20/03/2007

questions sens vie place des sentiments bonheur du nibanna

des points assez nébuleux important du point de vue philosophique...ainsi que
pour la bonne compréhension du bouddhisme lui-même.

sous forme de questions :


1) Pour le bouddhisme, y a-t-il un "sens" à la vie ?


2) Quelle place a le sentiment "amour" dans le bouddhisme? Y a-t-il
une force naturelle (physique ou supra-physique) qui s'exprime sous
forme d'amour ou n'est-ce qu'un sentiment subjectif (c-à-d
illusoire) ?


3) Pourquoi celui qui atteint le nibbana ressent-il du bonheur ? Si
c'est un état de détachement total, où cesse tout avidité, tout
tracas, tout illusion, pourquoi ne serait-ce donc pas un
état "neutre" (où il n'y a ni tristesse ni joie) plutôt qu'un état de
bonheur ? Qu'est ce qui fait naître ce bonheur ?

Ce ne sont que quelques questions  (...)J'apprécierais des réponses
typiquement bouddhistes...


Erynios

 

Réponses


Ia ) Alors si je vous comprends bien, la réponse à ma première
question est : qu'IL N'Y A PAS DE SENS à la vie ? A part celui que
nous voulons bien donner à la nôtre vous dites, mais cela ne compte
pas vraiment car quel que soit le sens que nous voulons donner à
notre existence, nous finirons bien un jour ou l'autre par mourir
n'est-ce pas ? et le sens de notre vie avec...Je ne prendrai donc pas
compte de cela, d'ailleurs je voulais parler de la vie en général :
comme vie animale, végétale ou humaine par exemple.
Vie, mort et renaissance paraissent donc de ce fait être une
absurdité de la nature...
Vous savez, je veux bien admettre ce point de vue si je le trouve
logique mais malheureusement...cela ne colle pas ! En suivant un tel
raisonnement, on aboutit infailliblement à des conclusions absurdes.
Pour rester uniquement du point de vue logique, nous obtenons à peu
près ceci :
Si la vie n'a aucun sens, cela veut donc dire que naître, vivre pour
quelques temps, mourir et renaître de nouveau n'a aucun sens. En un
mot, vivre lui-même est donc absurde puisqu'en définitive, tout
ce "rémue-ménage" de la vie et de la nature ne participe à aucun but.

 

 


Une chose est inutile si elle ne sert à aucun but et n'a pas de
raison d'être...Vivre est donc de ce fait inutile !


Nous n'avons donc qu'un choix restreint :
1) continuer à vivre dans cet absurdité
2) soit sortir de l'absurdité de la vie: c'est-à-dire mourir !
Mais la solution 2, mourir lui-même ne permet pas encore de briser
cet enchaînement de l'absurdité que s'il y a mort "définitif", c'est-
à-dire aucune rennaissance, plus de réincarnation...
Et comme l' "éveil" lui-même permet de briser cette roue du cycle de
renaissance, alors c'est le but rêvé à la fois pour ne plus souffrir
et...hop! disparaître pour de bon du cycle de la vie et de la mort
lorsque vient le moment de la mort proprement dite !
Quelle étrange conception du bouddhisme n'est-ce-pas ? Mais voyez
vous, c'est la seule conclusion à quoi je suis arrivé en partant de
cette hypothèse que "la vie n'a pas de sens" Dans cette optique, le
bouddhisme ne peut donc servir qu'à mener vers la fin de la
souffrance et à cette "délivrance" apportée par ce mort définitif.
Confirmerez vous cela ou trouvez d'autres explications plus
plausibles ?

Ib ) >>>Mais la Voie bouddhiste elle-même a-t-elle un sens ?
L'un des modes de vie proposés comme modèle par le Bouddha est de
vivre la "solitude idéale", c'est-à-dire de n'avoir ni passé ni
avenir : est véritablement seul celui qui n'est pas suivi par celui
qu'il a été ni précédé par celui qu'il sera... celui qui ne vit que
dans l'instant du présent éternel.


Mais dès qu'on vit dans l'instant présent, sans préoccupation pour le
passé ou l'avenir, quel sens pourrait-on donner à la vie ?

 

Un point unique (le présent) ne permet pas d'imaginer une direction... il faut
au minimum deux points (passé-présent ou présent-avenir) pour tirer
une ligne de conduite !!
Strictement, je dirais donc que la Voie bouddhiste n'a aucun
sens...<<<


Dites-moi, je ne comprends pas très bien votre point de vue... Sans
vouloir vous manquer de respect, quelle est la différence entre "cet
état proposé comme modèle par le Bouddha" et un "rocher" ? (Mise à
part le fait de vivre bien sûr) Le rocher lui non plus ne se
préoccupe ni du passé ni de l'avenir, ni du sens à donner à son
existence, et en plus... quel détachement !

Ne pensez vous pas que c'est plutôt votre explication ( à vous trois)
qui manque de clarté...?
A moins que je n'aie tout faux ! Dans ce cas, pourriez-vous me dire
en quoi mon raisonnement l'est ?

Cordiales salutations,

Erynios
 
> >>>Je pense qu'il est inutile de se poser toutes ces questions
dont on
> risque de ne pas avoir de réponse<<<
>
> Je pense qu'au contraire, il faut se poser la question et y
> réfléchir...!! Sinon, à quoi servirait donc notre esprit
analytique si
> nous gobons tout et n'importe quoi sans réfléchir ?
> Ne trouves-tu donc pas l'énormité et l'absurdité de la chose ?
> si >>>tous les hommes de cette planète, (seront tous) éveillés...
Que
> se passerait-il??<<<
> Crois-tu donc que ce soit cela (cette vision à laquelle tu penses)
le
> but de l'Eveillé Gautama ?
>
> Ma démonstration était une démonstration par l'absurde... Ce qui
> implique (en logique) que l'hypothèse de départ est tout aussi
absurde
> et ne tient pas la route.
> Je crois qu'une telle compréhension de l'enseignement perdra
l'homme
> au lieu de l'aider...
>
> C'est une mauvaise compréhension de la vie et de la nature de
> l'Eveil...
>
> Amicalement,
>
> Erynios
>
> p.s : >>>on risque de ne pas avoir de réponse<<< Si ! Il y a une
> réponse mais on ne veut pas le voir par orgueil et aussi par
manque de
> courage...
>

21:37 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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