30/03/2008

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A Celle qui est fragile
 




A Celle qui depuis des temps sans commencement jusqu'à des temps sans fin habite le centre de mon coeur
 


A Celle qui, à mes yeux incarne toutes les puissances de la Nature
 


A celle qui a toute mon admiration
 


A Celle vers qui va toute ma tendresse
 



A Celle qui danse dans le Ciel
 


A Celle qui est le Feu. A celle qui détruit les obstacles
 


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20:39 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Sophrologie SOURCE WIKI

Sophrologie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La sophrologie (des racines grecques "SOS" : harmonie, équilibre - "PHREN" : psyché (âme), esprit - "LOGIA" : traité [1], "étude de la conscience en harmonie") est une discipline visant à résoudre un certain nombre de désordres (psychiatriques, physiologiques, existentiels), ou à développer une personnalité plus harmonieuse, par la conscience de soi et le renfort des structures positives.

Elle est également utilisée pour le sevrage du tabac et la lutte contre les dépendances et pour renforcer la confiance et l'image de soi. Elle est habituellement classée dans le domaine de la médecine non-conventionnelle.

Sommaire

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Historique [modifier]

La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, médecin neuropsychiatre colombien d'origine basque espagnole né en novembre 1932 à Bogotá (Colombie), professeur à l'école de psychiatrie de médecine à Barcelone de 1968 à 1982.

Après avoir utilisé les thérapies habituelles en Espagne au début de son activité (comas insuliniques, électrochocs), il s'interroge sur la nécessité de modifier la conscience pour soigner la conscience pathologique chez les psychotiques.

Il fait ensuite l'hypothèse de l'existence possible d'un état de conscience harmonieux, ni pathologique, ni simplement « ordinaire », mais dit "sophronique", qu'il serait possible de conquérir par un entraînement phénoménologique existentiel. La découverte puis la conquête de cet hypothétique troisième état de conscience deviendra l'objectif de la sophrologie.

Il propose pour cela une approche psychocorporelle basée notamment sur une conscience accrue de soi-même (corps, esprit, rencontre de l'un et de l'autre, ouverture axiologique aux valeurs de l'Homme) et sur le renforcement des structures positives. La sophrologie est une école de la positivité et donne une place prépondérante au principe d'action positive (tout effet positif sur le mental a une répercussion positive sur le corps et inversement).

Caycedo a été guidé, entre autres, par les pensées occidentales (phénoménologie, hypnose) puis orientales (Yoga indien[2], Zen, Tummo) et, à partir de 1968, en a largement fait profiter sa méthode avec les « Relaxations Dynamiques » qui, d'abord au nombre de trois[3], sont aujourd'hui au nombre de douze, divisées en trois cycles : réductif, radical et existentiel[4].

La sophrologie dans ses 3 cycles, telle que définie par A. Caycédo est orientée par la psychiatrie phénoménologique-existentielle dont il a adapté les principes fondamentaux à une recherche méthodologique qui doivent permettre l'investigation de la conscience, orienté par les prémisses de la méthode proposée par Husserl. Cette approche vise à la découverte puis la conquête des structures de la vie humaine et à partir de celles-ci découvrir et conquérir les structures de l'existence humaine à travers ses valeurs.

La première étape de ses travaux a consistée en une adaptation progressive à différentes applications médicales, étant utilisée par des médecins de différentes spécialités, des infirmières, des kinésithérapeutes et autres professionnels des sciences de la santé.

La deuxième étape s'est orientée à maîtriser l'emploi de sa méthode par les professionnels des sciences humaines, spécialement pour les psychologues non cliniciens, pédagogues, professionnels des sciences sociales et sportives.

La troisième étape représente l'adaptation de la méthode dans le domaine de la prévention, du contrôle du stress et le développement personnel. Dans cette branche, la méthode s'utilise au niveau individuel ou au niveau des différents groupes dans les diverses couches de la société souffrant de la "maladie de masse" qui attaque les bases mêmes de notre civilisation[5].

A. Caycedo enseigne depuis 1988 en Principauté d'Andorre où, assisté du Dr. Nathalia Caycedo, sa fille, il enseigne les deux cycles supérieurs de sa méthode, dite aujourd'hui méthode ISOCAY, aux sophrologues destinés à devenir "caycédiens".

Trois principes fondamentaux [modifier]

  1. Amener le schéma corporel à plus de réalité vécue, pour habiter le corps en bonne santé et conquérir l'harmonie physique et psychique. Les stimulations corporelles de la relaxation dynamique permettent une liaison plus fine entre les sensations (proprioceptives et intéroceptives), la perception (avec la représentation du schéma corporel), et la motricité. Il ne s'agit pas tant de se représenter notre corps que de le sentir - ressentir, de le vivre tel qu'il est réellement.
  2. Renforcer l'action positive, afin de développer les éléments positifs du passé, du présent et de l'avenir et de mieux utiliser tous nos potentiels (de la potentialité à la capacité). Ce principe s'appuie sur le fait que toute action positive dirigée vers notre corps ou vers notre mental a une répercussion positive sur notre être tout entier. L'activation répétée du positif provoque un "effet boule de neige" sur toute la personne. En sophrologie, on ne travaille pas sur le négatif, même s'il est pris en compte et peut être entendu : activer le négatif risquerait d'engendrer une activation négative de la personne dans sa globalité.
  3. Développer la réalité objective, pour apprendre à voir les choses davantage comme elles sont, de développer plus de réalisme et donc d'efficacité dans l'action. Il est ainsi nécessaire pour le sophrologue de pratiquer lui-même la méthode proposée dans une optique de développement personnel et pour : percevoir l'état de sa propre conscience (émotion, tension...), respecter ses limites (notamment, ne pas faire de thérapie s'il n'est pas thérapeute par ailleurs) ; percevoir l'état de conscience des sujets qu'il accompagne pour adapter la méthode au plus juste ; avoir une attitude plus juste, vis-à-vis de lui-même et de son entourage.

Techniques et méthodes [modifier]

Les sophronisations spécifiques ont été, historiquement, les premières propositions faites en sophrologie (1960) et certaines sont issues de l'hypnose thérapeutique. Elles sont nombreuses, rapides à mettre en œuvre et permettent un travail ciblé sur un symptôme ou une demande. Elle vise surtout un résultat immédiat ou à court terme.

Ces techniques, pratiquées le plus souvent en posture assise et en séance individuelle, sont d'abord liées au présent (concentration sur un stimulus interne, par ex.), puis au futur (préparation positive à une épreuve) ou au passé (rappel d'un souvenir positif).

Les 12 degrés de la relaxation dynamique de Caycedo ("RDC") sont devenus l'essentiel de la sophrologie proposée par son fondateur ("sophrologie caycédienne") et vise un résultat à moyen et long terme. Apparues à partir de 1968 (avec une forme moins inductive et uniquement 3 "degrés"), elles sont souvent pratiquées en groupe et permettent une progression plus profonde vers un mieux être que les sophronisations spécifiques : l'approche y est plus globale, holistique. On y adopte la posture debout et la posture assise, postures proches de la réalité quotidienne. À partir du 3e degré, des marches méditatives y sont incluses, d'abord de manière synchronisée avec la respiration, puis, (4e degré, 9e à 12e degré) de manière libre en extérieur. Chaque RDC dure entre une demi-heure et une heure mais avec l'entraînement, on peut "compacter" la méthode, l'adapter, l'abréger. Pour cela, la part de la description écrite (personnelle) ou orale (partagée) des phénomènes éprouvés est essentielle et le sophrologue a pour tâche d'accueillir les "vivances" de ses patients ou élèves afin de leur indiquer le meilleur et plus court chemin pour ouvrir toujours plus l'éventail de leur conscience, optimiser leurs ressources énergétiques et développer leurs capacités.

Il est demandé aux patients ou élèves de pratiquer chez eux, de s'entraîner.

Une séance de sophrologie dure une heure. Elle commence par un court dialogue, enchaîne avec la pratique et se termine par un nouveau dialogue en lien direct avec la séance, pouvant inclure des explications complémentaires ou des conseils. La sophrologie se pratique dans une tenue souple de préférence.

Terminologie [modifier]

Le terme sophrologie ayant été repris par de nombreuses applications qui n'ont vraiment plus rien à voir avec le but recherché, il devenait impossible que des personnes qui veulent faire un travail sérieux puissent encore s'en servir. Protéger la méthode devint un souci de son créateur. La parade juridiquement valable choisie était de spécifier ce travail en y ajoutant son propre nom, d'où le terme "sophrologie caycédienne". Le reste de la méthode, actuellement réactualisée, a été protégé également pour en empêcher l'usage par toute personne non correctement formée aux techniques, ceci dans le but de protéger toute personne qui s'engage avec bonne foi dans ce cheminement.

La sophrologie caycédienne[6] dispose d'une méthodologie précise étayée par une épistémologie et une sémantique originale (néologismes), en partie basée sur des racines grecques.

Formation des sophrologues [modifier]

Il n’existe pas en France de diplôme d’état de sophrologie. La profession n'est pas règlementée et son exercice est libre, sous réserve d'avoir suivi une formation dans une école affiliée à la Fédération Caycedo ou dans une école indépendante affiliée au Syndicat des Sophrologues Professionnels.

Le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne ® est quant à lui soumis à la Fédération Alfonso Caycedo (titre déposé et protégé) et nécessite, après une à deux années d'études discontinues dans des centres agréés (pour un total d'environ 250 heures en centre), d'acquérir, en quatre sessions, étalées sur 2 ans, les degrés supérieurs (5 à 12) auprès de l'Université Mondiale de Sophrologie d'Andorre (environ 70 heures de cours et entraînement, dirigées par le fondateur de la sophrologie et sa fille, le Dr. Nathalia Caycedo). De nombreux centres agréés ou non, ainsi que la Fédération Mondiale de Sophrologie, n'imposent pas d'évaluation pratique (si ce n'est qu'ils demandent une description écrite en lien avec l'entraînement personnel) : le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne n'est pas en soi une garantie[réf. nécessaire]

Branche clinique (thérapeutique) : elle est réservée aux professionnels de la santé. La seule formation de sophrologue ne permet pas en effet de devenir thérapeute. Des diplômés universitaires : psychologues, médecins, kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmières, peuvent ainsi proposer des séances de sophrologie en complément d'autres accompagnements thérapeutiques.

Branche socio-prophylactique (non thérapeutique) : de plus en plus de sophrologues se consacrent au domaine pédagogique (prévention, enseignement, arts...), au domaine social (prévention, groupes d'entraînement...) ou au domaine sportif. Ce domaine concerne les professionnels des sciences sociales et humaines.

Branche de la prévention du stress et du développement personnel (non thérapeutique) : domaine ouvert à toutes les autres professionnels. Ce domaine concerne davantage le "grand public".

Bibliographie [modifier]

  • ABREZOL Raymond, vaincre par la sophrologie, tome I et II, Vivez Soleil, 1983 et 2004.
  • AUDOUIN Luc, La Sophrologie, Les Essentiels Milan, 2000.
  • AUDOUIN Luc, Bien dans son corps au quotidien, Editions d'Organisation, 2003.
  • CHENE Patrick-André, Initiation à la sophrologie caycédienne, Praxis, Ellebore.
  • CHENE Patrick-André, Sophrologie, Fondements et méthodologie, Ellebore Paris
  • DECLERCK Michèle, DELISLE Agathe, FOUCHÉ Benoit, ROUSSEAU Véronique, La sophrologie ou le pouvoir des images en psychothérapie, L'Harmattan, 2004.
  • ETEVENON Pierre, SANTERRE Bernard, État de conscience, sophrologie et yoga, Editions Tchou, collection Le corps à vivre, 2006. ISBN 9-782710-707431
  • SANTERRE Bernard, Mais... qu'est-ce que la sophrologie ? Editions ISR - La Sablière
 

Notes et références de l'article [modifier]

  1. Caycedo A., Dictionnaire abrégé de sophrologie, Emegé, 1972
  2. Caycedo A., India of Yogis, 1966, National Publishing House, New-Delhi (Inde).
  3. Caycedo A. Ibid, 1972 ; Abrezol R. et Hubert JP, Traité de sophrologie, tome 2, Le courrier du livre, 1985
  4. Chéné PA, Sophrologie, fondements et méthodologie, Ellébore,1994
  5. Revue officielle de la Fondation A. Caycédo N°51 4ème trimestre 2007
  6. Caycedo A., Code déontologique de la sophrologie caycedienne, mars 2007 (ICI en .pdf)

Liens externes [modifier]




SOPHROLOGIE

EN BELGIQUE
 

SOPHROLOGIE EN BELGIQUE

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LIENS

 

La Sophrologie : qu'est-ce que c'est ?

Etymologiquement et selon l'inventeur du mot, sophrologie, provient des mots grecs: sos ou HARMONIE, phren ou CONSCIENCE et logia ou ETUDE.

La sophrologie est donc, d'une part, une science qui étudie la Conscience humaine et, d'autre part, une méthodologie proposant des techniques pour son harmonisation.

La sophrologie a été créée en Espagne, en 1960, par un neuro-psychiatre colombien, étudiant en Espagne: Alfonso CAYCEDO. La SOPHROLOGIE DYNAMIQUE intègre à la sophrologie classique des notions d'énergétique de façon à la rendre plus performante et plus adaptée aux besoins d'harmonisation des individus que ce soit sur le plan prophylactique ou thérapeutique.

LA SOPHROLOGIE DYNAMIQUE peut donc être considérée comme étant, à la fois une science, une philosophie, une méthodologie et un art de vivre.

Elle propose une nouvelle conception de l'être humain, le considérant comme un tout indivisible.

Dans un état privilégié, entre veille et sommeil, grâce à la sophrologie la personne va pouvoir stimuler de manière autonome différentes capacités en elle peu exploitées: capacité de se détendre, de se concentrer, de gérer son stress et ses émotions, de mémoriser, de positiver, de projeter, de créer, de dépasser etc..., c'est-à-dire de développer sa qualité de vie dans tous ses aspects physiques et psychiques dans un but d' HARMONIE.

Les objectifs de la sophrologie sont: la RESPONSABILISATION de l'être humain, afin qu'il atteigne son AUTONOMIE et son AUTHENTICITE.

Quel que soit le but, cette technique est accessible à tous sans prérequis.

La Sophrologie : à quoi ça sert ?

Le stress et ses conséquences psycho-somatiques altère souvent notre qualité de vie: dépression, angoisses, manque de confiance, agressivité. Le stress augmente aussi nos dépendances à différentes compensations: médicaments, alcool, tabac etc...
Comment gérer le stress avec la sophrologie

L'entraînement à l'aide de la sophrologie, de préparation à l'accouchement, la maternité et à la parentalité responsable commence dès que possible, c'est-à-dire dès le début de la grossesse ou même avant celle-ci, de façon à s'harmoniser au maximum avant l'arrivée du bébé et à vivre une grossesse positive et confortable.
Comment se préparer à l'accouchement avec la sophrologie

L'échec scolaire est souvent du à des problèmes de concentration qui entraînent des difficultés de mémorisation, de confiance en soi et de peur de rater. Il s'ensuit de l'anxiété et une perte de moyens préjudiciables à l'apprentissage.
Comment surmonter l'échec scolaire avec la sophrologie

Le sport: les préparateurs sportifs savent bien qu'un entrainement physique, aussi bon soit-il, peut être anéanti en quelques secondes par un mental défaillant.
Certains sophrologues se sont spécialisés dans ce domaine: consulter
l'Association Européenne de Sophrologie.

Médicaux et paramédicaux: que vous soyez infirmier(e), kinésithérapeute, accoucheuse ou médecin, professeur ou simple personne vous êtes tous à votre manière confrontés à des personnes en train de vivre soit un événement physiologique (accouchement...) soit un traumatisme ou une maladie. Le point commun étant bien sûr le "chamboulement" au niveau du corps et du psychisme.
Consulter le programme de formations: horaires adaptés à vos contraintes professionnelles.

Les artistes: il est vital pour l'artiste, qu'il soit amateur ou professionnel, de s'exprimer avec justesse et authenticité. En intégrant la Sophrologie à sa vie, l'artiste développera ses potentialités d'expression par le biais de sa corporalité, de sa vie émotive. Il mettra en valeur ses capacités intuitives, créatrices voire même spirituelles.

http://www.sophro.be/index.html 

20:17 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une approche consciente de la sexualité Sexpansions

 

 

Ma recherche m'a menée au bouddhisme, non pas comme un aboutissement mais comme une .... De la biologie à la psychologie, la féminité dans tous ses états ...
http://www.expansions.be/sexpansions/fr/documentation/lis...

Sexpansions

 

Une approche consciente de la sexualité
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    Cameron Tuttle
    Editeur: Seuil Chronicle

    Je suis une bad girl et j’aime ça ! Jetez un coup d’oeil à vos livres d’histoire, votre vidéothèque, vos magazines préférés. Voyez-vous une seule femme célèbre pour avoir toute sa vie élégamment battu des cils, écrit de parfaites lettres de remerciements ou cuisiné le mironton ? Non. Alors réagissez ! Faites sortir votre mauvais moi, revendiquez vos désirs, votre plaisir et vous obtiendrez tout : amour, gloire, succès, places de parking et autres choses tout aussi essentielles.

    Si vous êtes tannée d'être une gentille et chic fille que personne ne remarque, alors ce livre est pour vous. L'auteur offre tout un programme pour trouver votre côté "mauvaise fille", détestable, méchante, ignoble et garce à souhait. Beaucoup de conseils anticonformistes pour obtenir ce que vous voulez de façon bien sournoise.

    Contrairement à "Pourquoi les hommes adorent les chieuses" (voir plus bas sur cette page), un ouvrage de séduction destiné à accrocher l'homme, la bad girl n'en a vraiment rien à foutre. Elle est elle-même, et bien décidée à obtenir ce qu'elle veut. Point barre!

    Deux livres en petit format, à couverture plastifiée : "Bad girl : Tous les trucs pour avoir du succès avec les hommes, réussir dans son travail et dans la vie en général" et "Bad Girl On The Road : Petit guide pour toutes celles qui en ont ras le bol de leur patron, de leur Jules et de cette vie de dingue en général". D'autres écrits Bad Girl n'ont pas (encore) été traduits et sont disponibles en langue anglaise.

    Bouddha et les femmes
    Susan Murcott
    Editeur: Albin Michel
    (Les premières femmes bouddhistes d'après le Therigatha)

    " Je cherchais un système de croyance qui posséderait au minimum les éléments suivants: l'affirmation que les femmes peuvent comprendre et atteindre les vérités religieuses les plus élevées, et des structures institutionnelles qui donnent aux femmes une opportunité égale de manifester une autorité spirituelle dans chaque fonction religieuse. Ma propre tradition, le christianisme, ne fournissait aucun de ces soutiens essentiels à la spiritualité de la femme. Ma recherche m'a menée au bouddhisme, non pas comme un aboutissement mais comme une découverte importante et formatrice. (...) Ce livre, réalisé par plaisir, est le récit de ma découverte. "

    Suite dans le livre, un petit chef-d'oeuvre.

    C'est génial d'être une fille
    Laure De Lattre
    Editeur: Michel Lafon

    Commentaire de lecteur :

    Elle a fait le loft, mais ce n'est pas pour cette raison qu'elle n'a pas d'esprit. Ce livre est la pour nous le prouver. Drole et inoubliable !

    Quatrième de couverture :

    Je dis que c'est génial d'être une fille, je ne dis pas que c'est simple! Une fille normale, de nos jours, doit cumuler le professionnalisme d'une pilote de ligne et la féminité d'une geisha lubrique. On exige qu'elle soit très sensuelle - option Monica Bellucci -, mais très sérieuse aussi - genre fiscalité internationale ; maquillée mais naturelle ; fashion au goût très sûr, mais pas uictim à la Carte bleue haletante. Disponible au boulot, elle vampe en soirée, aime son mari la nuit, répond à trois heures du matin à l'appel du copain dépressif, nettoie régulièrement son Ficus benjamine et n'oublie jamais de souhaiter bonne fête à sa grand-mère. Son moral est en titane, sa santé aussi, ça vaut mieux pour sprinter en talons aiguilles. Waou ! Ce n'est plus une fille, c'est un jeu vidéo ! Vous voulez y jouer ?

    Caprices de femmes
    Nouvelles érotiques
    Editeur: Pocket

    Quinze femmes nous entraînent, par la magie de leur plume littéraire, dans la ronde de leurs désirs et de leurs fantasmes sexuels.

    Ces femmes qui aiment trop
    Etre heureuse en amour. Comprendre l'origine des passions.
    Robin Norwood
    Editeur: J'ai lu

    Les femmes qui aiment trop confondent amour et souffrance, passion et sacrifice. Pourtant, la relation durable est possible si elle est fondée sur l'indépendance psychologique de chacun et si elle n'entraîne pas de comportements excessifs. A l'aide de nombreux témoignages, ce livre aide toutes les femmes à ne plus avoir peur de l'échec, à retrouver confiance en elles pour construire une relation amoureuse sereine et équilibrée. Robin Norwood, psychothérapeute, s'est consacrée aux problèmes d'alcoolisme et de toxicomanie avant de se spécialiser dans la dépendance affective.

    Comment aiment les femmes
    Du désir et des hommes
    Maryse Vaillant
    Editeur: Seuil

    Présentation par l'auteur :

    Une belle romancière s'effondre quand son vieux compagnon la quitte. Une mère s'accroche à son fils qui voudrait partir. Une épouse s'efface derrière la carrière de son mari. Une artiste déjà mûre partage la vie d'un jeune homme.. Avec ardeur, ces femmes aiment et désirent. (...) A travers les démêlés ordinaires de la vie de couple, la fréquente complaisance des mères, l'habituelle loyauté des épouses ou des secrétaires, et même l'attrait pour le blé en herbe, je vais tenter d'éclairer un des mystères du génie féminin ; l'art et la manière dont nous aimons les hommes.

    Comment parler du vagin à ma fille
    Traité sans complexe de l'anatomie et de la sexualité au féminin
    Catherine Rinieri
    Editeur: Ramsay

    Présentation de l'éditeur :

    " Dans ma jeunesse, vagin était le mot interdit. Dans le Larousse, on trouvait pénis, testicules, même bite et couilles. Mais pas vagin. Nos organes, par lesquels passe toute l'humanité, étaient innommables. " (Benoîte Groult). Aujourd'hui, alors que Le Monologue du vagin a peut-être décoincé la parole, alors que les évolutions culturelles et scientifiques devraient permettre sur ce sujet une facile transmission des connaissances, au moins de femme à femme, reconnaissons que rien n'est encore acquis. Eh oui, le mot vagin reste tabou. Aussi, lorsque la gynécologue Catherine Rinieri décide d'en parler avec sa fille de dix-huit ans, elle se heurte à une difficulté inattendue. Comment s'exprimer " entre adultes ", sans fausse pudeur, sur ce qui ouvre les portes de l'intimité, de la sexualité féminine et de
    la relation amoureuse ? Forte de son expérience de thérapeute et d'un sens original de la discussion, elle réussit à en témoigner avec une franchise contagieuse. Y a-t-il un " bon " orgasme vaginal contre un " mauvais " orgasme clitoridien ? La réalité de l'orgasme vaginal serait-elle le secret le mieux partagé par les femmes ? Faut-il vraiment s'inquiéter de ne pas toujours atteindre le septième ciel ? Il est temps d'en finir avec les fantasmes que véhiculent le cinéma ou la littérature. Et que penser de la pilule abortive ? Comment réguler le nombre des avortements ? Que se passe-t-il à la ménopause ? L'utérus artificiel peut-il être une solution ? Sur toutes les questions physiques, médicales et humaines, Catherine Rinieri s'exprime avec une telle justesse et une telle liberté que même les femmes expérimentées s'étonneront d'y trouver matière à découvertes et à réflexion. Pour savoir tout sur ce que nous ne pensons même pas à demander, voici le dialogue décoiffant d'une mère et de sa fille. Absolument inédit et de salubrité publique. A conseiller pour tous les âges... et les sexes.

    Entre Eve et Lilith mon coeur balance

    Ce séminaire, animé par François De Kock, aide hommes et femmes à se clarifier par rapport à leur part d'Eve et leur part de Lilith. C'est une exploration de la double identité de la femme en chacun de nous.

    Femme!
    De la biologie à la psychologie, la féminité dans tous ses états
    Natalie Angier
    Editeur: Robert Laffont

    « J’ai écrit ce livre à la gloire du corps féminin - de son anatomie, sa chimie, son évolution, sa jubilation. J’y aborde ce que l’on associe traditionnellement à l’image de la femme - l’utérus, l’ovule, le sein, le sang, les pouvoirs du clitoris - et ce qui ne l’évoque guère - le mouvement, la force, l’agressivité et la violence. Le corps féminin mérite un respect dionysiaque. En toute partialité, j’ai fait venir à la barre les plus brillants esprits. J’ai fait appel à la science et à la médecine. J’ai recherché dans l'histoire, l’art et la littérature les différentes façons d’interpréter telle ou telle lubie de notre physiologie. J’ai sélectionné de façon parfaitement subjective et impulsive ce qui, parmi les progrès spectaculaires de la génétique, de la biologie du cerveau, des hormones et du développement, donne des explications plausibles de nos envies et comportements. Je défends certains points de vue parce qu’ils vont à l’encontre de la notion traditionnelle de « nature » féminine ; j’en lance d’autres à la volée comme on jette des grains de riz à la mariée, pour lui dire bonne chance, bravo, sois heureuse... et par esprit d’anarchie car, au bout du compte, c’est à chacune d’entre nous de faire ses choix en fonction des forces et des faiblesses de l’argile qui l’a faite femme. »

    Natalie Angier, quatrième de couverture

    Femme désirée, femme désirante
    Dr Danièle Flaumenbaum
    Editeur: Payot

    Présentation de l'éditeur :

    Une majorité de femmes souffrent - souvent sans le savoir - de ne pas avoir la vie sexuelle qu'elles souhaitent : être à l'aise avec les sensations, pouvoir les ajuster à celles du partenaire, bénéficier ainsi des vertus reconstituantes du partage amoureux. Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le docteur Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice, s'appuie sur plus de trente ans d'expérience pour expliquer comment les femmes d'aujourd'hui construisent leur sexualité, la place qu'y tient la mère, pourquoi le plaisir ou même le désir sont si peu souvent au rendez-vous, et comment faire pour y remédier. Un livre qui devrait revigorer les hommes et dynamiser les femmes.

    Femmes
    Editeur: Geo-Solar

    Très bel album photos et textes, explorant le femme dans le monde à travers une multitude de thèmes: les femmes et l'amour, les femmes et le travail, les femmes et la maternité, les femmes dans la tourmente, les femmes et la parure, et enfin les femmes dans l'action.

    Femmes amoureuses
    Editeur: Editions Blanche

    Valérie Boisgel, Kenza Braiga, Sophie Cadalen, Cléa Carmin, Isavbelle Deschamps, Françoise Doumayrenc, Erotica 51, Brigitte Lahaie, Michèe Larue, Marina Lecherbonnier, Françoise Rey, Sonia Rykiel, Astrid Schilling, Françoise Siimpère, Florence TRauer, Julie Turconi, Géraldine Zwang

    Dieu seul sait ce qu'est capable de faire une femme par amour... Laissant libre cours à leur imaginaire, chacune de ces femmes a imaginé pour nous une histoire de femme amoureuse où elle dévoile le meilleur et le pire d'elle-même, entraînant le lecteur au paradis des lectures amoureuses.

    Femmes publiques
    Michelle Perrot
    Editeur: Textuel - Diffusion Le Seuil

    Etre un homme public, c'est l'honneur. Etre une femme publique, c'est l'horreur. Aux femmes, le privé et son coeur, la maison. Aux hommes, le public et le politique. L'histoire s'est d'abord attachée à décrire les rôles privés des femmes. D'où le choix de l'auteur de les suivre dans la cité, dans la nation, aux prises avec une citoyenneté qui leur résiste mais qu'elles investissent progressivement.

    Femmes qui courent avec les loups
    Histoires et mythes de l'archétype de la femme sauvage
    Clarissa Pinkola Estés
    Editeur: Grasset

    Déjà un grand classique. Au moyen de mythes et de contes, l'auteur nous invite dans ce volumineux ouvrage à recontacter et à développer la femme sauvage.

    Extrait:

    Il arrive qu'en attendant que leur compagnon veuille bien les comprendre, les femmes se lassent et s'irritent. 'Pourquoi ne sait-il pas ce que je pense, ce que je veux?' se demandent-elles. Elles en ont parfois assez de se poser la question. Il existe néanmoins une solution au problème, utile et efficace.
    Si elle veut que son compagnon réagisse dans ce sens, la femme doit lui révéler le secret de la dualité féminine. Elle doit lui parler de la femme intérieure, celle qui vient s'ajouter à elle. Deux questions toutes bêtes suffiront, deux questions qu'elle va apprendre à son partenaire à lui poser pour se sentir comprise.
    La première est celle-ci: 'Que veux-tu?' Tout le monde, pratiquement, pose ce genre de question, sans même y penser. Il y en a une autre, plus essentielle: 'Que désire ton être profond?'
    Celui qui ne tient pas compte de la dualité féminine se prépare une belle surprise, car lorsque la nature sauvage de la femme monte des profondeurs et commence à s'affirmer, celle-ci se met à manifester des intérêts, des sentiments, des idées tout à fait différents de ce qu'ils étaient auparavant.

    Femmes qui se réinventent
    Monique Grande
    Editeur: Le Souffle D'or

    Présentation de l'éditeur :

    La femme tisse son appartenance au féminin de façon progressive : premiers liens avec la mère, arrivée des règles, mise en place de son autonomie, émergence créatrice, alliance avec l'homme, apprivoisement de sa sexualité, ... en tout 9 stades symboliques dessinent son accomplissement. Ce livre nous invite à devenir l'héroïne de notre propre vie et à reprendre le fil de notre destinée sans perdre l'inspiration de notre cœur. Il est dédié à celles qui désirent accéder à leur potentiel créatif ou qui se sentent bloquées dans un stade de leur évolution. Il éclaire ceux et celles qui désirent mieux comprendre les femmes et accompagner leurs transformations. Par cette mise en lumière de " la femme qui se réinvente " nous apprendrons à relier notre créativité à notre vie intérieure tout en traversant plus sereinement l'étape délicate de la naissance à soi-même. En osant pleinement nos Femmes Sauvage, Inspirée, Déesse, Aimante, Responsable, Initiatrice, ... nous pourrons nous impliquer collectivement et danser en pleine lumière notre vie féminine.

    Het vaginaboek
    Goedele Liekens
    Editeur: Standaard Uitgeverij

    Pour ceux d'entre vous qui ont la chance de lire le flamand (néérlandais), ruez-vous sur ce chef-d'oeuvre aussi amusant que sérieux. Il n'a pas d'équivalent en français. Un célèbre sexologue-animatrice de TV en Flandre a publié un manifeste du vagin, destiné autant aux hommes qu'aux femmes.

    Particulièrement recommandé par le dragon de Sexpansions !

    I am Dina
    Réalisateur: Ole Bornedal
    Distribution: Maria Bonnevie, Gérard Depardieu, Christopher Eccleston

    " Dina est un prenant et formidable portrait de femme rebelle, blessée. " (Studio) Rien à rajouter, si ce n'est que l'histoire se déroule en Norvège dans les années 1840. A voir !

    J'étais l'origine du monde
    Christine Orban
    Editeur: Albin Michel

    L'auteur se met dans la peau de la femme dont le sexe a servi de modèle au célèbre tableau "L'origine du monde" de Gustave Courbet. Sous forme d'autobiographie inventée, voici une riche réflexion littéraire à propos d'une femme réduite à son seul sexe.

    Jamais sans les hommes
    Sarah Harvey
    Editeur: J'ai lu

    « -Tu m'as manqué, répète-t-il en baissant les yeux. Sans toi, rien n'est pareil Traduisez : Je ne sais pas cuisiner, je n'ai plus une seule chemise propre, et l'aspirateur refuse obstinément de sortir de son placard depuis que tu es partie. » Non, Alex ne craquera pas et ne retournera pas dans les bras de celui qui l'a allégrement trompée avec sa prof de gym. Même si la chose est plutôt rude - n'a-t-elle pas passé six ans avec Max ? -, ses copines ont bien raison pas la peine de pleurer cet homme, il ne le mérite pas. Aussi, lorsque ses fidèles acolytes Emma et Serena lui proposent de soigner le mâle par le mâle en organisant une chasse à l'homme (il n'y a pas de mal à se faire du bien), Alex se laisse gentiment convaincre. Mais, peu sûre d'elle et loin d'être dévergondée, Alex revient bredouille soir après soir. Pas facile d'être ce qu'on n'est pas !

    Un roman plébiscité à la quasi unanimité par son lectorat féminin, qui s'y est bien reconnu.

    Jeux de dames
    Hana Myo Shin
    Editeur: Cercle

    Réaction d'une lectrice (extrait du site fnac.com) :

    " Mais quelle mouche a donc piqué l'éditeur d' Hana Myo Shin? Quand vous prendrez ce roman en main : oubliez le résumé ridicule , fait de "femelles mécaniques", qui figure en 4ème de couverture! En fait,pour son nouveau roman,l'auteur de L'ENCRE DE FEU s'est proposée un véritable exercice de style : L'initiation amoureuse. Sur ce thème très classique , Hana Myo Shin aurait pu nous servir un livre érotique de plus ...Mais c'était compter sans l'imagination et le raffinement de l'auteur. Ces 15 histoires BELLE EPOQUE dont le fil conducteur est un JE fort discret, sont autant de tableaux à la gloire de l'amour (pourquoi avoir peur du mot?) et de la Femme. Ici les initiations sont sincères et parfois douloureuses. Ici les prostituées sont, enfin, humaines , souvent pathétiques, avec un coeur, comme dans un film de Bergman. Ici , les femmes fatales sont plus Myoshinoises que jamais: fascinantes , ambigües tout droit sorties d'une toile de Gustave Moreau. Ici l'amour au féminin est un modèle de délicatesse et de doute (l'un des plus beaux textes jamais écrit sur ce thême ) Il y a encore des histoires drôles, étranges , voire franchement noires, où l'érotisme est toujours sous-jacent...Mais à mesure qu'on progresse d'aventure en aventure, le propos s'approfondit et le corps cède peu à peu la place au coeur... Il faudrait oser sortir Hana Myo Shin des rayons érotiques comme on l'a fait pour l'auteur de "L'éloge des femmes mûres". Quand la romancière de la passion démonte les ressorts du coeur : ça sonne bien, ça sonne juste, ça sonne doux! Ce livre est l'un des plus beaux de la rentrée, qu'on se le dise! "

    Jouir d'aimer
    Roman
    Cléa Carmin
    Editeur: Editions Blanche

    Présentation de l'éditeur :

    Après le succès de Brûlure, son premier roman, Cléa Carmin poursuit son exploration de la passion amoureuse et sexuelle qui transforme l'existence de ceux qui la vivent. Jouir d'aimer est une ode aux plaisirs de l'amour, ceux qui transcendent l'être et l'emmènent vers des rivages inconnus. " Femme épuisante, jamais rassasiée ", la narratrice nous entraîne dans les méandres de sa passion pour l'Amant, l'homme auquel elle s'abandonne. Par goût autant que par amour, elle va se laisser porter au gré d'aventures tendres, épicées ou obscènes, faisant de son lecteur le témoin de sa démesure. Avec Jouir d'aimer, Cléa Carmin s'affirme comme un des grands noms de la littérature érotique avec un très grand roman qui prouve que l'écriture de l'amour reste la plus surprenante. La précision de son style, la force de sa narration et l'hommage qu'elle rend à Eros font de ce texte un livre incandescent et tentateur. Cléa Carmin est le pseudonyme d'une journaliste suisse, mère de quatre enfants et passionnée d'équitation.

    L'art de la simplicité
    Dominique Loireau
    Editeur: Robert Laffont

    S'adressant avant tout aux femmes, l'auteur invite à plus de simplicité, plus particulièrement au niveau du matérialisme, du corps et du mental.

    Extrait :

    " Donner, recevoir... Simplifiez vos rapports avec les autres et revenez à un comportement plus naturel. Ne vous sentez pas embarrassée de recevoir. Quand vous savez, au fond de votre coeur, que vous n'abusez pas de la générosité d'autrui, acceptez avec simplicité ce qu'il vous offre. Mais vous, ne donnez pas trop. Offrir est un acte que l'on accomplit trop souvent pour se faire plaisir à soi-même. Même si l'on croit n'attendre rien en retour, il reste toujours une pointe de dépit si le destinataire de votre cadeau ne vous remercie pas ou s'il réagit d'une manière différente de celle selon laquelle vous, vous auriez réagi. "

    L'attente
    Roman
    Christine Orban
    Editeur: Albin Michel

    Un grand écrit à propos de l'absurdité du fantasme, des attentes, de l'attente. Si vous vous autorisez à faire un parallèle avec votre propre vie, vous serez surpris. Cette histoire démontre à quel point l'attente de la femme envers l'homme peut l'écarter de la réalité de celui-ci.

    L'oeuvre complète en bande dessinée
    Milo Manara

    Commentaire d'une de nos élèves :

    Une représentation picturale du désir féminin qui me touche.

    La femme et son ombre
    Silvia Di Lorenzo
    Editeur: Albin Michel

    Le masculin et le féminin dans la femme d'aujourd'hui, à partir d'un point de vue psychanalytique jungien.

    La femme lunaire
    Miranda Gray
    Editeur: Jouvence

    Apprendre à revivre en harmonie avec son cycle mensuel, qui en même temps représente le cycle d'une vie, et plus particulièrement quatre facettes de la femme: la jeune fille, la mère, l'initiatrice et la sorcière (ou sourcière).

    La femme ou le sacerdoce du coeur
    Jo Croissant
    Editeur: Editions des Béatitudes

    Ouvrage d'inspiration ouvertement catholique, ce livre énervera ceux qui désirent balayer les anciennes valeurs, et émerveillera ceux qui reconnaîtront l'ouverture du coeur qui peut mener jusqu'à l'abnégation. Il y a matière à réflexion.

    La femme ressuscitée
    Préface de Pierre Lassale
    Marie-Pascale Rémy
    Editeur: Editions de Mortagne

    En réalisant en elle l'union sacrée de la pensée et du coeur pour apprendre à aimer autrement, à aimer moins égoïstement, la femme joue pleinement son rôle de 'femme ressuscitée'. Elle libère l'humanité de sa servitude, transfigurant la femme 'lunaire' (Eve) en une lumineuse vierge 'solaire', créatrice du monde de demain. (texte de couverture)

    Une passionnante revisitation de la femme, la maternité, Eve, Lilith, Marie, la conscience humaine, etc. De nombreux exercices et méditations parsèment ce livre convivial.

    La Femme solaire
    La fin de la guerre des sexes
    Paule Salomon
    Editeur: Albin Michel

    Probablement LE livre de référence en langue française qui permet de faire un pas fondamental en découvrant La Déesse Mère, Le Dieu Père et la femme soumise, la femme révoltée, la femme éclairée, la femme lunaire et enfin la femme solaire...

    Larmes de sable
    Nura Abdi
    Editeur: L'Archipel

    Présentation de l'éditeur :

    Nura Abdi est âgée de quatre ans lorsque, par mesure de " purification ", elle est soumise au rituel de l'excision. Bien que traumatisante, cette pratique lui semble normale, puisque subie par l'immense majorité des filles de son âge. Jusqu'au jour où Nura arrive en Allemagne. Elle prend alors conscience que cette coutume barbare a refoulé en elle son identité de femme. Sera-t-elle jamais capable d'aimer un homme ? Si son livre est un plaidoyer contre l'excision, Nura y décrit également son enfance heureuse en Somalie, et ses paysages somptueux, à une époque où la guerre civile n'avait pas encore obligé sa famille à fuir au Kenya. Puis c'est le déracinement et le choc culturel de son arrivée en Europe, où elle doit accepter les tâches les plus ingrates. Malgré les épreuves, Nura Abdi a toujours conservé cette détermination et cette joie de vivre qui lui permettent aujourd'hui d'entrevoir l'avenir avec optimisme.

    Nura Abdi est née à Mogadiscio en 1974. En 1992, voulant gagner les Etats-Unis, elle trouve refuge en Allemagne, où elle réside aujourd'hui encore. Elle se bat depuis pour venir en aide aux femmes victimes de mutilations.

    La sexualité des paresseuses
    Collectif
    Editeur: Marabout

    Présentation de l'éditeur :

    Rares sont celles qui prennent du plaisir toutes les nuits, nombreuses sont celles qui ne se donnent même pas la peine d'essayer... Tout ça parce que vous n'osez pas dire ou faire quelque chose qui arrangerait la situation, que vous êtes victime de préjugés et de lieux communs sur la sexualité que vous traînez depuis l'âge de 13 ans. Parce que vous n'êtes pas la seule à penser que faire l'amour n'est excitant qu'au début d'une relation, voici un guide qui vous sera très utile, pour vous aider à avoir et à vivre une sexualité qui vous rende épanouie et heureuse, pour ressentir plus de plaisir mais aussi pour en donner davantage à votre partenaire.

    Avis d'une lectrice :

    Ce petit livre rassemble en quelques chapitres toutes nos petites interrogations et fournit de précieux conseils pour améliorer nos prouesses calines! Arretons de complexer et laissons nous porter par le parfum de nos envies... A mettre entre toutes les mains, meme les plus maladroites! Une petite bible qui résume assez bien le thème; à nous de jouer!

    La vie sexuelle de Catherine M
    Catherine Millet
    Editeur: Seuil

    Récit de la vie sexuelle de l'auteur avec une crudité et une clarté surprenantes. Voici le commentaire d'un de nos élèves :

    "La vie sexuelle de Catherine M" fait l'étalage du détachement et de la soumission à l'homme. Le paradoxe de Catherine M réside dans la croyance d'être dans le détachement (liberté de vivre des expériences sexuelles multiples comme une relation avec un seul partenaire, avec plusieurs partenaires, de participer à des soirées d'échangisme, d'orgie, et ce de toutes les manières physiques possibles) et dans l'abandon total à ce que les autres décident comme gestes dans une indifférence névrotique.
    Ce livre fait prendre conscience que la liberté sexuelle au sens physique ne transforme en rien les valeurs véhiculées par la culture, la société des ces 4 derniers millénaires et reste non pas dans la liberté de l'amour inconditionnel mais bien dans des moeurs patriarcales.
    La question que je me suis posé après la lecture de ce livre est: "Comment vivre les relations sexuelles librement sans retomber dans le système de valeurs inculqué depuis des siècles?"

    Le monde des fées dans l'occident médiéval
    Laurence Harf-Lancner
    Editeur: Hachette Littératures

    L'église catholique est l'église de l'homme. La femme y est frustrée. La fée a (ré)émergé dans les romans profanes en langues anglaise et française, qui ont ainsi pu explorer des valeurs féminines délaissées ou démonisées par les écrits religieux établis essentiellement en latin. Même si ces mythes donnent la part belle au fantasme et à l'imagination, ils sont tout de même un beau témoignage de l'éternelle réémergence de la femme... ainsi que de son éternelle répression. Car si la majorité des chapitres approfondissent la nature de la fée, le livre se termine tout de même sur les diverses formes de satanisation et de récupération du mythe.

    Le nouveau rapport Hite
    L'enquête la plus révolutionnaire jamais menée sur la sexualité féminine
    Shere Hite
    Editeur: Robert Laffont

    Présentation de l'éditeur :

    En 1975, une jeune chercheuse féministe, Shere Hite, publiait ce qui allait devenir l’ouvrage de référence en matière de sexualité féminine – et un immense succès d’édition au niveau mondial. Publié en France dans la collection « Réponses » en 1977, le Rapport Hite s’est vendu à ce jour à plus de 300 000 exemplaires. Constamment réédité, actualisé, il reste l’ouvrage indispensable pour toutes celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la question – et à ce qu’en pensent et disent les femmes.

    À l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la parution du Rapport en anglais, Shere Hite s’est livrée à une refonte complète de l’ouvrage, y ajoutant de nouvelles interviews, et faisant le point sur la situation de la sexualité des femmes aujourd’hui dans le monde.
    C’est cette nouvelle édition que la collection « Réponses » offre aujourd’hui au public français.

    Quatrième de couverture :

    Publié initialement en 1976, et dès 1977 en français dans la collection « Réponses », Le Rapport Hite est un des textes majeurs de l'histoire du combat des femmes pour leur émancipation. Pour la première fois, en effet, une enquête approfondie, menée par une femme pendant plus de quatre ans, sans a priori, auprès de trois mille femmes, mettait à mal un grand nombre de clichés sur la sexualité féminine et jetait une lumière inédite sur sa richesse et sa subtilité. Pour la première fois, la sexualité féminine n'était plus présentée comme une réaction à la sexualité masculine et au coït. Pour la première fois, une théorie novatrice de la sexualité des femmes - au centre de laquelle se trouve la stimulation clitoridienne - était avancée, non pas à partir de préjugés masculins sur la question, mais du point de vue des femmes elles-mêmes. Pour la première fois, les femmes prenaient la parole sur ces questions. Le Rapport Hite connut un succès fulgurant : publié dans le monde entier, il s'en est vendu, à ce jour, près de trente-cinq millions d'exemplaires. C'est une nouvelle édition, entièrement revue et augmentée de nouvelles statistiques et de nouvelles analyses, que Shere Hite nous offre aujourd'hui. Parce que ce texte demeure, plus de vingt-cinq ans après sa première parution, l'ouvrage fondamental, de référence, en la matière.

    Présentation du site Amazon.fr :

    Plaisir, sexe, excitation, orgasme, pénis, caresses, masturbation, vibromasseur... il n'est question que de "ça" dans ce pavé de près de 600 pages dédié au plaisir féminin. 3 000 femmes qui parlent de sexualité, ça ne laisse personne indifférent. La preuve : 35 millions de livres ont été vendus dans le monde entier depuis sa première parution, en 1976. Et cette nouvelle édition, enrichie, augmentée, entièrement refondue, ne devrait pas démentir son succès. Ouvrage de référence, découpé en 10 parties, le rapport Hite n'y va pas avec le dos de la cuillère : après les préliminaires, durant lesquels l'auteur explique sa méthode de travail, les questionnaires envoyés aux femmes, etc., on attaque immédiatement par la masturbation. Qu'en pensent les femmes ? Comment procèdent-elles ? Quelles sont les positions les plus recherchées ? Autant de femmes, autant de réponses hyperdétaillées sur 50 pages. Ensuite, LA question : orgasme clitoridien ou vaginal ? Revoilà nos femmes qui expriment avec luxe de précisions comment elles perçoivent l'excitation, ce qu'elles apprécient dans les contractions, les orgasmes multiples, la différence entre la jouissance obtenue par la masturbation et par la pénétration, bref : tout y passe. Et puis, enfin, arrivent les rapports avec l'homme : à lire toutes celles qui s'ennuient pendant le coït, il devient urgent d'offrir cet ouvrage unique à tous les mâles qui désirent connaître un peu mieux les désirs de l'autre moitié de la planète ! Conclusion de ces dames : pour jouir avec un amant, mieux vaut se stimuler soi-même. Un chapitre entier est dédié à cet organe exclusivement féminin : le clitoris. Encore une mine d'informations pour les hommes déboussolés par ses caprices... Et aussi ? L'homosexualité (que font deux femmes au lit ? Vraiment des tas de choses...), l'esclavage sexuel, la révolution sexuelle (elle est décidément en marche), les femmes de 40 ans et plus... Si vous êtes une femme, vous êtes forcément concernée par ce livre et si vous êtes un homme peut-être encore plus ! Quelques questions qui nous ont paru passionnantes : "Comme d'habitude ?", "Quel est l'avenir du coït ?", "Votre vulve est-elle jolie ?", "Les femmes désirent-elles toujours faire l'amour ?" et "Les hommes sont-ils des bêtes obsédées par leurs hormones ?".

  • Anne Dufour

    L'avis d'un lecteur :

    Si je devais conseiller un seul livre sur la sexualité féminine, ce serait celui-ci. C'est de loin le plus informatif de tous les livres que j'ai lu sur le sujet. Ce qui fait sa force et son orginalité, c'est qu'il n'est pas écrit par un seul auteur mais par des milliers de femmes! Et c'est donc vraiment extraordinaire de se reconnaitre dans toutes les pages de ce livre tellement documenté! Il nous fait nous connaitre, nous déculpabilise et nous recentre sur nos attentes et nos besoins profonds. Je l'offrirai à mes filles quand elles seront en âge de flirter, et j'aurais fait de même si j'avais des fils!

    Autres ouvrages de Shere Hite :

    - L'orgueil d'être une femme
    - Rivales ou amies : Le nouveau comportement des femmes entres elles
    - Sexe et Business
    - Les femmes et l'amour
    - Le rapport Hite sur les hommes
    - Les amants, les bons et les autres
    - etc.

  • Les âges de la vie
    Christiane Singer
    Editeur: Albin Michel

    Un commentaire extrait d'Amazon.fr :

    Dans notre société faustienne, qui a transformé le temps spiralé en ligne droite, nous sommes désormais privés des cérémonies de passage entre les âges de la vie, et nous rejetons la vieillesse faute d'en percevoir la dimension spirituelle. Christiane Singer nous fait redécouvrir chaque étape de la vie, de la grossesse à la vieillesse, en puisant aux sources de sagesse des peuples qui n'ont pas perdu cette connaissance des cycles successifs de l'existence humaine.

    Avec beaucoup de justesse dans le ton, elle allie sensibilité et fermeté, elle touche le coeur et elle interpelle l'esprit. Rien, dans ses lignes, de ce féminisme aggressif qu'arborent aujourd'hui certaines. Ici, c'est le féminin dans sa puissance naturelle, dans son affirmation de la vie, sans combat stérile. Quel bonheur d'entendre une voix comme celle-ci ! Un bonheur, ressenti très différemment, à regarder les films de Coline Serreau ("Trois hommes et un couffin", "Romuald et Juliette", "La crise"), où j'ai aussi trouvé cette perspective de femme sur les problèmes fondamentaux de notre temps. Bref, à mes yeux, un livre à lire et à faire lire.

    Les enseignements sexuels de la Tigresse Blanche
    Les secrets des femmes initiées taoïstes
    Hsi Lai
    Editeur: Guy Tredaniel

    Tout est dans le titre.

    Le Sexe de la femme
    Gérard Zwang
    Editeur: La Musardine

    Présentation de l'éditeur :

    Dés sa première édition, le livre du docteur Gérard Zwang a provoqué une énorme sensation et une quasi unanimité d'éloges venus des deux sexes (jusque chez les féministes les moins complaisantes), en même temps que quelques grincements de dents puritains. Son ouvrage est en effet, tout simplement, le premier qui parle avec naturel du sexe féminin, et surtout - on aura du mal à le croire - le premier qui en fasse une description anatomique exacte.

    Les femmes de la Lune

    Déesses, Fées et Sorcières... Une magnifique galerie d'images du site Lunamoon.

    Les femmes et l'amour
    Jérôme Clément
    Editeur: Stock

    Retranscriptions d'entrevues menées par l'auteur sur les antennes de France Culture. Ecrivaine, plasticienne, danseuse, réalisatrice, comédienne ou gynécologue, chaque femme parle de sa perception de l'amour.

    Les filles sages vont au ciel... les autres où elles veulent
    Ute Ehrhardt
    Editeur: Calman-Levy

    Mesdames, si vous vous posez des questions par rapport à votre place dans la société, voici un livre pour vous...

    Les Monologues du vagin
    Eve Ensler
    Editeur: Denoël

    Présentation de l'éditeur :

    Depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d'œuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière.

    Les mystères de la femme
    Préface de C.G. Jung
    Esther Harding
    Editeur: Petite bibliothèque Payot

    A travers le symbolisme de la lune sous toutes ses formes et à toutes les époques, l'auteur se livre ici à une interprétation de l'âme féminine selon la méthode jungienne de déchiffrement des mythes, des légendes et des rêves.

    Les Pénélopes

    Un site dédié à ce que nous appellerons la dignité de la femme, bourré de nouvelles du monde entier.

    Le Tao de l'amour retrouvé
    L'énergie sexuelle féminine
    Mantak Chia
    Editeur: Guy Tredaniel

    Présentation de l'éditeur :

    Publié en 1984 aux Etats-Unis, cet ouvrage dévoile de nombreux aspects méconnus de l'alchimie sexuelle chinoise. S'adressant plus particulièrement au public féminin, il livre avec clarté les clés énergétiques d'une vie équilibrée et épanouie en décrivant notamment les exercices pouvant être pratiqués seul ou avec un partenaire.

    Le Tempérament de Marilou
    Tomes 1 et 2
    Servais
    Editeur: Dupuis

    Bande dessinée. Annoncée comme une histoire où l'amour et la jalousie se livrent un combat sans merci, cette bande dessinée nous fait partager, au-delà des drames liés aux émotions perturbatrices, la vie d'une femme qui a réussi à unifier Eve et Lilith dans sa vie.

    Marie-Madeleine

    Voici le lien vers une page du site "Expansions" contenant de nombreuses informations à propos de Marie-Madeleine.

    Masturbation, passion de femmes

    Le site sur la masturbation féminine où les femmes s'expriment librement sur leur plaisir solitaire sans vulgarité - la masturbation féminine par une femme pour des femmes.

    On n'est pas des courges !
    Editeur: Hachette Pratique

    Ceci est le titre d'une collection d'ouvrages 100 % filles dont voici quelques titres phare : "Comprendre son homme (pour mieux l'éduquer)", "Trouver (enfin !) l'homme de sa vie", "Comment tout gérer sans péter un cable ?", "Pas besoin de souffrir pour être belle", "En finir avec les boulets et les empoisonneurs", "Libido en berne ? Pimentez votre couple !", "Sexe, orgasme et autres réjouissances", "Comment être une bonne mère indigne ?", etc.

    Paroles de femmes
    La liberté du regard
    Jean-Pierre Guéno
    Editeur: Editions Les Arènes

    Présentation de l'éditeur :

    Femmes oubliées, femmes de l'ombre, femmes libres, femmes assumées... De 1900 à aujourd'hui, quatre générations de Françaises se confient. Expériences intimes, déchirures, passions, combats... Des textes bouleversants qui brisent le silence. Des visages qui ne s'oublient pas. Leurs histoires nous emportent. Un livre de mémoire et de témoignage, mais aussi de vigilance et d'hommage.

    Passions de femmes
    Editeur: Editions Blanche

    Jeanne de Berg, Lucie de Boutiny, Muriel Cerf, Madeleine Chapsal, Marie-Laure Dougnac, Florence Dugas, Marie Gray, Michèle Larue, Clarisse Nicoïdski, Françoise Rey, Alina Reyes, Sonia Rykiel, Astrid Schilling

    Treize femmes écrivains confient leurs passions, leurs désirs, leurs fantasmes les plus fous et les plus secrets. Un recueil de nouvelles où chaque femme fait assaut d'imagination et de talent pour émouvoir ou surprendre. De tous les troubles et de tous les styles qui composent cet hymne au plaisir, le lecteur sort grisé et porte un regard nouveau sur ces écrivains qu'il pensait si bien connaître.

    Playgirl
    Emmanuelle Jowa
    Editeur: Somnambule Équivoque

    Présentation de l'éditeur :

    A travers les portraits indirects des nouvelles pornographes, apparaissent, dans une docu-fiction éclatée, les troubles compulsifs d’une rêveuse désordonnée. Qui déballe son attrait pour un chapelet de mâles rustauds, vilains, pompeux, modestes, grotesques ou béotions. Qui se lance dans l’énumération méthodique de proies fictives, de conquêtes lâchement planquées derrière le paravent commode des fantasmes récurrents. C’est en réalisant un jour que Terry Jones, pianiste dévêtu des Monty Python, était in the flesh, en dépit d’un visage plâtré et d’une crinière odieusement teinte, que l'auteur - cette grande amoureuse en rêves - s’avoua des attirances physiques plus larges que prévu. Il y avait déjà une fascination troublante pour Hercule Poirot, Nicolas Sarkozy ou les chefs de village des Club Med. Mais la collection s’amplifiait soudain à l’infini, la forçant à creuser la face occultée de son existence jusque là gentiment déchirée entre Belgique à papa et rock’n’roll affligeant. Outre les aventures en boucle d’une antihéroïne au parcours obsessionnel, Playgirl évoque les Breillat, Cusset, Gassel, Angot, Anderson and co. Ces dames de la hot littérature trempent leur plume dans la salive, la sueur et le sang, y plongent en français dans le sexe à force de mots crus, charnus, pelés à vif. Mais entre Virginie Despentes, l’allumeuse trash, et Catherine Millet, la serial loveuse, il y a un monde qui hante madame tout le monde...

    Pourquoi les hommes adorent les chieuses
    Savoir se faire respecter est la clé de la séduction !
    Sherry Argov
    Editeur: City Editions

    Petit guide à l'usage des femmes qui veulent séduire en se faisant respecter. Qu'est-ce qui fait courir les hommes ? Multiplier les efforts ou adopter un profil bas ne sert qu'à faire croire aux hommes qu'ils nous tiennent entre leurs griffes... La bonne méthode ? Vous faire respecter en vous plaçant sur un pied d'égalité. Avec beaucoup d'humour, grâce à ce livre très pratique, vous saurez comment faire pour être réellement désirée.

    Rêves de femmes
    Faut-il oser les fantasmes (?)
    Sophie Cadalen
    Editeur: Leduc.S Editions

    Présentation de l'éditeur :

    Les fantasmes ? Un monde secret, tabou, qui inquiète les femmes... Quand des pensées inavouables leur viennent à l'esprit, elles s'interrogent. Car tes fantasmes de viol, de prince charmant, de domination, de soumission ont un sens caché qui leur échappe. Sont-elles de " vraies " femmes ? Que : eh les autres ? Une psychanalyste raconte. Sur son divan, des femmes s'inquiètent : " Est-il normal d'avoir des rêves si violents, si obscènes ? ". Ou au contraire : " Pourquoi je ne fantasme pas ? Suis-je coincée ? Mon imaginaire serait-il frigide ? ". Ces questions oscillent entre " suis-je normale ? " et " comment faut-il être ? ". Cet ouvrage est le premier qui ose expliquer aussi simplement le monde des fantasmes féminins. Un document précieux que chaque femme devrait lire pour mieux se connaître... et mieux se comprendre.

    Second sexe

    La jouissance des femmes est désormais sans limites. C'est le site qui le dit. Articles, interviews, shop. Vaut assurément le détour.

    Secrets des geisha
    Un livre de chevet pour les amants
    Editeur: Guy Tredaniel

    Présentation de l'éditeur :

    Les Geisha ne sont ni des courtisanes ni des prostituées. Elles ont toujours été des hôtesses, des artistes reçevant une éducation rigoureuse, mais elles ont aussi un fort symbole érotique. Tous ces textes sont illustrés de magnifiques Shunga, qui font de ce livre un joyau de l'art érotique oriental.

    Sexe et Sentiments
    Version femme
    Sylvain Mimoun et Rica Etienne
    Editeur: Albin Michel

    Présentation de l'éditeur :

    Parce que la vie sexuelle n’est pas seulement une affaire physique, le Dr Sylvain Mimoun et Rica Etienne abordent la sexualité, sous tous ses aspects psychologiques - relationnels, sociaux, médicaux et même "psychosomatiques" - avec deux idées force :

    - La sexualité, ça se passe dans le corps évidemment, mais aussi dans la tête.
    - Chaque sexe a une vision différente de la relation à deux.

    Il s’agit donc de poser les principaux repères - sans caricature ni généralisation abusive - pour que chacun accepte les différences de l’autre, ce qui est indispensable à l’épanouissement sexuel du couple.
    Comme dans la série "Ados", les auteurs donnent des infos précises, sans vulgarité, ni trop de technicité. Juste ce qu’il faut de "légèreté sérieuse" pour oser s’aventurer au delà de ses propres limites. ("Le point G existe-t-il vraiment ?" ; "peut-on lutter contre l’envie de dormir après l’amour ?" ; "comment faire l’amour plusieurs fois de suite ?" ; "peut-on prolonger un rapport sexuel ?"…). Un genre d’information que, paradoxalement, les lecteurs ne trouvent pas dans les livres existants souvent purement techniques au détriment de l’aspect relationnel. Au-delà de la sexualité tranquille ou classique, celle de tout un chacun, ces livres abordent également le fonctionnement normal de la femme de moins de cinquante ans ainsi que les éventuelles pathologies sexuelles et leurs solutions.

    Sous la cendre le feu
    Evelyne Mpoudi Ngollé
    Editeur: L'Harmattan

    Quatrième de couverture :

    Hospitalisée et isolée, une femme se rend compte qu'elle est en train de sombrer dans la folie. Encouragée par un thérapeuthe, cette femme, apparemment comblée par la vie, tente de renouer les fils d'un passé meurtri. Nous parcourons avec elle les dédales de sa mémoire pour remonter jusqu'au drame enfoui au fond de sa conscience. Promenant le lecteur dans les traverses de la psychanalyse d'un personnage désenchanté, l'auteur explore les zones d'ombre du personnage et explique d'apparents mystères. Le statut de la femme africaine, à la fois femme et mère, déchirée entre tradition et modernité, est également un des thèmes majeurs de ce livre. Sous la cendre le feu est sans nul doute le premier texte africain qui mette l'accent sur le fait que la psychanalyse peut aider à renouveler certaines conceptions de la fiction romanesque.

    Tout ce que vous voulez savoir sur les femmes sans jamais oser le demander
    Un livre destiné aux hommes qui intéressera toutes les femmes
    Marie-Laurence de Rochefort
    Editeur: Michel Lafon

    Présentation de l'éditeur :

    Pourquoi sont-elles si compliquées ? Pourquoi passent-elles leur vie au téléphone ? Pourquoi ne lisent-elles jamais les modes d'emploi ? Pourquoi ne savent-elles pas voyager léger ? Que se racontent-elles, entre copines ? Qu'est-ce qui les attire chez un homme ? Pourquoi désirent-elles tout savoir sur lui ? Pourquoi aiment-elles tant les fleurs, et les mots ? Confondent-elles vraiment sexe et amour ? Quelles sont leurs " positions " favorites ? Pourquoi certaines font-elles " semblant " ? Pourquoi changent-elles quand elles se mettent en ménage ? Pourquoi critiquent-elles sans cesse l'homme de leur vie ? Sont-elles vraiment fidèles ? Pourquoi, quand elles rompent, se montrent-elles si intraitables ? Bref : qui sont-elles, comment décrypter leur comportement, les séduire, les aimer et vivre avec elles. Tout ce que vous voulez savoir...

    Tout savoir sur le point-G et l'éjaculation féminine
    Deborah Sundhal
    Editeur: Tabou

    Extraits de la présentation de l'éditeur :

    Avec cet ouvrage l'auteur, Deborah Sundahl, précurseur de l'éveil sexuel féminin, ne se limite pas à définir le point-G, elle nous en dresse la carte de manière précise, pratique et amusante. Mais surtout, elle va bien plus loin en dévoilant un mystère encore plus grand : celui de l'éjaculation féminine. Au fil de ces pages, avec son style bien à elle, Deborah Sundahl vous propose exercices et explications pour trouver votre point-G et vous essayez au plaisir absolu de l'éjaculation féminine.

     

    20:06 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    LA PSYCHOLOGIE BOUDDHIQUE PAR Dr. LAM XUAN DIEN SOURCE

     http://www.ulb.ac.be/medecine/psymed/docu/Vietnam/liem.doc

     

     

    Dr. LAM XUAN DIEN

    Chef du Département de  Psychiatrie et de Psychologie Médicale (Paris)

     

    LA PSYCHOLOGIE BOUDDHIQUE

    MÉDITATION ET THÉRAPIE

     

    (Inspiré de “Bouddhisme et Psychiatrie” du Dr. L. C. Liêm)

     

     

    LES CINQ AGRÉGATS D’ATTACHEMENT :

    Ce sont les modalités avec lesquelles les éléments matériels et psychiques vont s’assembler pour constituer un individu comme un système clos et fini, mais instable, car doué d’une vitalité et d’une humanité.

     

     

    1. L’agrégat de la matière:

     

    L’élément naturel

    Terre

    Eau

    Feu

    Air (gaz)

    La caractéristique

    Solidité

    Fluidité

    Chaleur

    Mouvement

     

     

    2. L’agrégat des sensations :

     

    -          L’œil reçoit le visible;

    -          L’oreille reçoit le son;

    -          Le nez reçoit l’odeur;

    -          La langue reçoit la saveur;

    -          Le corps reçoit la chose tangible;

    -          La pensée reçoit l’idée

     

     

    3. L’agrégat des perceptions :        

    C’est la faculté de percevoir des choses dans le milieu environnant.


    4. L’agrégat des formations psychiques ou des constructions mentales :

    C’est l’ensemble des activités mentales élémentaires (attention, volonté, désir de faire, vanité,…). Ce que nous appelons les “compétences psychologiques” d’un individu.

     

     

    5. L’agrégat de la conscience, de la pensée :        

    Il permet à l’homme de se rendre compte de lui-même et de s’extraire de son corps.

    Le Moi est donc considéré comme le rattachement de ces cinq agrégats en une entité particulière.

     


    II. LES QUATRE NOBLES VÉRITÉS OU LA VOIE DE LA DÉLIVRANCE :

    1. La Première Noble Vérité : DUKKHA.

    Tout est souffrance. C’est un sentiment éprouvé à la perception du caractère imparfait, incomplet, non permanent des choses et des êtres.

    2. La Deuxième Noble Vérité : SAMUDAYA.

    C’est la source du Dukkha, c’est-à-dire, la soif (une demande d’avoir et d’avoir plus)

    3. La troisième Noble Vérité : NIRODHA

    C’est la disparition du Dukkha, la libération de la souffrance. Ce sera le Nirvana, accessible par la méditation.

    4. La quatrième Noble Vérité : MAGGA

    C’est le chemin, c’est-à-dire, un sentier personnel qui mène chaque homme à l’extinction de la souffrance. Ce sentier donne huit types d’attitudes éthiques pour parvenir à trois attitudes fondamentales, nécessaires à une vie conduisant la personne au Nirvana (Sagesse, Conduite éthique et Discipline mentale).

     

     

     

     

    III. LA “PRODUCTION CONDITIONNÉE” : 

    Pour le bouddhisme, la vie transmigre d’une existence à l’autre en passant par les états biologiques avec ou sans forme humaine. Ces transmigrations dépendent de la valeur éthique des actes au cours des existences antérieures et de l’existence présente. Ce cycle de vie est source de souffrance. Celui qui atteint le Nirvana cessera de dépendre du cycle de la souffrance qui est le cycle de la production conditionnée.

     

    L’IGNORANCE

     
     

    Les Quatre Nobles Veùrites

     

    La Soif

     

    La Sensation

     

    La Saisie

     

    La Conscience

     

    Le Contact

     

    Les Faculteùs

     

    Les Pheùnomeønes

     

    La Souffrance

     

    Les Cinq Agreùgats d’Attache-ment

     

    Le Processus du Devenir

     

    La Naissance

     

    Les formations karmiques

    Les actes volitionnels

     
    IV. LA PSYCHOLOGIE BOUDDHIQUE: MÉDITATION ET THÉRAPIE.


    1. La psychologie bouddhique :     


    C’est une psychologie phénoménologique et qualitative, partant de l’observation de la vie courante de l’être humaine:

     

    1.      Cycle de la névrose:

     

    L’ignorance

     

    Les actes à valeur éthique

     

    La naissance                                           La souffrance            angoisse

     

    la ritualisation

     

    être un Etre                 Le processus

    unique                         du devenir

           
       
     
     
     

     


    la rétention

    obsessionnelle

     

    La saisie                                             Les sensations

     

     


    La soif

    Le désir

     
     
     

     


    La conversion psychosomatique

     

     

     

     

     

     

    2.      Cycle de la psychose:

     

                                              L’ignorance                                 L’ignorance primitive

           
       
     
     
     

     


    Les actes aø valeur eùthique

     
    Les actes immotivés non rationnels

     

     

     

     

    La souffrance                         angoisse

     

     

        La conscience                   dissociation

     
     
     

     


    Les facultés                        les phénomènes hallucinatoires

     

     

           La sensation

     

     

     

     

     

     

    2. La méditation et la thérapie :

     

    Ce n’est pas un état d’isolement dans une attitude de silence repliée et éloignée de toutes les sollicitudes de la vie. C’est plutôt une pratique et une technique qui visent à faire prendre conscience de la nature de l’homme en tant qu’être souffrant capable d’élaborer sa voie propre de la délivrance.

     

    Nous pouvons citer différentes modalités:

    ·         Pratiques tournées vers soi-même dans le but de freiner ou de diminuer les comportements volontaires du désir, de réguler les comportements automatiques des viscères  (respiration, battements cardiaques)

     

    ·         Pratiques tournées vers l’extérieur et le social dans le but de montrer et de mettre à l’épreuve le désir altruiste.

     

    ·         Modalités mixtes, à la fois introvertie et extravertie conciliant par exemple une activité sociale pour le bien des autres et une méditation autoréflexive.

     

    L’être normal souffre toujours mais sans le savoir vraiment. La pratique méditative bouddhique vise à faire accéder les personnes au “lâcher - prise” de la matérialité, c’est-à-dire, admettre la relativité des choses, pour parvenir à une sorte de conscience vigile flottante au-dessus de l’emprise du quotidien. La finalité thérapeutique bouddhique serait donc de faire vivre la souffrance jusqu’à son extinction complète. La méditation et la thérapie se retrouvent comme des expressions de la culture et de ses représentations de l’être, et certains modes culturels ont une valeur thérapeutique comme: la musique, la peinture, les jardinages….

     

    20:00 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    LA PSYCHOLOGIE BOUDDHIQUE PAR Dr. LAM XUAN DIEN SOURCE

     http://www.ulb.ac.be/medecine/psymed/docu/Vietnam/liem.doc

     

     

    Dr. LAM XUAN DIEN

    Chef du Département de  Psychiatrie et de Psychologie Médicale (Paris)

     

    LA PSYCHOLOGIE BOUDDHIQUE

    MÉDITATION ET THÉRAPIE

     

    (Inspiré de “Bouddhisme et Psychiatrie” du Dr. L. C. Liêm)

     

     

    LES CINQ AGRÉGATS D’ATTACHEMENT :

    Ce sont les modalités avec lesquelles les éléments matériels et psychiques vont s’assembler pour constituer un individu comme un système clos et fini, mais instable, car doué d’une vitalité et d’une humanité.

     

     

    1. L’agrégat de la matière:

     

    L’élément naturel

    Terre

    Eau

    Feu

    Air (gaz)

    La caractéristique

    Solidité

    Fluidité

    Chaleur

    Mouvement

     

     

    2. L’agrégat des sensations :

     

    -          L’œil reçoit le visible;

    -          L’oreille reçoit le son;

    -          Le nez reçoit l’odeur;

    -          La langue reçoit la saveur;

    -          Le corps reçoit la chose tangible;

    -          La pensée reçoit l’idée

     

     

    3. L’agrégat des perceptions :        

    C’est la faculté de percevoir des choses dans le milieu environnant.


    4. L’agrégat des formations psychiques ou des constructions mentales :

    C’est l’ensemble des activités mentales élémentaires (attention, volonté, désir de faire, vanité,…). Ce que nous appelons les “compétences psychologiques” d’un individu.

     

     

    5. L’agrégat de la conscience, de la pensée :        

    Il permet à l’homme de se rendre compte de lui-même et de s’extraire de son corps.

    Le Moi est donc considéré comme le rattachement de ces cinq agrégats en une entité particulière.

     


    II. LES QUATRE NOBLES VÉRITÉS OU LA VOIE DE LA DÉLIVRANCE :

    1. La Première Noble Vérité : DUKKHA.

    Tout est souffrance. C’est un sentiment éprouvé à la perception du caractère imparfait, incomplet, non permanent des choses et des êtres.

    2. La Deuxième Noble Vérité : SAMUDAYA.

    C’est la source du Dukkha, c’est-à-dire, la soif (une demande d’avoir et d’avoir plus)

    3. La troisième Noble Vérité : NIRODHA

    C’est la disparition du Dukkha, la libération de la souffrance. Ce sera le Nirvana, accessible par la méditation.

    4. La quatrième Noble Vérité : MAGGA

    C’est le chemin, c’est-à-dire, un sentier personnel qui mène chaque homme à l’extinction de la souffrance. Ce sentier donne huit types d’attitudes éthiques pour parvenir à trois attitudes fondamentales, nécessaires à une vie conduisant la personne au Nirvana (Sagesse, Conduite éthique et Discipline mentale).

     

     

     

     

    III. LA “PRODUCTION CONDITIONNÉE” : 

    Pour le bouddhisme, la vie transmigre d’une existence à l’autre en passant par les états biologiques avec ou sans forme humaine. Ces transmigrations dépendent de la valeur éthique des actes au cours des existences antérieures et de l’existence présente. Ce cycle de vie est source de souffrance. Celui qui atteint le Nirvana cessera de dépendre du cycle de la souffrance qui est le cycle de la production conditionnée.

     

    L’IGNORANCE

     
     

    Les Quatre Nobles Veùrites

     

    La Soif

     

    La Sensation

     

    La Saisie

     

    La Conscience

     

    Le Contact

     

    Les Faculteùs

     

    Les Pheùnomeønes

     

    La Souffrance

     

    Les Cinq Agreùgats d’Attache-ment

     

    Le Processus du Devenir

     

    La Naissance

     

    Les formations karmiques

    Les actes volitionnels

     
    IV. LA PSYCHOLOGIE BOUDDHIQUE: MÉDITATION ET THÉRAPIE.


    1. La psychologie bouddhique :     


    C’est une psychologie phénoménologique et qualitative, partant de l’observation de la vie courante de l’être humaine:

     

    1.      Cycle de la névrose:

     

    L’ignorance

     

    Les actes à valeur éthique

     

    La naissance                                           La souffrance            angoisse

     

    la ritualisation

     

    être un Etre                 Le processus

    unique                         du devenir

           
       
     
     
     

     


    la rétention

    obsessionnelle

     

    La saisie                                             Les sensations

     

     


    La soif

    Le désir

     
     
     

     


    La conversion psychosomatique

     

     

     

     

     

     

    2.      Cycle de la psychose:

     

                                              L’ignorance                                 L’ignorance primitive

           
       
     
     
     

     


    Les actes aø valeur eùthique

     
    Les actes immotivés non rationnels

     

     

     

     

    La souffrance                         angoisse

     

     

        La conscience                   dissociation

     
     
     

     


    Les facultés                        les phénomènes hallucinatoires

     

     

           La sensation

     

     

     

     

     

     

    2. La méditation et la thérapie :

     

    Ce n’est pas un état d’isolement dans une attitude de silence repliée et éloignée de toutes les sollicitudes de la vie. C’est plutôt une pratique et une technique qui visent à faire prendre conscience de la nature de l’homme en tant qu’être souffrant capable d’élaborer sa voie propre de la délivrance.

     

    Nous pouvons citer différentes modalités:

    ·         Pratiques tournées vers soi-même dans le but de freiner ou de diminuer les comportements volontaires du désir, de réguler les comportements automatiques des viscères  (respiration, battements cardiaques)

     

    ·         Pratiques tournées vers l’extérieur et le social dans le but de montrer et de mettre à l’épreuve le désir altruiste.

     

    ·         Modalités mixtes, à la fois introvertie et extravertie conciliant par exemple une activité sociale pour le bien des autres et une méditation autoréflexive.

     

    L’être normal souffre toujours mais sans le savoir vraiment. La pratique méditative bouddhique vise à faire accéder les personnes au “lâcher - prise” de la matérialité, c’est-à-dire, admettre la relativité des choses, pour parvenir à une sorte de conscience vigile flottante au-dessus de l’emprise du quotidien. La finalité thérapeutique bouddhique serait donc de faire vivre la souffrance jusqu’à son extinction complète. La méditation et la thérapie se retrouvent comme des expressions de la culture et de ses représentations de l’être, et certains modes culturels ont une valeur thérapeutique comme: la musique, la peinture, les jardinages….

     

    19:50 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    29/03/2008

    bhiku et bodhisattva FR 2 TROTIGNION

     

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/Bhikkhu%2Bet%2Bbodhisattva%2Bdans%2Bla%2Btradition%2Btheravada/video/x4thsl_bhikkhu-et-bodhisattva-dans-la-trad_news 

    16:25 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    lama e bourgogne

     

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/Un%2Blama%2Ben%2BBourgogne/video/x4qdcb_un-lama-en-bourgogne_politics 

    16:01 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    Le Bouddhisme :au-delà du Bien et du Mal par Dominique Trotignon SOURCE UBE SITE

    Le Bouddhisme :
    au-delà du Bien et du Mal

    par Dominique Trotignon

    conférence donnée le 10 mai 2000 à la Faculté de Théologie protestante de Lausanne (Suisse), dans le cadre d'un cycle de cours publics sur le thème "Le Mal dans les grandes religions".

    retour au sommaire

     

    plan du texte

    Introduction

    I) Le contexte doctrinal
    1 - Le récit de la création du monde
    2 - La maison et son architecte
    3 - Questions de vocabulaire

    II) La réalité du bien et du mal
    1 - Le "mal" comme souffrance
    2 - Le Bien comme "moindre mal"

    III) L'illusion du bien et du mal
    1 - La conception de la dualité comme "Mal"
    2 - Par-delà le Bien et le Mal

    Conclusion : Au-delà du Bien et du Mal

     

    Introduction

    Le Mal, "en soi", n'est pas réellement un problème, traité en tant que tel, dans l'enseignement du Bouddha.
    Tout d'abord parce que le "Bien", dans le bouddhisme, n'a pas la valeur absolue qu'on lui attribue dans les religions monothéistes. On n'évoque en effet aucune Création divine, parangon du Bien, au sein de laquelle le Mal pourrait être compris comme une opposition radicale et scandaleuse à un tel projet divin.
    D'autre part, la distinction établie par le bouddhisme entre deux Réalités (relative et absolue ou, mieux, conditionnée et inconditionnée) nous obligera à considérer deux types de "bien" et, du même coup, deux types de "mal".
    S'il existe un "Bien suprême" dans le bouddhisme, il s'agit en effet de l'extinction (
    nirvâna) de la souffrance (dukkha) ; souffrance caractéristique de l'état conditionné (qui n'est autre que le samsâra, le cycle incessant des naissances et des morts), état conditionné lui-même entretenu par l'Illusion, qui devient du même coup le "Mal suprême".
    Il faudra donc considérer deux couples "bien-mal", l'un relatif et en rapport avec l'état conditionné, l'autre opposant l'état conditionné compris comme Mal, à l'état inconditionné compris comme Bien.

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    I - Le contexte doctrinal

    1) Le récit de la création du monde

    Avant d'aborder le problème du bien et du mal en lui-même, rappelons d'abord comment la Création est envisagée selon l'optique bouddhiste.
    S'il existe bien une cosmologie bouddhique - largement reprise de la cosmologie indienne - il ne s'agit pas tant d'expliquer pourquoi le monde est ou naît, mais comment il est et naît. De ce point de vue, le récit de la création du monde, dans les textes bouddhiques, est particulièrement intéressant. Nous en trouvons une présentation dès le tout premier texte du canon pâli, le Brahmajala-sutta.

    Selon l'optique bouddhiste, les univers se succèdent, au même titre que tous phénomènes, dans un cycle ininterrompu de naissances et de morts, d'apparitions et de disparitions, dont on ne peut connaître le commencement. Lors de la naissance d'un univers, un être apparaît dans la demeure des Brahmas, en fonction de son karma, comme résultat de ses bonnes actions antérieures. Doué de sentiments, comme tout autre être sensible, ce Brahma ressentira bientôt le poids de la solitude et souhaitera l'apparition de compagnons. Ceux-ci apparaîtront bientôt, en effet, mais en raison de leur propre karma. Ce Brahma sera pourtant alors persuadé qu'il est le Mahâ-Brahma, celui qui les a suscités, créés !

    Selon l'optique bouddhique, il n'y a là aucune création du Mahâ-Brahma mais le seul cycle des naissances et des morts. Ou plutôt : il y a bien création du Mahâ-Brahma, mais en tant que celui-ci "se" croit le créateur : il s'est auto-créé Mahâ-Brahma - croyance d'ailleurs partagée à son tour par ceux qui le rejoignent.
    Ce qui s'est créé, c'est le Soi, qui n'est autre qu'une illusion, une simple création mentale. Le Mahâ-Brahma n'a été que le jouet de ses sensations, de ses perceptions, de ses sentiments... Ce n'est pas le monde qui s'est créé, c'est "son" monde. Il est devenu l'architecte de "sa maison", il s'est institué lui-même l'architecte d'un univers qui n'est que "son" univers.

    Lorsque les textes bouddhiques du canon pâli utiliseront ce terme de "monde", c'est uniquement selon cette optique : le "monde" est la création mentale que tout être sensible sur-impose à la réalité "telle qu'elle est", rien d'autre qu'une "construction mentale" (sankhara) née de l'Illusion du Soi.
    Dans cette optique, le bien et le mal ne relèveront du monde que parce qu'ils seront liés à l'idée de Soi. Ils ne sont pas une donnée fondamentale du monde "tel qu'il est" en réalité, mais de "notre" monde en tant que création mentale.

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    2) La maison et son architecte

    Cette image de l'architecte et de sa maison est tirée d'un texte célèbre, deux stances du Dhammapada, censées reprendre l'exclamation du Bouddha juste après l'Eveil :

    "J'errais sur le chemin sans fin des nombreuses renaissances, cherchant en vain l'architecte de l'édifice.
    Quel tourment que de renaître sans cesse !
    Ô architecte de l'édifice, je t'ai découvert !
    Tu ne rebâtiras plus l'édifice. Tes poutres sont toutes brisées,
    le faîte de l'édifice est détruit !
    Cette conscience a perdu ses énergies fabricatrices
    et est parvenue au Nirvâna."
    (Dhammapada, stances 153-154)

    C'est cette idée centrale de "construction" qui sera développée dans la "loi de coproduction conditionnée" (paticcasamuppâda). Une loi "profonde, difficile à comprendre, cachée, excellente, paisible, au-delà du raisonnement, subtile, accessible aux seuls sages par l'expérience directe" comme la définira le Bouddha lui-même, peu de temps après l'Eveil, hésitant même à la divulguer à l'humanité. Car "ceux qu'aveuglent attraction et répulsion (...) ne peuvent comprendre une telle Doctrine qui s'avance à contre-courant" (Majjhimanikâya).

    Il est remarquable que dans ces proclamations du Bouddha nouvellement éveillé n'apparaisse pas (du moins de façon évidente) la notion de Non-Soi (anatmân) qu'on présente généralement comme l'essentiel de la doctrine bouddhique.
    Le Soi, en fait, n'est autre que cet "architecte" qu'on cherche "en vain".
    Or, l'architecte n'est découvert que lorsque la construction est mise à bas. Ou plutôt : c'est l'absence d'architecte qui se révèle quand la construction, illusoire, s'efface devant la réalité découverte. Une situation que résume Buddhaghosa dans une formule célèbre de son Visuddhimagga :

    "Les actes sont, mais on ne trouve aucun acteur".

    Seule existe, dans le domaine de la réalité relative, la coproduction conditionnée - le véritable coeur de l'enseignement bouddhique - dont la doctrine de l'absence de Soi n'est que le corrolaire, la conséquence logique. C'est parce que tout est conditionné que rien n'existe "en soi".

    Par "coproduction conditionnée" il faut comprendre que tout phénomène est construit (production) et trouve son origine de causes multiples (co-) qui se conditionnent mutuellement (conditionnée) : si l'arbre naît de la graine c'est qu'il bénéficie aussi de terre, d'oxygène, d'eau, d'espace où se déployer...
    Il n'y a donc pas d'origine unique, pas même de liberté : un phénomène ne se produit que quand les multiples conditions qui le permettent sont réunies. Dire que l'arbre naît de la graine est une simplification arbitraire... une vue de l'esprit.

    Au niveau individuel, le Soi lui-même n'est qu'une composition de cinq composants, agrégés (on parle de cinq "agrégats" - kkhandha), arbitrairement conçus comme un tout, indépendant et permanent, rien d'autre qu'une étiquette apposée par convention : une construction mentale (sankhara ; "san" est l'équivalent du "syn" grec).
    Et de même que l'architecte disparaît avec la destruction de l'édifice, quand on recherche le Soi au-delà des cinq agrégats qui le composent, il disparaît avec la dé-composition des cinq agrégats - de même qu'un oignon n'est que la somme de ses pelures ou, selon la formule de Vasubandhu dans son Abhidarmakosasastra, de même qu'une corde n'est que la somme des brins qui la compose, sans qu'il y ait aucun fil conducteur autour duquel elle se construise.

    A l'origine de cette composition mentale, se trouve donc l'Illusion : tant qu'elle persiste, on cherchera (en vain) l'architecte ; du jour où l'illusion disparaît, la construction et le constructeur disparaissent à jamais : c'est l'Eveil. Mais pour tous ceux qui n'ont pas encore atteint l'Eveil, l'Illusion demeure et toute action s'effectue en fonction de ce Soi illusoire ; à l'instar du Mahâ-Brahma, qui se croit le créateur des phénomènes qui se produisent autour de lui, nous vivons dans la maison, persuadés que nous en sommes l'architecte.

    Tout ce qui se produit sans notre participation ou notre consentement est aussitôt conçu comme mettant en cause directement l'existence même de cet architecte, contre notre "Soi". C'est donc en fonction du Soi que s'établissent le plaisir et la douleur, l'attraction et la répulsion, le bien et le mal. Le bien et le mal ne seront que "mon" bien et "mon" mal ou - si l'on veut - un bien et un mal conçus en rapport avec un Soi - le "mien" ou un "autre", supérieur au mien (Dieu ?...), mais toujours "en relation" à un Soi.

    Pour qu'existe l'idée d'un Bien et d'un Mal, un absolu est donc nécessaire autour duquel s'établira la relation : le paradoxe de la dualité c'est que toute relation (relative par définition) s'établit en fonction d'un absolu, comme les deux plateaux d'une balance ne s'équilibrent qu'en fonction d'un fléau qui en règle les rapports... Ce n'est que s'il y a un Soi ("mon" Soi), posé comme référence, que Bien et Mal peuvent exister.
    Le problème ne se situera donc pas au niveau des composants de la relation mais au niveau de la composition elle-même, non dans les termes relatifs mais dans la relation établie entre eux. C'est là la doctrine "à contre-courant" que le Bouddha enseigne... Il n'existe pas de problème du mal "en soi" mais bien un problème née de la relation "bien-mal".

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    3) Questions de vocabulaire

    Ce caractère relatif, "non-absolu" du mal est déjà sensible dans le vocabulaire même. En effet, deux couples de termes seront employés, dans les textes bouddhiques anciens, pour désigner le Bien et le Mal.

    Le premier couple - celui du langage courant - oppose "pâpa" (le mal) à "puñña" (le bien). Mais on trouvera aussi un autre couple de termes opposant cette fois "kusala" (le bien, l'efficace) à "akusala" (le mal, l'inefficace). Le mal - akusala - n'est ici que l'antonyme du bien - kusala (+ "a" privatif) ; il n'existerait donc pas de terme propre pour le désigner : le mal ne serait que le contraire du bien, ou plutôt l'absence du bien.
    Cela simplifierait notre approche si la définition du bien, elle-même, n'était pas, elle aussi, relative... et relative au mal justement ! En fait, la dualité "bien-mal" sera définie (très logiquement selon l'optique bouddhiste) non pas en relation avec un absolu - ou l'un de ses termes présenté en absolu - mais par rapport à un réseau de relations, une composition.
    Le mal (
    a-kusala), c'est tout ce qui relève des "trois poisons", de la triade composée de l'attraction (lobha), la répulsion (dosa) et l'illusion (moha) ; il n'y a pas "une" origine au mal mais bien un faisceau de conditions. Et le bien (kusala) sera lui-même défini comme absence d'attraction (a-lobha), absence de répulsion (a-dosa) et absence d'illusion (a-moha).

    On retrouve ici l'une des caractéristiques principales de l'enseignement du bouddhisme ancien : la définition négative du positif, comme "absence de", telle qu'elle apparaît de manière paradigmatique dans le terme même désignant le "Bien suprême", le nirvâna = "extinction", "absence" de dukkha.

    La définition du bien et du mal se referme donc sur elle-même en une sorte de cercle vicieux : le mal est l'absence du bien, qui est lui-même l'absence de ce qui caractérise le mal et le provoque... Ce cercle vicieux, c'est justement le samsâra, le cercle infini des naissances et des morts du Soi, l'éternelle coproduction conditionnée. Ce couple "bien-mal" fait donc totalement partie de ce samsâra soumis à l'Illusion et à la Dualité.

    Mais le problème central du bouddhisme, on le sait, n'est pas le Mal : c'est dukkha, qu'on traduit généralement par souffrance. Les Quatre Nobles Vérités (discours fondateur du bouddhisme) se résument d'ailleurs généralement par les quatre formules : Vérités de la souffrance, de l'origine de la souffrance, de la cessation de la souffrance et du chemin qui mène à la cessation de la souffrance.
    Dukkha doit se comprendre en opposition avec sukha - le bien-être. Dukkha c'est le mal-être, le "mal de vivre", ce qui est souillé, ce qui ne peut satisfaire ; par opposition à sukha qui exprime la pureté, la perfection, la plénitude, la satiété.
    Mais si
    dukkha recouvre en effet l'idée de "souffrance", au sens courant du terme, il dit aussi plus que cela. La définition canonique reconnaît trois interprétations : la souffrance au sens ordinaire (dukkha dukkha) ; la souffrance liée au caractère éphémère, im-permanent des phénomènes (viparinâma dukkha ; viparinâma = transformation) et l'état conditionné de tout phénomène (sankhara dukkha).

    Il y a donc plusieurs niveaux de dukkha.
    Premièrement la souffrance liée au Soi : "ma" souffrance, celle que j'éprouve quand mon Soi est mis à mal par la douleur, physique ou psychologique, la déception, le refus des autres de me considérer comme un Soi méritant le respect et l'amour... souffrance du Soi dans ses relations aux autres, à l'Autre ; le Soi dans la dualité.
    Deuxièmement la souffrance liée aux phénomènes qui me font douter de l'existence réelle de mon Soi : tous les changements qui surviennent en moi, qui font que se succèdent en moi la colère et la joie, et que même le bonheur que j'éprouve finit par disparaître - souffrance du Soi dans sa relation à lui-même ("Qui suis-je ?", et donc aussi : "Suis-je ?").
    Troisièmement enfin, beaucoup plus profondément, le fait que tout cela n'est qu'illusion, qu'il ne s'agit que d'une construction mentale, que le Soi n'existe pas "en Soi".

    Il va sans dire que ce dernier aspect de dukkha, pour être perçu, demande déjà une capacité hors du commun de voir la réalité telle qu'elle est ; ce troisième aspect de dukkha, en fait, n'est visible que pour ceux qui sont déjà "entrés dans le courant" (selon la formule consacrée), qui ont déjà abandonné bien "des illusions" avant de pouvoir s'attaquer à "l'Illusion" suprême. Le commun des mortels, lui, affronte dukkha selon le premier sens, au mieux dukkha selon le deuxième... s'il connaît déjà quelque inquiétude spirituelle, ou au moins existentielle !

    L'enseignement tiendra compte de cet échelonnement des prises de conscience successives et s'adaptera en conséquence aux capacités de ces différents auditoires. A ceux qui sont plongés dans la plus totale illusion, il proposera la voie de ce que j'appellerais volontiers "la recherche du bien comme moindre mal", la réduction, voire la suppression de la souffrance au premier sens du terme, dans le cadre de la loi du karma. A ceux dont l'illusion commence à s'effriter - comme une maison qui se lézarde, mais dont on cherche encore l'architecte (un responsable, un coupable...) ! - il enseignera la loi de coproduction conditionnée. Aux derniers, qui sont déjà "entrés dans le courant" s'adresse l'enseignement de la vacuité ultime du Soi.

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    II - La réalité du bien et du mal

    1) Le "mal" comme souffrance

    Ce sont dans les sermons adressés aux "laïcs" que les notions de bien et de mal seront les plus fréquentes - les "laïcs" représentant ici la première catégorie de disciples, ceux qui, encore trop soumis à l'Illusion, n'ont pas compris qu'il valait mieux renoncer au monde, au propre comme au figuré.
    Au sein du canon pâli, le Dhammapada est sans aucun doute le texte le plus emblématique de ce premier type d'enseignement. Véritable manuel de morale quotidienne, il énonce les règles de base du bouddhiste pratiquant en courtes stances, souvent appariées. Extrêmement populaire, il est le livre le plus lu, le mieux connu de la population des pays theravâdins d'Asie du Sud-Est.

    Dès les deux premières stances d'ouverture, le discours s'établit clairement sur le mode d'opposition entre bien et mal :

    "De l'esprit proviennent toutes choses.
    Tout naît de l'esprit, tout est formé par l'esprit.
    Si quelqu'un parle ou agit avec un mauvais esprit,
    La souffrance le suit aussi sûrement que la roue suit l'animal de trait.

    De l'esprit proviennent toutes choses.
    Tout naît de l'esprit, tout est formé par l'esprit.
    Si quelqu'un parle ou agit avec un esprit purifié,
    Le bonheur le suit aussi sûrement que la roue suit l'animal de trait."

    et un peu plus loin (stances 15 à 18) :

    "Le méchant gémit en ce monde et se lamente dans l'autre ;
    Dans les deux situations, il se lamente à cause de la laideur de ses actes.
    Celui qui agit bien (
    puñña) est heureux dans ce monde et dans l'autre ;
    Il est heureux dans les deux situations, car ses actes sont purs.

    Celui qui a fait le mal (pâpa) en subit les conséquences, ici-bas et dans l'autre monde ;
    Il est tenaillé par la pensée d'avoir mal agi.
    Celui qui fait le bien est heureux dans ce monde et dans l'autre ;
    Il est réconforté à la pensée d'avoir fait le bien."

    En résumé : le mal engendre la souffrance, dans cette vie et dans l'autre ; mieux vaut faire le bien pour ne pas souffrir.

    Le mal est donc clairement ici associé à la seule souffrance, quelle soit morale ou physique (dukkha dukkha). La souffrance est le mal : autant la souffrance qu'on subit que celle qu'on provoque, puisque que tous les actes portent un fruit en conséquence de leur nature et conformément à leur nature : telle est la loi du karma.

    Je ne développerai pas ici cette notion de "loi du karma" mais il est nécessaire néanmoins d'en rappeler un point fondamental.
    Si le terme
    karma se traduit par "acte", étymologiquement il vient de la racine indoeuropéenne *kr qui, en français, a donné le verbe "créer". Le karma est donc une "construction", un acte intentionnel et volontaire qui s'effectue en faveur de l'idée du Soi. C'est l'acte en tant qu'il perpétue l'idée de Soi, par l'intermédiaire du doublet convoitise/aversion : ce que je fais pour perpétuer l'idée de Soi en la nourrissant, ou ce que je fais contre ce qui la met en danger, pour protéger cette idée de Soi de la destruction.
    Il ne s'agit donc pas de tout acte mais seulement de celui qui, consciemment ou inconsciemment, nourrit ou protège le Soi, a l'idée de Soi pour fondement. Il est donc logique qu'il perpétue ce Soi et qu'il en provoque la renaissance... c'est sa raison d'être, sa fonction même !

    A ce premier niveau de l'enseignement, dans le cadre de la loi du karma, l'objectif est donc de réduire ou de supprimer la souffrance. Qui souffre n'aura qu'un seul but : se protéger de la souffrance. Avant de pouvoir considérer la loi de coproduction conditionnée, il faut déjà ne plus souffrir de la souffrance ordinaire, il faut déjà avoir apaisé tant soit peu les exigences du Soi. Selon une image courante : on ne voit rien à travers l'eau troublée, il faut d'abord laisser se décanter les impuretés qui la trouble.

    La morale bouddhique, telle qu'elle s'exprime notamment dans les "Cinq préceptes" de base, s'appuira donc sur un principe universel : tous les hommes préférant le bonheur au malheur, le plaisir à la souffrance, ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse à toi-même.
    Les cinq préceptes présenteront donc cinq types d'action (de corps, de parole et aussi d'esprit - puisque l'intention est le fondement de tout acte karmique ; rappelons-nous la première formule du Dhammapada citée plus haut : "De l'esprit proviennent toutes choses. Tout naît de l'esprit, tout est formé par l'esprit."), capables de générer la souffrance, dont il faudra "s'abstenir" (encore une fois c'est l'état d'esprit, l'intention qui compte) :

    - ne pas supprimer la vie puisque tout être sensible apprécie de vivre ;
    - ne rien prendre de ce qui n'a pas été donné, puisque l'instinct de propriété est "bien partagé" !
    - ne rien dire de futile, d'inutile, ou qui puisse blesser ;
    - ne pas avoir de pratique sexuelle blessante pour les autres ;
    - et enfin : ne pas consommer d'intoxicants qui feraient perdre le contrôle de soi et faciliteraient donc les actions précédemment évoquées.

    Autant de pratiques qu'on verra essentiellement comme "sociales", visant à rendre le plus harmonieuses possibles les relations entre les êtres sensibles vivant au sein du samsâra - y compris donc les représentants des autres états d'existence contenu dans ce samsâra : les dieux et les démons, les fantômes et les animaux...
    Le bien ici considéré est un bien conditionné, relationnel. Le mal n'est autre que ce qui provoque un supplément de souffrance à ce qui est déjà, pour ceux qui le savent, souffrance suprême. La consigne pourrait être : "Inutile d'en rajouter ! Et, si possible, faisons tout pour diminuer la souffrance inhérente à l'existence".

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    2) Le bien comme "moindre mal"

    Mais le Dhammapada - pour ne nous en tenir qu'à ce seul texte - ne se contente pas de cette morale du "premier degré". Un chapitre entier (le 9e), intitulé simplement "le Mal" (pâpa), nous permettra d'aborder le "deuxième degré" de l'enseignement.
    Apparemment, il n'offre guère de différences avec les stances du 1er chapitre déjà citées ; le bien et le mal y sont présentés selon la loi karmique : le mauvais pâtira du mal comme le sage bénéficiera du résultat de ses bonnes actions, même si ce n'est qu'à plus ou moins longue échéance.

    Les deux dernières stances, pourtant, relativiseront la chose :

    "Ni dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni dans les antres des rochers, nulle part dans le monde entier, il n'existe une place où l'homme trouverait un abri contre ses mauvaises actions (pâpa-kamma).
    Ni dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni dans les antres des rochers, nulle part dans le monde entier, il n'existe une place où l'homme trouverait un abri contre la mort."

    Après huit stances opposant le "bien du bien" au "mal du mal", viennent ces deux stances qui ne fonctionnent plus sur un système d'opposition mais d'équivalence, dans une résolution dramatique nous plaçant face au caractère inéluctable de la mort. Nul n'échappe aux conséquences de ses actes, nul n'échappe à la mort. Même celui qui agit bien doit mourir, car tout est impermanent. Nous voici devant le deuxième sens de dukkha : le mal c'est l'inéluctable de l'impermanence, de la transformation perpétuelle et, à terme, de la transformation ultime du Soi, sa mort.

    On pourrait, si l'on voulait respecter le style littéraire habituel du Dhammapada, poursuivre l'appariement des stances jusqu'à ses conséquences ultimes en modifiant la dernière de cette manière : "Ni dans les airs, ni au milieu de l'océan, ni dans les antres des rochers, nulle part dans le monde entier, il n'existe une place où l'homme trouverait un abri contre ses bonnes actions (puñña-kamma)"... et c'est bien là ce que le texte sous-entend !

    Pour celui qui s'écarte du mal - souffrance "ordinaire" -, combien même il parviendrait aux plus hauts états célestes de la condition divine, l'illusion du Soi le maintiendrait dans le samsâra et le laisserait aux prises avec la souffrance liée à l'impermanence. Alors même que la morale bouddhique prône l'abstention du mal (pâpa) et la pratique du bien (puñña), qu'elle promet aux bienfaisants une renaissance heureuse dans le monde des dieux, cette stance rappelle - et avec quelle violence ! - que le bien de ce monde n'est jamais qu'un "moindre mal". Non parce qu'il s'agit de bien, mais parce qu'il est "de ce monde", c'est-à-dire toujours soumis à l'idée de Soi.

    La naissance dans le monde des dieux peut même constituer un empêchement majeur dans la pratique de la Voie de la Délivrance ! Pratiquer le bien et bénéficier ainsi du bon résultat karmique de ses actions participe pleinement de ce qui peut perpétuer l'idée du Soi. Combien plus facilement se persuadera-t-on de la validité de ses propres actes - et donc du Soi qui les fonde - si l'on en obtient des avantages ! La pratique du bien peut ainsi devenir l'un des pires poisons, comme le confirme l'état divin où la satisfaction des plaisirs est telle que l'être sensible n'a même plus conscience de l'impermanence des phénomènes et de sa propre caducité.

    C'est la raison pour laquelle la vie humaine est toujours présentée comme la "précieuse existence" : à l'instar de l'enseignement du Bouddha, qui se définit comme la "Juste Voie du Milieu", la vie humaine est la seule condition d'existence qui permet de prendre la juste mesure de la relativité du bien et du mal, de la souffrance et du plaisir, et de dépasser cette dualité pour prendre conscience de la caducité des phénomènes. Seul un être humain peut "entrer dans le courant".
    S'il fallait une dernière preuve pour s'en convaincre : si le futur Bouddha lui-même séjournait chez les dieux, ce n'était qu'avant de renaître parmi les hommes... pour atteindre l'Eveil !

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    III - L'illusion du bien et du mal

    1) La conception de la dualité comme "mal"

    Dire de la mort qu'elle constitue le mal du "deuxième degré" risque cependant de prêter à confusion. Car ce n'est pas le fait de la mort qui doit être ici considéré, mais bien les répercussions d'un tel fait sur les êtres sensibles.
    La mort en elle-même ne pose problème - et ne constitue un scandale - que pour qui croit qu'il existe un Soi et qui s'identifie à lui. Pour qui comprend que le Soi n'est qu'un agrégat, une composition, il devient naturel que ce Soi, comme tout autre composé, soit soumis à la destruction comme il a été soumis à l'apparition.

    Telle est la loi de la coproduction conditionnée :

    "Quand ceci est, cela est ;
    Ceci apparaissant, cela apparaît ;
    Quand ceci n'est pas, cela n'est pas ;
    Ceci cessant, cela cesse."

    Cette formule, on ne peut plus concise, mérite quelques mots de développement.
    Comme la grande majorité des textes du bouddhisme ancien, il s'agit ici de la mise par écrit d'une tradition orale : la formulation vise donc d'abord la simplicité, pour être plus facilement mémorisable, utilisant jusqu'à l'abus les sytèmes d'appariements et de doublets symétriques, dont on a déjà vu qu'ils pouvaient masquer parfois certaines subtilités de raisonnement. Ce genre de textes ne peut pas être correctement apprécié sans les traités qui les développent. C'est l'une des raisons qui font de la littérature bouddhique l'une des plus abondantes en nombre de volumes de commentaires !

    A l'instar de tout l'enseignement bouddhique, la formule peut être comprise à deux niveaux : relatif ou absolu.

    Dans le domaine du relatif, ces quatre phrases ne font que rendre compte des caractéristiques de tout phénomène composé et conditionné : lorsque les conditions sont réunies, le phénomène apparaît et, donc, "est" pour celui qui le perçoit ; lorsque les conditions ne sont plus, le phénomène disparaît et n'est plus pour celui qui l'a perçu.
    Du point de vue de l'absolu, elles mettent en cause le processus même de la causalité : d'un côté l'existence d'un Soi déterminé par une condition, de l'autre une absence de Soi en raison d'une absence de condition ("Ceci cessant, cela cesse" devant alors être compris comme "ceci n'apparaissant plus, cela n'apparaît plus"). Le deuxième doublet, alors, ne doit plus être considéré comme une causalité négative, à rebours, mais comme une absence de causalité.
    Souvenons-nous de l'architecte qui disparaît en même temps que disparaît la construction. L'illusion réside dans le fait de croire que le constructeur demeure quand la construction est détruite, qu'il y a un acteur derrière les actes. C'est "en vain" qu'on cherche l'architecte...

    Ce que le bouddhisme met en cause ici c'est le principe même de la dualité : la construction n'est pas autre que le constructeur parce qu'il n'y a pas de condition unique à la construction qui serait un constructeur. Il n'y a pas un phénomène "en soi" issu d'un acteur "en soi", mais un faisceau de phénomènes, arbitrairement conçus comme formant un tout unique (la construction) et, tout aussi arbitrairement, conçu comme issu d'un unique acteur.
    Or celui-ci n'est lui-même qu'un faisceau de phénomènes, à nouveau arbitrairement conçus comme formant un tout unique (le constructeur) alors qu'il n'est que l'un des composés d'un phénomène lui aussi multiple (ce qui est à l'origine de la construction, puisque, pour être construite, la construction a aussi pour conditions le bois, la pierre et le mortier, la terre sur laquelle elle repose, l'espace dan laquelle elle se déploie, l'attraction terrestre qui la maintient, et bien d'autres conditions...) !

    A travers la mise en cause de la dualité, c'est le pouvoir même de concevoir qui est mis en accusation. Le concept - construction mentale (sankhara) - est ce qui singularise le multiple, ce qui crée l'idée de permanence et de durée, là où l'on ne peut trouver que coproduction conditionnée, c'est-à-dire impermanence de phénomènes instantanés issus de causes multiples.

    A l'instar du Mahâ-Brahma, un constructeur ne crée rien si ce n'est lui-même en tant que créateur : c'est parce qu'il pose une création face à lui comme objet de connaissance qu'il se conçoit lui-même comme sujet de connaissance.

    Certes la construction existe bien, en tant que construction, d'origines diverses et conditionnées, mais non pas en tant qu'objet de connaissance "en soi", immuable et indépendamment de la loi de coproduction conditionnée.
    Certes le constructeur existe bien, lui aussi, mais comme une étiquette apposée à un faisceau de phénomènes inter-dépendants, et non pas en tant que sujet de connaissance "en soi", demeurant indépendamment de la construction qui l'a fait naître - et non qu'il a fait naître.

    Car, dans l'optique bouddhiste, ce n'est pas le sujet qui crée l'objet, mais l'objet qui crée le sujet. Et si l'objet de connaissance n'existe pas "en soi", le sujet n'existe pas davantage "en soi", pas plus que n'existe "le fils d'une femme stérile". Il en va de cette construction comme d'un mirage : il existe bien réellement en tant que mirage (phénomène conditionné par des causes diverses : le sable, la chaleur, l'oeil et la perception visuelle, la conscience qui "interprète" le phénomène...) mais il n'existe pas en tant qu'eau réelle (concept).

    Le "Mal suprême", selon le bouddhisme, réside donc dans cette capacité qu'a la conscience de "déraper" dans sa faculté naturelle d'enregistrement des phénomènes, lorsqu'elle les agrègent en un tout qui dure et qu'elle en fait un objet de connaissance. Dotée de cet objet, la conscience, "malade de l'Illusion" qu'elle a elle-même suscitée, se considère alors, dans le cadre de la dualité, comme un sujet de connaissance : le Soi individuel naît en même temps que le Soi qu'il a posé en face de lui. "Quand ceci est, cela est" : quand un objet est conçu, un sujet se conçoit.

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    2) Par-delà le Bien et le Mal

    Il en va alors du bien et du mal comme de tout autre dualité : ils n'existent que dans le cadre strict du samsâra, du relatif, du conditionné, de l'illusion... mais non pas du point de vue de l'absolu. Bien et mal, comme tout autre concept, tout autre construction "singularisée", ne sont que des concepts vides en réalité absolue !

    C'est cette vacuité qui constituera le troisième niveau de dukkha... tant que nous resterons soumis à l'Illusion, tant que cette vacuité, cette inexistence de la dualité restera, elle aussi, du domaine du concept et du langage, du domaine des idées. Dire que bien et mal sont vides de réalité a effectivement de quoi nous faire souffrir : quel sens donner désormais à notre vie ? Pourquoi agir bien plutôt qu'agir mal ? Que deviennent l'éthique et la morale ?

    De telles questions ne se posent que si l'on reste au sein du samsâra, que si l'on n'a pas mis fin à l'Illusion suprême. Si bien et mal ne sont que des concepts vides en réalité absolue, ils ne sont pas vides, non plus que vides de sens, dans le cadre de la réalité relative !
    Tant que l'on demeure dans le
    samsâra, qu'on n'a pas mis fin à l'Illusion, bien et mal ont une efficience et une raison d'être - pour mettre fin à la souffrance superficielle, de soi comme d'autrui. Mais pour qui veut atteindre l'extinction définitive de la souffrance, mettre fin à jamais à l'Illusion, ce ne sont pas le bien et le mal qu'il faut abandonner, mais toute conception de Soi qui génère la Dualité, donc aussi la dualité du bien et du mal.

    Il ne s'agit pas de détruire le bien et le mal - ce qui resterait une action, karmique - mais bien de mettre fin au processus de construction, à l'Illusion, de telle sorte que la dualité bien-mal, comme toute autre dualité, n'apparaisse plus. A dire vrai, bien et mal sont vides en réalité que pour les seuls Bouddhas et tous ceux qui, après eux, ont mis fin à l'Illusion et atteignent l'éveil, le nirvâna : les Arhats et les grands Bodhisattvas ! Jusque-là, pour tous les autres, il convient encore d'agir bien et de ne pas faire le mal...

    Il nous faut ici reprendre le couple de termes kusala/akusala, évoqué plus haut. Comme il en va de la coproduction conditionnée, ce couple peut, lui aussi, être compris à deux niveaux d'analyse, en fonction du relatif ou de l'absolu.

    Au niveau relatif, on l'a dit, kusala est l'absence du mal pour autrui et pour soi - correspondant aux deux premiers niveaux de dukkha (attraction et répulsion, vis-à-vis des autres et de soi-même - désirs d'existence et de non-existence étant placés au même niveau de "mal"). Au niveau absolu, kusala concerne le troisième niveau de dukkha, l'état conditionné et l'ignorance elle-même.

    Le bien ici considéré ne sera plus un bien fait pour autrui (dans le cadre des relations sociales) ou pour soi-même (dans le but d'obtenir de bons fruits karmiques) mais comme ce qui tranche les racines de l'Illusion, ce qui "détruit les souillures" entretenant l'illusion.
    Il s'agira d'un bien effectué dans le cadre du
    samsâra, mais dans l'optique du nirvâna : un bien "efficace" pour parvenir à l'Eveil, dépasser toute dualité, toute conception, voir la réalité absolue "telle qu'elle est".

    Ce bien-là devra donc être débarrassé de toute conséquence karmique, délié de toute notion de Soi :

    "Je dis que le point de vue correct est de deux sortes : il y a le point de vue correct qui est mêlé à des souillures mentales, qui s'associe à des actes méritoires et qui évolue vers un substrat à la renaissance. Et il y a un point de vue correct qui est noble, dépourvu de souillures mentales, qui est supra-mondain et fait partie de la voie qui mène à la libération". (Mahâ-Cattârisaka-sutta).

    Pour celui qui agit selon l'optique du nirvâna, l'action sera donc dépourvue de toute référence au bien et au mal, au-delà de toute dualité, parce qu'elle sera dépourvue de tout idée de Soi, de tout "intérêt" pour le Soi. A proprement parler il s'agira d'une action "désintéressée" (puisque c'est l'intention qui fonde le karma).

    "Ne pas faire le mal (pâpa), pratiquer le bien (kusala),
    Purifier l'esprit : tel est l'enseignement des Bouddhas"
    (Dhammapada, stance 183)

    Cette purification de l'esprit ne sera pourtant pas comprise comme un exercice actif, visant à détruire une notion (le Mal) - ou même une dualité (bien-mal) -, mais comme l'expérience directe de la réalité "telle qu'elle est". C'est par la "vue" de la Réalité absolue que l'esprit prend petit à petit conscience de l'illusion au travail : par l'observation des phénomènes dans leur production et leur disparition, il s'habitue à les considérer tels qu'ils sont et constate comment, à la Réalité, se surimpose des conceptions.

    "L'ignorant qui n'a pas entendu la Doctrine, qui ne s'est pas exercé à la Doctrine, perçoit la terre comme telle et, l'ayant perçu comme telle, il en forge la notion "terre" et, l'ayant forgée, il forge "je suis la terre", "je suis de la terre", "cette terre est mienne", et il s'y complaît."
    (Majjhimanikâya, I,1)

    Le processus en cause est l'objectivation de la perception "pure" - objectivation comprise comme "souillure mentale", qui se manifeste par le processus de conception et la création d'une "notion" (ayant perçu la terre comme telle, la conscience "dérape" et forge la notion "terre"). Par la suite (dans l'infinitésimal de la succession instantanée des phénomènes de pensée), de cet "objet de connaissance" créé par la conscience sous forme de notion, se détache, petit à petit, un "sujet de connaissance".

    Il y a d'abord création d'un sujet par assimilitation : "je suis la terre" ; puis détachement - tout en gardant une idée de rapport d'identité par origine : "je suis de la terre" ; pour terminer avec une séparation complète dans un rapport de dualité qui renverse le rapport d'origine en rapport d'appropriation - "cette terre est mienne". C'est alors que le "sujet en Soi" est créé !

    La méditation, par la contemplation (sans intervention ni participation) de ce phénomène en cours, "libère" la conscience de ses "tendances fabricatrices" par la simple constatation de ce qui est "tel que c'est" : la coproduction conditionnée à l'uvre, l'acte sans acteur - et l'acteur ne "se" créant pas. Le rétablissement de la conscience dans sa faculté de "prise de conscience sans participation" doit "guérir" la conscience malade : il s'agit, non pas d'une thérapeutique de la conscience (qui sous-entendrait une intervention, un acte, une intention donc du karma), mais d'une "hygiène de la conscience". Il s'agit de réhabituer la conscience à ne pas "dérailler", en l'exerçant à son activité naturelle, rien de plus

    De cette manière, l'Octuple Noble Sentier n'est pas une action qui a résultat (et le nirvâna, du même coup, n'est pas quelque chose de construit, de conditionné), mais une absence d'action qui rétablit la réalité dans son fonctionnement "naturel", sans participation d'un Soi qui ne se créée plus, sans "architecte" pour construire de maison. La construction n'apparaissant pas, le constructeur se révèle dans son Illusion, son "absence d'existence". L'Octuple Noble Sentier n'est pas une opération curative, il est l'absence de maladie (et donc de souffrance, dukkha), il est la santé elle-même.

    "A l'occasion de la sensation, l'Arhat perçoit la sensation, sait qu'il n'y a ni moi ni vision [effectuée par un moi] ni objet vu [par un moi], mais la coopération de trois phénomènes coordonnés, bien que naturellement isolés, à savoir : la connaissance [conscience d'enregistrement], l'oeil et la forme sensible. Au moment de la sensation, l'ignorant conçoit un moi face à un objet qu'il désire ou repousse et cette méprise le livre au désir, lequel l'embourbe davantage dans l'erreur. Chez l'Arhat, par contre, la sensation ne produit ni désir ni attachement."
    (Samyuttanikâya, III, 96)

    Il n'y a pas d'acte d'un acteur (tel que conçu habituellement dans le cadre des notions duelles) ; il n'y a que des actes, au sens de la loi de coproduction conditionnée, sans acteur. "Ô architecte de l'édifice, je t'ai découvert ! Tu ne rebâtiras plus l'édifice. Tes poutres sont toutes brisées, le faîte de l'édifice est détruit ! Cette conscience a perdu ses énergies fabricatrives et est parvenue au nirvâna".

    Cette conscience, effectivement, a "perdu" ses énergies fabricatrices, elle les a laissées, abandonnées, s'en est détachée... elle ne les a pas détruites ; elle n'a "fait" qu'une chose : ne pas permettre qu'elles apparaissent . En quelque sorte elle a "non-agit", dans le sens qu'elle n'a produit aucun karma.

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    Conclusion : Au-delà du Bien et du Mal

    Cela dit, on aurait tort de penser qu'un Bouddha, un Bodhisattva ou un Arhat n'agissent plus... La vie de ces "Libérés", d'ailleurs, le confirme : ils enseignent, chacun à leur manière, au moins par l'exemple et grâce à de multiples "moyens habiles".

    Il nous faut ici établir une "typologie de l'acte" selon l'enseignement bouddhiste, dont la mesure sera le karma et l'intention égotique.

    Au plus bas de l'échelle, dans la soumission à l'illusion du samsâra, un acteur agira intentionnellement en vue d'obtenir un bien (puñña), pour soi-même ou pour autrui.
    Au second pallier - toujours au sein du
    samsâra, mais l'illusion se lézardant - le bien, toujours visé, sera celui de l'efficacité (kusala) par rapport à l'obtention du nirvâna.
    Au sommet de l'échelle, enfin, une fois l'illusion détruite et le
    nirvâna "touché", l'agir (plutôt que l'acte - karma) sera entièrement nettoyé de toute visée égotique et proprement "dés-intéressé", il n'y aura plus ni bien ni mal à considérer.

    Sans aucun intérêt, ni pour soi ni pour autrui (relativement au Soi de chacun), l'acte sera aussi, du coup, suprêmement efficace dans la visée du nirvâna pour autrui ! Ainsi, ceux qui ont atteint "l'autre rive" continuent d'agir dans ce monde, mais leurs actes - "gratuits", pourrait-on dire - sont des "actes purs".

    "L'homme dont l'esprit est stable, non troublé par le désir,
    qui est au-delà du bien (
    puñña) et du mal (pâpa),
    Celui-là est un être éveillé qui ignore la crainte."
    (Dhammapada, stance 39)

    N'ayant plus rien à craindre, relativement à Soi, un Eveillé ne mesure plus son action à l'aune ordinaire, il ne garde rien "pour Soi", il donne suprêmement, et donne le Bien suprême : l'enseignement, la Voie qui mène à la Libération définitive de la souffrance. Le don (dana) constitue donc bien la première de toutes les vertus, la première "perfection" (parami) à laquelle s'exerce l'apprenti Bouddha, disciple ou Bodhisattva, et le don du Dharma surpasse tous les autres dons.

    Désormais "au-delà du bien et du mal" (puññapâpapahînassa), l'Enseignant se confond avec son Enseignement, chacun de ses actes est enseignement, le Bouddha n'est plus un homme au sens ordinaire, il est le Tathâgata ("allant ainsi"), il est aussi Dharma-Kaya : le Dharma incarné, l'Enseignement-homme.

    Dépourvu de toute référence à son propre Soi (architecte désormais évanoui), l'Eveillé est délivré de la dualité du Bien et du Mal qui n'avait d'existence que relative à ce "fléau"... Du coup, il n'agira plus, au-delà du Bien et du Mal, qu'en fonction des Soi qui s'expriment face à lui. Ou plutôt : ses actes ne seront perçus tels par autrui qu'en fonction de leur propre attachement à l'idée de Soi. L'acte d'un Bouddha n'est acte que pour qui croit encore à l'existence d'un acteur...

    C'est en cela qu'on dit qu'il use de "moyens habiles". Chacun interprètera (en fonction de ses propres "constructions mentales") ses actes et son enseignement à la mesure de son propre degré d'avancement sur la Voie, de son illusion totale ou lézardée, de son engagement et de sa confiance envers celui qui n'est plus, qui n'existe plus que selon le regard de son interlocuteur - le "sien".

    "Habile", le moyen qu'emploie l'Eveillé ne l'est en vérité que pour ceux qui considèrent qu'il agit encore au sens ordinaire. Au sens propre, le Bouddha n'agit plus, il ne fait pas plus le Bien que le Mal, puisque ces deux notions relèvent encore de l'Illusion.

    Disparaît alors, aussi, la notion même d'efficacité qui constituait le Bien suprême de kusala... Et c'est bien pour cela que l'enseignement lui-même doit être, à son tour, finalement abandonné, comme un simple "radeau", et qu'il convient aussi de ne pas s'attacher à la personne du Bouddha, quand bien même il est l'Enseignant par excellence, le "dompteur des hommes qui doivent être domptés, l'instructeur des dieux et des hommes".

    Au final du cheminement, le disciple éveillé peut bien se retourner sur le chemin, il ne verra plus ni chemin ni cheminant, ni radeau ni fleuve traversé, ni efficacité utilisée à bon escient : l'architecte et ses actes, notions et moyens, tout a disparu en même temps que l'Illusion.
    Le Bien et le Mal, eux aussi, en faisaient partie.

     

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    15:49 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    Le Bouddhisme :religion, philosophie, morale, science ? SOURCE SITE UBE

     

    7) Le Bouddhisme :
    religion, philosophie, morale, science ?

    Religion ?
    Philosophie ?
    Morale ?
    Science ?

     

    On cherche souvent à mettre une "étiquette" sur l'enseignement du Bouddha : on se demande si le Dharma est une religion, une philosophie, une morale, une "science de l'esprit"... Mais ces étiquettes dépendent de définitions qui ont été établies au fil des siècles, en fonction de l'histoire de l'Occident. Aucune ne lui correspond vraiment exactement.

    Religion ?

    Une religion, généralement, s'appuie sur la croyance en l'existence d'un dieu, créateur du monde et de l'homme. Elle fournit une explication "extérieure", que l'homme subit et à laquelle il doit s'adapter. Pour être "sauvé", celui-ci doit entrer en communication avec ce dieu et respecter ses commandements.
    Le Dharma, lui, présente une explication "intérieure" : sa vision du monde et sa propre vie dépendent de chaque homme. L'homme est ainsi seul responsable de son illusion et de sa souffrance, mais aussi seul responsable de son "salut", qui dépend de son engagement et de sa pratique pour échapper à l'illusion.
    Par bien des aspects, pourtant, le bouddhisme ressemble à une religion : il existe des temples, des rituels, des statues, des actes de dévotion...
    Si on peut parler de "foi" dans le bouddhisme, c'est plutôt dans le sens d'une confiance dans l'enseignement du Bouddha et le témoignage de ses successeurs, qui assurent que chacun est capable d'échapper à la souffrance et d'expérimenter l'Eveil. Mais le Bouddha est un exemple à suivre : on ne le "prie" pas pour qu'il nous viennne en aide.
    Des cérémonies ont lieu en son honneur : il s'agit de le commémorer, comme on honore un "grand homme". Les rituels (offrande d'encens, de bougies, de nourriture) ne sont pas destinées à s'attirer ses faveurs mais sont des marques de respect, une façon détournée d'offrir des offrandes aux moines ou une mise en pratique de son enseignement (le don est une manière de pratiquer le détachement).
    Le rituel est aussi une pratique de méditation, qui facilite la concentration et détourne l'esprit des préoccupations quotidiennes. Les temples et les statues de Bouddha jouent aussi ce rôle : ils représentent, de manière symbolique, différents points de son enseignement, aident à les avoir toujours présents à l'esprit et contribuent à soutenir la motivation.

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    Philosophie ?

    La philosophie s'appuie sur l'intelligence et la raison pour comprendre le monde et l'homme. La philosophie, aujourd'hui, est surtout un discours théorique "sur" le monde, qui n'implique pas forcément de changer sa manière de vivre. Alors que, dans l'Antiquité, les philosophes étaient aussi des "maîtres à vivre", et leur philosophie se voulait pratique.
    Le Dharma propose une démarche qui est plus proche de celle des philosophes antiques que des philosophes modernes, puisqu'elle doit entraîner une nouvelle manière de vivre. Mais il ne s'appuie pas seulement sur la raison et l'intelligence. Si l'étude et la réflexion sont nécessaires, la pratique de la méditation est indispensable, et celle-ci ne fait pas appel au raisonnement mais à l'expérience directe.

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    Morale ?

    La morale se présente comme un ensemble de règles de conduites pour la vie en société, fondé sur une définition "absolue" du bien et du mal. On peut distinguer une morale "naturelle", dans laquelle tout le monde est sensé pouvoir s'entendre sur la définition du bien et du mal (parce qu'elle dépend d'une "raison universelle") et une morale "religieuse", le bien et le mal étant alors définis par les "commandements divins".
    Il existe bien une "morale bouddhiste", qui préconise des règles de vie commune. Mais sa définition du bien et du mal ne dépend pas de commandements divins ni d'une "raison universelle". Elle part de la constatation de l'universalité de la souffrance humaine, considère comme mal tout ce qui peut générer de la souffrance, pour soi et pour autrui, et comme bien tout ce qui permet d'atténuer la souffrance ou d'empêcher son apparition.
    Il ne s'agit donc pas d'une définition théorique, "absolue", mais d'un ensemble de conseils pratiques qui doivent faciliter l'accès à l'Eveil pour tous.

    On pourra lire, en complément, l'article "Le bouddhisme : au-delà du Bien et du Mal" (accès direct ou rubrique Université : section "publications" - "articles en ligne")

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    Science ?

    Quelques points communs

    Si le Bouddhisme peut être défini comme une "science", c'est qu'il se présente comme un projet de recherche dont le domaine d'étude est l'esprit et les expériences de l'esprit.
    Les notions transmises par la tradition ne sont pas à adopter "telles quelles", mais doivent être vérifiées par l'expérience personnelle. Elles ne sont pas une affirmation péremptoire d'une vérité objective, mais le compte-rendu d'une expérience de lucidité, qui est reproductible dans des conditions appropriées - ce qu'on appelle la "méditation".
    La pratique correcte est ainsi semblable à un projet de recherche scientifique.
    La réflexion permet de diriger la recherche et d'éviter de prendre des directions fausses.
    La méditation permet de connaître le fonctionnement du "corps-esprit", sous ses différents aspects : vécu physique, verbal et mental. Elle constitue un "outil de recherche" de la nature de l'esprit et de ses modes de connaissance.
    Les résultats de la recherche ne sont pas imposés comme vérité universelle, mais offerts à la réflexion et à l'expérimentation de toutes les personnes intéressées par le problème de la souffrance.

    Quelques nuances

    Le bouddhisme, cependant, ne tombe pas dans la croyance en l'existence d'une réalité "objective", que pourrait expérimenter un "sujet" observateur. La Voie qu'il propose doit mener au-delà de toute dualité "sujet-objet".
    Si l'élite scientifique tient compte désormais de "l'influence subjective de l'observateur" sur les phénomènes qu'il observe, il faut noter cependant que cette évolution reste encore peu connue du grand public (ni même acceptée, parfois encore, par une partie non négligeable de la communauté scientifique) ; on continue souvent de considérer la science comme "objective".
    On peut aussi se demander si une telle "prise en compte" de la subjectivité équivaut exactement au "projet de dépasser" toute forme de dualité...
    Lorsqu'on évoque le bouddhisme comme "science de l'esprit", il faudra donc tenir compte de cette distinction essentielle.

    Relations actuelles entre bouddhisme et sciences

    Dans le domaine des sciences fondamentales comme la physique, les théories de la relativité et du vide quantique, le principe d'indétermination et, tout récemment, la théorie des "champs de probabilité" rejoignent certains fondements de l'enseignement du Bouddha.
    Des échanges, de plus en plus nombreux, ont lieu entre des représentants de la tradition et des scientifiques. D'un côté comme de l'autre, on exprime un profond respect et l'on croit possible un enrichissement réciproque.
    Le domaine des sciences cognitives - dont la vocation est très proche de la recherche bouddhiste - ont donné lieu à de très nombreux échanges et un dialogue positif est d'ores et déjà engagé.
    La contribution du bouddhisme à ce dialogue vient surtout du savoir des écoles philosophiques du Mahâyâna (Madhyamaka, en particulier) et du savoir-faire de la tradition méditative et yogique.

    Bouddhisme et médecine

    La médecine traditionnelle est peut-être la seule science, au sens courant du terme, où le bouddhisme a, depuis toujours, joué un rôle central dans les pays d'Asie.
    La médecine traditionnelle tibétaine peut être considérée comme l'expression la plus complète de cette interaction. Née de la fusion des médecines indienne, perse et chinoise, elle a reçu du bouddhisme sa dimension spirituelle, qui en fait un très bon exemple de médecine de la personne, non pas conçue comme une "mécanique" physiologique mais comme un ensemble "corps-esprit".
    La science médicale occidentale s'intéresse aujourd'hui à ces connaissances profondes si efficaces, dans le contexte traditionnel, aussi bien sur le plan somatique que psychique.
    La méditation et ses différentes méthodes intéressent aussi de plus en plus chercheurs, médecins et psychologues occidentaux qui prennent acte de ses effets positifs, incontestables à court et moyen terme, sur le système complexe corps-parole-esprit.

     

    15:35 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    28/03/2008

    Que pouvez-vous me dire d'une recherche spirituelle totalement indépendante et solitaire ? CH PRUD HOMME REPONT

    Eh bien, je dirai pour ma part que ce dont vous parlez se trouve justement dans le bouddhisme. L'attitude de refus vis à vis des discours et des croyances établies se trouve justement dans la démarche du bouddha historique et s'illustre à de nombreuses reprises dans les transcriptions de ses discours (voir par exemple le Kalama Sutta).

    De très nombreuses attitudes chez les bouddhistes démontrent ce principe fondateur. Il n'y a pas de prosélytisme bouddhiste, ni de campagnes de conversions forcées au bouddhisme (sauf dans les sectes bouddhistes japonaises dont le contenu théorique n'a plus rien n'a voir avec le bouddhisme et qui sont dénoncées dans de nombreux rapports et études pour leur caractère malsain et dangereux). Il n'y a pas de volonté des bouddhistes d'accroître par tous les moyens possibles le nombre de bouddhistes d'une région ou d'un pays. L'adhésion au bouddhisme doit être personnelle, intime, volontaire et spontanée. Personne ne tentera jamais de vous forcer (de vous inciter, de vous convaincre, de vous contraindre...) d'adhérer à la démarche bouddhiste. Les bouddhistes ne sont nullement tentés par le fanatisme aveugle, ni la dévotion grégaire. Il est fréquent en Asie, que le responsable d'un temple refuse l'entrée d'un disciple qui paraît insuffisamment motivé ou trop étranger aux choses du bouddhisme sans pour autant être un érudit (Cf. cette histoire de la succession du temple en Chine confiée à un novice au détriment de la hiérarchie en place).

    Quant au refus de s'attacher aux discours, plusieurs pans complets du bouddhisme ont ce principe pour fondement de leur enseignement. C'est le cas du bouddhisme tibétain, où il est fréquent que le guru n'adresse pas la parole à son disciple durant des années. C'est aussi le cas dans le bouddhisme Chan ou Zen, où la suspicion à l'égard du discours, de l'écrit et de la parole est au centre de l'enseignement qui repose sur des métaphores, des poèmes, des énigmes et sur une expression artistique véhicule de significations symboliques.

    Vous avez peut-être également remarqué que sur ce site, il n'est fait nulle part mention du terme "devoir". Personne ne "doit" faire ceci ou cela. Il est suggéré qu'il "peut ", s'il le souhaite, s'il en comprend l'utilité, orienter sa réflexion dans telle ou telle direction. (Les discours du bouddha historique sont à ce titre remarquables, ils ne comportent pas de formules péremptoires, de menaces, de processus d'intimidation ou de culpabilisation. On n'y trouve qu'une démonstration simple, parfois longuement argumentée, des mots doux, l'explication d'un processus ou d'un phénomène, la méthode pour se tenir à l'écart des effets indésirables de tel phénomène ou de telle attitude.)

    Vous avez aussi remarqué qu'il n'est fait nulle part mention de "bien " opposé à "mal" ou de "bon", opposé à "mauvais". La philosophie bouddhiste est non dualiste et ne cherche pas à définir une certaine attitude par son contraire, ni ne cherche à définir un comportement par son bien supposé ou le mal supposé, défini arbitrairement de son contraire. En outre, il n'est fait nulle part mention d'obligations ou d'interdits, rien n'est obligatoire et rien n'est interdit dans le bouddhisme (attention, si le bouddhiste vit dans une communauté bouddhiste il y a des règles et il doit les respecter. De même, si le bouddhiste adhère sincèrement aux préceptes bouddhistes il n'y a pas lieu d'interdire quoi que ce soit, car sa conviction que telle ou telle chose n'est pas appropriée est suffisante. En plus, n'oublions pas le bon sens et les valeurs sociales inhérentes à tout groupe).

    Vous me direz, si les bouddhistes sont aussi peu idéologues que cela pourquoi ont-ils écrits des suttras par centaines, pourquoi ouvrent-ils des temples en occident, pourquoi développent-ils leurs enseignements ?

    Cette question est traitée par le bouddha historique lui-même dans sa fameuse méditation qui suit la nuit où il atteint l'éveil. Il réfléchit et considère que ce qu'il a découvert est difficile à comprendre et à mettre en œuvre. Il se dit qu'il peut conserver ses connaissances acquises pour lui-même, mais il considère que quelques-uns seraient susceptibles de suivre sa démarche et d'obtenir les mêmes résultats (c'est la métaphore des lotus dans l'étang... Cf. le Mahavagga Sutta). Il décide enfin, d'expliquer sa méthode aux cinq disciples avec lesquels il avait partagé quelques enseignements.

    Ceci est à la base de l'enseignement bouddhiste et pour vous dire est à la base de la création de ce site : s'il existe une méthode efficace et simple, intelligible par tous, pour mettre un terme à dukkha, alors on n'a pas le droit de la garder pour soi.

    Je vois les bouddhistes comme les gardiens d'une tradition de pensée dont on trouve peu d'autres exemples aujourd'hui tant l'uniformisation des théories a été forte au cours des siècles passés (que reste-t-il des savoirs ancestraux de l'Afrique, des Amériques, de la Grèce pré-socratique ? ). Je vois les bouddhistes comme les derniers détenteurs d'une manière de penser, d'être, de connaître qui a été partout dominée et éliminée par des idéologies totalitaires.

    Vous avez le sentiment que ce vous cherchez est là forcément ou vous allez, au fond de vous-même. Eh bien poursuivez votre chemin comme vous le sentez. Le bouddha considérait que certains avaient atteint ce qu'il avait atteint lui-même sans le recours d'aucune méthode, d'aucun guru (c'est l'histoire de Pukkusati décrite dans le Pukkusati Sutta).

    Bonne route.

    J'espère avoir répondu à vos interrogations. Merci de me faire connaître vos remarques.

     

     

     



    P.S. : Vous pouvez également relire la réponse à la question "Comment devenir bouddhiste ?" et reparcourrir les suggestions énoncées dans la réponse à la question concernant "la production conditionnée"

     


    Texte complet de la question
    Que pouvez-vous me dire d'une recherche spirituelle totalement indépendante et solitaire ?
    Que diriez-vous à celui qui refuse de s'attacher à un discours, ou d'entendre la moindre directive, car il estime que ce qu'il cherche est forcément là ou il va, au plus profond de lui-même ?

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    23:46 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    Principales écoles Theravâda et méditation Vipassana en france souce Universite B E

     

    Le bouddhisme en France

    2) Principales écoles

    Theravâda et méditation Vipassana

    Pagode laotienne de Saint-Leu-la-Forêt (Val d'Oise)

    Le Theravâda traditionnel en France

    Le Theravâda (ou "Voie des Anciens"), en Occident, se présente sous deux formes : traditionnelle et "moderniste".
    Sous sa forme traditionnelle, il est présent par l'intermédiaire d'une quinzaine de pagodes (ou "vihara") où se réunissent les communautés exilées d'Asie du Sud-est ; sous sa forme "moderniste", par l'intermédiaire de centres ou de groupes de pratique de Vipassana ("Vision profonde"), proposant un enseignement de cette méditation centrale dans l'enseignement Theravâda, mais indépendamment des formes de cultes traditionnels. Ce sont surtout ces derniers que fréquentent les Occidentaux.
    Toutefois, des moines asiatiques (sri-lankais pour la plupart) et quelques Occidentaux, présents dans les pagodes, transmettent en français à la fois la pratique de Vipassana et l'enseignement du Bouddha, tel qu'ils sont conservés dans les "suttas" du canon pâli, auquel se réfère l'école Theravâda.

    En Europe continentale, les pagodes sont essentiellement issues des communautés cambodgiennes et laotiennes ou animées par des moines sri-lankais (les Thaï, en revanche, sont très présents en Grande-Bretagne). Quant aux centres de pratique de la méditation Vipassana, ils sont surtout issus de traditions d'origine birmane ou thaïlandaise.

    On ne compte qu'une quinzaine de pagodes en France (une dizaine liées à la communauté cambodgienne, les autres à la communauté laotienne ou animées par des sri-lankais). La grande majorité d'entre elles sont situées en banlieue parisienne, mais il en existe aussi dans le Nord, en Gironde, en Haute-Garonne, dans le Rhône et à Marseille. Il existe enfin un monastère, en Ardèche, rattaché à la tradition des moines de la forêt de Thaïlande (monastère Dhammanyarama, à Tournon). Enfin, la première pagode thaïe de France a été inaugurée au mois de mai 2001, dans le département de Seine-et-Marne
     

    L'enseignement moderne de "vipassana"

    Les principaux centres d'enseignement de la méditation Vipassana sont au nombre de quatre. Trois d'entre eux sont situés en Bourgogne, chacun étant rattaché à une lignée différente : lignée de Mahasi Sayadaw (birmane) à Saint-Agnan, lignée de Goenka (birmane) à Louesme, et lignée d'Ajahn Chah (moines de la Forêt de Thaïlande) à Mâcon - ce dernier centre a aussi, depuis novembre 2002, une antenne à Paris. Le quatrième est une antenne du centre anglais Gaïa House et se trouve en Ariège ; il se rattache, plus ou moins formellement, à un groupe d'enseignants américains de l'Insight Meditation Center, lui aussi dans la lignée des moines de Forêt de Thaïlande (une "antenne", basée en région parisienne, propose régulièrement des sessions de méditation en divers lieux). Depuis mars 2003, un groupe s'est aussi créé à Noisy-le-Grand (banlieue parisienne), suivant la lignée de Mahasi Sayadaw.
    La méditation Vipassana a été aussi enseignée en région parisienne par trois Occidentaux ayant pris les voeux de "bhikkhu" : la nonne Siladhara Indavati, à la pagode du Bourget (elle n'y est plus présente depuis juin 2001), le vénérable Sasana et le vénérable Dhamma Sami, à la pagode cambodgienne de Bagneux (qui continuent d'y faire quelques séjours intermittents).
    D'autres centres bouddhistes, qui ne sont pas forcément liés à la tradition Theravâda, proposent de temps à autres un enseignement ou une pratique de Vipassana. Des retraites sont aussi organisées, de façon ponctuelle, soit sous la direction d'enseignants présents en France, soit sous la direction d'enseignants anglais ou américains (le Theravâda est très implanté dans les pays anglo-saxons).

    En Suisse, deux moines sri-lankais dirigent un centre accessible aux francophones dans lesquels on peut être initié ou pratiquer Vipassana : le vénérable Dhammika à Genève et le vénérable Walpola à Morges (canton de Vaud). Il existe aussi à Genève un centre de méditation vipasyana (traditions theravâda et mahâyâna).

    En Belgique, Bruxelles accueille deux pagodes cambodgiennes (dont l'une,Vat Khemmararam, hébergeait encore récemment un moine occidental), ainsi qu'un groupe de pratique Vipassana.

    Pour connaître les caractéristiques de la méditation Vipassana :

    Un livre de Jack Kornfield, l'un des principaux enseignants de Vipassana aux Etats-Unis, présente les diverses lignées de transmission de la méditation Vipassana ("Dharma vivant", éditions Vivez Soleil, 2001).
     

    Liens Internet :

     

    23:14 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

    Philosophie bouddhiste SOURCE WIKIPEDIA

    Philosophie bouddhiste

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

    Le Bouddha prononçant le discours de Vārānasī sur les quatre nobles vérités pour le bénéfice de ses anciens condisciples, suite à son plein Éveil.
    Le Bouddha prononçant le discours de Vārānasī sur les quatre nobles vérités pour le bénéfice de ses anciens condisciples, suite à son plein Éveil.

    Le bouddhisme est l'un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux, né en Inde au VIe siècle av. J.-C.. Il est fondé sur les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha, le fondateur du bouddhisme, dans le Dharma, la doctrine du Bouddha, et dans le Sangha, la communauté des adeptes.[1]

    Article détaillé : Bouddhisme.

    À l'origine, le bouddhisme n'est pas vraiment une philosophie ou une religion, mais une « leçon des choses »: dhamma en pali, dharma en sanskrit, ce terme désignant à la fois la réalité, sa loi, et son exposé. De plus lorsqu'on parle de dharmas on désigne diverses lois naturelles particulières.

    Sommaire

    [masquer]

    Le Dharma, ou l'enseignement [modifier]

    Les quatre nobles vérités qui sont à l'origine du bouddhisme sont: la vérité de la souffrance ou de l'insatisfaction inhérente, la vérité de l'origine de la souffrance engendrée par le désir et l' attachement, la vérité de la possibilité de la cessation de la souffrance par le détachement, entre autres, et finalement la vérité du chemin menant à la cessation de la souffrance, qui est la voie médiane du noble sentier octuple.

    Cependant ces enseignements classiques, et de portée spirituelles plutôt que philosophiques, ne sont que le point de départ de ce qui deviendra une riche pluralité de traditions philosophiques et religieuses. Après tout le bouddhisme avait «conquis» tout l'Asie, du Japon jusqu'à l'Afghanistan, intégrant et/ou s'adaptant à ces différentes cultures. En philosophie particulièrement, tout le spectre des positions et options possibles a, à un moment ou l'autre, été l'objet d'élaborations et de débats. Il a donc connu son «réalisme», son «atomisme», son «nominalisme», etc.

    L'Hindouisme, dont le Bouddhisme est issu, présente lui aussi une telle variété. Pareillement, et à l'instar de la scolastique occidentale, toute philosophie s'inscrit dans le cadre de la religion. Plus précisément, les philosophies bouddhistes ne perdent jamais de vue les préoccupations sotériologiques, c'est-à-dire liées au salut, à la libération.

    Impermanence et interdépendance [modifier]

    Article détaillé : Coproduction conditionnée.

    « Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »

    • Le non-soi ( skt. Anātman pal. anatta), ou interdépendance (plutôt coproduction conditionnée) ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
    • L’impermanence (skt. anitya pal. anicca) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes.
    • L'insatisfaction (skt. duhkha pal. dukkha), ou souffrance : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.

    Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité (pal. vipassanā, skt. vipashyanā). Pour ce faire, il faut suivre un entraînement au développement de la vigilance (pal. satipatthāna, skt. smrtipasthāna).

    L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skt. skandhas pal. khandha) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (skt. pratītya-samutpāda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (skt. Śūnyatā).

    À noter que le nirvāna échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence. A contrario, il n'est pas un « en soi » (skt. ātman) : il est vide, mais inconditionné.

    Vacuité [modifier]

    Article détaillé : Vacuité.

    Non-dualité [modifier]

    Prajñāpāramitā, la  déité personnifiant la « perfection de sagesse », plus précisément l'« intelligence intuitive transcendante ». Étymologiquement « Prajñā » se trancrirait par « pro- gnose »
    Prajñāpāramitā, la déité personnifiant la « perfection de sagesse », plus précisément l'« intelligence intuitive transcendante ». Étymologiquement « Prajñā » se trancrirait par « pro- gnose »

    La non-dualité réfère à l'identité ou l'inséparabilité fondamentale de nombreuses distinctions, valides ou utilitaires à un niveau relatif, mais finalement redéfinies comme n'étant que différents aspects d'une même réalité. Le bouddhisme expose la non-dualité du samsara et du nirvāna, de la forme et de la vacuité, de l'objet et du sujet, etc. Par exemple, dans Le soutra du parfait Éveil (ch.36), attribué à Bouddha:

    Il n'y a ni identité ni différence, ni asservissement ni libération. Maintenant vous savez que tous les être sensibles sont originellement de parfaits Éveillés; que samsara et nirvana sont comme le rêve de la nuit dernière. Nobles fils, puisqu'ils sont comme les rêves de la nuit dernière, vous devriez savoir que samsara et nirvana n'ont ni avènement ni cessation. ni allée ni venue. Dans cette réalisation il n'y a ni gain ni perte, ni adoption ni rejet. Dans celui qui réalise il n'y a pas "s'efforcer", "laisser-aller", "arrêter les pensées" ou "éliminer les passions". Dans cette réalisation il n'y a ni sujet ni objet, et ultimement ni Réalisation ni Réalisé. La nature [ultime] de tous les phénomènes est égale et indestructible.[2]

    Dans les traditions directement non-dualistes du bouddhisme, c'est-à-dire le Zen, le Dzogchen, le Mahāmudrā et le Madhyamaka on parle d'intégrer la spontanéité tout-accomplissante et auto-libératrice du «non-agir» de la nature non-duelle de la réalité. Des notions telles que non-effort, non-soi, non-méditation, non-pensée, etc. réfèrent toutes à une transcendance, une mise hors-jeu, de la dualité intrinsèque que pose n'importe quel concept: agir, avoir, être...

    Article connexe : Non-dualité.

    Écoles philosophiques [modifier]

    Au terme de nombreux processus historiques, il ne subsiste plus que deux grandes écoles philosophiques, particulièrement dans le bouddhisme dit du Mahāyāna[3], ce sont le Cittamatra, esprit seulement, et le Madhyamaka, voie du milieu.

    Cittamatra [modifier]

    La première est un idéalisme, ou mëme un solipsisme rationnel: Tout les phénomènes ne sont que des faits de conscience, et la conscience est la seule réalité, le monde et les individus en étant la projection. La conscience qui crée le monde est l'ultime Nature-de-Bouddha, essence de tout.

    Article détaillé : Cittamatra.

    Madhyamaka [modifier]

    La seconde grande école, le Madhyamaka, se veut plus achevée: Dans sa foncière insondabilité, sa transcendance, la Nature-de-Bouddha ne saurait être appréhendée, et la seule philosophie valide ne saurait être que radicalement négative. Nāgārjuna, la grande figure de cette école résume sa position dans son célèbre tétralemme:

    • On ne peut affirmer: «il existe quelque chose»
    • On ne peut affirmer: «il n'existe rien»
    • On ne peut affirmer: «il existe quelque chose et il n'existe rien»
    • On ne peut affirmer: «il n'existe ni quelque chose, ni rien»[4]

    Nāgārjuna l'exprime aussi de cette façon dans le Madhyamakakārika : "Où que ce soit, quelles qu'elles soient, ni de soi ni d'autrui, ni de l'un ni de l'autre, ni indépendamment de l'un et de l'autre, les choses ne sont jamais produites"

    Cette philosophie constitue l'aboutissement conséquent et radical de la doctrine de la vacuité.

    Article détaillé : Madhyamaka.

    Notes et références [modifier]

    1. Sur le bouddhisme voir: Samuel Bercholz et Sherab Chödzin Kohn, Pour comprendre le bouddhisme, Éd. Laffont, 1993, 428 p. (ISBN 2-266-07633-7) et, de Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, Éd. Seuil, 2001, 841 p. (ISBN 2-02-036234-1)
    2. Traduction fr. du contributeur d'aprés:The Sutra of Perfect Enlightment. Commentaire du moine coréen Kihwa (1376-1437), Traduit en anglais par A. Charles Muller. State University of New York Press, Albany (NY), 1999. 329 p./ p.116. ISBN 0-7914-4101-6
    3. L'autre grande tradition dite du Theravāda évite soigneusement toutes discussion métaphysique, ou philosophique abstraite, et se concentre sur les aspects méditationnels
    4. Légères variantes aux articles Madhyamaka et Interdépendance

    Voir aussi [modifier]

    Liens externes [modifier]

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    Bouddhisme

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    Le Bouddha Gautama Shakyamuni en méditation. L'Arhat Ananda, à l'arrière-plan, était son cousin et intendant personnel. On doit à sa mémoire exceptionnelle une bonne partie du canon pali exposant les premiers enseignements. Le swastika sur la poitrine du Bouddha est un symbole universel de bon augure, représentant entre autres l'inépuisable compassion des Éveillés.
    Le Bouddha Gautama Shakyamuni en méditation. L'Arhat Ananda, à l'arrière-plan, était son cousin et intendant personnel. On doit à sa mémoire exceptionnelle une bonne partie du canon pali exposant les premiers enseignements. Le swastika sur la poitrine du Bouddha est un symbole universel de bon augure, représentant entre autres l'inépuisable compassion des Éveillés.
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    Le bouddhisme est l'un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux. Il compterait aujourd'hui environ 376 millions d'adeptes [1], ou jusqu'à 500 millions selon d'autres sources[2]. Né en Inde au VIe siècle av. J.-C., il s'est assez rapidement propagé dans l'ensemble de l'Asie: - vers le Japon en passant par le Tibet et la Chine; - vers l'Indonésie en passant par la péninsule indochinoise; et aussi - vers l'ouest, où il fut freiné par le Christianisme, et plus tard par l'Islam. Alexandre le Grand le rencontra en Bactriane au IIIe siècle av. J.-C.[3] Au IIe siècle av. J.-C., selon le treizième édit de l'empereur indien Ashoka, ce dernier aurait envoyé des missions bouddhistes jusqu'en Grèce, dont on n'a plus de trace [4]. C'est à l'empire Maurya, dont Ashoka, qu'on doit le grand essor civilisationnel du bouddhisme indien. Finalement, suite à un lent déclin, le bouddhisme fut éradiqué de l'Inde, son berceau, par la revitalisation de l'hindouisme à partir du IXe siècle[5], et les invasions musulmanes, à partir du XIe siècle. Il pénètre progressivement en Occident depuis le XIXe siècle, mais sa propagation y subit une accélération depuis 1950 environ, avec l'arrivée de maîtres Zen et Tibétains notamment, où il séduit par la variété de ses pratiques et approches.

    Articles détaillés : Histoire du bouddhisme et Bouddhisme et Occident.

    Cette variété d'approches est précisément ce qui rend difficile, voire polémique, l'établissement d'une définition concise et pertinente du bouddhisme. Les catégories classiques, applicables aux religions occidentales, en sont court-circuitées. On peut le considérer comme une philosophie en tant que mode de vie, une spiritualité ou une religion. Par ses aspects de fervente dévotion populaire, par son panthéon de déités, mais aussi par le lien [6] que l'on cherche à établir avec la nature ultime de l'univers, il s'agit sans conteste d'une religion classique. Ce versant est plus manifeste dans les traditions dites du Mahāyāna et du Vajrayāna. D'autre part, l'aspect rationnel des pratiques méditatives, l'approche pragmatique de la libération des souffrances et le dénuement de prétentions métaphysiques, explicitement voulus par le Bouddha[7], sont manifestes dans ce qui est aujourd'hui la tradition du Theravāda, représentant le versant plus strictement éthique. Entre ces deux tendances, on peut trouver un certain point moyen dans le Zen ou le Tiantai par exemple. Récemment de nombreux ponts se sont établis entre toutes ces écoles et traditions, qui d'ailleurs ont toutes produit des philosophies théoriques élaborées.

    Article détaillé : Philosophie bouddhiste.

    En bout de ligne, si l'on ne doit assigner qu'un seul terme qui tende à définir le bouddhisme, on parlera de spiritualité. Malgré les limites et imprécisions du concept, il s'agit ici d'un faisceau de spiritualités, en ce que le bouddhisme présente un ensemble ramifié et relativement cohérent

    • de pratiques méditatives,
    • de pratiques éthiques
    • de théories psychologiques
      • philosophiques
      • et même cosmologiques,

    qui toutes sont abordées dans la perspective

    • de la libération de l'insatisfaction,
    • du plein épanouissement du potentiel humain

    et ce, en relation personnelle avec une intangible et ultime réalité spirituelle. Quels qu'en soient les noms.

    Sommaire

    [masquer]

    Le Triple Joyau [modifier]

    De façon pratiquement unanime[8] le bouddhisme est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha, le fondateur du bouddhisme, dans le Dharma, l'ensemble des enseignements du Bouddha et dans le Sangha, la communauté des adeptes (seulement l'ordre monastique pour certains). C'est précisément sur cette division que cet article est structuré.

    La prise de refuge est en quelque sorte le baptême bouddhiste, le point de départ de son engagement spirituel. Prendre refuge signifie prendre appui sur les forces combinées des trois joyaux afin d'assurer sa libération des tourments du samsāra, la tempête d'insatisfaction et de souffrance de laquelle on se met à l'abri. Cependant:

    Le terme de "sarana", qu'on traduit généralement par "refuge", n'est pas à comprendre comme un endroit où l'on se réfugie pour fuir ou échapper au malheur. Etymologiquement, "sarana" veut dire "point d'appui", "source de lumière". Les Trois Joyaux sont donc les fondements de la pratique, sur lesquels on prend appui pour marcher sur la Voie, Trois Joyaux qui illuminent les ténèbres de l'ignorance.[9]

    Refuge est pourtant le terme consacré, mais śaraṇa signifie aussi sanctuaire[10], ce qui apporte d'autres connotations de retrait, de consécration et de recueillement, de sorte qu'on peut comprendre la prise de refuge classique ainsi: Je vais vers le triple Joyaux comme en un sanctuaire.

    Voici finalement ce texte classique de la prise de refuge, en sanscrit, avec sa traduction littérale:

    बुद्धं शरणं गच्छामि।
    Buddhaṃ śaraṇaṃ gacchāmi

    Au Bouddha en refuge je vais,

    धम्मं शरणं गच्छामि।
    Dharmaṃ śaraṇaṃ gacchāmi

    Au Dharma en refuge je vais,

    संघं शरणं गच्छामि।
    Saṃghaṃ śaraṇaṃ gacchāmi

    Au Sangha en refuge je vais.

    Voici aussi la prise de refuge tibétaine, qui inclut l'aspiration à l'Éveil universel:

    SANGYE/TCHEU TANG/ TSHOG KYI/TCHOG NAM LA

    Dans le Bouddha, le Dharma, et le Noble Sangha,

    DJANG TCHOUB/PAR TOU/DAG NI/KYAB SOU TCHI

    Je prends refuge jusqu'à l'éveil complet.

    DA GUI/DJIN SOG/GYI PEL/SEU NAM KYI

    Par le mérite résultant de ma pratique du don et des autres perfections de vertu,

    DRO LA/PEN TCHIR/SANGYE/DROUP PAR SHOG

    Que je puisse réaliser l'état de Bouddha pour le bien de tous les êtres.

    Le Bouddha [modifier]

    Articles détaillés : Gautama Bouddha et Bouddha.

    À l'origine, le bouddhisme n'est pas une philosophie, mais une « leçon de choses » (Dhamma en pali, Dharma en sanskrit), l'enseignement de la réalité, un exposé des faits, de la souffrance, de son origine et de sa cessation pour finalement atteindre le nirvāna. Il donnera naissance par la suite à une riche tradition philosophique et religieuse. Il est quelquefois décrit comme une « science de l'esprit » inspirée par les enseignements du Bouddha, « l'Éveillé », un homme dont l’existence historique est attestée, même si les détails de sa vie restent, pour beaucoup d’entre-eux, invérifiables, et souvent de portée mythologique.

    Le Bouddha est un chef spirituel qui vécut au VIe siècle av. J.-C.. Les années de sa naissance et de sa mort (ou parinirvāṇa) ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas à ce sujet. La plus ancienne, de langue pāli, qui a semblé longtemps la plus probable, le fait naître en 624 av. J.-C. et mourir en 544 av. J.-C. Les Thaïlandais font débuter le calendrier bouddhique en 543 av. J.-C., un an après le parinirvana.

    Né probablement à Kapilavastu (Uttar Pradesh) de la reine Māyā, morte à sa naissance, et du roi Śuddhodana, il avait pour nom Gautama, qui serait soit son gotta (nom de famille), soit une appellation signifiant « fils de Dame Gautami », [11] sa tante maternelle et mère adoptive. Il appartenait au clan Śākya (ou Shakya) de la caste kshatriya des nobles-guerriers, d’où son surnom de Shākyamuni, « le sage des Śākya ». C'est là le nom principal que la tradition du Mahāyāna lui donne - Bouddha Shākyamuni - et par lequel on le distingue des autres Bouddhas. Siddhārtha est un prénom qu'on lui a inventé au début de l'ère chrétienne. Il s'agit cependant plutôt d'un titre, sidddhārtha signifiant: celui qui accomplit efficacement (siddha) son dessein, son intention, ou même sa parole au sens fort (ārtha)[12]. Il est donc souvent appelé Siddhārtha Gautama (pāḷi : Siddhattha Gotama).

    La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles et des apparitions divines. Par ailleurs, c'est seulement 300 ans après sa mort qu'elle commence à être connue par des textes, en même temps que ses enseignements, grâce à l'empereur Ashoka qui en fait la promotion sur toute l'étendue de son domaine et envoie des missions à l'étranger. Malgré le mystère qui entoure les premiers temps du bouddhisme, on ne peut cependant pas nier qu'un guide spirituel nommé Gautama ait existé. À cette époque, le monde hindouiste était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jaïnisme commence à s'imposer réellement. Pour être signifiant au sein de son milieu socio-culturel, le bouddhisme s'est imprégné d'hindouisme, auquel il a emprunté nombre de concepts, en les modifiant sensiblement parfois. Il a ainsi adopté le cycle des réincarnations (saṃsāra), qu'il réinterprètera en « cycle des renaissances », puisqu'il affirmera l'inexistence de toute âme pouvant se « réincarner », et le principe de la rétribution des actes (karma), c’est-à-dire des mérites et des fautes accomplies au cours des renaissances successives, ou au cours d'une même vie. Le Bouddha a souligné qu'il n'était ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'était pas d'origine divine, mais plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, pouvant être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience ; le bouddhisme des origines niait la création du monde par les dieux, la rédemption ou la révélation.

    Le Dharma, ou l'enseignement du Bouddha [modifier]

    Dharmachakra, symbole de l'émergence du Dharma dans le monde, lorsqu'un Bouddha la met en branle.
    Dharmachakra, symbole de l'émergence du Dharma dans le monde, lorsqu'un Bouddha la met en branle.

    Les quatre nobles vérités [modifier]

    Les quatre nobles vérités (skt. catvāryāryasatyāni, pal. cattāri ariyasaccāni, tib. sdug bsngal gyi bden pa) :

    1. La vérité de la souffrance : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
    2. la vérité de l'origine de la souffrance : elle repose dans le désir, les attachements ;
    3. la vérité de la cessation de la souffrance : la fin de la souffrance est possible ;
    4. la vérité du chemin : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.
    Article détaillé : Quatre nobles vérités.

    Les trois caractéristiques de l'existence [modifier]

    « Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »

    • Le non-soi ( skt. Anātman pal. anatta), ou interdépendance (plutôt coproduction conditionnée) ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui-même.
    • L’impermanence (skt. anitya pal. anicca) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes. "Rien n'est constant si ce n'est le changement".
    • L'insatisfaction (skt. duhkha pal. dukkha), ou souffrance : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.

    Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité (pal. vipassanā, skt. vipashyanā). Pour ce faire, il faut suivre un entraînement au développement de notre vigilance (pal. satipatthāna, skt. smrtipasthāna).

    Selon le bouddhisme, l'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'il en a), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skt. skandhas pal. khandha) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (skt. pratītya-samutpāda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (skt. Śūnyatā).

    À noter que le nirvāna échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence. A contrario, il n'est pas un « en soi » (skt. ātman) : il est vide, mais inconditionné.

    Les trois racines du mal, ou « trois poisons » [modifier]

    Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :

    Les voiles de l'esprit comportent par exemple :

    • Ignorance, illusion au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
    • Désir, avidité, convoitise, attachement ;
    • Haine, colère contre différents objets ;

    Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.

    Sa philosophie est telle que : la souffrance naît du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il a réussi à atteindre le nirvāna : l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère.

    Les renaissances [modifier]

    À cause des trois poisons d'une part, et de la coproduction conditionnée de l'autre, les hommes sont amenés à renaître dans le Saṃsāra (le cycle des renaissances). Le "monde" (Loka) dans lequel ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance (« n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ? » dit un texte). À noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se « réincarne »). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāna.

    Le bouddhisme indique que douze liens d'interdépendance s'enchaînent, engendrant le suivant, jusqu'à ce que l'effet du douzième retourne au premier. Ce cycle d'asservissement produit finalement naissances et décès, et ne s'arrête que lorsque l'on atteint le nirvāṇa. Finalement la roue de l'existence karmique représente les trois poisons par un cochon (l'ignorance), un coq (l'attachement) et un serpent (l'aversion). D'autre part, si ces trois poisons sont facteurs de souffrance (Duḥkha), la naissance elle, ne peut résulter que de l'ignorance initiale, originelle dirait-on.

    Les bouddhistes croient en la renaissance et non à la réincarnation. En effet, la notion de réincarnation implique l’existence d’une âme immortelle qui entre et sort d’un corps et entre à nouveau dans un autre, mais il n’existe rien de tel. Effectivement, ce qui subsiste après la mort n’est pas une âme, mais une forme d’énergie psychique qui réapparait sous une autre forme lors de la renaissance...

    Le noble sentier octuple [modifier]

    Article détaillé : Noble sentier octuple.

    Le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga) est la pratique de la discipline, de la concentration et de la sagesse. Ses huit membres sont :

    1. Compréhension juste
    2. Pensée juste
    3. Parole juste
    4. Action juste
    5. Mode de vie juste
    6. Effort juste
    7. Attention juste
    8. Concentration juste

    On peut aussi traduire, à la place de l'adjectif juste, par les adjectifs parfait, complet ou total.

    L'éthique bouddhiste et les préceptes [modifier]

    Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).

    Les actions malhabiles sont celles qui prennent leurs racines dans les trois poisons de base: l’avidité, l’aversion et la confusion mentale ou l’ignorance. Elles tendent à avoir des conséquences mauvaises pour soi ou pour les autres. Les actions habiles sont celles qui sont exemptes d’avidité, de haine et de confusion mentale et qui, au lieu de cela, sont motivées par la générosité, par l’amour, la compassion et la compréhension. Elles tendent à avoir des conséquences positives pour soi ou pour les autres. Dans le bouddhisme, une action n’est donc ni bonne ni mauvaise en elle-même, mais favorable ou défavorable selon la motivation et l’état d’esprit qui la sous-tend.

    L’éthique bouddhique propose donc à l'être humain de prendre conscience des états d’esprit dans lesquels il se trouve et à partir desquels il agit, parle, pense et à devenir ainsi responsable tant de ses états d’esprit que des conséquences de ses actions.

    Ces principes sont déclinés dans des préceptes, qui ne sont pas des règles d'interdits, mais des guides de comportement éthique auquel l'homme peut se mesurer pour évoluer. Ils peuvent aussi être perçus comme le mode de fonctionnement naturel d'une personne éveillée.

    दिसो दिसं यं तं कयिरा वेरीवा पन वेरिनम् ।
    मिच्छापनिहितं चित्तं पापियो नं ततो करे ॥

    Diso disaṃ yaṃ taṃ kayirā verī vā pana verinam,
    Micchāpanihitaṃ cittaṃ pāpiyo naṃ taṃ kare.

    Quel que soit le mal qu'un ennemi fasse à un ennemi ou un haineux à un haineux,
    Un cœur mal dirigé fait un mal encore plus grand.

    (Dhammapada, « Cittavaggo tatiyo » [Versets sur le cœur], verset 42)

    Les 5 préceptes [modifier]

    Les préceptes ou sila les plus fréquemment suivis sont les cinq préceptes, généralement présentés sous une forme négative :

    • S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
    • S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
    • S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens (le mental faisant aussi partie des sens),
    • S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
    • S'efforcer de ne pas ingérer tout produit intoxicant diminuant la maîtrise de soi et la prise de conscience (alcool, drogues, tabac).

    Ils ont aussi une forme positive ou dharma, très utile, ici à la première personne :

    • Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
    • Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
    • Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
    • Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
    • Avec une attention claire et radieuse, je purifie mon esprit.

    Les 10 préceptes [modifier]

    On utilise parfois une distinction en 10 préceptes, que l'on peut considérer comme correspondant à un raffinement, une sorte de prolongement des 5 préceptes ci-dessus. Ces dix préceptes se retrouvent dans plusieurs textes canoniques (par exemple le Kutadana Sutta, dans le Digha-Nikaya).

    Les 10 préceptes sont :

    • S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
    • S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
    • S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens,
    • S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
    • S'efforcer de ne pas user de paroles dures ou blessantes,
    • S'efforcer de ne pas user de paroles inutiles,
    • S'efforcer de ne pas user de paroles calomnieuses,
    • S'efforcer de ne pas avoir de convoitise,
    • S'efforcer de ne pas user d’animosité,
    • S'efforcer de ne pas avoir de vues fausses.

    Sous leur forme positive, ce sont :

    • Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
    • Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
    • Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
    • Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
    • Avec des paroles salutaires et harmonieuses, je purifie ma parole,
    • Avec des mots bienveillants et gracieux, je purifie ma parole,
    • Abandonnant la convoitise pour la tranquillité, je purifie mon esprit,
    • Changeant la haine en compassion, je purifie mon esprit,
    • Transformant l’ignorance en sagesse, je purifie mon esprit.

    (Dans cette formulation positive, les 6e et 7e préceptes « négatifs » sont regroupés en un seul).

    Interprétation des préceptes [modifier]

    Les préceptes ne sont pas des règles absolues mais des guides de comportement éthique. L'application de certains d'entre eux varie selon les personnes mais aussi selon les traditions. Si l'on considère la première liste de 5 préceptes, c'est en particulier le cas :

    • Du premier précepte. Pour certains, ce précepte (qu'on le prenne dans sa formulation positive ou sa formulation négative) implique de façon certaine le végétarisme, pour d'autres non. Il est à noter que dans leur contrée, les Tibétains ne le pratiquaient en général pas : ceci est probablement dû au fait que l'élevage était une source de mise en valeur de terres difficiles à cultiver. Certains pratiquaient le végétarisme, cependant, et de nos jours un certain nombre de ceux qui pratiquent le bouddhisme tibétain en Occident sont végétariens.
    • Du cinquième précepte. Pour certains, ce précepte, en particulier si on le considère dans sa forme positive d'attention et de prise de conscience, implique l'abstention totale de boissons alcoolisées, de drogues, de tabac, qui tous diminuent la prise de conscience et développent l'avidité ou l'attachement. Pour d'autres, qui s'attachent sans doute plus à la lettre qu'à l'esprit du précepte (ou pour des traditions qui au fil des siècles se sont éloignées de l'esprit pour s'attacher à la lettre du précepte), l'ingestion d'une petite quantité d'alcool est possible, tout comme la consommation de cigarettes ; ainsi par exemple, ces dernières font fréquemment partie des offrandes données aux moines au Sri Lanka.

    Les quatre incommensurables [modifier]

    Les quatre brahmavihāras, signifiant conduites, sentiments pieux mais aussi demeures de Brahmā [13], sont aussi appelés les quatre incommensurables ou illimités, car ils peuvent être développés indéfiniment. Cultivées sans l'intention de mener tous les êtres à la libération ultime, ces quatre pensées conduisent à une renaissance dans le monde céleste de Brahmā ; développées avec cette intention, les quatre deviennent incommensurables et conduisent à l'Éveil parfait, en tant que fondements de la bodhicitta.

    Ce sont des émotions positives extrêmement puissantes, développées par des pratiques appropriées. Il s'agit de :

    Voir Quatre incommensurables ainsi que Samatha bhāvanā, pour l'ensemble des pratiques méditatives.

    L'éveil (bodhi) [modifier]

    Pour les theravādins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités; il s'agit de se réveiller du cauchemar à répétition des renaissances successives, et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahāyāna en revanche, l'éveil a plus à voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha.

    L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvāṇa, puis d'atteindre à sa mort le parinirvāna, l'extinction complète. Le cycle karmique est donc brisé à jamais.

    Là où le bouddhisme theravāda insiste sur l'extinction complète et irréversible du saṃsāra, le mahāyāna laisse aux bodhisattvas la possibilité de s'y maintenir, sans toutefois produire de karma, par compassion pour les êtres vivants, qu'ils vont alors guider à leur tour vers l'éveil.

    La vacuité [modifier]

    Article détaillé : Vacuité.

    Dans le theravada, la vacuité est proche du concept d'anatta : le monde est vide de soi. Il existe une attention portée à la vacuité ainsi qu'une méditation vipassanā, contemplation de cette vacuité.

    Mais le concept de vacuité, exposé par la littérature dite de la prajñāpāramitā, et Nāgārjuna, prend un nouveau sens et fonde le Madhyamaka. Le Madhyamaka reconnaît l'enseignement de la coproduction conditionnée, mais il considère cette roue de la vie comme vacuité. Cet auteur proclame : "Le Vainqueur a dit que la vacuité est l'évacuation complète de toutes les opinions. Quant à ceux qui croient en la vacuité, ceux-là, je les déclare incurables."

    Une introduction à l'idée de la vacuité: Christian Thomas Kohl: Bouddhisme et physique quantique: http://ctkohl.googlepages.com/3

    Les trois corps (ou kāyas) de Bouddha [modifier]

    Le Canon pāli désigne trois corps de Gautama Bouddha :

    • son corps formel fait des quatre éléments (pāli caturmahābhūtikāya), soit le corps historique de Gautama.
    • le corps mental (pāli manomayakāya) par lequel Gautama se rendait dans les royaumes divins
    • le corps de la doctrine (pāli dhammakāya), l'ensemble des enseignements, qui demeurent un certain temps après la mort de Gautama.

    Le concept prend de l'importance dans l'école Sarvāstivādin. Mais il acquiert par la suite une signification fort différente.
    En effet, dans le Mahāyāna, les Trois corps, manifestations d'un Bouddha, ne sont pas des entités séparées mais des expressions de l'ainsité (tathāta) qui sont une. Ils y sont respectivement,

    Article détaillé : Trikāya.

    Les Écritures du bouddhisme [modifier]

    Article détaillé : Textes du bouddhisme.

    Le Saṅgha [modifier]

    Articles détaillés : Bouddhisme dans le monde et Sangha.

    Le Saṅgha est la communauté des êtres qui suivent l'enseignement du Bouddha. C'est un des trois lieux de refuge. On distingue le 'Noble Saṅgha' (skt. Arya Saṅgha) constitué des êtres ayant atteint un haut niveau de libération et le Saṅgha ordinaire, comportant tous les êtres suivant la voie du Bouddha.

    Il y a aujourd'hui deux branches principales de bouddhisme : le Theravāda (souvent confondu avec le Hīnayāna, ou « Petit Véhicule », une appellation réductrice) et le Mahāyāna ou « Grand Véhicule ». Le Theravāda est la «Voie des anciens», et suit le canon pali établi vers le Ier siècle av. J.-C.. Ce serait donc le plus fidèle aux origines. C'est maintenant le plus répandu au Sri Lanka, au Myanmar, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, tandis que le Mahāyāna, forme ultérieure et plus populaire, est plutôt répandu en Chine, au Japon, en Corée et au Tibet. Le Zen et l'amidisme sont les subdivisions les plus connues du Mahāyāna. Le tantrisme tibétain ou Vajrayāna, le «véhicule adamantin» est tantôt cité comme une troisième branche de Bouddhisme, tantôt comme une extension du Mahāyāna. La version japonaise du bouddhisme Vajrayāna est le Shingon.

    À la mort du Bouddha, le bouddhisme se sépara en plusieurs écoles (appelées nikāya). Des désaccords, qui furent largement constatés par exemple lors du troisième concile (vers 250 avant J.-C.), ne tardèrent pas à survenir et menèrent à une scission. Les Anciens (Thera) voulaient rester (ou retourner) au plus près des préceptes du Bouddha, quand leurs opposants, réunis au sein de la «Grande Assemblée» (mahāsāmghika) cherchaient à se démarquer de ce « conservatisme », à adapter l'enseignement du Bouddha et le rendre plus accessible. Cette demande sera ultérieurement exaucée par l'apparition du «Grand Véhicule» le Mahāyāna, dont les adeptes appelèrent péjorativement ce bouddhisme supposément originel: Hīnayāna, petit véhicule. Cette dernière tendance se diversifia encore elle aussi en différentes écoles, dont une seule variante existe encore : le Theravâda (ce qui explique qu'on emploie aujourd'hui un terme pour l'autre). Il ne faut cependant pas y voir un seul schisme majeur, cette série de ruptures s'étant faite progressivement et plus ou moins harmonieusement, les deux types de moines habitant souvent les mêmes monastères.

    Articles détaillés : Theravāda, Hīnayāna, Mahāyāna et Vajrayāna.

    Il existe aujourd'hui un certain nombre de mouvements en Asie et en Occident cherchant à « moderniser » le bouddhisme. Bien que ces minorités soient parfois regardées comme déviant des enseignements réels du Bouddha, d'autres soutiennent qu'elles représentent les pensées et la philosophie d'une quantité considérable de bouddhistes, en particulier les jeunesses bouddhistes habitant en Asie. Les principaux mouvements concernés sont le bouddhisme évangélique le Véhiculisme universel et la Sōka Gakkai.

    Les évaluations du nombre de bouddhistes oscillent entre 230 et 500 millions, généralement autour de 350 millions.

    Histoire et développement du bouddhisme par pays [modifier]

    Le bouddhisme est né dans le monde indien, à peu près à la même époque que le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'hindouisme, tel qu'il était pratiqué à l'époque. Le bouddhisme reprend beaucoup de concepts philosophiques de son environnement, en leur donnant toutefois un sens sensiblement différent.

    Article détaillé : Histoire du bouddhisme.

    Les écoles principales de philosophie bouddhiste [modifier]

    Article détaillé : Écoles du bouddhisme.

    Le bouddhisme en France [modifier]

    Le bouddhisme s'est largement développé en France grâce à la venue de grands maîtres de diverses traditions, qui ont fondé de nombreux centres. Citons parmi bien d'autres : Taisen Deshimaru pour le Zen, L'Association Cultuelle Soka du Bouddhisme de Nichiren (ACSBN) en lien avec la Soka Gakkaï, Kalou Rinpoché et Guendune Rinpoché pour le bouddhisme tibétain.

    Des cinéastes comme Arnaud Desjardins ont également contribué à faire connaître les enseignements du bouddhisme dans ce pays.

    Et un consistoire reconnu :

      • [1] Consistoire Soka du Bouddhisme de Nichiren

    Toujours d'après l'Union bouddhiste de France, il y aurait environ 800 000 bouddhistes en France dont les 3/4 seraient d'origine asiatique. (Chiffre de 1986). En 1999, le sociologue Frédéric Lenoir a estimé à 5 millions « les sympathisants » bouddhistes [14].

    Personnages importants du bouddhisme [modifier]

    Article détaillé : Personnalités du bouddhisme.

    Notes et références [modifier]

    1. D'après en:wikipedia.org
    2. L'édition du magazine GÉO d'août 2007 a compilé les données par pays, selon «les meilleurs experts» (p.52). La plus grande incertitude provient de Chine, où on recense de 100 à 200 millions d'adeptes. En général il y aurait, «réticence des pratiquants à se déclarer "bouddhistes"» (p.52); quelquefois, comme au Viet-Nam, les cultes sont mèlés, et d'autres fois sous contrôle de l'État, comme en Birmanie.
    3. Voir: Gréco-bouddhisme, Royaume gréco-bactrien et Royaume indo-grec
    4. La dissémination du bouddhisme à travers le monde méditérannéen est mentionnée à Alexandrie par Clément d'Alexandrie et même jusqu'en Grande-Bretagne selon Origène. D'après: Donald A. Mackenzie, Buddhism in pre-Christian Britain. Gordon Press Publishers,1977. p. 42.ISBN 0849015588. Cité sur en:buddhism et en:Edicts of Ashoka.
    5. La figure majeure de ce renouveau hindou est Adi Shankarāchārya, qui le réforma en intégrant diverses notions bouddhistes, fixant ainsi un long processus d'assimilation, réciproque par ailleurs.
    6. Rappelons que religion signifie étymologiquement relation, du latin re-ligare, relier. Voir cependant religion
    7. Mentionnons cependant que Bouddha fut à de nombreuses reprises visité par des dieux, dont Brahmā qui l'encouragea à enseigner; ou même par Māra, l'équivalent de Satan, qui tenta d'empècher son complet Éveil, etc. D'autre part, se tenant littéralement silencieux devant certaines questions de portée métaphysique ou trop «ésotérique», Bouddha n'a cependant pas refusé de discuter de toutes considérations abstraites. Voir par exemple Le ciel bouddhiste, et en anglais: L'enseignant des dieux
    8. À l'exception de l'école Nichiren Shôshû; à ce sujet voir aussi Nichiren Shu, et Soka Gakkai.
    9. Extrait d'un document «.rtf» de Mogchok Rinpoché que l'on peut télécharger: Le refuge, du site Matchik Labdreun
    10. Voir: Dictionnaire sanscrit
    11. Gautam (Gautami au féminin et Gautama au masculin) est un gotta (de nos jours nom de famille patronymique) ; néanmoins, appliqué au Bouddha, sa signification n’est pas certaine. Le gotta de ses ascendants masculins n’est pas indiqué dans les sources. La seule Gautam de sa famille est sa mère adoptive (les femmes conservent leur nom de jeune fille). Parmi les appellations utilisées pour les hommes dans le canon pali, on trouve des gottas à la forme masculine employés seuls et des gottas à la forme féminine suivi de –putta (fils). L’appellation par référence au gotta maternel était donc courante. Certains ont proposé que cette identification, plus parlante que le nom du père dans un clan polygame, était l’usage principal, et que les noms à la forme masculine pourraient aussi être le gotta de la mère.
    12. Voir:le Dictionnaire sanscrit de Gérard Huet ou: le Dictionnaire sanskrit de l'Université de Cologne
    13. Voir, sur la même page : brahmavihāra, brāhma, et brahma- en tant que racine
    14. Lenoir, Frédéric. Le Bouddhisme en France. Paris : Fayard, sondage 1997 d'opinion de 1999

    Voir aussi [modifier]

    Articles connexes [modifier]

    Bibliographie [modifier]

    • Samuel Bercholz & Sherab Chödzin Kohn, Pour comprendre le bouddhisme, Éd. Laffont : Pocket, 1993, 428 pages. ISBN 2266076337
    • Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, Éd. Seuil, 2001, 841 pages. ISBN 2020362341
    • Henri Arvon, Le Bouddhisme, Éd. Quadrige, PUF.
    • Buddhica, Documents et travaux pour l'étude du bouddhisme, Geuthner.
    • Dennis Gira, Comprendre le bouddhisme, Poche, 222 pages, 1998. ISBN 2253143669
    • Houang, Le Bouddhisme, de l'Inde à la Chine, Fayard, 1963
    • Jorge Luis Borges & Alicia Jurado, Qu'est ce que le bouddhisme, éd. Gallimard, 1979 : Folio Essais, 2005, Paris. 121p. ISBN 2-07-032703-5
    • Claude B. Levenson, Le Bouddhisme, Que sais-je?, PUF, 128 pages, 2004. ISBN 2-13-054164-X
    • Henri de Lubac, Aspects du bouddhisme, Éditions du Seuil, 1951 ; La rencontre du bouddhisme et de l'Occident, Aubier, 1954
    • Alexandra David-Neel, "le Bouddhisme du Bouddha", éd. presse pocket, éd du Rocher.
    • Mus, Barabudur, Esquisse d'une histoire du bouddhisme, 1935
    • Maurice Percheron, Le Bouddha et le bouddhisme, collection microcosme Maîtres spirituels, Éditions du Seuil, 1956 (1re éd.)
    • Walpola Rahula, L’Enseignement du Bouddha - d'après les textes les plus anciens, Éditions du seuil, Points Sagesse, 188p. ISBN 2-02-004799-3
    • Paul Magnin, Bouddhisme, unité et diversité, éditions du Cerf, 2003. ISBN 2-204-07092-0
    • Aux sources du bouddhisme, ouvrage collectif sous la direction de Lilian Silburn, éditions Fayard, 1997. ISBN 2-213-59873-8
    • Christian Thomas Kohl, Buddhismus und Quantenphysik, Aitrang (Allemagne), Windpferd ed., 2005 (Bouddhisme et Physique Quantique: http://ctkohl.googlepages.com/3)

    TV [modifier]

    22:16 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    26/03/2008

    L'accès aux libres examens (KALAMA-SUTTA) Sermons du Bouddha - Chapitre 1 SOURCE WIKI

     

     

    Sermons du Bouddha - Chapitre 1 : L'accès aux libres examens (KALAMA-SUTTA)

    La bibliothèque libre.

      << Sermons du Bouddha >> - Chapitre 2 : Le principe de non-violence (AGGI-SUTTA)

     

    Verset 1.1

    Ainsi ai-je entendu: Une fois, le Bienheureux en voyageant dans le pays Kosala, avec un grand groupe de disciples, arriva dans une ville appelée Kesaputta. Les Kalamas, habitants de Kesaputta, apprirent que « le religieux Gotama, fils des Sakyas, ayant abandonné sa famille sakya et quitté son foyer pour entrer dans la vie religieuse, voyageant dans le pays Kosala, était parvenu à Kesaputta ».

     

    Verset 1.2

    Or, une bonne réputation se propageait à propos de ce Bienheureux Gotama : Il est le Bienheureux, l'Arahant, parfaitement et pleinement éveillé, parfait en sa sagesse et sa conduite, bien arrivé (à son but), le Connaisseur des mondes, l'incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés, l'Instructeur des dieux et des humains, le Bouddha, le Bienheureux.

     

    Verset 1.3

    Ayant connu lui-même ce monde-ci avec ses dieux, avec ses Mara(s) et ses Brahma(s), avec ses troupes de religieux et de brahmanes, ses êtres célestes et humains, il le fait connaître.


    Verset 1.4

    Il enseigne la doctrine, bonne en son début, bonne en son milieu, bonne en sa fin, bonne dans sa lettre et dans son esprit, et il exalte la Conduite pure parfaitement pleine et parfaitement pure. Rencontrer un tel Arahant est vraiment une bonne chose.


    Verset 1.5

    Les Kalamas, habitants de Kesaputta, rendirent alors visite au Bienheureux. En y arrivant, certains parmi eux rendirent hommage au Bienheureux et s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres échangèrent avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie et s'assirent ensuite à l'écart sur un côté. Certains, les mains jointes, rendirent hommage dans la direction où se trouvait le Bienheureux, puis s'assirent à l'écart sur le coté. D'autres encore, ayant énoncé leurs noms et leurs noms de famille, s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres s'assirent à l'écart sur un côté sans rien dire.


    Verset 1.6

    S'étant assis ainsi à l'écart sur un côté, ils s'adressèrent au Bienheureux et dirent: « Ô vénérable Gotama, il y a des religieux et des brahmanes qui arrivent à Kesaputta. Ils exposent et exaltent seulement leur propre doctrine, mais ils condamnent et méprisent les doctrines des autres. Puis d'autres religieux et brahmanes arrivent aussi à Kesaputta. Eux aussi exposent et exaltent leur propre doctrine, et ils méprisent, critiquent et brisent les doctrines des autres. Ô Vénérable, il y a un doute, il y a une perplexité chez nous à propos de ces diverses opinions religieuses. Parmi ces religieux et ces brahmanes, qui dit la vérité et qui des mensonges ? »


    Verset 1.7

    Le Bienheureux s'adressa aux Kalamas et dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.


    Verset 1.8

    Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse, ni par ce que vous avez entendu dire. Ne vous laissez par guider par l'autorité des textes religieux, ni par la simple logique ou les allégations, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances probables, ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


    Verset 1.9

    Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.


    Verset 1.10

    Maintenant, je vous demande : « Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'avidité apparaît chez quelqu'un, cette avidité apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour son mal ? »


    Verset 1.11

    Les Kalamas répondirent: O Vénérable, l'avidité apparaît pour le mal de cet individu.


    Verset 1.12

    O Kalamas, en se donnant à l'avidité, étant vaincu par l'avidité, étant enveloppé mentalement par l'avidité, un tel individu tue des êtres vivants, commet des vols, s'engage dans l'adultère et profère des paroles mensongères. Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement, oui, ô Vénérable.

    Verset 1.13


    Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque la haine apparaît chez quelqu'un, cette haine apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour le mal ? Ô Vénérable, la haine apparaît pour le mal de cet individu.


    Verset 1.14

    Ô Kalamas, en se donnant à la haine, étant vaincu par la haine, étant enveloppé mentalement par la haine, un tel individu tue des êtres vivants (...) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable.


    Verset 1.15

    Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'illusion apparaît chez quelqu'un, cette illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal? O Vénérable, l'illusion apparaît pour le mal de cet individu.


    Verset 1.16

    Ô Kalamas, en se donnant à l'illusion, étant vaincu par l'illusion, étant enveloppé mentalement par l'illusion, un tel individu tue des êtres vivants (...) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable.


    Verset 1.17

    Maintenant, qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises ? Ô Vénérable, ces choses sont mauvaises. Ces choses sont-elles blâmables ou louables? Ô Vénérable, ces choses sont blâmables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? Ô Vénérable, ces choses sont censurées par les sages.


    Verset 1.18

    Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au mal et au malheur? Lorsqu'on les met en pratique, ô Vénérable, ces choses conduisent au mal et au malheur. C'est ce qui est généralement accepté. C'est ce que nous en pensons.


    Verset 1.19

    Le Bienheureux dit : C'est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.


    Verset 1.20

    Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


    Verset 1.21

    Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.


    Verset 1.22

    Ensuite, le Bienheureux s'adressa à nouveau aux Kalamas et dit: Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


    Verset 1.23

    Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu'on les met en pratique, elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les.


    Verset 1.24

    Maintenant, je vous demande : « Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l'absence d'avidité apparaît chez un individu, cette absence d'avidité apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal ? »

    Les Kalamas répondirent : Ô vénérable, l'absence d'avidité apparaît pour le bien-être de cet individu.


    Verset 1.25

    Ô Kalamas, ne se donnant pas à l'avidité, n'étant pas vaincu par l'avidité, n'étant pas enveloppé mentalement par l'avidité, un tel individu ne tue point d'êtres vivants, ne commet pas de vols, ne s'engage pas dans l'adultère, ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s'abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être? Certainement oui, ô Vénérable.


    Verset 1.26

    Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l'absence de haine apparaît chez un individu, cette absence de haine apparaît-elle pour le bien-être de cet individu, ou pour son mal ? Ô Vénérable, l'absence de haine apparaît pour son bien.


    Verset 1.27

    Ô Kalamas, ne se donnant pas à la haine, n'étant pas vaincu par la haine, n'étant pas enveloppé mentalement par la haine, cet individu ne tue pas d'êtres vivants (...) et ne profére pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable.


    Verset 1.28

    Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'absence d'illusion apparaît chez un individu, cette absence d'illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal? Ô Vénérable, l'absence d'illusion apparaît pour son bien.


    Verset 1.29

    O Kalamas, ne se donnant pas à l'illusion, n'étant pas vaincu par l'illusion, n'étant pas enveloppé mentalement par l'illusion, cet individu ne tue pas d'êtres vivants (...) et ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s'abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable.


    Verset 1.30

    Maintenant, qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises? Ô Vénérable, ces choses sont bonnes. Ces choses sont-elles blâmables ou louables? Ô Vénérable, ces choses sont louables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? Ô Vénérable, ces choses sont pratiquées par les sages.


    Verset 1.31

    Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au bien-être et au bonheur, ou bien ne conduisent-elles pas au bien-être et au bonheur? Les Kalamas répondirent : Lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au bien-être et au bonheur. C'est ce qui est généralement accepté. C'est ce que nous en pensons.


    Verset 1.32

    Le Bienheureux dit : C'est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.


    Verset 1.33

    Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


    Verset 1.34

    Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu'on les met en pratique elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les.


    Verset 1.35

    Ô Kalamas, le disciple noble, qui s'est ainsi séparé de l'avidité, de la haine, de l'illusion, ayant une compréhension claire et une attention de la pensée, demeure, faisant rayonner la pensée de bienveillance dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans la totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée de bienveillance, large, profonde, sans limites, sans haine et llibérée de la malveillance.


    Verset 1.36

    Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de compassion dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrieme, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée de compassion, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.


    Verset 1.37

    Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de joie sympathique dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée de joie sympathique, large profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.


    Verset 1.38

    Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée d'équanimité dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée d'équanimité, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.


    Verset 1.39

    Ô Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée ainsi libérée de la haine, de la malveillance, qui a une pensée non souillée et une pensée pure, est quelqu'un qui trouve les quatre soulagements, ici et maintenant, en pensant :


    Verset 1.40

    « Supposons qu'il y ait, après la mort, des résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). En ce cas, il est possible pour moi de naître après la dissolution du corps, après la mort, dans un des cieux où se trouvent des bonheurs célestes. » Cela est le premier soulagement.


    Verset 1.41

    « Supposons qu'il n'y ait pas, après la mort, de résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). Tout de même, ici et maintenant, dans cette vie, je demeure sain et sauf avec une pensée heureuse, libérée de la haine, de la malveillance. » Cela est le deuxième soulagement.


    Verset 1.42

    « Supposons que des mauvais résultats tombent sur l'individu qui a accompli des mauvaises actions. Quant à moi, je ne souhaite aucun mal à personne. Alors comment se pourrait-il qu'un mauvais résultat tombe sur moi qui ne fais aucune action mauvaise ? » Cela est le troisième soulagement.


    Verset 1.43

    « Supposons que des mauvais résultats ne tombent pas sur l'individu qui fait des actions mauvaises. Alors dans ces deux cas, je trouve que je suis pur. » Cela est le quatrième soulagement.


    Verset 1.44

    Ô Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu'un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant.


    Verset 1.45

    Les Kalamas dirent : « Cela est exact, ô Bienheureux, cela est exact, ô Parfait. Le disciple des êtres nobles, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu'un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant (...) »


    Verset 1.46

    Ayant entendu la parole du Bienheureux, les Kalamas s'écrièrent : « Merveilleux, ô Bienheureux, merveilleux. C'est comme si l'on redressait ce qui a été renversé, ou découvrait ce qui a été caché, ou montrait le chemin à celui qui s'est égaré, ou apportait une lampe dans l'obscurité pour que ceux qui ont des yeux puissent voir. Ainsi, le vénérable Gotama a rendu claire la vérité de nombreuses façons.


    Verset 1.47

    Nous prenons refuge dans le vénérable Gotama, dans l'Enseignement (dhamma), dans la Communauté (sangha). Que le vénérable Gotama veuille bien nous accepter comme disciples laïcs jusqu'à la fin de nos vies. »

     

    13:36 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    Le principe de non-violence (AGGI-SUTTA) Sermons du Bouddha

     

     

    Sermons du Bouddha - Chapitre 2 : Le principe de non-violence (AGGI-SUTTA)

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    - Chapitre 1 : L'accès aux libres examens (KALAMA-SUTTA) << Sermons du Bouddha >> - Chapitre 3 : La guerre et la paix (SANGAMA-SUTTA)

     

     

    Verset 2.1

    Une fois, le Bienheureux séjournait au monastère fondé par Anathapindika, dans le parc Jeta, près de la ville de Savatthi. En ce temps-là, un grand sacrifice avait été organisé par le brahmane Uggatasarira. Les animaux, cinq cents taureaux, cinq cents jeunes bœufs, cinq cents génisses, cinq cents chèvres, cinq cents béliers, avaient été amenés au poteau sacrificiel afin d'être immolés.

     

    Verset 2.2

    Alors, le brahmane Uggatasarira rendit visite au Bienheureux. S'étant approché du Bienheureux, il échangea avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie, puis s'assit à l'écart sur un côté.

     

    Verset 2.3

    Le brahmane Uggatasarira dit au Bienheureux: « Ô vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

     

    Verset 2.4

    Le Bienheureux dit : « Moi aussi, ô brahmane, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

     

    Verset 2.5

    Le brahmane Uggatasarira dit pour la deuxième fois : « Ô vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

     

    Verset 2.6

    Le Bienheureux dit : « Moi aussi, ô brahmane, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

     

    Verset 2.7

    Pour la troisième fois, le brahmane Uggatasarira dit: « Ô vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

     

     

    Verset 2.8

    Le Bienheureux aussi répéta alors : « Moi aussi, ô brahmane, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

     

    Verset 2.9

    Enfin, le brahmane dit : « Dans ce cas, nous avons donc le même point de vue ! Mon opinion et celle du vénérable Gotama sont tout à fait semblables sur ce point ! » Pendant cette discussion, l'Ayasmanta Ananda était là en écoutant.

     

    Verset 2.10

    Lorsque le brahmane Uggatasarira eut ainsi parlé, l'Ayasmanta Ananda dit: Ô brahmane, le Tathagata ne doit pas être interrogé ainsi, en disant : « O vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses », mais vous devez formuler votre question ainsi : « Ô vénérable, je me prépare à allumer un feu de sacrifice et à ériger un poteau sacrificiel. Que le Bienheureux me conseille ! Que le Bienheureux m'instruise pour que ses conseils m'amènent le bonheur et le bien-être pour longtemps ! »

     

    Verset 2.11

    Le brahmane Uggatasarira alors s'adressa au Bienheureux : « Ô Vénérable, je me prépare à allumer un feu de sacrifice et à ériger un poteau sacrificiel. Que le Bienheureux me donne des conseils ! Que le Bienheureux m'instruise pour que ses conseils m'amènent le bonheur et le bien-être pour longtemps ! »

     

    Verset 2.12

    Le Bienheureux dit: Ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu de sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse trois épées malfaisantes, mauvaises dans leur efficacité, mauvaises dans leur fruit. Quelles sont ces trois épées ? L'épée des actions corporelles, l'épée des actions verbales et l'épée des actions mentales.

     

    Verset 2.13

    O brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel fait naître les pensées suivantes : « Que pour ce sacrifice soient massacrés tant de taureaux, tant de jeunes bœufs, tant de génisses, tant de chèvres, tant de béliers. »

     

    Verset 2.14

    De cette façon, il fait des démérites, mais en pensant acquérir des mérites. Il fait une chose mauvaise, mais en pensant faire une bonne chose. Il prépare la voie conduisant à une destination malheureuse, mais en pensant préparer la voie conduisant à une destination heureuse.

     

    Verset 2.15

    Ainsi, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse en premier lieu cette épée des actions mentales, qui est malfaisante, mauvaise dans son efficacité, mauvaise dans son fruit.

     

    Verset 2.16

    Et encore, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel déclare : « Que pour ce sacrifice soient massacrés tant de taureaux, tant de jeunes bœufs, tant de génisses, tant de chèvres, tant de béliers. »

     

    Verset 2.17

    De cette façon, il fait des démérites, mais en pensant acquérir des mérites. Il fait une chose mauvaise, mais en pensant faire une chose bonne. Il prépare la voie conduisant à une destination malheureuse, mais en pensant préparer la voie conduisant à une destination heureuse.

     

    Verset 2.18

    Ainsi, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse en second lieu cette épée des actions verbales, qui est malfaisante, mauvaise dans son efficacité mauvaise dans son fruit.

     

    Verset 2.19

    Et encore, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel met en marche lui-même toute l'affaire, en disant : « Que l'on abatte les taureaux, pour sacrifier ! Que l'on abatte les jeunes bœufs pour sacrifier ! Que l'on abatte les génisses pour sacrifier! Que l'on abatte les béliers pour sacrifier ! »

     

    Verset 2.20

    De cette façon, il fait des démérites, mais en pensant acquérir des mérites. Il fait une chose mauvaise, mais en pensant faire une chose bonne. Il prépare la voie conduisant à une destination malheureuse, mais en pensant préparer la voie conduisant à une destination heureuse.

     

    Verset 2.21

    Ainsi, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse en troisième lieu cette épée des actions corporelles qui est malfaisante, mauvaise dans son efficacité, mauvaise dans son fruit.

     

    Verset 2.22

    De cette façon, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice, et qui érige le poteau sacrificiel dresse ces trois épées malfaisantes, qui sont mauvaises dans leur efficacité, qui sont mauvaises dans leur fruit.

     

    Verset 2.23

    Il y a, ô brahmane, trois sortes de feu qu'il faut abandonner, qu'il faut éloigner, qu'il faut éviter. Quels sont ces trois feux? Ce sont le feu de l'avidité, le feu de la haine et le feu de l'illusion.

     

    Verset 2.24

    Pourquoi, ô brahmane, le feu de l'avidité faut-il l'abandonner, l'éloigner, l'éviter ? Avec une pensée obsédée par l'avidité, dominée par l'avidité, impressionnée par l'avidité, on s'engage dans un cours mauvais en action corporelle, mauvais en action verbale et mauvais en action mentale. Alors, après la dissolution du corps, après la mort, on renaîtra dans les enfers, dans les destinations malheureuses, dans le malheur, dans l'enfer.

     

    Verset 2.25

    Pourquoi, ô brahmane, le feu de la haine faut-il l'abandonner, l'éloigner, l'éviter ? Avec une pensée obsédée par la haine, dominée par la haine, impressionnée par la haine, on s'engage dans un cours mauvais en action corporelle, mauvais en action verbale et mauvais en action mentale. Alors, après la dissolution du corps, après la mort, on renaîtra dans les enfers, dans les destinations malheureuses, dans le malheur, dans l'enfer.

     

    Verset 2.26

    Pourquoi, ô brahmane, le feu de l'illusion faut-il l'abandonner, l'éloigner, l'éviter ? Avec une pensée obsédée par l'illusion, dominée par l'illusion, impressionnée par l'illusion, on s'engage dans un cours mauvais en action corporelle, mauvais en action verbale et mauvais en action mentale. Alors, après la dissolution du corps, après la mort, on renaîtra dans les enfers, dans les destinations malheureuses, dans le malheur, dans l'enfer.

     

    Verset 2.27

    En effet, ô brahmane, ces trois sortes de feux doivent être abandonnés, doivent être éloignés, doivent être évités.

     

    Verset 2.28

    (Cependant) il y a, ô brahmane, trois sortes de feux qui amènent le bonheur lorsqu'on les respecte, vénère et révère. Quels sont ces trois feux ? Le feu des êtres dignes de respect, le feu des chefs de famille et le feu des êtres dignes de dons.

     

    Verset 2.29

    Quel est le feu des êtres dignes de respect? Considère, ô brahmane, quelqu'un qui honore sa mère et son père. La mère et le père sont appelés « le feu des êtres dignes de respect ». Pourquoi ? Parce que ce feu s'est produit. Pour cette raison, ô brahmane, le feu des êtres dignes de respect, s'il est respecté, vénéré et révéré, ne manque pas d'amener le bonheur.

     

    Verset 2.30

    Quel est le feu des chefs de famille ? Considère, ô brahmane, quelqu'un qui traite correctement ses enfants et sa femme, ses esclaves, ses serviteurs, ses travailleurs. Ces êtres (appartenant au chef de famille) sont appelés « le feu des chefs de famille ». Pour cette raison, ô brahmane, le feu des chefs de famille, s'il est respecté, vénéré et révéré, ne manque pas d'amener le bonheur.

     

    Verset 2.31

    Quel est le feu des êtres dignes de dons ? Considère, ô brahmane, les religieux et les prêtres, qui s'abstiennent de la vaine gloire, de l'orgueil et de l'indolence, qui supportent tout avec patience et sérénité, tantôt essayant de se dompter eux-mêmes, tantôt se dirigeant vers l'obtention de l'émancipation. Ces êtres sont appelés « le feu des êtres dignes de dons ». Pour cette raison, ô brahmane, le feu des êtres dignes de dons, s'il est respecté, vénéré et révéré, ne manque pas d'amener le bonheur.

     

    Verset 2.32

    En effet, ô brahmane, ces trois sortes de feux, s'ils sont respectés, vénérés et révérés, ne manquent pas d'amener le bonheur.

     

    Verset 2.33

    Concernant le feu de bois, ô brahmane, il faut l'allumer de temps en temps, il doit être maintenu de temps en temps, il doit être éteint de temps en temps, il doit être abandonné de temps en temps.

     

    Verset 2.34

    Cela dit, le brahmane Uggatasarira dit au Bienheureux : Merveilleux, ô vénérable Gotama! Merveilleux, ô vénérable Gotama ! Que le vénérable Gotama veuille bien m'accepter comme un disciple laïc qui, de ce jour jusqu'à la fin de sa vie, le prenne comme refuge.

     

    Verset 2.35

    Je laisse, ô vénérable Gotama, en liberté ces cinq cents taureaux, je leur donne la vie. Je laisse en liberté ces cinq cents jeunes bœufs, je leur donne la vie.

     

    Verset 2.36

    Je laisse en liberté ces cinq cents génisses. Je leur donne la vie. Je laisse en liberté ces cinq cents béliers, je leur donne la vie.

     

    Verset 2.37

    Que ces animaux mangent de l'herbe comme ils veulent. Qu'ils boivent l'eau fraîche comme ils veulent. Que la douceur du vent souffle sur leur corps.

     

    13:34 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    Pour justifier que le Bouddhisme n'est ni une religion et ni une philosophie.

     

    Chers amis.
    Pour justifier que le Bouddhisme n'est ni une religion et ni une philosophie.
    Veuillez-vous lire ces deux sutta.
    Bonne lecture
    Chinh

    http://fr.wikisource.org/wiki/Sermons_du_Bouddha_-_Chapitre_1_:_L'acc%C3%A8s_aux_libres_examens_(KALAMA-SUTTA)

    http://fr.wikisource.org/wiki/Sermons_du_Bouddha_-_Chapitre_2_:_Le_principe_de_non-violence_%28AGGI-SUTTA%29

     

    13:29 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |