherchant quelque chose, on
s'en eloigne. Le principe est celui de la non-recherche : car quand on
cherche, on perd. (Pai Chang)
Qui comprend l'origine interdépendante comprend le Dharma, et qui comprend
le Dharma comprend l'origine interdépendante. (Bouddha)
Penser en termes d'existence et de non-existence est appelé pensée erronée.
S'abstenir de penser ainsi est la pensée juste. (Pai Tchang)
Si nous comprenons la réalité, pour nous n'existe plus ni l'homme, ni la
loi, instantanément le pire karma, le karma de l'enfer est détruit.
(Shodoka)
Il n'y a rien de vrai nulle part, le vrai ne se voit nulle part ; si vous
dites que vous voyez le vrai, votre vue n'est pas la bonne vue. (Hui Neng)
Dans l'action, contente-toi d'agir. En pensant, contente-toi de penser, mais
avant tout, cesse l'agitation de ton mental. (Yun Men)

Sébastien Billard
:: http://s.billard.free.fr/dotclear

>Tous les phénomènes sont projection de l'esprit, quand à l'esprit, il n'est
>pas d'esprit. l'esprit est vide d'essence. >(Karmapa III)

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19:37 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/10/2006

orientations bibliographiques par themes

Association Terre d'EveilRetour à la page d'accueil Méditation Vipassana à Paris


Orientation bibliographique (par thème)

"Je me dispose à décrire la tradition vivante du bouddhisme à travers les siècles, et j'avoue ne pas savoir ce qu'était 'le message originel' du bouddhisme. Regarder toute l'histoire ultérieure du bouddhisme comme un témoignage de la dégénérescence d'un message originel est la même chose que regarder un chêne comme la dégénérescence d'un gland. Je tiens que la doctrine du Bouddha, conçue dans le plein de son étendue, de sa majesté et de sa grandeur, comprend tous les enseignements qui sont reliés à l'enseignement originel par une continuité historique, qui élaborent des méthodes conduisant à l'extinction de l'individualité en éliminant la croyance en soi".
Edward Conze, professeur à l'Université de Londres, spécialiste du bouddhisme, dans "Le bouddhisme"


Chacun des livres présentés ici a une page qui lui est spécifiquement dédiée. Il vous suffit de suivre les liens.

Ouvrage plus particulièrement recommandé pour commencer
Publication qui mérite une distinction
Nos commentaires figurent en italique

LA VIE DU BOUDDHA
 Ferdinand HéroldLa vie du Bouddha - Première édition en 1920 - Editions Dharma 1993
 E.H. BrewsterGotama Le Bouddha, sa vie - Payot 1929
Thich Nhat HanhSur les traces de Siddharta - JC Lattès - 1996. Par le maître du Village des Pruniers. Très vivant, très inspirant.
Karen ArmstrongLe Bouddha - Fides 2003 - par une ancienne religieuse catholique, essayiste et journaliste. Ses essais ont connu un grand succès dans le monde anglophone.
LA DOCTRINE DU BOUDDHA
Gill Farrer-Hals Bouddhisme - Introduction aux principes et à la pratique du bouddhisme.
Soline Editions 2001 - grand format, des centaines d'illustratrions en couleur.
Rédigé avec les conseils de Stephen et Martine Batchelor.
Walpola RahulaL'Enseignement du Bouddha - Point Sagesses 1961.
Cet ouvrage est une référence depuis plus de 40 ans. Par un moine Theravada Sri Lankais très érudit qui a enseigné à la Sorbonne.
 André BareauEn suivant Bouddha - Editions Philippe Lebaud 1985
Stephen BatchelorLe bouddhisme libéré des croyances (Stephen Batchelor parle ici évidemment des croyances métaphysiques) - Bayard 2004. Un livre qui ne laisse personne indifférent.
 NyanatilokaLa Parole du Bouddha - 108 pages - Adrien Maisonneuve - 1949
 John SnellingLe Bouddhisme - 239 pages - First Editions 2003
  Edward ConzeLe Bouddhisme - 272 pages - Petite Bibliothèque Payot 1952
Un grand classique, maintes fois cité dans les bibliographies.
 Dennis GiraComprendre le Bouddhisme - 198 pages - Centurion 1989. Par un spécialiste du bouddhisme qui a un point de vue extérieur (et donc plus de recul), étant lui-même catholique, enseignant le bouddhisme à l'Institut Catholique de Paris.
 Thich Nhat HanhLe Coeur des Enseignements du Bouddha - La Table Ronde - 2000. Compte-rendu d'une retraite de 3 semaines au Village des Pruniers.
 Peter HarveyBouddhisme - Enseignements, histoire et pratiques - Editions du Seuil - 1993
 Jacques BrosseLe Bouddha - Sa vie et sa doctrine - Editions Pygmalion 1997
LA MEDITATION BOUDDHIQUE
Bhante GunaratanaMéditer au quotidien - Une pratique simple du bouddhisme - Marabout 2003
par l'un des meilleurs spécialistes Sri Lankais du bouddhisme theravada.
 Sayadaw ChanmyayLa méditation vipassana - Conférences et guide pratique sur la méditation
Selon la tradition birmane.
Joseph GoldsteinL'expérience de la clarté intérieure - Enseignement d'une retraite de 3 semaines
par l'un des fondateurs de l'Insight Meditation Society, Massachusetts.
  Sayadaw U PanditaDans cette vie même - Enseignement d'une retraite de 3 mois
Par l'un des plus illustres disciples de Mahasi Sayadaw.
 Alan B. WallaceA coeur ouvert - Développement des 4 pensées infinies - Kunchab 2002
Comment développer l'amour, la compassion, la joie, l'équanimité.
 Rosemary & Steve WeissmanMéditation Vipassana : L'enseignement d'une retraite vipassana de 10 jours en Thaïlande - Entrelacs 1996
 William HartL'Art de Vivre - L'enseignement d'une retraite de 10 jours par S.N. Goenka
 Thich Nhat HanhToucher la Vie - Enseignements de la première retraite francophone. Par le maître du Village des Pruniers.
 Thich Nhat HanhTransformation et guérison : Enseignement sur le Satipatthana Sutta (les 4 fondements de l'attention) - Albin Michel 1997.
VIPASSANA PAR QUELQUES UNS DE SES REPRESENTANTS
  Jack KornfieldPérils et promesses de la vie spirituelle - La Table Ronde 1998
Par le fondateur du centre vipassana Spirit Rock, Californie.
 Jack KornfieldAprès l'extase, la lessive - La Table Ronde 2001.
 Sharon Salzberg Un Cœur Vaste comme le Monde - Le Courrier du Livre 1997
Par l'un des fondateurs de l'Insight Meditation Society, Massachusetts, USA.
 Sylvia Boorstein La Vision Bouddhiste du Bonheur - Dangles 2000
Par une enseignante vipassana de l'Insight Meditation Society et Spirit Rock,
 Christina Feldman
La Méditation - First Editions 2003 - 13,90 €
Par la co-fondatrice du centre vipassana Gaia House, Grande Bretagne.
 Ayya KhemaEtre une île - Editions Dharma 1997
Par une nonne theravada, fondatrice de La Maison du Bouddha, en Allemagne.
 Thich Nhat HanhLa Vision Profonde - Albin Michel 1995; par le maître du Village des Pruniers
Jack Kornfield Dharma vivant - Editions Vivez Soleil 2001
Biographies de dix grands maîtres du Theravada
.
LES DISCIPLES DU BOUDDHA
  Nyanaponika Thera et Hellmuth HeckerLes Grands Disciples du Bouddha - Editions Claire Lumière 1999
Tome 1 : Sariputra, Mahamoggallana, Mahakassapa, Ananda
Préface de Bhikkhu Boddhi.
  Nyanaponika Thera et HeckerLes Grands Disciples du Bouddha - Editions Claire Lumière 1999
Tome 2 : Anuruddha, Mahakaccan, Femmes Remarquables - etc
  Môhan WijayaratnaLe Bouddha et ses Disciples - Editions Cerf 1990
Texte intégral de 27 textes du canon bouddhique
BOUDDHISME THERAVADA
 Rewata DhammaLe Premier Enseignement du Bouddha - Editions Claire Lumière 2003
par un moine érudit et grand méditant de la tradition birmane.
 Môhan WijayaratnaLa Philosophie du Bouddha - Editions Lis - 1995
Ouvrage de référence, souvent recommandé, écrit par un laïc Sri Lankais.
LA PRATIQUE DU ZEN
Shunyu Susuki RoshiEsprit Zen, Esprit Neuf - Seuil Point Sagesse 1977.
Une référence depuis plusieurs décennies.
 Maître Kusan SunimLa voie du zen coréen - Introduction par Stephen Batchelor - Editions Dharma
Par un très grand maître coréen.
 Master Sheng-YenConfiance dans l'Esprit - Editions Dharma 1997 - un guide pour la pratique du Ch'an, par l'un des plus grands maîtres chinois encore vivant.
 Thich Nhat HanhLa Pleinitude de l'Instant - Editions Dangles 1994 - Trad. Marianne Coulin
par le maître zen vietnamien du Village des Pruniers.
 Martine BatchelorLe Zen, First Editions 2003. Par une française qui a passé 10 ans dans un monastère coréen, également l'auteur de Rencontre avec des femmes remarquables.
 Charlotte Joko BeckSoyez Zen, Presses Pocket 1990
Un guide facile à lire pour une pratique au quotidien. Très inspirant et simple.
LE BOUDDHISME ET LA MORT
 Thich Nhat HanhIl n'y a ni peur ni mort - par le maître zen du Village des Pruniers. Trad. Marianne Coulin - La Table Ronde 2003
Larry RosenbergVivre à la lumière de la mort, de la vieillesse et de la maladie - Anne Carrière 2004
Par le fondateur du Centre de Méditation Vipassana de Cambridge, Mass.
 Rodney SmithQuand la mort nous ouvre à la vie - Le Courrier de Livre 1999 - 19 €
Par le fondateur du Centre de Méditation Vipassana de Seatle, USA
LE BOUDDHISME ET LES FEMMES
Martine BatchelorRencontre avec des femmes remarquables - Editions Sully 2002 - 18 €
l'expérience spirituelle actuelle de 18 femmes, asiatiques ou occidentales.
 Susan MurcottBouddha et les femmes - Albin Michel 1997 - 18 €
L'histoire des premières femmes bouddhistes, d'après le Therigatha
BOUDDHISME ET PSYCHOLOGIE
 Mark EpsteinPensées sans penseur - Calmann-Levy- 1995 - le premier ouvrage à expliquer l'apport des enseignements bouddhiques à la psychanalyse.
John WelwoodPour une psychologie de l'éveil - La Table Ronde 2000 - 21,50 €
Bouddhisme, psychothérapie et chemin de transformation.
 Daniel GolemanL'intelligence émotionnelle - Robert Laffont 2003 - 22,00 €
Comment transformer ses émotions en intelligence
 Daniel GolemanSurmonter les émotions destructrices - Robert Laffont 2003 - 23,00 €
Dialogue avec le Dalaï Lama, Mathieu Ricard, Francisco Varela, Alan Wallace
BOUDDHISME ET SCIENCE
 Alan Wallace Science et Bouddhisme - Calmann-Levy 1998 - 20 €
Mathieu Ricard et Trinh Xuan ThuanL'infini dans la paume de la main : Du big-bang à l'éveil
- Pockett 7,50 € ou Editions Nil
 Dalaï Lama Passerelles : Entretiens avec le Dalaï Lama sur les sciences de l'esprit
sous la direction de F. Varela et J.W. Hayward - Albin Michel 1998 - 9,00 €
 Dalaï Lama, avec Sharon. Salzberg, F. Varela, Jon Kabat-Zinn, ...Quand l'esprit dialogue avec le corps :
Entretiens avec le Dalaï Lama sur la conscience, les émotions et la santé

sous la direction de Daniel Goleman - Guy Trédaniel 1997 - 18,00 €
 Dalaï Lama, avec Robert Thurman, D. Goleman, ... EspritScience - Claire Lumière - 1993 - 14,50 €
Entretiens avec le Dalaï Lama sur la conscience, la psychologie, la cognition, les neurosiences, ...
BOUDDHISME ET CHRISTIANISME
Patrick HenriLe Dharma de Saint Benoit - Kunchab 1998 - 19 €
Bouddhisme, christianisme et la quête spirituelle, avec la collaboration de Norman Fischer, Joseph Goldstein, Judith Simmer-Brown.
 Dennis GiraLe Lotus ou la Croix - Les raisons d'un choix - Bayard 2003 - 21 €
BOUDDHISME ENGAGE
 Bernie Glassman L'art de la Paix - Un maître zen engagé dans le monde d'aujourd'hui - Albin Michel 2002 - 16,80 €
BOUDDHISME ET OCCIDENT
 Henri de LubacLa rencontre du bouddhisme et de l'Occident - Cerf 1998 - 26 €
 Frédéric LenoirLa rencontre du bouddhisme et de l'Occident - Fayard 1999 - 20 €
 Fabrice MidalQuel Bouddhisme pour l'Occident ? - Le Seuil 2006 - 25 €
 Roger-Pol DroitLe culte du néant - Les philosophes et le Bouddha - Le Seuil 1997 - 9 €
 Han F. de WitLe lotus et la rose - Le bouddhisme dialogue avec l'Occident - Kunchab 1998
 Bernard Faure Bouddhismes, philosophies et religions - Flammarion 1998 - 16 €
HISTOIRE ET GEOGRAPHIE DU BOUDDHISME
 Philippe CornuLa Terre du Bouddha Editions Le Seuil 2004
 
AUTRES LISTES BIBLIOGRAPHIQUES
La liste de l'UBEl'UBE propose une liste commentée intéressante de six ouvrages
La liste de Dennis GiraQuelques livres de base - liste commentée.
La liste de M.H. DufourAssociation Vivekarama - Bibliographie Theravada

16:53 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Môhan Wijayaratna traduction intégrale de dix texte


La philosophie du Bouddha
Avec la traduction intégrale de dix textes du Canon bouddhique
Môhan Wijayaratna
Editions Lis - 1995
330 pages, prix : € 18,00
Préface de Guy Bugault
Dédié à la mémoire du professeur André Barreau

Quatrième de couverture

Dans cet ouvrage, l'auteur donne la traduction intégrale de dix textes du Corpus canonique et, en même temps, il discute longuement plusieurs points fondamentaux de la philosophie bouddhique communs à toutes les écoles du bouddhisme. C'est la première fois que ces textes anciens sont traduits en français. L'auteur porte ainsi à la connaissance des lecteurs francophones les enseignements doctrinaux qu'ils contiennent et les témoignages qu'ils offrent, avec tant de vie et de fraîcheur. Le lecteur trouvera aussi ici un chapitre très intéressant qui donne des éclaicissements sur le renaissance et les karma, sujet souvent mal compris en Occident.
Ce livre, par son approche, son contenu, et sa bibliographie, constitue un ouvrage de référence qui a sa place dans toutes les bibliothèques consacrées aux sciences humaines en général et au bouddhisme en particulier.



Préface de Guy Bugault, professeur à la Sorbonne

Môhan Wijayaratna a déjà beaucoup publié sur le bouddhisme. Outre deux thèses érudites, il a mis à la disposition du lecteur occidental des traductions originales du Canon bouddhique. Certaines concernent les aspects disciplinaires du bouddhisme ancien, d'autres ses aspects anthropologiques, d'autres enfin la doctrine proprement dite du Bouddha, son dhamma. Dans cette doctrine, on peut mettre davantage en valeur la dimension d'entraînement thérapeutique et psychosomatique, quasi religieuse: c'est ce que Môhan Wijayaratna a fait dans les Sermons du Bouddha!. On peut aussi choisir parmi les sutta (discours ou entretiens du Bouddha) ceux qui comportent des implications philosophiques, parfois même des explications philosophiques. C'est le parti que l'auteur adopte aujourd'hui, non sans prendre les précautions indispensables au moment d'appliquer le terme « philosophique » aux enseignements du Maître.

La pensée de l'auteur s'organisant autour du seul Corpus canonique (pali), il en résulte un incontestable avantage: il nous transmet du bouddhisme une représentation homogène. Précisons même qu'il considère le
texte nu sans s'embarrasser des Commentaires (agha-katha) qu'il connaît pourtant fort bien. L'auteur s'en tient aux sources les plus anciennes, celles qui ont le plus de chance de refléter la pensée originelle du Maître, c'est-à-dire aux paroles rapportées par Ananda, cousin, ami et secrétaire du Bouddha (un peu comme Porphyre pour Plotin). En outre, en acceptant ces témoignages les plus anciens tels qu'ils se présentent, l'auteur évite les discussions innombrables qui leur ont fait suite et permet à tous ses lecteurs bouddhistes, quelle que soit leur obédience, de se reconnaître et de se ressourcer à ces textes fondateurs comme à leur commun dénominateur. Ne privilégiant aucune école, ils intéressent toutes les écoles. Quant aux lecteurs non-bouddhistes, qu'on espère nombreux, ils peuvent aussi se reconnaître et se ressourcer dans la mesure où ces textes fondateurs sont une contribution au trésor universel de l'humanité, ce qui n'eût pas été le cas si l'auteur était entré dans le détail des interprétations et des disputes doctrinales.

Ce livre comprend neuf chapitres qui suivent une longue introduction. A propos d'un thème ou d'un problème qui donne son titre au chapitre, l'auteur prend, pour ainsi dire, le lecteur par la main et l'amène insensiblement au point où il est prêt à entendre la parole même attribuée au Bouddha.
Ici donc, l'auteur se fait traducteur et nous livre la teneur intégrale d'un sermon, ce qui permet au lecteur de ressentir la saveur originelle d'un enseignement généralement en situation, parfois ad hominem,' d'enregistrer le cliché initial "ainsi ai-je entendu", destiné à attester l'authenticité, d'apprécier la discrète mise en scène avec le cérémonial approprié. Ainsi les interlocuteurs du Bienheureux se tiennent tantôt debout, tantôt assis, mais toujours de côté par rapport à lui. Môhan Wijayaratna a eu raison. aussi. de ne pas faire l'économie des nombreuses répétitions et réitérations qui caractérisent ces entretiens: on y sent d'une part comme un scrupule de n'oublier aucun maillon de la chaîne des raisons. d'autre part un moyen pédagogique de gra-
ver ces textes dans la mémoire.

Après avoir traduit le sutta au complet, l'auteur reprend la plume pour son compte en apportant des remarques complémentaires, propres à éclairer, souvent par d'autres textes, celui qu'on vient de lire. Chaque chapitre se déroule donc habilement en trois temps: un accès en pente douce, un plateau, une redescente.

Parmi les neuf chapitres, quels sont ceux qui retiendront telle ou telle catégorie de lecteurs? D'abord l'ensemble de l'ouvrage présente une densité psychologique certaine et, comme l'auteur le souligne, les analyses et l'ordonnance du médecin bouddhique reposent essentiellement sur la psychologie de l'individu. Quant à la pertinence proprement philosophique des exposés et des textes. elle est partout présente quoique inégalement. Citons dans l'introduction: pourquoi le Bouddha refuse de répondre aux questions
métaphysiques. Quant au chapitre V, il nous interpelle, aujourd'hui encore, puisqu'on débat d'un sujet central de la philosophie mode me et même contemporaine: le Moi et le Soi et le non-Soi. Le problème typiquement
indien, d'une ignorance radicale, antérieure à l'existence, est évoqué dans le chapitre VII .. en même temps qu'une procédure de raisonnement, non moins indienne et plus spécialement bouddhique: le tétralemme.

Le chapitre VIII. consacré à la renaissance (plutôt qu'à la réincarnation) est particulièrement riche. Il intéressera tout le monde, et d'abord l'historien des religions. Le thème des renaissances et de la transmigration peut paraître étrange au lecteur occidental, encore que la mythologie grecque lui en ait donné déjà quelque idée. Ici, l'analyse saffine, notamment par les différences entre les conceptions hindoues et les conceptions bouddhiques. En relation avec ce problème, il y est aussi question de l'origine des inégalités (Rousseau n'eût pas manqué d'être intéressé !). On y montre la complexité presque infinie, distributive, de la loi du karman (l auteur préfère dire, au pluriel, les kamma, les « actions»), en notant d'ailleurs avec le Slvaka-sutta que celles-ci ne sont qu'une des causes de la condition humaine, contrairement à une simplification trop répandue. Intervient, à cette occasion, une excellente mise au point sur une question souvent mal traitée: l'attitude du Bouddhaface au problème des castes.

Enfin, l'auteur a le mérite de souligner la tension dialectique entre deux articles doctrinaux du bouddhisme: la loi du karman et la doctrine du non-Soi (anatta). Le dernier chapitre éclaire la distinction entre deux degrés, terrestre et supra-terrestre, de la conception du Bien et du Mal.
Au lecteur, bon appétit!


Guy BUGAULT
Professeur honoraire de philosophie indienne et comparée
Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)


Table des matières

Préface
Remerciements
Abréviations.
Introduction

Chapitre premier
Le Bouddha face aux opinions diverses
Dighanakha-sutta

Chapitre II
La "personnalité" selon le bouddhisme
Maha-Tahaasankhaya-sutta

Chapitre III
"Soif'
Magandiya-sutta

Chapitre IV
Savoir par expérience
Cula-Sakuludayi-sutta

Chapitre V
Le Moi, le Soi et le non-Soi
Alagaddupama-sutta

Chapitre VI
La base structurelle des conceptions erronées
Mulapariyaya-sutta

Chapitre VII
L'Ignorance
Aggi-Vacchagotta-sutta

Chapitre VIII
La renaissance et les kamma
Cu!a-Kammavibhanga-sutta et Maha-Kammavibhanga-sutta

Chapitre IX
Le Bien et le Mal
Maha-Cattarisaka-sutta


Conclusion
Glossaire
Bibliographie
Index des noms propres
Index général des matières

 



Môhan Wijayaratna

Môhan Wijayaratna, anthropologue et bouddhologue, docteur d'Etat ès Lettres, est l'auteur de nombreux livres en français et en anglais. Pendant de nombreuses années, il a travaillé sous la direction du professeur André Barreau (1921-1993) du Collège de France. Aujourd'hui, il est reconnu par les milieux universitaires, ainsi que par les communautés bouddhiques en Occident, comme l'un des grands spécialistes du bouddhisme ancien et moderne
Autre ouvrage de Môhan Wijayaratna.


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16:45 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

UNNIVERSITE BOUDDHIQUE EUROPEENNE description dif theravada mahayana, (ré)incarnation, vacuité

.

L'Université Bouddhique Européenne transmet certes des "savoirs" mais son
originalité tient aussi au fait que tous ses enseignants (en tout cas ses
enseignants réguliers) sont des pratiquants de longue date (15, 20 ou 30
ans...), souvent responsables de centres ou enseignants dans des centres. Du
coup, le "savoir" transmis l'est en connaissance... de "connaissance",
expérimentée par ailleurs !
Aucun "savoir" ne remplacera une "connaissance" directe et personnelle, nous
sommes bien d'accord sur ce point. Mais il est indéniable aussi que toutes
les écoles bouddhistes, en tout cas en Asie, ont toujours associé l'étude
des textes à la pratique des états méditatifs... respectant en cela bien des
enseignements du Bouddha, qu'on peut résumer de la sorte : il convient
d'écouter l'enseignement, de l'étudier et de le méditer, puis enfin de le
pratiquer pour le confronter à la réalité et l'expérimenter. C'est ce que
disent, notamment, des textes comme le Kalama-sutta ou le Canki-sutta.

Pour ce qui est des différences entre écoles et courants, on peut y trouver
un intérêt historique et intellectuel, c'est sûr... on peut aussi y voir une
illustration du Bouddha-Dharma : tous les phénomènes du samsâra sont
conditionnées et dukkha apparaît si l'on s'y attache !!
Il n'est pas mauvais de savoir que l'enseignement d'une tradition est lui
aussi un phénomène conditionné et en connaître les conditionnements peut
aider sur la Voie...
Comme le rappellent de nombreux enseignements, si l'on emploie le "radeau"
du Dharma, il faut le "saisir" correctement et savoir l'abandonner
ensuite... une fois l'expérience faite (mais seulement après l'avoir bien
connu, bien compris et correctement utilisé !!).

Les différences entre Theravâda et écoles issues du Mahâyâna sont nombreuses
; voici quelques-unes des plus importantes :
=> le Theravâda enseigne que le "monde" existe indépendamment de nos
perceptions et que ce monde est régi par 5 lois, dont le kamma ; donc tout
n'est pas [fruit du] kamma...
=> pour le Theravâda (et d'autres écoles du bouddhisme ancien), un
bodhisatta ne reçoit ni ne donne aucun enseignement durant sa carrière, tant
qu'il n'a pas atteint le plein et complet Eveil. C'est pourquoi le Theravâda
refuse les sûtra du Mahâyâna, dans lesquels les bodhisattva sont enseignés
et enseignent eux-mêmes. Pour le Theravâda, la grandeur d'un bodhisatta est
de retrouver le Dhamma seul et par ses propres efforts, sans recevoir
d'enseignements (ce qui, sinon, ferait de lui un "sravaka"... un simple
"auditeur" - et impliquerait, aussi, que le Dharma n'est accessible "que"
par des enseignements)
=> le Theravâda s'intéresse avant tout au Bouddha dans sa carrière de
Bouddha (et non pas de bodhisatta), après l'Eveil, lorsqu'il est un bhikkhu
vivant selon le Vinaya, c'est-à-dire quand son mode de vie est "exemplaire"
de l'Octuple Noble Sentier. Les écoles du Mahâyâna privilégient la carrière
du bodhisattva, pratiquant les "parâmitâ", qui peuvent se pratiquer
indépendamment du Vinaya et "remplacent" l'Octuple Noble Sentier [il
faudrait développer...].
=> en revanche, et contrairement à ce qu'on lit et entend souvent, le
Theravâda, comme les écoles du Mahâyâna, enseigne la "vacuité du Moi et de
tous les phénomènes" [c'est une autre école du bouddhisme ancien,
aujourd'hui disparue, le Sarvâstivâda, qui niait la vacuité ultime des
phénomènes...]. Un ouvrage de Nagârjuna comme "les stances du Milieu par
excellence" est tout à fait acceptable pour les theravâdins, car il met en
cause le processus de création des "opinions"... mais ça n'est pas le cas de
nombreux autres ouvrages du Mahâyâna !

Quant à la question de la "réincarnation"...
Il faudrait commencer par dire que le terme est tout à fait inadéquat au
bouddhisme car, pour parler de ré-in-carnation (= retour dans la chair), il
faut croire à l'existence d'un principe spirituel éternel (âtman / atta) qui
passerait de corps en corps... existence que nie le bouddhisme ! C'est
pourquoi on parle généralement de "re-naissance" = ré-apparition d'un
phénomène, dus à un ensemble de conditions réunies, de manière instantanée,
et aussitôt détruites...
Et, en fait, le "ré-" lui-même est de trop, car le phénomène qui apparaît
n'est jamais semblable à celui qui l'a immédiatement précédé (et
conditionné) ni à celui qui le suivra (et qu'il conditionnera), car
l'ensemble des conditions, impermanentes, aura changé...
A vrai dire, la seule chose qui ré-apparaisse et re-naisse, au sens strict,
c'est l'interprétation fautive qui fait de cette succession de phénomènes,
conditionnés-conditionnants, les différentes phases d'évolution d' "un"
phénomène !! Autrement dit : c'est le kamma qui renaît... cette
interprétation mentale qui déclare, devant un phénomène ou un ensemble de
phénomènes : "Ceci est moi, ceci est mien, ceci est mon Soi", et "cela
évolue" - alors que le bouddhisme enseigne que les phénomènes, tous
différents les uns des autres, se conditionnent successivement et, donc, que
"rien" n'évolue, au sens strict !!

L'emploi du terme "ré-incarnation" s'est surtout imposé, à travers le
bouddhisme tibétain, par influence du vocabulaire anglo-saxon, qui ne fait
pas de différence formelle (malheureusement...) entre "rebirth"
(renaissance) et "reincarnation" - et comme une très mauvaise traduction
pour présenter le phénomène des "tülkou" (les "maîtres réincarnés", comme le
Dalaï-Lama ou le Karmapa...). Qui est familier du Mahâyâna sait qu'un Tülkou
n'est pas une "réincarnation" ni même la renaissance d'un individu, mais le
"corps d'apparition" (nirmanakâya) d'un Bouddha ou d'un Bodhisattva
Mahâsattva, qui, parce qu'ils connaissent la réalité (vacuité) des
phénomènes, sont capables de "jouer" avec les formes pour adapter leur forme
visible à la vision de leurs auditeurs potentiels. Un nirmanakâya, en fait,
est la création mentale de ceux qui "voient" le Bouddha dans la réalité
relative, mais non pas une forme créée par le Bouddha lui-même... Il s'agit
d'un "corps illusoire". On est bien loin des fantasmes occidentaux sur les
réincarnations !!!

Un dernier mot sur la "vacuité" et le jeu de mots de "Cat the Rat" :
« Ils s'alourdissent l'esprit, qu'il conviendrait bien plutôt de vider ; se
"remplissent" l'esprit à la recherche de la "vacuité". »

Le "vide" de la vacuité n'est pas un vide de pensées ou de concepts...
La vacuité concerne le vide "d'existence permanente et indépendante", le
vide "d'existence en-soi" !
Comme le dit Nagârjuna : "Ce que nous appelons vacuité, c'est la
co-production conditionnée".
Ce qui veut dire que tout phénomène, y compris une pensée et un concept,
existe bien, mais de façon conditionnée et instantanée, et que je ne peux en
dire "ceci est moi, ceci est mien, ceci est mon Soi"... rien de plus !
L'important n'est pas de se vider l'esprit - ce qui suppose, paradoxalement,
qu'on a une "idée" de ce qu'est un esprit ... - mais de voir en quoi les
pensées et les concepts sont des phénomènes, indépendants de "ma" volonté
(illusoire...), qui apparaissent et disparaissent en fonction de
conditions...

