20/09/2007

Différence BOUDDHISME PSYCHOTHERAPIE


Je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais personnellement, je trouve
qu'effectivement si la psychanalyse, les psychothérapies, etc. etc. etc.
visent à un épanouissement personnel, la différence qui réside entre ces
deux pratiques est, justement la pratique, la mise en pratique devrais-je
plutôt dire, l'action.

 En effet, si la psychanalyse consiste essentiellement
en paroles pour mieux se connaître et éventuellement changer en mieux,

 le Bouddhisme propose quant à lui, en plus de la théorie, de la pratique en
temps que telle, c'est-à-dire nous faire découvrir par nous-même notre
esprit, l'observer, si je puis dire, de nos propres yeux.

02:20 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PSYCHOTHERAPIE ET BOUDDHISME PSYCHANALYSE ET BOUDDHISME mécanisme neurobiologique de la méditation


: boudhisme et psychanalyse


"merita.recrue" <merita.recrue@ yahoo.fr> a écrit : 

(;;;) Je ne pense pas que le Bouddhisme soit une
thérapie.
Pour ceux que ça intéresse, voici des extraits trouvés sur internet,
(......)

Sur le Bouddhisme et la psychanalyse :


www.bouddhismeunive rsite.org/ universite/ publications/ conferences/ Schne
tzler.html
si j'ai mal fait le lien taper Bouddhisme et Psychanalyse donnée, le
28/02/96, par Jean-Pierre Schnetzler

Interview : Joyce McDougall
J'ai eu le très grand privilège d'être invitée par le Dalaï Lama qui
m'ayant demandé le but
des gens qui vont en psychanalyse, "de découvrir sa propre vérité" a
convenu que ce but était
exactement le même que celui de la méditation. Il m'a aussi démontré
que ses vues étaient dans l'âme, celles d'un "psychosomaticien"
puisque dès que quelque chose ne va pas dans le corps, ils se
demandent ce qui ne va pas dans son esprit, et cela depuis des
siècles...

http://zenbelgique. skyrock.com/ 3.html
comme je ne sais pas si le lien fonctionne, voici des extraits du
texte :

Du 8 au 10 novembre 2005, plusieurs scientifiques de renommée
internationale rencontraient le dalaï-lama et d'autres personnalités
du monde spirituel pour débattre des bases scientifiques et des
applications cliniques de la méditation.

..De l'avis des nombreux spécialistes présents à Washington, la
compréhension des mécanismes neurologiques de la méditation permettra
d'inclure ses principes dans nos attitudes préventives et dans nos
stratégies curatives. « Nous avons tous emprunté des chemins
différents pour arriver jusqu'ici, constatait Ralph Snyderman,
professeur de médecine et ancien président de la Duke University.

Cependant, nous souhaitons tous trouver des moyens pour diminuer la
souffrance. Et nous savons tous que la technologie n'y suffira pas. »
Loin de renier les acquis de la médecine scientifique, il paraît donc
opportun de lui adjoindre des méthodes issues de l'expérience
séculaire de notre humanité.

 « Si il est prouvé qu'une retraite
méditative peut aider à guérir une dépression, il n'en reste pas
moins vrai que, parfois, un médicament anti-dépresseur est nécessaire
pour permettre au patient de sortir du gouffre et envisager la
possibilité d'entreprendre un programme de méditation », faisait
remarquer Jan Chozen Bays, dont la double culture, scientifique et
spirituelle, lui permet de jeter la passerelle indispensable à cette
approche médicale « intégrée ».


« Face aux problèmes d'attention et d'agressivité que nous
rencontrons dans nos écoles, il faudrait peut-être y introduire
l'enseignement de la méditation dès les petites classes », me disait
un fonctionnaire de l'U.S. Department of Education, assis à mes côtés
tout au long de ses journées.

C'est sans doute ce qu'espère Richard
Davidson lorsqu'il déclare qu'« un jour, en plus de leur programme
d'''éducation physique'', nos enfants bénéficieront peut-être d'une
initiation à l'''éducation mentale et spirituelle' '. Qui sait ?

En tout cas, il paraît important de préciser que la spiritualité
n'est envisagée ici que dans sa conception la plus pure, débarrassée
de ses préjugés religieux.
« Il ne s'agit pas d'une affaire de foi et
de croyance, précisait le dalaï-lama.

Mais plutôt d'une préoccupation
éthique et morale. Il est de notre responsabilité d'être humain
d'utiliser notre intelligence pour comprendre la nature et le
fonctionnement de notre esprit. »
Cette précision rassurera peut-être
les scientifiques suspicieux qui insistent pour que la science reste
indépendante de toute forme d'influence religieuse.

Car le débat est
passionné. Pour preuve, la pétition signée par des médecins et des
chercheurs pour protester contre l'invitation faite au dalaï-lama par
la Society for Neuroscience afin qu'il prononce le discours inaugural
du Congrès qui se tenait à Washington, quelques jours après les
rencontres du Mind and Life Institute.

« Si la science prouve que
certaines croyances du bouddhisme sont fausses, alors le bouddhisme
les changera », confiait le dalaï-lama à la docte assemblée. Force
est de constater que, à ce jour, les conclusions issues de
l'expérience millénaire du bouddhisme rejoignent celles qui découlent
de la méthode scientifique.

Et, les deux approches nourrissant le
même désir d'aider l'évolution de l'humanité, il paraît logique de
les voir unir leurs efforts.

Isaac Newton n'a-t-il pas écrit « les
hommes construisent trop de murs, pas assez de ponts » ?


>
> merita plav a écrit :
> > J'ai écrit que je ne pensais pas au développement, car dans mon
message j'ai écrit « épanouissement personnel », pour moi cela
voulait dire qu'une personne essaye de sortir d'une situation de
souffrance,
par exemple d'une situation qui l'empêche de mener une
vie sociale ou de communiquer avec ses proches.
> >
> Indéniablement "sortir d'une situation de souffrance" évoque le
> bouddhisme, puisque la visée principale de celui-ci est la
cessation de  dukkha ; cependant cette identité apparente de but ne doit pas à
mon avis amener à un rapprochement artificiel.

S'il est vrai qu'il peut
> exister des "passerelles" entre psychothérapie et bouddhisme, il ne
faut surtout pas prendre le bouddhisme pour une psychothérapie.
> > Est-ce que le terme « individus » peut remplacer les «
personnes », sinon quel terme est approprié.
> Oups ! Je préfère encore personne que individu, parce
que "personne" a  également la signification de "nobody", alors qu'individu pose
encore  plus la notion de singularité ; selon la définition
aristotélicienne,  individu se rapporte à ce qui "est" vraiment, séparément de toute
autre  chose, alors que le bouddhisme nous dit que rien n'existe de façon
non  interdépendante.

 QUESTION DE LANGAGES ET LANGUES


> Nous sommes souvent dans notre façon de penser terriblement
tributaires de la langue, et le français a beaucoup tendance à réifier les
choses. Individu, personne, ont des définitions qui se rapporte à "l'être",
par  opposition au changement. L'espagnol a deux mots pour traduite
notre  verbe "être", ser et estar, l'un ayant rapport à ce qui nous
caractérise  durablement (je suis un homme, je suis français), l'autre à ce qui
est ponctuel (je suis en retard, je suis dans ma cuisine) ; c'est un
> avantage par rapport au français, mais je ne connais pas de langue
(mais  je ne suis pas spécialiste en la matière !) qui rende compte de
l'aspect "mouvant" de toute chose. Si je devais me "définir", plutôt que le
mot  "êre", j'utiliserais le mot "devenant".
>
>

02:03 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2007

ABIDHAMMA SELON www.centrebouddhique.net

Abhidhamma

 

Origine de l’enseignement

Dans les écritures, on lit que dans la 4ème semaine après son éveil, le Bouddha était toujours dans les environs de l'arbre de bodhi et il était assis dans une "maison de joyaux" tournée vers le nord-ouest. Cette "maison de joyaux" n'était pas vraiment faite de pierres précieuses, mais était l'endroit où il contempla les sept livres de l'abhidhamma pitaka. Il contempla leur contenu tour à tour en commençant par le livre qui s'appelle dhammasanghani mais pendant ce temps-là son corps ne rayonnait pas. Cependant, lorsqu'il arriva au 7ème livre, le patthâna, et qu'il commença à contempler les vingt-quatre conditions universelles, l'enseignement était à la hauteur de son intelligence et de son omniscience. Comme le grand poisson Timiratipingala n'a assez de place pour nager seulement dans les quatre grands océans de la même façon l'omniscience du Bouddha n'a vraiment trouvé de place pour se développer que dans l'enseignement du patthâna. Pendant qu'il contemplait cet enseignement très profond, le corps du Bouddha émit des rayons de six couleurs différentes : indigo, doré, rouge, blanc, marron et éblouissant. Dans le Théravada on pense que c'est le Bouddha lui-même qui a enseigné les sept livres de l'abhidhamma mais dans d'autres écoles du Bouddhisme on pense que c'est l'oeuvre de ses élèves. Les commentaires du pali disent que le Bouddha a plutôt enseigné l'abhidhamma à des dieux de la sphère de Tavatimsa et non pas dans le monde humain à des disciples humains. Selon cette tradition, juste avant sa 7ème retraite annuelle, il fit une ascension au paradis de Tavatimsa et s'assit sur une pierre au pied d'un arbre pendant trois mois pendant lesquels il enseigna aux dieux qui s'étaient assemblés des 10.000 systèmes solaires. La personne principale à qui il s'adressait c'était celui qui avait pris renaissances en tant que deva mais qui avait été sa mère auparavant. La raison pour laquelle le Bouddha a enseigné l'abhidhamma dans le monde des devas plus tôt que dans le monde humain est qu'il voulait donner un enseignement complet et pour ce faire il fallait enseigner du début à la fin en une seule fois. Mais comme l'exposition complète de l'abhidhamma prend trois mois, seuls les devas et les brahmas étaient capables de l'écouter sans interruption, car seuls sont capables de maintenir une posture pendant une période de temps aussi longue. Cependant, tous les jours, pour maintenir son corps en bonne santé, le Bouddha descendait dans le monde humain pour aller quêter sa nourriture dans la région d'Uttarakuru. Après cela, il allait près du lac Anottatta pour manger son déjeuner. Le vénérable Sariputta rencontrait le Bouddha à cet endroit et celui-ci lui enseignait un résumé de ce qu'il avait prêché ce jour là dans le monde des devas. Le vénérable Sariputta à son tour transmit cet enseignement à 500 de ses élèves et c'est ainsi que les textes de l'abhidhamma pitaka furent établis.

Les sept livres

Dans l'enseignement de l'abhidhamma, il y a sept livres dont le premier s'appelle dhammasanghani. C'est une énumération des réalités ultimes. Le deuxième livre s'appelle vibhanga, le livre de l'analyse et contient une analyse détaillée des aggrégats, des sphères des sens, des éléments, des vérité etc.. Le troisième livre, le dhâtukatha, est à propos des éléments. Il contient des discussions sur tous les phénomènes naturels décrits dans le livre précédent. Le 4ème livre, puggala paññatti, traite des concepts des individus, c'est-à-dire qu'il décrit les différents caractères des personnes et les différents comportements. Le 5ème livre, le kathavatthu, contient des controverses et est une polémique qu'on attribue à un élève du Bouddha. Il s'agit d'une discussion à propos des opinions hétérodoxes des différentes écoles Bouddhistes. Le 6ème livre, le yamaka, définit précisément l'usage des termes techniques et est formulé sous forme de questions. Le 7ème livre, le patthâna, le livre des relations conditionnées, est probablement le plus volumineux de l'abhidhamma pitaka car il comprend 2500 pages. Ce livre décrit les relations qu'entretiennent entre elles toutes les unités décrites dans les livres précédents. Il est hautement abstrait et difficilement compréhensible pour un homme du commun. Néanmoins on peut dire qu'il est un monument de la pensée humaine, étonnant dans son amplitude de compréhension, sa consistance rigoureuse et son attention du détail.

Le Tipitaka

L'enseignement de l'abhidhamma fait partie des écritures Bouddhiques qu'on appelle le Tipitaka. Ce mot signifie : les trois corbeilles. Il désigne l'ensemble des écritures qu'on appelle aussi le canon Bouddhique. Ce canon a été rédigé lors des trois grands conciles qui se sont tenus en Inde après la mort du Bouddha. Le premier concile à Rajagaha s'était réuni trois mois après la mort du Bouddha. Il était composé de 500 moines, tous illuminés. Le 2ème concile s'est tenu à Vesali, une centaine d'années plus tard. Le 3ème était à Pataliputta deux cent ans plus tard. Les écritures rédigées lors de ces conciles étaient préservés dans un langage de l'Inde qu'on appelle aujourd'hui le pâli. La première partie du canon s'appelle vinaya pitaka et contient les règles de conduite pour les moines et les nonnes. Celui-ci contient 21.000 unités d'enseignement. La deuxième partie s'appelle sutta pitaka et réunit tous les discours du Bouddha qu'il a tenu à des occasions diverses pendant ses quarante-cinq années d'enseignement. Ce genre d'enseignement était adapté au caractère de l'interlocuteur et à la situation individuelle. Il n'aborde pas tous les sujets de façon complète et il contient 21.000 unités d'enseignement. La troisième partie des écritures s'appelle abhidhamma pitaka, c'est-à-dire la doctrine supérieure ou spéciale. L’abhiddhamma contient 42.000 unités d'enseignement et est présenté de manière abstraite et systématique.

Les particularités de l'abhidhamma

Dans l'abhidhamma il existe ce qu'on appelle une mâtika c'est-à-dire une liste des catégories qui sont ensuite développés dans les livres suivants en 122 modes de classification par couplets ou par groupes de 3. Une autre caractéristique de l'abhidhamma est qu'on y définit les termes techniques employés dans l'enseignement en produisant une longue liste de synonymes de ce terme. Par exemple le facteur du désir est décrit comme la tache du désir sensuel, la tache de l'attachement à l'existence, le nœud de la convoitise, l'attachement au plaisir sensuel, et l'obstacle du désir sensuel etc..

Dans l’abhidhamma, la conscience est analysé en unités et tous les instants de l'esprits sont décrits. Dans le dernier livre, il y a une description des relations conditionnée qu'ont tous les phénomènes entre eux. C'est-à-dire que d'abord les unités sont analysées, disséquées et ensuite on montre leurs relations les unes entre les autres.

L’abhidhammattha sangaha

Les textes de l’abhidhamma sont très volumineux et complexes et donc difficile à étudier. C'est pourquoi, à une certaine étape de l'évolution de la pensée Bouddhiste, il y a eu un besoin de rédiger des résumés de ces sept livres pour pouvoir donner une idée générale des thèmes qui y sont abordés aux étudiants. Pour répondre à ce besoin, différents auteurs ont rédigé des manuels sur l’abhidhamma dès le 5eme siècle et jusqu'au 12eme. Il y en a neuf principaux

Abhidhammattha Sangaha, de Acariya Anuruddha;

Namarupa-pariccheda, du même auteur;

Paramattha-vinicchaya, du même auteur;

Abhidhammavatara, de Acariya Buddhadatta (un contemporain de Buddhaghosa);

Ruparupa-vibhaga, du même auteur; Sacca-sankhepa, de Bhadanta Dhammapala;

Moha-vicchedani, de Bhadanta Kassapa;

Khema-pakarana, de Bhadanta Khema; Namacara-dipaka, de Bhadanta Saddhamma Jotipala (Birmanie).

Parmi ceux-ci, l'oeuvre dominante depuis le XIIe siècle jusqu'à nos jours pour les études de l’abhidhamma est le premier livre intitulé "abhidhammattha sangaha ". Le titre signifie " le résumé des choses contenues dans l'abhidhamma ". C'est un livre populaire, peut-être parce qu'il est en même temps succinct et complet. En 160 pages environ tous les termes essentiels de l'abhidhamma sont résumés avec soin. Cependant, si on le lit seul, on peut à peine le comprendre et il est nécessaire de l'étudier avec un enseignant qualifié ou de consulter un guide qui explique les termes. C'est pourquoi, dans les études d’abhidhamma, l'abhidhammattha sangaha est toujours abordé en premier. Dans les monastères Bouddhistes, surtout en Birmanie, les novices et les jeunes moines doivent apprendre ce livre par cœur avant d'avoir le droit d'étudier les livres canoniques de l'abhidhamma pitaka et ses commentaires. Dans l'introduction de l'abhidhammattha sangaha, l'auteur Acariya Anuruddha dit qu'il a écrit ce manuel dans le monastère de Mulasoma au Sri-Lanka. Il contient neuf chapitres : citta, cetasika, pakinnakâ, vîthi, vîthimutta, rûpa, samuccayâ, patthâna et kammatthâna.

Les neuf chapitres

L’auteur commence par énumérer les réalités ultimes : la conscience, les facteurs mentaux, la matière et le nibbana. Le premier chapitre traite des instants de conscience et les classe en 89 ou 121 catégories. Le deuxième chapitre énumère les cinquante-deux facteurs mentaux qui sont divisés en quatre classes : les universels, les occasionnels, les malsains et les sains. Ensuite, la combinaison entre les facteurs mentaux et les instants de conscience est analysée. Le troisième chapitre classe les types de conscience en six catégories : les racines, le ressenti, la fonction, les portes, les objets et les bases. Les deux chapitres suivants décrivent les dynamiques des instants de conscience. Le 4ème chapitre décrit les processus de pensée et le 5ème décrit l'activité de l'esprit en dehors des processus de pensée et inclut la cosmologie Bouddhiste traditionnelle. Le 6ème chapitre est consacré à la matière. D'abord les différents types de matière sont énumérées puis ils sont classés selon leur origine et leur manifestation dans les différents mondes. Ce chapitre se termine par un exposé succinct sur le nibbâna. Dans le 7ème chapitre, l'auteur énumère une variété de catégories comme par exemple le résumé des souillures mentales, le résumé des facteurs de l'éveil etc.. Dans le chapitre 8, il y a une introduction à l'interdépendance de tous les phénomènes physiques et mentaux et une présentation de la chaîne de la production conditionnée. Le 9ème et dernier chapitre de l'abhidhammattha sangaha traite de la pratique Bouddhiste. Il décrit toutes les méthodes de méditation, aussi bien pour la concentration que pour la claire vision profonde. Il y a aussi une description des êtres illuminés et des différents stades de l'éveil.

Traduit de : A Comprehensive Manual of Abhidhamma The AbhidhammatthaSangaha de Acariya Anuruddha (Introduction) par Bhikkhu Bodhi, Editeur Général

 

1. paramattha et paññatti

La fois précédente, nous avons vu le plan de l’abhidhamattha sangaha avec ses neuf chapitres.

Cette fois ci nous commençons à analyser l’esprit en détail, mais auparavant il est nécessaire de le situer. L’esprit au sens Bouddhique fait partie de la « réalité ultime ». Dans le Bouddhisme, il y a deux réalités : paramattha (réalité ultime) et paññatti (réalité conventionnelle). Du point de vue de la réalité conventionnelle on voit la forme des choses. Si on dit par exemple : aujourd'hui je suis venu en voiture ou bien je suis venu en métro, c’est vrai selon la réalité conventionnelle. Ce n'est pas un mensonge. La réalité conventionnelle est celle des termes quotidiens comme: les animaux existent, les êtres humains existent, le moi existe. Quand les gens disent: « Il y a un moi qui est le même depuis l'enfance » c'est vrai, car c'est la manière conventionnelle de parler. Selon la réalité conventionnelle, il existe des personnes, des êtres qui se réincarnent.

La réalité ultime, elle, contemple toutes choses selon ses composants. Le Bouddha donne l’exemple suivant : quand nous allons chez le boucher et que nous voyons des morceaux de bœuf, nous ne voyons que de la viande et pas le bœuf. Quand le bœuf est vivant et entier, tous les morceaux assemblés donnent une certaine forme que nous appelons bœuf. Seulement une fois qu’il a été abattu et décomposé en morceaux, ce n’est plus un bœuf, mais de la viande. C’est pourquoi on dit alors que le bœuf n’existe pas. Dans le même sens, une voiture est composée de boulons de fer, de caoutchouc, en somme de matière. Une personne est composée de matière et d'esprit. L’endroit où vous êtes est composé de ciment, de bois, de verre - en somme de matière. C’est pourquoi on dit que la voiture mentionnée plus haut n'existe pas, la personne qui est venue n'existe pas, cet endroit n'existe pas. Le moi n’existe pas, l’âme n’existe pas, les hommes n’existent pas, les êtres célestes n’existent pas, il n’y a pas de personnes, d’êtres qui se réincarnent.

Dans un sens ultime, il n'y a que de la matière et de l'esprit. Ils sont au-delà de tout jugement de bien et de mal. Une personne par exemple, peut être décomposée en plusieurs "sous catégories" comme le corps>les membres>la chair>les os>l’eau>les particules solides>les cellules>les molécules>les atomes>les parties des atomes. Mais il arrive un point où on ne peut plus disséquer ou analyser et ces unités là sont appelées les réalités ultimes. Si nous voulons savoir ce dont le monde est vraiment composé, il faut étudier ces unités discrètes comme on dit en mathématique.

Tout comme on peut extraire de l'huile en pressant des graines de sésame ou des arachides, on peut extraire les paramattha (réalité ultime) de paññatti (réalité conventionnelle) par la sagesse et la compréhension. La réalité conventionnelle disparaît lorsqu'on analyse avec la sagesse, mais la réalité ultime ne disparaît pas lors de cette analyse. Au contraire, nous pouvons y pénétrer de plus en plus profondément et elle reste toujours vraie, elle ne cesse pas d'exister. Paramattha c'est ce qui existe certainement, sûrement, qui est profond, qui a de la force.

Les paramattha ne changent pas. Par exemple, l'élément de terre à la caractéristique de la solidité et personne ne pourra changer ce fait. L'esprit a la caractéristique de connaître l'objet et personne, ni rien au monde pourra changer ce fait. Le désir est juste le désir. Que ce soit le désir chez un animal ou le désir chez un homme c'est toujours le désir. Que ce soit le désir d'un occidental où le désir d'un asiatique, c'est toujours le désir. Il ne change pas, que ce soit le désir d'un homme de notre temps ou le désir d'un homme de la préhistoire, c'est toujours le désir. C'est pourquoi ces phénomènes qui restent toujours stables sont appelés des phénomènes nobles qu'ils soient bon ou mauvais. Le mot paramattha se divise en parama qui veut dire noble et attha qui veut dire :signification

La réalité conventionnelle est aussi importante, car c'est elle qui conduit à toutes les actions qui sont faites et à toute la richesse qui est gagnée dans le monde. Ce sont elles qui nous poussent à pratiquer les parami et les facteurs de l'éveil. C'est la réalité conventionnelle qui nous amène à croire que les mauvaises actions mènent en enfer et qu'en enfer nous allons souffrir. Néanmoins cette réalité conventionnelle est dangereuse, car elle est dénuée de toute sagesse et c'est pourquoi elle nous maintient dans l'obscurité, nous maintient dans la fausse vue qui nous maintiennent dans le samsara. Elle nous fait croire à tort que le monde est beau, parfait, stable, rempli de bonheur et soumis à notre volonté ou notre contrôle. Dans la méditation vipassana, nous essayons d’être conscient à chaque instant des paramattha et ceci développe la sagesse qui nous permet de voir qu’en fait, le monde est imparfait, instable, rempli de frustrations et est en dehors de notre contrôle

Donc si nous voulons connaître le monde et parvenir à découvrir ce qui est vrai et profond nous devons dans un premier temps étudier l’aspect théorique de la réalité ultime qui se compose des quatre paramattha.

Ces quatre sont : citta, cetasika, ruupa et nibbâna.

 

 

4 paramattha – réalités ultimes
citta – unités de conscience
cetasika – concomitants mentaux
ruupa – matière
nibbaana – fin de la souffrance
89 cittaa = 89 unités de conscience
kaamavacara citta 54

 

54 unités de conscience

 

du monde sensuel
ruupavacara citta 15

 

15 unités de conscience du monde à matière fine
aruupavacara citta 12

 

12 unités de conscience du monde immatériel
lokuttara citta 8

 

8 unités de conscience supramondaines
akusala

 

citta 12

 

12 unités de conscience malsaines
ahetuka citta 18

 

18 unités de conscience sans racines
kaamavacara

 

sobhanaa citta 24

 

24 unités de conscience nobles
ruupa jhaana 15

 

15 unités de conscience d’absorption
aruupa jhaana 12

 

12 unités de conscience d’absorption immatérielle
maggaa citta 4,

 

phalaa citta4

 

4 unités de conscience de la voie, 4 unités de conscience du fruit

 

 

2. citta, cetasika, ruupa, nibbaana

citta

Maintenant la question est : qu’est ce que l’esprit ? De quoi est il fait ? De quoi sont faites nos pensées ? Quelle est l’essence de notre esprit ?

Dans le Bouddhisme, l’esprit n’est pas un bloc, une chose mais un processus, une succession d’instants. Chacun de ces instants s’appelle citta, unité de conscience. Elles ont les caractéristiques suivantes :

- citta  est conscient de l'objet sans jugement de valeur, sans perception, sans réflexion .

- citta  pense

- citta  précède, guide, tire les facteurs mentaux et la matière

- citta  se perpétue sans interruption

- citta  est généré par l'esprit et la matière d'une vie précédente

cetasika

citta c’est l’esprit pur comme de l’eau limpide contenue dans un verre. Viennent s’ajouter à cela ce qu’on appelle les cetasika ou facteurs mentaux. Ceux-ci sont comme des couleurs que l’on ajoute dans ce verre d’eau et qui lui donnent une qualité. Les cetasika – (facteurs mentaux ou concomitants mentaux) ont les caractéristiques suivantes :

- les cetasika s'appuient sur citta, ils ne peuvent exister sans citta.

- les cetasika diversifient le citta.

- les cetasika sont toujours associés aux autres citta. Il n'y a aucune citta qui existe sans cetasika. Cela veut

dire qu'il n'existe pas la conscience absolue la conscience pure etc. La conscience est toujours mélangée avec

des facteurs mentaux.

- des exemples de cetasika sont : désir, aversion, ignorance, jalousie, amour, compassion, sagesse.

ruupa

La troisième réalité ultime est la matière. Dans le Bouddhisme on la décrit comme suit :

- ce qui change au contact de conditions adverses comme la chaleur ou le froid et ce qui est influencé par les conditions adverses est ruupa.

Les quatre éléments se divisent en deux extrêmes sur une échelle. Par exemple :

La terre est le principe de la solidité, mais aussi de la mollesse.

L'eau est le principe de la fluidité, mais aussi de la viscosité.

Le feu est le principe de la chaleur, mais aussi du froid.

Le vent est le principe de la vibration plus ou moins intense.

nibbaana

On dit que l’esprit, les facteurs mentaux et la matière sont composés (sankhata). Ils sont fabriqués par quatre facteurs qui sont le kamma ou l’action, l’esprit (citta), le climat et l’environnement (utu) et la nourriture(aahaaraa).

Par contre, le nibbaana n’est pas composé (asankhata). C’est pourquoi il est appelé ‘’non devenu’’, ‘’non-fabriqué’’.

- le mot se décompose en : ni = sans et vaana = attachement. Le nibbana est atteint quand on a réussi à se

détacher de tous les objets du monde sensuel et donc c'est la fin de l'attachement.

- c'est la fin de toute souffrance

- c'est un état de paix

- le nibbana est la fin des renaissances

- le nibbaana est propre au bouddhisme. Il a été redécouvert par le Bouddha et on n’en parle pas dans d’autres

religions, bien qu’il s’agisse d’une entité réelle. Le nibbana n’est pas simplement le vide ou la vacuité

13:36 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

KORNFELD A STILL FOREST POOL Meditation de AJAHN CHAH

 

Chers amis.
"A still forest pool -The insight meditation of Ajahn Chah",
compiled and edited by Jack Kornfield and Paul Breiter
Voici un tres bon livre.
Je fais un petit résumé.
Est-ce qu'on doit connaitre la philosophie bouddhiste?
On apprend le bouddhisme par le coeur pour voir son intérieur.
Si on ne l'apprend pas comme une philosophie sans la pratique, C'est comme on élève les poules, au lieu de prendre des oeufs, on ramasse des excréments.
Abhidhamma est la philosophie bouddhiste pour pouvoir voir plus précisemment notre intérieur.
Chinh

http://www.centrebouddhique.net/contenu/sambodhi/Abhidhamma.htm

13:32 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LANGUAGE sens EPANOUISSEMENT PERSONNEL et BDHI

merita.recrue a écrit :
> ... Je ne pensais pas au développement personnel, ...
> ...
> Par contre pour les techniques de développement personnel je ne vois
> pas de lien, mais tout ce qui aide la personne à avancer est positif,
> ...
>
Il est très instructif de comparer le sens des mots tels qu'ils sont
définis dans un dictionnaire philosophique et dans un dictionnaire
général tel que le Robert par exemple. La multiplicité des sens
constatée m'incite à toujours m'interroger sur la pertinence du mot
employé, et sur ce qu'a voulu dire le locuteur.
Je voulais ici seulement attirer l'attention sur certains termes. Le mot
"épanouissement", employé dans le premier message, peut évoquer aussi
bien une "détente" avec un caractère "joyeux", qu'un "développement
libre et complet des potentialités". Quand à la "personne", n'oublions
pas l'origine étymologique : "personna" désignait le masque de théatre
(donc une façon d'incarner ce que l'on n'est pas).
La tendance actuelle du "développement personnel" telle que je la
perçois est plus d'aller vers une "détente joueuse" obtenue par une
jouissance des aspects samsariques, par un développement de nos
potentialités à profiter du samsara, et vers un "épaississement" du
masque derrière lequel nous nous cachons, que vers la "joie sereine"
décrite dans les sutta, et vers la prise de conscience du caractère
factice de la "personne". J'appellerais plutôt le "développement
personnel" tel je je le vois à travers les descriptifs de stages,
formations, séminaires ou autres (quelquefois même se recommandant d'un
lama, voire animés par un lama !), "développement du personnage". C'est
à ce titre que je m'interrogeais sur le sens exact dans lequel il
convenait de comprendre l'expression employée ("épanouissement des
personnes").
Quand à l'expression "tout ce qui aide la personne à avancer est
positif", elle me paraît bien vague ; avancer, oui mais vers quoi ?
Selon le système dans lequel est observé un mouvement, il pourra être
perçu comme positif, profitable (avancer), ou bien comme négatif, non
profitable ("régresser").

Excusez-moi d'être si tatillon avec le langage, mais il en va de la
compréhension des échanges !

Gilbert

13:17 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

DIMENSION CORPORELLE DOIT ËTRE PRIS EN COMPTE

Une bonne façon de vérifier que sa "personne" n'existe pas est d'arrêter de
s'alimenter……

Après cette courte expérience ( personne ne tient très longtemps) il est
force de constater voire d'envisager de viser à l'épanouissement de "toutes"
nos dimensions et/ou "manifestations", soient elles ou pas appelées à
exister au-delà d'un certain temps ;-)

Je perçois comme immature voire contre nature de faire s'opposer les
différentes dimensions de ce qui nous caractérise, quand bien même cela ne
nous caractériserait qu'un temps, si l'on est capable de ne pas s'identifier
à cette manifestions pourquoi ne pourrait-on pas en extraire toutes les
grâces?!

Le tout est de ne pas s'identifier à la chose et d'oublier l'essentiel, une
fois cette conscience suffisamment développée: la voie du milieu me paraît
plus juste.

13:13 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

BOUDDHISME PYCHOLO ET OBSERV DU MENTAL

 

Bien sûr qu'il y'a des différences entre la psychanalyse et le
bouddhisme. Je ne pensais pas au développement personnel, mon
explication est similaire à la réponse de Cristian mais ce que j'ai
compris du Bouddhisme c'est l'importance de la pratique de la
conscience éveillée, cad observer le fonctionnement de notre mental.
Or dans la psychanalyse, la parole est utilisée pour que la personne
entende les raisonnements qu'elle tient, et qui sont la cause de sa
souffrance, il s'agit de rompre avec les pensées négatives, je trouve
qu'il y'a des similitudes cela ne signifie pas que je limite le
Bouddhisme à la psychanalyse et inversement.

Par contre pour les techniques de développement personnel je ne vois
pas de lien, mais tout ce qui aide la personne à avancer est positif,
bon c'est sur qu'il y'a beaucoup d'arnaques et que souvent c'est
superficiel.

Cordialement,

--- Dans bouddha@yahoogroupes.fr, Gilbert Pépin <gilbert.pepin@...> a
écrit :
>
> merita.recrue a écrit :
> > ...
> > je m'interesse aussi à la psychanalyse et je trouve qu'il y'a de
> > nombreux points communs, les 2 pratiques visent à un
épanouissement des
> > personnes.
> Il faudrait expliciter un peu mieux ce que vous
appelez "épanouissement
> de la personne". Si c'est ce que la tendance actuelle appelle aussi
> "développement personnel", alors pour moi non, la "visée" du
bouddhisme
> n'est pas l'épanouissement de la personne. Ce que beaucoup
recherchent
> à travers le "développement personnel", c'est la confirmation de
> l'existance de quelque chose de fixe et de durable derrière le soi
> expérimental ; le bouddhisme au contraire montre qu'il n'y a rien
de
> tel. La visée du bouddhisme est la cessation de dukkha ; croire que
> dukkha cessera en renforçant sa "personne" est pour moi une erreur
> manifeste.
>
> Cordialement
>
> Gilbert

13:10 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/09/2007

ignorance cause principal de souffrance

Bonjour.

Personnellement, je considère que c'est l'ignorance l'élément principal,
mais il s'agit plus d'une convention que d'autre chose. Il n'y a pas de
Cause Primordiale à dukkha car il ne s'agit pas d'une chaîne linéaire de
cause à effet. Il vaudrait mieux ce la représenter sous forme d'un
cercle fermé sans début ou fin et sans sens de "lecture" particulier.
L'ignorance renforce le désir, comme tu le soulignes, mais le désir
renforce également l'ignorance. De plus, n'importe quel élément de la
démonstration pourrait aussi bien servir d'origine. Après tout, si les 6
sens n'existaient pas, il n'y aurait pas de désir non plus. Ou si la
conscience n'existait pas, le désir n'apparaitrait pas. Selon moi, si
l'igorance mérite d'être placée en première position, c'est parce que
c'est l'élément auquel on peut s'opposer le plus activement et le plus
efficacement et sur lequel se concentre la méditation bouddhiste.

Cristian a écrit :

> Bonjour à tous à nouveau,
>
> Je voudrais maintenant que vous m'aidiez à éclairer un autre point du
> Dharma. C'est au sujet de la deuxième Nobles Vérité, celle de
> l'origine de
> Dukkha. Il y a certaines personnes qui disent que le Bouddha a
> enseigné que
> la cause de la souffrance est le désir. D'ailleurs, si on lit le
> Dhammacakkappavattana-sutta, on peut lire en effet le Bouddha énoncer
> que la
> cause de Dukkha est le désir, la "soif avide", peut-on même lire dans
> certaines traductions. Mais il y a aussi des gens qui disent que le
> Bouddha
> a enseigné que la cause de Dukkha est fondamentalement l'ignorance, cette
> ignorance qui nous fait projeter et imputer aux objets des qualités
> qui ne
> leurs correspondent pas : l'ignorance que les choses sont permanentes
> alors
> que nous les croyons permanentes; l'ignorance que tout est
> interdépendant et
> conditionné alors que nous les croyons dépendant de toute choses;
> l'ignorance de ce qui est en réalité source de souffrance alors que
> nous le
> considérons comme source de plaisir.
>
> Ce sont deux interprétations de l'enseignement du bouddha que je
> rencontre
> très fréquemment et je voulais vous demander ce que vous, qui étiez
> dans le
> Dharma depuis beaucoup plus longtemps que moi en pensiez.
>
> Personnellement, je trouve que si on lit l'enseignement au pied de la
> lettre, effectivement oui, le Bouddha a dit dans le
> Dhammacakkappavattana-sutta que la cause de Dukkha est bien le désir.
> Mais
> en y réfléchissant d'avantage, je me dit que oui, la cause disons, que
> l'on
> peut voir en surface, comme on dit d'habitude la pointe de l'iceberg
> est le
> désir, mais ce désir est-il vraiment la cause primordiale, la véritable
> cause de Dukkha ? En effet je me dit que si on savais et qu'on intégrait
> cette connaissance que tout es impermanent, interdépendant et
> conditionné,
> alors on n'aurait pas tous ces désirs inutiles.
>
> Donc, je tourne en rond car je me dit "oui, le désir inutile cause
> Dukkha,
> mais c'est l'ignorance qui cause le désir".
>
> Alors est-ce que le Dhammacakkappavattana-sutta expose juste la pointe de
> l'iceberg, c'est-à-dire que oui, effectivement c'est le désir qui cause
> Dukkha, et qu'après c'est à nous d'approfondir les chose pour
> découvrir ce
> qui cause le désir ?
>
> Cristian
>

02:04 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La réalité de la pratiquedu bouddhisme au tibet

>
> ----- Message d'origine ----
> De : Albro <albrofrench@yahoo.fr>
> À : bouddha@yahoogroupes.fr
> Envoyé le : Mardi, 4 Septembre 2007, 8h01mn 14s
> Objet : [bouddha] Sept jours au Tibet
>
> Le mois dernier j'ai eu l'opportunité de me rendre à Lhassa où j'ai
> séjourné une semaine et consacré la majeure partie de mon temps à
> visiter temples et monastères. Force a ét de constater qu'il y a un
> énorme clivage entre l'image que nous avons du bouddhisme tibétain
> et sa réalité sur place. Peut-on même encore parler de Dharma? Je
> n'ai vu que pratiques superstitieuses, défilés de pellerins glissant
> des billets de banque dans des troncs devant des statues...
> Spiritualité tirelire. La méditation? Inexistante? Les moines
> passent leur temps a glandouiller, manger, compter leur argent (et
> ils en brassent beauoup)...J'en viens penser que l'exil de Sa
> Sainteté a été une chose salutaire pour l'avenir de cette religion
> qui , sur place souffre de la même usure du temps que nos vieiles
> religions occidentales. Et même, je me risque a dire que si cet
> exil, indépondamant de l'occupation chinoise, ne s'était pas
> produit, le bouddhisme tibétain ne serait à l'heure actuelle plus
> qu'une curiosité etnographique sans intéret.
> Les grands lamas et rimpochés sont désormais chez nous.

01:43 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |