07/04/2008

OBSERVATION DE LA DUALITE VIA MEDITATION ET NON DUALITE (DZOGCHEN) VIDEO DOUGLAS HARDING

 

 

 

Sinon, pour introduire à la perspective exotique (vue du Theravada) de
la non-dualité, quelques vidéos de Douglas Harding, parmi beaucoup
d'autres :
Quelques exercices simples au sujet de l'observateur, en anglais :
http://www.youtube.com/user/headlessway
site en français : http://www.visionsanstete.com/
Attention, ce n'est pas spécifiquement bouddhiste et ne se réclame pas
d'une tradition particulière.

--- Dans bouddha@yahoogroupes.fr, "ekkagata" <fabiende@...> a écrit :
>
> En quelque sorte.
> L'observation des polarités de l'esprit produit du détachement
> vis-à-vis des mouvements de l'esprit opposés de désir et d'aversion
> car ils ne mènent nulle part, sauf à renforcer un sentiment illusoire
> de soi. En pali, cela s'appelle nibidda, qui peut-être traduit par
> désintérêt (plutôt que "dégoût" qui serait là encore un mouvement
> polarisé d'aversion). Et effectivement, dans la théorie des
> connaissances méditatives (nanas) et dans la pratique, ce type de
> compréhension arrive plutôt à la fin, quand le mental en a marre de
> courir après les objets ! L'esprit qui observe se décolle des objets
> et ne les suit plus comme avant, ce qui crée un espace de liberté
> entre la conscience pure qui observe, la conscience témoin, et l'objet
> observé (pensées).
>
> On pourrait dire que la conscience témoin est donc neutre, ou
> "non-duelle". Mais vous ne trouverez pas cette appellation en tant que
> telle dans la théorie du theravada. Peut-être trouverez-vous dans
> l'abhidhamma l'appellation "kiriya" qui veut dire neutre, c'est-à-dire
> n'étant pas lié karmiquement comme le sont les esprits "kusala" (sain,
> bon, produisant du bonheur, etc.) ou "akusala" (malsain, mauvais,
> produisant du malheur, etc.). Je crois que "kiriya" doit s'appliquer
> aux types de "conscience supra-mondaine" (esprit en absorption, et
> dans nibbana), ce qui conviendrait. On retrouve aussi par ci par là
> (Dhammapada par exemple) des allusions à la conscience de l'Arahat qui
> est "au-delà du bien et du mal".
>
> On pourrait aussi dire que la conscience témoin ne peut être un objet
> d'elle-même car elle est le poste d'observation ultime. Ce serait
> comme chercher à voir ses propres yeux. C'est plutôt "ressenti" comme
> une présence sans limite.
>
> Tout cela est développé parfaitement dans les causeries d'Ajahn Chah
> par exemple, qui est une référence en matière de méditant dans le
> Theravada. Et bien sûr chez Ajahn Sumedho et tous les grands Ajahns
> thailandais (Ajahn Lee, Ajahn Thate, Ajahn Mun, etc.). (Si vous
> comprenez l'anglais, vous trouverez quelques citations en ce sens ici
> : http://groups.yahoo.com/group/DhammaReadings/messages/1?l=1 )
> En revanche, je n'ai jamais vu de mention de cela dans l'école Mahasi,
> pour qui, tout est objet.
>
> Maintenant, même si on peut entendre Ajahn Chah dire que "tout est
> Dhamma", ou tout est selon la loi de la Nature, ou que le "Dhamma est
> partout", je doute que l'on puisse l'interpréter comme voulant dire
> que tout est un... et qu'il n'y a pas de séparation ultime dans
> l'essence de toutes choses, qui est l'aboutissement des courants de la
> non-dualité.
>
> Bref, si vous réalisez la "non-dualité" de l'essence de toutes choses
> dans un contexte theravadin, ce n'est pas parce qu'on vous l'aura
> rabâché, ou que vous l'aurez appris mentalement, mais par votre propre
> expérience d'investigation méditative ! :-))
>
>
>
>
> --- Dans bouddha@yahoogroupes.fr, "France Lasnier" <flasnier03@> a
> écrit :
> >
> > Est-ce que l'observation de la dualité qui est la méditation ne
> conduit pas à l'expérience de la non-dualité?
> >
 
> >
>

 

17:16 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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