19/02/2015

RAMANA MAHASHRI AUTRE VOIE DE DÉCONSTRUCTION DU MENTAL DÉMARCHE SIMILAIRE A LA MÉDITATION VIPASSANA

 

RAMANA MAHASHRI

 

AUTRE VOIE DE DÉCONSTRUCTION DU MENTAL

 

DÉMARCHE SIMILAIRE A LA MÉDITATION VIPASSANA

 

Instructions

 

La quintessence de l’enseignement de Ramana Maharshi se trouve dans un petit traité « Qui suis-je ? ».  Il contient la première série d’instructions donnée par le Maître, qui sont basées sur ses propres expériences aboutissant à la réalisation du Soi.  Les questions originelles furent posées par Sivaprakasam Pillai et ensuite présentées par Ramana Maharshi lui-même sous forme de prose.

 

Le pouvoir de l’enseignement peut être éprouvé par chacun qui le met en pratique.  Dans Talks (l’Enseignement de Ramana Maharshi) nous lisons : « Laissez-le découvrir à qui appartiennent les pensées.  D’où proviennent-elles ?  Elles doivent surgir du Soi conscient.  S’en rendre compte, même vaguement, favorise l’élimination de l’ego.  Par la suite, la réalisation de l’Existence unique et infinie devient possible.  Dans cet état, il n’y a pas d’autres individus et il ne reste que l’Existence éternelle.  Aussi ne pense-t-on ni à la mort ni à la souffrance. »  L’enseignement intégral peut être téléchargé ici : « Qui suis-je ».  Voici une version abrégée pour faciliter l’usage.

 

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Qui suis-je ?

 

Tout être vivant aspire à un bonheur qu’aucune souffrance ne troublera ; et chacun éprouve le plus grand amour pour soi-même.  La cause de cet amour est le bonheur seul.  Aussi, afin d’atteindre ce bonheur, qui est notre nature véritable et que nous éprouvons chaque nuit dans le sommeil profond lorsque le mental est absent, chacun doit se connaître soi-même.  La meilleure méthode pour y parvenir est la voie de la Connaissance, la quête du Soi par la question « Qui suis-je ? ».

 

« Qui suis-je ? »  Je suis la pure Conscience dont la nature est Etre-Conscience-Félicité (sat-chit-ânanda).

 

Lorsque le monde, ou ce qui est vu, aura disparu, le Soi, ou celui qui voit, sera réalisé.  Celui qui voit et ce qui est vu sont comme la corde et le serpent. [Cette analogie est souvent utilisée dans l’Advaita : un homme voit une corde au crépuscule, la prend pour un serpent et s’effraye.  Le serpent lui paraît parfaitement réel, mais son existence est illusoire, elle n’est fondée sur aucune réalité.]  De même que la réalité de la corde, qui est le substrat, ne peut être perçue sans que ne s’évanouisse la perception illusoire du serpent, ainsi la réalisation du Soi, le substrat, ne peut être obtenu tant que perdure la croyance dans la réalité du monde.

 

Ce qui est appelé « mental » est une merveilleuse force inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s’éveillent.  En dehors des pensées le mental n’existe pas.  Aussi la pensée constitue-elle la nature du mental.  En dehors des pensées il n’y a pas d’entité indépendante appelée « monde ».  Dans le sommeil profond il n’y a ni pensée ni monde.  Dans les états de veille et de rêve les pensées sont présentes, ainsi que le monde.  Tout comme l’araignée tire d’elle-même le fil (de la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette le monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-même.

 

Quand le mental émerge du Soi, le monde se manifeste.  Ainsi, lorsque le monde apparaît (comme réel), le Soi n’apparaît pas ; et lorsque le Soit apparaît (ou resplendit), le monde n’apparaît pas.  Si l’on s’interroge assidûment sur la nature du mental, celui-ci finira par disparaître, laissant seul le Soi resplendissant.  Ce qui est désigné comme le Soi est l’âtman.  Le mental ne peut exister indépendamment du monde grossier ; il ne peut subsister par lui-même.  C’est le mental qu’on appelle corps subtil ou âme (jîva).

 

Ce qui s’élève dans ce corps en tant que ‘je’ est le mental.  Si l’on s’interroge d’où émerge en premier lieu la pensée ‘je’ dans le corps, on découvrira que c’est du Cœur.  C’est là la source du mental.  Même en pensant continuellement ‘je, je’, on sera conduit à cet endroit.  La pensée ‘je’ est la première de toutes les pensées qui apparaissent dans le mental.  Ce n’est qu’après sa naissance que les autres pensées s’élèvent.

 

La pensée « Qui suis-je ? » détruira toutes les autre pensées, et, semblable au bâton qu’on utilise pour remuer le bûcher, elle sera, elle aussi, finalement détruite.  C’est alors que surviendra la réalisation du Soi.  Lorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre, on doit plutôt se demander : « A qui sont-elles venues ? ».  Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi.  Si vous vous demandez à chaque fois : « A qui cette pensée est-elle venue ? », la réponse sera : « A moi ».  Si vous poursuivez alors  l’interrogation « Qui suis-je », le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira.

 

En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source.  Lorsque le mental subtil émerge en passant par le cerveau et les organes sensoriels, des noms et des formes du monde grossier sont perçus ; quand il s’établit dans le Cœur, les noms et les formes disparaissent.  Ne pas laisser le mental s’extérioriser, mais le maintenir dans le Cœur est ce qu’on appelle « intériorisation » (antar-mûkar).  Si le mental quitte le Cœur, on appelle cela « extériorisation » (bahir-mûka).  Ainsi, quand le mental demeure dans le Cœur, le ‘je’, origine de toutes les pensées, s’évanouit, et le Soi toujours présent resplendit.

 

Il n’y a que l’investigation intérieure comme moyen  adéquat.  Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens, il ne sera maîtrisé qu’en apparence, car il s’élèvera à nouveau.  Le mental peut aussi être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle de celle-ci ; quand elle reprend, le mental commence à s’agiter et à errer par la force de ses impressions latentes.

 

Tout comme la pratique du contrôle de la respiration, la médiation sur une forme de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire etc. ne sont que des aides pour apaiser le mental.  Par la méditation sur des images de Dieu et par la répétition de mantras, le mental acquiert la concentration.  Pour un tel mental la recherche du Soi devient facile.

 

De toutes les règles de conduite, celle d’un régime restreint à la nourriture sattvic [pure], en quantité modérée, est la meilleure.  En observant cette règle, la qualité sattvic du mental se développe et cela favorise la pratique de la recherche du Soi.

 

Si l’on renonce à la pensée « Je suis un pêcheur » et si l’on reste profondément centré dans la méditation sur le Soi, le succès est assuré.

 

On ne devrait pas se tourner vers les choses du monde et se mêler des affaires des autres.  Aussi mauvais que certains êtres puissent paraître, il ne faudrait pas les haïr pour autant.

 

Tout ce que l’on donne à autrui, on se le donne à soi-même.  Sachant que telle est la vérité, comment peut-on encore refuser quoi que ce soit à son prochain ?

 

Si l’ego se manifeste, tout se manifeste ; si l’ego s’apaise, tout s’apaise.

 

A mesure que nous nous conduisons avec humilité, le bien s’établit.

 

Une fois le mental apaisé, peu importe le lieu où l’on vit.

 

En vérité, seul le Soi existe.  Le monde, l’âme individuelle et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comparable à l’argent dans la nacre.  Ils apparaissent et disparaissent simultanément.  Le Soi est là où il n’y a pas la moindre pensée ‘je’.  Cela est appelé « Silence ».  Le Soi lui-même est le monde ; le Soi est ‘je’ ; le Soi est Dieu ; tout est Shiva, le Soi.

 

Celui qui s’abandonne au Soi, ou Dieu, est l’adorateur le plus parfait.  S’abandonner à Dieu signifie demeurer fermement dans le Soi, sans laisser la place à une autre pensée que celle du Soi.  Tout fardeau que nous remettons à Dieu, Il le portera.  Puisque le pouvoir suprême de Dieu anime tout, pourquoi ne pas nous y soumettre, plutôt que de nous tracasser pour ce qui doit être accompli et comment il le sera.  Sachant que le train transporte toute lourde charge, pourquoi devrions-nous continuer à porter nos bagages sur les genoux, pour notre plus grand inconfort, au lieu de les poser à terre dans le train et d’être à l’aise

 

 

WHO-AM-I-FRENCH-2011.pdf

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QUI

 

SUIS-JE ?

 

Les enseignements

 

de

 

SRI RAMANA

 

M A H A R S H I

 

SRI RAMANASRAMAM

 

Tiruvannamalai

 

Inde

 



 

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Titre original : “Who am I”

 

© Sri Ramanasramam

 

Tiruvannamalai

 

Première édition française : 2008

 

Deuxième édition : 2011

 

copies : 2000

 

CC N° 3879

 

ISBN: 978-81-8288-127-3

 

Prix: `

 

Publié par :

 

V.S. Ramanan

 

Président, Sri Ramanasramam

 

Tiruvannamalai 6006 603

 

Tamil Nadu, INDIA

 

email: ashram@sriramanamaharshi.org

 

web: www.sriramanamaharshi.org

 

Traduction et notes :

 

Eleonore Neess-Braitenberg

 

Imprimé par :

 

Sudarsan Graphics

 

Chennai 600 017

 

 

 

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Introduction

 

Qui suis-je ? est le titre donné à une série de questions et de

 

réponses ayant trait à la recherche du Soi. Les questions ont été

 

posées à Bhagavan Ramana Maharshi par Shrî M. Sivaprakasam

 

Pillai en 1902. Shrî Pillai, diplômé de philosophie, travaillait à

 

l’époque à la section financière du South Arcot Collectorate. Lors

 

d’une visite officielle à Tiruvannamalai, en 1902, il monta à la

 

grotte de Virupaksha sur la colline Arunâchala où il rencontra

 

le Maharshi. Il le pria de le guider spirituellement et lui posa

 

des questions concernant la recherche du Soi. Shrî Bhagavan ne

 

parlant pas à cette époque - non pas qu’il ait fait un vœu, mais

 

il n’en sentait pas le besoin - lui répondit par écrit. D’après les

 

notes de Shrî Sivaprakasam Pillai, il s’agissait de treize questions

 

et leurs réponses données par Shrî Bhagavan. Ces notes, publiées

 

par Shrî Pillai en 1923 (en langue tamoule) accompagnées par

 

deux de ses propres poèmes, indiquaient comment, par la grâce

 

de Shrî Bhagavan, ses doutes avaient été dissipés et lui-même

 

sauvé d’une crise existentielle.

 

Par la suite, le Qui suis-je ? a été publié à diverses reprises.

 

Certaines publications présentent treize questions, d’autres vingt- huit. Il existe aussi une version dans laquelle les questions ne

 

figurent pas et où les réponses sont arrangées sous forme d’essai.

 

La traduction anglaise est basée sur cet essai. La version présente

 

(qui a servi aussi à la traduction française) a été faite à partir du

 

texte de vingt-huit questions et leurs réponses.

 

Avec le Vichara-sangraham (La Recherche de Soi-même), le

 

Nan Yar (Qui suis-je ?) représente la première série d’instructions

 

données par le Maître avec ses propres mots. Parmi les œuvres de

 

Shrî Bhagavan, ces deux écrits sont les seuls en forme de prose.

 

 

 

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iv Qui Suis-je ?

 

Ils exposent clairement son enseignement central, notamment

 

que la voie directe vers la Libération est la recherche du Soi. La

 

manière d’effectuer cette recherche est décrite de façon explicite

 

dans le Nan-Yar :

 

Le mental est constitué de pensées. La pensée ‘je’ est la

 

première qui s’élève dans le mental. Si l’on poursuit l’investigation

 

« Qui suis-je ? » d’une manière constante, toutes les autres pensées

 

sont détruites, et finalement la pensée ‘je’ elle-même disparaît,

 

laissant la place au Soi non-duel ; les fausses identifications du

 

Soi avec les manifestations du non-Soi, tels que le corps et le

 

mental, cessent, et l’illumination (sâkshâtkâra) s’ensuit.

 

Le processus de la recherche du Soi n’est en aucun cas facile.

 

En posant la question « Qui suis-je ? », de nombreuses autres

 

pensées vont surgir; mais, au lieu de leur céder et de les suivre,

 

il faut se demander : « A qui se présentent-elles ? ». Pour ce faire

 

on doit rester extrêmement vigilant. Grâce à cette investigation

 

constante, le mental s’établira dans sa source et ne pourra se

 

disperser et se perdre dans le labyrinthe des pensées créées par

 

lui-même. Toutes autres disciplines, tels que le contrôle de la

 

respiration ou la méditation sur une image de Dieu, doivent

 

être considérées comme des pratiques accessoires. Elles ne

 

servent qu’à la maîtrise et la concentration du mental. Pour un

 

mental exercé dans la concentration, la recherche du Soi devient

 

comparativement facile. C’est par une investigation incessante

 

que les pensées seront détruites et le Soi réalisé – la Réalité

 

plénière dans laquelle il n’y a même plus la pensée ‘je’, expérience

 

qui est désignée comme « Silence ».

 

Tel est en substance l’enseignement de Bhagavan Ramana

 

Maharshi dans le texte Nan Yar (Qui suis-je ?).

 

T.M.P. Mahadevan

 

Université de Madras

 

30 juin 1982

 

 

 

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Qui suis-je ?

 

Nan Yar

 

Tout être vivant aspire à un bonheur qu’aucune

 

souffrance ne troublera ; et chacun éprouve le plus grand

 

amour pour soi-même. La cause de cet amour est le bonheur

 

seul. Aussi, afin d’atteindre ce bonheur, qui est notre

 

nature véritable et que nous éprouvons chaque nuit dans

 

le sommeil profond lorsque le mental est absent, chacun

 

doit se connaître soi-même. La meilleure méthode pour y

 

parvenir est la voie de la Connaissance, la quête du Soi par

 

la question « Qui suis-je ? ».

 

1. Qui suis-je ?

 

Je ne suis pas ce corps physique, constitué des sept

 

éléments subtils (dhâtu), ni les cinq organes de perception

 

sensoriels, c’est-à-dire l’oreille, l’œil, la langue, le nez et la

 

peau, et leurs fonctions correspondantes : l’ouïe, la vue, le

 

goût, l’odorat et le toucher. Je ne suis pas les cinq organes

 

d’activité, c’est-à-dire les organes vocaux, les mains et les

 

pieds, l’organe de procréation et l’anus, et leurs fonctions

 

respectives : le langage, les mouvements du corps physique,

 

la jouissance et l’excrétion. Je ne suis pas les cinq forces

 

 

 

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2 Qui Suis-je ?

 

vitales, le prâna 1 etc. qui permettent d’accomplir leurs

 

fonctions correspondantes. Même l’esprit pensant, je ne le

 

suis pas ; et pas non plus cet état d’ignorance dans lequel ne

 

se trouvent que les impressions des objets, et non les objets

 

eux-mêmes et leurs fonctions.

 

2. Si je ne suis rien de cela, qui suis-je alors ?

 

Après avoir rejeté tout ce qui a été mentionné ci-dessus

 

comme n’étant « ni ceci ni cela », cette pure Conscience qui

 

seule demeure - cela je suis.

 

3. Quelle est la nature de la pure Conscience ?

 

La nature de la pure Conscience est Etre-Conscience- Félicité (sat-chit-ânanda).

 

4. Le Soi, quand sera-t-il réalisé ?

 

Lorsque le monde, ou ce qui est vu, aura disparu, le

 

Soi, ou celui qui voit, sera réalisé.

 

5. Peut-on réaliser le Soi tout en prenant le monde pour

 

réel ?

 

Non, ce n’est pas possible.

 

6. Pourquoi ?

 

1 ... vyâna, samâna, apâna, udâna.

 

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Qui Suis-je ? 3

 

Celui qui voit et ce qui est vu sont comme la corde

 

et le serpent.2 De même que la réalité de la corde, qui est

 

le substrat, ne peut être perçue sans que ne s’évanouisse la

 

perception illusoire du serpent, ainsi la réalisation du Soi, le

 

substrat, ne peut être obtenue tant que perdure la croyance

 

dans la réalité du monde.

 

7. Quand est-ce que le monde, en tant qu’objet visible,

 

disparaîtra-t-il ?

 

Le monde disparaîtra lorsque le mental, cause de toutes

 

les perceptions et actions, sera en repos.

 

8. Quelle est la nature du mental ?

 

Ce qui est appelé « mental » est une merveilleuse force

 

inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s’éveillent.

 

En dehors des pensées le mental n’existe pas. Aussi la pensée

 

constitue-elle la nature du mental. En dehors des pensées

 

il n’y a pas d’entité indépendante appelée « monde ». Dans

 

le sommeil profond il n’y a ni pensée ni monde. Dans les

 

états de veille et de rêve les pensées sont présentes, ainsi que

 

le monde. Tout comme l’araignée tire d’elle-même le fil (de

 

la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette le

 

monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-même.

 

2

 

Cette analogie est souvent utilisée dans l’Advaita : un homme voit une

 

corde au crépuscule, la prend pour un serpent et s’effraye. Le serpent

 

lui paraît parfaitement réel, mais son existence est illusoire, elle n’est

 

fondée sur aucune réalité.

 

 

 

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4 Qui Suis-je ?

 

Quand le mental émerge du Soi, le monde se manifeste.

 

Ainsi, lorsque le monde apparaît (comme réel), le Soi

 

n’apparaît pas ; et lorsque le Soi apparaît (ou resplendit),

 

le monde n’apparaît pas. Si l’on s’interroge assidûment sur

 

la nature du mental, celui-ci finira par disparaître, laissant

 

seul le Soi resplendissant. Ce qui est désigné comme le Soi

 

est l’âtman. Le mental ne peut exister indépendamment du

 

monde grossier ; il ne peut subsister par lui-même. C’est le

 

mental qu’on appelle corps subtil ou âme (jîva).

 

9. En quoi consiste la voie de l’investigation sur la nature

 

du mental ?

 

Ce qui s’élève dans ce corps en tant que ‘je’ est le mental. Si

 

l’on s’interroge d’où émerge en premier lieu la pensée ‘je’ dans

 

le corps, on découvrira que c’est du Cœur. C’est là la source

 

du mental. Même en pensant continuellement ‘je, je’, on sera

 

conduit à cet endroit. La pensée ‘je’ est la première de toutes

 

les pensées qui apparaissent dans le mental. Ce n’est qu’après sa

 

naissance que les autres pensées s’élèvent. En d’autres termes, ce

 

n’est qu’après l’apparition du premier pronom personnel que

 

le deuxième et le troisième pronom apparaissent ; en l’absence

 

du premier, le deuxième et le troisième ne peuvent exister.

 

10. Comment le mental peut-il devenir tranquille ?

 

Par l’investigation « Qui suis-je ? ». La pensée « Qui

 

suis-je ? » détruira toutes les autres pensées, et, semblable au

 

 

 

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Qui Suis-je ? 5

 

bâton qu’on utilise pour remuer le bûcher, elle sera, elle aussi,

 

finalement détruite. C’est alors que surviendra la réalisation

 

du Soi.

 

11. Par quel moyen peut-on toujours se maintenir dans la

 

pensée « Qui suis-je » ?

 

Lorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre, on

 

doit plutôt se demander : « A qui sont-elles venues ? ». Peu

 

importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Si vous

 

vous demandez à chaque fois : « A qui cette pensée est-elle

 

venue ? », la réponse sera : « A moi ». Si vous poursuivez

 

alors l’interrogation « Qui suis-je ? », le mental retournera

 

à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira. En

 

persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera

 

peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque

 

le mental subtil émerge en passant par le cerveau et les

 

organes sensoriels, des noms et des formes du monde

 

grossier sont perçus ; quand il s’établit dans le Cœur, les

 

noms et les formes disparaissent. Ne pas laisser le mental

 

s’extérioriser, mais le maintenir dans le Cœur est ce qu’on

 

appelle « intériorisation » (antar-mûka). Si le mental quitte

 

le Cœur, on appelle cela « extériorisation » (bahir-mûka).

 

Ainsi, quand le mental demeure dans le Cœur, le ‘je’, origine

 

de toutes les pensées, s’évanouit, et le Soi toujours présent

 

resplendit. Quoi que l’on fasse, on doit le faire sans le ‘je’ de

 

l’ego. Si l’on agit de telle manière, on s’apercevra que tout est

 

de la nature de Shiva (Dieu).

 

 

 

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6 Qui Suis-je ?

 

12. N’existe-t-ils pas d’autres moyens pour apaiser le mental ?

 

Il n’y a que l’investigation intérieure comme moyen

 

adéquat. Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres

 

moyens, il ne sera maîtrisé qu’en apparence, car il s’élèvera à

 

nouveau. Le mental peut aussi être apaisé par le contrôle de

 

la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle de

 

celle-ci; quand elle reprend, le mental commence à s’agiter

 

et à errer par la force de ses impressions latentes. Le mental

 

et la respiration ont la même source. Le mental est constitué

 

de pensées. La pensée ‘je’ est la première pensée du mental ;

 

c’est l’ego. L’ego a son origine à l’endroit même d’où s’élève

 

la respiration. Ainsi, quand le mental devient tranquille,

 

la respiration est contrôlée; et inversement, quand la

 

respiration est contrôlée, le mental devient tranquille. Mais

 

dans le sommeil profond, bien que le mental s’efface, la

 

respiration ne cesse pas pour autant. Ceci est dû à la volonté

 

divine et a pour but de protéger le corps et d’éviter qu’il ne

 

soit pris pour mort. Dans l’état de veille et dans le samâdhi 3

 

,

 

lorsque le mental est tranquille, la respiration est tranquille

 

aussi. Le souffle est la forme grossière du mental. Jusqu’au

 

moment de la mort, le mental garde le souffle dans le corps ;

 

et quand le corps meurt, le mental emmène le souffle avec

 

lui. Par conséquent, la pratique du contrôle de la respiration

 

n’est qu’une aide pour dompter le mental (manonigraha) ;

 

elle n’apporte pas l’extinction du mental (manonâsha).

 

3 Absorption totale dans la contemplation.

 

 

 

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Tout comme la pratique du contrôle de la respiration, la

 

méditation sur une forme de Dieu, la répétition de mantras,

 

le régime alimentaire etc. ne sont que des aides pour apaiser

 

le mental.

 

Par la méditation sur des images de Dieu et par la

 

répétition de mantras, le mental acquiert la concentration;

 

car la nature du mental est précisément d’errer. Tout comme

 

la trompe d’un éléphant cesse de s’agiter lorsqu’il tient une

 

chaîne, ne cherchant plus alors à saisir autre chose, de même

 

le mental, quand il est occupé à méditer sur des noms et

 

des formes, ne s’intéresse à rien d’autre. Quand le mental

 

se déploie sous forme d’innombrables pensées, chacune

 

d’elles finit par s’affaiblir. Quand, au contraire, les pensées

 

s’évanouissent, le mental se fixe sur un seul but et devient

 

fort. Pour un tel mental la recherche du Soi devient facile.

 

De toutes les règles de conduite, celle d’un régime restreint

 

à la nourriture sattvic [pure], en quantité modérée, est la

 

meilleure. En observant cette règle, la qualité sattvic du mental

 

se développe et cela favorise la pratique de la recherche du Soi.

 

13. Les impressions résiduelles (les pensées) relatives aux

 

objets apparaissent, interminablement, telles les vagues

 

de l’océan. Quand seront-elles toutes détruites ?

 

Par la méditation de plus en plus intense, les pensées

 

seront finalement détruites.

 

14. Est-il possible pour ces impressions, formées depuis des

 

temps immémoriaux, de se résorber, afin que l’on demeure

 

le pur Soi ?

 

 

 

.

 

 

 

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Il est indispensable de toujours persévérer dans la

 

méditation sur le Soi, sans laisser place au doute: « Est-ce

 

possible, ou non ? ». Aussi pêcheur qu’on puisse être, il ne

 

sert à rien de se tourmenter et de pleurer : « Oh, je suis un

 

pêcheur, comment puis-je être sauvé ? ». Si l’on renonce à la

 

pensée « Je suis un pêcheur » et si l’on reste profondément

 

centré dans la méditation sur le Soi, le succès est assuré.

 

Il n’y pas deux mentals, un qui serait bon et un qui serait

 

mauvais ; il n’y a qu’un seul mental. Ce ne sont que les

 

impressions résiduelles qui sont de deux sortes: favorable

 

et défavorable. Quand le mental est sous l’influence des

 

impressions favorables, on le considère comme bon, sous

 

des impressions défavorables, il est dit mauvais.

 

On ne devrait pas se tourner vers les choses du monde

 

et se mêler des affaires des autres. Aussi mauvais que certains

 

êtres puissent paraître, il ne faudrait pas les haïr pour autant.

 

Le désir doit être évité au même titre que la haine. Tout ce

 

que l’on donne à autrui, on se le donne à soi-même. Sachant

 

que telle est la vérité, comment peut-on encore refuser

 

quoi que ce soit à son prochain? Si l’ego se manifeste, tout

 

se manifeste ; si l’ego s’apaise, tout s’apaise. A mesure que

 

nous nous conduisons avec humilité, le bien s’établit. Une

 

fois le mental apaisé, peu importe le lieu où l’on vit.

 

15. Combien de temps doit-on pratiquer l’investigation ?

 

Aussi longtemps que des impressions d’objets4

 

demeurent dans le mental, il est nécessaire de poursuivre

 

4

 

Prédispositions latentes du mental formées dans le passée et

 

déterminant nos pensées et actions.

 

 

 

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l’investigation « Qui suis-je ? ». Dès que les pensées se

 

manifestent, elles doivent êtres détruites à l’endroit même

 

de leur origine par l’investigation. Se livrer sans interruption

 

à la contemplation du Soi, jusqu’à ce qu’il soit réalisé, cela

 

seul suffirait. Mais tant que la forteresse est occupée par

 

les ennemis, ceux-ci tenteront de se lancer au dehors ; si,

 

au moment où ils s’élancent, ils sont anéantis, la forteresse

 

tombera dans nos mains.

 

16. Quelle est la nature du Soi ?

 

En vérité, seul le Soi existe. Le monde, l’âme individuelle

 

et Dieu ne sont que des apparences dans le Soi, comparable

 

à l’argent dans la nacre. Ils apparaissent et disparaissent

 

simultanément. Le Soi est là où il n’y a pas la moindre

 

pensée ‘je’. Cela est appelé « Silence ». Le Soi lui-même est le

 

monde ; le Soi est ‘je’ ; le Soi est Dieu ; tout est Shiva, le Soi.

 

17. Tout n’est-il pas l’œuvre de Dieu ?

 

Le soleil se lève sans désir, sans intention ni effort ; et

 

par sa simple présence, la pierre émet de la chaleur, le lotus

 

fleurit, l’eau s’évapore et les hommes accomplissent leurs

 

tâches diverses et variées, puis se reposent. De même qu’en

 

présence de l’aimant l’aiguille se met à bouger, ainsi, par le

 

pouvoir de la présence de Dieu, les âmes, gouvernées par les

 

trois fonctions (cosmiques)5 ou la quintuple activité divine,6

 

5 Création, conservation, déstruction.

 

6

 

Les trois fonctions accompagnées de l’obnubilation et la grâce.

 

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10 Qui Suis-je ?

 

accomplissent leurs actions, puis se reposent, conformément

 

à leur karma. Dieu n’a pas d’intention et aucun karma

 

n’adhère à Lui ; tout comme le soleil qui reste insensible

 

aux activités du monde, ou l’éther qui se répand partout

 

sans être influencé par les aspects positifs ou négatifs des

 

quatre autres éléments.

 

18. Qui parmi les adorateurs est le plus grand ?

 

Celui qui s’abandonne au Soi, ou Dieu, est l’adorateur le

 

plus parfait. S’abandonner à Dieu signifie demeurer fermement

 

dans le Soi, sans laisser la place à une autre pensée que celle

 

du Soi.

 

Tout fardeau que nous remettons à Dieu, Il le portera.

 

Puisque le pouvoir suprême de Dieu anime tout, pourquoi

 

ne pas nous y soumettre, plutôt que de nous tracasser pour

 

ce qui doit être accompli et comment il le sera. Sachant que

 

le train transporte toute lourde charge, pourquoi devrions- nous continuer à porter nos bagages sur les genoux, pour

 

notre plus grand inconfort, au lieu de les poser à terre dans

 

le train et d’être à l’aise ?

 

19. Qu’est-ce que le non-attachement ?

 

Le non-attachement signifie la destruction des

 

pensées à l’endroit même où elles naissent et ce, sans

 

laisser aucune trace. Tout comme le pêcheur de perles

 

attache des pierres à sa taille et plonge au fond de la mer

 

pour s’emparer des perles, de même chacun de nous

 

 

 

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devrait se munir de non-attachement, plonger en lui- même et obtenir la Perle du Soi.

 

20. Est-il possible pour Dieu et le Guru de provoquer la

 

libération de l’âme ?

 

Dieu et le Guru ne font que montrer le chemin vers

 

la libération ; Ils ne conduisent pas d’eux-mêmes l’âme à

 

l’état de libération.

 

En vérité, Dieu et le Guru ne sont pas distincts. De

 

même que la proie tombée entre les mâchoires du tigre ne

 

pourra s’échapper, ceux qui sont tombés sous le regard de

 

grâce du Guru seront sauvés par lui et ne se perdront plus ;

 

cependant, chacun doit par son propre effort poursuivre

 

la voie que Dieu ou le Guru lui a indiqué pour obtenir la

 

libération. Se connaître soi-même n’est possible que par son

 

propre œil de connaissance et non avec celui d’autrui. Un

 

homme du nom de Rama a-t-il besoin d’un miroir pour

 

savoir qu’il est Rama ?

 

21. Est-il nécessaire pour celui qui aspire à la libération

 

d’explorer la nature des différents tattva7 ?

 

De même que l’on n’éprouve pas le besoin d’examiner

 

une par une les ordures avant de les jeter, il n’est pas nécessaire

 

pour celui qui désire connaître le Soi de compter le nombre

 

de tattva ou de s’intéresser à leurs caractéristiques ; il lui

 

 

 

Principes fondamentaux de la manifestation.

 

 

 

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faut plutôt rejeter tous les tattva qui lui cachent le Soi. Le

 

monde doit être considéré comme un rêve.

 

22. N’y a-t-il pas de différence entre l’état de veille et l’état

 

de rêve ?

 

L’état de veille est long, l’état de rêve est court ; il n’y

 

a pas d’autre différence. Les événements du rêve paraissent

 

tout aussi réels quand on rêve que ceux de l’état de veille

 

paraissent réels quand on est éveillé. Dans le rêve, le mental

 

revêt un autre corps. Les pensées, les noms et les formes

 

apparaissent simultanément aussi bien dans l’état de veille

 

que dans l’état de rêve.

 

23. Les études livresques sont-elles de quelque utilité pour

 

ceux qui aspirent à la libération ?

 

Toutes les Écritures s’accordent sur le fait que, pour

 

obtenir la libération, le mental doit être tranquille; une fois

 

que l’on a compris que l’essence de leur enseignement est

 

de rendre le mental tranquille, il devient futile de faire des

 

études interminables. Pour arriver à une telle tranquillité il

 

suffit de chercher en soi-même ce qu’est la nature du Soi.

 

Cette recherche, comment peut-on la mener dans les livres ?

 

On ne peut connaître le Soi que grâce à son propre œil de

 

Sagesse. Le Soi se trouve à l’intérieur des cinq enveloppes,8

 

8 La Taittirîya-upanishad décrit cinq enveloppes (kosha) recouvrant

 

le Soi:

 

annamaya-kosha - enveloppe faite de nourriture (le corps physique)

 

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mais les livres se trouvent en dehors d’elles. Puisque le Soi

 

doit être scruté en rejetant les cinq enveloppes, il serait

 

futile de le chercher dans les livres. Arrivera le moment où

 

il faudra oublier tout ce que l’on a appris.

 

24. Qu’est-ce que le bonheur ?

 

Le bonheur est la nature même du Soi ; le Soi et le

 

bonheur ne sont pas distincts. Le bonheur ne se trouve dans

 

aucun objet du monde. Du fait de notre ignorance nous

 

croyons que les objets nous procurent le bonheur. Quand

 

le mental s’extériorise, il éprouve de la souffrance. En vérité,

 

ses désirs une fois satisfaits, il retourne à sa source et jouit

 

du bonheur qui n’est autre que le Soi. De la même manière,

 

dans les états de sommeil, de samâdhi et d’évanouissement,

 

et quand l’objet désiré est obtenu ou l’objet indésirable

 

éliminé, le mental se tourne vers l’intérieur et jouit du

 

pur bonheur du Soi. Ainsi le mental erre sans cesse, tantôt

 

il abandonne le Soi, tantôt il y retourne. Il est agréable

 

d’être à l’ombre d’un arbre ; dehors, la chaleur du soleil est

 

brûlante. Quand on s’est promené sous le soleil, on apprécie

 

la fraîcheur de l’ombre. Celui qui n’arrête pas de passer

 

de l’ombre au soleil et du soleil à l’ombre est un insensé.

 

L’homme avisé reste toujours à l’ombre. De même, le mental

 

prânamaya-kosha - enveloppe faite de souffle (la force vitale)

 

manomaya-kosha - enveloppe faite de mental

 

vijñânamaya-kosha - enveloppe faite de l’intellect

 

ânandamaya-kosha - enveloppe faite de félicité

 

 

 

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de celui qui connaît la vérité ne quitte jamais le brahman. 9

 

Le mental de l’ignorant, au contraire, se mêle aux choses du

 

monde et, se sentant misérable, il retourne vers le brahman

 

un court instant afin de goûter le bonheur. En fait, ce qui

 

est appelé monde n’est autre que pensées. Quand le monde

 

disparaît, c’est-à-dire quand il n’y a pas de pensées, le mental

 

fait l’expérience du bonheur ; inversement, quand le monde

 

apparaît il éprouve douleur et souffrance.

 

25. Qu’est ce que la vision de la Sagesse (jñâna-drishti) ?

 

Rester tranquille est ce qu’on appelle la vision de la

 

Sagesse. Rester tranquille, c’est laisser le mental se résorber

 

dans le Soi. Télépathie, clairvoyance et connaissance du

 

passé, du présent et de l’avenir n’ont rien à voir avec la

 

vision de la Sagesse.

 

26. Quelle est la relation entre l’état sans désir et Sagesse ?

 

L’état sans désir est Sagesse. Tous deux ne sont pas

 

distincts ; ils sont un et le même. L’absence de désir veut dire

 

que le mental n’est plus tourné vers les objets. La Sagesse

 

signifie qu’aucun objet n’apparaît dans la conscience. En

 

d’autres termes, ne pas chercher autre chose que le Soi

 

signifie détachement ou absence de désir ; ne pas quitter le

 

Soi est Sagesse.

 

9

 

Le Soi, l’Etre suprême, l’Absolu.

 

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Qui Suis-je ? 15

 

27. Quelle est la différence entre investigation et méditation ?

 

L’investigation, c’est maintenir le mental dans le Soi.

 

La méditation consiste à penser « Je suis Brahman, Etre- Conscience-Félicité ».

 

28. Qu’est-ce que la libération ?

 

Scruter la nature de son soi limité et réaliser sa véritable

 

nature, cela est la libération.

 

 

 

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23:55 Écrit par hubert leclerc sprl | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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