Bien amicalement
[Monsieur...;-)] Dominique Trotignon

Université Bouddhique Européenne
http://www.bouddhisme-universite.org




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__,_._,___

15:12 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CONNAISSANCE / SAVOIR

dissant l'esprit, qu'il conviendrait bien plutôt de
vider, d'innombrables lectures.

PBonjour à tous,

La connaissance est fondamentalement intransmissible d'où il convient ne
surtout pas confondre "savoir" et "connaissance", et même l'intitulé
clarifie les choses : il s'agit d'"université", donc principalement de ...
savoirs.
Entendons nous bien, cela est chose précieuse et même inestimable mais seule
notre pratique peut transformer ou pas ces "savoirs" en ...connaissance.

Le dosage est savant et il ne faut pas plus de 5% de savoir pour que 95% de
pratique puisse donner de la connaissance, c'est une alchimie subtile car il
ne faut pas donner trop de "carburant" à l'esprit si l'on attend à son
silence.

A défaut en prenant par exemple 20% de savoir d'un coup il y a un risque de
distorsion trop grand, car l'esprit que trop alimenté va s'immiscer et
perturber l'expérience directe, il va voiler la pratique et ne lui permettra
plus de révéler tous ses secrets.

Ensuite je ne suis pas sur qu'il soie souhaitable que le bouddhisme
nécessite d'être "crédible", je lui préfère d'être vérifiable et pour autant
que je le "connaisse" c'est majoritairement sa qualité première ( 60%).

A mon sens il se compose déjà de bien trop de croyances et son "étude"
endoctrine déjà beaucoup trop de monde, ces derniers ingurgitent nombre de
dogmes et de certitudes attestées par papier et savants et/ou sachants
interposés et se détournent conséquemment de l'esprit de pratique et de
vérification rapport à ces points et ils s'enlisent alors dans la "croyance"
pensant s'élever et s'émanciper.

Egalement "pensant" bien faire et avec sincérité ils multiplient alors leurs
"savoirs" au détriment quasi inéluctable de leur capacité à les traduire en
connaissances, s'alourour résumer: Ils se "remplissent" l'esprit à la recherche de la "vacuité"

:-) voyez l'absurde mais aussi hélas... l'impasse. :-o

Pleine conscience et courage à tous
***

Cat the Rat

14:42 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2006

LIENS

 

Sites en français :

  • Centre Bouddhique d'Etude et de Méditation « Le Refuge »
    Centre accueillant des moines et nonnes Theravâda, de la tradition de forêt en particulier 
    [http://www.refugebouddhique.com]
  • Centre Bouddhique International de Genève (Suisse).
    Centre Sri Lankais, sous la responsabilité du Vénérable Dhammika.
    [
    http://www.geneva-vihara.org]
  • La Voix des Anciens, la Voie de l'Eveil
    Site développé par Dhammavichayo, ex-bhikkhu français résidant en Belgique
    [
    http://www.theravada.info]

Sites en anglais :

02:11 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2006

DUFOUR

Le vade-mecum de Michel-Henri
Dufour

 

 

 

 


Le "vade-mecum bouddhique" que nous vous proposons de télécharger ci-dessous, a été rédigé par Michel-Henri Dufour. Il se présente comme une "Introduction" synthétique aux trois "Joyaux" du bouddhisme - Bouddha, Dhamma, Sangha - et à la pratique de la Voie bouddhique. Il est complété, notamment, par divers enseignements de ma
îtres de la tradition de forêt et d'annexes proposant une réflexion sur la tradition bouddhique et son application/implication dans notre société contemporaine occidentale.
Pour rendre plus aisé son téléchargement et son impression, l'ensemble de ce fascicule de 141 pages de format A4 (21 X 29,7 cm) a été divisé en 12 documents, enregistrés en format PDF (ce qui a entra
îné quelques "défauts" graphiques, notamment pour la transcription des caractères pâli, parfois suivis d'un léger espace inattendu... Veuillez nous en excuser !). Pour les enregistrer sur votre ordinateur, afin de pouvoir ensuite les imprimer, nous vous conseillons d'utiliser un "clic droit" pour sélectionner le mode "enregistrer la cible sous...".
Si vous constatez des erreurs ou si vous avez des questions (sur le fond ou sur la forme...), n'hésitez- pas à nous contacter !


 

 

 

 

Sommaire

 

 

pages 1 à 12

    * Avertissement au lecteur

     

    * Préambule

    - Le bouddhisme aujourd'hui

     

    * Introduction
     


=> télécharger

pages 13 à 21

    * Les piliers du bouddhisme :
      Bouddha, Dhamma, Sangha

     

    * Bouddha

    - La vie du Bouddha : entre mythe et Histoire

    - L'Inde au temps du Bouddha

    - Résumé de la vie du Bouddha

    - La quête du Bouddha : l'Éveil

    . La motivation de Siddhattha

    . L'Éveil du Bouddha
     


=> télécharger

pages 22 à 34

    * Dhamma

    - Introduction

    - Les fondements de l'Enseignement ancien :
       le Tipitaka ou
    Canon pâli

    . Suttapitaka

    . Vinayapitaka

    . Abhidhammapitaka

    - Les principes de base de l'Enseignement

    . Les quatre Vérités nobles

    Le problème existentiel

    La cause

    La cessation

    Le chemin

    . Les « trois caractéristiques »

    dukkha

    anicca

    anattâ
     


=> télécharger

pages 35 à 48

    . L'interdépendance ou « production conditionnée »

    Définition des termes du paticcasamuppâda

    . Kamma

    . Les trois « poisons de l'esprit »

    . La renaissance

    Renaissance ou « réincarnation »

    Essai de définition

    Les différents plans de renaissance

    Conceptions erronées

    La renaissance à travers les Textes

    La « recherche scientifique »

    . Les dix liens

    . Les facteurs de l'Éveil

    . Le nibbâna
     


=> télécharger

pages 49 à 53

    * Sangha

    - La Communauté monastique

    . Les débuts de la Communauté

    . Communauté monastique et société

    . Le moine (le bhikkhu)
     


=> télécharger

pages 55 à 65

    * La pratique laïque

    - Les trois Refuges

    - Les préceptes

    - Les trois piliers de la pratique .

    . dâna

    . sîla

    . bhâvanâ

    - Les pratiques complémentaires

    - Vivre et laisser vivre

    - Nourrir la pratique

    . les laïcs

    . les moines
     


=> télécharger

pages 66 à 75

    * La méditation, une thérapie radicale ?

    - Le mental est l'avant-coureur de toutes les conditions

    - Qu'est-ce que la méditation ?

    - La source des conflits

    - Mâra, les obstacles sur la Voie

    . Les obstacles

    . Surmonter les obstacles

    - Éveil et pouvoirs
     


=> télécharger

pages 76 à 85

    * Enseignements

    - Lire les Sutta

    . Pourquoi lire les Sutta

    . Quels Sutta lire

    . Comment lire un Sutta

    - S'attacher à un serpent (Ajahn Chah)

    - La voie simple (Ajahn Chah)

    - Bonheur et souffrance (Ajahn Chah)

    - Réflexions sur les Refuges (Ajahn Sumedho)

    - La vie est une opportunité pour la pratique (Ajahn Sucitto)

    - Vivre le Dhamma (Ajahn Thiradhammo)

    - La conscience ordinaire (Joseph Goldstein)
     


=> télécharger

pages 86 à 99

    * Annexes

    - Le Theravâda

    . La transmission et les conciles

    . Le Theravâda en France

    - Aux sources du bouddhisme, la tradition de forêt

    . Au coeur du bouddhisme

    . La communauté monastique évolue mais demeure

    . L'à-propos de la tradition de forêt

    - Amarâvatî, un monastère de forêt en Occident

    . Une journée ordinaire à Amarâvatî

    . Quelques règles

    . Renseignements pratiques

    . Interview d'Ayyâ Upekkhâ

    - Vesak, la principale fête bouddhique

    . Les enseignements du Vesak
     


=> télécharger

pages 100 à 118

    - Vers une éducation bouddhique

    . Le véritable but de l'éducation

    . Caractéristiques d'une éducation bouddhique

    . Une vision d'école bouddhique en Angleterre

    . Réflexions

    - L'Enseignement du Bouddha et la paix

    . S'engager pour la paix

    - Le bouddhisme en peu de mots

    . Être disciple du Bouddha

    . Principes de base

    - Quel bouddhisme ?

    - Doute et engagement : le Kâlâma Sutta

    - Quelques erreurs courantes

    - Pour un contrat sémantique

    - La prononciation du pâli
     


=> télécharger

pages 119 à 129

    * Notes
     


=> télécharger

pages 130 à 141

    * Bibliographie

    - Bouddhisme général

    - Tradition Theravâda

    - Canon pâli

    - Étude du pâli

    - Tradition Theravâda, école de forêt

    - Divers

    - Quelques sites Internet

     

    * Où pratiquer
     

    * Table des illustrations

=> télécharger

 

 

22:42 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/10/2006

Nina van Gorkom Abhidhamma in Daily Life" trad française 1ch

Rebonjour,

Voici ma traduction en français du 1er chapitre de "Abhidhamma in Daily Life" de
Nina van Gorkom, qu'en pensent les spécialistes ?
__________________________________________________

Chapitre 1

Les quatre paramattha dhammas

Il existe deux sortes de réalité : les phénomènes mentaux (nama) et les
phénomènes physiques (rupa). Nama est capable d'expérimenter ; rupa
n'expérimente rien du tout. Ce que nous prenons pour le soi n'est en fait que
nama et rupa qui apparaissent puis disparaissent à chaque instant. Le
Visuddhimagga (ou "le chemin de la pureté", un commentaire du canon pali)
explique (Ch. XVIII, 25) :

"Il est dit en effet :
On parle de char lorsque les pièces sont assemblées,
On conçoit communément un être quand les agrégats existent"

Ainsi, ce dont il est question dans ces centaines de suttas n'est que la
combinaison du physique et du mental : on ne peut parler d'êtres ou
d'individus. On peut parler d'un "char" pour désigner l'assemblage de
composants tels que roues, moyeu, timon, caisse... mais au sens ultime, quand
chaque composant est examiné séparément, on ne trouve nulle part un quelconque
char. De même pour la personne : on peut parler d'un "être" pour désigner
l'assemblage des composants que sont les cinq agrégats d'appropriation
(khandas), mais si on observe chacun de ses khandas, on ne trouve nulle part
une base solide pour affirmer l'existence d'un "moi". Au sens de la vérité
ultime, il y a seulement des phénomènes physiques et mentaux. Celui qui voit
les choses de cette façon possède la vision juste.

Tous les phénomènes à l'intérieur et à l'extérieur de nous ne sont que nama et
rupa qui apparaissent et disparaissent : ils sont impermanents. Nama et rupa
sont des vérités ultimes, en pali : paramattha dhammas. Nous pouvons
expérimenter leurs caractéristiques quelque soit le nom que nous leur donnons ;
nous ne sommes pas forcés de parler de nama et rupa. Ceux qui ont développé la
vision juste peuvent les expérimenter tels qu'ils sont réellement :
impermanents et sans soi. Voir, entendre, sentir, gouter, toucher, penser...
tous ces namas sont impermanents. Nous avons l'habitude de penser qu'il y a un
soi qui accomplit ces différentes fonctions, comme voir, entendre ou penser,
mais où est ce soi ? Est-il l'un de ces namas ? Plus nous connaissons les
différents namas et rupas en expérimentant leurs caractéristiques, plus nous
réalisons que le soi n'est qu'un concept : ce n'est pas un paramattha dhamma.

Les namas sont des phénomènes mentaux. Les rupas des phénomènes physiques. Nama
et rupa sont des réalités bien distinctes. Si nous ne parvenons ni à les
distinguer l'une de l'autre, ni à apprendre les caractéristiques de chacun,
alors nous continuerons de les considérer comme étant le soi. Par exemple, la
conscience auditive (entendre) est nama : elle n'a pas de forme, elle n'a pas
d'oreille. La conscience auditive est différente de l'ouïe, mais elle a l'ouïe
comme condition nécessaire. Le nama qui entend fait l'expérience du son. L'ouïe
et le son sont rupas et n'expérimentent rien ; ils sont en cela différent du
nama qui entend. Si nous ne réalisons pas que la conscience auditive, l'ouïe et
le son sont des réalités différentes les unes des autres, nous continuerons de
croire que c'est le soi qui entend.

Le Visuddhimagga (XVIII, 34) explique :

"En outre, nama n'a pas le pouvoir d'agir par lui-même : il ne mange pas, ne
boit pas, ne parle pas et ne change pas de posture. Rupa n'a pas non plus le
pouvoir d'agir seul, car il ne désire pas manger, boire, parler ni changer de
posture. Nama opère avec l'aide de rupa, et rupa avec l'aide de nama : quand
nama désire manger, boire, parler ou changer de posture, rupa mange, boit,
parle ou change de posture."

Un peu plus loin, nous lisons (XVIII, 36) :

"Les hommes vont sur les flots en montant à bord du navire,
la collection mentale  opère avec l'aide du physique.
Le navire va sur les flots grâce à l'action des hommes,
la collection physique opère avec l'aide du mental.
Le mental et le physique s'entraident
comme les hommes et le navire qui vogue sur les flots."

Il existe deux sortes de namas conditionnés : citta (la conscience) et les
cetasikas (les facteurs mentaux qui apparaissent en même temps que la
conscience). Ces namas apparaissent quand les conditions sont réunies pour
ensuite disparaître.

Citta a la capacité de connaître ou expérimenter un objet. Chaque citta possède
son propre objet, arammana en pali. Connaître ou expérimenter un objet ne veut
pas forcément dire penser à cet objet. Le citta qui voit a le domaine visible
comme objet ; cet instant de conscience (citta) est distinct des cittas qui
apparaissent par la suite, comme les cittas qui connaissent ce qui vient d'être
perçu et y pensent. Le citta qui entend (la conscience auditive) a le son pour
objet. Même quand nous dormons, et en l'absence même de rêve, citta expérimente
toujours un objet.  Il ne peut exister de citta sans objet (arammana). Il existe
un grand nombre de cittas différents, que l'on peut classer de plusieurs façons.

Certains cittas sont dits kusala (méritoires), d'autres sont dits akusala
(déméritoires). Les cittas méritoires comme déméritoires sont des instants de
conscience qui sont des causes : ils peuvent motiver des actes méritoires et
déméritoires par le corps, par la parole ou par la pensée. Certains cittas sont
le résultat d'actions méritoires ou déméritoires : on les nomme vipakacittas.
D'autres cittas sont au contraire ni causes, ni résultats : on parle alors de
kiriyacittas (cittas inopérants).

Les cittas peuvent être classé en fonction de leur jati (littéralement
"naissance" ou "nature"). Il existe quatre jatis :

Kusala
Akusala
Vipaka (résultant du kamma)
Kiriya (ne produisant pas de kamma).

Kusala vipaka (résultant d'un acte méritoire) et akusala vipaka (résultant d'un
acte déméritoire) forment en fait un seul jati, le vipaka jati.

Il est important de savoir de quels jatis citta relève. Nous ne pouvons mener
une vie saine si nous prenons ce qui est akusala pour  kusala, ou ce qui est
akusala pour vipaka. Par exemple, lorsque nous entendons des mots déplaisants à
notre encontre, l'instant de conscience où nous expérimentons le son (la
conscience auditive) est akusala vipaka, c'est à dire le résultat d'actions
déméritoires que nous avons accomplies. Mais l'aversion qui peut apparaître à
l'instant de conscience suivant n'est pas vipaka, juste akusala. Il nous est
possible d'apprendre à distinguer ces instants de conscience successifs en
réalisant leurs différentes caractéristiques.

Une autre de façon de classer les cittas est en fonction des domaines
d'existence (bhumi). Il existe plusieurs domaines d'existence. Le domaine
d'existence de la sphère sensorielle (kamavacara citta) est le domaine de la
sensualité, où s'exercent les différents sens : vue, ouïe, toucher, odorat,
goût. En fonction des objets plaisants et déplaisants expérimentés à travers
ces différents sens, des cittas méritoires et déméritoires apparaissent. Il
existe d'autres domaines d'existence où l'on ne fait pas l'expérience des sens.
Ceux qui cultivent samatha (la méditation de la tranquillité) et développent
l'absorption (jhana) atteignent ainsi jhana citta, un domaine d'existence hors
de la sphère sensorielle. Lokuttara citta (conscience supra-mondaine) est le
plus haut domaine d'existence, puisque c'est le citta qui expérimente
directement nibbana.
Il existe encore bien d'autres façons de classer les cittas, et si l'on
considère les diverses intensités de citta, cela fait encore plus de variantes.
Ainsi, les akusala cittas, qui ont leur racine dans lobha (l'attachement) dosa
(l'aversion) et moha (l'ignorance) peuvent manifester différentes intensités,
et motiver ou non des actions, en fonction du degré d'akusala. De même pour les
kusala cittas. Il est utile de connaître ces différentes classifications, parce
que de cette façon nous apprenons les divers aspects de citta. Il y a au total
89 types de citta (ou 121, selon la classification retenue). Si nous
développons notre connaissance des cittas, et si nous sommes conscients de ces
instants de conscience lorsqu'ils apparaissent, alors nous aurons moins
tendance à les prendre pour un "soi".

Cetasika est le deuxième paramatta dhamma, qui est nama. Comme nous l'avons vu
plus précédemment, citta expérimente un objet : la conscience visuelle a le
domaine visible pour objet, la conscience auditive a le son pour objet, la
conscience des pensées a la pensée pour objet. Mais citta n'est jamais seul, il
y a aussi les facteurs mentaux, ou cetasikas, qui accompagnent chaque instant de
conscience. Nous pouvons penser à quelque chose à un moment donné en ayant en
nous de l'aversion, en ressentant du bien-être, ou avec de sagesse. L'aversion,
le bien-être et la sagesse sont des phénomènes mentaux qui ne sont pas des
cittas : ce sont des cetasikas accompagnant différents cittas. Il ne peut
exister qu'un citta à la fois, mais il existe plusieurs cetasikas (au moins
sept) qui apparaissent et disparaissent simultanément avec citta. Citta
n'apparaît jamais seul. Par exemple, la sensation (vedana en pali) est un
cetasika qui apparaît avec chaque citta. Citta ne fait que connaître ou
expérimenter les objets : citta ne ressent pas. Mais vedana a la fonction de
ressentir. La sensation peut être agréable ou désagréable. Même quand nous ne
ressentons ni plaisir ni déplaisir, il y a toujours la sensation : cette
sensation est alors neutre, ou indifférente. Vedana est toujours présent : il
n'y a pas un instant de citta sans sensation. Quand par exemple la conscience
visuelle apparaît, la sensation apparaît en même temps que cette conscience
(citta). Le citta qui voit ne fait qu'expérimenter les objets visibles, on ne
peut pas encore parler de sensation agréable ou désagréable à ce stade : la
sensation qui accompagne ce moment de conscience est indifférente. Une fois que
la conscience visuelle a disparu, d'autre cittas apparaissent, certains pouvant
être accompagnés de sensations désagréables. La fonction de citta est de
connaître l'objet. Les cetasikas partagent le même objet que citta, mais chacun
a une fonction et une qualité qui lui est propre. Certains cetasikas
apparaissent systématiquement avec chaque citta. D'autres n'apparaissent
qu'occasionnellement.

Nous venons de voir que la sensation, vedana, est un cetasika qui apparaît avec
chaque citta. Le contact (phassa en pali) est un autre cetasika qui accompagne
également chaque instant de conscience : phassa "contacte" l'objet pour que
citta puisse le connaitre. La perception, ou reconnaissance, (sanna en pali)
est aussi un cetasika qui apparaît avec chaque citta. Dans le Visuddhimagga
(XIV, 130) nous lisons que sanna a la fonction de percevoir :

"Elles ont toutes le caractère de percevoir et le rôle d'amener à reconnaître,
dans l'avenir d'après le signe qu'il s'agit bien de la même chose, de même que
les charpentiers reconnaissent chaque type de bois..."

Citta se borne à expérimenter l'objet, mais ne le note pas. Sanna note lui
l'objet afin que celui-ci puisse être reconnu plus tard. A chaque fois que nous
nous souvenons de quelque chose, c'est sanna, et non le soi, qui intervient.
C'est sanna qui par exemple se rappelle que cette couleur est rouge, que ceci
est une maison, ou que ce son est celui d'un oiseau.

Il existe également des cetasikas n'apparaissant pas avec chaque citta. Les
akusala cetasikas (cetasikas déméritoires) apparaissent seulement avec les
akusala cittas. Les sobhana cetasikas (cetasikas nobles, efficaces)
apparaissent seulement avec les sobhanna cittas. Lobha (l'avidité,
l'attachement), dosa (l'aversion, la colère) et moha (l'ignorance) sont des
akusala cetasikas, qui apparaissent seulement avec les akusala cittas. Par
exemple, quand nous voyons quelque chose de beau, des cittas accompagnés
d'attachement pour ce que nous avons vu peuvent apparaître. Le cetasika qu'est
lobha apparaît avec cet instant de conscience. Lobha a pour fonction
l'attachement, l'avidité. Il y a encore d'autres cetasikas apparaissant en même
temps que les akusala cittas, comme la vanité (mana), les vues fausses (ditthi),
la jalousie (issa). Les sobhana cetasikas qui accompagnent les cittas nobles
sont par exemple la générosité (alobha), l'amour bienveillant (adosa), la
sagesse (amoha ou panna). Quand nous sommes généreux, alobha et adosa
apparaissent en même temps que les kusala cittas. Panna, la sagesse, peut
également apparaître avec ces kusala cittas, ainsi que d'autres sobhana
cetasikas. Les impuretés comme les qualités nobles sont des cetasikas, elles ne
sont pas le soi. On recense en tout 52 cetasikas différents.

Bien que les cittas et cetasikas soient tous deux nama, chacun possède des
caractéristiques différentes. On peut légitimement se demander comment les
cetasikas peuvent être expérimentés. Quand nous observons un changement dans
citta, une caractéristique des cetasikas peut être expérimentée. Par exemple,
quand des akusala cittas accompagnés d'avarice apparaissent après que les
kusala cittas accompagnés de générosité aient disparu, alors nous pouvons
observer ce changement. Avarice et générosité sont des cetasikas qui peuvent
être expérimentés et qui possèdent des caractéristiques distinctes. Nous
pouvons observer de la même façon le passage de l'attachement à l'aversion, ou
celui de la sensation agréable à la sensation désagréable. La sensation est un
cetasika que nous pouvons expérimenter, car il est parfois prédominant et qu'il
existe différents types de sensations. Nous pouvons expérimenter le fait que la
sensation désagréable et différente de la sensation agréable, qui elle même
diffère de la sensation neutre. Tous ces cetasikas apparaissent avec citta pour
disparaitre immédiatement avec le citta qu'ils accompagnent. Si nous développons
notre connaissance des cittas et cetasikas, alors cela nous aidera à voir les
choses tel qu'elles sont vraiment.

Etant donné que les cittas et cetasikas apparaissent ensemble, il est difficile
d'expérimenter leurs caractéristiques distinctes. Le Bouddha était capable de
d'expérimenter directement les différentes caractéristiques des cittas et
cetasikas, parce que sa sagesse était immense. Nous lisons dans Les questions
du roi Milinda (Livre III, chapitre 7,87) que le moine Nagasena a dit au roi
Milinda :

- "Le Bienheureux a fait une chose difficile.
- Laquelle" ?
- La chose difficile qui a été faite par le Bienheureux, c'est d'énoncer la
distinction de tous les dhammas immatériels, psychiques, qui se trouvent dans
un seul organe des sens : contact, sensation, perception, pensée, conscience.
- Donne-moi une comparaison.
- Si un homme sautait d'une barque dans la mer, prenait de l'eau dans sa main et
y goûtait, pourrait-il reconnaître l'eau du Gange, de la Yamuna, de l'Acivarati,
de la Sarabhu, de la Mahi ?
- Cela serait bien difficile.
- De même le Bienheureux a fait une chose très difficile en distinguant ces
dhammas."

Les cittas et cetasikas sont des paramattha dhammas (des réalités ultimes) ayant
chacun leur caractéristiques propres. Ces caractéristiques peuvent être
expérimentées, peu importe le nom qu'on leur donne. Les paramattha dhammas ne
sont pas des mots, ou des concepts, ce sont des réalités. Les sensations
agréables et désagréables sont réelles, leurs caractéristiques peuvent être
expérimentées sans que nous ayons besoin de les appeler "sensations agréables"
ou "sensations désagréables ". L'aversion est réelle, et peut être expérimentée
lorsqu'elle se présente.

En plus des phénomènes mentaux existent aussi les phénomènes physiques. Ces
phénomènes physiques (rupa) représentent le troisième paramattha dhamma. Là
encore, il existe plusieurs sortes de rupas, chacun ayant ses propres
caractéristiques. On compte quatre rupas principaux, encore appelés grands
éléments (maha-bhuta-rupa en pali).

Ceux-ci sont :

L'élément terre, ou solidité (expérimenté comme dureté ou élasticité)
L'élément eau, ou cohésion
L'élément feu, ou température (expérimenté comme chaud ou froid)
L'élément vent, ou mouvement (expérimenté comme oscillation ou pression)

Ces grands éléments sont les rupas principaux, qui apparaissent en même temps
que tous les autres rupas, ou rupas dérivés (upada rupa). Les rupas
n'apparaissent jamais seuls, ils  apparaissent en groupes ou unités. Il y a
forcément au moins huit sortes de rupas apparaissant en même temps. Par
exemple, à chaque fois que le rupa température apparaît, la solidité, la
cohésion, le mouvement et d'autres rupas apparaissent simultanément. Les rupas
dérivés, eux, sont par exemple les organes sensoriels de la vue, de l'ouïe, de
l'odorat, du goût, du toucher, et les objets de ces organes : le domaine
visible, le son, les odeurs, les saveurs...

Diverses caractéristiques de rupa peuvent être expérimentées à travers les yeux,
les oreilles, le nez, la langue, le corps et l'organe mental. Ces
caractéristiques sont réelles puisque elles peuvent être expérimentées. Nous
utilisons des termes conventionnels, comme "corps" et table". Tous deux ont la
caractéristique de la dureté, qui peut être expérimentée par le toucher. De
cette façon, nous pouvons prouver que la caractéristique de la dureté est la
même, peut importe qu'il s'agisse d'une table ou d'un corps. La dureté est un
paramattha dhamma. Le corps et la table eux ne sont pas des paramattha dhammas,
seulement des concepts. Nous croyons que le corps demeure et le prenons pour un
soi, mais ce que nous appelons "corps" n'est que différent rupas qui
apparaissent puis disparaissent. Ce terme de "corps" peut nous éloigner de la
réalité. Nous connaitrons la réalité si nous apprenons à reconnaître les
caractéristiques de rupas quand elles apparaissent.

Citta, cetasika et rupa apparaissent seulement quand les conditions sont réunies
: ce sont des dhammas conditionnés (sankhara dhamma en pali). La conscience
visuelle ne peut apparaître en l'absence de vision ou d'objets visibles. Ces
derniers sont des conditions nécessaires. Le son ne peut apparaître que si les
conditions nécessaires sont réunies. Et une fois apparu, il disparaît à
nouveau. Tout ce qui apparaît en dépendant de conditions disparaît une fois que
les conditions ont elle-même disparu. On peut pourtant objecter que le son
possède une durée. Mais en réalité, ce que nous prenons pour un son long, qui
dure, n'est qu'une suite de rupas se succédant les uns les autres.

Le quatrième paramattha dhamma est nibbana. Nibbana est un paramattha dhamma
parce qu'il est réel. Nibbana peut être expérimenté à travers l'esprit si l'on
suite le noble sentier, c'est à dire le développement de la sagesse qui voit
les choses telles qu'elles sont. Nibbana est nama. Mais nibbana est différent
des cittas et cetasikas, ces réalités ultimes qui apparaissent lorsque les
conditions sont réunies pour ensuite disparaître. Nibbana est une réalité
non-conditionnée : nibbana n'apparaît pas ni ne disparaît. Les cittas et
cetasikas sont des namas expérimentant des objets. Nibbana est un nama qui
n'expérimente aucun objet, mais il peut être l'objet de cittas et cetasikas qui
l'expériencent. Nibbana est sans substance, il est dénué de soi : il est anatta.

Pour résumer, les quatre paramattha dhammas sont donc :

Citta
Cetasika
Rupa
Nibbana

Quand nous étudions le Dhamma, il est essentiel de savoir de quel paramattha
dhamma relève telle ou telle réalité. Car si nous ne le savons pas, nous
pouvons être induits en erreur par le langage conventionnel. Nous devons par
exemple savoir que ce que nous appelons "corps" est en fait rupa paramattha
dhamma, et que le corps n'inclut ni cittas ni cetasikas. Nous devons aussi être
conscient que nibbana n'est ni citta ni cetasika, mais est le quatrième
paramattha dhamma. Nibbana est la fin de toutes les réalités conditionnées, qui
apparaissent pour disparaître. Pour l'arahat, le parfait, l'allé-au-delà, il n'y
a plus de renaissance, plus aucun nama ou rupa qui apparaît ou disparaît.

Tous les dhammas conditionnés, citta, cetasika et rupa sont impermanent
(anicca).
Tous les dhammas conditionnés sont insatisfaisants (dukkha), souffrance, car
impermanents.
Tous les dhammas sont sans soi (anatta), comme l'énonce la formule pali : "sabbe
dhamma anatta" (Dhammapada verset 279).

Ainsi les dhammas conditionnés sont impermanents et dukkha, à la différence de
nibbana. Mais tous les dhammas, y compris nibbana, ont pour caractéristique
anatta, l'absence de soi.
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Sébastien Billard

20:23 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |