31/05/2007

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Le message de Bouddha (Tout est éphémère)

Méta - 19/05/2003 à 10:39
Bouddha disait à ses disciples :

« Vous devriez réaliser maintenant que rien dans ce monde ne dure éternellement c’est la vérité. L’attitude juste nous permet d’acquérir un esprit détaché qui remplace un esprit plein de désirs et d’attentes. L’esprit est alors libéré. Nous devrions regarder le monde extérieur , riche en couleur , avec un esprit détaché . De même , nous devrions observer nos émotions , pensées , impulsions et jugements avec le même détachement .Ainsi , nous pouvons voir leur nature transcendante. Et cet esprit détaché nous permettra de nous débarrasser des désirs. Ainsi , il sera enfin libre. Chers disciples , seuls ceux qui possèderont cette liberté d’esprit pourront embrasser la Vérité qui replacera le désir. J’ai moi-même vécu cette vérité du cycle de réincarnation, de l’attachement et des désirs. Lorsque notre esprit atteint la vraie liberté et commence une vie de pureté et de justice , nous ne serons plus piégés par les cycles de l’ attachement .Chers disciples , voici encore un autre point . Observez toujours de cette façon juste la nature impermanente des choses : la souffrance , l’essence kong de l’univers et la non existence de l’ égo. »
Tout les êtres tous les lieux et toutes les choses de ce monde change constamment . Il en va de même pour nos sentiments envers le monde qui varient en fonction du temps, de l’espace et de notre attitude . Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Anonymous - 02/06/2003 à 03:25
Lorsque notre esprit atteint la vraie liberté et commence une vie de pureté et de justice

dans le monde qui nous entoure comment l'esprit peut elle commencer une vie de pureté et de justice au niveau individuel ... pour moi cela semble l'inacessible ... moi je crois plus qu'on y arriverais en société ... un sujet que j'aimerais bien approfondire personnelement.

Phealey du Québec.

Anonymous - 02/06/2003 à 03:41
Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Oui c'est vraie, pour une seconde, pour une seconde parfaite mais pour une vie, je suis maman et sans le désire de cet état ou en sera la vie, et avec des enfants un parent ne peut ce permetre la liberté d'esprit car il est responssable de nourrire cet esprit ... Oui je comprend que je ne suis pas absolue et que ce qui est autoure de moi est effémère mais comment vouloir envie de vivre avec le seul but pour vivre que le détachement des désirs et la liberté d'esprit.

MOi mon but personnel, intime, dans la vie c'est de mourrire en ayant la conviction que j'ai fait de mon MIEUX pour être une meilleur personne face aux sentiments et aux actions louables et charitable de la vie personnel et sociale. Mais en disant de mon MIEUX je saurai que je ne suis pas totalement hônnête ... car personnellement je sait qu'on ne peut pas, que je ne peu pas être toujours a 100% de mon mieux ...

Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste, ici au Québec il est chrétien, pas nécessairement pratiquant mais je commence a m'interresser au Boudhisme pour pouvoir répondre a ces qustions, a quelques unes tout au moin ... Mais cela m'ammène a me questionner...

Phealey du québec, qui disserte devant son ordi au québec ... sur un sujet qu'elle ne connaît pas bcp mais qui la QUESTIONNE. :quoi:

sophea - 02/06/2003 à 16:03
Salut à tous!

Un grand merci à Méta pour avoir posté ce message! J'ai découvert le boudhisme il y a quelques temps déjà et je voulais vous faire part de mes réactions à ce sujet. Une des grandes vérités inculquée par Bouddha est effectivement le caractère éphémère de la vie.

TOUT change, à chaque seconde, les êtres comme les choses, et c'est justement cette prise de conscience poignante qui m'a amenée à m'intéresser au Bouddhisme et à devenir "élève de Bouddha". Peu à peu, je me suis rendue compte que ses enseignements étaient très enrichissants dans le processus de connaissance de soi et du monde environnant; en ayant toujours à l'esprit cette vérité que la vie coule à vive allure et qu'il faut lui donner UN sens, c'est à dire savoir pourquoi on existe.
Savoir pourquoi on a la chance de vivre en tant qu'être humain et de posséder un Esprit, Bouddha nous dit que notre devoir est d'apprendre à le maîtriser, à prendre conscience que d'innombrables sentiments changeants le traverse à chaque instant; cette impermanence doit nous permettre d'adopter une attitude plus détachée par rapport à tous nos sentiments, et toutes les choses qui nous arrivent ou ne nous arrivent pas! En ce sens que les bonnes pensées génèrent de bonnes actions et l'inverse. Il faut essayer d'évacuer les sentiments qui nous asservissent comme la Colère, la Convoîtise, la Paresse, l'Impatience, la Jalousie, la Peur, l'Orgueil, la Haine et l'Ignorance afin de bâtir un mental paisible et limpide et accéder à une Sagesse de l'Esprit...

Cette liberté de l'Esprit ne peut s'acquérir qu'au prix d'une grande réflexion sur soi même, une profonde introspection personnelle et quotidienne. Hé oui, il n'y a que l'effort qui mène à la paix intérieure! Il est vrai aussi que les paroles de Bouddha sont difficiles à saisir ou même à accepter pour certains car la voie qu'il nous montre pour éviter les souffrances incessantes n'est pas un chemin facile à emprunter...il faut une certaine humilité pour comprendre ses sacrifices au profit de l' Humanité.
Dans les anciens textes (keumpi) Buddha évoque une image pour définir ce qu'est notre corps (ou enveloppe charnelle empruntée) : juste un outil (du matériel) pour construire une barque (le bouddhisme) pour pouvoir traverser ce fleuve que représente la Vie; le processus de construction de la barque est associée à l'apprentissage du bouddhisme qui est finalement l'apprentissage de notre vie.
Mais c'est surtout lorque l'on arrive à prendre conscience de son ignorance et de ses faiblesses qu'on a une chance de trouver la Sagesse et la Liberté.

A toi Phealey, je voulais te dire que "le détachement des désirs" ainsi que "la liberté d'esprit" n'est pas le seul But de la vie (c'est juste un début qui peut conduire à la sérénité) selon Bouddha, car en tant qu'êtres humains dotés d'un Esprit, nous avons la possiblilité d'accomplir de belles choses: l'oubli et le don de soi au profit d'actions réalisées dans un but altruiste.


Sophea

Méta - 02/06/2003 à 17:08
" Cette liberté de l'Esprit ne peut s'acquérir qu'au prix d'une grande réflexion sur soi même, une profonde introspection personnelle et quotidienne. "
Exactement Sophear!
Vous , les autres et moi qui ont découvert et étudié le Dharma "Les lois universelles" que Bouddha a enseigné marchent un petit pas vers la joie ( le bonheur) sans condition et la vérité universelle.
Bouddha est le sage omniscient ( scientifique ,philosophe , sociologue psychologue etc....;).Tout ce qu'il disait est vrais ,et certains ses théories sont prouvées par les savants actuels ,le reste de ses théories à vérifier


Tout est souffrance

Les être humains évaluent généralement tout en fonction de leurs profits personnels . Tout ce qui m’est bénéfique me procure de la joie , tout ce qui m’est contraire n’ est que souffrance .
Mais la joie qui résulte des profit momentanés est aussi la cause d’une souffrance future .
Pourquoi ? Parce que toute existence est soumise aux cycles évolutifs de la naissance , de la vie , de la décadence et de la disparition . Toute ce qui est joli et beau aujourd’hui sera différent demain , se détériorera et tombera en ruines .
Et notre attachement engendre la souffrance de la séparation . La beauté , la jeunesse et la force d’aujourd’hui seront source de chagrin lorsqu’elle disparaîtront .
C’est pourquoi Bouddha a dit « Tout est souffrance » .
Bouddha voulait aider ses disciples à reconnaître les Vérités universelles essentielles et à chérir afin qu’ils puissent se libérer des chagrins dans la vie présente .
Bouddha a dit : « La souffrance , l’origine de la souffrance , la cessation de la souffrance et le chemin qui mène à la cessation de la souffrance ….. Tous existent simultanément dans le corps physique vivant qui englobe l’esprit et les perception . » .
Chacun peut suivre la voie de Bouddha qui mène à la cessation de la souffrance et à la joie éternelle.

phealey - 02/06/2003 à 22:04
Merci Sophéa, cela éclaire mieux ma lanterne et je continue mes réflesions!

sophea - 03/06/2003 à 12:53
Text

De rien Phealey, tes réflexions et tes questions :quoi: sont les bienvenues...

Sophea :smilie1:

sophea - 03/06/2003 à 20:56
Salut,

Dis Méta, le choix de ton pseudo a t-il un lien avec la combinaison des quatre valeurs essentielles (compassion, générosité et esprit neutre) apellées Prome Vihir thoa Boune? c'est à dire Méta - Kakranna - Mouktita et Opékha? :12:


Sophea

Méta - 04/06/2003 à 09:44

Message original sophea
Salut,

Dis Méta, le choix de ton pseudo a t-il un lien avec la combinaison des quatre valeurs essentielles (compassion, générosité et esprit neutre) apellées Prome Vihir thoa Boune? c'est à dire Méta - Kakranna - Mouktita et Opékha? :12:


Sophea


Exactement Sophea (Méta = Bienveillance).
Amitiés
Méta

Anonymous - 04/06/2003 à 10:37

Message original Anonymous
Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Oui c'est vraie, pour une seconde, pour une seconde parfaite mais pour une vie, je suis maman et sans le désire de cet état ou en sera la vie, et avec des enfants un parent ne peut ce permetre la liberté d'esprit car il est responssable de nourrire cet esprit ... Oui je comprend que je ne suis pas absolue et que ce qui est autoure de moi est effémère mais comment vouloir envie de vivre avec le seul but pour vivre que le détachement des désirs et la liberté d'esprit.

MOi mon but personnel, intime, dans la vie c'est de mourrire en ayant la conviction que j'ai fait de mon MIEUX pour être une meilleur personne face aux sentiments et aux actions louables et charitable de la vie personnel et sociale. Mais en disant de mon MIEUX je saurai que je ne suis pas totalement hônnête ... car personnellement je sait qu'on ne peut pas, que je ne peu pas être toujours a 100% de mon mieux ...

Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste, ici au Québec il est chrétien, pas nécessairement pratiquant mais je commence a m'interresser au Boudhisme pour pouvoir répondre a ces qustions, a quelques unes tout au moin ... Mais cela m'ammène a me questionner...

Phealey du québec, qui disserte devant son ordi au québec ... sur un sujet qu'elle ne connaît pas bcp mais qui la QUESTIONNE. :quoi:

sypauv - 04/06/2003 à 11:00
Bonjour,

Tu ecris "...Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste,.."

Pourquoi aurait tu aimer qu'il soit bouddhiste ? Le bouddhisme est il une religion pour toi ?

Toutes les formes de desir non assouvis ne sont que souffrances, il faut donc supprimer tout desirs. Mais le fait de vouloir supprimer tout desir n'est il pas un autre desir plus fort ???....

Notez bien que le bouddisme n'est pas une religion mais philosphie sur l'art de vivre.
Car le paradis n'est pas ni en haut ni quelques part ailleurs. Il est sur Terre, chaque jour nous avons la possibilite de rendre notre vie meilleure. C'est a nous de construire le paradis.
Ne passez pas votre vie a pensez au future, le future c'est tous ce que vous faites aujourdh'ui...

...Bon je discuterais plus longuement sur les deux voies que le bouddhime enseigne....

Merci.


Sy Pauv

Note : This message was written with an US Keyboard.

Méta - 04/06/2003 à 15:44

Message original Anonymous
Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Oui c'est vraie, pour une seconde, pour une seconde parfaite mais pour une vie, je suis maman et sans le désire de cet état ou en sera la vie, et avec des enfants un parent ne peut ce permetre la liberté d'esprit car il est responssable de nourrire cet esprit ... Oui je comprend que je ne suis pas absolue et que ce qui est autoure de moi est effémère mais comment vouloir envie de vivre avec le seul but pour vivre que le détachement des désirs et la liberté d'esprit.

MOi mon but personnel, intime, dans la vie c'est de mourrire en ayant la conviction que j'ai fait de mon MIEUX pour être une meilleur personne face aux sentiments et aux actions louables et charitable de la vie personnel et sociale. Mais en disant de mon MIEUX je saurai que je ne suis pas totalement hônnête ... car personnellement je sait qu'on ne peut pas, que je ne peu pas être toujours a 100% de mon mieux ...

Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste, ici au Québec il est chrétien, pas nécessairement pratiquant mais je commence a m'interresser au Boudhisme pour pouvoir répondre a ces qustions, a quelques unes tout au moin ... Mais cela m'ammène a me questionner...

Phealey du québec, qui disserte devant son ordi au québec ... sur un sujet qu'elle ne connaît pas bcp mais qui la QUESTIONNE. :quoi:


Le bonheur

Quand il fait beau , le potier est content mais le jardinier est triste . Quand il pleut , le jardinier est content mais le potier est triste .
Deux hommes vivent dans la même société , l’un voit que la société est bien mais l’autre voit qu ‘elle n’est pas bien . Le temps , la société ne sont ni bien ni mal, aucune valeur, neutre, mais les êtres humains évaluent généralement tout en fonction de leur profit . Si vous cherchez le bonheur dans le monde matériel vous ne pouvez avoir que le bonheur temporaire .
La joie vraie comme l’amour vrai sont inconditionnels . Il ne dépend pas de « si j’ ai ceci , je suis content et si je n’ai l’ai pas je suis triste . » Vous pouvez ressentir la joie sans aucune condition .
Bouddha a dit : « Toutes les choses conditionnelles sont impermanentes . Toute les choses conditionnelles sont souffrance . La joie vraie naît quand vous trouvez finalement votre nature originelle et que vous vous reposez en elle sans dualité . Cette joie constitue une réelle libération et lorsque vous être libre vous pouvez donner à l’infini un amour inconditionnel. La seule condition de la joie inconditionnelle (la joie vraie) est qu’il n’y ait aucune condition ! . Allez au-delà des limites de votre esprit, Au-delà de croyance, Au-delà de doute ,Au-delà de philosophie. Allez Au-delà de la peur , de l’illusion ,du contrôle et du pouvoir . Allez Au-delà de l’égo, du désir , de la vie et de la mort . Et vous trouvez la liberté , l’amour , le silence, la vérité et vraie lumière de votre existence . Bouddha vous a montré le chemin . Vous devez maintenant emprunter par vous-même. »

Sophea a ecrit :"Cette liberté de l'Esprit ne peut s'acquérir qu'au prix d'une grande réflexion sur soi même, une profonde introspection personnelle et quotidienne. Hé oui, il n'y a que l'effort qui mène à la paix intérieure! Il est vrai aussi que les paroles de Bouddha sont difficiles à saisir "
Exactement , il faut avoir becoups d'efforts , reflexion juste , attention juste !
sypauv a écrit :
" Ne passez pas votre vie a pensez au future, le future c'est tous ce que vous faites aujourdh'ui... "
Cette phrase est la vérité , beaucoups des gens pensent à leur avenir mais ils ne savent pas que l' avenir dépend le present (La loi de cause et effet).

Amitiés
Méta

sypauv - 04/06/2003 à 18:13
Bonjour a tous,

Pour ne plus souffir, il faut supprimer tout desir....
Comment peut on renoncer a un desir si l'on ne le connait pas ?
Il faut avoir vecu, avoir desire pour pouvoir y renoncer.

Bon je discuterais plus longuement la prochaine fois sur la question du bohneur...il existe deux voies pour etre heureux, ...la premiere voie vous conduit a dans l'etat spirituel...c'est le paradis spirutuel...inacessible ???
la seconde voie c'est de vivre tout simplement et faire chaque jour de votre vie un paradis...
et le bouddha est encore la pour vous montrer le chemin, en vous expliquant que la vie est une roue...il y aurait des moments difficiles et des moments joyeux, pour attenuer les moments difficiles il faudra savoir donner....c'est la charite et non la pitie....

Merci.

Sy Pauv.

Anonymous - 18/08/2003 à 16:10
Bonjour à tous,
Très étonnée et très heureuse de vous lire nombreux sur un thème aussi important.
Je souhaite partager avec vous ma propre expérience et la manière dont j'intègre les principes dans la vie de tous les jours. Je ne l'ai découvert que tardivement, après de récentes lectures. Mais je me suis aperçue que sans en avoir jamais suivi les enseignements, ma façon de gérer ma vie, mes relations avec les autres, le sentiment d'appartenir à un tout englobant le végétal, l'animal et même l'univers des choses plus "inertes", l'engagement dans mes actes et envers les autres traduisaient profondément mon imprégnation des principes bouddhiques.
C'est dans ces livres que j'ai compris comment et à quel point j'étais bouddhiste!
Donc complètement d'accord avec Syphav pour comprendre le bouddhisme comme des règles de vie qui permettent d'atteindre le bonheur et l'harmonie avec soi-même. Un des principes fondamentaux étant que chacun de nous est responsable de son destin. Nous sommes les artisans de notre avenir. Nous est alors l'individu mais également la communauté.

swann - 22/08/2003 à 11:38
LE BOUDDHISME DANS LA VIE MODERNE
Le sujet, dans l'état actuel, comporte plusieurs parties: Qu'est-ce que la vie moderne? Qu'est-ce que le Bouddhisme? Et quel rôle le Bouddhisme doit jouer dans la vie moderne?

La vie moderne, en elle-même, est très difficile à définir. On pourrait dire que la vie moderne est caractérisée par le fait que le monde devient de plus en plus petit; que les êtres humains ont plus de facilités d'accès les uns aux autres, que les barrières de communication disparaissent rapidement; qu'il est possible pour une personne d'être au courant de ce qui se passe partout dans le monde dans un temps rapide, et par conséquent de participer dans la vie du monde sur tous les plans. Cela représente un aspect de la vie moderne. Afférent à ce sujet de la vie moderne, il y a l'aspect de la science et de la technologie. L'homme dans son essai de conquérir la nature, la maladie et les barrières naturelles, a accompli certains exploits technologiques complexes et déroutants. Cela est un autre aspect de la vie moderne. Un autre aspect, le troisième, est plus troublant par le fait que le monde est devenu plus étroit, les barrières de communication s'effondrent et les progrès scientifiques et technologiques s'avancent si rapidement que nous devons faire face à de nombreux problèmes dans le domaine économique, rivalité politique, pollution, explosion de la population, rareté des ressources, l'utilisation et le gaspillage des ressources irremplaçables. A ces problèmes s'ajoutent d'autres sujets qui peuvent être identifiés sous l'étiquette de "survie".

LA CIVILISATION MODERNE PEUT-ELLE SURVIVRE?
A cette question se greffe une autre question éthique d'envergure. L'on se demande: A quel degré et jusqu'à quel point, dans le processus de la modernisation et de la conquête de la nature, nous nous sommes écartés de la capacité de nous conquérir nous-mêmes? La lutte pour la survie ne signifie-t-elle pas que l'homme moderne est devenu l'esclave de l'égoïsme, lié et prisonnier de ses désirs et de ses caprices? Avons-nous perdu tout ce qui représente des valeurs très spéciales pour un être humain, telles que les relations entre individus, le souci de s'occuper du bien être des autres, l'esprit désintéressé de rendre service aux autres? Avons-nous perdu tout cela?

Ainsi, quand on pense à la vie moderne, on est saisi par un certain degré d'optimisme et, en même temps, un niveau égal de pessimisme. On trouve une vraie satisfaction, dans le fait que vous vivons aujourd'hui, à une époque ou presque rien n'échappe à la conquête de l'homme. Peut-être, il reste encore quelques maladies qui demeurent encore invincibles. Peut-être, il y a encore quelques places dans l'univers, que l'homme ne peut atteindre, parce qu'il n'a pas pu développer la technologie d'accès. Mais il semble que tout cela se trouve déjà à la portée de l'homme. A cet optimisme sur la capacité de l'homme, s'ajoute l'aspect pessimiste par le fait que, dans ce processus, nous avons perdu quelque chose. Il convient de retenir ces deux aspects dans notre esprit.

LE BOUDDHISME
Essayons de comprendre le Bouddhisme pour voir ce qu'il est. Que comprenons-nous par Bouddhisme? Il peut avoir plusieurs significations pour bon nombre de personnes. Pour certains, il peut signifier la vie de Bouddha: l'exemple donné par Bouddha et ses disciples les plus proches, l'exploit glorieux d'un homme qui s'impose à l'humanité comme un homme qui révèle la voie de la libération. Cela représente un genre de Bouddhisme. Pour d'autres personnes, le Bouddhisme signifie la masse des doctrines inscrites dans la littérature bouddhique, qui est vraiment volumineuse, contenant plusieurs milliers de pages enregistrant les enseignements de Bouddha. Dans cette littérature, est englobée une philosophie de la vie très élevée, complexe et savante. Sur le fondement des enseignements de Bouddha, sur la pratique du Bouddhisme en son temps, surgit une très riche culture qui s'étend sur tous les coins de l'Asie pour plus de 2.500 ans, culture à laquelle contribuent beaucoup de gens, de toutes couches sociales dans ces pays. Un grand nombre de sectes ou de courants et systèmes philosophiques se sont développés. Tous se placent, à juste titre, sous le nom du Bouddhisme.

Il y a une autre définition du Bouddhisme, se référant à des rites qui se développent à la faveur de la doctrine du Bouddhisme et de ses enseignements. Le mode de vie prêché par Bouddha est devenu une religion. A son gré, les enseignements de Bouddha s'incorporent dans une religion à laquelle les gens consacrent leur fidélité et qui a ses propres rites, organisation et moyens, ou des critères pour déterminer ce qui est convenable de faire et ce qui n'est pas convenable de faire. Voilà un autre type de Bouddhisme. Si quelqu'un veut se donner pour tâche de considérer chacun de ces aspects séparément, et essayer de mesurer les effets et impulsions de ce que nous appelons le Bouddhisme sur la vie moderne, cette tâche est certainement énorme. Pour moi, le Bouddhisme représente tout cela. C'est Bouddha et sa vie, sa doctrine, et la culture qui en découle, et les rites afférents. Une fois que nous prenons tout cela comme le résultat de toutes expériences humaines distillé en une forme et un extrait très fin présenté à chacun de nous, de telle façon que chacun peut y choisir la part qui l'attire le plus, nous verrons un caractère remarquablement unique du Bouddhisme. De son vivant, Bouddha lui-même a mis l'accent sur ce point On n'a pas besoin d'être un lettré et tout apprendre.

Le Bouddhisme n'est pas une matière à apprendre, comme les Mathématiques où vous devez apprendre tous les théorèmes, et les différentes méthodes, pour résoudre les types variés de problèmes. Si vous savez les bases fondamentales, une étude savante et détaillée ne s'avère plus nécessaire pour la pratique. Ainsi, dans cette vaste culture, religion, littérature Bouddhique, chacun de nous pourra y trouver, ce qui nous convient, ce qui est applicable à notre type de problème.

UNE DOCTRINE ETERNELLE
Je me suis souvent demandé pourquoi le Bouddhisme est qualifié de "AKALIKA" signifiant: "Eternel, sans fin", une doctrine qui existe pour tous les temps. Plus je vois les changements survenus à la culture ou religion bouddhique, plus je me suis rendu compte que le Bouddhisme continue à s'ajuster, aux besoins des différentes périodes, et à s'adapter aux peuples, individus et, par conséquent, il est apparent, que le Bouddhisme a la possibilité de transmettre un message éternellement frais, et nouveau. Ainsi, si le Bouddhisme peut trouver une application aujourd'hui et si le Bouddhisme a une place dans la vie moderne, c'est précisément, parce qu'il s'applique éternellement grâce à un ensemble de valeurs éternelles. Parler de la caractéristique éternelle, semble être une façon très paradoxale d'aborder une religion dont la doctrine fondamentale repose sur le principe de l'impermanence. Cette caractéristique de valeur éternelle trouve sa justification dans le fait qu'elle doit être comprise dans le sens que tout continue, mais que cela continue avec un changement continuel et une évolution continue. Par conséquent, le Bouddhisme est capable de s'adapter à tous les temps et à toutes les civilisations. Nous pouvons aborder n'importe quel aspect du Bouddhisme, sans hésitation, comme un sujet pertinent, et applicable à nous aujourd'hui.

Demandons-nous maintenant quels sont ces éléments qui rendent le Bouddhisme toujours applicables? Prenons-en seulement quelques uns. D'abord, c'est la reconnaissance de la responsabilité individuelle. Bouddha est certainement l'un des maîtres religieux les plus remarquables qui a émancipé l'homme de tout asservissement que ce soit Dieu, du péché ou de toute autre attache. Ainsi, ce principe fondamental qui déclare que l'homme est libre de tout asservissement, spirituel ou autre, est l'une des caractéristiques essentielles, qui a contribué à faire du Bouddhisme une religion éternelle. A mesure que l'homme progresse, il a de plus en plus conscience, qu'il est maître de lui-même. Et en ce faisant, il fait sienne cette propre déclaration de Bouddha "Atta hi attano natho" cela signifie: "Affermis-toi d'abord, en ce qui te concerne toi-même, sur le droit chemin".

LA LIBERTE DE PENSEE
Il s'agit maintenant d'un autre principe aussi important que le précédent. C'est la doctrine de largesse d'esprit, autrement dit la liberté dépensée. Le Bouddhisme nous délivre non seulement des liens d'asservissement surnaturel, mais libère aussi l'humanité de tout dogme. Revivons pour un moment, le temps où Bouddha faisait ses discours. Ce fut une époque où différents enseignements, religieux s'entre-choquaient, et l'Inde du 6ème siècle B.C. était l'une des places, les plus intéressantes à y vivre. Les chefs religieux, en propageant des différentes doctrines, luttaient à qui mieux mieux, pour avoir le plus grand nombre d'adeptes possibles. Outre ces nouveaux enseignements, il y avait d'autres systèmes religieux qui avaient eu des racines plus profondes. Parmi ces systèmes religieux, l'idée commune était: "Nous avons trouvé une voie". "Voici le juste chemin". "Venez, et vous serez sauvés". Au milieu de tout cela, arrive Bouddha que dit: "Ne croyez pas à ce que disent vos livres. Ne croyez pas à ce que vos maîtres pourraient dire. Ne croyez pas à ce que dit votre tradition N'admettez rien, de quiconque. Faites-en votre propre expérience. Réfléchissez-y bien. Soyez en convaincus. Et une fois que vous en êtes convaincus, agissez en conséquence". C'était vraiment rafraîchissant pour l'homme de gagner la plus grande des libertés, pour laquelle il avait combattu, la liberté de penser pour lui-même.

Et c'est ce principe encore une fois, qui fait du Bouddhisme une religion éternelle. Et au fur et à mesure que l'homme progresse, il devient de plus en plus exigeant quant à ce droit à penser pour lui-même. Nous le considérons comme un droit inviolable. Ceci constitue le second élément, dont l'application aux temps modernes et aux temps futurs se poursuivra.

LE ROLE DU BOUDDHISME
Reste la question la plus importante: le Bouddhisme a-t-il un rôle correctif à jouer? Nous devons consacrer notre plus grande attention à cette question. Pendant que l'homme fait ces progrès, nous apercevons aussi que la pression imposée par la vie moderne - la lutte pour sa survie, la volonté de toujours faire mieux que son voisin, le désir de vivre une vie de compétition, qu'elle soit économique, politique, culturelle ou autre - provoque du même coup des tensions. Afin d'atténuer ces tensions, l'homme recherche de plus en plus de passe temps et de détente. Apparemment, il réussit à soulager les tensions, mais, en même temps semble le plonger dans un cercle vicieux. A cause de ces tensions, on s'engage dans une variété d'activités d'évasions et comme ces activités d'évasions demandent du temps, on se rattrape sur la survie, et ceci contribue à croître la tension. Plus le progrès économique est grand, plus important est l'engagement politique et plus on a besoin de sédatifs et de tranquillisants, pour venir à bout de notre activité routinière. Vous devez alors prendre une pilule, pour se tenir éveillé, une autre pour dormir, et encore, une autre, pour se détendre, et ainsi de suite. Viendra un moment où les tensions sont telles que l'homme trouve en fin de compte, que tout ce qu'il a pu conquérir, lui, est d'aucune utilité. Et c'est une situation vraiment alarmante. A ces tensions, vient s'ajouter un autre facteur: l'amélioration des conditions de travail, consécutive au progrès technologique, donne à l'homme plus de temps libre dont il ne sait que faire? et c'est le problème de l'ennui. Ainsi, la tension d'un côté et de l'autre, l'ennui font naître un cortège d'autres complications, qui rendent l'homme réellement malheureux. On peut se poser alors la question; sommes-nous vraiment heureux, ou sommes-nous dans une situation où l'homme réalise qu'en dépit de tout ce qu'il a pu obtenir, il a aussi perdu quelque chose, sous la forme de certains aspects fondamentaux de la vie? Qui en est responsable? Serait la science? La technologie? Les systèmes politiques? Le système économique, que nous avons hérité, ou que nous avons développé? Ou bien nous sommes responsables nous-mêmes?

VOUS EN ETES RESPONSABLE
Si l'on se réfère aux enseignements du Bouddha concernant ces problèmes, l'on dira alors nous sommes les vrais responsables. Car vous êtes responsable, pour tout ce qui tourne mal, vous êtes votre propre maître. Vous l'avez laissé filer entre les mains. Il serait trop facile de blâmer une autre personne. "Vous avez laissé passer l'occasion. Elle s'est glissée entre vos mains. Cela servirait-il à quelque chose? Ce qui fait la grandeur du Bouddhisme, c'est qu'il ne s'arrête pas là, une fois qu'il vous rend responsable, de cet état de choses. Il ne dit pas: "Nous en connaissons maintenant le coupable. Il va encore plus loin, quand il vous dit "Voici ce que vous pourriez faire".

Si l'on examine les différentes mesures religieuses, psychiatriques ou psychologiques, pour sauver l'homme ou pour le guérir de la tension d'un côté et de l'ennui, de l'autre, l'on s'apercevrait qu'il n'y en a pas une mais plusieurs, aussi bon marché et aussi pratiques, que les conseils très simples que le Bouddhisme offre à l'humanité. On pourrait alors, se demander: cela veut-il dire qu'une fois vous devenez bouddhiste, vous serez épargnés des tensions et de l'ennui engendrés par la vie moderne? Répondre à cette question est très difficile, car personne ne devient bouddhiste. Personne ne peut se faire adjuger le titre de bouddhiste, car le Bouddhisme n'est pas une de ces philosophies ou de ces manières de vivre ou religion. Du temps de Bouddha, l'on est venu à lui, on ('écoutait et si l'on était convaincu, l'on dirait: "Je me soumets à vous. Je me soumets à vos enseignements. Je me soumets au Sangha, c'est à dire la communauté des bonzes", les disciples qui observent cette manière de vivre. Même aujourd'hui, tout cela est encore valable. Cette intime conviction lui suffit pour devenir bouddhiste. Il n'a pas besoin d'aucune cérémonie, d'aucun rituel, d'aucune obligation légale. C'est ce que F.L WOODWORD, l'un des meilleurs traducteurs des paroles de Bouddha appelle "une auto-religion" ou "une religion de vous-même". Dans cette auto-religion, où l'on a pas besoin de s'adjuger le titre de bouddhiste, y a-t-il des préceptes ou lorsque l'on doit respecter pour être Bouddhiste? Doit-on observer cette manière de vivre que Bouddha enseigna? Ce qui est particulièrement significatif aujourd'hui, c'est qu'il existe des milliers de gens qui n'ont mis jamais le pied à la pagode, qui n'ont pas connu ce que c'est que le rituel bouddhiste, mais qui, pourtant, ont bien compris le message de Bouddha et qui ont mené une vie absolument juste, selon les prescriptions du Bouddhisme. En fait, on s'aperçoit qu'une très grande majorité de la population mondiale ont prêté le serment d'allégeance au Bouddha pour une raison ou pour une autre. Ce serait presque un miracle.

UNE MANIERE DE VIVRE
La manière de vivre, prêchée par Bouddha est très simple. Il y a 5 préceptes très simples à observer: ne pas tuer, ne pas voler, ne pas s'adonner outre mesure au plaisir sexuel, ne pas mentir, ne pas prendre de boisson alcoolisée. Mais la manière de vivre bouddhiste, la manière de vivre que Bouddha prescrivait ne doit pas s'arrêter là. Simplifiées pour être à la portée de tous, il y a: 3 choses (en termes Pâli) que chaque bouddhiste est censé respecter: DANA, SILA, et BHAVANA.

DANA voudrait dire libéralité, générosité, l'acte de donner. Il est remarquable que le Bouddhisme commence par DANA, comme le 1er acte vertueux auquel on doit se familiariser afin de se mettre dans le juste chemin, car le fait de donner est un acte de sacrifice. Etre capable de donner quelque chose, c'est préparer pleinement votre mental à se séparer de quelque chose que vous avez, de quelque chose que vous chérissez, de quelque chose à laquelle vous attachez. Ce faisant, vous rendez caduque l'une des plus grandes causes de tous les problèmes, qu'en Pâli, on appelle LOBHA ou désir ou cupidité. Il est intéressant de constater qu'en vivant de cette manière, nous arrivons progressivement à nous débarrasser de certains défauts humains, qui sont la source de tension et d'ennui, qui empoisonnent la vie à beaucoup d'entre nous aujourd'hui. La libéralité est ainsi le remède contre le désir, la cupidité, l'attachement.

Puis, SILA c'est l'adhésion à certains préceptes ou conduite éthique, morale. Bouddha était bien conscient qu'il ne pourrait y avoir de préceptes, ni de règlements pour tous, et de la même manière. Ainsi, il existe un certain nombre de règles pour le commun des mortels. Il y en a un peu plus, pour ceux qui embrassent la vie religieuse, et encore davantage, pour les vénérables Theras, qui choisissent de suivre un chemin très strict de discipline et de purification. Ainsi, SILA est une obligation graduelle à la mesure de chacun.

Avec SILA, ou conduite morale ou enseignement éthique par Bouddha, nous arrivons à cette prime doctrine: ce ne sont pas des commandements, ils ne sont pas prescrits par Bouddha dans sa capacité d'être surnaturel. Chacun des préceptes que nous observons comme bouddhiste, c'est selon notre libre volonté. Et la manière dont ces préceptes sont énoncés est fort instructive : "Je m'engage à ne pas tuer". "Je m'engage à ne pas voler" etc... car je suis maître de ma destinée et c'est en connaissance de cause, que je décide quel genre de vie, je dois mener. Bouddha comme guide, avait démontre certains défauts fondamentaux que chacun de nous essaierait d'éviter. La seconde cause de la plupart de nos maux, c'est notre animosité ou notre haine des autres. Le terme Pâli, pour haine, est: DOSA. SILA, est l'un des antidotes de cette seconde cause de tous nos défauts. Quand nous observons SILA, nous contrôlons ou plutôt nous éliminons la haine. Bouddha était un de ceux qui ont été pleinement conscients des nombreux effets de la haine. Il a vu des personnes se détruire, à cause de la haine. Ce qui l'a fait affirmer très catégoriquement, que la haine ne fait jamais cesser la haine, et que plus vous haïssez, pire, elle devient. Vous me haïssez, je vous hais: je vous hais davantage, et vous me haïssez plus encore, et la haine continue à s'accroître à un point tel que vous et moi, nous nous brûlions dans notre haine mutuelle, et aux yeux de Bouddha, le seul moyen de résoudre la haine est qu'un des partis doit s'arrêter. Car, si l'un des partis ou mieux si les deux partis n'essaient pas de conquérir la haine par l'amitié, cette séquence de haine ne cesserait jamais. C'est sur cette manière de résoudre le problème de la haine qu'est basée toute la doctrine de la vie vertueuse de Bouddha. Et c'est parce qu'une vie vertueuse attaque la seconde cause de nos défauts, notamment la haine, que nous avons dans le Bouddhisme, une très intéressante doctrine éternelle d'Amour, au sens large. L'Amour, pierre angulaire du Bouddhisme, n'a pas été considéré par Bouddha comme étant simplement un principe éthique. Il l'a analysé en détail. En réalité, Bouddha analysait le principe de l'Amour, dans ses 4 aspects et les appelait les 4 états de la vie sublime.

Le premier de ces états est : METTA ou MAITRI, généralement associé au Bouddhisme. Etymologiquement, METTA veut dire amitié et est défini par Bouddha, comme étant cet état d'âme qu'une mère éprouve envers son fils unique. METTA est le premier Brahma-vihara ou état de vie sublime.

Puis, vint KARUNA, la compassion. La compassion est plus facilement mise en branle. Vous voyez quelqu'un en danger, quelqu'un qui a besoin de votre aide, votre coeur s'émeut vis à vis de cette personne, et vous vous précipitez à le secourir. Cette volonté de se précipiter, au secours de quelqu'un, se sentant ému pour celui qui souffre, c'est un autre aspect de l'Amour.

Ensuite, se présente un troisième aspect de l'Amour qui est plus difficile à pratiquer et qui demande beaucoup d'amour et de souffrance, c'est: MUDITA qui nous incite à participer au bonheur des autres, et ceci supprime en nous toute trace de jalousie et d'envie afin que vous vous réjouissez du bonheur de l'autre personne, et même de votre ennemi.

Enfin, c'est le quatrième aspect de l'Amour et qui est totale équanimité, UPEKKHA. Vous n'avez plus d'amis, ni d'ennemis, plus de supérieurs, ni d'inférieurs. Vous ne faites plus aucune distinction entre une personne, et une autre et avec tous les êtres vivants, toutes les choses, toutes les situations, vous ne formez plus qu'une seule entité.

Par conséquent, une fois que vous êtes capable de vivre une vie où ces quatre caractéristiques gouvernent vos actions, il n'y plus de place, pour la haine, plus de place pour la rivalité, plus de place pour la compétition. Ainsi ce second principe de SILA prend soin de ces défauts, que vous pourriez avoir.

En dernier lieu, il reste la méditation BHAVANA, et c'est le principe le plus important. BHAVANA veut dire l'entraînement de l'esprit. Etymologiquement, il signifie développement, un plus grand développement de l'esprit. Bouddha était l'un des premiers à penser que, tout ici bas émane de l'esprit humain. D'après l'auteur de cette causerie, l'organisation qu'il représente, stipule dans le préambule de sa constitution: "Comme les guerres commencent dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que la défense de la paix doit être gagnée. "Et c'est dans cette idée que débute le DHAMMAPADA, le livre sacré du Bouddhisme, par excellence. Un esprit pur, un esprit bien développée, un esprit qui peut être contrôlé à volonté, un esprit qui ne doit pas s'arrêter à des considérations pouvant aboutir à des tensions ou à l'ennui, mais qui doit se tenir alerte, qui doit toujours continuer à se développer, qui doit découvrir, en lui-même, le secret de la vie, les problèmes de la vie et la réalité de la vie, c'est le plus grand trésor que l'homme ait pu se prévaloir.

Aujourd'hui, je ne suis pas étonné, pour ma part de constater, que dans la plupart des pays, à haute technologie, il y a une ardente ferveur pour toutes sortes de méditation. Il n'est pas important de savoir qui prêche quoi, ou quelle philosophie, ou quelle technique adoptée. Il est encourageant de voir que les gens commencent à réaliser qu'un instant de tranquille contemplation, qu'un moment de profonde réflexion, qu'un moment de fonctionnement de l'esprit bien dirigé, est essentiel pour le bonheur de l'humanité.

Il y a 2500 ans, Bouddha enseigna exactement la même chose. Et aujourd'hui, l'homme n'a besoin de rien d'autre que la paix de l'esprit. Il veut se débarrasser de ses tensions, de lutte contre l'ennui. Et j'en vois la réponse dans le Bouddhisme, notamment dans la voie au triple aspect: DANA, SILA et BHAVANA.

Regardez comment, Bouddha commença sa vie religieuse. On entend souvent dire que beaucoup de gens, en partant de rien, amassent des fortunes colossales, mais voici le cas d'un homme qui, délaissant tout, part à la recherche, si je puis m'exprimer ainsi, de la paix de l'esprit, la plus grande des richesses. En conséquence, il vit pour lui-même, et enseigna aux autres que la source de tout malheur ici-bas, c'est l'attachement.

Ainsi, si quelqu'un vient dire aujourd'hui: "Je vais vous conduire au "NIBBANA", à la minute même." Je pense que la plupart d'entre nous auront toutes sortes d'excuses à donner. Quelqu'un dira "Ne puis-je attendre que ma fille soit mariée" Un autre pourrait dire "Ne puis-je attendre que la Conférence générale sur le Bouddhisme soit terminée?" Ne puis-je attendre ma mission à Bangkok soit achevée?" Nous avons nos propres moments préférés, quand nous en arrivons à la décision finale.

Quelle que puisse être notre décision, il arrivera un moment où aucune excuse, ne sera plus valable. Il est indéniable que la vie moderne nous apporte l'insécurité et la compétition de son cortège de tensions et d'ennuis. Et le Bouddhisme nous offre quelques méthodes très simples et très efficaces pour lutter contre tout cela. Et alors, j'ai la conviction que le Bouddhisme a un rôle à jouer dans notre vie, et que nous, natifs des pays bouddhistes, nous avons un rôle important à jouer.

Il est de notre devoir, de partager notre connaissance, notre expérience, notre façon de penser avec le plus grand nombre de gens possibles, de telle façon, que finalement, nous tous, nous sentons que le message de BOUDDHA qui est fait pour l'humanité, continue à atteindre l'humanité jusque dans le moindre recoin de l'univers.

02:10 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Dzieki za ciekawe informacje

Écrit par : Loudgereaxare | 09/12/2011

Je vous complimente pour votre recherche. c'est un vrai boulot d'écriture. Poursuivez

Écrit par : serrurier paris 5 | 22/07/2014

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