19/09/2015

WEITERGABE ERRUNGENSCHAFTEN DER LIEBENDEN GÜTE METTA FÛR WILMA PITZ

 

DIE LIEBENDE GÜTE ERRUNGENSCHAFTEN WEITERGABE

 

 

 

1.Möge ich frei von Wut und Hass sein

 

Möge ich frei von Gier und Selbstsucht sein
Möge ich frei von Furcht und Angst sein
Möge ich frei von Schmerz und Leid sein
Möge ich frei von Unwissenheit und Verblendung sein
Möge ich frei von negativen Geisteszuständen sein

Möge ich glücklich und zufrieden sein
Möge ich frei von allen versklavenden Zwängen sein
Möge ich Gleichmut und Frieden in mir erfahren

 

 

2.Möge Wilma frei sein

von Wut und Hass

von Gier und Selbstsucht
von Furcht und Angst
von Schmerz und Leid
von Unwissenheit und Verblendung
von negativen Geisteszuständen

Möge Wilma

glücklich und zufrieden sein
von allen versklavenden Zwängen befreit sein
den himmlischen Frieden erfahren

3.Mögen  alle Wesen

 

Frieden und Glück erfahren
Frei von Wut und Hass sein
Frei von Gier und Selbstbezogenheit sein
Frei von Furcht und Angst sein

 

Befreitvon Schmerz und Leid sein
Frei von Unwissenheit und Täuschung sein
Frei von negativen Geisteszuständen sein
Glücklich und im Frieden sein
Befreit von versklavenden Zwängen sein

 

Mögen  Alle / alle Wesen überall

 

im Frieden und Harmonie leben
den himmlischen Frieden in sich erfahren

 

16:46 Écrit par hubert leclerc sprl | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LA MEDITATION VIPASSANÂ INSTRUCTIONS TRADITION MAHASI par Vénérable U Kundalabhivamsa

LA MEDITATION VIPASSAN   INSTRUCTIONS

SOURCE http://www.dhammagroupbrussels.be/initiation-meditation.php

Vénérable U Kundalabhivamsa

Publié par
A.S.B.L. DHAMMA GROUP

http://www.dhammagroupbrussels.be/initiation-meditation.php

LA MEDITATION VIPASSANÂ

INSTRUCTIONS

Vénérable U

Kundalàbhivamsa

Titre original

Vipassana, Méditation
Instructions

Translated by Tin Oo Hliaing

Saddhamrnaramsi Meditation Centre
Yangon - Myanmar

Traduit de l'anglais par Marie-Cécile Forget
First Published 2001 mm

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First Published 1992

Religious Publication Permission

N° (934/92)(10)

Cover, N° (2/92)( 10)

First Edition 5.000 Copies

Cover by - Thinnandar Press

Published by - Lt. Col. Tin Aung (Air)(Retd)(03366)

Saddhammaramsi Sapei

N07, Zeiyarkhemar St.

Mayangone Township, Yangon, Myanmar.

Permission to translate Saddhammaramsi Sayadaw's

book

Has been obtained

By

Mrs. M.C. FORGET
Translated in French

July 2007

200 Copies

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INTRODUCTION

Les méditants vipassanà qui n'ont pas encore fait d'expériences significatives aimeraient y arriver. Ceux qui ont déjà expérimenté le dhamma aimeraient franchir les étapes de connaissance vipassana et réaliser rapidement le noble dhamma. Les méditants qui désirent avoir des expériences significatives, progresser dans les connaissances vipassana et réaliser le noble dhamma devront commencer par écouter très attentivement les instructions, les lire et les étudier de façon à se souvenir de tous les détails au moment où ils méditent.

La pratique de la méditation vipassana n'est pas un exercice physique. Il ne s'agit pas non plus de répéter des formules. C'est un entrainement de l'esprit. Il est donc très important que les méditants sachent comment la cultiver: ils doivent apprendre à maintenir l'esprit de façon précise sur l'objet d'attention, à le contrôler pour qu'il ne vagabonde pas et ne s'attarde pas longtemps dans les pensées lorsqu'elles se présentent.

Il faut savoir comment contrôler l'esprit par la contemplation. La méthode est exposée dans la présente brochure qui doit être lue et étudiée avec une attention toute particulière.

Il faut lire et étudier en détail les « Instructions pour la Méditation vipassana ».

Le Sayadaw
Du Centre de Méditation Saddhammaramsi

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NOTE DE LA TRADUCTRICE

La traductrice s'est sentie très honorée de pouvoir traduire cet enseignement de Sayadaw.

Elle S'est efforcée de traduire l'ouvrage avec honnêteté en respectant le plus fidèlement possible la pensée de Sayadaw.

Si par inadvertance, des erreurs d'interprétation ou des omissions devaient apparaitre dans la traduction, elle en assume entièrement la responsabilité.

La traductrice souhaite enfin exprimer sa gratitude à Dinh Buu Quang pour le soin qu'il a apporté à l'édition.

Marie-Cécile Forget

 

INSTRUCTIONS POUR LA MEDITATION VIPASSANA
Par
Le Sayadaw du Centre de Méditation Saddhammaramsi

Les méditants qui n'ont pas encore fait d'expériences significatives aimeraient y arriver. Ceux qui ont déjà expérimenté le dhamma aimeraient franchir rapidement les étapes de connaissance vipassana et réaliser le noble dhamma. Pour avoir des expériences significatives, progresser rapidement dans les connaissances vipassanà et réaliser le noble dhamma, il faut écouter très attentivement les instructions pour la méditation.

De façon générale, on peut dire qu'il y a trois exercices de base dans la méditation vipassana:

1. La méditation en posture assise

2. La méditation en marche

3. La méditation dans les activités quotidiennes

 

I. LA MÉDITATION EN POSTURE ASSISE

Nous commencerons par la méditation en posture assise. Choisissez-vous un endroit calme et asseyez-vous soit en tailleur, soit sur les talons, jambes repliées. L'essentiel, c'est que vous puissiez méditer pendant un certain temps. Quelle que soit la posture que vous aurez choisie, gardez le dos et la tête bien droits. Fermez les yeux et portez votre attention sur l'abdomen.

Lorsque vous inspirez, l'abdomen se soulève ou se dilate progressivement. Vous devez observer ce mouvement très attentivement du début à la fin de sorte que votre esprit n'ait pas l'occasion de s'échapper. Vous étiquetez le phénomène en répétant mentalement: "soulèvement".

Lorsque vous expirez, l'abdomen se contracte ou s'abaisse progressivement. Observez très attentivement ce mouvement d'abaissement du début à la fin, sans laisser votre esprit vagabonder. Vous notez : "abaissement".

Lorsque vous observez les mouvements de soulèvement et d'abaissement de l'abdomen, vous devez essayer d'ignorer la forme physique de l'abdomen. L'air inspiré provoque, à l'intérieur du corps, une tension, une pression. Ce sont ces sensations de tension et de pression qui doivent être observées et comprises. La forme extérieure de l'abdomen est un concept ; c'est pannatti. Mais dans la méditation vipassana, on ne s'occupe pas des concepts, on s'occupe de la véritable nature des phénomènes, de la réalité, paramattha. La tension et la pression à l'intérieur de l'abdomen sont la réalité. C'est sur la réalité que vous devez vous concentrer; il faudra la noter attentivement pour la comprendre.

Lorsque vous expirez, vous devez essayer de ne pas vous attarder sur la forme extérieure de l'abdomen; vous devez vous concentrer sur la réalité, c'est-à-dire sur le mouvement progressif vers

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le bas et sur la sensation grandissante de décontraction: notez-les le plus attentivement possible.

Si le fait de noter ces deux phénomènes - soulèvement et abaissement - n'amène pas le calme dans votre esprit, vous pouvez ajouter un troisième objet; vous notez alors: "soulèvement, abaissement, toucher." Lorsque vous notez « toucher », ignorez la forme extérieure de vos membres. C'est la réalité qu'il faut observer très attentivement, c'est-à-dire la sensation de dureté provoquée par la pression sur le sol.

Il se peut que le fait de noter trois objets - soulèvement, abaissement, toucher - ne vous calme toujours pas et que votre esprit ait encore tendance à vagabonder. Vous pouvez alors ajouter un quatrième objet; l'annotation se fait de la façon suivante: soulèvement, abaissement, assis, toucher".

Lorsque vous notez « assis », vous devez vous concentrer sur la partie supérieure du corps et l'observer très attentivement de façon à réaliser la caractéristique de rigidité. Ignorez le plus possible la forme extérieure de votre tête, de votre corps, de vos membres et concentrez-vous sur la réalité: la sensation de rigidité due à la pression de l'air, elle-même provoquée par l'intention de vous assoir. Vous notez: « Assis ».

Si vous procédez ainsi, vous aurez quatre objets d'attention "soulèvement, abaissement, assis, toucher". En général, l'esprit se calme avec cette méthode. Si elle vous convient, vous pouvez l'adopter. Mais si vous trouvez que noter quatre objets demande trop d'effort, vous pouvez revenir à la formule précédente et ne faire que trois notes : "Soulèvement, abaissement, toucher". Si c'est encore trop, que cela ne vous convient pas, limitez-vous à deux objets "soulèvement, abaissement". Si vous vous sentez à l'aise en ne faisant que deux notes - soulèvement et abaissement - que votre concentration (Samadhi) se développe, vous pouvez adopter cette méthode. N'augmentez le nombre d'objets que si vous en ressentez le besoin.

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Vous allez donc noter "soulèvement, abaissement, assis, toucher ».Si vous êtes débutant, il est fort probable que votre esprit ne tarde pas à vagabonder: il va se retrouver à la pagode, au monastère ou au temple, au marché, à la maison, etc. Si c'est le cas, vous devez en prendre conscience et noter : "vagabonder, vagabonder, imaginer, imaginer, faire des projets, faire des projets, etc." Vous verrez ces pensées disparaître après quatre ou cinq notes mentales faites avec précision.

Lorsque vous aurez atteint le stade avancé de bhanga nana, la connaissance de la dissolution, que votre concentration sera devenue plus forte, il vous suffira de noter «penser, faire des projets» pour voir ces phénomènes disparaitre. Vous expérimenterez cela directement par vous-même.

Et lorsque votre concentration et votre sagesse se seront encore développées, vous verrez que ce ne sont pas seulement les pensées qui disparaissent à chaque note mentale, mais également la conscience des pensées, l'esprit qui note les pensées. Vous réaliserez ainsi que ni les pensées, ni l'esprit qui les note - la conscience attentive - ne sont pas permanents. Vous réaliserez anicca, l'impermanence.

La rapide succession des apparitions et disparitions va ensuite commencer à vous oppresser. C'est dukkha, la nature insatisfaisante, la souffrance, et vous la réalisez. Vous chercherez un moyen de prévenir ces dissolutions, d'échapper à la souffrance qu'elles provoquent. Vous comprendrez qu'il est impossible d'arrêter le flux des apparitions et disparitions, que l'on ne peut échapper à la souffrance qui en résulte. Ces choses sont incontrôlables. Elles sont anatta. La vision pénétrante d’anicca, dukkha et anattà commence à se développer en vous.

Après avoir noté pendant une demi-heure ou quarante cinq minutes "soulèvement », « abaissement », ou « toucher », les débutants vont peut-être ressentir des douleurs, des démangeaisons, des engourdissements... Lorsque ceci se produit, vous devez diriger votre attention vers ces sensations de douleur, de démangeaisons ou d’engourdissement.

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Noter la sensation désagréable

Il y a trois façons de noter la douleur, dukkha vedanâ:

1.         Noter avec l'arrière-pensée de la faire disparaitre.

2.         Noter avec la détermination agressive de l'annihiler complètement en une séance ou un jour.

3.         Noter dans le but de réaliser la véritable nature de la sensation désagréable.

1. le méditant se concentre sur la sensation désagréable dans le but de s'en débarrasser. Cette première attitude suppose qu'il désire le plaisir de ne plus avoir de douleur. Ceci, ce n'est rien d'autre que lobha, l'avidité. Mais si on médite, c'est essentiellement pour se libérer de lobha. Or ici, l'impureté - avidité, désir de faire disparaître la sensation désagréable - va s'infiltrer à chaque annotation ; elle va freiner la progression et la réalisation du dhamma. Cette première attitude n'est donc pas recommandée.

2. Le méditant est déterminé à se débarrasser de cette souffrance en une séance ou en un jour en adoptant une attitude agressive. Dosa, la colère et domanassa, le mécontentement seront donc présents dans son esprit. Ces impuretés vont s'infiltrent à chaque annotation et freineront la compréhension du dhamma et les progrès dans la méditation. Il ne faut donc pas adopter cette deuxième attitude.

3. Le méditant se concentre sur la sensation désagréable dans le but de réaliser sa véritable nature. La véritable nature des sensations doit être perçue si l'on veut réaliser les apparitions, udaya et les disparitions, baya.

Lorsque les sensations désagréables se manifestent – démangeaisons - engourdissements - les yogis ont tendance à se tendre physiquement et mentalement. Il ne faut pas laisser cela se produire. Il faut, au contraire, essayer de se relaxer au niveau du corps et au niveau de l'esprit et éviter de se laisser envahir par l'anxiété en nourrissant des pensées comme celles-ci par exemple : "Vais-je devoir endurer ce genre de douleur pendant toute la séance? Vais-je souffrir pendant toute la retraite ?"

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Il ne faut pas laisser pénétrer en soi ces idées. Vous devez essayer de rester calme et de comprendre que la douleur va et vient selon des lois qui lui sont propres. Votre seul devoir, c'est de l'observer. Vous devez vous résoudre à faire preuve de patience vis-à-vis de la douleur.

Lorsque l'on est confronté aux sensations désagréables, la patience est de toute première importance. Il y a une expression qui dit: "La patience mène au nibbana". Cette formule s'adapte parfaitement à la méditation vipassana.

Essayez donc de faire preuve de patience et de garder l'esprit calme. Ne soyez pas tendu, ni physiquement ni mentalement. Posez votre attention à l'endroit précis où la douleur se manifeste en veillant à rester détendu. Concentrez-vous pour voir quelle est sa profondeur. A quel endroit exactement se manifeste-t-elle ? Est-ce au niveau de la peau, de la chair, au niveau des muscles ou plus profondément dans les os, dans la moelle? Ce n'est qu'après avoir observé attentivement que vous faites la note mentale : « douleur », « démangeaison ».

Vous notez une deuxième puis une troisième fois en maintenant cette qualité d'attention : à quelle profondeur se manifeste la sensation? Lorsque vous observez les sensations douloureuses, vous devez être très concentré. Une observation superficielle n'est pas valable. Vous devez observer et noter de façon très concentrée. Si vous réussissez à noter quatre ou cinq fois sans interruption, vous verrez très clairement l'intensification de la douleur, de la démangeaison ou de l'engourdissement. Après avoir atteint un paroxysme, vous les verrez peut-être s'estomper. Mais lorsque la sensation désagréable est en phase descendante, vous ne devez pas relâcher votre attention. Vous devez au contraire, continuer à observer de façon pénétrante et énergique pour comprendre que la douleur, la démangeaison ou l'engourdissement peuvent diminuer d'intensité ou se déplacer ailleurs dans le corps. L'intensité de la sensation douloureuse n'est pas constante ; parfois elle augmente, parfois elle diminue. Vous aurez compris la nature de la sensation douloureuse.

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Lorsque sa concentration sera devenue forte du fait qu'il note sans interruption, le méditant va atteindre le stade de connaissance vipassana appelé bhanga nana, la connaissance de la dissolution. Il lui suffira de noter la douleur, la démangeaison ou l'engourdissement pour les voir disparaître instantanément, comme s'ils avaient été effacés. Il verra tout cela très clairement.

Le méditant qui voit chaque fois la dissolution de l'objet qu’il vient de noter, réalise que la sensation douloureuse ne dure pas, qu'elle est impermanente. La conscience attentive commence à surmonter la sensation douloureuse.

La concentration va encore se développer et les yogis qui ont un bhanga nana très pénétrant vont expérimenter qu'à chaque note mentale, ce n'est pas seulement la douleur physique qui disparaît, mais également la conscience de cette douleur.

Les méditants exceptionnellement doués verront distinctement trois choses qui disparaissent au moment où ils notent la douleur : la sensation douloureuse elle-même, la conscience de la douleur et l'esprit qui note. La douleur n'est pas permanente ; la conscience de la douleur n'est pas permanente et l'esprit qui note n'est pas permanent non plus. Le caractère impermanent de ces choses (anicca) s'imprime ainsi dans la conscience du méditant.

La rapidité des disparitions est telle que le méditant commence à les ressentir comme oppressantes. Cette oppression, c'est dukkha, la souffrance. La dissolution des phénomènes tourmente; il n'est pas possible de contrôler ces choses, elles sont anatta Le caractère incontrôlable des phénomènes s'imprime dans la conscience du méditant.

Lorsque les caractéristiques d’impermanence, d'insatisfaction et d'absence de contrôle des sensations se seront imprimées dans l'esprit du méditant, lorsque sa connaissance de anicca, dukkha et anatta sera devenue pénétrante, il sera mûr pour expérimenter le noble dhamma auquel il aspire.

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L'enseignement qui portait sur la sensation douloureuse et la façon dont il faut la noter est suffisamment complet.

Noter « entendre »

Pendant la méditation, il est possible que vous entendiez des bruits, que vous voyiez certaines choses, que vous sentiez des odeurs autour de vous. Il est fort probable que vous entendiez des coups de klaxon, de marteau, des battements, des oiseaux, etc. Vous entendrez des gens, des voitures... Il faudra que vous notiez : "entendre, entendre" en pratiquant ce que l'on appelle « l'attention pure ». L'attention pure, c'est être simplement attentif au fait d'entendre, sans se laisser happer par ces bruits, sans laisser l'esprit vagabonder à leur sujet.

Lorsque votre concentration sera devenue relativement forte, et que vous noterez "entendre, entendre", il se peut que ces sons deviennent indistincts,  comme s'ils venaient de loin. Vous aurez parfois l'impression qu'ils s'éloignent de vous ou qu'au contraire, ils se rapprochent. Ils seront parfois déformés au point d'être méconnaissables. Tout ceci est un indice que vous notez de façon plus concentrée. Vous progressez dans votre méditation.

Vous continuez à noter sans interruption, votre concentration s'approfondit et lorsque vous notez "entendre, entendre", si vous êtes très doués, vous verrez les sons disparaître, syllabe après syllabe; vous verrez disparaître la conscience auditive de même que l'esprit qui note « entendre ».

Les yogis dont la vision pénétrante est particulièrement fine pourront expérimenter ceci très clairement, sans qu'il y ait de doute possible.

Même les débutants peuvent facilement voir que les syllabes se séparent, qu'elles ne sont plus reliées entre elles pour former des mots intelligibles.

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Le son disparaît à la fin de chaque syllabe. S'il s'agit du mot "Monsieur" et qu'il note "entendre, entendre", le méditant pourra constater que la syllabe "Mon", qu'il a noté en premier lieu, disparaît instantanément. Il entend ensuite le son "sieur", et ce son disparaît également après qu'il l'ait noté. Il entend donc une série de sons qui ne sont plus reliés entre eux, de sorte que la signification du mot "Monsieur" lui échappe. Il ne reconnaît plus ce mot. Par contre, ce dont il est conscient, c'est de la disparition successive des différentes syllabes.

Lorsque vous expérimentez ainsi la disparition des bruits, vous réalisez l'impermanence du son. Lorsque vous expérimentez la disparition de la conscience des bruits, vous réalisez que la conscience n'est pas permanente non plus. Vous avez réalisé anicca. Vous allez ensuite vous sentir oppressés par la rapide succession des disparitions. Cette oppression vous fait souffrir, c'est dukkha. Vous réaliserez qu'il n'est pas possible d'échapper à cette oppression, que c'est la nature de ces disparitions de faire souffrir; elles sont anatta, incontrôlables. Voilà comment le méditant réalise anicca, dukkha, anatta en notant "entendre, entendre". Ces expériences vont devenir très claires et le noble dhamma pourra être réalisé.

 

Noter en posture assise

Lorsque vous méditez en position assise et que vous notez "soulèvement, abaissement, assis, toucher", vous observez le corps physique. On parle alors de kàyaniupassatna satipathana, la contemplation du corps dans le corps. Lorsque vous notez "douleur, engourdissement", ce sont les sensations que vous observez. On parle de vedanânupassanâ satipatthâna, la contemplation des sensations. Lorsque vous notez "penser, distractions, projets..." vous observez l'esprit, les activités mentales. On parle de cittanupassanâ satipatthana, la contemplation de l'esprit. Lorsque vous notez "voir, voir, entendre, entendre, sentir, sentir", on parle de dhammânupassana satipatthana/, la contemplation des dhammas.

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Vous voyez donc que lorsque vous pratiquez en posture assise conformément aux instructions de notre bienfaiteur le Vénérable Mahasi Sayadaw, vous pratiquez automatiquement les quatre exercices de satipatthana, les quatre bases d'attention.

L'enseignement qui portait sur la façon dont il faut noter en posture assise est suffisamment complet.

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Il LA MÉDITATION EN MARCHE

L'enseignement portera sur la façon de noter lorsqu'on pratique la méditation en marche. Il y a quatre façons de noter pendant la marche.

1. Vous faites une note à chaque pas

2. Vous faites deux notes à chaque pas

3. Vous faites trois notes à chaque pas

4. Vous faites six notes à chaque pas

1. La première méthode consiste à faire une note à chaque pas. Vous notez simplement : "Pas gauche, pas droit". Lorsque vous notez "pas gauche", essayez de maintenir votre esprit focalisé sur le mouvement, du début à la fin. Vous devez vous concentrer avec le plus de précision possible de façon à ressentir le mouvement graduel vers l'avant. Ignorez la forme physique du pied. De même lorsque vous notez "pas droit", concentrez-vous sur le mouvement graduel vers l'avant. Vous devez essayer de suivre les différentes étapes de ce mouvement, en ignorant la forme physique du pied.

L'enseignement qui portait sur la façon de faire une note à chaque pas est suffisamment complet.

2. La deuxième méthode consiste à faire deux notes à chaque pas. Vous notez alors de la façon suivante: "lever, abaisser". Lorsque vous notez «lever », soyez très concentré de façon à ressentir le mouvement graduel vers le haut, tel qu'il se produit, étape par étape; ignorez la forme physique du pied, son apparence extérieure. Lorsque vous notez "abaisser", vous devez également oublier l'apparence extérieure du pied ; vous vous concentrez de façon à réaliser la nature du mouvement lent et progressif vers le bas. La forme extérieure, l'apparence physique, est un concept (paatti). Ce ne sont pas les concepts qui sont observés dans vipassani mais la réalité, "paramattha". Dans ce cas-ci, la réalité c'est «vayo paramatha ».

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Vous devez essayer de vous concentrer avec le plus de précision possible et de façon ininterrompue de façon à percevoir la réalité, la nature.

3. La troisième méthode consiste à faire trois notes à chaque pas : "lever, avancer, abaisser". Lorsque vous levez le pied, vous devez être attentif de façon ininterrompue de façon à réaliser la nature du mouvement graduel vers le haut, comme il a été expliqué plus haut. Lorsque vous notez "avancer", vous devez observer attentivement de façon à percevoir la nature du mouvement graduel vers l'avant. Et lorsque vous notez "abaisser", vous devez être très attentif de façon à réaliser le mouvement vers le bas, tel qu'il se manifeste par étapes successives.

Observer attentivement veut dire qu'il faut le faire de façon très précise, en maintenant l'attention sur le flux des moments de conscience (santati) sans en manquer aucun si possible. L'esprit doit être focalisé très attentivement de façon à réaliser la nature du mouvement. Lorsque vous serez devenu capable de noter de façon très concentrée "lever", vous réaliserez par vous-même, non seulement le mouvement graduel vers le haut, étape par étape, mais aussi une sensation de légèreté croissante qui est associée à ce mouvement vers le haut.

Lorsque vous noterez "avancer", vous réaliserez non seulement le mouvement graduel vers l'avant, étape par étape, mais également une sensation de légèreté grandissante qui est associée à ce mouvement vers l'avant. Lorsque vous noterez "abaisser", vous réaliserez non seulement le mouvement graduel vers le bas, étape par étape, mais également une sensation grandissante de lourdeur qui est associée à ce mouvement vers le bas. Toutes ces réalisations auront pour résultat d'éveiller chez le yogi l'enthousiasme pour la pratique. Vous commencez à expérimenter le dharn.rna.

Expérimenter le mouvement avec une sensation grandissante de légèreté, c'est expérimenter les caractéristiques de l'élément "tejo" - élément de chaleur et de froid - et de l'élément " vayo " - élément de

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mouvement ou d'air. Expérimenter le mouvement avec une sensation grandissante de lourdeur, c'est expérimenter les caractéristiques de l'élément "pathavï" - élément de terre, de dureté - et de l'élément '7ipo" - élément de cohésion et de fluidité. C'est l'expérience du dhamma au début de la pratique.

4. La quatrième méthode consiste à faire six notes à chaque pas : "début du mouvement d'élévation, fin du mouvement d'élévation début de l'avancement, fin de l'avancement; début de l'abaissement, fin de l'abaissement". Le début du mouvement d'élévation, c'est lorsque le talon quitte le sol. La fin de ce mouvement, c'est lorsque le pied tout entier, y compris les orteils, n'est plus en contact avec le sol. Le début de l'avancement, c'est lorsque le pied commence à s'avancer, la fin de l'avancement, c'est lorsque le pied est sur le point d'entamer le mouvement vers le bas. Le début de l'abaissement, c'est lorsque le pied commence à descendre, et la fin de ce mouvement, c'est lorsque le pied touche le sol. Cette quatrième façon de noter consiste donc simplement à noter, à chaque fois, le début et la fin des trois mouvements de base.

5. Il y a une autre façon de faire six notes à chaque pas. Vous notez chaque fois : "Intention de lever, lever; intention d'avancer, avancer; intention de abaisser, abaisser". C'est noter en faisant la différence entre l'esprit et la matière (nama et rupa).

6. Il y a encore une autre façon de faire six notes à chaque pas: "lever le talon, lever le pied, avancer, abaisser, toucher, presser." Lorsque vous notez "lever le talon", vous observez simplement le début de ce mouvement d'élévation. Lorsque vous notez "soulèvement", vous observez le pied qui décolle du sol, les orteils ne sont plus en contact avec le sol. Lorsque vous notez "avancer", vous observez le mouvement vers l'avant, lorsque vous notez "abaisser", vous observez le début de ce mouvement d'abaissement, lorsque vous notez "toucher", vous notez le contact du pied avec le sol, lorsque vous notez "presser", vous observez le pied qui prend fermement appui sur le sol de façon à permettre à l'autre pied de s'élever. Donc

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vous notez six mouvements : "lever le talon, lever le pied, avancer, abaisser, toucher, presser."

Cette dernière façon de noter est excellente. Elle permet aux méditants d'expérimenter très clairement le dhamma.

L'enseignement qui portait sur la façon de noter lorsqu'on pratique la méditation en marche est suffisamment complet.

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III. LA MÉDITATION DANS LES ACTIVITÉES QUOTIDIENNES

La méditation dans les activités quotidiennes, ce n'est pas la méditation assise, ce n'est pas la méditation en marche, c'est tout ce qui se passe en dehors de ces deux pratiques de méditation formelle. Par exemple, le fait d'ouvrir une porte, de la fermer, de faire son lit, de changer de vêtements, de faire la lessive, de préparer le repas, de manger, de boire, etc.

1. L'attention pendant les repas

Lorsque vous voyez la nourriture sur la table, vous devez noter "voir, voir". Lorsque vous tendez la main pour prendre la nourriture, vous notez "tendre, tendre". Lorsque vous touchez la nourriture, vous notez "toucher, toucher". Lorsque vous posez la nourriture sur votre assiette, vous notez "poser, poser". Lorsque vous portez la nourriture à la bouche, vous notez "porter, porter". Lorsque vous penchez la tête pour prendre la nourriture, vous notez "pencher, pencher". Lorsque vous ouvrez la bouche, vous notez "ouvrir, ouvrir". Lorsque vous déposez la nourriture dans la bouche, vous notez "déposer, déposer". Vous relevez la tête, et vous notez "relever, relever". Vous mâchez et vous notez "mâcher, mâcher". Vous reconnaissez le goût, et vous notez "reconnaitre, reconnaitre". Vous avalez, et vous notez "avaler, avaler".

Telles sont les instructions de notre bienfaiteur le Vénérable Mahasi Sayadaw. C'est ainsi qu'il pratiquait lorsqu'il prenait ses repas. Il faudra que vous les appliquiez si vous voulez contempler de façon précise, respectueuse et ininterrompue.

Au début, ce ne sera pas facile d'être attentif à tous ces petits détails. Beaucoup de choses passeront probablement inaperçues. Mais il ne faut pas vous décourager. Lorsque votre concentration se sera approfondie, il vous sera facile de noter tous ces mouvements.

Il est recommandé de commencer par limiter l'attention à un seul mouvement, celui qui vous apparaît de façon prédominante. Quel est

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Le mouvement qui vous apparaît le plus clairement ? Si c'est par exemple le mouvement de la main qui s'avance pour prendre la nourriture, vous devez noter ce mouvement chaque fois qu'il a lieu. Vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas le noter, ne fût-ce qu'une seule fois. Si c'est le fait de baisser la tête qui est prédominant, vous notez "baisser, baisser", sans omission. Si c'est le fait de mâcher qui est prédominant, vous notez "mâcher, mâcher", en essayant de noter ce mouvement chaque fois qu'il a lieu. N'importe quel mouvement peut convenir, pourvu qu'il vous apparaisse clairement.

Vous allez ainsi prendre l'habitude de focaliser votre attention sur un objet, de façon précise et ininterrompue, votre concentration va s'approfondir, vous deviendrez petit à petit capable de noter tous les autres mouvements et les connaissances vipassani vont se développer en vous. Voilà comment il est possible de réaliser le noble dhamma au moment où l'on prend son repas.

Le mouvement qui consiste à mâcher la nourriture est particulièrement intéressant. Notre bienfaiteur, le Vénérable Mahasi Sayadaw, a un jour fait remarquer que seule la mâchoire inférieure bouge lorsque l'on mâche.

Lorsque vous pratiquez l'attention à ce mouvement, essayez donc de noter la façon dont la mâchoire inférieure bouge, observez avec précision et pénétration. Si vous faites cela, votre observation va atteindre un très bon niveau, et vous pourrez alors passer à l'observation de tous les mouvements que vous êtes amené à faire au moment où vous mangez.

L'enseignement qui portait sur la façon dont il faut noter au moment où l'on prend son repas est suffisamment complet.

2. L'attention au fait de s'asseoir

Se tenir debout, se pencher, s'étirer, s'asseoir, sont des comportements qui font également partie de la méditation dans les

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activités quotidiennes. Un méditant moyennement concentré peut voir, s'il est très attentif, qu'avant de s'asseoir, il y a dans son esprit, l'intention de le faire. Il faut d'abord noter "intention de s'asseoir  intention de s'asseoir" et ensuite seulement, lorsque le mouvement se produit réellement, "s’asseoir, s'asseoir".

Lorsque vous notez "s'asseoir, s'asseoir", vous devez essayer d'oublier la forme extérieure de votre tête, de votre corps, de vos jambes, etc C'est la nature du mouvement qu'il faut percevoir. Vous devez vous concentrer avec précision sur le mouvement graduel vers le bas et voir les différentes étapes de ce mouvement vers le bas, à l'instant même où elles se produisent.

C'est la réalité, la nature du mouvement qu'il faut s'efforcer de réaliser par une observation très concentrée. Si vous êtes capables d'observer de façon précise les différentes étapes de ce mouvement vers le bas, au moment même où elles ont lieu, VOUS réaliserez par vous-même, très clairement, non seulement le mouvement graduel vers le bas, mais également la sensation d'alourdissement progressif qui accompagne ce mouvement vers le bas.

3. L'attention au fait de se redresser et de se lever

Si vous êtes très attentif au moment où vous vous apprêtez à passer à la station debout, vous verrez que le désir de le faire apparaît en premier lieu. Vous notez: "intention de me relever, intention de me relever". Cette intention va activer l'élément air qui va vous pousser vers l'avant pour vous permettre d'accumuler de l'énergie. Vous notez: "accumuler de l'énergie, accumuler de l'énergie". Si vous prenez appui sur le sol avec la main, vous notez "prendre appui, prendre appui".

Lorsque l'énergie sera suffisante, le corps va s'élever par étapes successives. C'est ce que l'on désigne conventionnellement par « se relever ». Mais ces expressions, ces mots sont des concepts (pannati). Or c'est la nature du mouvement ascendant qui doit être observée. Vous devez essayer de vous concentrer le plus précisément possible

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sur le mouvement graduel vers le haut, au moment même où il a lieu en restant dans l'instant  présent. Si vous réussissez à maintenir votre esprit fixé sur ce mouvement au moment même où il a lieu, si vous réussissez à observer de façon précise et ininterrompue la nature de ce mouvement vers le haut, vous comprendrez la réalité. Voilà comment il est possible de réaliser paramattha au moment où l'on note : «Se relever, se relever ». A la fin du redressement, le méditant réalisera également la sensation grandissante de légèreté qui est associée au mouvement vers le haut.

Au moment où ils notent « s'asseoir, s'asseoir» les méditants réalisent par eux-mêmes, que le mouvement descendant se produit par étapes successives et qu'il s'accompagne d'une sensation d'alourdissement progressif; au moment où ils notent: «se relever, se relever », les méditants réalisent directement par eux-mêmes, que le mouvement ascendant se produit par étapes successives et qu'il s'accompagne d'une sensation d'allègement progressif. Réaliser le mouvement ascendant et la légèreté, c'est comprendre la nature de vayo et de tejo (élément air et élément feu). Réaliser le mouvement descendant et la lourdeur, c'est comprendre la nature de pathavi et apo (élément terre et élément eau).

4. Voir l'apparition et la disparition des phénomènes

Maxime: Pour réaliser udayabbaya nana il faut percevoir la nature des phénomènes.

Le méditant ne peut expérimenter les apparitions (udaya) et les disparitions (vaya) que s'il perçoit la nature des phénomènes : il voit un premier mouvement apparaître puis disparaître; il en voit un deuxième qui apparaît puis disparaît, et ainsi de suite... Voilà comment le processus des apparitions et disparitions devient évident. Comprendre ce processus, c'est expérimenter sankhata lakkhana, la caractéristique des phénomènes conditionnés.

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Si le méditant poursuit sa pratique et qu'il continue à observer les apparitions et les disparitions, sa concentration va s'approfondir et atteindre un très bon niveau. Les apparitions vont devenir indistinctes, par contre, les disparitions deviendront de plus en plus manifestes. A voir si clairement les dissolutions, le méditant réalise qu'aucun phénomène n'est permanent. Comme il voit également la disparition des consciences, il réalise que l'esprit aussi est impermanent. Les phénomènes sont tous impermanents, anicca, qu'ils soient physiques ou mentaux.

Les disparitions se succèdent si rapidement que le méditant se sent oppressé. Cette souffrance, c'est dukkha. Il essaye d'empêcher ces apparitions et ces disparitions, mais comprend qu'il ne peut rien faire, que c'est la nature de la dissolution d'oppresser. Ce flux est incontrôlable, il est anatta. Lorsque sa vision pénétrante de anicca, dukkha, anatta sera devenu très claire et profonde, le méditant pourra réaliser le noble dhamma auquel il aspire.

Voilà comment le méditant comprend samanna  lakkhana, les caractéristiques générales des phénomènes au moment où il note « s'asseoir» ou «se relever» les phénomènes sont tous anicca, dukkha et anatta. Lorsque la connaissance de samanna   lakkhana, les caractéristiques générales des phénomènes, devient claire et pénétrante, le méditant peut espérer atteindre le noble dhamma, but qu'il s'est fixé.

5. L'attention au mouvement qui consiste à étendre et à ramener la main

Les mouvements qui consistent à étendre et à ramener la main font également partie de la méditation dans les activités quotidiennes. Lorsque vous êtes sur le point de ramener votre main, si vous faites très attention, vous pourrez voir qu'il y a d'abord le désir de le faire. Vous devez noter cette intention : "désir de ramener, désir de ramener". Ensuite vous devez observer avec précision et très attentivement de façon à percevoir la nature du mouvement graduel de

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repli du bras. Lorsque la main aura atteint la partie supérieure du corps, l'épaule ou la tête, vous expérimenterez une sensation grandissante de légèreté associée à ce mouvement de repli du bras.

Après avoir fait ce que vous vouliez faire au niveau de la tête, de l'épaule ou de la partie supérieure du corps, vous éprouvez le besoin d'étendre à nouveau le bras. Si vous observez attentivement, vous verrez très distinctement le désir d'étendre le bras. Vous devez noter: désir d'étendre, désir d'étendre" et, lorsque le bras se met en mouvement, c'est ce mouvement d'extension qu'il faut observer au moment même où il se produit; vous notez "étendre, étendre". C'est ce mouvement graduel vers l'extérieur ou vers le bas, que l'on désigne par "étendre". Le méditant expérimente personnellement le mouvement descendant et la sensation de lourdeur qui l'accompagne.

Expérimenter les caractéristiques de légèreté ou de lourdeur, c'est expérimenter sabbhava lakkhana, les caractéristiques spécifiques ou naturelles des phénomènes.

Maxime : Pour réaliser / 'apparition (udaya) et la disparition (vaya) il faut percevoir les caractéristiques spécifiques des phénomènes.

Le méditant continue à noter de cette façon, et réalise petit à petit que cette légèreté et cette lourdeur apparaissent et disparaissent continuellement. Il réalise sankhata lakkhana, la caractéristique du conditionnement.

Au stade de bhanga nana, la connaissance de la dissolution, la disparition du mouvement de repli et de détente du bras devient très clair et très manifeste. Le méditant réalise que le mouvement de détente du bras n'est pas permanent, que la conscience de ce mouvement n'est pas permanente non plus.

Ayant la vision claire et pénétrante des caractéristiques de anicca, dukkha et anatta au moment où il observe les mouvements de

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repli et de détente du bras, le méditant va pouvoir atteindre le noble dhamma et réaliser son but.

Vous qui avez écouté les instructions pour la méditation, puissiez-vous les comprendre, les appliquer dans votre pratique et les cultiver; puissiez-vous tous pratiquer avec aisance, réaliser rapidement le noble dhamma et atteindre votre but, la paix de Nibbana, l'extinction de toute souffrance.

Que les bénédictions du Vénérable Sayadaw vous accompagnent tous.

Sâdhu, Sâdhu, Sâdhu.

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MAXIMES A MEDITER

• Contempler la permanence,

• Dans les concepts,

• C'est la méditation de la tranquillité, samatha.

• Contempler I' impermanence,

• Dans la réalité,

• C'est la méditation de la vision pénétrante (vipassana).

• Pour comprendre la nature

• Observer dans l'instant présent

• Pour comprendre

• L'apparition (udaya) et la disparition (vaya) • Observer la nature

• Chaque fois que l'esprit ou la matière apparaît, • Contempler

• En dirigeant l'attention vers la dissolution

• Voir la dissolution

• C'est réaliser anicca.

• Réaliser anicca,

• C'est comprendre dukkha.

• Comprendre dukkha,

•C'est percevoir anatta.

• Percevoir anatta

• C'est entrer dans le domaine de nibbana

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Contribution

Binh Huynh, en hommage à ses parents Nguyên Manh Khiêm

(Le don du Dhamma surpasse tous les dons)

 

SOURCE http://www.dhammagroupbrussels.be/initiation-meditation.php

16:15 Écrit par hubert leclerc sprl | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

John Bullitt Quelques suggestions pour la lecture des discours pali traduction michel prouxl

 

http://www.canonpali.org/cdl/sutta101.html

 



 

Avertissement: ce site est basé sur un site anglophone, et la plupart des liens sont vers l'anglais. Si vous avez une suggestion pour ajouter des liens francophones, ou si vous voulez vous en inspirer pour le choix d'un sutra à traduire en français, n'hésitez pas à communiquer avec moi.

 

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Se familiariser avec les Suttas

 

Quelques suggestions pour la lecture
des discours pali

 

par John Bullitt

 


 

Le Canon pali comprend plusieurs milliers de suttas (discours), dont plus de 700 sont désormais disponibles en traduction anglaise sur Access to Insight. Lorsqu'on fait face à une telle quantité de richesses, trois questions viennent naturellement à l'esprit :

 

Pourquoi devrais-je lire les suttas?
Quels suttas devrais-je lire?
Comment devrais-je les lire?

 

Il n'y a pas de réponses universelles et définitives à ces questions; en fin de compte, il faudra que vous trouviez les vôtres. Néanmoins, je vous offre ici quelques idées, suggestions, et conseils que j'ai moi-même trouvés utiles au cours des ans, dans ma propre exploration des suttas. Peut-être vous seront-ils utiles à vous aussi.

 


 

Pourquoi devrais-je lire les suttas? [go to top]

 

Ils sont la source première des enseignements du Bouddhisme Théravada.
Si vous êtes intéressé d'explorer les enseignements du Bouddhisme Théravada, alors le Canon pali -- et les suttas qu'il comprend -- est la bonne direction vers laquelle se tourner pour un avis et un soutien d'autorité. Pas besoin de vous préoccuper de savoir si les suttas ont été ou pas vraiment prononcés par le Bouddha historique (personne ne pourra jamais le prouver ni dans un sens ni dans l'autre). Gardez simplement à l'esprit que les enseignements qu'ils contiennent ont été pratiqués -- avec un succès apparent -- depuis plus de 2600 ans. Si vous voulez savoir si ces enseignements fonctionnent ou pas, alors étudiez les suttas et mettez leurs enseignements en pratique et découvrez par vous-même.

 

Ils constituent un corps d'enseignements complet.
Les enseignements des suttas, pris dans leur ensemble, présentent une carte routière complète au voyageur de la Voie, depuis son état courant de maturité spirituelle jusqu'à l'objectif final. Peu importe ce que votre état courant puisse être (sceptique non engagé, dilettante, pratiquant laïc dévot, ou moine ou nonne célibataires), Il y a quelque chose dans les suttas pour vous aider à progresser d'un pas de plus sur la voie vers le but. Plus vous en lirez en long et en large dans le Canon pali, et plus il sera possible que vous ressentiez moins le besoin d'emprunter des enseignements à d'autres traditions spirituelles, vu que les suttas contiennent pratiquement tout ce que vous devez savoir.

 

Ils constituent un corps d'enseignements auto-consistant.
Les enseignements dans le Canon sont en très grande partie auto-consistants, caractérisés par un seul goût [Ud V.5] -- celui de la libération. Cependant, à mesure de votre parcours au travers des suttas, il est possible que, de temps en temps, vous tombiez sur des enseignements qui remettront en question -- voire contrediront carrément -- votre présente compréhension du Dhamma. En réfléchissant profondément sur ces pierres d'achoppement, les conflits se résolle Vént soule Vént au moment où se pointe un nouvel horizon de l'entendement. Par exemple, vous pourriez conclure à la lecture d'un sutta [Sn IV.1] que votre pratique devrait être d'éviter tout désir. Mais à la lecture d'un autre [SN LI.15], vous apprendrez que le désir lui-même est un facteur nécessaire de la Voie. Ce n'est qu'après réflexion qu'il deviendra clair que ce à quoi le Bouddha veut en le Vénir, c'est qu'il y a différentes sortes de désir, et que certaines choses valent vraiment le coup qu'on les désire -- en particulier l'extinction de tout désir. Quand vous arrivez là, votre entendement prend une nouvelle expansion dans un territoire qui peut facilement comprendre les deux suttas, et l'apparente contradiction s'évapore. Au fil du temps, vous apprenez à reconnaître ces "conflits" apparents non plus en tant qu'inconsistances entre les suttas eux-mêmes, mais en tant qu'indication que les suttas vous ont amené jusqu'à une des limites de votre propre entendement. A vous de traverser cette limite.

 

Ils offrent beaucoup de conseils pratiques.
Dans les suttas vous trouverez une énorme quantité de conseils pratiques sur une armée de sujets pertinents au vrai monde, comme: comment enfants et parents peule Vént-ils vivre en harmonie les uns avec les autres [DN 31], comment préserver vos possessions matérielles [AN IV.255], quelles sont les sortes de choses qui ne méritent pas qu'on en parle [AN X.69], comment le Vénir à bout du chagrin [AN V.49], comment entraîner son esprit jusque sur son lit de mort [SN XXII.1], et bien d'autres choses encore. Bref, ils offrent des conseils très pratiques et réalistes sur la manière de trouver le bonheur, peu importe ce que puisse être votre situation de vie, peu importe que vous vous disiez "bouddhiste" ou pas. Et, bien sûr, vous y trouverez aussi d'amples instructions sur la façon de méditer [e.g., MN 118, DN 22].

 

Ils peuvent renforcer votre confiance dans les enseignements du Bouddha.
Au fur et à mesure de votre exploration des suttas vous rencontrerez des choses dont vous savez déjà qu'elles sont vraies à cause de votre propre expérience. Peut-être êtes vous déjà familier avec les dangers de l'alcoolisme [DN 31], ou peut-être avez-vous déjà goûté à la sorte de plaisirs raffinés qui surgissent naturellement dans un esprit concentré [AN V.28]. Constater que votre propre expérience est validée par les suttas -- même dans de petites choses -- peut faciliter l'acceptation de la possibilité que les expériences les plus raffinées ou "avancées" que décrit le Bouddha ne sont pas si tirées par les cheveux, après tout, et que certains des enseignements les plus contre-intuitifs et difficiles ne sont pas, après tout, si étranges. Cette validation peut inspirer une confiance et une énergie renouvelées qui aidera votre méditation et votre entendement à se frayer un chemin dans de nouveaux territoires.

 

Ils peule Vént soutenir et stimules votre pratique de la méditation.
Lorsqu'on lit des choses dans les suttas qui parlent des expériences de méditation d'autres gens, on peut commencer à ressentir ce qu'on a déjà accompli dans notre pratique de la méditation, et ce qu'il reste à faire. Ce ressenti peut fournir de puissantes impulsions pour s'appliquer avec encore plus de coeur aux enseignements.

 

Les lire est tout simplement bon pour vous.
Les instructions que contiennent les suttas sont entièrement de nature positive, et concernent toutes le développement des qualités dignes de louanges que sont la générosité, la vertu, la patience, la concentration, l'attention et ainsi de suite. Lorsque vous lisez un sutta vous remplissez en conséquence votre esprit de choses positives. Si vous considérez toute l'information inutile et carrément destructrice que la société moderne -- en particulier Internet -- jette contre nos sens, jour après jour, un peu d'étude régulière des suttas peu dele Vénir une îlot de salut et de santé mentale dans un monde dangereux. Prenez bon soin de votre mental -- lisez un sutta aujourd'hui et prenez le à coeur.

 


 

Quels suttas devrais-je lire? [go to top]

 

C'est simple: ceux que vous voudrez.

 

Il peut être utile de penser au Dhamma comme d'un joyau à plusieurs facettes, chaque sutta offrant un aperçu d'une ou deux de ces facettes. Par exemple, il y a des enseignements des Quatre Nobles Vérités et de L'Octuple Sentier; de dana et de sila; de l'attention à la respiration et de l'attention à la mort; sur la vie correcte en tant que laïque ou en tant que moine ou nonne ordonnés. Aucun sutta en particulier de parle de tout ça; chacun d'entre eux dépend de tous les autres pour dépeindre un tableau complet des enseignements du Bouddha. Plus on lit de suttas, plus on a une image complète du joyau.

 

En tant que point de départ, chaque étudiant du Bouddhisme devrait étudier, réfléchir sur, et mettre en pratique les Cinq préceptes et les Cinq sujets de contemplation quotidienne. De plus, nous devrions prendre à coeur les conseils du Bouddha à son jeune fils, Rahula, à propos de nos responsabilités fondamentales chaque fois que nous posons un acte intentionnel de quelque sorte que ce soit. A partir de là, on peut suivre le propre système par étapes ou "graduel" du Bouddha, qui comprend les sujets de la générosité, de la vertu, du ciel, des écueils, de la renonciation, et des quatre Nobles Vérités.

 

Si vous êtes intéressés à établir une base solide des enseignements du Bouddha, il y a trois suttas qui sont largement considérés comme étant lecture essentielle: La mise en marche de la roue du Dhamma (SN LVI.11), Le discours sur la caractéristique du non-soi (SN XXII.59), et le Sermon du feu (SN XXXV.28). Ensemble,ces suttas -- les "Grands Trois" du Sutta Pitaka -- définissent la thématique essentielle des enseignements du Bouddha qui apparaîssent en innombrables variations à travers tout le Canon. Dans ces suttas on nous présente des notions aussi fondamentales que: les Quatre Nobles Vérités; la nature de dukkha; l'Octuple Sentier; la "voie du milieu"; la "roue" du Dhamma; le principe d'anatta (non-soi) et l'analyse de notre "soi" en cinq aggrégats; le principe de quitter notre enchantement dans la gratification sensuelle et les nombreux plans de l'être qui caractérisent la vaste étendue de la cosmologie bouddhique. Ces principes de base fournissent un cadre d'études sur lequel tous les autres enseignements du Canon se fondent.

 

Qui plus est, ces trois suttas démontrent superbement la remarquable habileté du Bouddha en tant qu'enseignant: il organise sa matière de façons claires, logiques, et mémorisables, en utilisant des listes ( les Quatre Nobles Vérités, l'Octuple Sentier, les cinq aggrégats, etc.); il entraîne son public dans un dialogue actif, pour les aider à révéler d'eux-mêmes les erreurs dans leur raisonnement; il amène ses raisonnements grâce à des paraboles et des comparaisons que le public peut aisément comprendre; et, ce qui est très significatif, il établit encore et encore si efficacement la relation avec ses auditeurs, qu'ils peule Vént réaliser par eux-mêmes les résultats transcendants qu'il leur promet. Dès que nous pouvons voir le Bouddha comme l'enseignant extraordinairement capable qu'il était, nous pouvons procéder avec confiance à travers le reste du Canon, confiants pleinement dans ce que ses enseignements ne vont pas nous fourvoyer.

 

Quelques autres points de départ fructueux:

 

  • Pour les amateurs de poésie, le Khuddaka Nikaya offre une riche mine de suttas importants sous forme versifiée. En particulier, pensez à explorer le Dhammapada, le Sutta Nipata, ou le Therigatha.

  • Pour les instructions de base du Bouddha sur la méditation de respiration, voir l'Anapanasati Sutta; pour ses instructions sur la pratique de l'attention, voir le Maha-satipatthana Sutta.

  • Pour apprendre comment cultiver un coeur de bonté aimante, voir le Karaniya Metta Sutta.

  • Dans le Devadaha Sutta le Vén. Sariputta explique comment introduire les enseignements du Bouddha à des personnes curieuses et intelligentes -- quelqu'un comme vous.

  • Comment décide-t-on des pistes spirituelles qui valent la peine qu'on les suive, et lesquelles ne la valent pas? Le Kalama Sutta jette un peu de lumière sur cet ancien dilemme.

  • Dans le Sigalovada Sutta le Bouddha offre un "livret d'instruction" concis qui montre comment des laïques peuvent mener des vies heureuses et comblées.

 

Une fois que vous avez trouvé un sutta qui accroche votre intérêt, cherchez en d'autres du même type.[1] De là, vagabondez à volonté à travers les suttas, en recueillant au passage toutes les gemmes qui attirent votre regard.

 


 

Comment devrais-je lire un sutta? [go to top]

 

Pour tirer le maximum de vos études des suttas, il peut être utile de considérer quelques principes généraux avant de commencer effectivement à lire, et, une fois que vous aurez commencé à lire un sutta, de tenir à l'esprit quelques questions au fur et à mesure de votre lecture.

 

a. Quelques principes généraux [go to top]

 

  • Il n'existe rien de tel qu'une traduction "définitive".
    N'oubliez pas que le Canon pali a été enregistré en pali, et pas en anglais. Jamais au cours de sa carrière le Bouddha n'a jamais parlé de "souffrance" ou "d'illumination"; il parlait au contraire de choses telles que dukkha et nibbana. Gardez aussi en tête que chaque traduction anglaise a été filtrée et produite par un traducteur -- quelqu'un qui est inextricablement inscrit dans sa propre culture à un moment particulier dans le temps, et dont l'expérience et l'entendement colorent inévitablement sa traduction. (Les traductions britanniques des suttas de la fin du XIX° et du début du XX° siècles nous paraissent souvent mornes et lourdes, aujourd'hui; dans cent ans, ces traductions que nous apprécions aujourd'hui paraîtront sans le moindre doute tout aussi archaïques.) La traduction, tout comme les tentatives du cartographes à projeter la terre ronde sur une feuille plate de papier, est un art imparfait.

    Il vaut probablement mieux ne pas vous mettre trop à l'aise avec une traduction en particulier, que ce soit d'un mot ou de tout un sutta. Ce n'est pas, par exemple, parce qu'un traducteur donne "souffrance" pour dukkha ou "libération" pour nibbana, que vous devez prendre ces traductions pour la vérité. Essayez les pour voir si la taille vous convient, et voyez comment elles marchent pour vous. Donnez amplement d'espace pour que votre entendement puisse changer et mûrir, et cultivez une bonne disposition à considérer d'autres traductions. Il est possible qu'au cours du temps vos propres préférences puissent changer (vous pourriez, par exemple, en venir à trouver que "stress" et "étanchement" sont plus pratiques). Rappelez-vous que toute traduction n'est qu'une béquille pratique, mais provisoire, dont vous devrez vous servir jusqu'à ce que vous puissiez en arriver à une compréhension de première main des idées qu'elle décrit.

    Si vous êtes vraiment sérieux dans votre entendement de ce dont parlent les suttas, il faudra que vous retroussiez vos manches et que vous appreniez le pali. Mais il y a encore mieux: lisez les traductions et mettez les enseignements qu'ils contiennent en pratique jusqu'à en obtenir les résultats promis par le Bouddha. La maîtrise du pali n'est, fort heureusement, pas un prérequi à l'Eveil.

     

  • Aucun sutta ne contient tous les enseignements.
    Pour tirer le maximum du Canon, explorez de nombreux suttas différents, pas seulement quelques uns choisis. Les enseignements sur l'attention, par exemple, quoique précieux, ne représentent qu'une toute petite partie de l'ensemble des enseignements du Bouddha. Au pifomètre: chaque fois que vous croyez que vous comprenez ce dont parlent les enseignements du Bouddha, c'est un bon indice qu'il faut que vous approfondissiez.

     

  • Ne vous préoccupez pas pas de savoir si un sutta contient vraiment ou non les propres mots du Bouddha historique.
    Il n'existe aucun moyen de le prouver ou de l'infirmer. Contentez-vous de lire les suttas, d'en mettre les enseignements en pratique du mieux que vous pourrez, et voyez ce qui arrive. Vous n'avez rien à perdre.

     

  • Si vous aimez un sutta, relisez le.
    Vous tomberez parfois sur un sutta qui vous accroche d'une manière quelconque lorsque vous le lisez pour la première fois. Ayez confiance en cette réaction et relisez le; cela signifie à la fois que le sutta a quelque chose de précieux à vous apporter, et que vous êtes mûr(e) pour recevoir l'enseignement qu'il offre. Relisez de temps en temps les suttas que vous vous rappelez avoir aimés il y a quelques mois ou quelques années. Vous pourriez y découvrir quelques nuances que vous aviez négligées auparavant.

     

  • Si vous n'aimez pas un sutta, relisez le.
    Vous tomberez parfois sur un sutta qui est juste carrément irritant. Ayez confiance en cette réaction; cela signifie que le sutta a quelque chose de précieux à vous apporter, même si vous n'êtes pas encore tout à fait prêt(e) pour lui. Mettez un marque-page là et mettez le sutta de côté pour le moment. Reprenez-le dans quelques semaines, mois, ou années, et essayez encore. Peut-être qu'un jour vous tilterez dessus.

     

  • Si un sutta est ennuyeux, confus, ou qu'il n'apporte aucune aide, mettez-le simplement de côté.
    Selon vos intérêts du moment et la profondeur de votre pratique, vous pourriez trouver qu'un sutta donné reste incompréhensible ou bien qu'il a l'air particulièrement ennuyeyx et gonflant. Mettez-le tout simplement de côté pour le moment, et essayez-en un autre. Continuez d'essayer jusqu'à ce que vous en trouviez un qui opère une connexion directe et personnelle.

     

  • Un bon sutta est celui qui vous inspire de cesser de le lire.
    Tout l'intérêt de lire des suttas est de nous inspirer de développer les vues correctes, de vivre une vie droite et de méditer correctement. De sorte que si, en lisant, vous ressentez un besoin de plus en plus fort de poser le livre, d'aller vous asseoir dans un endroit tranquille, de fermer les yeux et d'observer votre respiration, ben faites le! Le sutta aura alors rempli son rôle. Il sera encore là quand vous y reviendrez plus tard.

     

  • Lisez le sutta à haute voix, du début à la fin.
    Ceci est utile à plusieurs niveaux; cela vous encourage à lire chaque mot du sutta, cela donne à votre bouche un peu de pratique avec la parole correcte, et donne à vos oreilles un peu d'expérience avec l'écoute du Dhamma.

     

  • Ecoutez les enseignements à différents niveaux.
    De nombreux suttas offrent des enseignements à plusieurs niveaux, simultanément, et c'est bon d'entraîner l'oreille à ça. Par exemple, quand le Bouddha explique à un disciple les points les plus délicats de la parole correcte, remarquez comment le Bouddha lui-même utilise la parole [MN 58]. Le Bouddha "practique-t-il ce qu'il prêche"?

     

  • N'ignorez pas les répétitions.
    De nombreux suttas contiennent des passages répétitifs. Lisez le sutta comme vous le feriez d'une pièce de musique: lorsqu'on chante ou qu'on écoute une chanson, on ne passe pas par-dessus tous les refrains; de même, quand vous lirez un sutta, n'évitez pas de répéter les refrains. Comme en musique, les refrains dans les suttas contiennent souvent de légères variations insoupçonnées -- et importantes -- qu'il ne faut pas manquer.

     

  • Discutez du sutta avec un ami ou deux.
    En partageant vos observations et réactions avec un ami, tous deux pouvez développer votre entendement du sutta. Considérez la possibilité de former un groupe informel d'étude des suttas. Si vous avez des questions qui traînent sur un sutta, demandez à un enseignant expérimenté et de confiance pour qu'il vous guide. Consultez les moines et les nonnes plus anciens, vu que leur perspective spécifique sur les enseignements peut souvent vous aider à passer à travers les bouchons de la confusion.

     

  • Apprenez un peu de Pali.
    Quand vous aurez lu quelques suttas, ou quelques traductions différentes du même sutta, vous vous trouverez peut-être intrigué par certains choix de mots particuliers. Par exemple, pourquoi ce traducteur se sert-il de l'expression "fondations de l'attention" alors qu'un autre écrit "cadres de référence"? Qu'est-ce que ces expressions veulent dire? Se tourner vers un dictionnaire Pali-English (ou pali-français) et chercher le sens du mot satipatthana (et de ses éléments de composition) peut aider à jeter une lumière nouvelle sur le mot, ce qui pave la voie à une étude encore plus fructueuse des suttas.

     

  • Qu'ont dit les autres sur ce sutta.
    Il est toujours utile de lire ce que les commentateurs -- les contemporains et les anciens -- ont à dire sur les suttas. Certains trouvent que les commentaires typiques du Tipitaka -- en particulier ceux de l'écrivain médiéval Buddhaghosa -- sont utiles. Une partie d'entre eux sont disponibles en traduction anglaise chez la Pali Text Society et la Buddhist Publication Society. Certains préfèrent les commentateurs plus contemporains, comme ceux qui ont été écrits dans la Wheel Publications de la Buddhist Publication Society. De nombreux livrets et articles remarquables ont été écrits par des auteurs tels que les Véns. Bodhi, Khantipalo, Ñanamoli, Narada, Nyanaponika, Soma, et Thanissaro. Vous trouverez peut-être aussi un intérêt dans les excellentes notes d'introduction et de bas-de-page du The Middle Length Discourses of the Bouddha (Boston: Wisdom Publications, 1995) de Bhikkhu Bodhi, et du The Long Discourses of the Bouddha (Boston: Wisdom Publications, 1987) de Maurice Walshe. Lisez aussi ce qu'écrivent les maîtres de la Tradition thai de la forêt, car ils offrent des perspectives rafraîchissantes et spécifiques sur les suttas qui sont bien enracinées dans une profonde expérience de la méditation.

     

  • Donnez au sutta le temps de mûrir.
    Peu importe l'utilité du message que vous aurez trouvé dans le sutta, peu importe la satisfaction que vous aurez retirée du goût qu'il vous a laissé, laissez les croître et se développer au cours de votre pratique de la méditation et de votre vie. Ne tentez pas de résoudre ou de "faire" un sutta comme si c'était un mot croisé. Donnez lui le temps de mijoter derrière votre tête. Avec le temps (va, tout s'en va), les idées, les impressions, et les attitudes induites par le sutta vont infuser graduellement dans votre conscience, informant ainsi votre façon de voir le monde. Un jour vous pourrez même vous retrouver au milieu d'une expérience par ailleurs très ordinaire et quotidienne lorsque soudain, le souvenir d'un sutta que vous aurez lu il y a longtemps vous bondira en mémoire, portant avec lui un puissant enseignement dharmique qui sera exactement approprié au moment.

    Pour faciliter ce lent processus de maturation, laissez-vous plein d'espace pour les suttas. Ne quichez pas vos lectures de suttas avec vos autres activités, et ne lisez pas trop de suttas en même temps. Faites de l'étude des suttas une activité spécifique, contemplative, qui devrait également être une expérience agréable. Si vous trouvez que ça devient sec et irritant, mettez la de côté, et essayez à nouveau quelques jours, semaines ou mois après. Lorsque vous finissez de lire un sutta, ne replongez pas tout de suite dans vos activités besogneuses; prenez du temps après pour une petite méditation de respirtaion, pour donner au coeur la chance de se refroidir afin de pouvoir parfaitement absorber les enseignements.

 

b. Questions à garder à l'esprit [go to top]

 

Lorsque vous lisez un sutra, gardez à l'esprit que vous écoutez aux portes du Bouddha alors qu'il est en train d'enseigner à quelqu'un d'autre. Au contraire de plusieurs des contemporains du Bouddha, appartenant à d'autres traditions spirituelles, et qui pouvaient souvent adhérer à une doctrine donnée en répondant à chaque question [AN X.93], le Bouddha ajustait les principes de base de ses enseignement aux besoins spécifiques de son auditoire. Il est donc important de développer une sensibilité au contexte d'un sutra, pour voir de quelle manière la situation de l'auditeur du Bouddha est similaire à la nôtre, de façon à pouvoir jauger de comment appliquer le mieux les paroles du Bouddha à notre propre situation personnelle.

 

Il peut être utile de garder certaines questions en mouvement derrière la tête pendant qu'on lit, autant pour aider à comprendre le contexte du sûtra et aider à s'accorder aux différents niveaux d'enseignements qui se développent souvent simultanément. Rappelez-vous: ces questions n'étaient pas destinées à vous transformer en spécialiste de la littérature; leur but est simplement de vous aider à faire vivre chaque sûtra .

 

 

  • Quel est le cadre?
    Le paragraphe d'ouverture (qui commence habituellement par, "Ainsi l'ai-je entendu...") met le sutta en scène. Est-ce que ça se passe dans un village, dans un monastère, Dans la forêt? En quelle saison est-on? Quels événements ont lieu en arrière-plan? Lorsqu'on se fixe ces détails en tête, ça permet de sse rappeler que ce sutta décrit des événements réels survenus à des personnes réelles -- comme vous et moi. Cela permet de faire revivre réellement le sutta.

     

  • Quelle est l'histoire?
    Un sutta pourra offrir peu de choses en matière d'histoire narrative [AN VII.6], alors qu'un autre sera rempli de pathos et de théâtralité, et il pourra même parfois ressembler à une histoire courte [Mv X.2.3-20]. Comment l'histoire elle-même renforce-t-elle les enseignements présentés dans le sutta?

     

  • Qui commence l'enseignement?
    Est-ce le Bouddha qui prend l'initiative [AN X.69], ou est-ce quelqu'un qui vient lui poser des questions [DN 2]? Dans ce dernier cas, y a-t-il des non-dits ou des attitudes qui se cachent derrière? Quelqu'un vient-il trouver le Bouddha dans l'intention de le battre dans un débat [MN 58]? Ces considérations peuvent vous donner un sentiment de motivation derrière les enseignements, et de la réceptivité de l'auditeur aux paroles du Bouddha. Avec quelle attitude vous approchez vous de ces enseignements?

     

  • Qui enseigne?
    Est-ce le Bouddha [SN XV.3], un de ses disciples [SN XXII.85], ou les deux [SN XXII.1]? Est-il ou est-elle ordonné(e) [SN XXXV.191] ou est-ce un laïc ou une laïque[AN VI.16]? Quelle est la profondeur de la compréhension de l'enseignant (par ex., est-il ou elle "simplement" quelqu'un qui est entré dans le courant [AN VI.16], ou s'agit-il d'un arahant [Thig V.4])? Même s'il est souvent difficile de le déterminer à partir de la lecture du sutta, avoir une connaissance de l'arrière-plan et des références de l'enseignant peut aider à jauger le niveau des enseignements qu'il ou elle a à offrir. Lire les commentaires et discuter de ces questions avec des spécialistes ou des membres du Sangha peut se révéler utile, ici.

     

  • A qui sont destinés les enseignements?
    Est-ce pour un moine [SN XXXV.85], une nonne [AN IV.159], ou un disciple laïc [AN VII.49]? S'agit-il d'une grande assemblée [MN 118] ou d'un individu [AN IV.184]? Ou s'agit-il des disciples d'une tout autre religion [MN 57]? Quelle est la profondeur de leur compréhension? Si le public est constitué d'entrants dans le courant qui aspirent à l'état d'arahant, les enseignements présentés peuvent être considérablement plus avancés que si le public n'a jamais eu auparavant le moindre aperçu des enseignements du Bouddha [AN III.65]. Ceci peut être utile lorsqu'il s'agit de déterminer si ces enseignements spécifiques vous conviennent.

     

  • Quelle est la méthode de présentation?
    S'agit-il d'une leçon formelle [SN XLVI.11], d'une session de questions et réponses [Sn V.6], de la répétition d'une vieille histoire [AN III.15], ou simplement d'un verset inspiré [Thig 1.11]? L'enseignant dispense-t-il son instruction seulement grâce au contentu des enseignements [SN XII.2] ou est-ce que la façon -même dont il traite ses auditeurs fait partie du message [MN 57]? La grande variété des styles d'enseignement employés par le Bouddha et ses disciples montre qu'il n'existe pas de méthode fixe pour enseigner le Dhamma; la méthode à utiliser dépend des exigences spécifiques de la situation et de la maturité spirituelle du public.

     

  • Quel est l'enseignement essentiel?
    En quoi l'enseignement correspond-il au triple système progressif d'entraînement du Bouddha: Est-il d'abord focalisé sur le développement de la vertu [MN 61], de la concentration [AN V.28], ou de la sagesse [MN 140]? La présentation est-elle consistante avec ce qui est donné dans les autres suttas (par ex., Sn II.14 et DN 31)? Comment cet enseignement s'insère-t-il dans votre "carte routière" des enseignements du Bouddha? Correspond-il proprement avec votre état précédent de compréhension, ou remet-il en question quelques unes de vos croyances fondamentales à propos du Dhamma?

     

  • Comment est-ce que ça finit?
    L'Auditeur atteint-il l'Eveil juste là et à ce moment-là [SN XXXV.28], ou lui faut-il attendre encore un peuaprès avoir entendu les enseignements [MN 57]? Quelqu'un se "convertit"-il à la voie du Bouddha, ainsi qu'il est montré par le passage standard, "Magnifique! Magnifique! C'est comme s'il avait redressé ce qui était renversé..." [AN IV.111]? Parfois, le simple geste de souffler une chandelle suffit à amener quelqu'un au plein Eveil [Thig V.10]; parfois le Bouddha lui-même ne peut arriver à aider quelqu'un à surmonter son mauvais kamma passé [DN 2]. Les diveres issues des suttas permettent d'illustrer l'extraordinaire pouvoir et complexité de la loi du kamma.

     

  • Qu'est-ce que ce sutta peut m'offrir à moi?
    Ceci est la plus importante question de toutes, car cela nous défie de prendre le sutta à coeur. Après tout, c'est le coeur qu'il faut transformer par ces enseignements, pas l'intellect.

    Tout en lisant le sutta, demandez-vous: Est-ce que je m'identifie avec une quelconque des situations ou personnages de ce sutta? Ces questions qui sont posées ou ces enseignements qui sont dispensés sont-ils pertinents pour moi? Quelles leçons puis-je tirer de ce sutta? Ai-je des doutes sur ma capacité à vraiment faire ce que le Bouddha me demande dans ce sutta, ou en suis-je rempli d'une plus grande confiance?

 


 

Notes

 

1. Il y a plusieurs façons de trouver des suttas pertinents sur ce site web. En cliquant sur le lien "Contexte de ce sutta" près du haut du texte des suttas, on pourra retrouver ceux qui sont situés à proximité dans le Canon, dont certains peuvent toucher des sujets connexes. Pour trouver d'autres suttas, articles, ou livres sur des sujets en rapport; explorez le Subject Index. Si le sutta mentionne un personnage sur lequel vous aimeriez en savoir plus, essayez l' Index of Proper Names. Si vous aimeriez savoir où dans le Canon apparaît une comparaison, essayez l' Index of Similes. [Retour]

 


 

Révisé: Fri 24 Janvier 2003

 

Pour tout lien défectueux (il doit y en avoir beaucoup!) allez voir à
http://www.accesstoinsight.org/sutta101.html

 

 

 

16:13 Écrit par hubert leclerc sprl | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Krishnamurti Jiddhu: Vollkommene Freiheit


J. Krishnamurti: Vollkommene Freiheit ............................................................................................................................... 1
Vorwort............................................................................................................................................................................. 1
Geleitwort ......................................................................................................................................................................... 3
Einführung ........................................................................................................................................................................ 4
Die Wahrheit ist ein pfadloses Land................................................................................................................................. 6

 

Erster Teil Frühe Werke ..................................................................................................................................................... 10
Was ich tun will .......................................................................................................................................................... 10
Was suchen Sie? ......................................................................................................................................................... 13
Die Bedeutung der Außenwelt.................................................................................................................................... 16
Eine dynamische Gesellschaft .................................................................................................................................... 21
Leben in Ekstase......................................................................................................................................................... 25
Wahres Menschsein .................................................................................................................................................... 29
Für die Wahrheit offen sein ........................................................................................................................................ 33
Zweiter Teil:  Einsichten in das tägliche Leben.................................................................................................................. 37
Interviews: Gespräche mit Ratsuchenden....................................................................................................................... 37
Konsequenzen unachtsamen Handelns ....................................................................................................................... 38
Die richtigen Mittel und Wege des Broterwerbs......................................................................................................... 38
Wir selbst sind die treibende Kraft ............................................................................................................................. 39
Der begrenzte Geist .................................................................................................................................................... 40
Vorurteil und das Bedürfnis zu dominieren................................................................................................................ 41
Wer ist es, der tot ist?.................................................................................................................................................. 41
Gewohnheit und Unüberlegtheit................................................................................................................................. 43
Ein Problem verstehen................................................................................................................................................ 44
Die Welt verändern..................................................................................................................................................... 45
Der Geist wird zu dem, was er besitzt ........................................................................................................................ 46
Das Verstehen kommt in der Freiheit ......................................................................................................................... 46
Tote Stellen des Geistes.............................................................................................................................................. 47
Nur Sie selbst können sich retten................................................................................................................................ 48
Gebet ist eine komplizierte Angelegenheit ................................................................................................................. 50
Das Verlangen, etwas zu werden................................................................................................................................ 51
Beziehung und Unsicherheit....................................................................................................................................... 52
Traumloser Schlaf........................................................................................................................................... 53
Klarheit und Verstehen ............................................................................................................................................... 54
Das Problem der Macht .............................................................................................................................................. 54
Innere und äußere Ablenkungen ................................................................................................................................. 55
Die Aufgabe der Erziehung ............................................................................................................................................ 56
Die Bedeutung des Lebens.............................................................................................................................................. 58
Das Leben, das vor uns liegt........................................................................................................................................... 60
Freiheit vom Bekannten.................................................................................................................................................. 70
Aus Krishnamurtis Tagebuch ......................................................................................................................................... 84
Dritter Teil: Lebensfragen ................................................................................................................................................ 101
Was bedeutet es, ernst zu sein?..................................................................................................................................... 102
Können wir eine neue Kultur schaffen?........................................................................................................................ 108
Verstehen Sie, was Leere bedeutet?........................................................................................................................ 113
Was ist unser Grundproblem?................................................................................................................................... 115
Wie gehen Sie die Probleme des Lebens an?................................................................. 119
Was ist der Mittelpunkt eures Denkens?........................................................................................ 126
Welcher Art ist das Verhältnis zwischen Krishnamurtis Lehre und der Wahrheit?...................................................... 136


Vierter Teil:  Du bist die Welt .......................................................................................................................................... 153
Der Kern der Lehre Krishnamurtis ............................................................................................................................... 153
Totales Handeln ohne Reue .......................................................................................................................................... 154
In Beziehung mit der Welt............................................................................................................................................ 172
Die Ganzheit des Lebens .............................................................................................................................................. 191
Das Ende des Leidens................................................................................................................................................... 199
Das Heiligste................................................................................................................................................................. 204
 
Vorwort
 
Den großen Weisen der Geschichte wurde mit der Bewahrung ihrer Weisheit ein schlechter Dienst
erwiesen. Von den bedeutendsten dieser Heiligen und Gelehrten - den frühen heiligen Männern der
Hindus und Juden, von Buddha, Konfutse, Sokrates, Jesus Christus und dem Propheten Mohammed - ist  kaum  etwas  Schriftliches  überliefert.  Sie  legten  ihre  Wahrheit  in  tiefgründigen  Diskursen  und
scharfsinnigen Gesprächen dar, in mündlichen Aussagen, die uns nur in unvollständiger Wiedergabe
überliefert sind. So sind uns nur einige dieser Wahrheiten bekannt, viele gingen verloren. Wer die
vollständige Lehre sucht, in ihrer ursprünglichen Gestalt, der ist auf derart unzuverlässige Vermittler
wie Glauben, Interpretationen, Einfügungen und Rekonstruktionen angewiesen.
Bei  geringerem  zeitlichem  Abstand  zu  unserer  Gegenwart  stehen  wir  vor  dem  umgekehrten
Problem. Das Wissen überlagert die Weisheit, und die Kultur weicht der Technik. Es gibt umfas-
sende  Aufzeichnungen,  doch  was  aufgezeichnet  wurde,  ist  oft  von  geringerem  Wert.  An  echten
Weisen  scheint  ein  Mangel  zu  herrschen.  Zahlenmäßig  sind  es  viele,  die  Weisheit  und  Pseudo-
weisheiten  verkünden,  Meister,  die  beanspruchen,  transzendente  Einsichten  zu  besitzen  und  zu
vermitteln. Jedoch nur sehr wenige von ihnen bestehen die Proben, die jemanden als einen echten
spirituellen Wegbereiter ausweisen, nur wenige haben die Fähigkeit, eine Botschaft zu übermitteln,
die  universell  und  befreiend  ist,  ohne  Vorurteil  und  Haß,  eine  Botschaft,  die  eine  zweckfreie
Bereicherung  des  Geistes  und  des  Lebens  sein  kann  und  die  überdies  allgemein  verständlich  ist.
Nach all diesen Kriterien war Jiddu Krishnamurti ein wahrer moderner Meister.
Krishnamurtis ganzes Leben war der Verwirklichung der inneren Suche des Menschen und ihrer
Erklärung  gewidmet.  Sechzig  Jahre  lang,  bis  zu  seinem  Tod  1986  im  Alter  von  neunzig  Jahren,
bereiste er die ganze Welt, um aufgeschlossenen Zuhörern seine Gedanken darzulegen. Es kamen
Millionen. Zwar war seine Popularität nicht immer gleichbleibend, doch er blieb unbeirrt in seinem
Bemühen, »die Menschen absolut und bedingungslos frei zu machen«. Gegen Ende seines Lebens
wurde  Krishnamurti  von  einer  neuen  Generation  wiederentdeckt,  den  Kindern  unseres
technologisch-elektronischen Zeitalters. In einer Epoche des religiösen Showbusineß bewahrte er die
Aura eines altmodischen Propheten. Philosophische Moden kamen und gingen, Krishnamurti blieb.
Zwei  Gründe  gibt  es  für  diese  offensichtliche  Zeitlosigkeit.  Der  naheliegendste  ist  natürlich
Krishnamurtis Persönlichkeit. Seine öffentliche persona strahlte ein unaufdringliches Charisma aus,
die  Anziehungskraft  einer  weisen  Zurückhaltung.  Hinzu  kam  eine  Sprechweise  und  ein  Ton,  der
selbst inmitten der größten Zuhörerschaft eine persönliche Intimität herzustellen vermochte. Es ist
nicht  verwunderlich,  daß  der  Schriftsteller  Aldous  Huxley,  dem  gewiß  kein  Mangel  an  kritischer
Beobachtungsgabe  vorzuwerfen  ist,  meinte:  »Es  war,  als  höre  man  einen  Diskurs  des  Buddha  -
welche Kraft, welch echte Autorität!«
Doch  letztlich  ist  Persönlichkeit  allein  eine  unbefriedigende  Erklärung.  Viele,  die  Krishnamurti
weder gesehen noch gehört haben, fühlen sich heute wie damals von seinen Gedanken angesprochen.
Um  diese  Wirkung  zu  erklären,  müssen  wir  zu  der  philosophischen  Quelle  vordringen,  zu  den
Gedanken, die er formulierte, und deren wichtigsten Themen. Bei einer eingehenden Untersuchung
seines Gesamtwerks wird man sowohl Einheitlichkeit wie auch Veränderungen feststellen. Während
gewisse  zentrale  Ideen  fundamental  bleiben,  war  Krishnamurti  immer  bereit,  sich  auf  neue
historische Verhältnisse und spirituelle Fragen einzustellen und sie in seine Diskurse aufzunehmen.
Wieder  und  wieder  erklärte  Krishnamurti,  daß  die  Menschen  keiner  Führung  bedürfen,  sondern
daß sie aufwachen müssen. Dieses große Vertrauen in das menschliche Potential wurzelte in dem
Glauben, daß jedes Individuum unbegrenzter Entwicklung fähig ist, wenn es den kulturellen Ballast
abwerfen kann, der sein Dasein beschwert: »In Angelegenheiten der Psyche oder des inneren Lebens
hat  eine  Theorie,  die  auf  eines  anderen  Menschen  Erfahrung  basiert,  keinerlei  Bedeutung  ...  Wir
müssen  uns  völlig  davon  freimachen,  denn  wir  müssen  auf  eigenen  Füßen  stehen.«  Mit  dieser
Ablehnung der Übertragbarkeit von Erfahrung und der Zurückweisung jeglicher spiritueller Führung,
einschließlich seiner eigenen, bricht Krishnamurti mit den meisten Weltreligionen - sie alle haben
spirituelle Vorbilder und Lehrer, deren Beispiel wir nacheifern können. Es war nicht seine Absicht,
andere  Glaubensrichtungen  anzugreifen,  doch  warnte  er  häufig  vor  der  irreführenden  Macht  der
Religionen, Institutionen und Rituale und vor allem vor den Spaltungen durch das Sektenwesen.
Mit  den  Jahren  erweiterte  sich  Krishnamurtis  philosophischer  und  intellektueller  Horizont  über
seine Kernthemen hinaus. In zunehmendem Maße hören wir ihn die Übel der zivilen und religiösen
Mächte  erwähnen,  die  Wertleere  der  bestehenden  Gesellschaftsstrukturen,  die  Trägheit  der
Anpassung  und  die  Vergeblichkeit  äußerlicher  Reformen.  Bis  Mitte  der  fünfziger  Jahre  hatte
Krishnamurti Gedanken über Erziehung, menschliche Beziehungen und Kommunikation entwickelt,
die sich in seinen früheren Erörterungen nicht finden. Auch der Lehrer lernte, nicht nur, indem er die
Fragen  anderer  beantwortete,  sondern  indem  er  auch  seinen  eigenen  Fragenkreis  erweiterte.  Die Spannweite  seiner  Interpretationen  wächst,  um  eine  Anzahl  neuer  Probleme  aufzugreifen  -
Nationalismus,  Krieg,  Umweltverschmutzung,  Arbeitslosigkeit  und  Hunger.  Mit  einer  äußerst
modernen  Sensibilität  rücken  nun  soziale  Fragen,  die  sich  früher  an  der  Peripherie  seiner
Wahrnehmung befanden, in den Mittelpunkt. Häufiger stellt er nun die Bedeutung der Meditation
heraus.  Ein  Ton  der  Ungeduld,  der  Dringlichkeit  macht  sich  bemerkbar.  Krishnamurti  spürt  die
Gefahren  der  Zeit  und  die  zwingende  Notwendigkeit  zum  Handeln.  Diesem  Inhalt  entsprechend,
werden  seine  Reden  auch  im  Stil  konzentrierter  und  seine  Dialoge  weniger  elliptisch.  Und  doch
bleibt die wesentliche Botschaft unverändert: » Wenn man das Leben sieht, wie es ist, wenn man
sich selbst so sieht, wie man ist, nur dann kann man vorankommen.«
Von allen Weisen und bedeutenden spirituellen Persönlichkeiten der Moderne stand Krishnamurti
am längsten im Licht der Öffentlichkeit - etwa fünfundsechzig Jahre auf der Bühne des Ruhms. Doch
seine historische Rolle ist schwer einzuschätzen. Er steht uns zu nahe, und es ist zu früh, um schon
die volle Wirkung seiner Lehren einschätzen zu können. Schließlich gab es noch mehrere Jahrzehnte
nach  seiner  Kreuzigung  kaum  ein  Anzeichen  für  den  großen  Einfluß,  den  Jesus  Christus  auf  die
Geschichte nehmen würde. Und wer hätte beim Tod von Buddha, Konfutse und selbst Karl Marx und
längere Zeit danach ihren nachhaltigen Einfluß vorhersagen können? Sollten Krishnamurtis Ideen in
der Zukunft immer mehr Verbreitung und Anerkennung finden, dann deshalb, weil sie ein Echo auf
die  Sehnsüchte  der  Menschen  sind,  weil  sie  eindringlich  zu  den  Menschen  sprechen,  die  desil-
lusioniert sind von den allwissenden und sozialverändernden Makroideologien. Es würde geschehen,
weil  der  Nachhall  von  Krishnamurtis  Diskursen  über  zeitliche  und  räumliche  Grenzen  hinaus
weiterwirkt. Seine Stimme ist verstummt, doch seine Botschaft wird nie aufhören zu sprechen.
  Ralph Buultjens, Ph. D.
Professor of Social Sciences,
    New York University
 
Geleitwort
 
Aus  bescheidenen  Anfängen  in  einer  kleinen  Stadt  in  Indien  ging  Krishnamurti  als  ein
kompromißloser  und  nirgends  einzuordnender  Lehrer  hervor,  dessen  Reden  und  Schriften  keiner
spezifischen  Religion  verpflichtet  waren.  Sie  waren  weder  östlich  noch  westlich,  sondern  für  die
ganze Welt.
In rund sechzig Jahren sprach er zu großen Menschenmengen in Worten, die von entscheidender
katalytischer Relevanz für jeden einzelnen Menschen und jede Gesellschaft waren. Er führte zahl-
reiche  Diskussionen  mit  hervorragenden  Schriftstellern,  Philosophen,  Wissenschaftlern,  Erziehern
und  Staatsoberhäuptern.  Mit  außerordentlicher  Unmittelbarkeit  und  Direktheit  und  ohne  ir-
gendwelche Systeme oder Abhängigkeiten war er imstande, zum Kern der Probleme durchzudringen,
mit welchen die Menschheit seit Jahrhunderten ringt.
Krishnamurtis Bücher wurden über die ganze Welt verbreitet und in mehr als zwanzig Sprachen
übersetzt.  Seine  Werke  sind  auch  auf  Audio-  und  Videoaufnahmen  und  auf  CD-ROM  erhältlich.
Heute wird vieles von diesem Material auf über 150 Hochschulen und Universitäten benutzt.
Angesichts  dieser  Fülle  des  Materials  haben  wir  eine  breite  Auswahl  zuvor  erschienener  und
unveröffentlichter  Werke  zusammengestellt,  die  einen  Eindruck  von  der  Tiefe  und  Fülle  der
Aussagen Krishnamurtis vermitteln. Die Leser seien natürlich ermutigt, über diese Auswahl hinaus
das Gesamtwerk seiner Reden und Schriften zu betrachten.
Der vollständige Text von >»Die Wahrheit ist ein pfadloses Lands<, die Rede, die seinen Bruch mit
der Theosophie in Gang setzte, ist aufgenommen worden, da sie das Thema anschlägt, das sein
Lebenswerk durchdringt. Der Rest des Buches besteht aus vier mehr oder weniger chronologisch
angeordneten Teilen.
Der  erste  Teil  enthält  Material  aus  Reden,  die  er  in  den  Jahren  nach  seiner  Trennung  von  der
Theosophie  hielt.  Der  zweite  Teil  stellt  Aufzeichnungen  seiner  Gespräche  mit  verschiedenen  Per-
sonen zusammen sowie Auszüge aus einem frühen Werk über Erziehung und seinem Tagebuch.
Der dritte Teil bringt Aufzeichnungen öffentlicher Versammlungen, Diskussionen mit Studenten
und  Gespräche  mit  Vorstandsmitgliedern  der  verschiedenen  Krishnamurti-Stiftungen.  Er  zeigt  die große Vielfalt der Fragen, die Krishnamurti während der Jahre seiner Reisen und Begegnungen mit
Menschen erörterte.
Der letzte Teil beginnt mit Krishnamurtis eigener Darlegung des Kerns seiner Aussagen, gefolgt
von Reden aus seinen späteren Jahren, in welchen die Themen dieser Darlegung untersucht werden.
Sie rufen seine früheren Ausführungen über die Wahrheit als ein pfadloses Land, das vollkommene
Freiheit, Liebe und Intelligenz ist, ins Gedächtnis.
 
Mary Cadogan, Alan Kishbaugh,
  Mark Lee, Ray MeCoy
 
Einführung
 
Als ich zum ersten Mal die Ehre hatte, Krishnamurti zu begegnen, war ich tief beeindruckt von der
Intensität seiner Stille. Diese Intensität zeugte von großer Energie, und seine Stille war der Ausdruck
eines unangreifbaren inneren Friedens. Eine solche Verbindung ist selten, tatsächlich so selten, daß,
wenn man ihr begegnet, nichts mehr als selbstverständlich betrachtet werden kann.
Unsere Begegnung war, wie man sagen kann, zufällig. Es war in einem Tonstudio. Weder hatte ich
Krishnamurti  je  zuvor  gesehen  noch  hatte  ich  irgendeines  seiner  Bücher  gelesen.  Doch  er-
staunlicherweise forderte er mich sofort zu einem Gespräch auf, das auf Videoband aufgezeichnet
werden sollte. Es schien ihm nicht das geringste auszumachen, daß er mich im landläufigen Sinne
überhaupt nicht kannte. Ich schloß daraus, daß er entweder ein großer Spieler war oder aber so völlig
auf den gegenwärtigen Augenblick eingestellt, daß er genau den richtigen Zeitpunkt zum Handeln
erfaßte. Es lag etwas zutiefst Unpersönliches in dieser Aufforderung, ohne daß er deshalb unnahbar
oder gleichgültig wirkte.
Der nächste Schock kam, als er mich fragte: »Worüber würden Sie gern sprechen?« Ich erwiderte:
Vielleicht über Hören und Sehen?« Er griff das Thema begeistert auf. Und so begann sofort, aus dem
Stegreif,  ein  Gespräch  über  inneres  Hören  und  inneres  Sehen.  Zwei  Jahre  später,  wieder  völlig
unerwartet, bat er mich, mit ihm in einer Serie von Dialogen den Kern seiner Lehren zu erörtern.
Nun hatte ich zwar vor Jahren als Ansager und Nachrichtensprecher für den Rundfunk gearbeitet und
hatte  auch  einige  professionelle  Erfahrung  mit  Studioprogrammen,  doch  nichts  davon  war
maßgebend  für  den  Verlauf  der  Dialoge.  Sie  entwickelten  sich  ohne  jede  Probe,  Vorbereitung,
Planung oder ein Eingreifen in ihren Fortgang. Seine Ungezwungenheit und zugleich die Intensität
seiner Konzentration waren erstaunlich.
Krishnamurti  war  eine  vollkommene  Personifikation  seiner  Lehre  vom  »unvoreingenommenen
Gewahrsein«. Hier liegt nahe, das Wort »unvoreingenommen« nur als eine Form der Subjektivität zu
betrachten. Doch das Gegenteil ist der Fall: Auch wenn das unvoreingenommene Gewahrsein in der
Person  reflektiert  wird,  ist  es  keineswegs  auf  diese  reduzierbar  und  entzieht  sich  damit  einer
Reduktion auf die psychische Ebene. Unvoreingenommenheit ist das geistige Äquivalent jener Stille,
aus welcher die verständliche Äußerung »der Leere [entsteht], in der die geistigen Dinge existieren
können,  doch  die  Dinge  sind  nicht  der  Geist  selbst  ...  diese  Leere  hat  keinen  Mittelpunkt  und  ist
somit unendlicher Bewegung fähig. Die Schöpfung ist aus dieser Leere geboren, doch es ist nicht die
Schöpfung eines Menschen, der Dinge zusammenfügt. Diese Schöpfung der Leere sind Liebe und
Tod.« Dieser letzte Satz verweist unmittelbar auf das Wesen des Augenblicks des Erwachens wie
auch des Mißverstehens des Selbst. Solange wir nicht im psychischen Sinne unserer Identifikation
mit  dem  Selbst  und  der  Erinnerung  daran  sterben,  bei  gleichzeitigem  totalem  Verstehen  unserer
Bedürfnisse,  bleiben  wir  dem  Inhalt  des  Denkens  verhaftet,  und  wir  versäumen  das  rechtzeitige
Reagieren auf den Augenblick:
Wo es zu einem totalen Verstehen des Bedürfnisses kommt, des äußerlichen wie des inneren, da ist
das Verlangen keine Qual mehr, sondern eine Flamme. Ohne diese Flamme ist das Leben selbst
verloren.  Es  ist  diese  Flamme,  die  die  Kleinlichkeit  ihres  Objekts  verbrennt,  die  Grenzen,  die
Zäune, die ihm aufgezwungen wurden. Dann kann man es mit jedem beliebigen Namen benennen,
Liebe, Tod, Schönheit. Dann ist es da und hat kein Ende.
Manche  mögen  es  unpassend  finden,  eine  kurze  Einführung  zu  Werken  der  Weisheit  mit  einer
persönlichen  Anekdote  zu  beginnen.  Man  denkt  an  Krishnamurtis  wiederholte  Warnung  an  seine Zuhörer: » Der Sprecher ist unwichtig.« Dann haben wir Zhuangzis: »Der Höchste Mensch hat kein
Ich, der spirituelle Mensch hat nichts verwirklicht, der Weise hat keinen Namen« - eine Wahrheit,
die  selten  gedacht,  geschweige  denn  realisiert  wurde.  Es  wäre  jedoch  falsch,  diese  Worte  als
Aufforderung  zu  verstehen,  einen  großen  Lehrer  (der  Gegenwart  oder  der  Vergangenheit)  zu
ignorieren. Dies wäre nur der oberflächliche Versuch, über etwas hinauszugelangen, das man noch
nicht begonnen hat. Krishnamurti ermahnt uns: »Meditation ist nicht etwas, das verschieden ist vom
täglichen Leben ... es ist das Sehen von dem, was ist, um dann darüber hinauszugelangen.« Wenn
man nicht gesehen hat, was ist, wie kann man über es hinausgelangen?
Leider  zeigt  die  akademische  Praxis  wenig  oder  kein  Verständnis  für  das  »Sehen,  was  ist«  im
Kontext einer echten Selbsterforschung. Das akademische Leben ist vielmehr eine Reise durch den
Wald  der  Abstraktionen.  Die  experimentelle  Naturwissenschaft  hat  den  Vorteil,
Laboratoriumsbeweise für ihre theoretischen Schlußfolgerungen zu verlangen. Trotzdem wird diese
Verfahrensweise  innerhalb  der  Doppelstruktur  des  Beobachters  und  des  Beobachteten  angewandt.
Eine Wahrnehmung ohne den Beobachter, wie in der Meditation, ist undenkbar:
Diese Wahrnehmung ist ganz verschieden vom Sehen eines Gegenstandes ohne den Beobachter,
denn  in  der  Wahrnehmung  der  Meditation  gibt  es  keinen  Gegenstand  und  deshalb  auch  keine
Erfahrung. Welchen Sinn hat eine solche Meditation? Sie hat keinen Sinn, sie hat keinen Nutzen.
Doch in dieser Meditation ist eine Bewegung großer Ekstase. Es ist die Ekstase, die dem Auge,
dem  Hirn,  dem  Herzen  die  Eigenschaft  der  Unschuld  verleiht.  Wenn  man  das  Leben  nicht  als
etwas vollkommen Neues sieht, ist es eine Routine, eine Langeweile, eine sinnlose Angelegenheit.
Deshalb ist Meditation von größter Wichtigkeit. Sie öffnet das Tor zum Ungewissen, zum Uner-
meßlichen.
Dieser Hinweis Krishnamurtis auf die Ekstase ist unserer modernen Geistesverfassung derart fremd,
daß  er  praktisch  unverständlich  ist.  Doch  er  ist  überaus  intelligent.  Wieso?  Weil  er  eine  radikale
Unterscheidung zwischen Bewußtsein und Gewahrsein impliziert. In unserer Zeit haben Philosophie
und  Tiefenpsychologie  das  Bewußtsein  praktisch  verabsolutiert.  Es  entzieht  sich  ihrer
Wahrnehmung, daß das Bewußtsein sich nicht selbst korrigiert. Wie ist das auch möglich, da das
Bewußtsein immer an Veränderung gebunden ist? Nur wenn das Gewahrsein ein Objekt hat, kommt
das  Bewußtsein  ins  Spiel.  In  sich  selbst  ist  Gewahrsein  unabhängig  von  Objekten  und  zugleich
unveränderlich. Deshalb ist es das Tor zum Ungewissen und Unermeßlichen.
Krishnamurti fordert uns auf, mit der radikalsten Selbsterforschung zu beginnen, denn sie öffnet
den Weg in den unendlichen Raum des Bewußtseins. Selbsterforschung beginnt nicht mit der Frage,
wer  bin  ich,  sondern,  was  bin  ich  nicht?  Eine  solche  unverblümte  Frage  bedarf  keiner  der
theoretischen  Strukturen,  welche  die  begriffliche  Ausrüstung  unserer  Tierenpsychologien,
Philosophien,  Theologien  und  Glaubenssysteme  ausmachen.  Die  Frage  ist  erstaunlich  und
erschreckend einfach; erschreckend, weil sie das tiefste Gefühl des Alleinseins nach sich zieht, denn
niemand außer uns selbst kann diese Frage stellen und beantworten. Doch mit Geduld, Mut und dem
unbedingten  Vertrauen,  sie  weiterzuverfolgen,  ohne  vor  ihr  zurückzuschrecken,  entdeckt  man  das
nicht-einsame Alleinsein jener »Meditation, die nicht die geringste Mühe ist, keine Leistung, kein
Denken, das Gehirn ist still, nicht willentlich still gemacht durch Absicht, Entschluß und den ganzen
Unsinn; es ist still. Und indem es still ist, hat es unendlichen Raum«.
In  dieser  kurzen  Einführung  habe  ich  absichtlich  vermieden,  einen  akademischen  Zugang  zu
Krishnamurtis Lehre zu wählen. Ein solcher hätte seinen Geist verfälscht und das Ziel seiner Bot-
schaft gänzlich verfehlt. Er hatte kein Interesse an der Karriere der Ideen und dem endlosen Palaver,
in  dem  sich  angeblich  die  Blüte  des  geistigen  Lebens  manifestiert. In  seiner  letzten  Rede  (Januar
1986) formulierte er dies überzeugend in knapper Form:
Es  wäre  zwecklos  für  Sie  und  für  den  Sprecher,  vielen  Worten  zuzuhören;  wenn  wir  aber
zusammen eine sehr lange Reise machen, nicht im zeitlichen Sinne, nicht im Sinne von Glauben
oder  Überzeugungen  oder  Theorien,  sondern  indem  wir  sehr  gründlich  unsere  Art  zu  leben
überprüfen,  unsere  Angst,  Ungewißheit,  Unsicherheit  und  alle  Erfindungen,  die  der  Mensch
gemacht hat, einschließlich der außerordentlichen Computer: Wo stehen wir da am Ende von zwei
Millionen Jahren? Wohin gehen wir, nicht was eine Theorie oder ein miserables Buch sagt, wie
heilig es auch sein mag, sondern wohin gehen wir alle? Und wo haben wir angefangen? Beides
hängt zusammen, wohin wir gehen und wo wir angefangen haben. Der Anfang könnte das Ende
sein. Stimmen Sie mir nicht zu. Finden Sie es heraus. Sofort hört man den Ausruf: »Aber wie? Wie finde ich es heraus?« Allein das Wort »wie« verrät den
Glauben, daß Methoden und Verfahren nötig sind, um eine Wirkung zu erzielen. Auf der materiellen
Ebene funktioniert dies ja auch. Hier aber ist mit der Aufforderung, es selbst herauszufinden, eine
andere Schicht unseres Bewußtseins angesprochen, nämlich unser Mißverhältnis zu uns selbst. Der
Versuch,  dieser  Störung  eine  Disziplin  nach  einem  Muster  aufzuzwingen,  verhärtet  nur  das
Mißverhältnis, bindet es weiterhin an Zeit und Glauben, an Schlußfolgerungen und Theorien. Es gibt
kein  Wie,  wenn  es  darum  geht,  einen  reinen  Akt  der  Aufmerksamkeit  dem  zu  widmen,  was
vorhanden  ist.  Daran  ist  nichts  Geheimnisvolles.  Im  normalen  Verlauf  des  täglichen  Lebens
unternehmen wir vielleicht ein paar solcher Akte, doch wir geben sie schnell wieder auf. Warum?
Die Antwort auf diese Frage kommt nur durch Selbstprüfung, nicht durch Theorien des Unbewußten
oder aus gelehrten Abhandlungen über das Wesen des Menschen. Der reine Akt der Aufmerksamkeit
ist spontan und frei; der Hörende und das Gehörte, der Beobachter und das Beobachtete fallen ab,
und  es  bleiben  nur  Hören  und  Sehen.  »Nur  wenn  der  Geist  glückselig,  still, ohne  jegliche  eigene
Regung  ist,  ohne  Projektion  des  Denkens,  bewußt  oder  unbewußt  -  nur  dann  tritt  das  Ewige  ins
Sein.«
Im  Laufe  dieses  Jahrhunderts  haben  wir  mit  unserer  Muttermilch  das  entmutigende  Dogma
aufgesogen,  daß  die  Kennzeichen  der  menschlichen  Natur  Angst  und  Entfremdung  sind,  eine
säkularisierte Version des Dogmas von der Erbsünde. Doch durch Meditation, so wie Krishnamurti
sie  erklärte,  und  durch  Selbsterforschung  entdeckt  man  sein  eigenes  ursprüngliches  Wesen,  seine
ursprüngliche Unschuld und den natürlichen Zustand. Ist das also der Kern der Sache? Ja, denn der
Kern der Sache ist eine Sache des Herzens.
 
Allan W Anderson Professor der Religionswissenschaft,
San Diego University
 
Die Wahrheit ist ein pfadloses Land
 
Der  »Orden  des  Sterns  im  Osten«  wurde  1911  gegründet,  um  das  Kommen  des  Weltlehrers
anzukündigen. Krishnamurti wurde zum Haupt des Ordens ernannt. Am z. August 1929, dem Tag der
Eröffnung  des  jährlichen  Star  Camp  in  Ommen,  Niederlande,  löste  Krishnamurti  den  Orden  in
Anwesenheit von dreitausend Mitgliedern auf. Es folgt der vollständige Text der Rede, die er aus
diesem Anlaß hielt.
 
Heute  morgen  wollen  wir  über  die  Auflösung  des  Ordens  des  Sterns  sprechen.  Viele  Menschen
werden sich darüber freuen, und andere werden sehr traurig sein. Es geht aber nicht darum, ob man
sich  freut  oder  traurig  ist,  denn  die  Auflösung  des  Ordens  ist  unvermeidlich,  wie  ich  Ihnen  nun
erklären werde.
Sie erinnern sich vielleicht an die Geschichte, wie der Teufel und einer seiner Freunde eines Tages
die  Straße  entlanggingen.  Sie  sehen  vor  sich  einen  Mann,  der  sich  bückt  und  etwas  vom  Boden
aufhebt, es betrachtet und dann in seine Tasche steckt. Der Freund fragt den Teufel: »Was hat der
Mann da aufgehoben?« »Er hat ein Stück von der WAHRHEIT aufgehoben«, sagt der Teufel. »Das
ist aber ein sehr schlechtes Geschäft für dich«, sagt sein Freund. »Oh, durchaus nicht«, antwortet der
Teufel, »ich werde ihm vorschlagen, sie zu organisieren.«
Ich behaupte, daß die WAHRHEIT ein pfadloses Land ist, und Sie können sich ihr auf keinem
Pfad nähern, durch keine Religion, durch keine Sekte. Das ist meine Ansicht, an der ich absolut und
bedingungslos  festhalte.  Die  WAHRHEIT,  die  grenzenlos,  unbedingt,  unnahbar  ist,  auf  welchem
Pfad auch immer, kann nicht organisiert werden; auch sollte keine Organisation gebildet werden, um
Menschen auf einen besonderen Pfad zu führen oder zu nötigen. Wenn Sie das als erstes verstehen,
dann werden Sie sehen, wie unmöglich es ist, einen Glauben zu organisieren. Ein Glaube ist eine rein
individuelle Angelegenheit, und Sie können und dürfen ihn nicht organisieren. Wenn Sie es tun, dann
stirbt er, erstarrt er; er wird zur Konfession, zu einer Sekte, einer Religion, die anderen aufgenötigt
wird.  Das  ist  es  aber,  was  überall  auf  der  Welt  jeder  zu  tun  versucht.  Die  WAHRHEIT  wird
geschmälert  und  zum  Spielzeug  für  die  Schwachen,  für  diejenigen,  die  nur  einen  Augenblick
unzufrieden sind. Die  WAHRHEIT  kann  nicht  heruntergeholt  werden;  vielmehr  muß  der  einzelne  sich  die  Mühe
machen, zu ihr hinaufzusteigen. Sie können den Gipfel des Berges nicht ins Tal herunterholen. Wenn
Sie den Gipfel des Berges erreichen wollen, müssen Sie das Tal durchqueren und die steilen Felsen
hinaufklettern,  ohne  sich  vor  den  gefährlichen  Klippen  zu  fürchten.  Sie  müssen  die  WAHRHEIT
erklimmen, sie kann nicht für Sie »abgestuft« oder organisiert werden. Das Interesse an Ideen wird
hauptsächlich  von  Organisationen  am  Leben  erhalten,  doch  Organisationen  erwecken  nur  ein
oberflächliches  Interesse.  Ein  Interesse,  das  nicht  aus  der  Liebe  zur  WAHRHEIT  um  ihrer  selbst
willen entsteht, sondern durch eine Organisation geweckt wird, ist ohne Wert. Die Organisation wird
zum  Rahmen,  in  den  sich  ihre  Mitglieder  bequem  einfügen.  Sie  streben  nicht  länger  nach  der
WAHRHEIT oder nach dem Gipfel des Berges, sondern sie graben sich eine bequeme Nische, in die
sie sich setzen, oder sie lassen sich von der Organisation an einen Platz stellen und denken, daß die
Organisation sie dadurch zur WAHRHEIT führen wird.
Das ist also der erste Grund, weshalb der Orden vom Stern meiner Ansicht nach aufgelöst werden
muß.  Doch  wahrscheinlich  werden  Sie  trotzdem  andere  Orden  gründen,  Sie  werden  weiterhin
anderen  Organisationen  angehören,  die  nach  der  WAHRHEIT  suchen.  Ich  will  zu  keiner
Organisation  spiritueller  Art  gehören,  bitte  verstehen  Sie  das.  Ich  würde  zum  Beispiel  von  einer
Organisation Gebrauch machen, die mich nach London bringt; das ist eine Organisation ganz anderer
Art, rein zweckdienlich, wie die Post oder der Telegraf. Ich würde ein Auto oder ein Dampfschiff
zum  Reisen  benutzen,  das  sind  ganz  zweckmäßige  Maschinen,  die  nicht  das  geringste  mit
Spiritualität  zu  tun  haben.  Ich  betone  noch  einmal,  daß  keine  Organisation  den  Menschen  zur
Spiritualität führen kann.
Wenn  eine  Organisation  zu  diesem  Zweck  gegründet  wird,  wird  sie  zu  einer  Krücke,  einer
Schwäche,  einem  Zwang,  und  sie  kann  das  Individuum  nur  verkrüppeln  und  es  daran  hindern  zu
wachsen und seine Einzigartigkeit zu entwickeln, die in seiner eigenen Entdeckung der absoluten,
unbedingten WAHRHEIT besteht. Das ist ein weiterer Grund, weshalb ich mich entschieden habe,
den Orden, dessen Haupt ich nun einmal bin, aufzulösen. Niemand hat mich zu dieser Entscheidung
überredet.
Dies ist keine großartige Geste, denn ich will keine Anhänger, und das meine ich ernst. Sobald Sie
einem Menschen folgen, hören Sie auf, der WAHRHEIT zu folgen. Es ist mir gleichgültig, ob Sie
dem, was ich sage, Aufmerksamkeit schenken oder nicht. Ich will eine bestimmte Sache auf der Welt
tun, und die werde ich mit unbeirrbarer Konzentration tun. Ich habe nur ein einziges wesentliches
Anliegen: den Menschen frei zu machen. Ich will ihn aus allen Käfigen, von allen Ängsten befreien
und  keine  Religionen,  keine  neuen  Sekten  gründen,  geschweige  denn  neue  Theorien  und  neue
Philosophien  einführen.  Nun  werden  Sie  mich  natürlich  fragen,  warum  ich  in  der  ganzen  Welt
herumreise und fortwährend rede. Ich werde Ihnen sagen, aus welchem Grunde ich das tue: Nicht,
weil  ich  eine  Gefolgschaft  wünsche,  nicht  weil  ich  eine  besondere  Gruppe  von  besonderen
Anhängern haben möchte. (Wie lieben es doch die Menschen, anders zu sein als ihre Mitmenschen,
wie lächerlich, absurd und trivial ihre Unterscheidungen auch sein mögen! Ich will diese Absurdität
nicht unterstützen.) Ich habe keine Anhänger, keine Apostel, weder auf Erden noch in der Sphäre des
Spirituellen.
Auch  reizt  mich  nicht  die  Verlockung  des  Geldes  oder  der  Wunsch,  ein  bequemes  Leben  zu
führen. Wenn ich ein bequemes Leben führen wollte, würde ich nicht in ein Camp gehen oder in
einem regnerischen Land leben! Das sage ich ganz offen, um es ein für allemal klarzustellen. Ich will
diese kindischen Diskussionen nicht Jahr für Jahr wiederholen.
Ein Zeitungsreporter, der mich interviewt hat, hielt es für eine großartige Tat, eine Organisation
aufzulösen,  die  aus  vielen  tausend  Mitgliedern  besteht.  Er  sagte,  in  seinen  Augen  sei  das  etwas
Großartiges. Dann fragte er: »Was werden Sie danach tun, wie werden Sie leben? Sie haben keine
Anhänger,  die  Menschen  werden  Ihnen  nicht  mehr  zuhören!«  Wenn  es  nur  fünf  Leute  gibt,  die
zuhören, die leben werden, die ihre Gesichter der Ewigkeit zuwenden, dann ist das genug. Was nützt
es, tausend zu haben, die nichts verstehen, die ganz in ihren Vorurteilen erstarrt sind, die das Neue
nicht wollen, sondern lieber das Neue so auslegen, daß es ihrem eigenen sterilen, trägen Selbst dient?
Wenn ich so starke Worte gebrauche, mißverstehen Sie mich bitte nicht; es geschieht nicht aus einem
Mangel an Mitgefühl. Wenn Sie zu einem Chirurgen gehen, um sich operieren zu lassen, erweist er
Ihnen nicht einen Dienst damit, daß er Sie operiert, selbst wenn er Ihnen Schmerzen zufügt? Ebenso
ist es kein Mangel an wahrer Liebe, wenn ich offen und ehrlich spreche, ganz im Gegenteil. Wie  ich  schon  sagte,  ich  habe  nur  ein  Ziel:  den  Menschen  zu  befreien,  ihn  zur  Freiheit
anzuspornen, ihm zu helfen, aus allen Begrenzungen auszubrechen, denn das allein wird ihm ewige
Glückseligkeit bringen, wird ihn zu unbedingter Selbsterkenntnis führen.
Weil ich frei bin, unkonditioniert, vollkommen - nicht die partielle, nicht die relative, sondern die
ganze  WAHRHEIT,  die  ewig  ist  -,  deshalb  wünsche  ich,  daß  diejenigen,  die  mich  zu  verstehen
suchen, frei sind; nicht, um mir nachzufolgen, nicht, um aus mir einen Käfig zu machen, der zu einer
Religion,  einer  Sekte  wird.  Vielmehr  sollten  sie  frei  sein  von  aller  Furcht  -  von  der  Furcht  der
Religion, von der Furcht der Erlösung, von der Furcht der Spiritualität, von der Furcht der Liebe, von
der Furcht des Todes, von der Furcht des Lebens selbst. So wie ein Künstler ein Bild malt, weil er
Freude am Malen hat, weil es ein Ausdruck seiner selbst ist, sein Glück, sein Wohlbefinden, so tue
ich das Meine, und nicht, weil ich irgend etwas von irgend jemandem haben will.
Sie sind an Autorität gewöhnt oder an den Nimbus von Autorität, und Sie glauben, durch sie auf
den Weg der Spiritualität geführt zu werden. Sie glauben und hoffen, daß ein anderer Sie durch seine
außergewöhnlichen Kräfte - durch ein Wunder - in diese Sphäre ewiger Freiheit entrücken kann, die
Glückseligkeit ist. Ihre ganze Lebenseinstellung basiert auf dieser Autorität.
Sie haben mir jetzt seit drei Jahren zugehört, ohne daß sich irgend etwas verändert hat, außer bei
einigen.  Jetzt  analysieren  Sie,  was  ich  sage,  seien  Sie  kritisch,  damit  Sie  mich  vollkommen,  von
Grund auf verstehen können. Wenn Sie eine Autorität suchen, die Sie zur Spiritualität führt, dann
müssen Sie automatisch eine Organisation um diese Autorität herum aufbauen. Doch allein durch die
Gründung  dieser  Organisation,  von  der  Sie  glauben,  daß  sie  dieser  Autorität  helfen  wird,  Sie  zur
Spiritualität zu führen, sind Sie bereits in einem Käfig gefangen.
Wenn ich das so unverblümt sage, dann denken Sie bitte nicht, daß es aus Härte geschieht, aus
Grausamkeit, aus Begeisterung für mein Ziel, sondern weil ich möchte, daß Sie verstehen, was ich
sage. Aus diesem Grunde sind Sie hier, und es wäre Zeitverschwendung, wenn ich Ihnen meinen
Standpunkt nicht klar und deutlich auseinandersetzen würde.
Achtzehn  Jahre  lang  haben  Sie  sich  auf  dieses  Ereignis  vorbereitet,  auf  das  Kommen  des
Weltlehrers. Achtzehn Jahre lang haben Sie organisiert, haben Sie jemanden gesucht, der Ihr Herz
und Ihren Geist mit neuer Freude erfüllen, der Ihr ganzes Leben verwandeln, der Ihnen ein neues
Verständnis vermitteln würde; jemanden, der Sie auf eine neue Ebene des Lebens heben, Ihnen neue
I:rrrrutigung geben, der Sie frei machen würde - und nun sehen Sie, was geschieht! Denken Sie nach,
prüfen Sie sich selbst und entdecken Sie, auf welche Weise dieser Glaube Sie anders gemacht hat -
nicht durch oberflächliche Unterschiede, indem Sie ein Abzeichen tragen, was belanglos, geradezu
absurd  ist.  Auf  welche  Weise  hat  ein  solcher  Glaube  alle  unwesentlichen  Dinge  des  Lebens
hinweggefegt?  Nur  danach  kann  man  urteilen:  In  welcher  Hinsicht  sind  Sie  freier,  größer,
gefährlicher  für  jede  Gesellschaft,  die  sich  auf  Falsches,  Unwesentliches  gründet?  In  welcher
Hinsicht haben die Mitglieder dieser Organisation des Sterns sich verändert?
Wie  ich  schon  sagte,  Sie  haben  sich  seit  achtzehn  Jahren  auf  mich  vorbereitet.  Es  ist  mir
gleichgültig, ob Sie glauben, ich sei der Weltlehrer oder nicht. Das ist von sehr geringer Bedeutung.
Seit Sie zu der Organisation des Ordens des Sterns gehören, haben Sie Ihre Sympathie, Ihre Energie
teilweise  oder  ganz  darauf  verwandt,  zu  bestätigen,  daß  Krishnamurti  der  Weltlehrer  ist:  ganz
diejenigen,  die  wirklich  suchen,  nur  teilweise  diejenigen,  die  mit  ihren  eigenen  Halbwahrheiten
zufrieden sind.
Sie haben sich achtzehn Jahre lang vorbereitet, und sehen Sie nur, wie viele Schwierigkeiten Ihrem
Verstehen im Wege stehen, wie viele Komplikationen, wie viele Belanglosigkeiten. Ihre Vorurteile,
Ihre Ängste, Ihre Autoritäten, Ihre neuen und alten Kirchen - sie alle, behaupte ich, sind Hindernisse
des Verstehens. Ich kann es nicht deutlicher sagen. Ich will nicht, daß Sie mir zustimmen. Ich will
nicht, daß Sie mir nachfolgen. Ich will, daß Sie verstehen, was ich sage.
Dieses Verstehen ist notwendig, weil Ihr Glaube Sie nicht verwandelt hat, sondern Sie nur noch
komplizierter gemacht hat, und weil Sie nicht bereit sind, die Dinge so zu sehen, wie sie sind. Sie
wollen Ihre eigenen Götter haben - neue Götter an Stelle der alten -, die alle gleichermaßen wertlos,
alle  Hindernisse,  alle  Begrenzungen,  alle  Krücken  sind.  Anstelle  der  alten  spirituellen
Rangordnungen  haben  Sie  neue  spirituelle  Rangordnungen,  anstelle  der  alten  Gottesdienste  haben
Sie  neue  Gottesdienste.  Sie  alle  sind  in  Ihrer  Spiritualität  abhängig  von  jemand  anderem,  für  Ihr
Glück von jemand anderem, für Ihre Erleuchtung von .jemand anderem; und obgleich Sie sich seit
achtzehn Jahren auf mich vorbereitet haben: wenn ich sage, daß alle diese Dinge unnötig sind, daß Sie  sie  alle  ablegen  und  in  sich  selbst  diese  Erleuchtung  suchen  müssen,  diese  Seligkeit,  diese
Reinigung und die Unbestechlichkeit des Selbst, dann ist doch kein einziger von Ihnen dazu bereit.
Wenige vielleicht, aber nur sehr, sehr wenige.
Warum also braucht man eine Organisation?
Warum  sollen  falsche,  heuchlerische  Menschen  mir,  der  personifizierten  WAHRHEIT,  folgen?
Bitte bedenken Sie, daß ich nichts Hartes oder Unfreundliches sage, doch wir sind nun in einer Si-
tuation,  wo  Sie  die  Dinge  so  sehen  müssen,  wie  sie  sind.  Voriges  Jahr  sagte  ich,  daß  ich  keine
Kompromisse schließen würde. Nur sehr wenige haben damals auf mich gehört. Dieses Jahr habe ich
es vollkommen klargemacht. Ich weiß nicht, wie viele Tausende auf der ganzen Welt - Mitglieder
des Ordens - sich achtzehn Jahre lang auf mich vorbereitet haben, und doch sind sie jetzt nicht bereit,
bedingungslos und total auf das zu hören, was ich sage.
Warum also braucht man eine Organisation?
Wie  ich  schon  sagte,  mein  Ziel  ist,  die  Menschen  bedingungslos  frei  zu  machen,  denn  ich
behaupte, daß die einzige Spiritualität die Unbestechlichkeit des Selbst ist, denn diese ist zeitlos, sie
ist die Harmonie zwischen Vernunft und Liebe. Das ist die absolute, unbedingte WAHRHEIT, sie
ist das Leben selbst. Deshalb will ich den Menschen frei machen, frohlockend wie der Vogel am
klaren Himmel, unbeschwert, unabhängig, ekstatisch in dieser Freiheit. Und ich, auf den Sie sich
seit achtzehn Jahren vorbereitet haben, sage jetzt, daß Sie frei von all diesen Dingen sein müssen,
frei von Ihren Kompliziertheiten, Ihren Verstrickungen. Dafür brauchen Sie keine Organisation, die
sich auf einen spirituellen Glauben gründet. Wozu braucht man eine Organisation für fünf oder zehn
Leute auf der Welt, die verstehen, die sich bemühen, die alle Belanglosigkeiten aufgegeben haben?
Und  für  die  Schwachen  gibt  es  keine  Organisation,  die  ihnen  helfen  kann,  die  WAHRHEIT  zu
finden,  denn  die  WAHRHErr  ist  in  jedem  Menschen;  sie  ist  nicht  weit,  sie  ist  nicht  nah;  sie  ist
immer da.
Organisationen  können  Sie  nicht  frei  machen.  Kein  anderer  Mensch  kann  Sie  von  außen  frei
machen;  weder ein  organisierter Gottesdienst noch die  Aufopferung für eine gute Sache kann Sie
befreien;  auch  indem  Sie  sich  zu  einer  Organisation  zusammenschließen  oder  sich  in gute Werke
stürzen, können Sie nicht frei werden. Sie benutzen eine Schreibmaschine, um Briefe zu schreiben,
aber Sie stellen sie nicht auf einen Altar und beten sie an. Doch das tun Sie, wenn Organisationen Ihr
Hauptinteresse werden. »Wie viele Mitglieder hat sie?« - das ist die erste Frage, die mir von allen
Zeitungsreportern  gestellt  wird.  »Wie  viele  Anhänger  haben  Sie?  Nach  ihrer  Anzahl  werden  wir
beurteilen,  ob  das,  was  Sie  sagen,  wahr  oder  falsch  ist.«  Ich  weiß  nicht,  wie  viele  es  sind.  Es
interessiert mich nicht. Wie ich schon sagte, wenn es nur einen Menschen gäbe, der befreit wurde,
wäre es genug.
Noch einmal, Sie haben die Vorstellung, daß nur gewisse Menschen den Schlüssel zum Reich der
Glückseligkeit besitzen. Niemand besitzt ihn. Niemand ist ermächtigt, diesen Schlüssel zu besitzen.
Der  Schlüssel  ist  Ihr  eigenes  Selbst,  und  in  der  Entwicklung  und  der  Reinigung  und  der
Unbestechlichkeit des Selbst allein ist das Reich der Ewigkeit.
Sie werden sehen, wie absurd das ganze Gebäude ist, das Sie errichtet haben, daß Sie Hilfe von
außerhalb suchen, daß Sie für Ihr Wohlbefinden, Ihr Glück, Ihre Kraft von anderen abhängig sind.
Das alles können Sie nur in sich selbst finden.
Warum also braucht man eine Organisation?
Sie  sind  daran  gewöhnt,  daß  man  Ihnen  sagt,  welche  Fortschritte  Sie  gemacht  haben,  was  Ihr
spiritueller Status ist. Wie kindisch! Wer außer Ihnen selbst kann Ihnen sagen, ob Sie innerlich schön
oder häßlich sind? Wer außer Ihnen selbst kann Ihnen sagen, ob Sie unbestechlich sind? Es ist Ihnen
nicht ernst genug um diese Dinge.
Warum also braucht man eine Organisation?
Doch diejenigen, die wirklich verstehen wollen, die Ausschau halten nach dem, was ewig ist, ohne
Anfang und ohne Ende, werden gemeinsam mit großer Intensität diesen Weg gehen, sie werden eine
Gefahr  sein  für  alles,  was  unwesentlich  ist,  für  Unwirkliches,  für  Schatten.  Und  sie  werden  sich
zusammenschließen,  sie  werden  die  Flamme  sein,  denn  sie  verstehen.  Eine  solche  Gemeinschaft
müssen wir bilden, und das ist mein Ziel. Aufgrund dieses wirklichen Verstehens wird es dort wahre
Freundschaft geben. Aufgrund dieser wahren Freundschaft - die Sie nicht zu kennen scheinen - wird
eine wirkliche Zusammenarbeit möglich sein. Und das nicht aufgrund von Autorität, nicht aufgrund
von Erlösung, nicht aufgrund der Aufopferung für eine Sache, sondern weil Sie wirklich verstehen, und  daher  fähig  sind,  im  Ewigen  zu  leben.  Das ist etwas Größeres als alles Vergnügen, als jedes
Opfer.
Dies  sind  die  Gründe,  weshalb  ich  nach  zwei  Jahren  reiflicher  Überlegung  diese  Entscheidung
getroffen  habe.  Sie  kommt  nicht  aus  einem  momentanen  Impuls.  Ich  bin  von  niemandem  dazu
überredet worden. In dieser Angelegenheit lasse ich mich nicht überreden. Seit zwei Jahren habe ich
darüber nachgedacht, langsam, gründlich, geduldig, und ich habe mich nun entschlossen, den Orden,
dessen Haupt ich nun einmal bin, aufzulösen. Sie können andere Organisationen bilden und jemand
anderen erwarten. Das interessiert mich nicht, so wenig, wie ich daran interessiert bin, neue Käfige
zu bauen und neue Dekorationen für diese Käfige. Meine einzige Sorge ist, die Menschen absolut
und bedingungslos frei zu machen.
Erster Teil:  Frühe Werke
 
Jiddu  Krishnamurti  wurde  1895  in  Madanpalle,  Indien,  als  achtes  Kind  einer  in  bescheidenen
Verhältnissen lebenden Brahmanen-Familie geboren. Seine Mutter starb, als er zehn Jahre alt war,
und in seiner Kindheit war er zart und häufig krank. Als sein Vater, ein Regierungsangestellter, in
den  Ruhestand  trat,  vereinbarte  er  mit  Annie  Besant,  der  Präsidentin  der  Internationalen
Theosophischen Gesellschaft, für diese Organisation zu arbeiten, deren Mitglied er seit mehreren
Jahren war. Er zog mit Krishnamurti, der damals vierzehn Jahre alt war, und dessen drei Brüdern
nach Madras, zum Hauptsitz der Theosophen.
Zwischen Annie Besant und Krishnamurti entwickelte sich eine tiefe, liebevolle Verbundenheit, und
sie  wurde  sein  gesetzlicher  Vormund.  Die  Theosophen  glaubten  in  dem  Knaben  den  künftigen
»Weltlehrer« entdeckt zu haben, und unter dem Namen »Orden des Sterns im Osten« gründeten sie
eine  Organisation  mit  Krishnamurti  als  Oberhaupt.  1912  wurde  Krishnamurti  offiziell  zum
Weltlehrer erklärt. Doch 1929 löste er mit seiner spirituellradikalen Ansprache »Die Wahrheit ist
ein  pfadloses  Land«  den  Orden  auf.  Damit  wies  er  zugleich  Landbesitz,  Geld,  Macht  und  jeden
Anspruch auf Autorität oder einen Guru-Status zurück.
Für den Rest seines Lebens unternahm Krishnamurti ausgedehnte Reisen nach Europa, Indien, den
Vereinigten  Staaten,  Südamerika,  Australien  und  Neuseeland  und  sprach  vor  Tausenden  von
Menschen aus allen Schichten und Berufen, die gekommen waren, um ihn zu hören.
Dieser Teil des Buches umfaßt eine Auswahl der Reden, die Krishnamurti Mitte der dreißiger
Jahre hielt, darunter eine Rede in Mexiko-Stadt und eine Vortragsreihe von 1934 in Ojai, Kali-
fornien, wo Krishnamurti später die Jahre des Zweiten Weltkriegs (1939 bis 1945) verbrachte.
 
Was ich tun will
 
Vielleicht  fragen  Sie:  »Was  wollen  Sie  eigentlich  tun?  Wenn  Sie  nicht  wünschen,  daß  wir
irgendeiner Gesellschaft beitreten oder gewisse Theorien akzeptieren, was ist es denn, das Sie tun
wollen?«
Was  ich  tun  will,  ist,  Ihnen,  dem  einzelnen  Menschen,  zu  helfen,  den  Strom  des  Leidens,  der
Verwirrung  und  des  Konflikts  durch  tiefe  und  vollkommene  Erfüllung  zu  überqueren.  Diese
Erfüllung  kommt  nicht  durch  Selbstverwirklichung,  nicht  durch  Zwang  und  Nachahmung;  nicht
durch überspannte Gefühle und Schlußfolgerungen, sondern durch klares Denken, durch intelligentes
Handeln werden wir diesen Strom des Schmerzes und des Leidens überqueren. Es gibt eine Realität,
die nur durch tiefe und echte Erfüllung verstanden werden kann.
Bevor wir den Reichtum und die Schönheit der Erfüllung verstehen können, muß Ihr Geist sich
von  dem  Hintergrund  der  Tradition,  der  Gewohnheit  und  des  Vorurteils  befreien.  Wenn  Sie  zum
Beispiel  einer  politischen  Partei  angehören,  dann  betrachten  Sie  naturgemäß  alle  Ihre  politischen
Ansichten  aus  dem  engen,  begrenzten  Blickwinkel  dieser  Partei.  Wenn  Sie  in  einer  bestimmten
Religion aufgewachsen, erzogen und konditioniert worden sind, dann betrachten Sie das Leben durch
deren  Schleier  von  Vorurteil  und  Verblendung.  Dieser  Hintergund  der  Tradition  verhindert  das
vollkommene Verstehen des Lebens und bringt nur Verwirrung und Leiden. Ich möchte Sie bitten, dem, was ich zu sagen habe, gut zuzuhören und sich zumindest für diese
Stunde von dem Hintergrund Ihrer Erziehung samt allen Traditionen und Vorurteilen zu befreien, um
einfach und unmittelbar über die vielen menschlichen Probleme nachzudenken.
Wahrhaft kritisch zu sein bedeutet nicht, in Opposition zu sein. Die meisten von uns sind dazu
erzogen, gegen etwas zu opponieren und nicht zu kritisieren. Wenn ein Mensch nur opponiert, zeigt
das gewöhnlich, daß er ein persönliches Interesse zu verteidigen hat, und das ist keine tiefe Einsicht
durch  kritische  Prüfung.  Echte  Kritik  besteht  in  dem  Versuch,  die  volle  Bedeutung  der  Werte  zu
verstehen, ohne dabei durch Abwehrreaktionen behindert zu sein.
Wir  sehen  überall  auf  der  Welt  die  Extreme  von  Armut  und  Reichtum,  von  Überfluß  bei
gleichzeitiger  Hungersnot;  wir  haben  Klassenunterschiede  und  Rassenhaß,  die  Dummheit  des
Nationalismus  und  die  entsetzliche  Grausamkeit  des  Krieges.  Wir  sehen  die  Ausbeutung  des
Menschen  durch  den  Menschen;  die  Religionen  mit  ihren  eigennützigen  Interessen  wurden  zum
Vorwand der Ausbeutung und trennen den Menschen vom Menschen. Wir sehen Angst, Verwirrung,
Hoffnungslosigkeit und Enttäuschung.
Das  alles  sehen  wir.  Es  ist  Teil  unseres  täglichen  Lebens.  Gefangen  im  Kreislauf  des  Leidens,
müssen Sie sich, wenn Sie überhaupt nachdenken, gefragt haben, wie diese menschlichen Probleme
zu lösen sind. Entweder sind Sie sich des chaotischen Zustands der Welt bewußt, oder Sie schlafen
nur,  leben  in  einer  Phantasiewelt,  einer  Illusion.  Wenn  Sie  wach  sind,  dann  müssen  Ihnen  diese
Probleme zu schaffen machen. Manche versuchen sie zu lösen, indem sie sich an Experten wenden
und  deren  Ideen  und  Theorien  folgen.  Allmählich  schließen  sie  sich  zu  einer  exklusiven
Gemeinschaft zusammen und kommen damit in Konflikt mit anderen Experten und deren Parteien;
und der einzelne Mensch wird zum bloßen Werkzeug in den Händen der Gruppe oder des Experten.
Oder Sie versuchen diese Probleme zu lösen, indem Sie einem bestimmten System anhängen, das
sich bei näherer Prüfung als ein weiteres Mittel zur Ausbeutung des Individuums erweist. Oder Sie
glauben, daß eine Massenbewegung, ein kollektives Handeln nötig ist, um diese Grausamkeiten und
Abscheulichkeiten abzuwenden.
Doch die Idee einer Massenbewegung wird zu einem bloßen Schlagwort, wenn Sie als Individuum
und Teil der Masse Ihre wahre Funktion nicht verstehen. Wirkliches kollektives Handeln kann nur
stattfinden, wenn Sie als Individuum, das ja auch die Masse ist, wach sind und ohne Zwang die volle
Verantwortung für Ihr Handeln übernehmen.
Bitte  denken  Sie  daran,  daß  ich  Ihnen  kein  philosophisches  System  biete,  dem  Sie  blindlings
folgen können, sondern daß ich versuche, den Wunsch nach wahrer und intelligenter Erfüllung zu
wecken, die allein eine glückliche Ordnung und Frieden in der Welt bewirken kann.
Eine fundamentale und beständige Ordnung auf der Welt kann es nur geben, Liebe und intelligente
Erfüllung kann es nur geben, wenn Sie aufwachen und anfangen, sich aus dem Netz der Illusionen zu
befreien, der vielen Illusionen über sich selbst, die Sie sich aus Angst vorgespiegelt haben. Wenn der
Geist  sich  von  diesen  Hemmnissen  befreit,  wenn  diese  tiefe,  innere,  freiwillige  Verwandlung
stattfindet, nur dann ist ein echtes, beständiges kollektives Handeln möglich, das nicht erzwungen ist.
Bitte verstehen Sie, daß ich zu Ihnen als Individuum spreche, nicht zu einer kollektiven Gruppe
oder  einer  besonderen  Partei.  Wenn  Sie  nicht  zu  Ihrer  vollen  Verantwortung,  zu  Ihrer  Erfüllung
erwachen, dann muß Ihre Funktion als Mensch in der Gesellschaft enttäuschend, begrenzt sein, und
das ist traurig.
Die Frage ist also: Wie kann diese tiefe individuelle Revolution stattfinden? Wenn sich diese echte,
freiwillige  Revolution  im  einzelnen  Menschen  vollzieht,  dann  werden  Sie  die  richtigen  Le-
bensbedingungen für alle schaffen, ohne Unterschied von Klasse oder Rasse. Dann wird die Welt aus
einer geeinten Menschheit bestehen.
Wie können Sie als einzelne Menschen zu dieser tiefgreifenden Revolution erwachen? Was ich sagen
will, ist nicht kompliziert, es ist einfach, und gerade wegen seiner Einfachheit fürchte ich, daß Sie es
ablehnen werden, weil es nicht positiv ist. Was Sie positiv nennen, ist, wenn Ihnen ein bestimmter
Plan vorgelegt wird, wenn man Ihnen genau sagt, was Sie tun sollen. Doch wenn Sie selbst
verstehen, was die Hindernisse sind, die Ihrer tiefen und echten Erfüllung im Wege stehen, dann
werden Sie nicht nur ein bloßer Mitläufer sein und ausgebeutet werden. Alles Mitläufertum ist dem
Ganzen abträglich.
Damit diese tiefgreifende Revolution stattfinden kann, müssen Sie sich der Struktur, die Sie um
sich her errichtet haben und in der Sie nun gefangen sind, vollkommen bewußt sein. Das heißt, wir haben  jetzt  bestimmte  Werte,  Ideale,  Glaubensvorstellungen,  die  den  Geist  wie  in  einem  Netz
gefangenhalten,  und  wenn  wir  deren  volle  Bedeutung  ergründen  und  verstehen,  dann  werden  wir
erkennen, wie sie entstanden sind. Bevor Sie uneingeschränkt und richtig handeln können, müssen
Sie das Gefängnis wahrnehmen, in dem Sie leben, und erkennen, wie es zustande gekommen ist. Und
wenn Sie es ohne irgendwelche Selbstverteidigung prüfen, dann werden Sie sich selbst über seine
wahre Bedeutung klarwerden, die Ihnen kein anderer vermitteln kann. Indem Sie durch Ihr Leiden
Ihre eigene Intelligenz geweckt haben, werden Sie das Wesen der echten Erfüllung entdecken.
Jeder  von  uns  sucht  Sicherheit,  Gewißheit  durch  selbstsüchtiges  Denken  und  Handeln,  objektiv
und subjektiv. Wenn Sie sich Ihrer eigenen Gedankengänge bewußt sind, werden Sie sehen, daß Sie
Ihrer  eigenen  selbstsüchtigen  Gewißheit  und  Sicherheit  nachjagen,  sowohl  der  äußeren  wie  der
inneren.  In  Wirklichkeit  gibt  es  keine  solch  absolute  Trennung  des  Lebens  in  eine  objektive  und
subjektive Welt. Ich mache diese Unterscheidung nur aus praktischen Gründen.
Objektiv äußert sich diese Suche nach selbstsüchtiger Sicherheit und Gewißheit in der Familie, die
aus Habgier zu einem Zentrum der Ausbeutung wird. Wenn Sie das einmal nachprüfen, dann werden
Sie sehen, daß die sogenannte Liebe zur Familie nichts als Besitzgier ist.
Diese  Suche  nach  Sicherheit  drückt  sich  auch  in  den  Klassenunterschieden  aus,  die  sich  zu  der
Torheit des Nationalismus und Imperialismus weiterentwickeln, und die Feindschaft, Rassenhaß und
die extreme Grausamkeit des Krieges ausbrüten. So haben wir mit unseren selbstsüchtigen Begierden
eine Welt von Nationen und miteinander im Streit liegenden souveränen Regierungen geschaffen,
deren Funktion es ist, sich auf Kriege vorzubereiten und die Menschen zu zwingen, gegeneinander
zu kämpfen.
Ferner  gibt  es  die  Suche  nach  selbstsüchtiger  Sicherheit  und  Gewißheit  durch  das,  was  wir  als
Religion  bezeichnen.  Sie  möchten  gar  zu  gern  glauben,  daß  göttliche  Wesen  diese  organisierten
Glaubensformen, die wir Religionen nennen, geschaffen haben. Doch Sie selbst haben sie zu Ihrer
eigenen Annehmlichkeit geschaffen; seit Jahrhunderten wurden sie geheiligt, und nun sind Sie an sie
versklavt. Es kann niemals ideale Religionen geben, deshalb lassen Sie uns jetzt nicht unsere Zeit
damit  vergeuden,  über  sie  zu  diskutieren.  Sie  können  nur  in  der  Theorie  existieren,  nicht  in  der
Realität. Lassen Sie uns untersuchen, wie wir die Religionen geschaffen haben und auf welche Weise
wir an sie versklavt sind. Wenn Sie einmal durchschauen, wie sie wirklich sind, dann werden Sie
sehen,  daß  sie  nichts  als  das  Eigeninteresse  organisierter  Glaubensgemeinschaften  sind,  die  die
Menschen festhalten, voneinander trennen und ausbeuten. So wie Sie objektiv Sicherheit suchen, so
suchen  Sie  auch  subjektiv  eine  andere  Art  von  Sicherheit  und  Gewißheit,  die  Sie  Unsterblichkeit
nennen. Sie verlangen ein selbstsüchtiges Weiterleben im Jenseits und nennen es Unsterblichkeit. In
meinen späteren Reden werde ich erklären, was in meiner Sicht die wahre Unsterblichkeit ist.
Wenn  Sie  diese  Sicherheit  suchen,  entsteht  Angst,  und  deshalb  unterwerfen  Sie  sich  einem
anderen, der Ihnen diese Unsterblichkeit verspricht. Aus Angst erfinden Sie eine spirituelle Autorität,
und  damit  diese  Autorität  ausgeübt  werden  kann,  gibt  es  die  Priester,  die  Sie  durch  Glauben,
Dogmen und Konfessionen ausbeuten, durch Theater, Pomp und Prunk und Prozessionen, die man
auf der ganzen Welt als Religion bezeichnet. Sie basiert im wesentlichen auf Angst, auch wenn Sie
es die Liebe zu Gott oder zur Wahrheit nennen; sie ist, wenn Sie es intelligent nachprüfen, nichts
anderes als das Ergebnis der Angst, und deshalb muß sie zu einem Mittel werden, um die Menschen
auszubeuten. Durch Ihre eigene Sehnsucht nach Unsterblichkeit, nach selbstsüchtigem Weiterleben,
haben Sie sich diese Illusion aufgebaut, die Sie Religion nennen, und Sie sind unbewußt oder bewußt
daran gefesselt. Oder vielleicht gehören Sie keiner besonderen Religion an, sondern haben sich einer
Sekte angeschlossen, die Ihnen eine subtile Belohnung verheißt, eine subtile Erhöhung des Ego im
Jenseits.  Oder  Sie  gehören  nicht  zu  einer  Gesellschaft  oder  Sekte,  doch  Sie  haben  eine  innere,
geheime,  verschwiegene  Sehnsucht,  sich  Ihre  eigene  Unsterblichkeit  zu  suchen.  Solange  es  eine
Sehnsucht nach dem Weiterleben des Selbst in irgendeiner Form gibt, muß es auch die Angst geben,
die eine Autorität erfindet, und aus dieser Angst kommt die subtile Grausamkeit und Dummheit, sich
der Ausbeutung zu unterwerfen. Diese Ausbeutung ist so raffiniert, so subtil, daß man sich in sie
verliebt,  sie  für  spirituelles  Wachstum  hält  und  für  ein  Fortschreiten  auf  dem  Weg  zur
Vollkommenheit.
Doch  Sie,  als  Individuum,  müssen  sich  dieser  ganzen  komplizierten  Struktur,  dieser  Quelle  der
Angst bewußt werden und bereit sein, sie auszurotten, ohne Rücksicht auf die Folgen. Das bedeutet, als Individuum mit den existierenden Idealen und Werten in Konflikt zu geraten. Und wenn der Geist
sich vom Falschen befreit, dann kann das richtige Umfeld für das Wahre geschaffen werden.
Als  erstes  müssen  Sie  sich  des  Gefängnisses  bewußt  werden;  dann  werden  Sie  sehen,  daß  Ihr
Denken  ständig  zu  vermeiden  sucht,  mit  den  Wertvorstellungen  des  Gefängnisses  in  Konflikt  zu
geraten.  Aus  diesem  Vermeiden  entstehen  Ideale,  die,  so  schön  sie  auch  sein  mögen,  nichts  als
Illusionen sind. Es ist einer der 'tricks des Geistes, zu einem Ideal Zuflucht zu nehmen, denn wenn er
es nicht tut, muß er ja unmittelbar mit dem Gefängnis, mit seiner Umgebung in Konflikt geraten. Das
heißt, der Geist zieht es vor, sich in eine Illusion zu flüchten, anstatt sich dem Leid auszusetzen, das
unweigerlich kommen wird, wenn er anfängt, die Werte, die Moral, die Religion des Gefängnisses
anzuzweifeln.
Worauf es aber ankommt, ist, in Konflikt mit den Traditionen und Werten der Gesellschaft und der
Religion  zu  geraten,  in  der  Sie  gefangen  sind,  und  nicht  intellektuell  mit  Hilfe  eines  Ideals
auszuweichen. Wenn Sie beginnen, diese Werte in Frage zu stellen, dann werden Sie auch beginnen,
die wahre Intelligenz zu wecken, die allein die vielen menschlichen Probleme lösen kann.
Solange der Geist in falschen Wertvorstellungen befangen ist, kann er keine Erfüllung finden. Nur
die vollständige Intelligenz wird die Wahrheit, die Bewegung des ewigen Lebens offenbaren.
Mexiko-Stadt, 20. Oktober 1935
 
Was suchen Sie?
 
Es ist nicht meine Absicht, im Laufe dieser Reden ein Denksystem aufzustellen, sondern vielmehr
das Denken zu wecken, und aus diesem Grunde werde ich gewisse Behauptungen äußern, die na-
türlich nicht dogmatisch sind, über die Sie aber, wie ich hoffe, nachdenken werden. Während Ihres
Nachdenkens werden viele Fragen aufkommen; wenn Sie diese freundlicherweise an mich richten
wollen, werde ich versuchen, sie zu beantworten, und so können wir weiter über das diskutieren, was
ich zu sagen habe.
Ich frage mich, warum die meisten von Ihnen hierherkommen? Vermutlich suchen Sie etwas. Und
was  suchen  Sie?  Diese  Frage  können  Sie  natürlich  nicht  beantworten,  denn  Ihre  Suche  ist  un-
terschiedlich; der Gegenstand Ihrer Suche ist unterschiedlich; der Gegenstand Ihrer Suche ändert sich
ständig, so daß Sie nicht genau wissen, was Sie suchen und was Sie wollen. Doch Sie haben leider
die  Gewohnheit  angenommen,  von  einem  vermeintlichen  spirituellen  Lehrer  zu  einem  anderen
vermeintlichen spirituellen Lehrer zu gehen, sich verschiedenen Organisationen und Gesellschaften
anzuschließen  und  Systemen  zu  folgen;  mit  anderen  Worten,  Sie  versuchen  herauszufinden,  was
Ihnen größere und immer größere Befriedigung und Anregung verschafft.
Dieser  Prozeß,  von  einer  Denkrichtung  zur  anderen,  von  einem  Denksystem  zum  anderen,  von
einem Lehrer zum anderen zu gehen, nennen Sie die Suche nach Wahrheit. Mit anderen Worten, Sie
gehen  von  einer  Idee  zu  einer  anderen  Idee,  von  einem  Denksystem  zum  anderen,  die  Sie  alle
sammeln in der Hoffnung, das Leben zu verstehen. Sie versuchen, seine Bedeutung, seine Kämpfe zu
ergründen, und jedesmal behaupten Sie, daß Sie etwas gefunden haben.
Nun, ich hoffe, Sie werden am Ende meiner Vortragsreihe nicht sagen, daß Sie etwas gefunden
haben, denn in dem Augenblick, in dem Sie etwas gefunden haben, sind Sie bereits verloren; es ist
ein Anker, an dem der Geist sich festmacht, und damit endet diese ewige Bewegung, diese wahre
Suche., von der ich sprechen werde. Der Geist der meisten Menschen sucht nach einem bestimmten
Ziel,  mit  diesem  bestimmten  Wunsch,  etwas  zu  finden,  und  wenn  dieser  Wunsch  sich  einmal
festgesetzt hat, dann werden Sie auch etwas finden. Doch es wird nichts Lebendiges sein; es wird
etwas  Totes  sein,  das  Sie  finden  werden,  und  deshalb  werden  Sie  es  verwerfen  und  sich  etwas
anderem zuwenden, und diesen Prozeß des ständigen Wählens, des ständigen Verwerfens nennen Sie
das Erlangen von Weisheit, Erfahrung oder Wahrheit.
Wahrscheinlich  sind  die  meisten  von  Ihnen  bewußt  oder  unbewußt  mit  dieser  Einstellung
hierhergekommen,  und  so  ist  Ihr  Denken  auf  die  bloße  Suche  nach  Lehrgebäuden  und  Beweisen
ausgerichtet, auf den Wunsch, sich einer Bewegung anzuschließen oder Gruppen zu bilden, ohne die
Klarheit  des  Fundamentalen  oder  den  Versuch  zu  verstehen,  was  diese  fundamentalen  Dinge  des
Lebens bedeuten. Wie ich schon sagte, ich stelle kein Ideal auf, das nachgeahmt werden muß, kein
Ziel, das gefunden werden muß. Meine Absicht ist vielmehr, jenes Denken zu wekken, durch das der Geist  sich  von  diesen  Dingen  befreien  kann,  die  wir  akzeptiert  haben,  die  wahr  zu  sein  wir  als
selbstverständlich betrachtet haben.
Jeder versucht, das Produkt der Verhältnisse unsterblich zu machen; wir versuchen diese Sache,
die  das  Ergebnis  äußerer  Umstände  ist,  zu  verewigen.  Das  heißt,  die  verschiedenen  Ängste,
Hoffnungen,  Sehnsüchte,  Vorurteile,  Vorlieben  und  persönlichen  Ansichten,  die  wir  als  unser
Temperament verherrlichen, resultieren letztlich aus den äußeren Lebensumständen. Dieses Bündel
von  Erinnerungen,  die  das  Ergebnis  der  Außenwelt  sind,  das  Produkt  der  Reaktionen  auf  die
Außenwelt, wird zu dem Bewußtsein, das wir als das • Ich« bezeichnen. So ist es doch, nicht wahr?
Der  ganze  Kampf  spielt  sich  zwischen  dem  Ergebnis  der  Außenwelt  ab,  mit  dem  der  Geist  sich
identifiziert und zum »Ich« wird, zwischen diesem »Ich« und der sich ständig verändernden Außen-
welt.
Sie suchen immerfort Unsterblichkeit für dieses »Ich«. Mit anderen Worten, das Falsche versucht,
das Wahre, das Ewige zu werden. Wenn Sie die Bedeutung der Außenwelt verstehen, dann gibt es
keine Reaktion und daher keinen Konflikt zwischen der Reaktion, also zwischen dem, was wir als
das »Ich« bezeichnen, und dem Urheber der Reaktion, nämlich der Außenwelt. Und dieses Suchen
nach Unsterblichkeit, dieses Verlangen, sicher zu sein, unvergänglich zu sein, nennt man den Prozeß
der Entwicklung, den Prozeß, der zur Wahrheit oder zu Gott oder zu einem Verstehen des Lebens
führt. Und jeder, der Ihnen dazu verhilft, der Ihnen hilft, die Reaktion unsterblich zu machen, die wir
als das »Ich« bezeichnen, den machen Sie zu Ihrem Erlöser, Ihrem Erretter, Ihrem Meister, Ihrem
Lehrer, und Sie folgen seinem System. Sie folgen ihm denkend oder nicht denkend; denkend, wenn
Sie  glauben,  daß  Sie  ihm  mit  Intelligenz  folgen,  weil  er  Sie  zur  Unsterblichkeit  führt,  zur
Verwirklichung  dieser  Ekstase.  Das  heißt,  Sie  wollen,  daß  ein  anderer  für  Sie  die  Reaktion
unsterblich macht, die das Ergebnis der Umwelt und ihrer Natur nach falsch ist. Aus dem Wunsch,
das, was falsch ist, unsterblich zu machen, erfinden Sie Religionen, gesellschaftliche Systeme und
Trennungen, politische Methoden, ökonomische Allheilmittel und moralische Maßstäbe. Und nach
und nach geht das Individuum in diesem Entwicklungsprozeß, der das Individuum unsterblich, ewig,
sicher machen soll, völlig verloren. Es gerät in Konflikt mit den Schöpfungen seiner eigenen Suche,
mit  den  Schöpfungen,  die  aus  seiner  Sehnsucht,  sicher  zu  sein,  entstanden  sind  und  die  es
Unsterblichkeit nennt.
Warum muß es eigentlich Religionen geben? Religionen als Trennungslinien des Denkens sind durch
Glaubensgrundsätze gewachsen, verherrlicht und genährt worden, denn Sie haben diesen Wunsch
nach Erkenntnis, nach einem Gewinn, nach Unsterblichkeit.
Und wiederum, moralische Normen sind bloße Erfindungen der Gesellschaft, um das Individuum
zu unterjochen. Nach meiner Ansicht kann Moral nicht normiert werden. Es kann nicht gleichzeitig
Moral und Normen geben. Es kann nur Intelligenz geben, die nicht genormt ist und es auch nicht sein
kann. Doch darauf werden wir in meinen späteren Reden näher eingehen.
Diese  ständige  Suche,  in  die  jeder  von  uns  verstrickt  ist,  die  Suche  nach  dem  Glück,  nach
Wahrheit, nach Wirklichkeit, nach Gesundheit - dieses ständige Verlangen nährt jeder von uns, weil
wir sicher und unvergänglich sein wollen. Und aus dieser Suche nach Unvergänglichkeit muß ein
Konflikt entstehen, ein Konflikt zwischen dem Ergebnis der Außenwelt, nämlich dem »Ich«, und der
Außenwelt selbst.
Überlegen Sie doch einmal, was ist eigentlich das »Ich«? Wenn Sie über das »Ich«, über »Mein«
sprechen, mein Haus, mein Vergnügen, meine Frau, mein Kind, meine Liebe, mein Temperament
sprechen,  was  ist  das?  Es  ist  nichts  als  das  Ergebnis  der  Außenwelt,  und  es  besteht  ein  Konflikt
zwischen diesem Ergebnis, dem »Ich«, und der Außenwelt selbst. Ein Konflikt kann nur - und muß
unausweichlich - zwischen dem Falschen und dem Falschen existieren, nicht zwischen dem Wahren
und dem Falschen. Ist es nicht so? Es kann keinen Konflikt geben zwischen dem, was wahr ist, und
dem,  was  falsch  ist.  Doch  es  kann,  muß  einen  Konflikt  zwischen  zwei  falschen  Dingen  geben,
zwischen den Abstufungen des Falschen, zwischen den Gegensätzen.
Denken Sie also nicht, daß dieser Kampf zwischen dem Selbst und der Außenwelt, den Sie den
wahren  Kampf  nennen,  auch  wirklich  der  wahre  Kampf  ist.  Findet  nicht  ein  Kampf  in  jedem
einzelnen von Ihnen statt, zwischen Ihnen selbst und Ihrer Umwelt, Ihrer Umgebung, Ihrem Mann,
Ihrer Frau, Ihrem Kind, Ihrem Nachbarn, Ihrer Gesellschaft, Ihren politischen Organisationen? Spielt
sich da nicht ein ständiger Kampf ab? Sie halten diesen Kampf für notwendig, um Glück, Wahrheit,
Unsterblichkeit oder Ekstase zu erringen. Um es anders zu sagen: Was Sie für die Wahrheit halten, ist  nur  Selbst-Bewußtheit,  ist  das  »Ich«,  das  immerfort  versucht,  unsterblich  zu  werden,  und  die
Außenwelt, die, wie ich behaupte, die fortwährende Bewegung des Falschen ist. Diese Bewegung
des  Falschen  wird  zu  Ihrer  sich  stets  verändernden  Umwelt,  und  das  nennt  man  Fortschritt,
Entwicklung. In meinen Augen können Glück oder Wahrheit oder Gott nicht als das Ergebnis des
Produkts der Umwelt, des »Ich«, der sich immerfort ändernden Verhältnisse gefunden werden.
Ich  will  versuchen,  es  noch  einmal  anders  zu  sagen.  Zwischen  Ihnen  und  der  Umwelt,  den
Verhältnissen,  besteht  ein  Konflikt,  dessen  sich  jeder  von  Ihnen  bewußt  ist.  Nun  sagen  Sie  sich:
»Wenn ich die Außenwelt besiegen, überwinden, beherrschen kann, dann werde ich herausfinden,
dann werde ich verstehen.« Und so spielt sich ein ständiger Kampf zwischen Ihnen und der Umwelt
ab.
Was ist nun das »Selbst«? Es ist nur das Ergebnis, das Produkt der äußeren Lebensbedingungen.
Und  was  tun  Sie?  Sie  bekämpfen  eine  falsche  Sache  mit  einer  anderen  falschen  Sache,  und  die
Außenwelt  wird  falsch  sein,  solange  Sie  sie  nicht  verstehen.  Deshalb  bringt  die  Außenwelt  das
Bewußtsein hervor, das Sie das »Ich« nennen, welches immerfort versucht, unsterblich zu werden.
Und um es unsterblich zu machen, muß es viele Wege geben, es muß Mittel geben, und aus diesem
Grunde haben Sie Religionen, Systeme, Philosophien und all die Mißlichkeiten und Hindernisse, die
Sie geschaffen haben. Daher muß ein Konflikt herrschen zwischen dem Ergebnis der Außenwelt und
der Außenwelt selbst. Wie ich schon sagte, kann es einen Konflikt nur geben zwischen dem Falschen
und dem Falschen, niemals zwischen dem Wahren und dem Falschen, während sich in Ihrem Geist
die Idee festgesetzt hat, daß in diesem Kampf zwischen dem Ergebnis der Außenwelt, nämlich dem
»Ich«,  und  der  Außenwelt  selbst  Macht,  Weisheit,  der  Pfad  zur  Ewigkeit,  zur  Wirklichkeit,  zur
Wahrheit und zum Glück liegt.
Unsere  erste  Sorge  sollte  dieser  Außenwelt  gelten,  nicht  dem  Konflikt,  nicht  wie  man  ihn
überwindet, nicht wie man vor ihm davonläuft. Indem man die Außenwelt in Frage stellt und ver-
sucht, ihre Bedeutung zu verstehen, werden wir ihren wahren Stellenwert erkennen. Ist es nicht so?
Die meisten von uns sind in diesen Prozeß verstrickt und verwickelt und versuchen, die Verhältnisse
zu  überwinden,  vor  der  Umwelt  davonzulaufen.  Wir  versuchen  nicht  herauszufinden,  was  sie
bedeutet,  was  ihre  Ursache,  ihre  Bedeutung,  ihr  Stellenwert  ist.  Wenn  Sie  die  Bedeutung  der
Außenwelt erkennen, bedeutet das ein radikales Handeln, einen ungeheuren Aufruhr in Ihrem Leben,
eine  völlige,  revolutionäre  Veränderung  des  Denkens,  in  welcher  nichts  von  Autorität,  nichts  von
Nachahmung ist. Doch nur sehr wenige sind bereit, die Bedeutung der Umwelt zu sehen, denn das
bedeutet  Veränderung,  eine  radikale  Veränderung,  eine  revolutionäre  Veränderung,  und  nur  sehr
wenige Menschen wollen das. So sind die meisten Menschen, eine riesige Anzahl von Menschen, mit
der Flucht vor der Außenwelt beschäftigt; sie vertuschen es, oder sie versuchen, etwas anderes dafür
zu finden, indem sie Jesus Christus abschaffen und einen neuen Heiland einsetzen, indem sie neue
Lehrer  an  Stelle  der  alten  suchen,  doch  sie  fragen  sich  nie,  ob  sie  überhaupt  einen  Meister  nötig
haben. Das allein würde helfen, das allein würde die wahre Bedeutung dieses besonderen Verlangens
enthüllen.
Wo also eine Suche nach einem Ersatz stattfindet, da muß Autorität im Spiel sein, eine Führung,
der  man  folgen  kann,  und  aus  diesem  Grunde  wird  das  Individuum  nichts  als  ein  Rädchen  im
sozialen  und  religiösen  Getriebe  des  Lebens.  Wenn  Sie  es  genauer  betrachten,  dann  werden  Sie
sehen, daß Ihre Suche nichts als eine Suche nach Behagen und Sicherheit und Flucht ist, nicht eine
Suche  nach  Verstehen,  nicht  eine  Suche  nach  Wahrheit,  sondern  vielmehr  eine  Suche  nach  einer
Fluchtmöglichkeit, und deshalb eine Suche nach dem Bezwingen aller Hindernisse; doch letztlich ist
ein Bezwingen nur eine Scheinlösung, und eine Scheinlösung bewirkt kein Verstehen.
Es gibt Fluchtmöglichkeiten durch Religionen mit ihren Edikten, moralischen Normen, Ängsten,
Autoritäten,  und  es  gibt  Fluchtmöglichkeiten  durch  Selbstverwirklichung.  Doch  das,  was  Sie
Selbstverwirklichung  nennen,  was  die  überwiegende  Mehrheit  der  Menschen  als
Selbstverwirklichung  bezeichnet,  ist  nichts  als  die  Reaktion  auf  die  Außenwelt,  ist  nichts  als  das
Bemühen, der Reaktion auf diese Außenwelt Ausdruck zu geben - Selbstverwirklichung durch die
Kunst,  die  Wissenschaft,  durch  verschiedene  Formen  des  Handelns.  Dazu  rechne  ich  nicht  den
echten,  spontanen  Ausdruck  der  Schönheit  in  Kunst  und  Wissen-.  schaft;  sie  sind  in  sich  selbst
vollkommen. Ich spreche von dem Menschen, der diese Dinge als Mittel der Selbstverwirklichung
benutzt. Ein wirklicher Künstler spricht nicht über seine Selbstverwirklichung, er drückt aus, was er
intensiv empfindet; doch es gibt so viele unechte Künstler ebenso wie unechte spirituelle Menschen, die ständig die Selbstverwirklichung als Mittel benutzen, um etwas zu erreichen, eine Befriedigung,
die sie in der Umgebung, in der sie leben, nicht finden können.
In dieser Suche nach Sicherheit und Unvergänglichkeit haben wir die Religionen - mit all ihren
Nichtigkeiten, Spaltungen, Ausbeutungen - als Fluchtwege geschaffen, und diese Fluchtwege werden
so  entscheidend,  so  wichtig,  weil  es  ein  enormes  Handeln,  freiwilliges,  dynamisches  Handeln
erfordert,  mit  der  Außenwelt,  mit  den  Verhältnissen  um  uns  her  fertig  zu  werden,  und  nur  sehr
wenige sind zu diesem Handeln bereit. Im Gegenteil, Sie sind bereit, sich von der Außenwelt, durch
äußere  Umstände  zum  Handeln  zwingen  zu  lassen.  Wenn  etwa  ein  Mensch  aufgrund  einer
Depression hochmoralisch und tugendhaft wird, dann sagen Sie, was ist das für ein netter Mensch,
wie hat er sich verändert! Diese Veränderung ist von den äußeren Umständen abhängig, und solange
man zum richtigen Handeln von der Außenwelt abhängig ist, muß es Fluchtmöglichkeiten, Notlösun-
gen geben, nennen Sie sie Religion oder wie Sie wollen, während der echte Künstler, der auch im
wahren Sinne spirituell ist, einen spontanen Ausdruck findet, der selbstgenügsam, vollständig, ganz
ist.
Was tun Sie also? Was geschieht mit jedem einzelnen von Ihnen? Was versuchen Sie in Ihrem
Leben zu tun? Sie suchen. Und was suchen Sie? Sie befinden sich im Konflikt mit der Außenwelt,
die ständig in Bewegung ist. Sie suchen eine Möglichkeit, die Außenwelt zu überwinden, um damit
Ihr eigenes Selbst zu bewahren, das doch nur das Ergebnis dieser Außenwelt ist. Oder, da Sie so oft
von  der  Umwelt  an  Ihrer  sogenannten  Selbstverwirklichung  gehindert  wurden,  suchen  Sie  neue
Wege  der  Selbstverwirklichung  durch  den  Dienst  an  der  Menschheit,  durch  wirtschaftlichen
Ausgleich und all das Drum und Dran.
Jeder  muß  herausfinden,  wonach  er  sucht;  wenn  er  nicht  sucht,  dann  ist  er  zufrieden  und
verkümmert.  Wenn  es  einen  Konflikt  gibt,  hat  man  den  Wunsch,  diesen  Konflikt  zu  überwinden,
dem  Konflikt  zu  entkommen,  ihn  zu  beherrschen.  Wie  ich  schon  sagte,  ein  Konflikt  kann  nur
zwischen  zwei  falschen  Dingen  existieren,  zwischen  der  vermeintlichen  Realität,  die  Sie  als  das
>»Ich«  bezeichnen,  das  für  mich  nichts  anderes  als  das  Ergebnis  der  Außenwelt  ist,  und  der
Außenwelt selbst. Wenn Ihr Geist sich nur mit der Überwindung dieses Kampfes beschäftigt, dann
verleihen Sie dem Falschen Dauer, und es gibt noch mehr Konflikte und mehr Kummer. Doch wenn
Sie  die  Bedeutung  der  Außenwelt  verstehen,  das  heißt,  Reichtum,  Armut,  Ausbeutung,
Unterdrückung,  Nationen,  Religionen  und  alle  Nichtigkeiten  des  gesellschaftlichen  Lebens  in  der
modernen  Existenz,  und  nicht  versuchen,  die  Außenwelt  zu  beherrschen,  sondern  wenn  Sie  ihre
Bedeutung erkennen, dann muß daraus ein individuelles Handeln und eine vollkommene Revolution
der Ideen  und des Denkens  hervorgehen. Dann haben wir nicht länger einen  Kampf, sondern das
Licht, das die Finsternis vertreibt.  Zwischen Licht  und  Finsternis gibt es keinen Konflikt. Es gibt
keinen Konflikt zwischen der Wahrheit und dem, was falsch ist. Einen Konflikt gibt es nur dort, wo
Gegensätze herrschen.
Ojai, Kalifornien, 16. Juni 1934
 
Die Bedeutung der Außenwelt
 
Sie erinnern sich wohl, daß ich gestern über die Entstehung des Konflikts gesprochen habe, für den
der Geist eine Lösung sucht. Heute morgen möchte ich auf die volle Bedeutung von Konflikt und
Disharmonie eingehen, und ich werde aufzeigen, wie völlig vergeblich jeder Versuch des Geistes ist,
eine Lösung für den Konflikt zu finden, denn die bloße Suche nach der Lösung wird den Konflikt
selbst nicht beseitigen. Wenn Sie eine Lösung suchen, ein Mittel, den Konflikt aufzulösen, versuchen
Sie lediglich, ihn durch ein neues Ideengebilde, neue Theorien zu überlagern oder zu ersetzen, oder
Sie versuchen, sich dem ganzen Konflikt zu entziehen. Das alles probieren die Menschen aus, wenn
sie nach einer Lösung für ihren Konflikt suchen.
Wenn  Sie  sich  selbst  beobachten,  dann  werden  Sie  feststellen,  daß  Sie  im  Fall  eines  Konflikts
immer sofort eine Lösung für ihn suchen. Sie wollen einen Ausweg aus dem Konflikt finden, und
gewöhnlich finden Sie auch einen Ausweg: doch Sie haben den Konflikt nicht gelöst, Sie haben ihn
nur  verschoben,  indem  Sie  ihn  durch  eine  neue  Umgebung,  neue  Umstände  ersetzt  haben,  die
wiederum  zusätzliche  Konflikte  hervorrufen.  Lassen  Sie  uns  also  diese  ganze  Idee  des  Konflikts
untersuchen, wie er entsteht und wie wir mit ihm umgehen können. Konflikt  ist  das  Ergebnis  der  Außenwelt,  nicht  wahr?  Um  anders  zu  fragen:  Was  ist  die
Außenwelt? Wann sind Sie sich der Außenwelt bewußt? Nur dann, wenn ein Konflikt und eine Rei-
bung  mit  dieser  Außenwelt  besteht.  Wenn  Sie  Ihr  Leben  beobachten,  eingehend  betrachten,  dann
werden Sie feststellen, daß Ihr Leben fortwährend durch Konflikte verwirrt, verfälscht und verformt
wird; und die Intelligenz, diese vollkommene Harmonie von Geist und Herz, hat nicht den geringsten
Platz in Ihrem Leben. Das heißt, die äußeren Umstände prägen und formen ständig Ihr Leben bis in
Ihr  Handeln  hinein,  und  naturgemäß  wird  aus  diesem  fortwährenden  Verwirren,  Verfälschen  und
Verformen ein Konflikt geboren. Und wo dieser ständige Prozeß des Konflikts stattfindet, da kann
keine  Intelligenz  sein.  Und  doch  denken  wir,  daß  wir,  indem  wir  fortwährend  Konflikte
durchmachen, schließlich diese Intelligenz, diese Fülle und diesen Reichtum der Ekstase erreichen.
Doch wenn sich die Konflikte häufen, können wir nicht herausfinden, wie man intelligent lebt; Sie
können dies nur herausfinden, wenn Sie die Außenwelt verstehen, die den Konflikt hervorruft, und
ein bloßes Ersetzen, das heißt, die Veränderung der Lebensumstände, wird den Konflikt nicht lösen.
Und doch, wenn Sie sich beobachten, werden Sie feststellen, daß der Geist, wenn ein Konflikt da ist,
nach einem Ersatz sucht. Entweder sagen wir: »Es ist eine Erbanlage, es sind die wirtschaftlichen
Verhältnisse, die früheren Lebensumstände«, oder wir versichern uns unseres Glaubens an Karma,
Reinkarnation,  Evolution.  So  versuchen  wir,  Entschuldigungen  für  den  bestehenden  Konflikt
vorzubringen,  in  den  der  Geist  verstrickt  ist,  aber  wir  versuchen  nicht  herauszufinden,  was  die
Ursache des Konflikts selbst ist, indem wir die Bedeutung der Außenwelt ergründen.
Ein  Konflikt  kann  also  nur  existieren  zwischen  der  Außenwelt  -  der  Außenwelt  in  Form  von
Nachbarn,  wirtschaftlichen  und  sozialen  Verhältnissen  oder  politischer  Herrschaft  -  und  dem  Er-
gebnis der Außenwelt, dem »Ich«. Ein Konflikt kann nur existieren, solange eine Reaktion auf die
Außenwelt erfolgt, die das »Ich«, das Selbst, zum Vorschein bringt. Die Mehrheit der Menschen ist
sich dieses Konflikts nicht bewußt, des Konflikts zwischen dem eigenen Selbst, das nichts als das
Ergebnis der Außenwelt ist, und der eigentlichen Außenwelt - sehr wenige sind sich dieses ständigen
Kampfes  bewußt.  Man  wird  sich  dieses  Konflikts,  dieser  Disharmonie,  dieses  Kampfes  zwischen
dem  falschen  Produkt  der  Außenwelt,  dem  »  Ichs<,  und  der  Außenwelt  selbst  nur  durch  Leiden
bewußt.  Ist  es  nicht  so?  Erst  durch  die  Intensität  des  Leidens,  die  Intensität  des  Schmerzes,  die
Intensität der Disharmonie werden Sie sich des Konflikts bewußt.
Was  geschieht,  wenn  Sie  sich  des  Konflikts  bewußt  werden?  Was  geschieht,  wenn  Sie  sich  in
dieser  Intensität  des  Leidens,  des  Kampfes,  dieses  Ringens,  das  stattfindet,  bewußt  werden?  Die
meisten Menschen wollen sofortige Abhilfe, eine sofortige Antwort. Sie wollen sich gegen dieses
Leiden  abschirmen,  und  deshalb  finden  sie  verschiedene  Fluchtmöglichkeiten,  wie  Religionen,
aufregende  Erlebnisse,  Nichtigkeiten  und  die  vielen  geheimen  Fluchtwege,  die  wir  in  unserem
Verlangen,  diesem  Kampf  auszuweichen,  ersonnen  haben.  Das  Leiden  macht  uns  diesen  Konflikt
bewußt, und doch führt das Leiden den Menschen nicht zu dieser Fülle, zu diesem Reichtum, diesem
Überfluß,  dieser  Ekstase  des  Lebens,  denn  schließlich  kann  das  Leiden  nur  eine  große  geistige
Intensität hervorrufen. Und wenn der Geist intensiv arbeitet, dann beginnt er, in Frage zu stellen - die
Außenwelt, die Verhältnisse. In diesem Infragestellen funktioniert die Intelligenz, und nur Intelligenz
wird den Menschen zur Fülle des Lebens und zur Entdeckung der Bedeutung des Leidens führen.
Intelligenz beginnt im Augenblick des intensivsten Schmerzes zu funktionieren, wenn Verstand und
Gefühl  nicht  länger  fliehen,  fliehen  auf  den  verschiedenen  Wegen,  die  Sie  sich  so  schlau  zu-
rechtgelegt haben und die anscheinend vernünftig, wirklich, real sind. Wenn Sie genau beobachten,
ohne  Vorurteil,  dann  werden  Sie  sehen,  daß  Sie  den  Konflikt  nicht  lösen,  sich  ihm  nicht  stellen,
solange  es  Fluchtwege  gibt,  und  deshalb  vermehrt  Ihr  Leiden  nur  die  Beschränktheit.  Das  heißt,
wenn man aufhört, auf den wohlbekannten Pfaden zu fliehen, dann beginnt in dieser Intensität des
Leidens die Intelligenz zu funktionieren.
Bitte, ich will Ihnen keine Beispiele und Gleichnisse geben, denn ich möchte, daß Sie es zu Ende
denken, und wenn ich Beispiele anführe, dann bin ich es allein, der denkt, und Sie hören nur zu.
Doch  wenn  Sie  anfangen,  über  das,  was  ich  sage,  nachzudenken,  dann  werden  Sie  sehen,  dann
werden  Sie  selbst  beobachten,  wie  der  Geist,  der  sich  an  so  viele  Scheinlösungen,  Autoritäten,
Fluchtwege gewöhnt hat, nie zu dem Punkt der Intensität des Leidens kommt, an dem die Intelligenz
unweigerlich  funktionieren  muß.  Und  nur  wenn  die  Intelligenz  voll  funktioniert,  kann  sich  die
Ursache des Konflikts völlig auflösen. Ein mangelndes Verständnis der Außenwelt führt unausweichlich zu Konflikten. Die Außenwelt
bewirkt Konflikte, und solange wir die Außenwelt, die Verhältnisse, die Umgebung nicht verstehen
und nur Notlösungen für diese Verhältnisse suchen, weichen wir dem einen Konflikt aus und stoßen
auf einen anderen. Doch wenn in dieser Intensität des Leidens, das einen Konflikt in seinem vollen
Ausmaß ans Licht bringt, wenn wir in diesem Stadium beginnen, die Außenwelt in Frage zu stellen,
dann  werden  wir  die  wahre  Bedeutung  der  Außenwelt  verstehen,  und  dann  funktioniert  die
Intelligenz ganz natürlich. Bis dahin hat der Geist sich mit dem Konflikt, mit der Außenwelt, mit den
Ausflüchten identifiziert, und so auch mit dem Leiden. Das heißt, Sie sagen: »Ich leide«, doch in
jenem Zustand des Leidens, jener Intensität des Leidens, in der es kein Ausweichen gibt, wird der
Geist selbst zu Intelligenz.
Um  es  noch  einmal  anders  zu  sagen:  Solange  wir  nach  Lösungen  suchen,  solange  wir
Scheinlösungen, Autoritäten für die Ursache und die Erleichterung des Konflikts suchen, muß sich
der  Geist  mit  den  besonderen  Umständen  identifizieren;  wenn  der  Geist  sich  jedoch  im  Zustand
intensiven  Leidens  befindet,  in  dem  alle  Fluchtwege  versperrt  sind,  dann  wird  die  Intelligenz
geweckt und wird natürlich und spontan funktionieren.
Bitte, wenn Sie damit experimentieren, werden Sie sehen, daß ich Ihnen keine Theorien anbiete,
sondern  etwas,  womit  Sie  arbeiten  können,  etwas  Praktisches.  Sie  haben  so  viele  äußere  Le-
bensumstände,  die  Ihnen  von  der  Gesellschaft,  von  der  Religion,  von  den  wirtschaftlichen
Verhältnissen,  von  sozialen  Unterschieden  oder  durch  Ausbeutung  und  politische  Unterdrückung
aufgezwungen wurden. Das »Ich« wurde durch diese Zumutung, diesen Zwang geschaffen; da ist das
»Ich« in Ihnen, das die Außenwelt bekämpft, und das führt zu einem Konflikt. Es hat keinen Zweck,
eine  neue  Außenwelt  zu  schaffen,  denn  dadurch  wird  sich  nichts  ändern.  Doch  wenn  in  diesem
Konflikt Kummer und Leid bewußt erlebt werden - und in jedem Konflikt ist immer Leiden, nur will
der Mensch vor diesem Kampf davonlaufen und sucht deshalb Scheinlösungen -, wenn Sie in dieser
Intensität des Leidens aufhören, nach Scheinlösungen zu suchen, und sich wirklich den Tatsachen
stellen,  dann  werden  Sie  sehen,  daß  der  Geist,  in  dem  alle  Intelligenz  enthalten  ist,  die  wahre
Bedeutung der Außenwelt zu entdecken beginnt, und dann werden Sie feststellen, daß der Geist frei
von  jedem  Konflikt  ist.  In  eben  dieser  Intensität  des  Leidens  liegt  seine  Auflösung.  Und  dann
verstehen Sie die Ursache des Konflikts.
Man  darf  aber  nicht  vergessen,  daß  viel  Kummer  nicht  zu  dieser  Intensität  führt,  und  auch
vermehrtes Leiden führt nicht zu seiner Auflösung; denn die Intensität des Geistes im Leiden entsteht
nur, wenn der Geist aufgehört hat zu fliehen. Und kein Konflikt wird dieses Leiden wecken, diese
Intensität des Leidens, solange der Geist zu fliehen versucht, denn in der Flucht ist keine Intelligenz.
Um  es  noch  einmal  kurz  zusammenzufassen,  bevor  ich  die  Fragen  beantworte,  die  Sie  mir
zukommen ließen: Jeder einzelne ist in Leiden und Konflikte verwickelt, doch die meisten Menschen
sind sich des Konflikts nicht bewußt, sie suchen nur vorübergehende oder endgültige Lösungen und
Fluchtwege. Wenn Sie aber aufhören, Fluchtwege zu suchen, und anfangen, die Außenwelt in Frage
zu  stellen,  die  diesen  Konflikt  verursacht,  dann  wird  der  Geist  intensiv,  lebendig,  intelligent.  In
dieser Intensität wird der Geist zur Intelligenz, und dann sieht er die volle Bedeutung der Außenwelt,
die den Konflikt verursacht.
Bitte, ich bin sicher, die Hälfte von Ihnen versteht das nicht, aber das macht nichts. Was Sie tun
können, wenn Sie wollen, ist das zu überdenken, wirklich darüber nachzudenken, und zu sehen, ob
das, was ich sage, vielleicht doch wahr ist. Doch darüber nachzudenken ist kein Intellektualisieren,
das heißt, sich hinsetzen und es durch den Intellekt zum Verschwinden bringen. Um herauszufinden,
ob das, was ich sage, wahr ist, müssen Sie es in die Tat umsetzen, und um es in die Tat umsetzen zu
können,  müssen  Sie  die  Außenwelt  in  Frage  stellen.  Das  heißt,  wenn  Sie  sich  in  einem  Konflikt
befinden,  dann  müssen  Sie  natürlich  die  Außenwelt  in  Frage  stellen,  doch  der  Geist  der  meisten
Menschen ist so verdreht, daß sie sich nicht bewußt sind, daß sie Lösungen und Fluchtwege mit Hilfe
ihrer  wunderbaren  Theorien  suchen.  Sie  denken  vollkommen  logisch,  doch  ihr  logisches  Denken
basiert auf der Suche nach Fluchtwegen, ohne daß sie sich dessen bewußt sind.
Wenn  also  ein  Konflikt  vorhanden  ist,  und  wenn  Sie  die  Ursache  des  Konflikts  herausfinden
wollen,  dann  muß  der  Geist  ihn  natürlich  durch  die  Intensität  des  Denkens  entdecken  und  somit
durch das Infragestellen von allem, was die Außenwelt um Sie herum aufgebaut hat - Ihre Familie,
Ihre Nachbarn, Ihre Religion, Ihre politischen Autoritäten; und indem Sie diese Außenwelt in Frage
stellen, werden Sie der Außenwelt zuwiderhandeln. Sie haben die Familie, die Nachbarn und den Staat, und wenn Sie deren Bedeutung in Frage stellen, werden Sie sehen, daß Intelligenz spontan
kommt,  nicht  erworben  werden  muß,  nicht  kultiviert  werden  muß.  Sie  haben  die  Saat  des
Gewahrseins gesät, und aus ihr erwächst die Blüte der Intelligenz.
FRAGE: Sie sagen, daß das »Ich« das Produkt der Außenwelt ist. Glauben Sie, daß eine perfekte
Außenwelt geschaffen werden könnte, die nicht das »Ich«-Bewußtsein entwickelt? Wenn ja, ist dann
die  vollkommene  Freiheit,  von  der  Sie  sprechen,  davon  abhängig,  daß  die  richtige  Außenwelt
geschaffen wird? Ist das richtig?
KRISHNAMURTI: Einen Moment bitte. Kann es denn jemals eine richtige, perfekte Außenwelt
geben? Nein. Also gehen wir der Sache gemeinsam auf den Grund.
Was ist die Außenwelt? Die Außenwelt wurde geschaffen, diese ganze menschliche Konstruktion
wurde geschaffen durch menschliche Ängste, Sehnsüchte, Hoffnungen, Wünsche, Fähigkeiten. Nun,
Sie  können  keine  perfekte  Außenwelt  schaffen,  weil  jeder  Mensch  gemäß  seinen  eigenen
Vorstellungen und Wünschen neue Verhältnisse schafft. Doch wenn Ihr Geist intelligent ist, dann
können  Sie  all  diese  falschen  Verhältnisse  durchdringen  und  damit  frei  von  diesem
»Ich«-Bewußtsein sein. Bitte, das »Ich«-Bewußtsein, der Gedanke des »Mein« ist das Ergebnis der
Außenwelt, oder nicht? Ich glaube nicht, daß wir darüber diskutieren müssen, denn es ist ziemlich
offensichtlich.
Würde  der  Staat  Ihnen  Ihr  Haus  geben  und  alles,  was  Sie  sich  wünschen,  dann  hätten  Sie  kein
Bedürfnis nach »meinem Haus«. Es gibt vielleicht noch eine andere Bedeutung von »mein«, doch
wir sprechen über etwas Bestimmtes. Da das bei Ihnen jedoch nicht zutrifft, haben Sie das Gefühl
des  »Mein«,  die  Besitzgier.  Das  ist  das  Ergebnis  der  Außenwelt;  dieses  »Ich«  ist  nur  die  falsche
Reaktion auf die Außenwelt, wenn aber der Geist beginnt, die Außenwelt selbst in Frage zu stellen,
dann gibt es keine  Reaktion  auf  die  Außenwelt  mehr. Deshalb brauchen wir uns keine Gedanken
über die Möglichkeit zu machen, daß es jemals eine perfekte Außenwelt geben wird.
Was ist denn eine perfekte Außenwelt? Jeder Mensch wird Ihnen sagen, was für ihn eine perfekte
Außenwelt  ist.  Der  Künstler  wird  das  eine  sagen,  der  Finanzmann  etwas  anderes,  die  Filmschau-
spielerin  wieder  etwas  anderes;  jeder  Mensch  verlangt  eine  perfekte  Außenwelt,  die  ihn
zufriedenstellt, mit anderen Worten, die ihn nicht innerlich in Konflikt bringt. Deshalb kann es keine
perfekte Außenwelt geben. Doch wenn Intelligenz da ist, dann hat die Außenwelt keine Bedeutung,
denn die Intelligenz ist dann befreit von den äußeren Umständen, sie funktioniert total.
Die Frage ist nicht, ob wir eine perfekte Außenwelt schaffen können, sondern vielmehr, wie wir
die Intelligenz wecken, die von der Außenwelt frei sein wird, sei sie nun perfekt oder nicht. Ich sage,
Sie können diese Intelligenz wecken, indem Sie die volle Bedeutung aller äußeren Gegebenheiten in
Frage stellen, an die Ihr Geist gefesselt ist. Dann werden Sie sehen, daß Sie frei von allen äußeren
Gegebenheiten sind, denn dann funktionieren Sie intelligent und sind nicht verdreht, verfälscht und
verformt von der Außenwelt.
 
F: Ich kann mir nicht vorstellen, daß das, was Sie sagen, wirklich Ihre Meinung ist. Wenn ich sehe,
wie das Laster auf der Welt wuchert, dann verspüre ich den intensiven Wunsch, dieses Laster und all
das Leiden, das es im Leben meiner Mitmenschen verursacht, zu bekämpfen. Das beschwört einen
großen Konflikt herauf, denn wenn ich zu helfen versuche, treffe ich oft auf erbitterten Widerstand.
Wie können Sie da sagen, es gibt keinen Konflikt zwischen dem Falschen und dem Wahren?
K: Ich habe gestern gesagt, daß es nur zwischen zwei falschen Dingen zu einem Kampf kommen
kann,  zu  einem  Konflikt  zwischen  der  Außenwelt  und  dem  Produkt  der  Außenwelt,  dem  »Ich«.
Zwischen diesen beiden liegen unzählige Fluchtwege, die das »Ich« geschaffen hat, die nennen wir
das Böse, das Gute, Moral und ihre Normen, Ängste und all die vielen Gegensätze; und der Kampf
kann nur zwischen diesen beiden stattfinden, zwischen dem falschen Produkt der Außenwelt, dem
»Ich«, und der Außenwelt selbst. Doch zwischen der Wahrheit und dem, was falsch ist, kann kein
Kampf  stattfinden.  Das  ist  doch  klar,  oder  nicht?  Vielleicht  leistet  Ihnen  der  andere  Mensch
erbitterten Widerstand, weil er unwissend ist. Das bedeutet nicht, daß Sie nicht kämpfen dürfen -
aber  glauben  Sie  nicht,  daß  dieser  Kampf  gerecht  ist!  Sie  wissen  doch,  es  gibt  eine  natürliche,
spontane,  freundliche  Art  und  Weise,  etwas  zu  tun,  ohne  diese  aggressive,  abscheuliche
Selbstgerechtigkeit.
Wenn Sie kämpfen wollen, dann müssen Sie vor allen Dingen wissen, gegen was Sie kämpfen, Sie
müssen also das Wesentliche verstehen, nicht die Trennungen zwischen den falschen Dingen. Wir sind  uns  aber  der  Trennungen  zwischen  den  falschen  Dingen,  dem  Produkt  und  der  Außenwelt,
derart bewußt, daß wir sie bekämpfen, und deshalb wollen wir reformieren, wir wollen ändern, wir
wollen  es  anders  machen,  ohne  die  ganze  Struktur  des  menschlichen  Lebens  von  Grund  auf  zu
verändern. Das heißt, wir wollen immer noch das »>Ich«-Bewußtsein behalten, nämlich die falsche
Reaktion auf die Außenwelt; das wollen wir uns bewahren, und doch wollen wir die Welt verändern.
Mit anderen Worten, Sie wollen Ihr eigenes Bankkonto, Ihren eigenen Besitz, Sie wollen das Gefühl
des »Mein« behalten, und doch wollen Sie die Welt so verändern, daß diese Idee von »Mein« und
»Dein« nicht existiert.
Nun muß man herausfinden, ob man sich mit dem Wesentlichen oder nur mit dem Oberflächlichen
befaßt. Und in meinen Augen wird das Oberflächliche so lange existieren, wie Sie sich nur für die
Änderung der Außenwelt interessieren, um den Konflikt zu verringern. Das heißt, Sie wollen sich an
das  »Ich«-Bewußtsein  als  dem  »Mein«  klammern,  und  doch  wünschen  Sie  die  Umstände  zu
verändern, so daß sie keinen Konflikt in diesem »Ich« hervorrufen. Das nenne ich oberflächliches
Denken,  und  daraus  erfolgt  naturgemäß  ein  oberflächliches  Handeln.  Wenn  Sie  hingegen  das
Wesentliche erfassen, das heißt, wenn Sie das Produkt der Außenwelt selbst in Frage stellen, dann
handeln Sie auch wesentlich, und dann hat Ihr Handeln Bestand. Und darin liegt eine Ekstase, darin
liegt  eine  Freude,  die  Sie  noch  gar  nicht  kennen,  weil  Sie  sich  so  davor  fürchten,  wesentlich  zu
handeln.
F: In Ihrer Rede gestern sprachen Sie von der Außenwelt als der Bewegung des Falschen. Beziehen
Sie in die Außenwelt alle Geschöpfe der Natur ein, einschließlich des Menschen?
K: Verändert sich die Außenwelt nicht ständig? Oder nicht?
Für die meisten Leute ändert sie sich nicht, weil Veränderung eine ständige Umstellung und daher
eine  ständige  geistige  Wachheit  verlangt,  und  die  meisten  Menschen  sind  nur  an  dem  statischen
Zustand der Außenwelt interessiert. Doch die Außenwelt ist in Bewegung, weil sie außerhalb unserer
Kontrolle ist, und sie ist falsch, solange Sie ihre Bedeutung nicht verstehen.
Gehört  auch  der  Mensch  zur  Außenwelt?  Warum  sollen  wir  ihn  von  der  Natur  trennen?  Wir
befassen  uns  nicht  so  sehr  mit  der  Natur,  denn  wir  haben  die  Natur  fast  unter  unsere  Kontrolle
gebracht,  doch  wir  haben  die  Außenwelt  nicht  verstanden,  die  vom  Menschen  geschaffen  wurde.
Betrachten  Sie  einmal  die  Beziehungen  zwischen  Völkern,  zwischen  zwei  Menschen,  und  all  die
Verhältnisse, die Menschen geschaffen haben und die wir nicht verstanden haben, obwohl wir im
großen und ganzen die Natur mit Hilfe der Wissenschaft verstanden und uns unterworfen haben.
Wir befassen uns also nicht mit der Stabilität, der Dauer einer Außenwelt, die wir verstehen, denn
in dem Augenblick, in dem wir sie verstanden haben, gibt es keinen Konflikt. Das heißt, wir suchen
Sicherheit, emotionale und geistige, und wir sind glücklich, solange diese Sicherheit garantiert ist,
und  deshalb  stellen  wir  nie  die  Außenwelt  in  Frage,  und  deshalb  ist  die  ständige  Bewegung  der
Außenwelt etwas Falsches, das in jedem einzelnen von uns Verwirrung stiftet. Solange es Konflikte
gibt, zeigt das, daß wir die Verhältnisse, in die wir gestellt sind, nicht verstanden haben; und diese
Bewegung der Außenwelt bleibt falsch, solange wir nicht ihre Bedeutung ergründen, und wir können
sie nur entdecken im Zustand eines intensiven Leidensdrucks.
F: Mir ist völlig klar, daß das »Ich«-Bewußtsein das Resultat der Außenwelt ist, doch sehen Sie denn
nicht, daß das »Ich« nicht zum ersten Mal in diesem Leben entstanden ist? Aus dem, was Sie sagen,
geht  deutlich  hervor,  daß  das  »Ich«-Bewußtsein,  das  Produkt  der  Außenwelt,  in  der  fernen
Vergangenheit begonnen hat und in der Zukunft weiterleben wird.
K: Ich weiß, daß Sie mit dieser Frage eine Stellungnahme zur Reinkarnation aus mir herauslocken
wollen.  Aber  das  macht  nichts.  Gehen  wir  der  Sache  also  auf  den  Grund.  Zunächst  werden  Sie
zugeben, wenn Sie darüber nachdenken, daß das » Ich« das Ergebnis der Außenwelt ist. Für mich
spielt  es  keine  Rolle,  ob  es  die  vergangene  Außenwelt  oder  die  gegenwärtige  Außenwelt  ist.  Die
Außenwelt ist schließlich auch etwas Vergangenes. Sie haben etwas getan, das Sie nicht verstanden
haben, Sie haben gestern etwas getan, das Sie nicht verstanden haben, und das verfolgt Sie so lange,
bis  Sie  es  verstehen.  Sie  können  die  vergangene  Außenwelt  so  lange  nicht  enträtseln,  bis  Sie
vollkommen  bewußt  in  der  Gegenwart  leben.  Also  spielt  es  keine  Rolle,  ob  der  Geist  von
vergangenen oder gegenwärtigen Verhältnissen verkrüppelt wurde. Worauf es ankommt, ist, daß Sie
die Außenwelt verstehen, und das wird den Geist von Konflikten befreien.
Manche  Leute  glauben,  daß  das  »Ich«  in  der  fernen  Vergangenheit  geboren  wurde  und  in  der
Zukunft  weiterleben  wird.  Das  ist  für  mich  irrelevant  und  hat  nicht  die  geringste  Bedeutung.  Ich werde Ihnen zeigen, warum. Wenn das »Ich« das Ergebnis der Außenwelt ist, wenn das »Ich« nichts
als  das  Wesen  des  Konflikts  ist,  dann  muß  der  Geist  sich  nicht  um  die  Fortdauer  des  Konflikts
sorgen,  sondern  um  die  Freiheit  von  diesem  Konflikt.  Deshalb  spielt  es  keine  Rolle,  ob  es  die
vergangene Außenwelt ist, die den Geist verkrüppelt, oder ob die Gegenwart ihn verbiegt, oder ob
das  »Ich«  in  der  fernen  Vergangenheit  geboren  wurde.  Worauf  es  ankommt,  ist,  daß  in  diesem
Zustand des Leidens, in diesem Bewußtsein, dieser bewußten Intensität des Leidens das »Ich« sich
auflöst.
Das führt uns zu der Idee des Karma. Sie wissen, was es bedeutet, daß Sie in der Gegenwart eine
Bürde der Vergangenheit tragen. Das heißt, Sie bringen die Verhältnisse der Vergangenheit in die
Gegenwart ein, und mit dieser Bürde beeinflussen Sie die Zukunft, Sie gestalten damit die Zukunft.
Wenn Sie einmal darüber nachdenken, dann muß Ihnen doch einleuchten, daß Ihr Geist, wenn er in
der Vergangenheit verbogen wurde, natürlich auch in der Zukunft verdreht sein muß, denn wenn Sie
die  Verhältnisse  von  gestern  nicht  verstehen,  dann  müssen  sie  heute  so  weitergehen,  und  ebenso,
wenn  Sie  heute  nicht  verstehen,  werden  Sie  auch  morgen  nicht  verstehen.  So  ist  man  in  diesem
Teufelskreis gefangen, und daher wird die Idee einer ständigen Wiedergeburt, der Wiedergeburt der
Erinnerung oder der Wiedergeburt des Geistes, in den heutigen Lebensverhältnissen fortgesetzt.
Doch  ich  sage,  der  Geist  kann  frei  sein  von  der  Vergangenheit,  von  den  vergangenen
Verhältnissen,  den  vergangenen  Hindernissen,  und  deshalb  können  Sie  auch  frei  von  der  Zukunft
sein,  denn  dann  leben  Sie  dynamisch,  intensiv,  zutiefst  in  der  Gegenwart.  In  der  Gegenwart  ist
Ewigkeit, und um das zu verstehen, muß der Geist frei von der Bürde der Vergangenheit sein; und
um den Geist von der Vergangenheit zu befreien, muß man die Gegenwart ernstlich in Frage stellen,
anstatt sich Gedanken zu machen, wie das » Ich« in der Zukunft weiterleben wird.
Ojai, Kalifornien, 17. Juni 1934
 
Eine dynamische Gesellschaft
 
Heute wollen wir Fragen beantworten.
Fante: Was ist der Unterschied zwischen Selbstdisziplin und Unterdrückung?
KRISHNAMURTI: Ich finde nicht, daß zwischen den beiden ein großer Unterschied besteht, denn
beide verleugnen die Intelligenz. Unterdrückung ist die grobe Form der subtileren Selbstdisziplin, die
ebenfalls  Unterdrückung  ist;  das  heißt,  beide,  Unterdrückung  wie  Selbstdisziplin,  sind  eine  bloße
Anpassung an die Außenwelt. Das eine, Unterdrückung, ist die grobe Form der Anpassung, und das
andere,  Selbstdisziplin,  ist  die verfeinerte  Form.  Beiden  liegt Angst  zugrunde:  der  Unterdrückung
eine offensichtliche Angst, der anderen, Selbstdisziplin, die Angst, die durch Verlust verursacht wird,
oder die Angst, die sich im Gewinnstreben ausdrückt.
Selbstdisziplin  -  das,  was  Sie  unter  Selbstdisziplin  verstehen  -ist  die  bloße  Anpassung  an  eine
Umgebung, die wir nicht völlig verstanden haben; deshalb muß in dieser Anpassung die Intelligenz
verleugnet werden. Warum muß man überhaupt sein Selbst disziplinieren? Warum diszipliniert man
sich, zwingt sich, warum läßt man sich in ein bestimmtes Schema pressen? Warum verschreiben sich
so viele Leute den verschiedenen Lehren der Disziplin, die sie vermeintlich zur Spiritualität führen,
zu einem größeren Verständnis, einer breiteren Entfaltung des Denkens? Sie werden feststellen, je
mehr Sie den Geist disziplinieren, den Geist trainieren, um so mehr engen Sie ihn ein. Bitte, darüber
muß man gründlich und mit geschärfter Wahrnehmung nachdenken und sich nicht verwirren lassen,
indem man andere Probleme mit hineinbringt. Hier benutze ich das Wort Selbstdisziplin im Sinne der
gestellten  Frage,  nämlich  das  Selbst  nach  einem  bestimmten  Muster  zu  disziplinieren,  das
vorausgesetzt  oder  vorher  festgelegt  wurde,  und  zwar  mit  dem  Wunsch,  etwas  zu  erreichen,  zu
gewinnen.  In  meinen  Augen  muß  der  Prozeß  der  Selbstdisziplin,  dieses  ständige  Verbiegen  des
Geistes nach einem besonderen, vorher festgelegten Muster, den Geist schließlich verkrüppeln. Der
Geist,  der  wirklich  intelligent  ist,  ist  frei  von  Selbstdisziplin,  denn  Intelligenz  erwächst  aus  dem
Infragestellen der Außenwelt und der Entdeckung der wahren Bedeutung der Außenwelt. In dieser
Entdeckung  ist  echte  Anpassung,  nicht  die  Anpassung  an  ein  besonderes  Muster  oder  an  eine
bestimmte Bedingung, sondern die Anpassung durch Verstehen, die somit frei von der besonderen
Bedingung ist. Nehmen Sie zum Beispiel einen primitiven Menschen - was macht der? Er kennt keine Disziplin,
keine Kontrolle, keine Unterdrückung. Er tut, wonach es ihn verlangt. Der intelligente Mensch tut
auch,  wonach  es  ihn  verlangt,  doch  mit  Intelligenz.  Intelligenz  ist  nicht  aus  Selbstdisziplin  oder
Unterdrückung geboren. In dem einen Beispiel ist es ausschließlich das Trachten des Verlangens, der
primitive Mensch trachtet nach dem Gegenstand seines Verlangens. In dem anderen Beispiel erkennt
der  intelligente  Mensch  die  Bedeutung  des  Verlangens  und  erkennt  den  Konflikt;  der  primitive
Mensch erkennt ihn nicht, er trachtet nach allem, wonach es ihn verlangt, und verursacht Leiden und
Schmerz. Für mich sind beide, Selbstdisziplin und Unterdrükkung, das gleiche - sie beide verleugnen
die Intelligenz.
Bitte  experimentieren  Sie  mit  dem,  was  ich  über  Disziplin,  über  Selbstdisziplin  gesagt  habe.
Lehnen Sie es nicht ab, sagen Sie nicht, Sie müssen Selbstdisziplin haben, weil sonst Chaos in der
Welt  ausbricht  -  als  ob  wir  nicht  bereits  Chaos  hätten!  Und  noch  einmal,  akzeptieren  Sie  nicht
einfach, was ich sage, und halten es für wahr. Ich sage Ihnen etwas, womit ich experimentiert habe
und  das  ich  als  wahr  erkannt  habe.  Psychologisch  betrachtet,  halte  ich  es  für  wahr,  denn
Selbstdisziplin läßt auf einen Geist schließen, der durch eine Bedingung gebunden ist; und so wie ein
Tier, das an einen Pfosten gebunden ist, nur so weit laufen kann, wie die Länge der Leine es zuläßt,
so kann sich der Geist, der an einen Glauben gebunden und durch Selbstdisziplin verbogen ist, nur
innerhalb  der  Grenzen  dieser  Bedingung  bewegen.  Deshalb  ist  ein  solcher  Geist  überhaupt  kein
Geist, er ist unfähig zu denken. Er ist vielleicht fähig, sich zwischen den Grenzen des Pfostens und
dem  entferntesten  Punkt,  den  er  erreichen  kann,  einzurichten;  doch  ein  solcher  Geist,  ein  solches
Herz  kann  nicht  wirklich  denken  und  fühlen.  Geist  und  Herz  sind  diszipliniert,  verkrüppelt,
verbogen,  weil  sie  das  Denken,  weil  sie  die  Liebe  verleugnen.  So  müssen  Sie  beobachten,  sich
bewußt werden, wie Ihr eigenes Denken, wie Ihre eigenen Gefühle funktionieren, ohne sie in eine
bestimmte  Richtung  lenken  zu  wollen.  Bevor  Sie  sie  lenken  wollen,  finden  Sie  zunächst  einmal
heraus, wie sie funktionieren. Bevor Sie versuchen, Ihre Gedanken und Gefühle zu ändern, finden
Sie heraus, wie sie sich verhalten, und Sie werden sehen, daß die Gedanken und Gefühle sich ständig
innerhalb der Grenzen einordnen, die durch den Punkt bestimmt werden, der vom Verlangen und der
Erfüllung dieses Verlangens fixiert wurde. In der Bewußtheit ist keine Disziplin.
Lassen Sie mich ein Beispiel anführen. Angenommen, Sie sind klassenorientiert, klassenbewußt,
snobistisch. Sie wissen nicht, daß Sie snobistisch sind, aber Sie wollen herausfinden, ob Sie es sind.
Wie werden Sie es herausfinden? Indem Sie sich Ihrer Gedanken und Gefühle bewußt werden. Und
was  passiert  dann?  Angenommen,  Sie  entdecken,  daß  Sie  snobistisch  sind,  dann  verursacht  diese
Entdeckung eine Beunruhigung, einen Konflikt, und in diesem Konflikt löst sich der Snobismus auf.
Wenn Sie jedoch lediglich den Geist disziplinieren, nicht snobistisch zu sein, dann entwickeln Sie
eine andere Charaktereigenschaft, die das Gegenteil von snobistisch ist, und da Sie das absichtlich
tun, es also nicht echt ist, ist das genauso schädlich.
Weil wir also verschiedene Muster, Hilfsmittel, festgelegt haben, verschiedene Ziele, denen wir
ständig - bewußt oder unbewußt - nachstreben, disziplinieren wir unsere Gedanken und Gefühle, um
sie nach ihnen auszurichten, und daraus kann nur Kontrolle und Verkehrtheit entstehen. Wenn Sie
aber  beginnen,  die  Bedingungen  zu  untersuchen,  welche  Konflikte  verursachen,  und  dadurch  die
Intelligenz wecken, dann ist diese Intelligenz so vortrefflich, daß sie ständig in Bewegung ist, und so
gelangt sie nie an einen statischen Punkt, der Konflikte verursachen kann.
F: Angenommen, das »Ich« besteht aus Reaktionen auf die Außenwelt - durch welche Methode kann
man seinen Begrenzungen entgehen; oder wie setzt man den Prozeß der Neuorientierung in Gang,
um den Konflikt zwischen den zwei falschen Dingen zu vermeiden?
K:  Zunächst  einmal  wollen  Sie  die  Methode  wissen,  wie  man  die  Begrenzungen  überwindet.
Warum? Warum fragen Sie? Bitte, warum fragen Sie immer nach einer Methode, nach einem Sy-
stem? Was zeigt das, dieser Wunsch nach einer Methode? Jeder Wunsch nach einer Methode verrät
den Wunsch, vor etwas zu fliehen. Sie wollen, daß ich ein System aufstelle, damit Sie dieses System
nachahmen können. Mit anderen Worten, Sie wollen, daß man ein System für Sie erfindet, das man
auf  die  Verhältnisse  anwendet,  die  Konflikte  verursachen,  damit  Sie  allen  Konflikten  entgehen
können. Mit anderen Worten, Sie wollen sich lediglich einem Schema anpassen, um dem Konflikt
oder der Außenwelt zu entkommen. Das ist der Wunsch hinter dem Verlangen nach einer Methode,
nach einem System. Sie müssen wissen, daß das Leben kein System für geistiges Training ist. Der
Wunsch nach einer Methode zeigt im wesentlichen den Wunsch zu fliehen. Wie setzt man den Prozeß der Neuorientierung in Gang, um den ständigen Konflikt zwischen zwei
falschen Dingen zu vermeiden? Erstens, sind Sie sich schon des Konflikts bewußt, bevor Sie wissen
wollen, wie Sie ihm entkommen? Oder, wenn Sie sich des Konflikts bewußt sind, suchen Sie nur
eine Zuflucht, um allen weiteren Konflikten zu entgehen? Lassen Sie uns herausfinden, ob Sie eine
Zufluchtsstätte  suchen,  eine  Sicherheitszone,  die  keine  Konflikte  mehr  zuläßt,  ob  Sie  dem
gegenwärtigen Konflikt entrinnen wollen, um einen Zustand zu erreichen, in dem es keinen Konflikt
geben wird, oder ob Sie sich des Konflikts, in dem Sie sich befinden, nicht bewußt sind. Wenn Sie
sich  des  Konflikts,  des  Kampfes,  der  zwischen  dem  Selbst  und  der  Außenwelt  stattfindet,  nicht
bewußt sind, warum suchen Sie dann weitere Lösungen? Bleiben Sie doch unbewußt! Lassen Sie die
Verhältnisse  selbst  den  notwendigen  Konflikt  hervorrufen,  ohne  daß  Sie  hinterherrennen  und
künstlich  einen  falschen  Konflikt  heraufbeschwören,  der  in  Ihren  Gedanken  und  Gefühlen  nicht
existiert.  Und  Sie  beschwören  künstlich  einen  Konflikt  herauf,  weil  Sie  Angst  haben,  etwas  zu
verpassen. Das Leben wird Sie nicht verpassen. Wenn Sie das meinen, dann stimmt etwas nicht mit
Ihnen. Vielleicht sind Sie neurotisch, nicht ganz normal.
Wenn  Sie  sich  in  einem  Konflikt  befinden,  werden  Sie  mich  nicht  nach  einer  Methode  fragen.
Wenn  ich  Ihnen  eine  Methode  empfehlen  würde,  dann  würden  Sie  sich  nur  durch  Selbstdisziplin
dieser  Methode  unterwerfen  und  versuchen,  ein  Ideal,  ein  Muster  zu  imitieren,  das  ich  festgelegt
habe, und damit würden Sie Ihre eigene Intelligenz zerstören. Wenn Sie sich aber dieses Konflikts
wirklich  bewußt  sind,  dann  wird  sich  in  diesem  Konflikt  das  Leiden  intensivieren,  und  in  dieser
Intensität wird sich die Ursache des Leidens, Ihr mangelndes Verständnis der Außenwelt, auflösen.
Sie  wissen,  daß  wir  jegliches  Gefühl  für  eine  normale,  einfache,  unmittelbare  Lebensweise
verloren haben. Um zu dieser Normalität, dieser Einfachheit, dieser Unmittelbarkeit zurückzufinden,
können  Sie  keinen  Methoden  folgen,  Sie  können  nicht  zu  einer  bloßen  automatischen  Maschine
werden.  Ich  fürchte  aber,  die  meisten  von  uns  suchen  nach  Methoden,  weil  wir  glauben,  daß  wir
durch sie die Fülle, die Sicherheit und Beständigkeit entdekken. In meinen Augen führen Methoden
zu  langsamer  Verdummung  und  Verkümmerung,  und  sie  haben  nichts  mit  der  wirklichen
Spiritualität zu tun, in der alle Intelligenz enthalten ist.
F: Sie sprechen von der Notwendigkeit einer radikalen Revolution im Leben des einzelnen. Wenn
dieser aber seine äußere, persönliche Umgebung nicht revolutionieren will wegen des Leidens, das es
über  seine  Familie  und  seine  Freunde  bringen  würde,  wird  dann  die  innere  Revolution  ihn  zur
Freiheit von jedem Konflikt führen?
K: Zunächst einmal, haben Sie nicht alle das Gefühl, daß eine durchgreifende Revolution im Leben
des einzelnen Menschen notwendig ist? Oder sind Sie zufrieden mit den Verhältnissen, wie sie sind,
mit  Ihren  Ideen  von  Fortschritt,  Entwicklung  und  mit  Ihrem  Ehrgeiz,  Ihren  Sehnsüchten  und
flüchtigen Vergnügen? In dem Augenblick, in dem Sie nachzudenken beginnen, wirklich zu fühlen
beginnen, müssen Sie dieses brennende Verlangen nach einer durchgreifenden Veränderung, einer
durchgreifenden  Revolution,  einer  vollkommenen  Neuorientierung  des  Denkens  verspüren.  Und
wenn Sie fühlen, daß das notwendig ist, dann werden weder Ihre Familie noch Ihre Freunde Ihnen im
Wege stehen. Denn dann geschieht weder eine äußere noch eine innere Revolution - nur Revolution,
Veränderung.  Doch  in  dem  Augenblick,  wo  Sie  ihr  Grenzen  setzen,  indem  Sie  sagen:  »Ich  darf
meine  Familie  nicht  verletzen,  meine  Freunde,  meinen  Priester,  meinen  kapitalistischen  oder
staatlichen Ausbeuter«, da sehen Sie nicht wirklich die Notwendigkeit einer radikalen Veränderung,
da  suchen  Sie  lediglich  eine  Veränderung  der  äußeren  Lebensumstände.  Darin  zeigt  sich  eine
Lethargie, die wiederum eine verfälschte Außenwelt bewirkt und den Konflikt fortsetzt.
Ich halte es für eine ziemlich lahme Ausrede, daß wir unsere Familie und unsere Freunde nicht
verletzen dürfen. Wissen Sie, wenn Sie etwas Wichtiges tun wollen, dann tun Sie es, ohne Rücksicht
auf Ihre Familie und Freunde, nicht wahr? Dann überlegen Sie sich nicht, ob Sie andere verletzen.
Das ist außerhalb Ihrer Kontrolle; Sie fühlen so intensiv, Sie denken so konzentriert, daß es Sie über
die  Grenzen  von  Familienkreisen,  Gruppenverpflichtungen  hinwegträgt.  Sie  fangen  nur  an,  die
Familie, die Freunde, Ideale, Glaubensvorstellungen, Traditionen, die bestehende Ordnung der Dinge
in  Erwägung  zu  ziehen,  wenn  Sie  sich  noch  an  eine  besondere  Sicherheit  klammern,  wenn  Sie
innerlich nicht reich sind, sondern nur von äußerer Anregung abhängig sind, um zu diesem inneren
Reichtum zu gelangen. Wenn aber dieses volle Bewußtsein des Leidens da ist, das durch einen Kon-
flikt  hervorgerufen  wurde,  dann  fühlen  Sie  sich  nicht  irgendeiner  besonderen  orthodoxen
Konvention, den Freunden oder der Familie verpflichtet. Sie wollen die Ursache dieses Leidens her-ausfinden, Sie wollen die Bedeutung der Außenwelt herausfinden, die diesen Konflikt verursacht;
darin  liegt  nichts  Persönliches,  keine  begrenzte  Idee  des  »Ich«.  Doch  nur  wenn  Sie  sich  an  diese
begrenzte Idee des »Ich« klammern, müssen Sie sich überlegen, wie weit Sie gehen wollen und wie
weit Sie nicht gehen wollen.
Die Wahrheit oder diese Göttlichkeit des Verstehens kann man nicht finden, indem man sich an die
Familie  oder  an  Tradition  oder  Gewohnheit  klammert.  Sie  kann  nur  gefunden  werden,  wenn  Sie
vollkommen nackt sind, von Ihren Sehnsüchten, Hoffnungen,  Sicherheiten  entblößt;  und  in dieser
unmittelbaren Einfachheit liegt der Reichtum des Lebens.
F:  Können  Sie  erklären,  warum  die  Außenwelt  begann,  falsch  statt  echt  zu  sein?  Was  ist  der
Ursprung all dieser Schwierigkeiten und Probleme?
K: Wer, denken Sie, hat die Außenwelt geschaffen? Irgendein mysteriöser Gott? Einen Moment
bitte; wer hat die Außenwelt geschaffen, die Gesellschaftsstruktur, die wirtschaftliche, die religiöse
Struktur? Wir. Jeder hat individuell dazu beigetragen, bis sie kollektiv wurde, und das Individuum,
das geholfen hat, das Kollektiv zu schaffen, ist nun im Kollektiv verloren, denn es wurde in seine
Form gegossen, es ist seine Außenwelt. Durch das Verlangen nach Sicherheit - finanziell, moralisch
und  spirituell  -haben  Sie  eine  kapitalistische  Außenwelt  geschaffen,  in  der  es  Nationalismus,
Klassenunterschiede und Ausbeutung gibt. Wir haben sie geschaffen, Sie und ich. Diese Sache ist
nicht  wunderbarerweise  von  selbst  entstanden.  Sie  werden  wieder  ein  anderes  kapitalistisches,
erwerbsorientiertes  System  anderer  Art  schaffen,  mit  einer  anderen  Nuance,  in  einer  anderen
Schattierung,  solange  Sie  Sicherheit  suchen.  Sie  können  dieses  gegenwärtige  Muster  abschaffen,
doch solange es Besitzgier gibt, werden Sie einen anderen kapitalistischen Staat aufbauen mit einem
neuen Vokabular, einem neuen Jargon.
Und  das  gleiche  gilt  für  die  Religionen  mit  all  ihren  absurden  Zeremonien,  Ausbeutungen  und
Ängsten.  Wer  hat  sie  geschaffen?  Sie  und  ich.  Durch  die  Jahrhunderte  haben  wir  diese  Dinge
geschaffen und uns ihnen aus Angst unterworfen. Es ist der einzelne Mensch, der überall eine falsche
Außenwelt geschaffen hat. Und er wurde zum Sklaven, und die falschen Verhältnisse haben zu einer
illusorischen Suche nach der Sicherheit dieser Selbstbewußtheit geführt, die Sie das »Ich« nennen.
Und daher kommt der ständige Kampf zwischen dem »Ich« und der falschen Außenwelt.
Sie wollen wissen, wer diese Außenwelt geschaffen hat und all diese entsetzlichen Schwierigkeiten
und Probleme, weil Sie einen Erlöser wollen, der Sie aus diesen Schwierigkeiten heraushebt und in
einen neuen Himmel versetzt. Indem Sie sich an all Ihre besonderen Vorurteile, Hoffnungen, Ängste
und Vorlieben klammern, hat jeder einzelne von Ihnen diese Außenwelt geschaffen, und so müssen
Sie sie als einzelner Mensch niederreißen und nicht darauf warten, daß ein System kommt und sie
hinwegfegt. Wahrscheinlich wird ein System kommen und sie hinwegfegen, und dann werden Sie
eben die Sklaven dieses Systems werden. Das kommunistische System könnte an seine Stelle treten,
und dann werden Sie wahrscheinlich neue Wörter benutzen, doch die gleichen Reaktionen haben, nur
auf andere Art in einem anderen Tempo.
Deshalb habe ich unlängst gesagt, daß ein bestimmtes Handeln, zu dem Sie die Außenwelt treibt,
nicht  mehr  das  richtige  sein  kann.  Nur  wenn  ein  Handeln  aus  dem  Verstehen  dieser  Außenwelt
geboren wurde, ist es richtig.
Wir müssen also als Individuen bewußt werden. Ich versichere Ihnen, daß Sie dann als Individuen
etwas Unermeßliches schaffen werden, keine Gesellschaft, die Sie nur an ein Ideal bindet und die
deshalb  zerfällt,  sondern  eine  Gesellschaft,  die  ständig  in  Bewegung  ist,  die  nicht  zu  einem
Höhepunkt  gelangt  und  dann  untergeht.  Individuen  setzen  sich  ein  Ziel,  streben  danach,  es  zu
erreichen,  und  nachdem  sie  es  erreicht  haben,  brechen  sie  zusammen.  Sie  versuchen  immer,
irgendein  Ziel  zu  erreichen  und  verharren  dann  in  dem  Stadium,  das  sie  erreicht  haben.  Wie  das
Individuum, so der Staat - der Staat versucht ständig ein Ideal, ein Ziel zu erreichen, das Individuum
jedoch muß ständig in Bewegung sein, es muß immer im Werden sein, keinen Höhepunkt erstreben,
kein Ziel verfolgen. Dann wird auch das Selbst, das sich in der Gesellschaft verwirklicht, in ständiger
Bewegung sein.
F:  Sind  Sie  der  Ansicht,  daß  Karma  die  Interaktion  zwischen  der  falschen  Außenwelt  und  dem
falschen »Ich« ist?
K: Wissen Sie, karma ist ein Wort aus dem Sanskrit, es bedeutet Handeln, Tun, Arbeiten, und es
enthält  auch  die  Bedeutung  von  Ursache  und  Wirkung.  Karma  ist  aber  die  Gebundenheit,  die
Reaktion,  die  aus  der  Außenwelt  kommt,  die  der  Geist  nicht  verstanden  hat.  Wie  ich  gestern  zu erklären versuchte: Wenn wir einen bestimmten Zustand nicht verstehen, dann ist natürlich der Geist
mit  diesem  Zustand,  mit  diesem  mangelnden  Verstehen,  belastet;  und  aus  diesem  mangelnden
Verstehen  funktionieren  und  handeln  wir  und  schaffen  damit  weitere  Belastungen,  größere
Begrenztheiten.
Man  muß  also  herausfinden,  was  dieses  mangelnde  Verstehen  verursacht,  das  den  einzelnen
Menschen davon abhält, die volle Bedeutung der Außenwelt zu erfassen, sei es nun die vergangene
oder die gegenwärtige Außenwelt. Und um diese Bedeutung zu entdecken, muß der Geist wirklich
frei  von  Vorurteilen  sein.  Es  ist  eines  der  schwierigsten  Dinge,  wirklich  frei  von  Voreingenom-
menheit,  von  einem  Temperament,  einer  Vorliebe  zu  sein.  Und  um  sich  der  Außenwelt  mit  einer
frischen  Offenheit,  einer  Direktheit  zu  nähern,  bedarf  es  großer  Einsicht.  Der  Geist  der  meisten
Menschen ist durch Eitelkeit voreingenommen, durch das Verlangen, andere zu beindrucken, weil
man  eine  wichtige  Persönlichkeit  ist,  oder  durch  das  Verlangen,  die  Wahrheit  zu  erkennen,  oder
durch Flucht vor der Außenwelt oder um das eigene Bewußtsein zu erweitern - nur haben Sie dafür
eine besondere spirituelle Bezeichnung - oder durch ihre nationalen Vorurteile. Alle diese Wünsche
hindern den Geist, die Außenwelt direkt wahrzunehmen und richtig einzuschätzen, und da der Geist
der  meisten  Menschen  in  Vorurteilen  befangen  ist,  ist  das  erste,  dessen  man  sich  bewußt  werden
muß, die eigene Begrenztheit. Und wenn Sie anfangen, bewußt zu sein, entsteht in dieser Bewußtheit
ein  Konflikt.  Wenn  Sie  sehen,  daß  Sie  wirklich  hemmungslos  stolz  oder  eingebildet  sind,  dann
beginnt die Eingebildetheit, indem sie Ihnen bewußt wird, sich aufzulösen, denn Sie erkennen, wie
absurd  sie  ist.  Wenn  Sie  jedoch  anfangen,  sie  bloß  zu  vertuschen,  dann  erzeugt  sie  neue  Übel,
weitere falsche Reaktionen.
So  muß  der  Geist,  um  jeden  Moment  ohne  die  Last  der  Vergangenheit  oder  der  Gegenwart  zu
leben, ohne die verkrüppelnde Erinnerung, die durch mangelndes Verstehen verursacht wird, immer
allen  Dingen  neu  begegnen.  Es  ist  verhängnisvoll,  dem  Leben  mit  der  Last  der  Gewißheit  zu
begegnen,  mit  dem  Stolz  des  Wissens,  denn  schließlich  ist  Wissen  nur  etwas  Vergangenes.  Doch
wenn Sie diesem Leben mit einer Frische begegnen, dann werden Sie wissen, was es heißt, ohne
Konflikt zu leben, ohne diese ständige krampfhafte Bemühung. Dann werden Sie weit getragen auf
der Woge des Lebens.
Ojai, Kalifornien, 18. Juni 1934


Leben in Ekstase
 
Es gibt für mich eine Realität, eine ungeheuer lebendige Wahrheit, und um diese zu begreifen, muß
das Denken außerordentlich einfach sein. Was einfach ist, ist unendlich subtil, was einfach ist, ist
sehr zart, und wenn Sie Wörter nur als Mittel benutzen, um zu dieser Zartheit, dieser Einfachheit des
Denkens zu gelangen, dann fürchte ich, werden Sie nicht begreifen, was ich Ihnen mitteilen möchte.
Doch wenn Sie die Bedeutung von Wörtern als eine Brücke benutzen, die Sie überqueren wollen,
dann werden Wörter nicht zu einer Illusion, in welcher der Geist sich verliert.
Ich sage, es gibt diese lebendige Realität, nennen Sie sie Gott, Wahrheit oder wie Sie wollen, und
sie kann nicht durch Suchen gefunden oder erkannt werden. Wo eine Suche im Spiel ist, da müssen
Kontrast  und  Dualität  entstehen.  Immer  wenn  der  Geist  sucht,  muß  das  unvermeidlich  eine
Trennung,  eine  Unterscheidung,  einen  Kontrast  mit  sich  bringen,  was  nicht  heißt,  daß  der  Geist
zufrieden sein soll, daß der Geist träge sein soll. Es gibt diesen zarten Schwebezustand, der weder
Zufriedenheit ist noch diese unaufhörliche Bemühung, die aus der Suche entstanden ist, aus diesem
Verlangen,  etwas  zu  erreichen,  zu  leisten.  Und  in  diesem  zarten  Schwebezustand  ist  Einfachheit,
nicht die Einfachheit, nur wenige Kleider zu haben oder wenig zu besitzen. Eine solche Einfachheit
meine ich nicht, das ist nur eine grobe Form. Ich meine die Einfachheit, die aus der Feinheit eines
Denkens hervorgeht, in dem weder Suche noch Zufriedenheit ist.
Wie ich schon sagte, eine Suche beschwört Dualität, Kontrast herauf. Und wo Kontrast, Dualität
herrscht,  da  muß  man  sich  mit  einem  dieser  Gegensätze  identifizieren,  und  daraus  entsteht  ein
Zwang. Das heißt, die Wahl des einen ist die Überwindung des anderen, nicht wahr?
Wenn wir sagen, wir suchen oder entwickeln einen neuen Wert, dann ist das nur die Überwindung
dessen, worin der Geist bereits befangen ist, nämlich in seinem Gegenteil. Diese Wahl basiert auf der
Anziehungskraft  des  einen  und  der  Angst  vor  dem  anderen,  und  dieses  Anklammern  an  die
Anziehung  oder  Ablehnung  aus  Angst  beeinflußt  den  Geist.  Einfluß  ist  also  die  Negation  des Verstehens und kann nur existieren, wenn eine Trennung besteht, eine innere Gespaltenheit, aus der
die  Unterscheidungen  in  Klasse,  Nation,  Religion,  Geschlecht  hervorgehen.  Das  heißt,  wenn  der
Geist versucht, etwas zu überwinden, muß er eine Dualität erzeugen, und eben diese Dualität negiert
das Verstehen und schafft die Unterschiede. Diese Dualität beinflußt den Geist, und daher kann ein
solcher  Geist  die  Bedeutung  der  Außenwelt  oder  die  Bedeutung  der  Ursache  des  Konflikts  nicht
verstehen.  Diese  Einflüsse  auf  die  Psyche  sind  bloße  Reaktionen  auf  die  Außenwelt  aus  dem
Mittelpunkt  des  »Ich«-Bewußtseins,  von  Vorlieben  und  Abneigungen  oder  Antithesen,  und  wo
Antithesen,  Gegensätze  herrschen,  da  kann  es  natürlich  kein  Verstehen  geben.  Aus  dieser
Unterscheidung entsteht die Einteilung der Einflüsse in Gut und Böse. Solange der Geist beeinflußt
wird - und Einfluß entsteht aus Anziehung, Gegensätzen, Antithesen -, werden Gefühl, Intellekt, die
ganze  Gesellschaft  beherrscht  und  unter  Zwang  gesetzt,  und  dieser  Einfluß  muß  das  Verstehen
verhindern, das Schönheit, Wahrheit und die Liebe selbst ist.
Wenn Sie sich dieses Einflusses bewußt werden, dann können Sie seine Ursache feststellen. Die
meisten Leute scheinen nur oberflächlich bewußt zu sein, nicht ganz in der Tiefe. Nur wenn Sie in
die tiefsten Tiefen des Bewußtseins, des Denkens und Fühlens eindringen, können Sie die Trennung
erkennen, die durch Einfluß hervorgerufen wird und das Verstehen negiert.
FRAGE:  Nachdem  ich  Ihre  Rede  über  die  Erinnerung  gehört  habe,  habe  ich  mein
Erinnerungsvermögen  völlig  verloren,  und  ich  stelle  fest,  daß  ich  mich  nicht  an  meine  riesigen
Schulden erinnern kann. Ist das Befreiung?
KRISHNAMURTI:  Fragen  Sie  die  Person,  der  Sie  das  Geld  schulden.  Ich  fürchte,  Sie  haben
mißverstanden, was ich über die Erinnerung zu sagen versucht habe. Wenn Sie sich auf die Erinne-
rung als eine Verhaltensregel verlassen, als eine Hilfe für das Handeln im Leben, dann muß diese
Erinnerung Ihr Handeln, Ihr Verhalten beeinträchtigen, denn dann ist das Handeln oder Verhalten
nur  das  Ergebnis  von  Berechnung  und  hat  daher  keine  Spontaneität,  keinen  Reichtum,  keine
Lebensfülle.  Das  bedeutet  nicht,  daß  Sie  Ihre  Schulden  vergessen  müssen.  Sie  können  die
Vergangenheit nicht vergessen. Sie können sie nicht aus Ihrem Gedächtnis tilgen. Das ist unmöglich.
Im Unterbewußtsein wird es da sein. Doch wenn dieses Unterbewußte, die schlafende Erinnerung,
Sie unmerklich beeinflußt und Ihr Handeln, Ihr Verhalten, Ihre ganze Lebenseinstellung formt, dann
muß dieser Einfluß zu immer neuen Einschränkungen führen und das Funktionieren der Intelligenz
immer mehr belasten.
So bin ich beispielsweise kürzlich aus Indien gekommen; ich war in Australien und Neuseeland,
wo  ich  verschiedenen  Menschen  begegnet  bin,  ich  hatte  viele  Anregungen  und  sah  viele  Se-
henswürdigkeiten.  Die  kann  ich  nicht  vergessen,  wenn  auch  die  Erinnerung  daran  vielleicht
verblassen wird. Doch die Reaktion auf die Vergangenheit könnte vielleicht mein volles Verstehen
der  Gegenwart  erschweren  und  das  intelligente  Funktionieren  des  Geistes  behindern.  Das  heißt,
wenn  meine  Erfahrungen  und  Erinnerungen  aus  der  Vergangenheit durch ihr  Hineinwirken  in  die
Gegenwart  zum  Hindernis  werden,  dann  kann  ich  nicht  intensiv  in  der  Gegenwart  leben  und  sie
vollkommen verstehen.
Sie reagieren auf die Vergangenheit, weil die Gegenwart ihre Bedeutung verloren hat oder weil Sie
die  Gegenwart  meiden  wollen;  also  gehen  Sie  zurück  in  die  Vergangenheit  und  leben  in  dieser
emotionellen Erregung, in dieser Reaktion der aufwallenden Erinnerung, weil die Gegenwart Ihnen
wenig bedeutet. Wenn Sie also sagen: »Ich habe mein Erinnerungsvermögen völlig verloren«, dann
fürchte ich, kommt für Sie nur ein einziger Ort in Frage. Sie können das Erinnerungsvermögen nicht
verlieren, sondern indem Sie ganz in der Gegenwart leben, in der Fülle des Augenblicks, werden Sie
sich all der unterbewußten Verwicklungen der Erinnerung, der schlafenden Hoffnungen und Sehn-
süchte  bewußt,  die  vorwärts  drängen  und  Sie  daran  hindern,  intelligent  in  der  Gegenwart  zu
funktionieren. Wenn Sie sich dessen bewußt sind, wenn Sie sich dieser Behinderung zutiefst, nicht
nur  oberflächlich,  bewußt  sind,  dann  wird  die  schlafende  unbewußte  Erinnerung,  die  nichts  als
mangelndes Verstehen und unzulängliches Leben ist, verschwinden, und dann begegnen Sie jeder
Bewegung der Außenwelt, jedem Flug des Gedankens aufs neue.
F: Sie sagen, daß das vollkommene Verstehen seiner äußeren und inneren Lebensbedingungen das
Individuum von Zwang und Leid befreit. Nun, wie kann man sich, selbst in diesem Zustand, von
dem unbeschreiblichen Leid befreien, das normalerweise durch den Tod eines Menschen, den man
wirklich liebt, verursacht wird? K: Was ist in diesem Falle die Ursache des Leidens? Und was ist das, was wir Leid nennen? Ist das
Leid nicht bloß ein Schock für den Geist, der ihm seine eigene Unzulänglichkeit bewußt macht? Die
Erkenntnis dieser Unzulänglichkeit verursacht das, was wir Leid nennen. Angenommen, Sie haben
sich  darauf  verlassen,  daß  Ihr  Sohn  oder  Ihr  Mann  oder  Ihre  Frau  diese  Unzulänglichkeit,  diese
Unvollkommenheit ausfüllen kann, dann wird durch den Verlust dieser Person, die Sie lieben, das
volle Bewußtsein dieser Leere, dieser Lücke geweckt, und aus diesem Bewußtsein entsteht Leid, und
Sie sagen: »Ich habe jemanden verloren.«
So  ist  durch  den  Tod  zunächst  einmal  das  volle  Bewußtsein  der  Leere  entstanden,  dem  Sie
wohlweislich ausgewichen sind. Wo also eine Abhängigkeit vorhanden ist, müssen Leere, Hohlheit,
Unzulänglichkeit aufkommen, und folglich Kummer und Schmerz. Wir wollen das nicht einsehen;
wir  sehen  nicht,  daß  das  die  eigentliche  Ursache  ist.  Und  dann  sagen  wir:  »Ich  vermisse  meinen
Freund, meinen Mann, meine Frau, mein Kind. Wie soll ich über diesen Verlust hinwegkommen?
Wie soll ich diesen Kummer überwinden?«
Nun, alles Überwinden ist nur eine Scheinlösung. Darin ist kein Verstehen, und deshalb kann es
nur weiteren Kummer geben, obwohl Sie vorübergehend einen Ersatz finden mögen, der den Geist
völlig  einschläfert.  Wenn  Sie  nicht  zu  überwinden  versuchen,  dann  nehmen  Sie  an  spiritistischen
Seancen teil, suchen Medien auf, oder nehmen Zuflucht zu wissenschaftlichen Beweisen, daß das
Leben nach dem Tode weitergeht. Und Sie beginnen verschiedene Mittel der Flucht und des Ersatzes
zu  entdecken,  die  vorübergehend  Ihr  Leiden  erleichtern.  Wenn  jedoch  dieses  Verlangen  zu
überwinden  aufhören  würde  und  Sie  wirklich  den  Wunsch  hätten  zu  verstehen  -  grundsätzlich
herauszufinden  -,  was  Schmerz  und  Kummer  verursacht,  dann  würden  Sie  feststellen,  daß  es
Schmerz  geben muß,  solange  Einsamkeit, Seichtheit, Leere,  Unzulänglichkeit vorhanden sind, die
sich äußerlich als Abhängigkeit ausdrücken. Und Sie können diese Unzulänglichkeit nicht ausfüllen,
indem  Sie  versuchen,  durch  Scheinlösungen,  durch  Flucht  oder  Anhäufen  die  Hindernisse  zu
überwinden; das sind ja nur die raffinierten Tricks des Geistes, der sich in der Jagd nach Gewinn
vergeudet.
Leiden  ist  nichts  anderes  als  diese  hohe,  äußerste  Klarheit  des  Denkens  und  Fühlens,  die  Sie
zwingt, die Dinge so zu erkennen, wie sie sind. Doch das bedeutet nicht Zustimmung oder Resigna-
tion. Wenn Sie die Dinge sehen, wie sie sind - im Spiegel der Wahrheit, die Intelligenz ist -, dann ist
darin eine Freude, eine Ekstase: Darin ist keine Dualität,  kein Verlustgefühl, keine Trennung. Ich
versichere  Ihnen,  daß  das  nichts  Theoretisches  ist.  Wenn  Sie  über  das  nachdenken,  was  ich  mit
meiner Antwort auf die erste Frage über die Erinnerung gesagt habe, dann werden Sie sehen, wie die
Erinnerung  größere  und  immer  größere  Abhängigkeit  bewirkt,  dieses  ständige,  emotionale
Zurückblicken auf ein Ereignis, um daraus eine Reaktion hervorzulocken, die den vollen Ausdruck
der Intelligenz in der Gegenwart verhindert.
F:  Welchen  Vorschlag  oder  Rat  hätten  Sie  für  jemanden,  der  von  starkem  sexuellen  Verlangen
beeinträchtigt wird?
K: Wo schließlich kein kreativer Ausdruck des Lebens vorhanden ist, messen wir der Sexualität
eine übertriebene Bedeutung  bei,  und  dann wird sie zu einem akuten Problem. Die Frage ist also
nicht,  welchen  Rat  oder  Vorschlag  ich  für  Sie  habe  oder  wie  man  die  Leidenschaft,  das  sexuelle
Verlangen überwinden kann, sondern wie man dieses kreative Leben entbindet, und nicht nur einen
Teil  davon  bewältigt,  nämlich  die  Sexualität.  Das  heißt,  wie  kann  man  die  Ganzheit,  die
Vollständigkeit des Lebens verstehen?
Nun,  durch  moderne  Erziehung,  durch  die  Umstände  und  die  Außenwelt,  werden  Sie  dazu
getrieben, etwas zu tun, das Sie hassen. Es ist Ihnen zuwider, aber Sie sind gezwungen, es zu tun,
weil es Ihnen an der richtigen Ausrüstung, an der entsprechenden Ausbildung fehlt. In Ihrer Arbeit
werden  Sie  durch  die  Umstände,  die  Verhältnisse  gehindert,  sich  selbst  wesentlich  und  kreativ
auszudrücken, und deshalb müssen Sie ein Ventil haben, und dieses Ventil wird zu einem sexuellen
Problem  oder  einem  Alkoholproblem  oder  zu  irgendeinem  anderen  idiotischen,  hirnverbrannten
Problem. Alle diese Ventile werden zu Problemen.
Oder  Sie  haben  künstlerische  Neigungen.  Es  gibt  ganz  wenige  Künstler,  doch  Sie  mögen  eine
Neigung dazu haben, und diese Neigung wird ständig verbogen, verdreht, vereitelt, so daß Sie keine
Mittel haben, sich auszudrücken. So wird dann entweder der Sexualität oder einem religiösen Wahn
eine  übertriebene  Bedeutung  beigemessen.  Oder  Ihre  Ambitionen  werden  vereitelt,  beeinträchtigt,
verhindert,  und  so  wird  wiederum  Dingen,  die  normal  sein  sollten,  eine  übertriebene  Bedeutung beigemessen. Bevor Sie also Ihre religiösen, politischen, wirtschaftlichen und sozialen Bedürfnisse
nicht gründlich verstehen, werden die natürlichen Lebensfunktionen von ungeheurer Wichtigkeit sein
und in Ihrem Leben an erster Stelle stehen. Daher haben all die unzähligen Probleme wie Habgier,
Besitzgier, Sex, soziale und rassische Unterschiede ein falsches Maß und einen falschen Stellenwert.
Doch  wenn  Sie  mit  dem  Leben  richtig  umgehen  würden,  nicht  teilweise,  sondern  als  Ganzes,
umfassend und kreativ, mit Intelligenz, dann würden diese Probleme, die den Geist entkräften und
das kreative Leben zerstören, verschwinden, und dann funktionierte die Intelligenz normal, und darin
ist eine Ekstase.
F: Ich hatte den Eindruck, daß ich Ihre Gedanken ins Handeln übernommen hätte; doch ich habe
keine Freude am Leben, keine Begeisterung für irgendeine Beschäftigung. Meine Versuche, Klarheit
zu  gewinnen,  haben  meine  Verwirrung  nicht  beseitigt,  so  wenig  wie  sie  eine  Veränderung  oder
Vitalität  in  mein  Leben  gebracht  haben.  Mein  Leben  hat  heute  nicht  mehr  Sinn  für  mich  als  vor
sieben Jahren, als ich Sie zum ersten Mal hörte. Was stimmt nicht mit mir?
K: Zunächst einmal wüßte ich gern, ob der Fragesteller verstanden hat, was ich gesagt habe, bevor
er versuchte, meine Gedanken in sein Handeln umzusetzen. Und was sind meine Gedanken? Und
warum sind es meine Gedanken? Ich gebe Ihnen keine Form oder Regel, nach der Sie leben können,
oder ein System, dem Sie folgen können. Alles, was ich sage, ist, daß die Intelligenz funktionieren
muß,  um  kreativ,  begeistert,  intelligent,  vital  leben  zu  können.  Diese  Intelligenz  ist  entstellt,
behindert  durch  das,  was  man  Erinnerung  nennt,  und  ich  habe  erklärt,  was  ich  darunter  verstehe,
deshalb  will  ich  darauf  nicht  mehr  eingehen.  Solange  dieser  ständige  Kampf,  etwas  zu  erreichen,
weitergeht, solange der Geist beeinflußt wird, muß eine Dualität vorhanden sein, und damit Schmerz
und Kampf. Und unsere Suche nach Wahrheit oder nach Wirklichkeit ist nichts als eine Flucht vor
diesem Schmerz.
Deshalb sage ich, werden Sie sich darüber klar, daß Ihre Bemühungen, Ihr Kampf, Ihre auf Sie
einwirkenden Erinnerungen Ihre Intelligenz zerstören. Das heißt nicht, sich oberflächlich über etwas
klarzuwerden,  sondern  in  die  ganze  Tiefe  des  Bewußtseins  einzudringen,  um  nicht  eine  einzige
unbewußte  Reaktion  unentdeckt  zu  lassen.  All  das  erfordert  Denken,  all  das  erfordert  eine
Wachsamkeit  des  Geistes  und  Herzens,  nicht  einen  Geist,  der  von  Glaubensvorstellungen,
Glaubensbekenntnissen und Idealen vollgestopft ist. Der Geist der meisten Menschen ist mit diesen
Dingen  belastet  und  mit  dem  Verlangen,  jemandem  zu  folgen.  Wenn  Sie  sich  Ihrer  Belastungen
bewußt werden, sagen Sie nicht, daß Sie Ideale haben müssen - Sie brauchen keine Glaubenssätze
und  alles  übrige  in  diesem  Jargon  nachzuplappern.  Das  bloße  >»Muß«  bringt  eine  neue  Doktrin,
einen neuen Glaubenssatz hervor; sie brauchen nur bewußt zu werden, und in der Intensität dieser
Bewußtheit, in der Intensität der Wahrnehmung, in dieser Flamme beschwören Sie eine solche Krise,
einen solchen Konflikt herauf, daß dieser Konflikt das Hindernis auflösen wird.
Ich  weiß,  daß  manche  Leute  Jahr  für  Jahr  hierherkommen,  und  ich  versuche  jedes  Jahr,  diese
Gedanken auf verschiedene Weise zu erklären, doch ich fürchte, daß die Leute wenig nachdenken,
die sagen: »Wir haben Ihnen seit sieben Jahren zugehört.« Mit Nachdenken meine ich kein bloßes
intellektuelles  Argumentieren,  was  nichts  als  Asche  ist,  sondern  jenen  Schwebezustand  zwischen
Gefühl  und  Vernunft,  zwischen  Liebe  und  Denken;  und  dieser  Schwebezustand  wird  nicht
beeinflußt, nicht berührt von dem Konflikt der Gegensätze. Doch wenn weder die Fähigkeit, klar zu
denken, noch die Intensität des Gefühls vorhanden sind, wie können Sie aufwachen, wie kann da der
Schwebezustand bestehen, wie kann dann diese Wachheit, diese Bewußtheit aufkommen? So wird
das Leben nutzlos, nichtig, wertlos.
Somit  müssen  Sie  als  erstes,  wenn  ich  das  vorschlagen  darf,  herausfinden,  warum  Sie  auf  eine
gewisse Art und Weise denken und warum Sie auf eine gewisse Art und Weise fühlen. Versuchen
Sie nicht, es zu ändern, versuchen Sie nicht,  Ihre  Gedanken und  Gefühle  zu  analysieren, sondern
werden Sie sich bewußt, warum Sie in einem bestimmten gewohnten Geleise denken und aus wel-
chem Motiv Sie handeln. Obwohl Sie das Motiv auch durch Analyse entdecken können, wird es dann
doch nicht real sein. Es wird nur real sein, wenn Sie in dem Augenblick äußerst aufmerksam sind, in
dem  Ihre  Gedanken  und  Gefühle  funktionieren;  dann  werden  Sie  ihre  außerordentliche  Subtilität
erkennen, ihre besondere Zartheit. Solange Sie ein »Muß« und »Muß nicht« haben, werden Sie in
diesem Zwang nie das rasche Wandern der Gedanken und Emotionen entdecken. Und ich bin sicher,
daß Sie in der Schule des »Muß« und »Muß nicht« erzogen worden sind und damit Ihre Gedanken
und Gefühle zerstört haben. Sie wurden von Ihren Lehrern durch Systeme und Methoden gefesselt und verkrüppelt. Lassen Sie also alle diese » Muß« und »Muß nicht« beiseite. Das heißt nicht, daß
man unmoralisch sein soll, sondern daß man sich eines Geistes bewußt werden soll, der immer sagt
»Ich muß« und »Ich muß nicht«. Dann kommt die Intelligenz, sie ist da, sie funktioniert, sie bewirkt
ein Verstehen wie eine Blume, die am Morgen aufblüht.
F: Man spricht manchmal von dem Künstler als jemandem, der dieses Verstehen besitzt, von dem Sie
sprechen, zumindest während seiner kreativen Arbeit. Doch wenn jemand ihn stört oder verärgert,
kann  er  heftig  reagieren  und  entschuldigt  seine  Reaktion  als  Ausdruck  seines  Temperaments.
Offensichtlich lebt er nicht völlig im Augenblick. Hat er wirklich verstanden, wenn er so leicht in
seine Selbst-Bewußtheit zurückfällt?
K: Wer ist diese Person, die Sie als Künstler bezeichnen? Ein Mann, der vorübergehend kreativ ist?
In meinen Augen ist er kein Künstler. Der Mann, der bloß in seltenen Momenten diesen kreativen
Impuls hat und diese Kreativität durch die Perfektion seiner Technik zum Ausdruck bringt, den
würden Sie doch sicherlich nicht als Künstler bezeichnen. Für mich ist der wahre Künstler ein
Mensch, der ganzheitlich und harmonisch lebt, der seine Kunst nicht vom Leben trennt, dessen
ganzes Leben dieser Ausdruck ist, sei es nun durch ein Gemälde, durch Musik oder durch sein
Verhalten; ein Mensch, der nicht seinen Ausdruck auf einer Leinwand oder in der Musik oder in
Stein von seinem täglichen Verhalten getrennt hat. Das erfordert die höchste Intelligenz, die größte
Harmonie. Er kann sie auf der Leinwand ausdrücken, oder er spricht, oder er malt, oder er drückt sie
vielleicht überhaupt nicht aus, sondern fühlt sie nur. Doch all dies erfordert diesen exquisiten
Schwebezustand, diese Intensität der Wahrnehmung, und deshalb ist sein künstlerischer Ausdruck
nicht von der täglichen Routine des Lebens getrennt.
Ojai, Kalifornien, 29. Juni 1934
 
Wahres Menschsein
 
Was  wir  unter  Glück  oder  Ekstase  verstehen,  ist  in  meinen  Augen  das  kreative  Denken.  Und
kreatives Denken ist die unaufhörliche Bewegung des Denkens, Fühlens und Handelns. Das heißt,
wenn  das  Denken,  welches  Gefühl  ist,  welches  selbst  ein  Handeln  ist,  in  seiner  Bewegung
unbeeinträchtigt ist und nicht durch eine Idee gezwungen, beeinflußt und gebunden wird und auch
nicht  aus  dem  Hintergrund  von  Tradition  oder  Gewohnheit  hervorgeht,  dann  ist  diese  Bewegung
kreativ. Solange das Denken - und ich werde nicht jedesmal Gefühl und Handeln wiederholen -, so-
lange  das  Denken  von  einer  starren  Idee  eingegrenzt  und  gebunden  wird,  oder  sich  nur  an  einen
Hintergrund oder eine Bedingung anpaßt und dadurch begrenzt wird, solange ist ein solches Denken
nicht kreativ.
So ist die Frage, die jeder nachdenkliche Mensch sich selbst stellt, wie er sein kreatives Denken
wecken kann; denn wenn dieses kreative Denken, diese unendliche Bewegung existiert, dann kann es
keine Spur einer Begrenzung, eines Konflikts geben.
Diese Bewegung des kreativen Denkens sucht in ihrem Ausdruck kein Ergebnis, keine Leistung;
ihre Ergebnisse und Ausdrucksformen sind nicht ihr Höhepunkt. Sie hat keinen Höhepunkt und kein
Ziel,  denn  sie  ist  unaufhörlich  im  Fluß.  Der  Geist  der  meisten  Menschen  strebt  nach  einem
Höhepunkt, einem Ziel, einer Leistung, und er paßt sich dieser Idee des Erfolgs an, und ein solches
Denken, solche Gedanken begrenzen sich ständig selbst. Wenn aber die Idee der Leistung fehlt und
nur  die  ständige  Bewegung  des  Denkens  als  Verstehen,  als  Intelligenz  da  ist,  dann  ist  diese
Bewegung  des  Denkens  kreativ.  Das  heißt,  kreatives  Denken  hört  auf,  wenn  der  Geist  durch
Anpassung,  durch  Einflüsse  verkrüppelt  wird  oder  wenn  er  aus  dem  Hintergund  einer  Tradition
funktioniert, die er nicht durchschaut hat, oder von einem festen Punkt aus, wie ein Tier, das an einen
Pfosten gebunden ist. Solange diese Begrenztheit, diese Anpassung existiert, kann es kein kreatives
Denken, keine Intelligenz geben, die allein Freiheit bedeutet.
Diese kreative Bewegung des Denkens sucht nie ein Ergebnis oder gelangt zu einem Höhepunkt,
denn Ergebnis oder Höhepunkt resultierten immer aus einem Wechsel von Stillstand und Bewegung.
Wenn hingegen kein Ergebnis gesucht wird, sondern wenn das Denken unablässig in Bewegung ist,
dann ist es kreativ. Noch einmal, ein kreatives Denken kennt nicht die Trennung, die einen Konflikt zwischen Denken,
Fühlen und Handeln bewirkt. Und Trennung existiert nur dort, wo ein Ziel angestrebt wird, wo die
Anpassung und die Selbstzufriedenheit der Gewißheit herrschen.
Handeln ist die Bewegung, die aus Gedanken und Gefühlen besteht, wie ich Ihnen erklärt habe.
Dieses Handeln ist die Beziehung zwischen dem Individuum und der Gesellschaft. Diese Beziehung
besteht im Verhalten, in der Arbeit, in Kooperation, die wir Erfüllung nennen. Das heißt, wenn der
Geist  funktioniert,  ohne  einen  Höhepunkt,  ein  Ziel  anzustreben,  wenn  er  kreativ  denkt,  dann  ist
dieses  Denken  zugleich  ein  Handeln,  das  die  Beziehung  zwischen  dem  Individuum  und  der
Gesellschaft ausmacht. Wenn nun diese Bewegung des Denkens klar, einfach, direkt, spontan und
tief ist, dann gibt es in dem Individuum keinen Konflikt, der sich gegen die Gesellschaft richtet, denn
das Handeln ist dann der eigentliche Ausdruck dieser lebendigen, kreativen Bewegung.
Für mich gibt es keine Kunst des Denkens, es gibt nur kreatives Denken. Es gibt keine Technik
des  Denkens,  sondern  nur  ein  spontanes,  kreatives  Funktionieren  der  Intelligenz,  die  sich  in  der
Harmonie von Verstand, Gefühl und Handeln manifestiert, die nicht voneinander getrennt sind.
Ist nicht dieses Denken  und  Fühlen  ohne die Suche  nach  Belohnung,  nach  einem  Ergebnis,  ein
echtes Experiment? In dem wirklichen Erfahren, dem wirklichen Experimentieren kann keine Suche
nach einem Ergebnis  enthalten  sein,  denn dieses Experimentieren ist  die  Bewegung  des kreativen
Denkens. Um zu experimentieren, muß der Geist sich ständig von der Außenwelt befreien, mit der er
durch seine Bewegung in Konflikt gerät, von der Außenwelt, die wir Vergangenheit nennen. Wenn
der Geist durch die Suche nach einer Belohnung, durch die Verfolgung eines Ziels behindert wird,
kann er nicht kreativ denken.
Wenn Verstand und Herz ein Ergebnis oder einen Gewinn suchen, und damit Selbstzufriedenheit
und Stillstand, dann  geschieht  das  durch Übung, Überwindung, Disziplin, und daraus entsteht ein
Konflikt.  Die  meisten  Menschen  glauben,  daß  durch  das  Üben  einer  bestimmten  Denkweise  das
kreative Denken freigesetzt wird. Nun ist dieses Üben, wenn Sie es einmal beobachten und darüber
nachdenken, lediglich  das  Ergebnis  der Dualität. Und  ein  Handeln,  das  dieser Dualität  entspringt,
muß diese Trennung von Verstand und Gefühl fortsetzen, und ein solches Handeln wird der bloße
Ausdruck einer kalkulierten, logischen, selbstschützenden Schlußfolgerung sein.
Wenn man sich in dieser Selbstdisziplin übt oder wenn man sich ständig durch äußere Umstände
beherrschen und beeinflussen läßt, dann ist Übung nichts anderes als eine veränderte Ausrichtung auf
ein Ziel hin; sie ist ein bloßes Handeln innerhalb der Schranken des begrenzten Denkens, das Sie
Selbstbewußtlieit nennen. Durch Übung kann man kein kreatives Denken erzwingen.
Kreativ denken bedeutet, die Harmonie zwischen Verstand, Gefühl und Handeln herzustellen. Das
heißt,  wenn  Sie  überzeugt  von  einer  Handlungsweise  sind,  ohne  am  Ende  eine  Belohnung  zu
erwarten, dann löst dieses Handeln, das der Intelligenz entspringt, alle Behinderungen auf, die der
Geist sich durch mangelndes Verstehen auferlegt hat.
Wenn  Geist  und  Herz  durch  Angst  gefesselt  sind,  durch  mangelndes  Verstehen,  durch  Zwang,
dann  befindet  sich  ein  solcher  Geist,  obwohl  er  innerhalb  dieser  Grenzen  denken  kann,  noch  in-
nerhalb des Grenzbereichs dieser Angst. Er denkt nicht wirklich, und sein Handeln muß ständig neue
Schranken aufrichten.
FRAGE: Würden Sie uns bitte ein Beispiel der praktischen Anwendung des ständigen Gewahrseins
geben, und was im täglichen Leben die Wahl bedeutet?
KRISHNAMURTI: Würden Sie diese Frage stellen, wenn eine giftige Schlange in Ihrem Zimmer
wäre? Dann würden Sie nicht fragen: »Wie kann ich mich wachhalten? Wie kann ich äußerst gewahr
sein?•• Sie stellen diese Frage nur, wenn Sie nicht sicher sind, daß eine giftige Schlange in Ihrem
Zimmer ist. Entweder Sie wissen es gar nicht, oder Sie wollen mit der Schlange spielen, Sie wollen
den Schmerz und die Freude dieses Spiels genießen.
Bitte hören Sie zu. Es kann kein Gewahrsein geben, es kann diese Wachheit von Verstand und
Gefühl nicht geben, solange der Geist noch in Schmerz und Freude befangen ist. Das heißt, wenn
eine Erfahrung Ihnen Schmerz und zugleich auch Freude bereitet, dann tun Sie nichts dagegen. Sie
handeln nur, wenn der Schmerz größer ist als die Freude, doch wenn die Freude größer ist, dann tun
Sie gar nichts, denn es gibt keinen akuten Konflikt. Nur wenn der Schmerz die Freude überwiegt,
wenn er intensiver ist als die Freude, dann wollen Sie handeln.
Die  meisten  Menschen  warten  darauf,  daß  der  Schmerz  größer  wird,  bevor  sie  handeln,  und
während dieser Wartezeit wollen sie wissen, wie man gewahr sein kann. Niemand kann ihnen das sagen. Sie warten darauf, daß der Schmerz  sich steigert,  bevor  sie handeln;  das heißt,  sie  warten
darauf, daß der Schmerz sie zum Handeln zwingt, und in diesem Zwang ist keine Intelligenz. Es ist
nur  die  Außenwelt,  die  sie  zwingt,  auf  eine  bestimmte  Weise  zu  handeln,  nicht  die  Intelligenz.
Deshalb wird es, wenn ein Geist in diesem Stillstand, in dieser Spannungslosigkeit befangen ist, na-
turgemäß noch mehr Schmerz, noch mehr Konflikte geben.
In der heutigen politischen Situation könnte sehr wohl wieder ein Krieg ausbrechen. Er könnte in
zwei  Jahren,  in  fünf  Jahren,  in  zehn  Jahren  ausbrechen.  Ein  intelligenter  Mensch  kann  das  vor-
aussehen  und  intelligent  handeln.  Doch  der  Mensch,  der  stillsteht,  der  darauf  wartet,  daß  der
Schmerz  ihn  zum  Handeln  zwingt,  der  wartet  auf  größeres  Chaos,  größeres  Leiden,  um  ihm  den
Anstoß zum Handeln zu geben, weil seine Intelligenz nicht funktioniert. Das Gewahrsein ist nur da,
wenn Verstand und Gefühl sich in einem starken Spannungszustand befinden.
Wenn Sie zum Beispiel sehen, daß Besitzgier zu Unzulänglichkeit führen muß, wenn Sie sehen,
daß  Unzulänglichkeit,  Mangel  an  innerem  Reichtum  und  Oberflächlichkeit  immer  Abhängigkeit
bewirken, wenn Sie das erkennen, was widerfährt dann Ihrem Geist und Herzen? Die unmittelbare
Begierde  soll  diese  Leere  füllen;  doch  davon  abgesehen,  wenn  Sie  die  Vergeblichkeit  ständigen
Anhäufens sehen, beginnt Ihnen bewußt zu werden, wie Ihr Geist funktioniert. Sie sehen, daß in dem
bloßen  Anhäufen  kein  kreatives  Denken  stattfinden  kann;  und  doch  setzt  der  Geist  das  Anhäufen
fort. Wenn Ihnen das aber bewußt wird, führen Sie damit einen Konflikt herbei, und dieser Konflikt
wird den Beweggrund des Anhäufens auflösen.
F: Wie könnte ein Staatsmann, der verstehen würde, was Sie sagen, dieses Verstehen in öffentlichen
Angelegenheiten zum Ausdruck bringen? Oder wäre es nicht wahrscheinlicher, daß er sich von der
Politik zurückziehen würde, wenn er deren falsche Grundlagen und Ziele verstehen würde?
K:  Wenn  er  verstehen  würde,  was  ich  sage,  würde  er  die  Politik  nicht  vom  Leben  in  seiner
Gesamtheit trennen; und dann sehe ich nicht, weshalb er sich zurückziehen sollte. Schließlich ist die
Politik heute nur ein Instrument der Ausbeutung. Doch wenn er das Leben als Ganzes betrachten
würde,  nicht  nur  die  Politik  -eine  Politik,  mit  der  er  nur  sein  eigenes  Land,  sein  Volk  und  die
Ausbeutung anderer meint -, und wenn er die menschlichen Probleme nicht als nationale, sondern als
Weltprobleme betrachtete, nicht als amerikanische, hinduistische oder deutsche Probleme, wenn er
dann verstehen würde, worüber ich rede, wäre er ein wahrer Mensch, kein Politiker. Und für mich ist
es  das  Wichtigste,  ein  Mensch  zu  sein,  kein  Ausbeuter  oder  nur  ein  Experte  in  einer  bestimmten
Fachrichtung. Ich glaube, daß darin das Unheil liegt. Der Politiker interessiert sich nur für die Politik,
der Moralist für die Moral, der sogenannte spirituelle Lehrer für das Spirituelle, und jeder denkt, daß
er der Experte ist und schließt alle anderen aus. Unsere ganze Gesellschaftsstruktur basiert darauf,
und deshalb verursachen diese Experten der verschiedenen Fachgebiete noch größere Zerstörung und
größeres Elend. Würden wir als Menschen dagegen die enge Beziehung zwischen all diesen Dingen
sehen, zwischen Politik, Religion, wirtschaftlichem und gesellschaftlichem Leben, dann würden wir
nicht im Sinne einer Trennung, nicht individualistisch handeln.
In  Indien  zum  Beispiel  hungern  Millionen.  Ein  Hindu,  der  Nationalist  ist,  sagt:  >»Wir  wollen
zuerst einmal eine Nation werden; dann werden wir dieses Hungerproblem lösen können.« Für mich
aber  liegt  die  Lösung  des  Hungerproblems  nicht  darin,  nationalistisch  zu  werden,  sondern  im
Gegenteil;  Hunger  ist  ein  Weltproblem,  und  dieser  Prozeß  der  Isolation  verschlimmert  noch  das
Problem des Hungers. Wenn also der Politiker sich mit den Problemen menschlichen Lebens nur als
Politiker  befaßt,  dann  verursacht  ein  solcher  Mann  noch  mehr  Zerstörung,  noch  größeres  Unheil,
doch wenn er die Gesamtheit des Lebens ohne Unterschied der Rassen, Nationen und Klassen ins
Auge faßt, dann ist er ein wahrer Mensch, auch wenn er Politiker ist.
F: Sie haben gesagt, daß Sie mit zwei oder drei anderen, die verstehen, die Welt verändern könnten.
Viele glauben, daß sie verstehen, und ebenso auch andere, wie Künstler und Wissenschaftler, und
doch hat sich die Welt nicht verändert. Bitte sagen Sie uns, wie Sie die Welt verändern würden.
Verändern  Sie  nicht  vielleicht  jetzt  schon  die  Welt,  langsam  und  fast  unmerklich,  und  doch
eindeutig,  durch  Ihr  Reden,  Ihre  Art  zu  leben  und  durch  den  Einfluß,  den  Sie  zweifellos  in  den
kommenden Jahren auf das Denken der Menschen ausüben werden? Ist dies die Veränderung, an die
Sie denken, oder ist es etwas, das unmittelbar die politische, wirtschaftliche und rassische Struktur
beeinflußt?
K: Ich fürchte, ich habe nie an die Unmittelbarkeit des Handelns und seine Wirkung gedacht. Um
ein dauerhaftes, echtes Ergebnis zu sehen, muß hinter dem Handeln viel Beobachtung, Denken und Intelligenz stehen, und sehr wenige Menschen sind bereit, kreativ zu denken oder frei von Einfluß
und Vorlieben zu sein. Wenn Sie anfangen, als einzelner selbständig zu denken, dann werden Sie
fähig  sein,  intelligent  zusammenzuarbeiten;  und  solange  keine  Intelligenz  vorhanden  ist,  kann  es
keine Zusammenarbeit geben, sondern nur Zwang, und folglich Chaos.
F: In welchem Maße kann eine Person ihr eigenes Handeln kontrollieren? Wenn wir, zu irgendeiner
Zeit, die Summe unserer früheren Erfahrungen sind, und es gibt kein spirituelles Selbst, ist es dann
einer Person möglich, auf irgendeine andere Weise zu handeln als der, die von seiner ursprünglichen
Erbanlage, seiner gesamten Ausbildung und den Reizen, die zur Zeit auf ihn einwirken, bestimmt
wird? Wenn ja, was verursacht die Veränderungen in den äußeren Abläufen und auf welche Weise?
K:  »in  welchem  Maße  kann  eine  Person  ihr  eigenes  Handeln  kontrollieren?«•  Eine  Person
kontrolliert ihr eigenes Handeln nicht, wenn sie ihre Umgebung nicht verstanden hat. Dann handelt
sie nur unter dem Zwang und dem Einfluß der Außenwelt; ein solches Handeln ist überhaupt kein
Handeln,  sondern  eine  bloße  Reaktion  oder  eine  selbstschützende  Maßnahme.  Wenn  aber  eine
Person  beginnt,  die  Außenwelt  zu  verstehen,  ihre  volle  Bedeutung  und  ihren  Stellenwert  zu
erkennen, dann kontrolliert sie ihr eigenes Handeln, dann ist sie intelligent und wird somit, gleich
unter welchen Bedingungen, intelligent funktionieren.
Wenn wir, zu irgendeiner Zeit, die Summe unserer früheren Erfahrungen sind und kein spirituelles
Selbst haben, ist es dann einem Menschen möglich, auf irgendeine andere Weise zu handeln als der,
die von seiner ursprünglichen Erbanlage, seiner gesamten Ausbildung und den Reizen, die zur Zeit
auf ihn einwirken, bestimmt wird?«
Auch hier gilt wieder, was ich schon gesagt habe. Das heißt, wenn er nur aus der Belastung durch
seine Vergangenheit heraus handelt, sei es nun sein individuelles oder rassisches Erbe, dann ist ein
solches Handeln nur die Reaktion der Angst; doch wenn er versteht, was sich im Unterbewußten, das
heißt, in der Vergangenheit angesammelt hat, dann ist er frei von der Vergangenheit, und damit ist er
auch frei von den Zwängen der Außenwelt.
Die Außenwelt besteht schließlich sowohl aus der Gegenwart als auch der Vergangenheit. Man
versteht die Gegenwart nicht, weil der Geist von der Vergangenheit umwölkt ist; und den Geist vom
Unterbewußten zu befreien, von den unbewußten Hindernissen der Vergangenheit, heißt nicht, die
Erinnerung zurück in die Vergangenheit zu rollen, sondern in der Gegenwart voll bewußt zu sein. In
dieser  Bewußtheit,  in  dieser  vollen  Bewußtheit  der  Gegenwart,  kommen  alle  vergangenen
Beeinträchtigungen  in  Bewegung,  drängen  vorwärts,  und  in  diesem  Vorwärtsdrängen  werden  Sie,
wenn  Sie  achtsam  sind,  die  volle  Bedeutung  der  Vergangenheit  erkennen  und  zugleich  auch  die
Gegenwart verstehen.
»Wenn ja, was verursacht die Veränderungen in den äußeren Abläufen und auf welche Weise?«
Wenn ich den Fragesteller richtig verstehe, möchte er wissen, was dieses Handeln hervorruft, dieses
Handeln, das ihm von der Außenwelt aufgezwungen wird. Er handelt auf eine bestimmte Art und
Weise, unter dem Druck der Außenwelt, doch wenn er die Außenwelt intelligent verstehen würde,
dann gäbe es nicht den geringsten Zwang, sondern nur ein Verstehen, das in sich selbst ein Handeln
ist.
F: Ich lebe in einer Welt des Chaos, politisch, wirtschaftlich und gesellschaftlich, gebunden durch
Gesetze  und  Konventionen,  die  meine  Freiheit  einschränken.  Wenn  meine  Wünsche  mit  diesen
Zumutungen  in  Konflikt  geraten,  muß  ich  das  Gesetz  brechen  und  die  Konsequenzen  auf  mich
nehmen  oder  ich  muß  meine  Wünsche  unterdrücken.  Wie  kann  man  in  einer  solchen  Welt  ohne
Selbstdisziplin auskommen?
K:  Selbstdisziplin  ist  lediglich  eine  Anpassung  an  die  Außenwelt,  die  durch  Konflikt
hervorgerufen  wird.  Das  ist  das,  was  ich  unter  Selbstdisziplin  verstehe.  Sie  haben  ein  Muster
festgelegt, ein Ideal, das sich als Zwang auswirkt, und Sie zwingen den Geist, sich dieser Außenwelt
anzupassen,  zwingen  ihn,  modeln  ihn  um,  kontrollieren  ihn.  Was  passiert,  wenn  Sie  das  tun?  Sie
zerstören damit die Kreativität; Sie verbiegen, unterdrücken die kreative Liebe. Doch wenn Sie die
Außenwelt  zu  verstehen  beginnen,  dann  besteht  nicht  länger  die  Unterdrückung  oder  die  bloße
Anpassung an die Außenwelt, die Sie Selbstdisziplin nennen.
Wie können Sie also die Außenwelt verstehen? Wie können Sie ihren vollen Wert, ihre Bedeutung
verstehen? Was hindert Sie daran, ihre Bedeutung zu erkennen? Vor allem die Angst. Angst ist die
Ursache der Suche nach Schutz oder Sicherheit; sie kann physisch, spirituell, religiös oder emotional
sein. Solange Sie danach suchen, müssen Sie Angst haben, die dann eine Schranke zwischen Ihrem Geist und Ihrer Außenwelt errrichtet und somit einen Konflikt heraufbeschwört; und dieser Konflikt
kann sich nicht auflösen, solange Sie nur an Anpassung, an Modifizierung interessiert sind und nicht
an der Entdeckung der fundamentalen Ursache der Angst.
Wo  sich  also  diese  Suche  nach  Sicherheit,  nach  einer  Gewißheit,  einem  Ziel  abspielt,  die  das
kreative Denken verhindert, muß es zur Anpassung, genannt Selbstdisziplin, kommen, die nichts als
Zwang, als die Nachahmung eines Musters ist. Wenn der Geist jedoch sieht, daß es im Anhäufen von
Dingen und Wissen so etwas wie Sicherheit nicht gibt, dann ist der Geist von Angst befreit, und dann
ist der Geist Intelligenz, und was Intelligenz ist, diszipliniert sich nicht selbst. Selbstdisziplin ist nur
da, wo keine Intelligenz ist. Wo Intelligenz ist, da ist Verstehen, frei von Einflüssen, von Kontrolle
und Herrschaft.
F: Wie ist es möglich, das Denken in einem Organismus zu wekken, in dem der Mechanismus, der
für die Aufnahme abstrakter Ideen erforderlich ist, fehlt?
K:  Durch  den  einfachen  Prozeß  des  Leidens;  durch  den  Prozeß  fortgesetzter  Erfahrung.  Doch
sehen Sie, wir haben einen so sicheren Schlupfwinkel hinter falschen Wertvorstellungen bezogen,
daß wir überhaupt zu denken aufgehört haben, und dann fragen wir: »Was sollen wir tun? Wie sollen
wir das Denken wekken?« Wir haben die Ängste kultiviert, die als Tugenden und Ideale verherrlicht
wurden, hinter denen der Geist Schutz sucht -und alles Handeln geht von diesem Schlupfwinkel aus,
kommt aus dieser Form, in die wir uns gepreßt haben. Deshalb ist kein Denken möglich. Sie haben
Konventionen, und das Anpassen an diese Konventionen wird Denken und Handeln genannt; es ist
aber  durchaus  kein  Denken  und  Handeln,  weil  es  aus  Angst  geboren  ist  und  daher  den  Geist
verkrüppelt.
Wie können Sie das Denken wecken? Äußere Umstände oder der Tod eines Menschen, den Sie
lieben, oder eine Katastrophe oder eine Depression zwingen Sie in einen Konflikt. Äußere Umstände
zwingen  Sie  zum  Handeln,  und  in  diesem  Zwang  kann  das  Denken  nicht  erwachen,  denn  Sie
handeln aus Angst. Wenn Sie aber beginnen zu sehen, daß Sie nicht darauf warten können, bis die
Umstände  Sie  zum  Handeln  zwingen,  dann  beginnen  Sie,  eben  diese  Umstände  selbst  zu
beobachten; dann beginnen Sie, die Umstände, die Außenwelt zu durchschauen und zu verstehen.
Sie warten nicht, bis Sie deprimiert sind, damit Sie eine tugendhafte Person werden, sondern Sie
befreien Ihren Geist von der Gier, von dem Zwang nach Besitz.
Das gewinnsüchtige System basiert auf der Idee, daß Sie besitzen können und daß es legal ist zu
besitzen.  Besitz  macht  Ihnen  Ehre.  Je  mehr  Sie  besitzen,  für  um  so  besser  hält  man  Sie,  um  so
angesehener  sind  Sie.  Sie  haben  das  System  geschaffen,  und  Sie  sind  zu  einem  Sklaven  dieses
Systems geworden. Sie können eine andere Gesellschaft aufbauen, die nicht auf Gewinnsucht basiert,
und auch diese Gesellschaft kann Sie als Individuen zwingen, sich ihren Konventionen anzupassen,
ebenso wie die gegenwärtige Gesellschaft Sie zwingt, sich ihrer Gewinnsucht anzupassen. Was ist
der Unterschied? Es gibt keinen. Sie als Individuen werden nur durch die Umstände oder das Gesetz
gezwungen, nach bestimmten Richtlinien zu handeln, und deshalb ist kein kreatives Denken möglich.
Doch wenn die Intelligenz zu funktionieren beginnt, dann sind Sie an keine Gesellschaft versklavt,
weder an die gewinnsüchtige noch an die nichtgewinnsüchtige. Um den Geist zu befreien, bedarf es
jedoch einer großen Intensität; es bedarf dieser unausgesetzten Wachsamkeit und Beobachtung, die
den Konflikt zum Vorschein bringt. Allein diese Wachsamkeit verursacht eine Störung, und wenn
diese  Krise  aufkommt,  diese  Intensität  des  Konflikts,  dann  beginnt  der  Geist,  wenn  er  sich  nicht
durch Flucht entzieht, neu zu denken, kreativ zu denken, und dieses Denken ist Ewigkeit.
Ojai, Kalifornien, 30. Juni 7934
 
Für die Wahrheit offen sein
 
Ich glaube, die meisten Menschen haben die Kunst des Zuhörens verlernt. Sie kommen mit ihren
persönlichen  Problemen  und  denken,  ihre  Probleme  würden  gelöst,  wenn  sie  meinen  Worten
zuhören.  Ich  fürchte,  das  wird  nicht  geschehen;  doch  wenn  Sie  richtig  zuhören,  dann  werden  Sie
beginnen, das Ganze zu verstehen, und Ihr Geist wird nicht dem Persönlichen verhaftet bleiben.
Wenn ich Ihnen also vorschlagen darf, versuchen Sie nicht, in dieser Rede eine Lösung für Ihr
persönliches Problem oder eine Erleichterung Ihres Leidens zu suchen. Ich kann Ihnen oder vielmehr
Sie selbst können sich nur helfen, wenn Sie neu und kreativ denken. Betrachten Sie das Leben nicht als  verschiedene,  vereinzelte  Probleme,  sondern  umfassend,  als  ein  Ganzes,  mit  einem  Geist,  der
nicht  durch  die  Suche  nach  Lösungen  erstickt  wird.  Wenn  Sie  ohne  die  Bürde  von  Problemen
zuhören und das Ganze ins Auge fassen, dann werden Sie sehen, daß Ihr persönliches Problem eine
andere Bedeutung gewinnt; und auch wenn es nicht sofort gelöst wird, werden Sie die wahre Ursache
des  Problems  erkennen.  Durch  ein  neues  Denken,  ein  Umlernen  Ihres  Denkens,  werden  sich  die
Probleme  und  Konflikte  auflösen,  mit  denen  Ihre  Gedanken  und  Gefühle  beschwert  sind  und  aus
welchen alle Disharmonie, alle Schmerzen und Leiden hervorgehen.
Nun wird jeder Mensch, mehr oder weniger, von Wünschen verzehrt, deren Gegenstände je nach
Umgebung,  Temperament  und  Erbanlage  verschieden  sind.  Je  nach  Ihren  persönlichen
Verhältnissen,  Ihrer  persönlichen  Erziehung  in  religiöser,  gesellschaftlicher  und  wirtschaftlicher
Hinsicht haben Sie sich bestimmte Ziele gesetzt, deren Verwirklichung Sie unaufhörlich verfolgen,
und dieses Verfolgen beherrscht Ihr Leben.
Wenn Sie sich diese Ziele einmal gesetzt haben, dann kommen natürlich die Spezialisten, die Sie
zum  Ziel  Ihrer  Wünsche  führen  wollen.  So  wird  die  technische  Vervollkommnung,  die  Speziali-
sierung für Sie nur ein Mittel, um Ihren Zweck zu erreichen. Und um diesen Zweck zu erreichen, den
Sie  sich  je  nach  Ihrer  religiösen,  wirtschaftlichen  und  gesellschaftlichen  Konditionierung  gesetzt
haben, brauchen Sie die Spezialisten. So verliert Ihr Handeln seine Bedeutung, seinen Wert, weil Sie
nur am Erreichen eines Ziels interessiert sind, nicht an der Erfüllung der Intelligenz, die ein Handeln
ist. Sie sind an der Ankunft interessiert, nicht an dem, was in sich selbst Erfüllung ist. Das Leben
wird  nur  ein  Mittel  zum  Zweck,  das  Leben  wird  zu  einer  Schule,  in  der  Sie  lernen,  ein  Ziel  zu
erreichen. Das Handeln wird somit nur ein Medium, durch das Sie zu diesem Ziel gelangen, das Sie
sich  entsprechend  Ihren  verschiedenen  Lebensumständen  gesetzt  haben.  So  wird  das  Leben  eine
Schule großer Konflikte und Kämpfe, es wird nie etwas, das Erfüllung, Fülle und Vollkommenheit
ist.
Dann beginnen Sie zu fragen: Was ist das Ziel, der Zweck des Lebens? Das ist es, was die meisten
Leute fragen; das ist es, was die meisten Menschen hier im Sinn haben. Wozu leben wir? Was ist der
Zweck? Was ist das Ziel? Was ist der Sinn? Sie sind an dem Zweck, an dem Ziel interessiert, anstatt
an dem Leben in der Gegenwart. Ein Mensch, der erfüllt ist, fragt jedoch nie nach dem Zweck, denn
die  Erfüllung  selbst  ist  ihm  genug.  Doch  da  Sie  nicht  wissen,  wie  Sie  erfüllt  sein,  wie  Sie
ganzheitlich,  aus  der  Fülle,  befriedigend  leben können,  beginnen  Sie  nach  dem  Zweck  zu  fragen,
nach dem Ziel, dem Sinn. Sie denken nämlich, Sie können das Leben meistern, wenn Sie das Ziel
sehen - zumindest glauben Sie, Sie können es sehen. Wenn Sie das Ziel im Auge haben, hoffen Sie,
die Erfahrung als ein Mittel zum Zweck benutzen zu können; und so wird das Leben ein Mittel, ein
Maß, ein Wert, um dieses Ziel zu erreichen.
Bewußt oder unbewußt, heimlich oder offen beginnt man nach dem Zweck des Lebens zu fragen,
und jeder erhält eine Antwort von den sogenannten Spezialisten. Wenn Sie den Künstler fragen, was
der  Zweck  des  Lebens  ist,  wird  er  Ihnen  sagen,  es  sei  der  Ausdruck  seiner  Persönlichkeit  in  der
Malerei, Bildhauerei, Musik oder Dichtung. Wenn Sie den Wirtschaftswissenschaftler fragen, wird er
Ihnen  sagen,  es  sei  seine  Arbeit,  sei  Produktion,  Kooperation  und  wie  man  als  eine  Gruppe,  als
Gesellschaft  funktionieren  kann.  Und  wenn  Sie  den  Religionsspezialisten  fragen,  wird  er  Ihnen
sagen, der Zweck des Lebens sei, Gott zu suchen und zu erkennen und nach den Gesetzen zu leben,
die  von  Lehrern,  Propheten,  Erlösern  aufgestellt  wurden,  und  wenn  Sie  nach  deren  Gesetzen  und
Edikten lebten, dann könnten Sie die Wahrheit, die Gott ist, erkennen. Jeder Spezialist gibt Ihnen
seine Antwort über den Zweck des Lebens, und je nach Ihrem Temperament, Ihrem Belieben und
Ihrer Vorstellung beginnen Sie, sich diese Zwecke, diese Ziele als Ihre Ideale aufzubauen.
Diese  Ideale  und  Ziele  sind  zu  einer  bloßen  Zuflucht  geworden,  denn  Sie  benutzen  sie,  um  in
diesem Chaos Führung und Schutz zu finden. So beginnen Sie, diese Ideale zum Maßstab Ihrer Er-
fahrungen zu machen und suchen die Antwort in Ihren äußeren Lebensverhältnissen. Sie beginnen,
ohne den Wunsch nach Verstehen und Erfüllung, nur nach dem Zweck der Verhältnisse zu fragen;
und  in  der  Entdeckung  dieses  Zwecks,  entsprechend  Ihrer  Konditionierung,  Ihren  Vorstellungen,
weichen Sie dem Konflikt des Lebens aus, ohne ihn zu verstehen.
So  hat  der  Geist  das  Leben  getrennt:  in  Ideale,  Zwecke,  Höhepunkte,  Erfolge,  Ziele  einerseits,
ferner  in  Chaos,  Konflikt,  Unordnung,  Disharmonie;  und  schließlich  sind  da  Sie  selbst,  das
Bewußtsein Ihrer selbst. Ihr Geist ist es, der das Leben in diese drei Abteilungen getrennt hat. Sie
sind in dieses Chaos verstrickt, und durch dieses Chaos, diesen Konflikt, diese Unordnung, die nichts als Kummer ist, arbeiten Sie sich hindurch, einem Ziel, einem Zweck entgegen. Sie waten, pflügen
durch  dieses  Chaos  dem  Ziel,  dem  Zweck  entgegen,  zu  Ihrem  Zufluchtsort,  der  Erreichung  des
Ideals, und diese Ideale, Ziele, Zufluchtsorte sind von wirtschaftlichen, religiösen und spirituellen
Experten erdacht worden.
So  waten  Sie  von  einem  Ende  her  durch  die  Verhältnisse  und  die  Außenwelt  und  verursachen
Konflikte,  indem  Sie  Ideale,  Zwecke  und  Erfolge  verwirklichen  wollen,  die  am  anderen  Ende  zu
Ihrer Zuflucht und Ihrem Schutz bereitstehen. Allein die Frage nach dem Zweck des Lebens zeigt
den Mangel an Intelligenz in der Gegenwart. Der Mensch, der vollkommen aktiv ist - der sich nicht
in  Aktivitäten  verloren  hat,  wie  die  meisten  Amerikaner,  sondern  der  völlig  aktiv  ist,  dessen
Intelligenz und Emotionen wach und lebendig sind -, dieser Mensch hat sich selbst erfüllt. Deshalb
ist  die  Frage  nach  einem  Zweck  sinnlos,  denn  es  gibt  nicht  so  etwas  wie  ein  Endziel  und  einen
Anfang;  es  gibt  nur  die  ständige  Bewegung  des  kreativen  Denkens,  und  was  Sie  als  Probleme
bezeichnen, sind die Ergebnisse Ihres Pflügens durch das Chaos zu einem Höhepunkt. Das heißt, es
geht Ihnen darum, wie Sie dieses Chaos überwinden können, wie Sie sich der Außenwelt anpassen
können,  um  an  ein  Ziel  zu  gelangen.  Darum  dreht  sich  Ihr  ganzes  Leben,  nicht  um  das,  was  Sie
wirklich sind und um das eigentliche Ziel. Das interessiert Sie nicht, Sie interessieren sich für das
Chaos, wie Sie hindurchkommen, wie sie es beherrschen, überwinden und folglich ihm ausweichen
können. Sie wollen dieses vollkommene Ausweichen zustande bringen, das Sie Ihre Ideale nennen,
diese perfekte Zufluchtsstätte erreichen, die Sie den Zweck des Lebens nennen und die doch nichts
ist als eine Flucht aus dem gegenwärtigen Chaos.
Und  wenn  Sie  versuchen  zu  überwinden,  zu  beherrschen,  auszuweichen  und  das  letzte  Ziel  zu
erreichen,  dann  entsteht  naturgemäß  die  Suche  nach  Systemen  und  ihren  Führern,  Wegweisern,
Lehrern und Experten, die ich alle für Ausbeuter halte. Die Systeme, die Methoden und ihre Lehrer
und  all  die  Komplikationen  ihrer  Rivalitäten,  Lockmittel,  Versprechungen  und  Täuschungen
bewirken Trennungen im Leben, die uns als Sekten und Kulte bekannt sind.
Das ist, was geschieht, wenn Sie einen Erfolg, ein Ergebnis, ein Überwinden des Chaos anstreben
und nicht sich selbst, das »Ich«-Bewußtsein in Betracht ziehen. Wenn Sie unaufhörlich, bewußt oder
unbewußt, ein Endziel verfolgen, dann müssen Sie naturgemäß Ausbeuter heranzüchten, entweder
aus  der  Vergangenheit  oder  in  der  Gegenwart.  Und  dann  sind  Sie  in  deren  Kleinlichkeit,
Eifersüchteleien, in ihre Disziplin, ihre Disharmonien und Trennungen verwickelt. So verursacht der
bloße Wunsch, durch dieses Chaos hindurchzukommen, immer neue Probleme, denn der Handelnde
oder die Art seines Handelns werden nicht berücksichtigt, sondern nur das Szenario des Chaos als
ein Mittel, zu einem Ziel zu gelangen.
Nun  sind  in  meinen  Augen  das  Chaos,  das  Ziel  und  das  »Selbst«  das  gleiche;  es  gibt  keine
Trennung.  Diese  Trennung  ist  künstlich,  und  sie  wird  durch  Besitzgier  verursacht,  durch  das
Anhäufen von Besitz als Folge der eigenen Unzulänglichkeit.
Wenn  man  sich  der  Leere,  der  Oberflächlichkeit  bewußt  wird,  beginnt  man  die  totale
Unzulänglichkeit des eigenen Denkens und Fühlens zu erkennen, und dann kommt im Denken die
Idee  des  Erreichens  und  Ansammelns  auf,  aus  der  die  Trennung  zwischen  dem  »Selbst«,  der
Selbst-Bewußtheit,  und  dem  Ziel  entsteht.  Für  mich  darf,  wie  ich  schon  sagte,  ein  solcher
Unterschied nicht sein, denn im Augenblick der Erfüllung können der Handelnde und das Handeln
nicht mehr existieren, sondern nur die kreative Bewegung des Denkens, das kein Ergebnis anstrebt,
und dann ist dieses immerwährende Leben da, das Unsterblichkeit ist.
Doch Sie haben das Leben aufgeteilt. Lassen Sie uns einmal überlegen, was dieses »Ich«, dieser
Handelnde, dieser Beobachter, dieser Kern des Konflikts eigentlich ist. Es ist nichts als eine lange,
fortlaufende Schriftrolle der Erinnerungen. Dieses »Ich« ist eine Schriftrolle der Erinnerung, in der
bestimmte  Dinge  hervorgehoben  sind.  Diese  Besonderheiten  nennen  wir  Komplexe  und
Depressionen,  und  aus  diesen  heraus  handeln  wir.  Das  heißt,  ein  Geist,  der  sich  seiner
Unzulänglichkeit  bewußt  ist,  strebt  nach  Bereicherung  und  verursacht  damit  eine  Unterscheidung,
eine Trennung. Ein solcher Geist kann die Außenwelt nicht verstehen, und da er sie nicht verstehen
kann,  muß  er  sich  zu  seiner  Orientierung  auf  die  angesammelte  Erinnerung  verlassen;  denn  Erin-
nerung ist nur etwas Angesammeltes, mit dessen Hilfe ein Ziel angestrebt wird. Das ist der Zweck
der Erinnerung. Erinnerung ist das Unverstandene; das Unverstandene ist ihr Hintergrund, von dem
aus sie funktioniert. Ich  habe  erklärt,  wie  ein  Geist  entsteht,  der  sich  selbst  zu  schützen  sucht.  Er  entsteht  als  das
Ergebnis des Bewußtseins oder Gewahrseins der Leere, der Lücke. Da beginnt er sein Denken auf
Leistung,  auf  Erwerb  auszurichten,  und  von  daher  beginnt  er  zu  funktionieren  und  das  Leben
aufzuteilen und sein Handeln einzuschränken. So sind das Ziel und das »Selbst« das Produkt dieses
sich  selbst  schützenden  Geistes;  und  Chaos,  Konflikt  und  Disharmonie  sind  aus  dem  Bedürfnis
entstanden, sich selbst in spiritueller und wirtschaftlicher Hinsicht zu schützen.
Sie  suchen  spirituelle  und  wirtschaftliche  Sicherheit,  denn  Sie  verlassen  sich  darauf,  daß  Ihr
Reichtum, Ihr Verstehen, Ihre Fülle, Ihre Erfüllung in dem besteht, was Sie angesammelt haben. Und
so werden die Schlauen in der spirituellen wie auch in der Wirtschaftswelt Sie ausbeuten, denn beide
suchen  Macht,  indem  sie  Ihre  selbstschützenden  Maßnahmen  verherrlichen.  So  unternimmt  jeder
Geist eine enorme Anstrengung,  sich  zu schützen, und das Ziel, die Mittel  und das »Selbst« sind
nichts anderes als Selbstschutz. Was geschieht, wenn dieser Prozeß des Selbstschutzes abläuft? Es
muß  zu  einem  Konflikt  mit  den  äußeren  Umständen,  mit  der  Gesellschaft  kommen;  es  ist  das
»Selbst«, das versucht, sich vor dem Kollektiv, der Gruppe, der Gesellschaft zu schützen.
Das Gegenteil davon führt aber ebenfalls zu nichts. Glauben Sie nicht, daß Sie verloren sind, wenn
Sie aufhören, sich zu schützen. Im Gegenteil, Sie werden verloren sein, wenn Sie sich schützen,
aufgrund der Unzulänglichkeit, aufgrund der Oberflächlichkeit des Denkens und der Liebe. Doch
wenn Sie nur aufhören, sich zu schützen, weil Sie denken, dadurch werden Sie die Wahrheit finden,
dann ist das wieder eine andere Form des SichSchützens.
Nachdem  wir  Jahrhunderte,  Generationen  hindurch  dieses  Rad  des  spirituellen  und
wirtschaftlichen Selbstschutzes in Gang gebracht haben, wollen wir nun herausfinden, ob es so etwas
wirklich gibt. In wirtschaftlicher Hinsicht können Sie vielleicht für eine Zeitlang den Selbstschutz
aufrechterhalten. Der Mensch, der Geld hat und viel besitzt und der sich die leiblichen Annehmlich-
keiten und Vergnügungen gesichert hat, der ist normalerweise, wie Sie beobachten werden, äußerst
unzulänglich und unintelligent und sucht blindlings nach spirituellem Schutz.
Wie  wir  sehen,  gibt  es  also  in  wirtschaftlicher  Hinsicht  keine  Sicherheit.  Lassen  Sie  uns  also
untersuchen, ob es einen spirituellen Selbstschutz gibt. Die Illusion wirtschaftlicher Sicherheit zeigt
sich  auf  der  ganzen  Welt  in  den  Depressionen, Krisen,  Kriegen,  in  Katastrophen  und  Chaos.  Das
sehen wir, und deshalb suchen wir die spirituelle Sicherheit. Doch in meinen Augen gibt es keine
Sicherheit, gibt es keinen Selbstschutz, und es wird ihn auch nie geben. Es gibt nur Weisheit, die
Verstehen ist, keinen Schutz. Sicherheit und Selbstschutz sind das Ergebnis der Unzulänglichkeit, in
der keine Intelligenz ist, in der es kein kreatives Denken gibt, in der ein ständiger Kampf zwischen
dem  »Selbst«  und  der  Gesellschaft  stattfindet  und  in  dem  gerissene  Menschen  Sie  skrupellos
ausbeuten. Solange man sich selbst zu schützen sucht, muß es Konflikte geben, und deshalb ist kein
Verstehen, keine Weisheit möglich. Und solange Sie diese Einstellung haben, ist Ihre Suche nach
Spiritualität,  nach  Wahrheit  und  nach  Gott  vergeblich,  zwecklos,  denn  dann  ist  sie  nur  die  Suche
nach größerer Macht, größerer Sicherheit.
Nur wenn der Geist, der sich hinter die Mauern des Selbstschutzes geflüchtet hat, sich von seinen
eigenen Schöpfungen befreit, kann sich diese exquisite Realität offenbaren. Schließlich sind diese
Mauern des Selbstschutzes die Schöpfungen des Geistes, der sich seiner eigenen Unzulänglichkeit
bewußt ist und deshalb diese schützenden Mauern baut, hinter denen er Zuflucht nimmt. Man hat
diese  Schranken  unbewußt  oder  bewußt  errichtet,  und  der  Geist  ist  so  verkrüppelt,  gefesselt,
gebunden, daß jedes Handeln nur einen größeren Konflikt, weitere Verwirrungen hervorruft.
Also wird die bloße Suche nach der Lösung Ihrer Probleme den Geist nicht davon befreien, weitere
Probleme  zu  verursachen.  Solange  dieser  Mittelpunkt  des  Selbstschützens  existiert,  der  aus  der
Unzulänglichkeit entstanden ist, muß es Verwirrung, ungeheuren Kummer und Schmerz geben. Sie
können den Geist nicht von Kummer befreien, indem Sie ihn durch Disziplin zwingen wollen, nicht
unzulänglich  zu  sein.  Das  heißt,  Sie  können  nicht  durch  Selbstdisziplin  oder  durch  den  Einfluß
äußerer Umstände oder der Außenwelt Ihre Oberflächlichkeit überwinden. Sie sagen sich: »Ich bin
oberflächlich; ich erkenne diese Tatsache, und wie soll ich davon frei werden?« Ich sage: Versuchen
Sie nicht, davon frei zu werden, denn das ist nur eine Notlösung, sondern werden Sie sich bewußt,
werden  Sie  gewahr,  was  es  ist,  das  diese  Unzulänglichkeit  verursacht.  Sie  können  es  nicht
erzwingen; Sie können es nicht mit Gewalt herbeiführen; es kann nicht durch ein Ideal, durch Angst,
durch das Streben nach Vergnügen und Macht beeinflußt werden. Sie können die Ursache der Unzu-
länglichkeit nur durch Gewahrsein herausfinden. Das heißt, nur indem Sie die Außenwelt betrachten und ihre Bedeutung durchschauen, kommen die raffinierten Verflechtungen des Selbstschutzes ans
Licht.
Selbstschutz ist schließlich das Ergebnis der Unzulänglichkeit, und da der Geist seit Jahrhunderten
an  diese  Gefangenschaft  gewöhnt  ist,  können  Sie  ihn  nicht  disziplinieren.  Sie  können  ihn  nicht
überwinden.  Wenn  Sie  das  tun,  entgeht  Ihnen  die  Bedeutung  der  Täuschungen  und  subtilen
Verflechtungen des Denkens  und  Fühlens, in die der Geist sich geflüchtet hat. Um  diese subtilen
Verflechtungen zu entdecken, müssen Sie wach und gewahr sein.
Nun ist Gewahrsein keine Veränderung. Unser Geist hat sich an eine Veränderung gewöhnt, die
nur eine teilweise Änderung, ein diszipliniertes Sich-Anpassen an äußere Umstände ist. Wenn Sie
aber dessen gewahr sind, werden Sie die volle Bedeutung der Außenwelt entdecken. Deshalb gibt es
keine partielle Veränderung, sondern nur die vollkommene Freiheit von dieser Außenwelt.
Nur wenn alle diese schützenden Mauern in der Flamme des Gewahrseins zerstört sind, in dem es
keine Änderung oder Anpassung gibt, sondern nur das vollkommene Verstehen der Bedeutung der
Außenwelt mit all ihren subtilen Verflechtungen, dann ist allein durch dieses Verstehen das Ewige
da. Denn dann ist Ihr » Selbst«<, das als ein selbstschützendes Zentrum funktionierte, nicht mehr
vorhanden.  Solange  aber  dieses  selbstschützende  Zentrum,  das  Sie  das  »Ich«  nennen,  existiert,
können nur Verwirrung, Störung, Disharmonie und Konflikt herrschen. Sie können diese Hindernisse
nicht zerstören, indem Sie Selbstdisziplin üben oder indem Sie einem System folgen oder ein Muster
nachahmen; Sie können sie mit all ihren Komplikationen nur durch das vollkommene Gewahrsein
des  Verstandes  und  Gefühls  verstehen.  Dann  ist  da  eine  Ekstase,  eine  lebendige  Bewegung  der
Wahrheit, die kein Ziel, kein Höhepunkt ist, sondern ein immer kreatives Leben, eine Ekstase, die
unbeschreiblich ist, denn  jede  Beschreibung kann sie nur zerstören. Solange  Sie für die Wahrheit
nicht offen sind, gibt es keine Ekstase, gibt es keine Unsterblichkeit.
Ojai, Kalifornien, 1. Juli 1934
 
Zweiter Teil:  Einsichten in das tägliche Leben
 
Viele, die Krishnamurti nur aus seinen Schriften und Reden kannten, fragten sich verwundert, wie er,
der  abgeschirmt  von  der  Alltagswirklichkeit  und  umgeben  von  Luxus  zu  leben  schien,  solch
bemerkenswerte Einsichten in das oft leiderfüllte Leben gewöhnlicher Menschen haben konnte. Da
man nichts über die Krankheiten seiner Kindheit, seinen Kummer um den Tod seines Bruders, seine
lebenslangen  körperlichen  Schmerzen  und  ungewöhnliche  Sensibilität  wußte,  wunderte  man  sich
über seine Fähigkeit, mit den Augen einer Mutter zu sehen, die in Armut in einem indischen Dorf
lebt, oder eines Arbeiters, der sich an einer staubigen Landstraße plagt, oder eines reichen Mannes
oder eines bekümmerten jungen Studenten.
Während der dreißiger und vierziger Jahre führte Krishnamurti Gespräche mit Menschen fast aller
gesellschaftlichen  Schichten,  die  mit  ihren  persönlichen  Problemen  zu  ihm  kamen.  Aus  seiner
Erkenntnis der Einheit der menschlichen Existenz vermittelte er erhellende Einsichten in die Fragen,
die alle Männer und Frauen bewegen. Die Essenz dieser eindringlichen Gespräche wurde in einigen
Büchern zusammengefaßt, in denen auch immer wieder seine tiefe Liebe zur Natur und Landschaft
und seine große und seit langem bestehende Sorge um die Umwelt zum Ausdruck kommt.
Dieser Teil bringt eine Auswahl aus bisher unveröffentlichten Aufzeichnungen Krishnamurtis, die
in  komprimierter  Form  einige  seiner  Gespräche  mit  Ratsuchenden  wiedergeben.  Hinzu  kommen
Passagen aus seinen Schriften über Erziehung und andere, die sich an junge Menschen richten (Life
Ahead), sowie ein Abschnitt über das Thema der Freiheit (Freedom from the Known). Einige der
vielleicht intimsten und aufschlußreichsten Passagen wurden aus seinem TAGEBUCH ausgewählt,
in  welchem  er  (ähnlich  wie  in  dem  späteren  Notizbuch)  an  die  tiefsten  mystischen  Quellen  der
Aussagen seines langen Lebens rührt.
 
Interviews: Gespräche mit Ratsuchenden
 Konsequenzen unachtsamen Handelns
 
Er  sagte,  er  habe  Angst  vor  dem  Geschlechtlichen.  Von  Kind  an  hatte  es  ihn  ebenso  gestört  wie
angezogen. Wenn er in einer Gruppe war, sträubte er sich und provozierte damit Streit unter seinen
Freunden.  Er  hatte  gebetet,  hatte  Mantras  und  Rezitationen  wiederholt;  er  hatte  es  mit  Analyse
versucht, und doch verfolgte es ihn, so wie er es verfolgte.
1m Verlauf unseres Gesprächs erklärte ich ihm, daß man eine Gewohnheit verstehen muß, bevor
man  hoffen  kann,  Probleme  zu  lösen,  welche  die  Sinne  und  Gefühle  betreffen.  Diese  Probleme
können  nicht  durch  bloße  Entschlüsse  oder  allein durch  den  Willen  überwunden  werden,  sondern
nur,  indem  man  achtsam  wird.  Gewohnheit  und  Sitte  sind  ihrer  Natur  nach  gedankenlos,  und
Gedankenlosigkeit bringt keine Freiheit. Wir tun in unserer Jugend etwas Unüberlegtes - wie etwa
rauchen -, und das wird allmählich zu einer Gewohnheit. Wenn wir uns selbst sagen, daß wir nicht
rauchen  dürfen,  dann  führt  dieser  ständige  Entschluß,  es  nicht  zu  tun,  nur  zu  einer  anderen
Gewohnheit. Nur wenn wir die Gewohnheit verstehen, indem wir uns ihrer bewußt werden, indem
wir achtsam werden, können wir mit der Gewohnheit brechen.
Unser Leben ist eine Folge von unüberlegten Handlungen, die uns in unseren Beziehungen, unserer
Religion,  unserem  politischen  und  gesellschaftlichen  Leben  zur  Gewohnheit  geworden  sind.  Wir
denken  in  Formeln,  in  dummen  und  abgedroschenen  Schlagworten.  Der  Egoismus  mit  all  seinen
kleinlichen,  begrenzten  Handlungen  ist  der  eigentliche  Ursprung  der  Gedankenlosigkeit.  Die
Sexualität wird ein großes Problem, denn sie ist eine Flucht vor dem bindenden, engen Ego. Sie ist
ein Ventil, und so wird sie zur Gewohnheit. Gewohnheit ist Gedankenlosigkeit. Man muß achtsam
werden,  indem  man  bewußt  wird.  Durch  Bewußtheit  beginnt  man,  die  vielen  Gewohnheiten  der
Gedanken  und  Gefühle  wahrzunehmen.  Diese  Gewohnheiten  sollten  vollkommen  durchdacht  und
durchfühlt und in ihrer Bedeutung erkannt werden. Ist der bewußte Geist offen und frei, dann werden
die Inhalte des Unbewußten, des verborgenen Geistes, ins Bewußtsein projiziert, das bereit ist, sie
aufzunehmen. Wenn diese Inhalte zum Vorschein kommen, dann muß man sich jede einzelne Pro-
jektion  vornehmen  und  sie  verstehen.  So  werden  durch  intensive  Bewußtheit  die  stets  engen,
kleinlichen Aktivitäten des Ego aufgelöst, und dann entsteht das richtige Denken.
Je  mehr  Sie  eine  Gewohnheit  bekämpfen,  je  mehr  Widerstand  Sie  ihr  entgegensetzen,  um  so
gedankenloser werden Sie. Durch richtige Bewußtheit in bezug auf alle unsere Aktivitäten werden
die Gewohnheiten des Denkens und Fühlens offengelegt und transzendiert. Das Gegenteil von Angst
zu entwickeln, bedeutet nur, eine andere Gewohnheit anzunehmen. Doch wenn man sich der Angst
bewußt  wird  und  sie  durchdenkt,  sie  ganz  durchfühlt,  dann  entstehen  keine  Gegensätze  aus
Gedankenlosigkeit.  In  Gegensätzen  ist  keine  Freiheit.  Man  sollte  sich  der  Gewohnheiten  des
Denkens und Fühlens in seinen Beziehungen, in seinen politischen und sozialen Aktivitäten, in seiner
Religion bewußt werden.
Um bewußt zu werden, muß man sich Zeit nehmen, man muß Geduld haben und wachsam sein.
Meditation ist das Reinigen des Geistes und Herzens vom Egoismus; durch diese Reinigung entsteht
das richtige Denken, das allein den Menschen vom Leid befreien kann.
 
Die richtigen Mittel und Wege des Broterwerbs
 
Er kam von weit her und war viele Nächte unterwegs gewesen. Er war Elektroingenieur und arbeitete
in einer Flugzeugfabrik. Er war hauptsächlich gekommen, um über das religiöse Leben zu sprechen
und  darüber,  wie  schwierig  er  sein  Familienleben  fand,  über  die  wahllosen  Zerstreuungen  seiner
Familie, die Schwierigkeiten, seine Kinder richtig zu erziehen, ohne daß sie von der Barbarei und
Skrupellosigkeit des entsetzlichen Schunds im Radio und Kino beeinflußt wurden.
Wir  sprachen  eingehend  über  diese  Dinge,  und  wir  wiesen  darauf  hin,  daß  er  mit  sich  selbst
anfangen  müsse,  denn  das  sei  der  einzige  Boden,  der  mit  einiger  Sicherheit  kultiviert  und  umge-
wandelt werden könne; daß diese Überlegung nicht egozentrisch sei, sondern die einzig mögliche
Basis, auf der man das richtige Fundament errichten kann. Während wir darüber sprachen, kamen
wir auf das Problem, wie man auf die richtige Art und Weise seinen Lebensunterhalt verdient.
Als wir auf die richtigen Mittel und Wege des Geldverdienens zu sprechen kamen, war er äußerst
beunruhigt, obwohl er sich Mühe gab, es zu verbergen. Allmählich ging er auf das Thema ein, und er zeigte  nun ein lebhaftes  Interesse,  ohne  sich  zu  rechtfertigen.  Wir  sagten, daß es Berufe  gibt,  die
eindeutig schädlich für unsere Mitmenschen sind; das Töten in jeglicher Form, das Herstellen von
Tötungswerkzeugen und andere Formen offenkundiger Grausamkeit und Unterdrückung.
Tradition, Habgier und Machthunger diktieren die Mittel des Broterwerbs, doch gewisse Berufe als
unethisch zu verbieten, würde nur noch mehr Verwirrung stiften. Doch wenn man die eigentliche
Bedeutung, die Kosten von Tradition, von Habgier und Macht verstehen und das Denken-Fühlen von
ihnen  befreien  würde,  dann  könnte  man  auch  mit  wenig  zufrieden  sein,  dann  würden  sich  unsere
Bedürfnisse  nicht  nach  unserer  Habgier,  nach  unseren  Ansprüchen  richten.  Indem  wir  unser
Denken-Fühlen  von  Tradition,  Habgier  und  Machtwillen  befreien,  werden  wir  die  richtige
Beschäftigung  finden.  Ohne  die  tieferen  Verflechtungen  unserer  Probleme  zu  verstehen  und  sie
damit zu verwandeln und ohne dem Problem so nachzugehen, als ob es mit nichts anderem etwas zu
tun hätte, wird es nur noch mehr Kummer und Verwirrung geben. Die richtige Beschäftigung ist ein
Nebenprodukt und kein Selbstzweck. Indem wir nach dem Höchsten streben, werden wir entdecken,
daß  unser  Arbeitsleben  unserer  inneren  Erkenntnis  entspricht.  Durch  das  Äußere  mögen  wir  das
Innere finden, doch es ist das Innere, welches das Äußere gestaltet. Das Äußere in ein bestimmtes
Muster zu zwingen ohne das Innere zu berücksichtigen wird Verwirrung, Konflikt und Zwietracht
mit sich bringen.
 
Wir selbst sind die treibende Kraft
 
Sie erzählte, daß sie von einem Mann umworben wurde, den sie nicht liebte. Sie wollte Unterhaltung,
freundschaftlichen Umgang, aber er nahm alles zu ernst, und das war für sie zu einem wirklichen
Problem geworden.
Im Verlauf unseres Gesprächs deckten wir vieles auf. Wir entdeckten, daß nicht der Mann, sondern
sie  selbst  die  Ursache  war.  In  unserer  Einsamkeit  mit  ihren  panischen  Ängsten  wollen  wir
davonlaufen, uns auf einen anderen verlassen, uns mit Freundschaften bereichern und so weiter; wir
selbst sind die treibende Kraft, und andere werden zu Pfändern in unserem Spiel. Wenn das Pfand
den Spieß umdreht und ein Entgelt dafür verlangt, sind wir schockiert und bekümmert. Wenn unsere
eigene Festung stark ist, ohne eine schwache Stelle darin, dann hat der Beschuß von außen geringe
Folgen. Die seltsamen Neigungen, die sich mit zunehmendem Alter entwickeln, müssen verstanden
und »korrigiert« werden, solange wir noch zu distanzierter und toleranter Selbstbeobachtung fähig
sind. Diese darf sich nicht nur auf die äußeren Zwänge und Anforderungen ausrichten, für die wir
verantwortlich  sind,  sondern  wir  müssen  uns  selbst  verstehen,  unsere  Einsamkeit,  Ängste  und
Schwächen. Einsamkeit kann durch nichts vertuscht werden. Selbst wenn Sie sie vertuschen, ist sie
noch immer da und wartet, bis sie sich wieder zeigen kann. Es gibt kein Entkommen von ihr, es sei
denn,  man  versteht  ihre  Ursache  und  überwindet  sie.  Festhalten,  Begehren,  Anhäufen  sind  ihrer
ganzen Natur nach leer, und wenn Sie der Begierde auch noch so wenig nachgeben, sie wächst um so
mehr,  denn  sie  ist  wie  ein  Kind.  Die  Begierde  ist  unerschöpflich,  denn  sie  ist  ihrer  Natur  nach
negativ, obgleich sie in ihren Äußerungen positiv zu sein scheint.
Von diesem Positiven werden wir getäuscht, und so wächst und vermehrt sich die Begierde. Wenn
wir  durch  Selbstbewußtheit  unsere  eigene  Begierde  beobachten,  werden  wir  bald  ihre  Leere
entdecken, und damit zugleich breitet sich die köstliche Ruhe des Verstehens aus. Dieses Verstehen
vertreibt die Einsamkeit und Angst. Dieses Verstehen bringt seine eigene Fülle und Freude mit sich.
Beziehungen sind schmerzlich, und »allein« zu leben erfordert hohe Intelligenz. Beziehung ist ein
Prozeß, bei dem man sich selbst entdeckt, was fast nie angenehm ist, und daher gibt es Konflikte,
nicht nur in einem selbst, sondern auch mit anderen. Diese Spannung in der Beziehung ist wie ein
Spiegel, vor dem jeder entblößt wird. Diese Entblößung ist schmerzlich, doch der achtsame Mensch
lehnt sie weder ab noch begrüßt er sie, sondern er fragt nach der Ursache von Mißhelligkeiten und
Schmerz. Gedankenlose Menschen versuchen sich in eine Beziehung zu flüchten, die befriedigend ist
und nichts entblößt.
Es gibt nicht so etwas wie »allein« leben, denn alles Leben ist Beziehung, doch »allein« zu leben
ohne  eine  direkte  Beziehung  erfordert  eine  schnellere  und  größere  Bereitschaft  zu  bewußter
Selbstentdeckung.  Eine  »einsame«  Existenz  ohne  diese  scharfe  und  freifließende  Bewußtheit
verstärkt  nur  die  bereits  herrschenden  Tendenzen  und  verursacht  Unausgeglichenheit  und  Ver-drehtheit. Davor hat man Angst, vor diesen festen, sonderbaren Gewohnheiten des Denkens-Fühlens,
die mit dem Alter aufkommen. Jetzt ist die Zeit, wo man sich ihrer bewußt werden und sie durch
Verstehen ablegen muß. Innerer Reichtum allein bringt Frieden und Freude.
 
Der begrenzte Geist
 
Sie  sagte,  es  fiele  ihr  außerordentlich  schwer,  Zerstreuungen  zu  bekämpfen.  Sie  meinte,  diese
Zerstreuungen machten den Geist so begrenzt, so trivial, daß sie frei von ihnen werden wollte. Es gab
so viele Zerstreuungen, und sie waren so verwirrend, und je mehr sie gegen sie ankämpfte, um so
mehr Ablenkungen schienen sich anzubieten. Sie wußte einfach nicht, wie sie sie vermeiden sollte.
Hat sie das Problem richtig dargestellt? Machen die Zerstreuungen den Geist begrenzt und trivial,
oder  ist  ein  Geist,  der  begrenzt  und  trivial  ist,  für  sie  anfällig?  Wie  der  Geist  ist,  so  sind  die
Zerstreuungen. Wenn der Geist begrenzt und klein ist, was nützt es dann, seine Zerstreuungen zu
bekämpfen?  Je  mehr  man  die  Zerstreuungen,  bekämpft,  um  so  mehr  erfindet  der  Geist,  und  das
Problem wird unlösbar. Ein Problem läßt sich nicht auf seiner eigenen Ebene lösen.
Der Geist, der begrenzt und beschränkt ist, wird von Nichtigkeiten abgelenkt. Das Problem sind
also  nicht  die  Zerstreuungen,  sondern  wie  man  den  Geist  vertieft  und  seinen  Horizont  erweitert.
Bloßes Wissen wird zu einer Sucht, einer anderen, subtileren Form der Zerstreuung; Lesen und sich
Informationen zu verschaffen sind auch nur Zerstreuungen.
Durch diese Methoden mögen Sie die oberflächliche Schicht des Geistes erweitern und vertiefen,
doch die Methoden selbst werden zu Zerstreuungen, von welchen der Geist abhängig wird.
Abhängigkeit und Gebundenheit sind Zerstreuungen; sie mögen bedeutend oder trivial sein, aber sie
können  das  Denken  von  dem  zentralen  Problem  ablenken,  von  dem  >»Ich«  mit  seinen  Leiden,
Ängsten,  Konflikten  und  flüchtigen  Freuden.  Diese  entspannenden  Beschäftigungen  stumpfen  den
Geist allmählich ab und lassen ihn beschränkt, eng und starr werden. Zwar helfen äußerliche Mittel,
den Geist zu schärfen und zu vertiefen, doch sie führen nie sehr weit, da sie selbst zu Mitteln der
Abhängigkeit  und  Gebundenheit  werden.  Nur  durch  Selbst-Bewußtheit  und  die  entblößende
Selbsterkenntnis, welche diese mit sich bringt, kann der Geist sich von seinen eigenen Fesseln und
Begrenztheiten befreien. Die Selbsterkenntnis gibt dem richtigen Denken Nahrung.
Ähnlich verhält es sich mit der Gebundenheit. Gebundenheit zu bekämpfen ist vergeblich, denn sie
ist nichts als ein Symptom, das nur so lange angenehm ist, wie man seine wahre Bürde nicht spürt,
deren Ursache viel tiefer liegt. Sie mögen die Gebundenheit an einen anderen Menschen überwinden,
denn in ihr war Schmerz, und der Schmerz ist es, der Sie »befreit« und Sie aus dieser bestimmten
Gebundenheit vertreibt, doch schon bald wird sich eine andere Bindung ergeben.
Schmerz führt nicht zum Verstehen; er ist nur ein Warnzeichen. Gebundenheit entsteht aus vielen
verschiedenen Ursachen: aus Einsamkeit, aus der Macht, die sie verleiht, aus Angst und aus dem,
was  wir  Liebe  nennen.  In  der  Liebe  eines  anderen  Menschen  fühlen  wir  uns  seltsam  gestärkt,
schöpferisch,  glücklich;  der  andere  wird  zu  unserem  Glück  notwendig,  und  daraus  erwachsen
Abhängigkeit  und  Gebundenheit.  Diese  Abhängigkeit  und  Gebundenheit  mit  ihren  Ängsten,
Eifersuchtsgefühlen, Verdächtigungen und Enttäuschungen zerstören letztlich die Liebe. Sie verliert
ihre Bedeutung, und an ihre Stelle tritt die Idee dieser Person.
Eine Gebundenheit bekämpft man, wenn man ihre Ursache nicht versteht. Um diese Ursache zu
verstehen, müssen Sie als erstes aufhören, gegen sie anzukämpfen. Sie müssen ganz ruhig werden
und  sich  der  Bedeutung,  des  eigentlichen  Wesens  und  der  Folgen  des  Gebundenseins  bewußt
werden. Lassen Sie diese Bewußtheit aufblühen und ihre verborgenen Ursachen ans Licht kommen.
Sie  kann  nicht  aufblühen,  wenn  Sie  unaufrichtig  sind  und  sich  in  Ihrem  Denken  und  Fühlen
festgelegt  haben.  Sobald  Sie  sich  festlegen,  ist  die  Entdeckung  der  Inhalte  des  Unbewußten,  die
allein die Gedanken und Gefühle von Abhängigkeit und Gebundensein befreit, zu Ende. Nur durch
Selbst-Bewußtheit, die Selbsterkenntnis und das richtige Denken bewirkt, gewinnen Geist und Herz
an Tiefe und Weite. Diese Selbst-Bewußtheit mit Selbsterkenntnis und dem richtigen Denken fließt
in die tieferen und weiteren Seen der Meditation.
 Vorurteil und das Bedürfnis zu dominieren
 
Als  er  versuchte,  den  Ausführungen  über  das  Gewahrsein  zu  folgen,  stellte  er  fest,  daß  er  ein
Vorurteil gegenüber der dunkleren Rasse in diesem Land (Amerika) hatte. Wie kann er dieses Vorur-
teil loswerden?
Er erklärte, daß er in den Südstaaten aufgewachsen ist, und obwohl er schon seit längerem nicht
mehr dort lebte, fand er, daß dieses Vorurteil, wenn auch latent, nur darauf wartete, wieder erweckt
zu  werden.  Man  kann  ein  Vorurteil  nicht  »loswerden«,  ohne  seine  Ursachen  und  Wirkungen  zu
verstehen, und indem man sie versteht, wird das Problem auf eine tiefere und fundamentalere Ebene
verlagert.  Wenn  man  diese  tiefere  Ebene  betrachtet,  hat  die  unmittelbare  Ursache-Wirkung  ihre
Bedeutung und Wichtigkeit verloren.
Man  kann  sehr  leicht  feststellen,  wie  diese  besondere  Form  des  Vorurteils  entstanden  ist:  das
Problem  des  Mangels  an  Arbeitskräften,  der  Sklaverei,  der  Vorherrschaft  der  Weißen  und  ihr
Wunsch,  sich  die  politische  und  wirtschaftliche Überlegenheit  über  die  dunklere  und  zahlreichere
Bevölkerung des Südens zu bewahren. Angst, Vorurteil, Grausamkeit, Verachtung und Exklusivität
sind  einige  dieser  Übel,  die  sich  ausbreiteten,  indem  man  das  Übel  der  Sklaverei  mit  all  der
entsetzlichen Barbarei, die damit verbunden war, duldete.
Wenn  man  ein  großes  Übel,  wie  etwa  den  Krieg,  zuläßt,  öffnet  das  die  Tür  für  eine  Flut  von
geringeren Mißständen und Katastrophen. Sie sind in diesem Vorurteil erzogen worden, Sie haben es
durch  Tradition  erworben  und  geerbt,  und  dieses  Erbe  wird  erhalten  und  entfesselt  von  Ihrem
eigenen angeborenen Wunsch zu dominieren, Macht zu haben, überlegen zu sein. Es ist dieser an-
geborene  Drang,  der  das  Vorurteil  genährt  und  am  Leben  erhalten  hat,  und  der  Versuch,  es
oberflächlich  loszuwerden,  wird  vergeblich  sein,  solange  es  aus  einem  tieferen  und  zwingenden
Grund genährt wird. Wenn man diesen tiefen und zwingenden Grund versteht, dann verschwindet
allmählich das, was von nebensächlicher Bedeutung ist, ganz von selbst. Wenn man das Gewicht auf
das  legt,  was  von  grundlegender,  von  größter  Wichtigkeit  ist,  dann  verliert  das  Zweitrangige  an
Gewicht und Bedeutung. Wenn Sie das Gewicht auf das Geringfügigere, Zweitrangige legen, dann
führt  das  zu  allerlei  Verwirrrung  und  Schmerz,  und  es  wird  unlösbar.  Ohne  den  Wunsch  nach
Herrschaft,  Macht  und  Überlegenheit  zu  verstehen  und  zu  transzendieren,  entstehen  Angst,
Grausamkeit, Neid und andere Hemmnisse. Man kann beobachten, daß Herrschaft und Macht über
andere unausweichlich zu Aufruhr, Zwietracht, Tyrannei und schließlich zum Krieg führen.
Sie können andere nicht bessern, ihnen nichts Gutes bringen, bevor Sie sich nicht selbst bessern,
bevor Sie nicht selbst gut sind. Sie sind ein Teil der Gesellschaft, und um das Ganze zu beeinflussen,
muß das Teil sich selbst wandeln. Um diese wesentliche und heilsame Veränderung herbeizuführen,
muß  man  Herrschaft  und  Machtstreben  in  ihren  vielen  Formen  -  Nationalität,  rassische
Überlegenheit, Wettbewerbsdenken, Größenwahn und so weiter - mit freundlicher Toleranz prüfen
und  beobachten.  Als  erstes  müssen  Sie  sich  dieser  Dinge  in  sich  selbst  bewußt  werden,  nicht  in
anderen, denn Sie können andere nicht ändern. Doch Sie können sich selbst ändern, wenn Sie bewußt
anfangen, die vielen Erscheinungsformen der Herrschaft und Macht zu entdecken. Jedesmal, wenn
Sie sich ihrer bewußt werden, durchdenken und durchfühlen Sie sie so umfassend und weitreichend
wie  möglich.  Dieser  Prozeß  des  Durchdenkens,  des  Durchfühlens  bringt  eine  immer  intensivere
Bewußtheit mit sich, und durch diese Bewußtheit werden die vielen Blockierungen und Hindernisse
aufgelöst, und eine Befreiung vollzieht sich. Wenn Sie aber lediglich versuchen, das Vorurteil oder
eine andere Sperre loszuwerden, werden Sie ein anderes Hindernis erfinden, und dann gibt es keine
Befreiung von Beschränktheit und Kummer. Befreiung kommt durch die richtige Bewußtheit und das
richtige  Denken.  Richtiges  Denken  entsteht  durch  Selbst-Bewußtheit,  durch  Selbsterkenntnis.  Mit
tieferer und immer tieferer Durchdringung wird man sich des Unermeßlichen bewußt.
 
Wer ist es, der tot ist?
 
Sie kam in heftiger Erregung, doch bald wurde sie ruhiger und entschuldigte sich für ihren Zustand:
Ihr  Sohn  war  kürzlich  im  Krieg  gefallen.  Sie  erklärte,  daß  Sie  voller  Hoffnung  an  Reinkarnation
glaube und daß Sie an mehreren Seancen teilgenommen habe, in denen ihr Sohn sich in Form einer
Botschaft manifestiert habe, und daß sie auch mit automatischem Schreiben » herumgespielt« habe. Doch sie sei verzweifelt, und sie fragte, ob es keinen Ausweg aus diesem chaotischen Elend gäbe.
Gibt es eine Unsterblichkeit?
Dies ist eine ungeheuer komplizierte Frage, die gründlich und weise durchdacht werden muß. Sie
kann nicht durch Glauben gelöst werden, man muß ihre Realität entdecken. Es mag hart klingen,
doch trauerte sie um ihren Sohn, oder trauerte sie um sich selbst? Gilt ihr Weinen der Lebenden oder
dem Toten? Wenn es dem Toten gilt, dann müssen wir ergründen, wer es ist, der tot ist, wie er ins
Dasein gekommen ist. Wenn ihr Weinen ihr selbst gilt, also Selbstmitleid ist, dieses Gefühl
vernichtender Einsamkeit, die Bindung an einen anderen Menschen als die Hoffnung, die Erfüllung,
das Weiterleben der eigenen Person, dann muß man dem nachspüren, denn all das sind Dinge, die die
Klarheit eines kritischen Verstehens verhindern. Sie verursachen Unklarheit, und wenn diese
Schleier beiseite gezogen werden, dann ist Klarheit da. Ging es ihr nicht mehr um sich selbst, um
ihre Reue, ihre Ambitionen, ihre Wünsche? Sie war bereit, das zuzugeben. Es waren diese
selbstbeschränkenden Gedanken und Gefühle, die ein umfassenderes und tieferes Verstehen
verhinderten. Deshalb müssen sie ihr bewußt werden, denn nur durch Selbsterkenntnis kann es zu
einer wahren Entdeckung kommen. Dies war ihre erste Aufgabe, die wesentlichste, denn indem sie
sich selbst versteht, wird sie begreifen, was Unsterblichkeit ist.
Wer ist es, der tot ist? Ihr Sohn und die Söhne von Tausenden von Müttern und Vätern. Er war
einzigartig, denn er war Ihr Sohn, und weil er bestimmte Eigenschaften, bestimmte Neigungen hatte,
war er äußerlich einzigartig, und innerlich dominierten eine oder mehrere psychische Eigenschaften
über  andere;  aus  diesen  verschiedenen  Wesenszügen  bestand  Ihr  Sohn.  Diese  Wesenszüge  waren
stets im Fluß, und der eine oder andere kam an die Oberfläche. War da etwas Bleibendes, war da eine
spirituelle Essenz, die hinter und über diesem ständigen Wechsel hinaus fortbestand? Zu behaupten,
daß es so ist, ist genauso töricht, wie zu behaupten, daß es nicht so ist. Man muß es entdecken. Doch
wenn wir uns an diese verschiedenen und wechselnden Wesenszüge klammern, wie an meinen Sohn,
meine  Mutter,  meine  Geliebte,  dann  verhindert  deren  Unbeständigkeit  die  Entdeckung  und  das
Verstehen dessen, was ist. Der Name, die Gestalt, die Assoziationen sind und sind nicht Ihr Sohn,
und  wenn  Sie  genau  wissen  wollen,  wer  Ihr  Sohn  war,  dann  werden  Sie,  wenn  Sie  hinter  diese
veränderlichen  und  sterblichen  Dinge  vordringen,  das  entdecken,  was  wirklich  ist.  Doch  das  zu
formulieren, was ist, an das zu glauben, was ist, oder von anderen zu akzeptieren, was ist, das ist
töricht, denn ein solches Akzeptieren, ein solcher Glaube, eine solche Formulierung und Spekulation
verhindern  das  Verstehen  des  Wirklichen.  Um  das  Unermeßliche  zu  begreifen,  muß  der  Geist
aufhören zu messen.
Die Vergangenheit erschafft mit der Gegenwart das Du und das Ich. Wir sind das Ergebnis der
Vergangenheit, unser Sein ist in der Vergangenheit verwurzelt; die Vergangenheit umgibt uns. Wenn
diese  Vergangenheit  mit  der  Gegenwart in Berührung kommt,  manifestiert  sich die Individualität.
Vater und Mutter sind die Gegenwart, sie gebären die Vergangenheit, geben ihr den Anlaß, das Kind
zu  werden.  Beide  Elemente  müssen  existieren,  um  das  dritte  hervorzubringen,  und  ohne  die
Gegenwart gibt es keine Vergangenheit und keine Zukunft. Das Bewußtsein ist Vergangenheit und
Gegenwart, und die Erforschung dieses Bewußtseins führt durch das Tor der Gegenwart; durch die
Gegenwart müssen die dunkle Vergangenheit und die unbestimmte Zukunft erforscht und verstanden
werden. Die Gegenwart ist von größter Wichtigkeit, denn sie ist der Pfad zum Ewigen. Die Religion
der Zukunft ist Illusion, und die Anbetung der Vergangenheit steht dem ewigen Jetzt im Wege.
Die  Vergangenheit  dauert  fort,  weil  sie  das  beständige  Verlangen  hat,  in  der  Gegenwart  neu
geboren zu werden, und diese Geburt ist die oft wiederholte Inkarnation. Die Vergangenheit und die
Gegenwart bringen Ursachen-Wirkungen mit sich, die die äußere und innere, die sinnliche und die
psychische Existenz beherrschen. Wenn diese Ursachen-Wirkungen mit ihren Einschränkungen und
Freiheiten nicht verstanden und somit transzendiert werden, dann wird die Vergangenheit fortdauern,
die immer wieder versucht, mit der Gegenwart eine Existenz hervorzubringen, die als mein Sohn,
mein Ehemann identifiziert wird. Diese Vergangenheit ist so lebendig wie die Gegenwart. Man hofft
und glaubt, daß durch diese Kontinuität des » Ich« und des
Mein« durch eine Folge von Geburten und Toden mit der Zeit Vollkommenheit erreicht und das
Höchste  erkannt  wird.  Man  glaubt,  daß  jede  Geburt,  jede  Zeitperiode  eine  Gelegenheit  ist,  zu
werden, vollkommener zu werden, tugendhafter zu werden, weiser zu werden. Man hofft und glaubt,
durch diese horizontale Evolution, diese zeitliche Kontinuität, das Zeitlose zu erkennen. Wird das
Denken-Fühlen, das in der Zeit kultiviert wird, die  Zeitlosigkeit erkennen? Die Identifikation, die Kultivierung  endloser  Erinnerungen  bindet  an  die  Zeit.  Wie  kann  die  Erkenntnis  des  Zeitlosen
stattfinden,  wenn  das  Denken  ein  Sklave  der  Zeit  ist?  Auf  der  horizontalen  Ebene  ist  alles
Denken-Fühlen, alle Existenz zeitgebunden, und nur wenn dieser Prozeß aufgegeben wird, kommt
die Erkenntnis des Ewigen. Ohne dieses Aufgeben gibt es nur Leiden, und alle Existenz ist Schmerz.
Weil man Sicherheit sucht, einen sicheren Hafen, eine Zufluchtsstätte, ruft die Unsicherheit Angst
hervor.  Wenn man  aber  das  eigentliche Wesen der Existenz versteht - die unsicher, leidvoll ist -,
dann bringt gerade diese Unsicherheit die höchste Weisheit. Dann besteht keine Gebundenheit, diese
schützende Sicherheit mit ihren Ängsten, Enttäuschungen und ihrem Elend, sondern ein ständiges
Blühen des Verstehens.
Die  Aktivität  des  Horizontalen  aufzugeben  ist  überaus  schwierig  und  anstrengend.  Ohne
Selbsterkenntnis ist kein Aufgeben möglich, und Selbsterkenntnis kommt mit dem bewußten Wahr-
nehmen  jedes  Gedanken-Gefühls.  Durch  das  Durchdenken  und  Erfühlen  der  Reaktion  jedes
Gedanken-Gefühls wird die Selbsterkenntnis gefördert, und aus ihr erwächst das richtige Denken,
das  richtige  Denken  in  bezug  auf  Berufstätigkeit,  Beziehungen,  Unsterblichkeit.  Durch  ständige
wachsame Selbst-Bewußtheit entsteht Selbsterkenntnis. Liebe ohne Selbsterkenntnis folgt dem Weg
des Leidens. Ohne Selbsterkenntnis gibt sich das, was unsterblich ist, nicht zu erkennen.
 
Gewohnheit und Unüberlegtheit
 
Er  beschrieb  seine  Schwierigkeiten,  das  Rauchen  aufzugeben;  er  hatte  verschiedene  Methoden
ausprobiert, um mit der Gewohnheit zu brechen, doch es war vergeblich. Einmal hatte er sie nach
einem großen Kampf aufgegeben, doch sie stellte sich mit noch größerer Begierde wieder ein.
Was ist der Beweggrund seines Wunsches, das Rauchen aufzugeben? War es der Gedanke, daß
Rauchen unspirituell, unethisch ist, oder beeinträchtigte es seine Gesundheit, oder war es zu teuer?
Wenn er es aus einem anderen (als dem eigentlichen) Grund aufgeben wollte, dann war der bloße
Ersatz  ein  Verschieben  des  Hauptproblems,  und  wenn  er  nicht  aufpaßte,  dann  würde  das
ursprüngliche Problem wieder zum Vorschein kommen. Der Wunsch nach einem Ersatz ist subtil,
doch  wenn  man  sich  dessen  bewußt  wird  und  die  Täuschung  durchschaut,  dann  wird  er  seine
Anziehungskraft  verlieren.  Dann  kann  man  sich  mit  dem  Problem  selbst  herumschlagen.  In  dem
Konflikt, der zwischen der Gewohnheit und dem Wunsch, sie aufzugeben, entsteht, wird die Energie,
die  in  dem  Bekämpfen  verbraucht  wird,  vollkommen  nutzlos.  Anstatt  nur  das  Problem  selbst  zu
haben, haben Sie jetzt das zusätzliche Problem, es aufgeben zu wollen. Das Denken erschöpft sich in
dem Kampf zwischen den beiden Problemen, und die Gewohnheit des Rauchens bleibt.
Wenn  Sie  es  nicht  verurteilen,  sondern  sich  überlegen  würden,  warum  Sie  rauchen,  wie  die
Gewohnheit entstand, dann hätten Sie es mit einem viel größeren Problem zu tun: Gewohnheit und
Unüberlegtheit. Wenn man das Größere versteht, dann verschwindet das Geringere. Unüberlegtheit
führt zu Gewohnheiten, deren Sklave man wird. Betrachten wir uns einmal, wie diese Gewohnheit
des  Rauchens  entstanden  ist:  Als  Junge  experimentierte  man  mit  dem  Rauchen,  weil  die  anderen
Jungen rauchten; man tat es eben, auch wenn einem schlecht davon wurde. Bald hat sich der Junge
an das Gift gewöhnt, das Rauchen wurde zu einem Vergnügen; es überbrückte auch jenen Zustand
der Schüchternheit und Nervosität, bevor man in einer Gruppe akzeptiert wird; es war etwas, was
man mit seinen Händen tun konnte; alle rauchten, und man wollte kein Außenseiter sein; man wurde
ständig  durch  die  Reklame  daran  erinnert  und  so  weiter.  Das  alles  zeigt  Unüberlegtheit,  und
Unüberlegtheit führt zu Gewohnheiten, von denen man sich schwer wieder lösen kann.
Das eigentliche Problem ist also die Unüberlegtheit mit ihren schädlichen Gewohnheiten. Indem
man sich der Unüberlegtheit in einer bestimmten Hinsicht bewußt wird, wird man sich ihrer auch
bald  in  vielen  anderen  bewußt.  Wenn  Ihnen  bewußt  wird,  daß  Sie  unüberlegt  sind,  ist  bereits
Achtsamkeit entstanden, die durch ständige Selbst-Bewußtheit erweitert und vertieft wird. In diesem
Prozeß werden Sie sehen, wie das automatische Verlangen und die Reaktion des Rauchens abnimmt
und  allmählich  verschwindet.  Ihre  wache  Aufmerksamkeit  wird  zu  einer  immer  umfassenderen
Wahrnehmung, und die Gewohnheiten verschwinden in der Flamme des Gewahrseins.
Eine  Gewohnheit  wird  also  nicht  überwunden,  indem  man  sie  durch  eine  andere  Gewohnheit
ersetzt. Jeder Ersatz gibt gewöhnlich nur der Unüberlegtheit neue Nahrung. Je mehr Sie Ihre Un-
überlegtheit bekämpfen, um so mehr Raum gewinnt sie, wie alles Schädliche; doch indem Sie ihrer gewahr werden, ihre Wege und Ausdrucksformen beobachten, wird die Intensität der Achtsamkeit,
des Gewahrseins geweckt, und ihre Klarheit vertreibt die chaotische Finsternis.
 
Ein Problem verstehen
 
Der junge Mann war unschlüssig und verwirrt nach einem Gespräch über die Dummheit der Angst.
Er sagte, er sei homosexuell. Er hatte dagegen angekämpft, er verurteilte die Homosexualität als eine
Sünde,  wie  die  Priester  es  ihm  eingeredet  hatten,  die  sie  als  ein  schreckliches  Übel  und  als  eine
Schande für seine Familie verurteilten. Er war deprimiert und verwirrt. Was sollte er tun?
Der  Konflikt  zwischen  zwei  gegensätzlichen  Wünschen  muß  zunächst  einmal  von  Grund  auf
verstanden werden. Dieser Konflikt hatte nicht die erwünschten Ergebnisse gebracht, wie er selbst
zugab, und deshalb war er eine Verschwendung von Zeit und Energie. Wenn der Drang ihn befiel,
dann akzeptierte er ihn, und später verwarf er ihn. Dieses Verwerfen und Akzeptieren brachte nichts
als geistige und emotionelle Erschöpfung und einen Mangel an Empfindungsfähigkeit, der zu einem
Mangel an Selbstvertrauen und zur Abstumpfung führte. Dieser Konflikt half ihm nicht, das Problem
selbst zu verstehen, und führte mit seiner verurteilenden Einstellung nur zum Gegenteil; so hatte er
zwei Probleme anstatt eins.
Um  irgendein  Problem  zu  verstehen,  muß  man  ihm  seine  ganze,  ungeteilte  Aufmerksamkeit
widmen; wenn Sie es akzeptieren oder verurteilen, dann geben Sie ihm nicht Ihre ganze, vollständige
Aufmerksamkeit; Ihr Denken-Fühlen ist gespalten und dadurch unfähig, das Problem zu verstehen.
Im Akzeptieren einer Tatsache kann kein Problem aufkommen, doch wenn Sie sie verwerfen, dann
wird sie zu einem erschöpfenden Konflikt. Wenn man akzeptiert, daß man ein Lügner ist, und wenn
man an dieser Tatsache interessiert ist, dann kann man mit ihr umgehen, doch wenn man sie verwirft
oder verurteilt, dann bringt man weitere nutzlose und verwirrende Fragen mit hinein. Das war es,
was er tat. Ihm war bewußt geworden, daß er eine zweitrangige Frage hereingebracht hatte, die er
fallenlassen mußte. Er sagte, er könne nicht aufhören, seine Neigung zu verurteilen, und er wisse
nicht, warum er es tue. Verurteilte er sie etwa deshalb, weil dies als eine Bremse für sein Verlangen
diente? Fürchtete er etwa, daß es, wenn er sie nicht verurteilte, schlimmer mit ihm kommen könnte?
Wenn er seine Neigung nicht verurteilte, dann könnte er sie akzeptieren und mit ihr leben. Doch er
war aus Angst dazu getrieben, sie zu verdammen. Dann fragte er, ob ich es billigen würde, wenn er
sie akzeptierte? Fragte er das, um dann mit meiner Billigung mit seiner Lebensweise fortfahren zu
dürfen? Dann, erwiderte er, müsse ich sie verurteilen. Verurteilen oder Akzeptieren helfen uns nicht,
das Problem zu lösen, das ihm zu schaffen macht. Es ist dieses Verurteilen und das Verlangen zu
akzeptieren, das er gründlich und zutiefst verstehen muß.
Verurteilung und ihr Gegenteil verhindern den Fluß des Verstehens, und es ist das Verstehen, das
sein Problem lösen wird. Dieses Blühen des Verstehens entzog sich ihm, wenn er urteilte. Wenn er
einen anderen verstehen will, dann darf er ihn nicht nach seiner Rasse, Hautfarbe, seinem Namen
und so weiter beurteilen; er muß sein Vorurteil ablegen und ihm mit freundlichem, aufgeschlossenem
Interesse  begegnen.  Ähnlich  muß  er,  wenn  er  sein  Problem  verstehen  will,  aufhören,  es  zu
verurteilen oder zu begrüßen, denn genau da liegt seine Schwierigkeit. Zu verurteilen ist leicht, und
zu akzeptieren ist noch leichter, aber keines von beiden führt zum Verstehen.  In  der  Flamme  des
Verstehens würde sein Problem verzehrt werden.
Er  muß  sich  also  seiner  verurteilenden  Haltung  bewußt  werden  und  versuchen  herauszufinden,
warum er sie gehegt hat. Indem er sein Problem schmäht, hat er es nicht lösen können. Indem er
seine Haltung des Verurteilens und deren Gegenteil versteht, wird er das richtige Denken entwickeln.
Dann wird er wissen, welche Handlungsweise die richtige ist. Selbst wenn er imstande wäre, sein
Problem  zu  lösen,  bliebe  ihm  immer  noch  das  größere  -  das  des  richtigen  Denkens  und  richtigen
Handelns -, doch wenn er versuchte, das größere Problem zu verstehen, wäre das geringere darin
enthalten.  Die  Lösung  des  Problems  auf  seiner  eigenen  Ebene  beläßt  das  Denken-Fühlen  klein,
kleinlich und verwirrt, doch wenn er sich der größeren Fragen, die damit zusammenhängen, bewußt
wird, dann gewinnt er Klarheit und ein intensives Verstehen.
Die Angst vor dem, was andere denken und sagen, kann abschreckend wirken, doch das Problem
bleibt  dasselbe.  Nur  das  Verstehen,  das  sich  mit  ungeteiltem  Interesse  und  ungeteilter
Aufmerksamkeit  einstellt,  kann  ein  Problem  auflösen  und  transzendieren.  Einem  Problem  dieses ungeteilte  Interesse  und  diese  Aufmerksamkeit  zu  widmen,  ist  viel  schwieriger  als  das  Problem
selbst. Das Geringere verliert sich in den größeren Fragen.
 
Die Welt verändern
 
Er war Professor an einer Universität, und er kam in Begleitung eines Freundes. Sie sprachen über
den Krieg und die Vorteile einer Revolution, die auf ihn folgen würde, und wie der Krieg die Welt -
natürlich zum Besseren - verändern würde. In ihren Stimmen war eine gewisse freudige Genugtuung
über die Weltkatastrophe, denn sie verhieß ihnen eine glücklichere Welt. Sie sprachen freudig erregt
miteinander, gaben einander Stichworte und  stachelten  sich  gegenseitig  an. Dann wandte  sich der
Professor  um  und  erklärte,  daß  sie  auf  Drängen  eines  Freundes  gekommen  seien,  und  obwohl  er
während des letzten Krieges Pazifist gewesen sei, sei er der Meinung, daß dieser Krieg, der anders
war, eine ganz andere Einstellung und Handlungsweise erfordere. In diesem Fall sei es gerechtfertigt,
die Feinde zu schlagen; sie seien äußerst grausam, und wenn sie nicht vernichtet würden, dann würde
eine  jahrhundertelange  Barbarei  herrschen.  Dieses  Mal  müsse  Europa  von  dem  Terror  befreit
werden,  und  deshalb  sei  er,  obwohl  er  früher  friedliche  Methoden  vertreten  habe,  nun  durchaus
dafür,  den  Feind  zu  vernichten.  In  seiner  Stimme  war  etwas  Fanatisches,  seine  Gebärden  waren
aggressiv und seine Redeweise voller wissenschaftlicher Ausdrücke.
Als wir in Schweigen verharrten, fragte er, ob es denn nicht richtig sei, den Feind zu vernichten?
Selbst  die  Bhagavad-Gita  befürworte  es.  Dieser  Krieg  sei  gerechtfertigt,  weil  der  Feind  ver-
brecherisch sei.
»Warum  sind  Sie  hierhergekommen,  Sir?«  fragten  wir.  »Da  Sie  sich  Ihrer  Haltung  gegenüber
denjenigen, die Sie Feinde nennen, sicher zu sein scheinen, warum, wenn ich fragen darf, sind Sie
dann gekommen? Ist es deshalb, weil Sie eine Stunde mit einem Streitgespräch verbringen wollen
oder weil Sie sich Ihrer Einstellung nicht ganz sicher sind? Wenn Sie nur zu diskutieren wünschen,
dann wäre es nutzlos, doch wenn Sie sich über eine Einstellung klarwerden wollen, dann ist das eine
andere Sache.« Er sagte, er sei nicht gekommen, um meine Zeit mit einer sinnlosen Diskussion zu
vergeuden,  und  vielleicht  könnte  er  seine  Ansicht  modifizieren,  wenn  wir  die  Sache  besprechen
würden.
Wenn wir zu schlechten Methoden greifen, um das Schlechte zu besiegen, dann sind oder werden
wir selbst schlecht und verewigen das Schlechte. Das Unrecht mit unrechten Mitteln zu bekämpfen,
gibt  dem,  was  Unrecht  ist,  Stärke.  Wir  müssen  also  die  rechten  Mittel  finden,  um  das  Böse,  das
Unrecht  zu  besiegen;  die  rechten  Mittel  allein  werden  die  rechten  Zwecke  hervorbringen.  Ist  das
Töten nicht immer unrecht? Ist es ein absoluter, endgültiger Wert, nicht zu töten, oder ein Wert, der
modifiziert, verändert werden kann, entsprechend den veränderten Umständen? Ist das Töten als ein
instinktiver Wert zu betrachten, der auf Befriedigung, Lust und Angst basiert? In diesem Falle ist es
kein bleibender, essentieller Wert, und deshalb erzeugt es Böses und Verwirrung. Wenn ein Wert
sich ständig verändert, dann hört er auf, ein Wert zu sein, und die instinktiven Werte sind immer im
Fluß. Jede Struktur, die auf solchen Werten errichtet wird, hat keine Dauer und verursacht daher viel
Verwirrung und Unrecht. Das eine Mal sind Sie gegen das Töten, und ein anderes Mal beschließen
Sie zu töten. Ein solches Handeln, das wertlos ist, führt zu Verdummung und Leid.
Wird  Töten  oder  Nicht-Töten  vom  Verstand  entschieden,  von  Ideologien,  von  Prinzipien?  Sind
nicht die Werte unserer Vernunft von unseren Leidenschaften geformt, von unseren unmittelbaren
Bedürfnissen und Ängsten, von unserer Konditionierung? Ist die Vernunft nicht selbst unzuverlässig
und  widersprüchlich,  und  kann  es  in  Angelegenheiten  des  Geistes  irgeneinen  bleibenden  Wert
geben?  Wenn  der  Geist  von  einem  Prinzip  geleitet  wird,  wird  er  ein  Sklave  seiner  eigenen
Schöpfung, und in dieser Sklaverei ist kein Frieden, kein kreatives Verstehen und keine Freude.
Die Vernunft ist vortrefflich, doch sie muß sich selbst transzendieren, sie muß still werden, um die
Liebe zu erkennen, und Liebe kennt keinen Wert. Wenn Liebe da ist, dann hört alle Gewalt auf; da
sie wertfrei ist, ist sie unendlich. In ihr gibt es weder Feind noch Freund, denn sie bringt ihre eigene
Ordnung und Klarheit zutage. Sie ist ihre eigene Ewigkeit.
Der Professor sagte: »Sie verlangen das Unmögliche.«
Deshalb werden Sie Kriege haben, Zwietracht und Elend. Es ist nicht unmöglich: Sie haben das
Allerschrecklichste möglich gemacht - diesen Massenmord. Wenn Sie Ihr ganzes Sein dem anderen, das Sie das Unmögliche nennen, so rückhaltlos widmen, wie Sie es dem Krieg widmen, dann werden
Sie entdecken, daß durch guten Willen und Liebe die ungeheuer komplexen Probleme gelöst werden
können.
»Meinen Sie«, fragte er, »daß jeder Mensch dieser großen Wandlung fähig ist?«
Wer ist es, den Sie »jeder Mensch« nennen? Sie und ich, sicherlich. Wenn Sie Ihren Geist und Ihr
Herz  dem  hingeben  würden,  glauben  Sie  nicht,  daß  Sie  dann  eine  Wandlung  in  sich  bewirken
könnten?  Liegt  nicht  in  Ihnen  selbst  die  größere  Wahrscheinlichkeit  einer  Wandlung  als  in  dem
Versuch,  eine  fundamentale  Veränderung  in  einem  anderen  zu  bewirken?  Sie  können  Ihr  eigenes
Haus  reinhalten,  anstatt  sich  um  andere  zu  kümmern.  Indem  Sie  sich  selbst  wandeln,  werden  Sie
einen  anderen  beeinflussen,  denn  Sie  sind  der  andere.  Um  weit  zu  kommen,  müssen  wir  nah
beginnen. Sie selbst sind der Nächste.
Wir saßen eine Zeitlang ganz still, ohne zu sprechen.
 
Der Geist wird zu dem, was er besitzt
 
Sie  waren  ein  frischvermähltes  Paar,  und  er  erklärte,  daß  seine  Frau  ungemein  versessen  auf
weltliche Dinge sei. Er selbst mache sich nichts aus ihnen, doch er könne seine Frau nicht davon
überzeugen, daß sie sich nicht mit Dingen belasten solle. Sie erklärte, daß sie nichts Unrechtes in
Besitztümern  sähe,  und  sie  zu  besitzen  mache  sie  glücklich.  Es  sei  doch  sicherlich  nicht  unrecht,
glücklich zu sein, nicht wahr?
Der Geist wird zu dem, was er besitzt. Wenn wir mit Dingen glücklich gemacht werden können,
mit Möbeln, mit Häusern und so weiter, dann werden die Dinge, wenn wir für unser Glück von ihnen
abhängig  sind,  zu  einem  Teil  von  uns.  Dann  sind  wir  selbst  das,  was  wir  besitzen.  Welch  tiefe
Bedeutung haben Möbel, ein Haus und andere Dinge? Sehr wenig, nicht wahr? Wenn kleine Werte
unseren Geist erfüllen, dann wird unser Geist kleinlich und oberflächlich. Einige Menschen füllen
ihren Geist und ihr Herz mit Dingen oder mit den Erfahrungen einer Beziehung, mit Menschen, und
wieder andere mit Ideen, Glaubensinhalten, Theorien. Jeder füllt seinen Geist mit irgend etwas, und
so  sind  Geist  und  Herz  nie  frei,  einfach  zu  sein.  Ein  Gefäß  ist  nützlich,  weil  es  leer  ist.  Ein
Geist-Herz, das gefüllt ist, muß immer oberflächlich sein, es hat keinen Raum für ein schöpferisches
Dasein, keine Freiheit für Entdeckungen. Diese Fülle des Geist-Herzens erzeugt ihre eigene Armut.
Oberflächlich  oder  innerlich  versucht  jeder,  der  sich  seiner  Armut  bewußt  ist,  sein  Geist-Herz  zu
bereichern, es mit Dingen anzufüllen, mit Beziehungen und ihren verschiedenen Aktivitäten oder mit
Vernunft, Prinzipien, Ideologien und so weiter. Je mehr Sie diese Leere, diese Armut füllen, um so
oberflächlicher und nutzloser werden Geist und Herz. Kann ein zerbrochenes Gefäß gefüllt werden?
»Aber man träumt doch von Kind an, ein hübsches eigenes Häuschen zu besitzen. Muß man das
denn aufgeben?« fragte sie traurig.
Wenn Sie entsagen, ohne zu verstehen, dann wird Ihr Geist, der immer noch oberflächlich und leer
ist, sich mit anderen Dingen füllen, und so bleibt er stumpf und beschränkt. Sie fürchten sich, Ihre
Träume aufzugeben, denn was haben Sie an ihrer Stelle? Schmerzliche Angst oder die Angst, leer zu
sein.  Doch  wenn  Sie  diese  Leere,  diese  Armut  beobachten,  ohne  Angst,  dann  entsteht  daraus  ein
unermeßlicher Reichtum. Aus Angst vor dem Unbekannten klammern wir uns an das Bekannte, und
das, was bekannt ist, verwandelt sich bald in Asche. Wenn Ihr Traum erfüllt ist, was dann? Der Geist
sucht  neue  Befriedigung,  und  Befriedigung  und  Begehren  haben  nie  ein  Ende.  Je  mehr  Sie  dem
Begehren  nachgeben,  um  so  größer  wird  der  Anspruch:  wie  ein  Kind  wächst  es,  doch  es  bringt
Verdummung und Elend. Fragen Sie sich nicht, ob sie es aufgeben müssen, sondern erwägen Sie den
Preis, den Sie dafür bezahlen. Habgier erzeugt Feindschaft und böses Blut, Konflikt und Zwietracht,
Kriege und Unbarmherzigkeit.
In Dingen, in Beziehungen, in Wissen findet man ein vorübergehendes Glück. Was vorübergehend
ist, das ist leidvoll, und nur mit der Entdeckung dessen, was ohne Anfang und Ende ist, kommt eine
zeitlose Ekstase.
 
Das Verstehen kommt in der Freiheit


 Der  Besucher  fragte,  warum  wir  sagten,  daß  kein  Pfad  zur  Wahrheit  führt,  daß  die  Wahrheit  ein
pfadloses Land ist? Gibt Wahrheit nicht Gewißheit? Gibt es in ihr nicht eine bleibende Sicherheit?
Alle Flüsse fließen ins Meer; vom Volumen des Wassers hängt die Schnelligkeit der Strömung ab.
Die dünnen Rinnsale versiegen bald. Im Lauf des Flusses ist Sicherheit; er fließt über und um jedes
Hindernis, oder er bahnt sich einen neuen Weg, doch  er fließt schnell dem  Meer  zu.  Wenn  diese
Gewässer ins Meer einmünden, in seine unendliche Weite, seine Grenzenlosigkeit, dann hat sich der
Fluß, der die begrenzenden Ufer gekannt hat, verloren, er wurde aufgesogen.
Es gibt im Existenzkampf Gewißheit und Ungewißheit, Sicherheit und Unsicherheit. Hier suchen
und schaffen wir Gewißheit, hier sind wir sicher, hier sind wir gefangen in dem Konflikt von Gut
und Böse, hier kennen wir Lust und Schmerz, Geburt und Tod. An den Ufern sind die vielen Götter
und  ihre  einander  bekämpfenden  Anbeter.  Da  sind  Verwirrung  und  der  Lärm  von  vielen
Behauptungen. Das ganze Dasein am Ufer ist Zwietracht und Schmerz.
Das Meer ist nicht weit entfernt. Es ist weit entfernt gemacht worden, denn wir haben das Ziel
festgelegt. Es ist das Ziel, das die Entfernung ausmacht. Es gibt kein Ende und keinen Anfang; diese
Gier, etwas zu erreichen, erfolgreich zu sein, führt zu einem ständigen Werden.
»Sagen Sie, wir sollten kein Ziel haben?«
Das Ziel ist inspirierend, wenn die Gegenwart nicht ihre Unermeßlichkeit offenbart, wenn sie nicht
verstanden wird. Das Ziel wird zu einem Anziehungspunkt, einer Zuflucht vor der Gegenwart. Die
Gegenwart ist das Ewige, und wenn Sie jetzt ihre Bedeutung nicht verstehen, dann gibt es kaum eine
Möglichkeit, sie in der Zukunft zu begreifen. Die Beschränktheit der Gegenwart wird nichts anderes
als  die  Beschränktheit  der  Zukunft.  Beschränktheit  verwandelt  sich  nicht  in  Weisheit  durch  den
Prozeß  der  Zeit,  durch  die  Inspiration  eines  Ziels.  Sie  muß  in  der  immerwährenden  Gegenwart
aufgelöst werden. Wenn sie entsteht, muß sie beobachtet, verstanden und damit aufgelöst werden,
das ist ein immer gegenwärtiges Handeln. So wie ein Baum abstirbt, wenn seine Blätter und Zweige
immer  wieder  abgeschnitten  werden,  so  müssen  Beschränktheit  und  Leid  jedesmal,  wenn  sie  er-
scheinen, durch ständiges Gewahrsein und Verstehen beendet werden. Dieses Verstehen wird nicht
am Ende, an einem fernen Ziel errungen. Das, was nicht verstanden wird, dauert fort, und das, was
verstanden  wird,  hört  auf  zu  existieren.  Verstehen  wird  nicht  angesammelt,  es  gibt  keinen
Erfahrenden,  der  versteht.  Was  unvollständig  ist,  bleibt  als  Erinnerung  und  verleiht  der  Identität
Dauer, dem »Ich« und dem »Mein«. Das, was vollkommen verstanden wird, hört auf zu sein, denn es
hinterläßt keine Spuren, keine Erinnerung. Verstehen kann nur existieren, wo Freiheit ist, nicht wo
Fesseln sind, nicht wenn der Geist mit Erinnerungen angefüllt ist. Die Ziele verursachen und stärken
die Erinnerung, und Erinnerung oder angesammelte Erfahrung bringt kein Verstehen. Ansammeln
erzeugt ein sich selbst umschließendes Zentrum - das trennt, ausschließt -, und was eingeschränkt ist,
ist niemals frei, daher kann der Erfahrende niemals verstehen. Der Erfahrende erfährt nur immer, und
deshalb ist der Erfahrende immer unvollständig. Er kann nie verstehen, denn das Verstehen liegt in
der Freiheit.
Wie  kann  es  Sicherheit,  Gewißheit  in  Freiheit  geben?  Das,  was  frei  ist,  das  Unermeßliche,  ist
jenseits allen Vergleichens, es ist jenseits aller Gegensätze. Wer ungewiß ist, sehnt sich nach Ge-
wißheit, aber ist nicht das ganze Dasein ungewiß, unsicher? Tod, Krankheit, Alter suchen uns heim,
das bringt Unbeständigkeit, doch wir suchen Gewißheit im Unbeständigen. Im Tod, im Verfall, im
Vorübergehenden suchen wir Sicherheit. Wie blind sind wir doch!
»Aber wir müssen doch in dieser Welt leben. Wer wird uns unser tägliches Brot geben?«
In der Suche nach dem Wirklichen wird für Brot gesorgt sein, wenn wir aber nur Brot suchen, dann
wird  uns  selbst  dieses  genommen.  Brot  ist  nicht  der  höchste  Wert;  wenn  wir  es  zum  höchsten
erheben, gibt es Unglück, gibt es Mord, gibt es Hungersnot.
Suchen Sie im Vergänglichen das Ewige. Es gibt keinen Pfad, der zu ihm führt, denn das Ewige ist
die immerwährende Gegenwart.
 
Tote Stellen des Geistes
 
Er erklärte, er habe das Gefühl, mehr und mehr abzusterben, seine Interessen ließen nach, Geschäfte
und Politik waren hohl geworden, und die Vergnügungen verkümmerten; die Familie war nur noch
eine Routineangelegenheit. Er war lustlos und niedergeschlagen, und er sagte, er wolle mit religiösen Institutionen und Sekten nichts mehr zu tun haben. Er ist nicht gezwungen, seinen Lebensunterhalt
zu  verdienen,  denn  er  hat  ein  wenig  Geld,  und  seine  Familie  ist  versorgt.  Er  wollte  über  dieses
Thema sprechen.
Also  sprachen  wir,  und  er  erzählte  mehr  von  seinem  Leben.  Im  Laufe  unseres  Gesprächs
entdeckten wir, daß er nicht völlig abgestorben war, sondern daß es ein oder zwei Bereiche gab, die
ihm nicht vollkommen gleichgültig waren. Wenn diese Bereiche belebt werden, dann dehnen sich
Empfindungsfähigkeit und lebhaftes Interesse über die gesamte Fläche des Geistes aus. Der Geist ist
wie  eine  empfindliche  fotografische  Platte,  und  er  ist  nur  von  Nutzen,  wenn  er  als  Ganzes
empfindsam und empfänglich ist. Wie ihm bewußt war, gab es einen oder zwei Bereiche, die noch
immer belebt werden konnten, und wenn sie zu größerer Intensität angeregt würden, dann würden
auch die gleichgültigen Teile beginnen, sich aufzuhellen. Unser Problem ist also nicht, wie man das
Abgestumpfte  wiederbelebt,  sondern  vielmehr,  wie  man  die  Empfindungsfähigkeit  jener  Bereiche
erhöht, die nicht ganz abgestorben sind. Es ist wichtig, das zu erkennen. Die toten Stellen des Geistes
direkt  anzugreifen  mag  als  der  positive  Ansatz  gelten,  doch  in  Wirklichkeit  ist  es  eine  Ver-
schwendung von Energie, denn das Abgestumpfte muß auf indirekte, negative Weise angesprochen
werden.  Je  mehr  man  direkt  auf  das  Gleichgültige  einzuwirken  sucht,  um  so  verwirrter  und
beschränkter wird es. Je mehr man versucht, die Vergangenheit ohne Umwege zu verstehen, um so
verwirrender und beunruhigender wird sie, doch wenn Sie sich ihr über die Gegenwart nähern, dann
wird ihre Bedeutung sich zeigen. Nur eine negative oder indirekte Annäherungsweise führt zum Ver-
stehen.
Gleichermaßen  beginnen  sich  durch  Intensivieren  und  Vertiefen  dessen,  was  bereits
empfindungsfähig ist, die abgestumpften Bereiche zu beleben. Unser Problem ist also, wie man den
Bereich, der nicht abgestumpft ist, stimuliert und erweitert, indem man sich seiner bewußt wird und
ihn gedanklich und gefühlsmäßig so eingehend und tief wie möglich auslotet. Ein Ereignis tritt ein,
und wir geben ihm eine oder zwei Interpretationen, und bei diesen bleiben wir; wir wollen nur durch
ein  bestimmtes  Tor  in  einen  lieblichen  Garten  eintreten,  und  wir  werden  blind  für  die  Schönheit,
denn wir haben uns in den Kopf gesetzt, durch dieses bestimmte Tor zu gehen. Es gibt vielleicht
auch  andere,  aber  wir  sind  eigensinnig.  Dieser  Eigensinn  führt  zur  Gleichgültigkeit,  die  um  sich
greift und abstumpfend wirkt. Ein Ereignis kann auf viele verschiedene Arten interpretiert werden,
und je mehr von diesen Möglichkeiten man zu entdecken versucht, um so mehr erweitert sich der
Horizont des Geistes.
Wenn man sich dieses sensibleren und lebendigeren Bereichs des Denken-Fühlens bewußt wird,
dann bewirkt allein diese Bewußtheit eine erhellende und sich ausbreitende Empfänglichkeit.
Diese  Bewußtheit  muß  andauern,  vorher  und  nachher;  gelegentliche  und  periodische  Bewußtheit
wird keine Klarheit und kein Verstehen bewirken.
 
Nur Sie selbst können sich retten
 
Er  sagte,  er  glaube  inbrünstig  an  die  (theosophischen)  Meister,  die  Gurus,  die  außerhalb  unserer
unmittelbaren physischen Wahrnehmungsfähigkeit existieren. Da sie höher entwickelt seien als wir,
seien sie unsere älteren Brüder und deshalb unserer Nachfolge würdig. Sie hätten einen Plan für die
Menschheit, und sie würden uns Mittel und Wege zeigen, wie wir ihn erfüllen könnten. Warum sei
ich gegen die Meister? Reagierte ich nicht ein wenig zu heftig gegen meine frühere Erziehung, und
würde  ich  mich  nicht  schließlich  doch  der  Gruppe  anschließen,  die  ihnen  als  ihre  weltlichen
Stellvertreter und Helfer dienten?
Es ist äußerst schwierig, sich mit Beschränktheit auseinanderzusetzen, weil sie oft in guten Willen
gekleidet  ist.  Man  muß  den  guten  Willen  durchaus  anerkennen;  doch  dieser  gute  Wille  wird
schließlich  durch  Beschränktheit  zunichte  gemacht.  Es  ist  viel  wichtiger,  den  Irrglauben  zu
vertreiben,  als  irgendeinen  Glauben,  einen  Plan  oder  eine  Technik  zu  dessen  Erfüllung  zu
akzeptieren. Beschränktheit ist etwas Schleichendes und außerordentlich Subtiles, und ohne zuerst
ihre  Ursache  und  ihre  Wirkungsweise  zu  verstehen,  wird  alles  Denken-Fühlen  ein  Spielzeug  der
Illusionen. Wie können Sie erkennen, was wahr ist, wenn Sie beschränkt sind? Wie können Sie die
Wahrheit  im  Falschen  oder  das  Falsche  im  Wahren  erkennen,  wenn  der  Geist  durch  Illusionen irregeleitet ist? Um die Wahrheit als wahr und das Falsche als falsch zu sehen, muß man frei sein von
Beschränktheit und Dummheit, und diese Freiheit ist das größte Geschenk.
Vorurteil,  Leichtgläubigkeit,  Böswilligkeit,  Angst,  Gier,  Begierde,  das  Sichverlassen  auf  bloße
Meinung,  das  Gebundensein  an  das  sinnlich  Wahrnehmbare  -  das  alles  führt  zu  Illusionen  und
Beschränktheit.  Daher  muß  man  zunächst  darüber  nachdenken,  wie  man  über  die  Ursachen  der
Beschränktheit  hinwegkommt.  Dies  ist  das  Wichtigste,  während  die  Frage  der  Meister  von  ne-
bensächlicher Bedeutung ist.
Wie außerordentlich schwierig ist es doch, in dieser materiellen Welt einen Lehrer, einen Guru zu
finden. Haben Sie einen gesucht? Wenn Sie intelligent gesucht haben, mit weit offenen Augen, dann
werden Sie wissen, was für ein mühseliges Unterfangen das ist. Ihre Wahl eines Gurus ist abhängig
von  Ihrer  Konditionierung  und  deren  Reaktionen,  von  Ihren  Stimmungen,  Ihren  Hoffnungen  und
Meinungen. Eine Wahl, die auf Vorurteil basiert, kann nur zu Verwirrung führen. Wenn wir wissen,
wie schwierig es ist, selbst hier auf dieser Ebene einen Lehrer zu finden, der ein bloßer Wegweiser
zum Wirklichen ist, wie können Sie dann einen Lehrer akzeptieren und ihm vertrauen, den Sie nicht
mit Ihren leiblichen Augen sehen können, den Sie nur durch das Gerede eines anderen kennen? Wie
können  Sie  so  fest  an  einen  unsichtbaren  Lehrer  glauben,  der  von  einem  anderen  entdeckt  oder
geschaffen wurde? Ist das nicht Aberglaube? Wenn man eine Autorität, eine Meinung akzeptiert, die
eines einzelnen oder mehrerer, ist das nicht der Anfang der Beschränktheit, der Dummheit?
Einem anderen aus Beschränktheit zu folgen führt nicht zum Verstehen des Wirklichen, und diese
Beschränktheit kann nicht durch das Akzeptieren eines anderen ausgelöscht werden, wie bedeutend
er  auch  sein  möge.  Beschränktheit  ist  selbstverursacht,  und  nur  Sie  selbst  können  sie  auslöschen.
Diese Hoffnung, daß ein anderer Sie zur Wirklichkeit, zum Glück führen könnte, ist eine Folge von
Unüberlegtheit, und Sie werden nicht achtsam, indem Sie die Autorität eines anderen akzeptieren.
Ein  anderer  kann  den  Weg  zeigen,  aber  Sie  selbst  müssen  ihn  erkennen,  Sie  selbst  müssen  ihn
beschreiten. Es gibt niemanden, der Sie retten kann, außer Sie selbst.
Was meinen Sie, wenn Sie behaupten, daß die Meister » höher entwickelt« sind? Ist die Erkenntnis
der Wahrheit eine Sache von Zeit und Wachstum, oder kann Wahrheit nur erfahren werden, wenn
das Denken-Fühlen von dem Prozeß der Zeit und des Wachstums befreit ist? Liegt diese Freiheit auf
dem Pfad der Zeit? Ist es nicht eine andere Form von Beschränktheit, zu denken, daß die Zeit Ihnen
ein Verstehen ermöglicht? Der Einsatz aller Kräfte bringt Verstehen, und es ist eine Form von
Trägheit, in Begriffen von Zeit und Wachstum zu denken. Außerdem, was ist es denn, das sich
entwickelt? Habgier, wie sehr sie sich auch entwickelt, wird immer bleiben, was sie ist, wenn auch
vielleicht verfeinerter, subtiler und unter einem anderen Namen. Es gibt ständige Veränderung, ein
ständiges Werden und Vergehen, und jede Identifizierung verleiht dem »Ich bin« Dauer, nicht wahr?
Das »Ich bin« ist jeden Tag anders, aber das Denken klammert sich an das »Ich bin« aus Angst vor
dem Unbekannten, aus Angst, unsicher zu sein. Entspringt nicht der höchste Gedanke der
Unsicherheit der Nicht-Identifikation? Gibt es ein Wesen, das unvergänglich ist? Oder gibt es nur
das, was wirklich, was unsterblich ist, und das nur erkannt werden kann, wenn alles Festhalten
aufgehört hat? Dieses Verlangen, zu sein, führt zu Beschränktheit und Leid, und die Zeit wird das
Denken nicht von Leid befreien. Das Leid wird überwunden, indem man seine Ursache in der
Gegenwart versteht, und das Verschieben unter einem hochtrabenden Namen wird nicht zum Glück
führen. Lust, Weltlichkeit und das Anklammern an ein persönliches Fortdauern bringen Schmerz, sie
müssen durch Bewußtheit und richtiges Denken überwunden werden.
Glauben Sie, daß ein Plan, ein glanzvoller Entwurf, den Menschen von seinen Fesseln befreien
und ihn glücklich machen kann? Muß er sich nicht selbst bemühen, wenn er sich von seinen eigenen,
selbstbeschränkenden  Begrenzungen  und  Behinderungen  freimachen  will?  Er  selbst  hat  das  Leid
hervorgerufen, und er allein kann das, was er selbst hervorgerufen hat, transzendieren. Sich selbst zu
verstehen und zu bezähmen, das sind die Mittel, die Techniken, um das Ewige zu erkennen. In der
Selbsterkenntnis entwickelt sich das richtige Denken, und diese Selbsterkenntnis wird nicht durch die
Verehrung  eines  anderen  heraufbeschworen,  weder  durch  die  Autorität  eines  anderen  noch  durch
irgendein Ritual oder Gebet, noch ist sie in irgendeinem Buch oder einer Kirche zu finden. Sie muß
durch ein ständiges Gewahrsein der eigenen Gedanken-Gefühle entdeckt und gefördert werden. Das
ist ein beschwerlicher »Pfad«, und obwohl es viele Wegweiser gibt, muß doch jeder ihn selbst mit
gesteigerter Intelligenz und Wachsamkeit entdecken und beschreiten. Es  ist  die  besondere  Phantasievorstellung  jeder  religiösen  Gruppierung,  sich  selbst  als  die
begünstigte,  auserwählte  zu  betrachten  und  auf  diese  Weise  Menschen  um  sich  zu  sammeln,  die
Vorteile  suchen  und  die  sich  mit  dieser  Vorstellung  schmeicheln,  die  doch  nur  ein  Trick  der
Propagandisten  ist  und  der  Menschen  unwürdig,  die  die  Wahrheit  suchen.  Die  Wahrheit  gehört
keiner Gruppe, keiner Organisation, keinem Individuum. Je größer und mächtiger die Organisation
ist, sei sie nun religös oder weltlich, um so weiter ist sie von der Wirklichkeit entfernt; und was für
die Organisation, die Gruppe gilt, das gilt auch für den einzelnen. Demut kommt mit Aufrichtigkeit,
mit Freisein von Anmaßung, und Demut ist unerläßlich, um das zu entdecken, was die endgültige
Lösung all unserer Probleme ist.
Meinen  Sie  nicht  auch,  daß  es  Zeitverschwendung  ist,  sich  in  Heiligenbilder  am  Wegrand
andächtig zu versenken, und daß es des Menschen, der die Wahrheit sucht, unwürdig ist, sich um
Wegweiser zu scharen und sie zu bekränzen? Berufsmäßigen Mittlern zu folgen, äußerliche Dinge zu
verschönern, die endlose Wiederholung von Ritualen - all das ist bedeutungslos für den Menschen,
der das Ewige sucht. Der Ernst, der so selten ist, wird in den Dingen der Beschränktheit vergeudet,
und Geist und Herz stumpfen dabei ab. Die Empfindsamkeit und Empfänglichkeit des Geist-Herzens
gehen  verloren,  wenn  der  Einfluß  der  Illusionen  nicht  verstanden  wird.  Dummheit  zerstört  die
feinfühlige Elastizität des Geist-Herzens, und es wird eine Beute der Selbsttäuschung. Sie scheinen
ernst zu sein; setzen Sie diesen Ernst ein, um die Beschränktheit aufzulösen, setzen Sie ihn ein, um
den  bösen  Willen  und  die  Überbewertung  des  sinnlich  Wahrnehmbaren  zu  verstehen  und  zu
überwinden. Die rechten Mittel werden den rechten Zweck offenbaren.
 
Gebet ist eine komplizierte Angelegenheit
 
Er fragte ziemlich aggressiv, weshalb ich mich nur mit Meditation beschäftige und nicht mit dem
Gebet. Er war merkwürdig dogmatisch und behauptete, daß das Gebet, besonders das christliche, der
Weg zum Heil sei, denn es gebe nur den einen Erlöser. Es brauchte einige Zeit und Mühe, um durch
seine Aggressivität hindurchzudringen,  doch langsam begann er aufzutauen, und wir konnten nun
ohne  törichte  Behauptungen  miteinander  sprechen.  Hinter  seiner  selbstsicheren  Fassade  war  er
intelligent  genug,  um  die  Antwort  finden  zu  wollen.  Er  war  nicht  völlig  in  seiner  engen
Konditionierung befangen.
Er sagte, er habe viele Jahre gebetet, aber er gehöre keiner organisierten Religion an und sei auch
kein Kirchgänger. Obwohl er einen gewissen Nutzen vom Gebet gehabt hatte, war er unzufrieden,
und  mit  zunehmendem  Alter  hatte  er  das  Gefühl,  er  müsse  größere  Fortschritte  mit  dem  Gebet
machen.
Wie alle schwerwiegenden menschlichen Probleme ist das Gebet eine komplizierte Angelegenheit,
die sich nicht so schnell lösen läßt, sie erfordert Geduld, sorgfältiges und tolerantes Prüfen, und man
darf  keine  endgültigen  Schlußfolgerungen  und  Entscheidungen  erwarten.  Ohne  sich  selbst  zu
verstehen, kann derjenige, der betet, gerade durch sein Gebet zur Selbsttäuschung verführt werden.
Gelegentlich hören wir Leute sagen, und das haben mir mehrere gesagt, daß ihre Gebete oft erhört
werden, wenn sie zu dem, was Sie Gott nennen, um weltliche Dinge beten.
Wenn  Sie  Glauben  haben,  dann  werden  Sie  je  nach  der  Intensität  Ihres  Gebets,  das,  was  Sie
wünschen - Gesundheit, Trost, weltliche Besitztümer - schließlich auch bekommen. Wenn man sich
Bittgebeten  widmet,  dann  bringen  diese  ihre  eigene  Belohnung.  Das,  worum  man  bittet,  wird  oft
gewährt, und um so mehr wird man in seinem Beten bestärkt. Ferner gibt es das Gebet, nicht um
Dinge oder für Menschen, sondern darum, die Wirklichkeit, Gott zu erfahren, und auch dieses wird
häufig beantwortet; und es gibt noch andere Formen des Bittgebets, die zwar subtiler und raffinierter,
doch  ebenso  flehend,  inständig  und  demütig  sind.  Alle  derartigen  Gebete  bringen  ihre  eigene
Belohnung,  sie  bringen  ihre  eigenen  Erfahrungen;  aber  führen  sie  zur  Erkenntnis  der  höchsten
Wirklichkeit? Lassen Sie uns diese Form des Gebets untersuchen.
Sind  wir  nicht das Ergebnis  der  Vergangenheit, und sind wir nicht deshalb verbunden mit dem
riesigen Sammelbecken an Gier und Haß mit ihren Gegensätzen? Sicher, wenn wir eine dringende
Bitte  vorbringen  oder  ein  Bittgebet  sprechen,  dann  appellieren  wir  an  dieses  Sammelbecken
angehäufter Habgier und so weiter, was seine eigene Belohnung mit sich bringt und seinen Preis hat.
Noch einmal, wenn wir beten, um die Wirklichkeit »Gottes« zu erfahren, appellieren wir dann nicht an die angesammelte Tradition von Jahrhunderten? Auch das bringt seine eigene Erfahrung, aber ist
es  die  wirkliche?  Bringt  die  Anrufung  eines  anderen,  von  etwas  dort  draußen,  das  Verstehen  der
Wahrheit? Ist das nicht ein »falscher« Weg? Durch falsche Mittel erzielen Sie Ergebnisse, machen
Sie gewisse Erfahrungen; aber sind sie die Wirklichkeit?
Wir müssen gleich zu Anfang diesen dualen Prozeß verstehen, der sich zwischen dem Betenden
und dem, an den das Gebet gerichtet ist, abspielt. Um diesen Dualismus zu verstehen, müssen wir
uns selbst, unseren Geist, unser Herz verstehen. Ohne Selbsterkenntnis können das Gebet und seine
Ergebnisse  ein  Hindernis  werden,  das  zur  Selbsttäuschung  führt,  und  warum  sollten  wir  eine
Täuschung schaffen, von der sich zu befreien äußerst schwierig ist? Ist es nicht klüger, den Denker
und  seine  Gedanken-Gefühle  zu  verstehen,  als  diesen  Dualismus  zu  kultivieren,  der  zu  Konflikt,
Verwirrung und Kummer führt?
Um uns selbst zu verstehen, müssen wir Selbst-Bewußtheit haben, denn aus der Selbst-Bewußtheit
entsteht Selbsterkenntnis. Es gibt keine Selbsterkenntnis ohne Meditation, und Meditation ist ohne
Selbsterkenntnis nicht möglich. Selbsterkenntnis entsteht durch wachsame Beobachtung all unserer
Gedanken-  Gefühle;  doch  diese  Bewußtheit  wird  getrübt,  wenn  man  sich  identifiziert.  Wenn  wir
erkennen,  daß  wir  uns  mit  unseren  GedankenGefühlen  identifizieren  und  damit  das  Verstehen
verhindern, dann müssen wir unbedingt zu einer freundlichen, toleranten Distanz finden. Ohne zu
urteilen,  müssen  wir  die  Konflikte  unseres  Denkens-Fühlens  beobachten,  mit  all  ihren
Widersprüchen,  Gelüsten  und  verborgenem  Ehrgeiz.  Wenn  wir  versuchen,  dies  ernsthaft  und
aufmerksam  zu  tun,  den  ganzen  Tag  über,  dann  werden  wir  natürlich  und  ganz  ohne  künstliches
Erzwingen  feststellen,  daß  wir  während  des  Tages  Perioden  intensiver  Selbst-Bewußtheit,
Selbstbeobachtung benötigen. Aus dieser Selbsterkenntnis kommt das richtige Denken.
Meditation heißt, das Denken-Fühlen zu befreien, um entdekken zu können, denn das, was es als
Wahrheit entdeckt, ist befreiend und  schöpferisch.  Wenn  das  Werden aufhört, dieses Begehren  in
vielerlei Gestalt, dann fällt der Dualismus von »Ich« und »Nicht-Ich« fort, zwischen dem, der betet,
und  dem,  zu  dem  gebetet  wird;  und  nur  dann  erfahren  wir  das  wahre  Sein.  Unser  Glück  liegt  in
dieser Entdeckung, und nicht in den Selbsttäuschungen des Begehrens, wie edel es auch sein mag.
Das Verlangen, etwas zu werden
 
Sie  sagte,  sie  habe  festgestellt,  daß  sie  immer  das  Bedürfnis  habe,  geliebt  zu  werden,  aus  jeder
Unterhaltung, jeder Begegnung Nutzen zu ziehen; selbst bevor es zu einer Begegnung kam, überlegte
sie  bereits,  welche  Vorteile  sie  daraus  für  sich  herausschlagen  könne.  Sie  war  ständig  mit  diesen
Gedanken,  mit  ihren  Ansprüchen  beschäftigt,  und  sie  hatte  dieses  Spiel  schon  seit  vielen  Jahren
gespielt.  Sie  hatte  genug  davon.  Sie  wollte  ernsthaft  sein,  aber  sie  stellte  fest,  daß  ihr  Geist
begehrlich war, immer berechnend und sich verstellend. Wie konnte sie es anfangen, ihre Gedanken
von dieser selbstbezogenen Eitelkeit zu befreien?
Warum  suchen  wir  Macht,  warum  häufen  wir  an,  warum  raffen  wir  Geld,  Positionen,  Titel,
Liebhaber zusammen? Warum haben wir uns mit Ansprüchen belastet? Geschieht es nicht, um ein
tiefersitzendes  Verlangen  zu  befriedigen  -  das  Verlangen,  etwas  zu  werden,  das  Verlangen,  nicht
übergangen zu werden, etwas zu erreichen und uns an einem Machtkampf zu berauschen? Wenn all
unsere  Ansprüche,  Titel,  Positionen,  Reichtümer  uns  genommen  werden,  was  bleibt  dann  übrig?
Nichts; Armut, eine unendliche Leere. Um diese Leere zu füllen, mit Politik, mit Wissen, mit allen
nur möglichen weltlichen Mitteln, wenden sich diejenigen, die durch diese vergebliche Mühe nicht
vollkommen  verdummt  sind,  an  Gott,  sie  suchen  das  spirituelle  Leben.  So  wird  Gott  das  höchste
Mittel, um dieses Faß ohne Boden zu füllen, eine andere Zuflucht aus dem Schmerz und der Angst
der inneren Armut. Alle Fluchtwege, wie edel sie auch sein mögen, führen zu Verwirrung, Kummer
und Verdummung.
Kann  diese  innere  Leere  jemals  ausgefüllt  werden?  Sie  haben  verschiedene  Möglichkeiten
ausprobiert, und ist es Ihnen gelungen, sie auszufüllen? Sie mögen sie für einen Moment verdecken,
oder  Sie  mögen  denken,  daß  Sie  sie  ausgefüllt  haben;  aber  schon  bald  wird  Ihnen  wieder  dieser
nagende Kummer bewußt. Glücklicherweise gehören Sie nicht zu den Menschen, die sich über sich
selbst  so  täuschen,  daß  sie  überzeugt  sind,  die  richtige  Füllung  gefunden  zu  haben  und  daß  ihre
besondere Methode des Füllens am Ende zur Fülle führt. Nun, Sie wollen diese Leere mit Gott ausfüllen; doch wiederum, können Sie sie mit intellektuellen
Formulierungen  füllen?  Wenn  Sie  irgendeinem  System  oder  spirituellen  Training,  irgendeinem
Dogma, einer Konfession oder einer Glaubensrichtung folgen, werden Sie damit diese innere Leere
füllen können?
Sie geben keine ehrliche Antwort, weil der Geist nicht wirklich seine eigene Armut sieht; er hat
gewisse  Fähigkeiten,  und  da  er  noch  nicht  alle  Möglichkeiten  ausprobiert  hat,  um  diese  Leere  zu
füllen, glaubt er, noch eine finden zu können.
Nun, kann dieser leere Brunnen jemals gefüllt werden? Ist er nicht ein Faß ohne Boden, und sind
nicht  alle  Versuche,  es  zu  füllen,  völlig  vergeblich?  Ist  es  nicht  das  eigentliche  Wesen  des  Be-
gehrens,  daß  es,  je  mehr  es  befriedigt  wird,  um  so  mehr  verlangt?  Intelligenz  ist  eine  rasche
Anpassung an diese Tatsache, und Dummheit ist die Unfähigkeit, sich anzupassen; doch der Geist
weigert sich, das Unvermeidliche zur Kenntnis zu nehmen, und will die Wahrheit nicht sehen. Nur
die Entdeckung der Wahrheit bringt eine schöpferische Freiheit von diesem unaufhörlichen Begehren
mit sich.
Die Vorsätze, die Antworten des Intellekts werden diese unendliche Armut nicht bereichern, nichts
wird das bodenlose Faß der Einsamkeit füllen. Nur das Erkennen ihrer Ursache führt zum Verstehen
und  zur  Freiheit.  Mit  diesem  Verstehen,  mit  diesem  neuen  Instrument,  wird  die  mächtige
Gewohnheit des Ansichraffens, des Anspruchs, des Alles-zum-eigenen-Vorteil-Wendens allmählich
zerstört.  Ohne  dieses  Verstehen  machen  die  Gewohnheiten  des  Denken-Fühlens  bloß  anderen
Gewohnheiten Platz; und jede Gewohnheit verhindert die schöpferische Freiheit.
 
Beziehung und Unsicherheit
 
Er  sagte,  er  fände  Beziehungen  äußerst  aufreibend  und  widersprüchlich;  sie  begännen  immer  mit
einer gewissen Freude, doch schon bald schlichen sich Meinungsverschiedenheiten und Schmerz in
sie ein. Wie könne er aus diesem Konflikt herauskommen?
Leben  heißt,  in  Beziehung  zu  sein,  und  jede  Beziehung  ist  schmerzlich.  Es  ist  das  eigentliche
Wesen der Beziehung, Beunruhigung zu verursachen. Sie können im Geist das Modell einer idealen
Beziehung entwerfen, aber das ist nur eine Flucht vor der Wirklichkeit. Jedes derartige Ideal wird
wichtiger  als  das  Verstehen  und  blockiert  die Anpassung  und  die  Möglichkeit,  über  den  Konflikt
hinauszugelangen. Die Identifikation verhindert das richtige Denken.
Beziehungen sind unweigerlich schmerzhaft, das zeigt sich in unserem täglichen Dasein. Wenn in
einer Beziehung keine Spannung herrscht, dann ist sie keine Beziehung mehr und wird nur zu einem
bequemen  Schlafzustand,  einem  Opiat,  was  die  meisten  Menschen  ja  wünschen  und  bevorzugen.
Konflikte  herrschen  zwischen  diesem  Verlangen  nach  Bequemlichkeit  und  dem  Tatsächlichen,
zwischen  Illusion  und  Wirklichkeit.  Wenn  Sie  die  Illusion  durchschauen,  dann  können  Sie  sie
ablegen und Ihre Aufmerksamkeit darauf konzentrieren, die Beziehung zu verstehen. Doch wenn Sie
in der Beziehung Sicherheit suchen, dann wird sie eine Investition in die Bequemlichkeit, in eine
Illusion  -aber  das  Großartige  einer  Beziehung  besteht  ja  gerade  in  ihrer  Unsicherheit.  Wenn  Sie
Sicherheit in der Beziehung suchen, behindern Sie damit ihr Funktionieren, und daraus entsteht das
ganze Fehlverhalten und Unglück.
Es ist sicherlich die Funktion einer Beziehung, den Zustand des eigenen Wesens total zu enthüllen.
Beziehung  ist  ein  Prozeß  der  Selbstenthüllung,  der  Selbsterkenntnis.  Diese  Selbstenthüllung  ist
schmerzhaft und verlangt eine ständige Anpassung, eine Flexibilität des Denken-Fühlens. Sie ist ein
schmerzlicher Kampf mit Perioden erleuchteten Friedens. Gewohnheiten, Verbote, Philosophien und
Doktrinen  zu  entwurzeln  ist  sehr  beunruhigend  und  sehr  anstrengend;  aber  die  Aufgabe  einer
Beziehung  ist  es,  zu  einem  Verstehen  zu  führen,  und  in  diesem  Prozeß  scheint  ein  Konflikt
unvermeidlich zu sein. Nur in vollkommener Selbsterkenntnis ist man frei von Schmerz, Konflikt
und Verwirrung, und Beziehung ist der Weg zu dieser Freiheit. Es gibt keine Isolierung, selbst nicht
für den Menschen, der sich von den Zerstreuungen der Welt zurückzieht. In der Abgeschlossenheit
entsteht  Beschränktheit.  Alles  steht  in  Beziehung  zueinander,  und  diese  Beziehung  mit  ihren
Spannungen und ihrer Freude muß verstanden werden; und wenn dieses Alleinsein des Verstehens da
ist,  dann  reinigen  die  Spannungen  und  Kämpfe,  die  Schmerzen  und  Freuden  Kopf  und  Herz  von
ihren selbstgezogenen Grenzen und bringen die Erkenntnis der höchsten Glückseligkeit. Doch  die  meisten  von  uns  vermeiden  oder  verdrängen  die  Spannung  in  einer  Beziehung  und
bevorzugen  die  Leichtigkeit  und  Bequemlichkeit  einer  befriedigenden  Abhängigkeit,  einer
unangefochtenen  Sicherheit,  eines  sicheren  Hafens.  Dann  werden  die  Familie  und  andere
Beziehungen  zu  einer  Zufluchtsstätte,  der  Zufluchtsstätte  der  Gedankenlosigkeit.  Wenn  sich
Unsicherheit  in  die  Abhängigkeit  einschleicht,  was  unvermeidlich  ist,  dann  wird  diese  besondere
Beziehung abgebrochen und eine neue aufgenommen, in der Hoffnung, eine bleibende Sicherheit zu
finden; doch es gibt keine Sicherheit in einer Beziehung, und Abhängigkeit erzeugt nur Angst. Ohne
den Prozeß der Sicherheit und Angst zu verstehen, wird eine Beziehung ein bindendes Hindernis, ein
Weg der Beschränktheit. Dann besteht das ganze Dasein aus Kampf und Schmerz, und es gibt daraus
keinen  anderen  Ausweg  als  das  richtige  Denken,  das  sich  in  der  Selbsterkenntnis  einstellt.  In  der
Selbsterkenntnis wird das Glück der Ewigkeit verwirklicht.
 
Traumloser Schlaf
 
Er sagte, er werde durch verschiedene Träume beunruhigt, die je nach seiner seelischen Verfassung
mehr oder weniger häufig auftraten. Diese beunruhigenden Träume hatte er seit einigen Jahren, und
obwohl  er  bei  Psychoanalytikern  gewesen  war,  waren  sie  mit  wechselnder  Intensität  immer
wiedergekehrt.  Wie  konnte  er  sie  verhindern,  und  was  waren  die  notwenigen  Schritte,  um  einen
traumlosen  Schlaf  zu  haben?  Wir  sprachen  zwanglos  über  sein  Leben,  seine  Beziehungen,  seine
Zerstreuungen. Er war ein freundlicher, intelligenter Mann, der viele philosophische Werke gelesen
hatte.
Je bewußter man während seiner wachen Stunden lebt und jedem Gedanken-Gefühl so vollständig
und eingehend wie möglich folgt, um so weniger Träume wird man haben. Weil man während des
Tages aus Trägheit und Mangel an rechtzeitiger Aufmerksamkeit nicht bewußt, nicht wirklich wach
ist, entgeht einem die Bedeutung und richtige Einschätzung von Ereignissen und Reaktionen; doch
das Ereignis und die Reaktion darauf wurden, wenn sie wichtig sind, tief im Gehirn aufgezeichnet.
Wenn der sogenannte Schlaf eintritt, dann nehmen diese Aufzeichnungen die Form von Träumen an,
die  beunruhigend  oder  auch  trivial  sein  können.  Diese  Träume  müssen  dann  entweder  von  einem
selbst oder von einem professionellen Analytiker interpretiert werden, und beides hat seine Gefahren.
Um seine Träume selbst zu interpretieren, muß man frei von Vorurteil, von Angst, von Urteil sein,
von jedem Wunsch, der sie entstellen könnte - und das ist außerordentlich schwierig. Jede falsche
Interpretation  ist  verwirrend  und  gibt  dem  Traum  eine  neue  Gestalt.  Um  diese  verwirrenden
Auslegungen  samt  ihren  Ängsten  und  Zweifeln  zu  verhindern,  ist  es  klüger  und  vernünftiger,
während der wachen Stunden aufmerksam und bewußt zu sein, und jedem Gedanken-Gefühl, jeder
Reaktion  so  vollständig  und  weit  wie  möglich  nachzugehen,  und  das  erfordert  Ernst  und
Aufmerksamkeit.  Wenn  Sie  sich  an  einen  Analytiker  wenden,  dann  werden  Ihnen  nicht  nur  die
unermeßlichen Reichtümer, die in Ihrem Innern verborgen sind, nicht bewußt werden, sondern Sie
werden sich unweigerlich von ihm abhängig machen. Das ist viel schlimmer als alles Träumen, denn
Abhängigkeit gibt Sicherheit, und in der Sicherheit ist kein Verstehen möglich.
Wenn  man  sich  jedes  Gedanken-Gefühls  bewußt  wird,  jede  Reaktion  so  tief  und  gründlich  wie
möglich erfühlt, kommen Ordnung, Klarheit und Verstehen, die wiederum das erweiterte Bewußtsein
intensivieren; und so  werden  sowohl  in den Perioden des Wachseins wie des Schlafs die Träume
nachlassen und sich auflösen, und der Schlaf wird so wichtig wie das Wachsein, denn dann ist der
Schlaf  die  Intensivierung  des  wachen  Zustandes.  Wie  im  wachen  Zustand  gibt  es  auch  im  Schlaf
verschiedene  Ebenen  des  Bewußtseins.  Je  mehr  man  in  wachem  Zustand  bewußt  die  tieferen
Schichten  berührt,  um  so  mehr  erkennt  man  im  Schlaf  jene  Zustände,  die  jenseits  der  tiefsten
Schichten des Bewußten liegen, und dann wird man sehen, daß diese Erfahrung eine tiefe Wirkung
auf den wachen, bewußten Geist hat.
Jenen  Zustand  zu  erfahren,  der  über  die  Grenzen  des  bewußten  Geistes  hinausgeht,  ist  sehr
schwierig,  denn  das  Unbewußte  muß  sich  zuerst  durch  die  Bewußtheit,  durch  das  Öffnen  des
bewußten  Geistes,  seines  Inhalts  entleeren.  Nur  wenn  eine  tiefe  Stille  herrscht,  kann  man  zur
Erkenntnis des Namenlosen kommen.


 Klarheit und Verstehen
 
Er fragte, was Bewußtheit sei und wie man bewußt leben könne. Um eine derartige Frage
beantworten zu können, muß man herausfinden, wie der Fragende denkt, man muß etwas über seinen
allgemeinen Hintergrund wissen. Also sprachen wir über sein Leben, die Kompliziertheit und das
Leid des Daseins und über die Schönheit der Berge.
Bewußtheit  kommt  durch  Klärung  und  Verstehen;  sie  ist  nicht  etwas,  das  man  auf  Grund  der
Autorität eines anderen blind akzeptiert. Sie ist ihrem tiefsten Wesen nach sowohl das Ergebnis wie
der Anfang der Selbsterkenntnis; durch Selbsterkenntnis wird die Flamme der Bewußtheit entfacht.
Das richtige Denken kommt durch Selbsterkenntnis, und richtiges Denken ist der Brennstoff für die
Flamme, es steigert die Intensität und Tiefe der Bewußtheit. Ohne richtiges Denken gibt es keine
Klärung.  Klärung  wird  nicht  durch  einen  Entschluß  und  auch  nicht  durch  Willensanstrengung
bewirkt, was nur die Tendenzen und Gewohnheiten der Beschränktheit bestärken würde; Klärung,
Verstehen kommen durch richtiges Denken, das in der Selbsterkenntnis gewonnen wird.
Jetzt herrschen Verwirrung und Widersprüchlichkeit in unserem Denken-Fühlen, verursacht durch
Habgier,  Angst  und  Beschränktheit,  und  wir  müssen  Klarheit  und  Verstehen  durch
Selbst-Bewußtheit  finden,  das  heißt,  jedem  Gedanken-Gefühl  so  weit  und  tief  wie  möglich
nachgehen. Die Klarheit wird durch Urteilen, durch Ablehnen oder Akzeptieren getrübt. Um jedes
Denken-Fühlen, das  entsteht,  zu  Ende zu denken, zu  Ende  zu  fühlen,  muß  man  sich  seiner  selbst
bewußt sein, und diese Selbst-Bewußtheit wird durch ein Urteilen vorzeitig unterbrochen.
Ordnung ist eine Vorbedingung zur Klarheit des Verstehens, des Verstehens auf den verschiedenen
Ebenen  des  Bewußtseins:  der  physischen,  der  sensuellen,  der  emotionalen,  der  rationalen,  der
intellektuellen und der idealen Ebene. Obwohl jede Bewußtseinsebene von den anderen » getrennt«
ist,  so  ist  doch  jede  mit  den  anderen  wechselseitig  verbunden.  Mit  dem  Durchdenken  und
Durchfühlen  jedes  aufkommenden  Gedanken-Gefühls  entsteht  Klarheit  auf  den  verschiedenen
Bewußtseinsebenen; und mit jeder Klärung des Denkens-Fühlens wird die Bewußtheit intensiviert
und verschärft. Das Wissen, was wichtige Punkte des Denkens-Fühlens sind, denen man nachgehen
muß, und was nicht, wird mit der Erfahrung kommen. Selbst wenn Ihre Aufmerksamkeit auf etwas
anderes  gerichtet  ist,  werden  Sie  feststellen,  daß  das  Schwirren  der  Gedanken-Gefühle  unbewußt
registriert  wird  und  daß  diese  sich  selbst  in  den  bewußten  Geist  projizieren,  wenn  Ihre
Aufmerksamkeit wieder frei ist.
Durch umfassende Klärung und Verstehen wird der Geist in tiefer Bewußtheit still; in dieser stillen
Bewußtheit steigt das Gefühl ohne Ursache empor, ein Gefühl, das nicht das Produkt irgendeines
Einflusses  oder  irgendeines  Begehrens  ist.  Dieses  Gefühl  ohne  Ursache  ist  Freude,  Ekstase,  und
wenn es aufkommt, greift der Geist es auf, nimmt es in sich auf, um sich daran zu erfreuen. Der Geist
sagt  zu  sich  selbst:  >»Wie  schön  ist  dieses  neue  Glücksgefühl.«  Und  so  hält  er  sich  daran  fest,
speichert  es  im  Gedächtnis,  um  sich  auch  später  daran  zu  erfreuen.  Und  so  ist  die  lebendige
Wirklichkeit  dieses  unermeßlichen  Gefühls  verloren,  während  der  Geist  sich  an  seine  Erinnerung
klammert, die tot und leer ist. Noch einmal, dieses Verlangen, an einer Erfahrung festzuhalten und
eine Gewohnheit, einen sicheren Hafen, eine Sicherheit daraus zu machen, bedarf der Klärung und
des Verstehens; und das geschieht, indem man dem Begehren in seiner Weite und Tiefe nachgeht
und  so  eine  noch  größere  Bewußtheit  dieser  Stille  erlangt,  welche  die  unermeßliche  Liebe  zur
Wirklichkeit  in  sich  birgt.  Diese  Bewußtheit,  dieses  Bewußtsein,  geht  über  das  Sinnliche  und
Rationale hinaus.
 
Das Problem der Macht
 
Er sagte, er wolle seine sexuellen Gelüste überwinden, um sich besser auf seine Arbeit konzentrieren
zu können.
Dazu muß man das Problem der Macht in seinem ganzen Ausmaß und seiner Kompliziertheit
verstehen. Die sexuellen Gelüste aufzugeben, ist relativ leicht, doch die Macht, die damit freigesetzt
wird, verursacht unzählige Probleme. Eine Form von persönlicher Macht für andere Formen
persönlicher Macht aufzugeben, ist Gedankenlosigkeit, die zu Beschränktheit und Elend führt. Die
Macht in ihren verschiedenen Erscheinungsformen muß verstanden werden. Die Askese, eine entschiedene Enthaltsamkeit, eine kalkulierte und kontrollierte Ablehnung, setzt
große persönliche Macht frei: doch wie bedeutend sie auch sein mag, sie ist selbstbeschränkend, eng
und  begrenzend.  Eine  solche  Macht  ist  exklusiv  und  trennend,  und  kann  daher  nie  zu  einem
Verstehen  des  Ganzen  führen,  und  ohne  dieses  sind  Konflikt,  Kummer  und  Zwietracht
unvermeidlich.  Diese  Begierde  nach  Macht  ist  eine  Form  von  Sicherheit;  und  nur  in  der
Unsicherheit, die nicht das Gegenteil von Sicherheit ist, ist ein Verstehen möglich.
Der  Intellekt  sucht  Macht  auf  indirektem  Wege:  durch  Schlauheit,  Brillanz  und  Gelehrsamkeit;
durch die Vorherrschaft der Vernunft und des Denkens; durch Theorien und Formulierungen; durch
politisches und gesellschaftliches Prestige; durch religiöse und wirtschaftliche Organisationen. Offen
oder verstohlen sucht der Intellekt immer Sicherheit, denn Sicherheit bedeutet persönliche Macht.
Der Intellekt ist der Sitz der Selbsterhöhung und des Wunsches nach persönlichem Stillstand, er ist
die Quelle der Widersprüchlichkeit, und all seine Probleme mit ihren Antworten sind seine eigene
Schöpfung auf seiner Suche nach Sicherheit, nach Macht. Diese Suche, sei sie heimlich oder offen,
schafft in den Beziehungen die komplexen menschlichen Probleme von Habgier, Neid, Angst und so
weiter.  Sich  sexueller  und  anderer  Formen  der  Macht  zu  enthalten,  ohne  die  Wege  der  Macht  zu
verstehen, verleiht den geheimen Begierden nur noch größere Stärke.
Nochmals,  es  steckt  eine  außerordentliche  Macht  in  Emotionen,  in  Gefühlsseligkeit,  in
Romantisierung,  in  der  Phantasie.  Diese  Formen  der  Macht  manifestieren  sich  in  verschiedenen
Aktivitäten,  in  religiösen  und  sozialen,  individuellen  und  kollektiven,  nationalen  und  ethnischen
Aktivitäten. Wenn Macht sich im Gefühlshaften konzentriert, wird sie außerordentlich verwerflich
und gefährlich und führt zu allen möglichen Katastrophen. Außerdem gibt die Enthaltsamkeit, die
der Suche nach Macht, nach Sicherheit entspringt, dem physischen Organismus große Energie und
betont den Wert des Sinnlichen. Alle diese Vorgänge bringen ihre eigenen besonderen Probleme mit
sich, deren Lösungen unvermeidlich partiell, unvollständig und somit falsch sein müssen.
Wenn  man  sich  nun  des  komplexen  Problems  der  Macht  bewußt  wird,  indem  man  es  ohne
Identifikation  oder  Urteil  ruhig  beobachtet,  dann  stellt  sich  ein  Verstehen  ein,  in  dem  die  Ursa-
che-Wirkung der Macht erkannt und überwunden wird. Und wenn die Abwehrmechanismen, die der
Intellekt  aufgebaut  hat,  niedergerissen  werden,  wenn  sie  verstanden  werden  und  immer,  wenn  sie
aufkommen,  aufgelöst  werden,  dann  kommt  unmerklich,  unwissentlich  die  Liebe.  Ohne  Liebe
können die vielen Formen der Macht mit ihren Konflikten, ihrer Verwirrung und Zwietracht niemals
überwunden werden.  In  dieser  Flamme der Liebe wird die komplexe Begierde nach Macht völlig
aufgezehrt.  Alle  anderen  Lösungen  und  Antworten  auf  das  Problem  der  Macht  steigern  nur  die
Habgier, Angst und Beschränktheit, und es gibt keinen Ausweg aus dieser Verwirrung, es sei denn
durch Verstehen und Liebe.
Die Begierde nach Macht zu verstehen, das ist viel anstrengender, als sie zu disziplinieren, und
eine solche Disziplin ist letztlich selbstbeschränkend, einengend und begrenzend. Das Unermeßliche,
das  Unerkennbare  wird  nur  in  der  Liebe  erkannt,  niemals  durch  die  tiefen,  subtilen
Abwehrmechanismen des Intellekts. In dem hochempfindlichen Zustand, der mit dem Schweigen des
Intellekts  kommt,  wenn  die  Vernunft  sich  erschöpft  hat,  gibt  sich  diese  Liebe,  die  alle  Probleme
auflöst, zu erkennen. Es ist diese Liebe, die man verspüren und verstehen muß.
 
Innere und äußere Ablenkungen
 
Er sagte, er sei Künstler, Maler. Er war schöpferisch tätig und wünschte sich, daß seine Schöpfungen
Anerkennung finden würden. Er erklärte, daß er Ermutigung brauche, nicht ständige Kritik von den
Zeitungen und der Öffentlichkeit. Der Künstler lebe nicht nur für sich selbst, sondern für andere. Er
wollte verstehen, aber er wollte auch verstanden werden - das war der Sinn dieses ganzen Gesprächs.
Dem Verstehen und dem Verstandenwerden den gleichen Wert beizumessen, so wie Sie es tun, ist
ein schwerer Fehler; denn das eine ist schöpferisch, während das andere nur befriedigend ist. Das
Verstehen kommt in den schöpferischen Momenten, und wenn diese Momente selten und in großen
Abständen  kommen,  dann  suchen  die  Gedanken  Ermutigung  von  der  Umwelt.  Je  mehr  sie
Ermutigung  und  Befriedigung  von  außerhalb  suchen,  um  so  seltener  werden  die  ekstatischen
Momente  der  Schöpfung;  je  mehr  wir  durch  Menschen  abgelenkt  werden,  durch  Vergnügungen,
durch Trinken, durch die vielen Mittel, die Selbstvergessenheit bewirken, um so schwächer wird der konzentrierte  schöpferische  Moment,  in  dem  ein  Verstehen  ist.  Dieser  Moment  wird  nicht
wiederaufleben,  wenn  man  einen  Wechsel  der  Szene  oder  der  Umgebung  sucht,  was  nur  eine
Ablenkung ist. Und während ein solcher Wechsel vorübergehend und oberflächlich belebend wirken
mag,  stellt  sich  diese  unverminderte  Realität,  die  Ekstase  der  Schöpfung  nur  ein,  wenn  alle
Ablenkungen, innere wie äußere, verstanden und damit transzendiert werden. Dieser Moment ist der
Höhepunkt des negativen Verstehens, denn das Ungeschaffene ist immer neu, immer lebendig. Der
Geist  sucht  verstohlen  und  listig  einen  sicheren  Hafen  zu  erreichen,  einen  Ruheplatz,  die
Befriedigung, sicher zu sein. Doch nur im Moment der großen, bedingungslosen Unsicherheit, des
tiefen Stilleseins, kommt das Verstehen.
Es ist außerordentlich schwierig und anstrengend, sich der inneren und äußeren Ablenkungen voll
bewußt zu werden; doch nur durch das Verstehen ihrer Natur und ihrer Wirkungsweise und nicht,
indem man sie ablehnt, findet man jene umfassende Konzentration.
Selbsterkenntnis  oder  Selbst-Bewußtheit  führt  zu  dem  richtigen  Denken;  und  ohne  das  richtige
Denken,  das  etwas  ganz  anderes  ist  als  richtige  Ideen,  ist  es  nicht  möglich,  jene  schöpferische
Konzentration zu erreichen, die frei von aller Ablenkung ist.
 
Die Aufgabe der Erziehung
 
Solange wir jung sind, sind die meisten von uns vielleicht nicht allzu tief berührt von den Konflikten
des Lebens, von den Sorgen, den flüchtigen Freuden, den Unglücksfällen, der Angst vor dem Tod
und den geistig-seelischen Verwicklungen, die die ältere Generation belasten. Glücklicherweise sind
die meisten von uns in ihrer Jugend noch nicht in den Lebenskampf verwickelt. Doch wenn wir älter
werden,  beginnen  all  die  Probleme,  die  Qualen,  die  Zweifel,  die  wirtschaftlichen  und  inneren
Kämpfe uns zu bedrängen, und dann wollen wir herausfinden, was das Leben bedeutet, wir wollen
wissen,  was  der  Sinn  des  Lebens  ist.  Wir  wollen  wissen,  was  die  Konflikte,  die  Schmerzen,  die
Armut,  die  Katastrophen  zu  bedeuten  haben.  Wir  wollen  wissen,  warum  manche  Leute  in  guten
Verhältnissen leben und andere nicht; warum der eine Mensch gesund, intelligent, begabt und tüchtig
ist, während ein anderer es nicht ist. Und wenn wir leicht zufriedenzustellen sind, dann werden wir
uns schon bald in irgendeiner Hypothese, irgendeiner Theorie oder einem Glauben verfangen haben;
wir finden eine Antwort, aber es ist nie die richtige Antwort. Wir stellen fest, daß das Leben häßlich,
schmerzlich,  leidvoll  ist,  und  wir  beginnen,  Fragen  zu  stellen.  Da  wir  aber  nicht  genügend
Selbstvertrauen, Kraft, Intelligenz und Unschuld haben, um diese Fragen weiterzuverfolgen, sind wir
bald  irgendwelchen  Theorien,  Glaubensvorstellungen  oder  irgendwelchen  Spekulationen  oder
Doktrinen ins Netz gegangen, die uns das alles zu unserer Zufriedenheit erklären. Nach und nach
werden unsere Glaubensinhalte und Dogmen tiefverwurzelt und unerschütterlich; denn hinter ihnen
lauert die ständige Angst vor dem Unbekannten. Nie schauen wir die Angst an; wir wenden uns von
ihr ab und nehmen Zuflucht zu unserem Glauben. Und wenn wir diese Glaubensinhalte prüfen - die
hinduistischen, die buddhistischen oder die christlichen -, dann stellen wir fest, daß sie die Menschen
trennen. Jeder Kanon von Dogmen und Glaubenslehren kommt mit einer Reihe von Ritualen, einer
Reihe von Zwängen, die den Geist binden und den Menschen vom Menschen trennen.
So beginnen wir also zu fragen, um herauszufinden, was wahr ist, was die Bedeutung all dieses
Elends,  dieses  Kampfes,  dieses  Schmerzes  ist,  und  wir  enden  mit  einer  Sammlung  von  Glau-
benslehren, Ritualen und Theorien. Wir haben nicht das Selbstvertrauen, nicht die Energie, nicht die
Unschuld, den Glauben beiseite zu schieben und nachzuforschen; deshalb beginnt der Glaube als ein
Faktor zu wirken, der den Wert unseres Lebens vermindert.
Glauben ist irreführend, denn hinter dem Glauben und der idealistischen Moral lauert das »Ich«,
das Selbst - das Selbst, das ständig größer und mächtiger wird. Wir halten den Glauben an Gott für
Religion. Wir denken, zu glauben sei religiös. Wenn man nicht glaubt, dann wird man als Atheist
betrachtet und von der Gesellschaft verurteilt. Die eine Gesellschaft verurteilt diejenigen, die nicht an
Gott glauben, und eine andere Gesellschaft verurteilt diejenigen, die es tun. Sie sind beide gleich.
So wird also Religion eine Sache des Glaubens, und der Glaube wirkt einengend auf den Geist,
und so ist der Geist niemals frei. Doch nur in der Freiheit kann man herausfinden, was wahr ist, was
Gott  ist,  nicht  durch  irgendeinen  Glauben;  denn  euer  Glaube  projiziert,  was  ihr  euch  unter  Gott
vorstellt, was ihr euch unter Wahrheit vorstellt. Wenn ihr glaubt, Gott ist Liebe, Gott ist gut, Gott ist dieses oder jenes, dann ist es eben dieser Glaube, der euch daran hindert zu verstehen, was Gott ist,
was wahr ist. Doch seht ihr, ihr wollt euch selbst in einem Glauben vergessen, ihr wollt euch selbst
opfern. Ihr wollt einen anderen nachahmen, ihr wollt diesen ständigen Kampf aufgeben, der sich in
euch abspielt, und wollt nach Tugend streben.
Euer  Leben  ist  ein  ständiger  Kampf  voller  Kummer,  Leid,  Ehrgeiz,  flüchtigem  Vergnügen  und
einem Glück, das kommt und geht, und deshalb will der Geist etwas Unermeßliches haben, an das er
sich klammern kann, etwas, das über ihn hinausgeht, womit er sich identifizieren kann. Dieses Etwas
nennt der Geist Gott, Wahrheit, und er identifiziert sich damit durch Glauben, durch Überzeugung,
durch  Rationalisierung,  durch  verschiedene  Formen  der  Disziplin  und  idealistischer  Moral.  Aber
dieses unermeßliche Etwas, das zu Spekulationen Anlaß gibt, ist immer noch ein Teil des »Ich«, es
wird vom Geist projiziert in seinem Verlangen, dem Tumult des Lebens zu entkommen.
Wir  identifizieren  uns  mit  einem  besonderen  Land  -  Indien,  England,  Deutschland,  Rußland,
Amerika. Ihr versteht euch als Hindus. Warum? Warum identifiziert ihr euch mit Indien? Habt ihr
das jemals betrachtet, hinter die Worte geblickt, die von eurem Geist Besitz ergriffen haben? Ihr lebt
in einer kleinen Stadt, führt ein miserables Leben mit euren Kämpfen und familiären Streitigkeiten,
seid  unbefriedigt,  unzufrieden,  unglücklich,  und  ihr  identifiziert  euch  mit  einem  Land,  das  Indien
genannt wird. Dies gibt euch ein Gefühl der Größe, der Wichtigkeit, eine innere Zufriedenheit, und
deshalb  sagt  ihr:  »Ich  bin  Inder.«  Dafür  seid  ihr  bereit  zu  töten,  zu  sterben  oder  verstümmelt  zu
werden.
Wir  sind  von  Kindheit  an  dressiert  zu  gehorchen,  ohne  zu  wissen,  worum  es  dabei  geht.  Je
autoritärer unsere Eltern sind und je tyrannischer unsere Regierung ist, um so mehr sind wir gezwun-
gen, geformt seit unseren frühesten Jahren. Und ohne zu verstehen, warum wir tun sollen, was uns
gesagt wird, gehorchen wir. Man schreibt uns auch vor, was wir denken sollen. Unser Geist wird von
jedem Gedanken gesäubert, der nicht vom Staat, von den lokalen Autoritäten gebilligt wird. Man hat
uns nie gelehrt oder geholfen zu denken, etwas selbst herauszufinden, sondern man verlangt, daß wir
gehorchen.  Der  Priester  sagt  uns,  was  vorgeschrieben  ist,  das  religiöse  Buch  sagt  uns,  was
vorgeschrieben ist, und unsere eigene innere Angst zwingt uns zu gehorchen. Denn wenn wir nicht
gehorchen, dann sind wir verwirrt, wir fühlen uns verloren.
Also  gehorchen  wir,  denn  wir  sind  gedankenlos.  Wir  wollen  nicht  denken,  denn  Denken  ist
beunruhigend.  Um  zu  denken,  müssen  wir  in  Frage  stellen,  zweifeln,  wir  müssen  selbst  etwas
herausfinden.  Und  die  älteren  Leute  wollen  nicht,  daß  wir  fragen,  sie  haben  nicht  die  Geduld,
unseren Fragen zuzuhören. Sie sind zu beschäftigt mit ihren eigenen Streitigkeiten, mit ihren Ambi-
tionen und Vorurteilen, mit ihren Tu-das und Tu-das-nicht, mit Moral und Respektabilität. Und wir,
die  wir  jung  sind,  haben  Angst,  etwas  Falsches  zu  tun,  denn  wir  wollen  auch  respektabel  sein.
Wollen wir nicht alle die gleichen Kleider tragen, alle gleich aussehen? Wir wollen nicht etwas tun,
was anders ist, wir wollen nicht selbständig denken, beiseite stehen, denn das ist sehr beunruhigend;
also schließen wir uns der Gruppe an.
Wie alt wir auch sind, die meisten von uns gehorchen, folgen, ahmen nach, denn wir fürchten uns
zuinnerst vor der Ungewißheit. Wir wollen gewiß sein, sowohl finanziell wie moralisch; wir wollen,
daß  man  uns  anerkennt.  Wir  wollen  in  einer  sicheren  Lage  sein,  geschützt  sein,  und  nie  mit
Schwierigkeiten, Schmerz und Leiden konfrontiert werden. Es ist die Angst, bewußt oder unbewußt,
die uns dazu bringt, dem Meister, dem Führer, dem Priester, der Regierung zu gehorchen. Es ist die
Angst, bestraft zu werden, die uns daran hindert, etwas zu tun, das anderen schadet. So lauert hinter
all  unserem  Tun,  unseren  Begierden  und  Bestrebungen  das  Verlangen  nach  Sicherheit,  dieser
Wunsch, ungefährdet, abgesichert zu sein. Einfach nur zu gehorchen, ohne frei von Angst zu sein,
hat wenig Bedeutung. Was Bedeutung hat, ist, sich dieser  Angst  Tag  für  Tag  bewußt  zu  sein,  zu
beobachten, wie sie sich auf verschiedene Art und Weise äußert. Nur wenn man frei von Angst ist,
kann diese innere Qualität des Verstehens, dieses Alleinsein herrschen, in dem sich kein Wissen und
keine Erfahrung angehäuft hat.
Religion, wie wir sie gemeinhin kennen, besteht aus einer Reihe von Glaubensinhalten, Dogmen,
Ritualen  und  abergläubischen  Vorstellungen;  sie  ist  die  Anbetung  von  Götzenbildern,  von
Hexenzauber und Gurus, und wir denken, daß uns das  alles zu irgendeinem höchsten Ziel führen
wird. Das höchste Ziel ist unsere eigene Projektion; es ist das, was wir uns wünschen, wodurch wir
glücklich zu werden glauben, eine Garantie für den todlosen Zustand. Gefangen in diesem Verlangen
nach Gewißheit, erschafft der Geist eine Religion von Dogmen, von Priestern, von Aberglauben und Götzenanbetung; und darin stagniert er. Ist das Religion? Ist Religion eine Sache des Glaubens, eine
Sache, die man aufgrund der Erfahrungen und Versicherungen anderer Leute akzeptiert oder weiß?
Ist  Religion  nichts  anderes  als  das  Befolgen  von  moralischen  Grundsätzen?  Wißt  ihr,  es  ist
vergleichsweise leicht, moralisch zu sein - dies zu tun und jenes nicht zu tun. Ihr braucht nur ein
moralisches System zu imitieren. Doch hinter einer solchen Moral lauert das aggressive Selbst, das
wächst, sich breitmacht, dominiert. Ist das Religion?
Ihr müßt herausfinden, was Wahrheit ist, denn das ist es, worauf es wirklich ankommt, nicht ob ihr
reich  seid oder arm,  oder  ob  ihr  glücklich verheiratet seid und Kinder habt, denn all diese Dinge
gehen zu Ende; und dann kommt immer der Tod. So muß man, ohne irgendeine Form des Glaubens,
die  Energie,  das  Selbstvertrauen,  die  Initiative  aufbringen,  für  sich  selbst  herauszufinden,  was
Wahrheit ist, was Gott ist. Der Glaube wird euren Geist nicht befreien; Glaube führt irre, er bindet, er
verdunkelt. Der Geist kann nur durch seine eigene Energie und durch Selbstvertrauen frei sein.
Es  ist  eine  der  Aufgaben  der  Erziehung,  Individuen  heranzubilden,  die  nicht  durch  irgendeine
Form des Glaubens an irgendein Muster der Moral oder Respektabilität gebunden sind. Es ist das
»Ich«, das versucht, moralisch und respektabel zu werden.
Das wahrhaft religiöse Individuum entdeckt selbst, erfährt unmittelbar, was Gott ist, was Wahrheit
ist. Diese direkte Erfahrung  kann  niemals durch irgendeine Glaubensform,  durch  irgendein Ritual
oder das Nachfolgen oder die Anbetung eines anderen erreicht werden. Der wahrhaft religiöse Geist
ist frei von allen Gurus. Du als einzelner, wenn du heranwächst und dein Leben lebst, kannst die
Wahrheit von Augenblick zu Augenblick entdecken, und dadurch bist du fähig, frei zu sein.
Die  meisten  Menschen  denken,  der  erste  Schritt  auf  dem  Wege  zur  Religion  sei,  von  den
materiellen Dingen der Welt frei zu sein. So ist es aber nicht. Das ist eines der leichteren Dinge, die
man tun kann. Der erste Schritt ist, frei zu sein, um produktiv und unabhängig zu denken, nicht an
irgendeinen Glauben gebunden zu sein oder von den Umständen, von der Umgebung unterdrückt zu
sein, so daß du ein ganzheitlicher Mensch bist, der tüchtig, energisch und selbstvertrauend ist. Nur
dann kann dein Geist, der frei, vorurteilsfrei und unkonditioniert ist, herausfinden, was Gott ist. Das
ist  gewiß  der  eigentliche  Zweck,  für  den  jede  Bildungseinrichtung  dasein  sollte:  jedem  einzelnen
Menschen, der dorthin kommt, zu helfen, frei zu sein, um das Wirkliche zu entdecken. Das bedeutet,
keinem  System zu folgen,  sich  an  keinen Glauben, kein  Ritual zu klammern und keinen Guru zu
verehren.  Die  Intelligenz  des  Individuums  kann  nicht  durch  irgendeine  Form  von  Disziplin,
Widerstand, Zwang und Druck geweckt werden, sondern nur in Freiheit. Nur durch die Intelligenz,
die aus der Freiheit hervorgegangen ist, kann das Individuum entdecken, was jenseits des Geistes
liegt. Diese Unermeßlichkeit - das Unnennbare, das Grenzenlose, das, was nicht mit Worten meßbar
ist, und in dem die Liebe ist, die nicht aus dem Geist kommt -, sie muß direkt erfahren werden. Der
Geist kann sie nicht fassen; deshalb muß der Geist sehr ruhig sein, erstaunlich still, ohne irgendeinen
Anspruch  oder  Wunsch.  Nur  dann  kann  sich  das  offenbaren,  was  wir  als  Gott  oder  Wirklichkeit
bezeichnen mögen.
 
Die Bedeutung des Lebens
 
Einer Autorität zu folgen, in welcher Form auch immer, sei es freiwillig oder unter äußerem Zwang,
wie überhaupt jede Form des Imitierens, des Nachahmens, zerstört die Eigeninitiative und Kreativität
und verhindert die Entdeckung der Wahrheit. Der Wahrheit kann man nicht folgen, sie muß entdeckt
werden.  Man  kann  die  Wahrheit  nicht  in  einem  Buch  oder  durch  das  Sammeln  von  Erfahrungen
finden.  Wie  wir  kürzlich  erörterten  -  wenn  Erfahrung  zur  Erinnerung  wird,  dann  zerstört  diese
Erinnerung ein schöpferisches Verstehen. Auch jedes Gefühl von Bosheit oder Neid, wie schwach es
auch sein mag, zerstört dieses schöpferische Verstehen, ohne das es kein Glück gibt. Glück gibt es
nicht zu kaufen, es kommt auch nicht, wenn man ihm nachläuft; aber es ist da, wenn kein Konflikt
besteht.
Ist es nicht sehr wichtig, besonders solange man noch zur Schule geht, die Bedeutung von Wörtern
zu  verstehen?  Das  Wort,  das  Symbol,  ist  für  die  meisten  von  uns  zu  einem  außerordentlich
destruktiven Ding geworden, aber wir sind uns dessen nicht bewußt. Wißt ihr, was ich unter dem
Symbol verstehe? Das Symbol ist der Schatten der Wahrheit. Die Grammophonplatte zum Beispiel
ist nicht die wirkliche Stimme; aber die Stimme ist auf die Platte gebracht worden, und die hören wir uns an. Das Wort, das Symbol, das Bild, die Idee ist nicht die Wahrheit; aber wir beten das Bild an,
wir verehren das Symbol, wir schreiben dem Wort eine große Bedeutung zu, und das alles ist sehr
destruktiv; denn dann wird das Wort, das Symbol, das Bild wichtiger als alles. So werden Tempel,
Kirchen und die verschiedenen organisierten Religionen mit ihren Symbolen, Glaubensinhalten und
Dogmen  zu  Faktoren,  die  verhindern,  daß  der  Geist  über  sie  hinausgelangt  und  die  Wahrheit
entdeckt. Also laßt euch nicht von Worten, von Symbolen einfangen, die automatisch Gewohnheiten
heranbilden.  Gewohnheit  ist  ein  äußerst  destruktiver  Faktor,  denn  wenn  ihr  kreativ  denken  wollt,
dann schiebt sich die Gewohnheit dazwischen.
Vielleicht  versteht  ihr  nicht  die  volle  Bedeutung  von  dem,  was  ich  sage;  aber  ihr  werdet  sie
verstehen, wenn ihr darüber nachdenkt. Geht hin und wieder allein spazieren und durchdenkt diese
Dinge.  Findet  heraus,  was  Wörter  wie  »Leben«,  »Gott«,  »Pflicht«,  »Kooperation«  bedeuten  -  all
diese  außerordentlichen  Wörter,  die  wir  so  großzügig  gebrauchen.  Habt  ihr  euch  je  gefragt,  was
»Pflicht« bedeutet? Pflicht gegenüber was? Gegenüber den Alten, dem, was die Tradition sagt: daß
man sich für seine Eltern, für sein Land, für seine Götter aufopfern muß. Das Wort »Pflicht« ist für
euch  außerordentlich  bedeutungsvoll  geworden,  nicht  wahr?  Es  ist  mit  einer  Menge  Bedeutung
aufgeladen, die euch aufgebürdet wird. Ihr seid gelehrt worden, daß ihr eine Pflicht gegenüber eurem
Land, euren Göttern, eurem Nachbarn habt, aber noch wichtiger als das Wort »Pflicht« ist, daß ihr
für euch selbst herausfindet, was Wahrheit ist. Eure Eltern und die Gesellschaft gebrauchen das Wort
»Pflicht«  als  ein  Mittel,  um  euch  zu  modellieren,  euch  nach  ihren  besonderen  Neigungen,  ihren
Denkgewohnheiten,  ihren  Vorlieben  und  Abneigungen  zu  formen,  und  sie  hoffen,  dadurch  ihre
eigene  Sicherheit  zu  garantieren.  So  nehmt  euch  Zeit,  seid  geduldig,  denkt  über  das  alles  nach,
analysiert  es  und  findet  für  euch  selbst  heraus,  was  wahr  ist.  Übernehmt  nicht  einfach  das  Wort
»Pflicht«, denn wo »Pflicht« ist, da ist keine Liebe.
Ähnlich verhält es sich mit dem Wort »Kooperation«. Der Staat will, daß ihr mit ihm kooperiert.
Wenn ihr mit etwas kooperiert, ohne es zu verstehen, dann imitiert ihr nur, ihr kopiert. Wenn ihr aber
versteht, wenn ihr die Wahrheit über etwas herausfinden wollt, dann lebt und bewegt ihr euch mit
dem, womit ihr kooperiert; es ist ein Teil von euch.
Es ist also sehr notwendig, daß ihr euch der Wörter, der Symbole, der Bilder bewußt seid, die euer
Denken  verkrüppeln.  Um  schöpferisch  zu  leben,  ohne  sich  zu  verzetteln,  ist  es  unerläßlich,  sich
dieser Dinge bewußt zu sein und herauszufinden, ob man über sie hinausgelangen kann.
Wir  haben  zugelassen,  daß  das  Wort  »Pflicht«  uns  umbringt.  Die  Idee,  daß  ihr  eine  Pflicht
gegenüber euren Eltern, euren Verwandten, eurem Land habt, macht euch zu Opfern. Sie bringt euch
dazu hinauszugehen, um zu kämpfen, zu töten und selbst getötet oder verstümmelt zu werden. Der
Politiker, der Führer sagt, es sei notwendig, andere zu vernichten, um die Gemeinschaft, das Land,
die Ideologie oder Lebensweise zu schützen, und so gehört das Töten zu eurer Pflicht, und schon
bald seid ihr vom kriegerischen Geist durchdrungen. Der kriegerische Geist macht euch gehorsam, er
macht euch körperlich sehr diszipliniert, aber innerlich wird euer Geist allmählich zerstört, weil ihr
imitiert, folgt, nachahmt. Ihr werdet zu bloßen Werkzeugen der älteren Generation, der Politiker, zu
einem  Instrument  der  Propaganda.  Ihr  werdet  das  Töten,  um  euer  Land  zu  schützen,  als  un-
vermeidlich  akzeptieren,  weil  jemand  sagt,  es  sei  notwendig.  Aber  ganz  gleich  wer  sagt,  es  sei
notwendig, solltet ihr es nicht selbst ganz klar durchdenken?
Das Töten ist offenkundig die destruktivste und korrupteste Tat im Leben, besonders das Töten
eines  anderen Menschen,  denn  wenn  ihr tötet, seid ihr voller Haß, wie sehr ihr es auch zu recht-
fertigen sucht, und ihr erweckt auch Feindschaft in anderen. Ihr könnt mit einem Wort ebenso töten
wie mit einer Tat. Das Töten anderer menschlicher Wesen hat noch nie irgendeines unserer Probleme
gelöst. Krieg hat nie irgendeines unserer wirtschaftlichen oder sozialen Übelstände geheilt, noch hat
er zu einer Verständigung in menschlichen Beziehungen geführt, und doch bereitet sich die ganze
Welt  ununterbrochen  auf  Kriege  vor.  Viele  Gründe  werden  angeführt,  weshalb  es  notwendig  sei,
Menschen  zu  töten;  aber  es  gibt  auch  viele  Gründe,  nicht  zu  töten.  Aber  laßt  euch  nicht  von
Vernunftgründen übertölpeln; denn heute habt ihr vielleicht einen guten Grund, nicht zu töten, und
morgen habt ihr vielleicht einen noch viel überzeugenderen Grund, zu töten.
Seht  zuerst  die  Wahrheit  darin,  fühlt,  wie  ungeheuer  wichtig  es  ist,  nicht  zu  töten.  Ungeachtet
dessen, was andere sagen mögen, von der höchsten Autorität bis zur geringsten, findet für euch selbst
die Wahrheit dieser Sache; und wenn ihr euch innerlich darüber klargeworden seid, dann könnt ihr es
bis ins einzelne durchdenken. Aber fangt nicht mit einem Grund an, denn jedem Grund kann man mit einem Gegengrund begegnen, und ihr werdet euch in dem Netz der Begründungen verfangen. Das
Wichtige  ist,  direkt  Für  euch  selbst  zu  sehen,  was  Wahrheit  ist;  und  dann  könnt  ihr  anfangen,
Vernunftgründe anzuführen. Wenn ihr für euch selbst erkennt, was die Wahrheit ist; wenn ihr wißt,
daß  einen  anderen  zu  töten  nicht  Liebe  ist;  wenn  ihr  innerlich  die  Wahrheit  fühlt,  daß  es  keine
Feindschaft  in  eurer  Beziehung  zu  einem  anderen  Menschen  geben  darf  -  dann  werden  keinerlei
Vernunftgründe die Wahrheit zerstören. Dann können kein Politiker, kein Priester, keine Eltern euch
für eine Idee oder für die eigene Sicherheit opfern.
Die Alten haben immer die Jungen geopfert. Werdet ihr wiederum, wenn ihr älter werdet, ebenfalls
die  jungen  Menschen  opfern?  Wollt  ihr  nicht  Schluß  machen  mit  diesem  Opfern?  Weil  es  die
destruktivste  Lebensweise  ist,  ist  sie  einer  der Hauptfaktoren  des  menschlichen  Niedergangs.  Um
damit Schluß zu machen, muß jeder einzelne von euch die Wahrheit selbst herausfinden. Ohne zu
irgendeiner Gruppe oder Organisation zu gehören, müßt ihr die Wahrheit entdecken: nicht zu töten,
Liebe zu empfinden, keine Feindschaft zu kennen. Dann werden noch so viele Worte, noch so viele
listig ersonnene Gründe euch niemals überreden können, einen anderen Menschen zu töten oder zu
opfern.
Wenn ihr die Verwirrung in euch selbst klären könnt, dann werdet ihr herausfinden, was der Zweck
des Lebens ist; ihr werdet nicht fragen müssen, ihr werdet nicht danach Ausschau halten müssen. Um
frei von Verwirrung zu sein, müßt ihr die Ursachen, die die Verwirrung stiften, erkennen und
verstehen; und die Ursachen der Verwirrung sind ganz klar. Sie sind in dem » Ich« verwurzelt, das
sich ständig ausdehnen will, durch Besitzen, durch Werden, durch Erfolg, durch Nachahmung; und
die Symptome sind Eifersucht, Neid, Habgier und Angst. Solange diese innere Verwirrung besteht,
werdet ihr immer äußere Antworten suchen; doch wenn die innere Verwirrung weggeräumt ist, dann
werdet ihr die Bedeutung des Lebens erkennen.
 
Das Leben, das vor uns liegt
 
In unserer Welt der sich häufenden Krisen und Probleme scheint es mir dringend notwendig zu sein,
eine  vollkommen  andere  Art  der  Moral  und  des  Verhaltens  zu  finden,  ein  Handeln,  das  aus  dem
Verstehen des gesamten Lebensprozesses hervorgeht. Wir versuchen, diese Fragen durch politische
und organisatorische Methoden, durch wirtschaftliche Neuregelungen und verschiedene Reformen zu
lösen;  doch  keines  dieser  Dinge  wird  jemals  die  komplexen  Schwierigkeiten  der  menschlichen
Existenz lösen, auch wenn sie eine vorübergehende Erleichterung bringen mögen. Alle Reformen,
wie  umfassend  und  anscheinend  dauerhaft  sie  sein  mögen,  haben  zwangsläufig  bloß  weitere
Verwirrung  und  weitere  Verbesserungsbedürftigkeit  zur  Folge.  Ohne  daß  die  ganze  komplexe
menschliche  Existenz  verstanden  wird,  zieht  eine  bloße  Reformierung  nur  die  verwirrende
Notwendigkeit  zu  weiteren  Reformen  nach  sich.  Die  Reformen  nehmen  kein  Ende;  doch  es  gibt
keine grundsätzliche Lösung in dieser Richtung.
Auch  politische,  wirtschaftliche  oder  soziale  Revolutionen  sind  keine  Antwort,  denn  sie  haben
entsetzliche Tyranneien hervorgebracht oder einfach nur die Macht und Autorität in die Hände einer
anderen Gruppe übertragen. Solche Revolutionen sind niemals der Ausweg aus unserer Wirrnis und
unseren Konflikten.
Doch es gibt eine Revolution, die ganz und gar anders ist und die stattfinden muß, wenn wir aus
der  endlosen  Verkettung  von  Ängsten,  Konflikten  und  Enttäuschungen,  in  die  wir  verstrickt  sind,
herauskommen wollen. Diese Revolution kann nicht mit Theorien und Ideen beginnen, die sich am
Ende  als  wertlos  erweisen,  sondern  nur  mit  einer  radikalen  Umwandlung  im  Geiste  selbst.  Eine
solche Umwandlung kann nur durch die richtige Erziehung und die ganzheitliche Entwicklung des
Menschen herbeigeführt werden. Es ist eine Revolution, die im Ganzen des Geistes stattfinden muß,
nicht nur im Denken. Das Denken ist schließlich nur eine Folgeerscheinung und nicht die Ursache.
Eine radikale Umwandlung kann nur in der Ursache stattfinden, nicht als eine bloße Modifikation der
Folgeerscheinungen.  Zur  Zeit  flicken  wir  an  den  Folgen,  an  den  Symptomen  herum.  Wir  bringen
keine  entscheidende  Veränderung  zustande,  die  die  alten  Denkgewohnheiten  entwurzelt,  die  den
Geist von Traditionen und Gewohnheiten befreit. Um diese entscheidende Veränderung geht es uns,
und nur die richtige Erziehung kann sie herbeiführen. Zu forschen und zu lernen ist die Aufgabe des Verstandes. Damit meine ich nicht die bloße Pflege
des Gedächtnisses oder die Anhäufung von Wissen, sondern die Fähigkeit, klar und vernünftig zu
denken,  ohne  Illusionen,  bei  den  Fakten  zu  beginnen  und  keine  Glaubensgrundsätze  und  Ideale
aufzubauen.  Es  gibt  kein  Lernen,  wenn  das  Denken  von  Schlußfolgerungen  ausgeht.  Nur
Informationen  oder  Kenntnisse  zu  erwerben,  das  ist  kein  Lernen.  Lernen  bedeutet  die  Liebe  des
Verstehens und die Liebe, eine Sache um ihrer selbst willen zu tun. Lernen ist nur möglich, wenn es
keinen Zwang irgendwelcher Art gibt. Und der Zwang nimmt viele Formen an, nicht wahr? Es gibt
den Zwang durch Einfluß, durch Gebundensein oder Drohung, durch anspornende Ermutigung oder
subtile Formen der Belohnung.
Die meisten Leute denken, daß Lernen durch Vergleichen gefördert wird, doch das Gegenteil ist
der Fall. Vergleichen führt zu Enttäuschungen und ermutigt nur den Neid, den man als Wettbewerb
bezeichnet. Wie andere Formen des Ansporns verhindert der Vergleich das Lernen und ruft Angst
hervor. Auch der Ehrgeiz ruft Angst hervor. Ehrgeiz, sei er nun persönlich oder mit dem Kollektiv
identifiziert, ist immer unsozial. Der sogenannte noble Ehrgeiz in den Beziehungen ist grundsätzlich
destruktiv.
Es ist notwendig, die Entwicklung eines guten Verstandes zu fördern - eines Verstandes, der fähig
ist, sich mit den vielen Fragen des Lebens als Ganzem zu befassen, und der nicht versucht, vor ihnen
zu  fliehen  und  damit  in  sich  widersprüchlich,  frustriert,  bitter  oder  zynisch  wird.  Und  es  ist
unerläßlich, daß der Verstand sich seiner eigenen Konditionierung, seiner eigenen Motive und Ziele
bewußt ist.
Da die Entwicklung eines guten Verstandes eines unserer Hauptanliegen ist, wird es sehr wichtig,
wie man unterrichtet. Die Totalität des Geistes muß gepflegt werden, nicht nur die Vermittlung von
Informationen. In dem Prozeß der Wissensvermittlung muß der Erzieher Diskussionen willkommen
heißen und die Schüler ermutigen, selbständig zu forschen und zu denken.
Die Autorität als »derjenige, der weiß« hat keinen Platz im Lernen. Der Erzieher und der Schüler
lernen beide durch ihre besondere Beziehung zueinander, aber das bedeutet nicht, daß der Erzieher
ein geordnetes Denken geringschätzt. Die Ordnung des Denkens wird nicht durch Disziplin in Form
dogmatischer Wiedergabe von Wissen herbeigeführt, sondern sie ergibt sich ganz natürlich, wenn
der  Erzieher  versteht,  daß  bei  der  Entwicklung  der  Intelligenz  eine  Atmosphäre  der  Freiheit
herrschen muß. Das bedeutet nicht die Freiheit zu tun, was einem beliebt, oder im Geist des bloßen
Widerspruchs zu denken. Es ist die Freiheit, in der dem Schüler geholfen wird, sich seiner eigenen
Antriebe  und  Motive  bewußt  zu  werden,  die  sich  ihm  im  Laufe  seines  täglichen  Denkens  und
Handelns zeigen.
Ein disziplinierter Geist ist nie ein freier Geist, und auch ein Geist, der sein Verlangen unterdrückt,
kann niemals frei sein. Nur indem er den gesamten Vorgang des Verlangens versteht, kann der Geist
frei sein. Disziplin engt immer die Bewegung des Geistes ein und zwängt ihn in den Rahmen eines
bestimmten  Denkoder  Glaubenssystems.  Und  ein  solcher  Geist  ist  niemals  frei,  um  intelligent  zu
sein.  Disziplin  führt  zur  Unterwerfung  unter  eine  Autorität.  Sie  taugt,  um  innerhalb  eines
Gesellschaftsmodells  zu  funktionieren,  das  zweckgerichtete  Fähigkeiten  verlangt,  doch  sie  weckt
nicht die Intelligenz, die ihre eigene Fähigkeit mit sich bringt. Der Geist, der nichts als die Kapazität
des  Gedächtnisses  kultiviert,  ist  wie  der  moderne  elektronische  Computer,  der,  obwohl  er  mit
erstaunlicher  Leistungsfähigkeit  und  Präzision  funktioniert,  doch  nur  eine  Maschine  ist.  Autorität
kann den Geist dazu bewegen, in einer bestimmten Richtung zu denken. Doch wer darauf hingelenkt
wird, in einem bestimmten Geleise oder mit vorgegebenen Schlußfolgerungen zu denken, der kann
überhaupt  nicht  denken;  er  wird  nur  wie  eine  menschliche  Maschine  funktionieren,  was  zu
stumpfsinniger Unzufriedenheit, zu Frustration und anderen Mißlichkeiten führt.
Uns  geht  es  um  die  ganzheitliche  Entwicklung  jedes  Menschen,  darum,  ihm  zu  helfen,  seine
eigenen  höchsten  und  vollsten  Fähigkeiten  zu  verwirklichen  -  nicht  irgendeine  eingebildete
Fähigkeit, die der Erzieher als ein Konzept oder Ideal vor Augen hat. Jeder Geist des Vergleichens
verhindert dieses volle Aufblühen des Individuums, sei er nun Wissenschaftler oder Gärtner. Wenn
es keinen Vergleich gibt, dann steht die höchste Befähigung des Gärtners auf der gleichen Stufe wie
die höchste Befähigung des Wissenschaftlers: aber wenn der Vergleich hineinkommt, dann kommt es
zu  den  Herabsetzungen  und  neidischen  Reaktionen,  die  zu  Konflikten  zwischen  den  Menschen
führen. Wie das Leid, so ist auch die Liebe nicht vergleichend; sie kann nicht mit der größeren oder der geringeren verglichen werden. Leid ist Leid und Liebe ist Liebe, bei den Reichen wie bei den
Armen.
Die  volle  Entwicklung  jedes  Individuums  schafft  eine  Gesellschaft  von  Gleichgestellten.  Der
gegenwärtige  soziale  Kampf  darum,  eine  Gleichheit  auf  der  wirtschaftlichen  oder  irgendeiner
spirituellen Ebene herbeizuführen, hat nicht die geringste Bedeutung. Soziale Reformen, die darauf
abzielen,  Gleichheit  einzuführen,  brüten  nur  andere  Formen  unsozialen  Handelns  aus,  doch  bei
richtiger Erziehung ist es nicht nötig, Gleichheit durch soziale und andere Reformen anzustreben,
denn der Neid mit seinem Vergleichen von Fähigkeiten verschwindet.
Wir müssen hier zwischen Funktion und Status unterscheiden. Status mit all seinem emotionalen
und hierarchischen Prestige entsteht nur durch den Vergleich von Funktionen als den höheren und
niedrigeren.  Wenn  jedes  Individuum  zu  seinen  vollsten  Fähigkeiten  aufblüht,  dann  gibt  es  keinen
Vergleich  der  Funktionen  mehr;  es  gibt  nur  noch  den  Ausdruck  der  Fähigkeiten  als  Lehrer  oder
Premierminister oder Gärtner, und so verliert der Status seinen Stachel des Neids.
Funktionale  oder  technische  Fähigkeiten  werden  heute  dadurch  anerkannt,  daß  man  mit  seinem
Namen einen Titel führt; aber wenn es uns wirklich um die ganzheitliche Entwicklung des Menschen
geht,  dann  sehen  wir  die  Sache  in  einem  ganz  anderen  Licht.  Ein  Individuum,  das  gewisse
Fähigkeiten  hat,  kann  einen  Titel  erwerben  und  ihn  mit  seinem  Namen  führen,  oder  es  läßt  es
bleiben, ganz wie es ihm beliebt. Aber es wird seine eigenen tiefsten Fähigkeiten, die nicht durch
einen  akademischen  Grad  bestätigt  werden,  selbst  kennen,  und  ihr  Einsatz  wird  nicht  dieses
egozentrische  Selbstvertrauen  mit  sich  bringen,  das  rein  technische  Fähigkeiten  gewöhnlich
aufkommen lassen. Ein solches Selbstvertrauen ist vergleichend und deshalb unsozial. Ein Vergleich
darf nützlichen Zwecken dienen, doch es steht dem Erzieher nicht zu, die Fähigkeiten seiner Schüler
zu vergleichen und bessere oder schlechtere Beurteilungen abzugeben.
Da es uns um die ganzheitliche Entwicklung des Individuums geht, kann dem Schüler zu Anfang
nicht  erlaubt  werden,  seine  eigenen  Fächer  zu  wählen,  weil  seine  Wahl  wahrscheinlich  auf
vorübergehenden Launen und Vorurteilen beruht oder darauf, was das leichteste ist; oder er wählt
das,  was  augenblicklich  gerade  seinen  besonderen  Bedürfnissen  entspricht.  Aber  wenn  man  ihm
hilft,  seine  angeborenen  Fähigkeiten  selbst  zu  entdecken  und  zu  entwickeln,  dann  wird  er
naturgemäß nicht die leichtesten Fächer wählen, sondern solche, durch die er seine Fähigkeiten im
vollsten  und  höchsten  Umfang  zum  Ausdruck  bringen  kann.  Wenn  dem  Schüler  von  Anfang  an
geholfen wird, das Leben als ein Ganzes zu betrachten, mit all seinen psychischen, intellektuellen
und emotionellen Problemen, dann wird er sich nicht davor fürchten.
Intelligenz  ist  die  Fähigkeit,  sich  mit  dem  Leben  als  Ganzem  auseinanderzusetzen,  und  dem
Schüler  Noten  zu  geben  garantiert  nicht  seine  Intelligenz.  Im  Gegenteil,  es  erniedrigt  die  Men-
schenwürde.  Diese  vergleichende  Beurteilung  verkrüppelt  den  Geist,  was  nicht  bedeutet,  daß  der
Lehrer nicht den Fortschritt eines jeden Schülers beobachten und sich Notizen darüber machen sollte.
Eltern, die verständlicherweise begierig sind, über den Fortschrit ihrer Kinder unterrichtet zu werden,
verlangen einen Bericht; doch wenn sie bedauerlicherweise nicht verstehen, was der Erzieher zu tun
versucht, wird der Bericht zu einem Instrument des Zwanges werden, um die Ergebnisse zu erzielen,
die sie wünschen, und damit wird die Arbeit des Erziehers zunichte gemacht.
Eltern  sollten  die  Art  der  Erziehung  verstehen,  die  die  Schule  zu  vermitteln  beabsichtigt.
Gewöhnlich genügt es ihnen zu sehen, daß ihre Kinder sich auf ein Abschlußexamen irgendwelcher
Art vorbereiten, das ihnen einen Lebensunterhalt sichert. Sehr wenige interessieren sich für mehr als
das.  Natürlich  wollen  sie  ihre  Kinder  glücklich  sehen,  aber  über  diesen  vagen  Wunsch  hinaus
machen sich nur sehr wenige Gedanken um ihre ganzheitliche Entwicklung. Da die meisten Eltern
vor allem anderen wünschen, daß ihre Kinder eine erfolgreiche Karriere haben werden, machen sie
ihnen Angst oder drängen sie liebevoll, Wissen zu erwerben, und so wird das Buchwissen überaus
wichtig. Dabei geht es um die bloße Entwicklung des Gedächtnisses, die bloße Wiederholung, ohne
daß die Qualität wirklichen Denkens dahintersteht.
Vielleicht die größte Schwierigkeit, mit der ein Erzieher konfrontiert wird, ist die Gleichgültigkeit
der Eltern gegenüber einer breiteren und tieferen Bildung. Die meisten Eltern interessieren sich nur
für  die  Entwicklung  oberflächlichen  Wissens,  das  ihren  Kindern  angesehene  Stellungen  in  einer
korrupten  Gesellschaft  sichert.  Der  Erzieher  muß  somit  nicht  nur  die  Kinder  auf  die  richtige  Art
erziehen, er muß auch dafür sorgen, daß die Eltern nicht zunichte machen, was immer an Gutem in
der  Schule  bewirkt  wurde.  Eigentlich  sollten  Schule  und  Elternhaus  einander  in  der  richtigen Erziehung  unterstützen  und  keineswegs  gegeneinander  arbeiten,  indem  die  Eltern  die  eine  Sache
wünschen und der Erzieher etwas vollkommen anderes tut. Es ist sehr wichtig, daß die Eltern ganz
genau  wissen,  was  der  Erzieher  tut,  und  daß  sie  ein  lebhaftes  Interesse  an  der  ganzheitlichen
Entwicklung ihrer Kinder zeigen. Es ist ebensosehr die Verantwortung der Eltern, darauf zu achten,
daß diese Art der Erziehung stattfindet, wie es die des Lehrers ist, dessen Arbeitslast bereits schwer
genug ist. Eine ganzheitliche Entwicklung des Kindes kann nur erreicht werden, wenn die richtige
Beziehung zwischen dem Lehrer, dem Schüler und den Eltern existiert. Da der Erzieher nicht den
vorübergehenden  Phantasien  oder  hartnäckigen  Forderungen  der  Eltern  nachgeben  kann,  ist  es
notwendig,  daß  sie  den  Erzieher  verstehen  und  mit  ihm  zusammenarbeiten,  und  nicht  in  ihren
Kindern Konflikte und Verwirrung stiften.
Die natürliche Neugier des Kindes, der Drang zu lernen, existiert von allem Anfang an, und dieser
sollte unbedingt ständig auf intelligente Weise gefördert werden, so daß diese Neugier lebendig und
frei von Verzerrungen bleibt und nach und nach zum Studium eines breiten Spektrums von Fächern
führt.  Wenn  dieser  Lerneifer  im  Kind  jederzeit  ermutigt  wird,  dann  wird  sein  Studium  der
Mathematik, Geographie, Geschichte, Naturwissenschaften oder anderer Fächer kein Problem für das
Kind  und  den  Erzieher  sein.  Das  Lernen  wird  erleichtert,  wenn  eine  Atmosphäre  herzlicher
Zuneigung und aufmerksamer Fürsorge herrscht.
Emotionale  Aufgeschlossenheit  und  Sensibilität  kann  nur  entwickelt  werden,  wenn  der  Schüler
sich in seiner Beziehung zu seinem Lehrer sicher fühlt. Das Gefühl, in der Beziehung sicher zu sein,
ist ein primäres Bedürfnis der Kinder. Es besteht ein ungeheurer Unterschied zwischen dem Gefühl,
sicher zu sein, und dem Gefühl der Abhängigkeit. Bewußt oder unbewußt entwikkeln die meisten
Erzieher das Gefühl der Abhängigkeit, und dadurch erregen sie Angst, genau wie es die Eltern auf
ihre eigene liebevolle oder aggressive Art und Weise tun. Die Abhängigkeit des Kindes wird von
Eltern und Lehrern durch autoritäre oder dogmatische Behauptungen, wie das Kind sein und was es
tun  solle,  gefördert.  Abhängigkeit  wird  immer  von  dem  Schatten  der  Angst  begleitet,  und  diese
Angst  zwingt  das  Kind  zu  gehorchen,  sich  anzupassen  und  ohne  nachzudenken  die  Gebote  und
Verbote  der  Älteren  zu  akzeptieren.  In  dieser  Atmosphäre  der  Abhängigkeit  wird  die  Sensibilität
zerstört,  doch  wenn  das  Kind  weiß  und  fühlt,  daß  es  sicher  ist,  wird  sein  emotionales  Aufblühen
nicht durch Angst vereitelt.
Dieses Gefühl der Sicherheit im Kind ist nicht das Gegenteil von Unsicherheit. Es ist das Gefühl,
daß es sein darf, wie es ist, ohne auf irgendeine Weise gezwungen zu werden; daß es auf einen Baum
klettern darf und nicht ausgeschimpft wird, wenn es herunterfällt. Es kann das Gefühl der Sicherheit
nur haben, wenn Eltern und Erzieher zutiefst am totalen Wohlergehen des Kindes interessiert sind.
Es  ist  wichtig,  daß  das  Kind  sich  in  einer  Schule  vom  allerersten  Tag  an  ungezwungen  und
vollkommen sicher fühlt. Dieser erste Eindruck ist von höchster Wichtigkeit. Wenn aber der Erzieher
künstlich  versucht,  durch  verschiedene  Mittel  das  Vertrauen  des  Kindes  zu  gewinnen  und  ihm
erlaubt, zu tun, was es will, dann züchtet er damit eine Abhängigkeit heran; er gibt dem Kind nicht
das Gefühl, sicher zu sein, das Gefühl, daß es an einem Ort ist, wo Menschen sind, die ein tiefes
Interesse an seinem totalen Wohlergehen haben.
Der  allererste  Eindruck  dieser  neuen  Beziehung,  die  auf  Vertrauen  basiert,  welches  das  Kind
vielleicht vorher nie gehabt hat, wird ihm zu einer natürlichen Kommunikation verhelfen, ohne daß
die Jungen die Älteren als eine  Bedrohung  betrachten,  die  man  fürchten muß. Ein Kind,  das  sich
sicher fühlt, hat seine eigene natürliche Art, den Respekt zum Ausdruck zu bringen, der zum Lernen
unbedingt notwendig ist. Dieser Respekt ist aller Autorität und Angst entkleidet. Wenn es ein Gefühl
der Sicherheit hat, dann ist das Benehmen oder Verhalten des Kindes nicht etwas, das ihm von einem
Älteren  aufgezwungen  wurde,  sondern  es  wird  ein  Teil  des  Lernprozesses.  Weil  es  sich  in  seiner
Beziehung  zum  Lehrer  sicher  fühlt,  wird  das  Kind  ganz  natürlich  rücksichtsvoll  sein;  und  nur  in
dieser Atmosphäre der Sicherheit kann emotionale Offenheit und Sensibilität aufblühen. Wenn das
Kind ungewungen ist und sich sicher fühlt, wird es tun, was es gern tut, aber indem es tut, was es
gern tut, wird es herausfinden, was das Richtige ist, und dieses Benehmen wird dann nicht aus Wi-
derstand oder Starrsinn oder unterdrückten Gefühlen oder dem bloßen Ausdruck eines momentanen
Drangs hervorgehen.
Sensibilität bedeutet, feinfühlig zu sein gegenüber allem, was einen umgibt - den Pflanzen, den
Tieren,  den  Bäumen,  dem  Himmel,  dem  Wasser  des  Flusses,  dem  Vogel  im  Flug,  und  auch  ge-
genüber  den  Stimmungen  der  Menschen  seiner  Umgebung  und  gegenüber  dem  Fremden,  der vorübergeht. Diese Sensibilität ruft die spontanen, selbstlosen Reaktionen hervor, die das wahre mo-
ralische  Verhalten  sind.  Wenn  das  Kind  sensibel  ist,  wird  sein  Verhalten  offen  und  nicht
geheimnistuerisch sein; und deshalb wird ein bloßer Vorschlag des Lehrers mühelos akzeptiert wer-
den, ohne Widerstand oder Reibung.
Da es uns um die ganzheitliche Entwicklung des Menschen geht, müssen wir seine emotionellen
Bedürfnisse  verstehen,  die  viel  stärker  sind  als  intellektuelle  Beweisführungen,  wir  müssen  die
emotionellen Kräfte kultivieren und nicht versuchen, sie zu unterdrücken. Wenn wir verstehen und
daher  fähig  sind,  uns  mit  den  emotionellen  ebenso  wie  den  intellektuellen  Problemen
auseinanderzusetzen,  dann  werden  wir  keine  Angst  haben,  sie  anzugehen.  Für  die  ganzheitliche
Entwicklung  des  Menschen  ist  das  Alleinsein  unbedingt  notwendig,  um  seine  Sensibilität  zu
wecken. Man muß wissen, was es ist, allein zu sein, was es ist, zu meditieren, was es ist, zu sterben.
Und die eigentliche Bedeutung des Alleinseins, der Meditation, des Todes kann man nur kennen,
wenn man sie erforscht. Diese Bedeutung kann nicht gelehrt werden, sie muß erlernt werden. Man
kann darauf hinweisen, aber das Lernen durch Hinweise ist nicht die Erfahrung des Alleinseins oder
der Meditation. Um zu erfahren, was Alleinsein ist und was Meditation ist, muß man bereit sein zu
fragen, denn nur ein Geist, der bereit ist zu fragen, ist fähig zu lernen. Doch wenn das Fragen von
früherem Wissen oder durch die Autorität und Erfahrung eines anderen unterdrückt wird, dann wird
das Lernen zur bloßen Imitation, und durch Imitation kann der Mensch nur wiederholen, was er
gelernt hat, ohne es selbst zu erfahren.
Lehren ist nicht die bloße Übermittlung von Information, sondern das Heranbilden eines fragenden
Geistes.  Ein  solcher  Geist  wird  in  die  Frage  eindringen,  was  Religion  ist,  und  nicht  nur  die
etablierten  Religionen  mit  ihren  Tempeln  und  Ritualen  akzeptieren.  Die  Suche  nach  Gott  oder
Wahrheit, oder wie immer man es nennen will - und nicht das bloße Akzeptieren von Glauben und
Dogma -, das ist die wahre Religion.
So wie der Schüler sich jeden Tag die Zähne putzt, jeden Tag badet, jeden Tag etwas Neues lernt,
so  muß  er  auch  mit  anderen  oder  allein  still  sitzen  können.  Dieses  Alleinsein  kann  nicht  durch
Unterricht erzielt oder von der äußeren Autorität der Tradition erzwungen oder durch den Einfluß
von  anderen  veranlaßt  werden,  die  auch  still  sitzen  wollen,  aber  nicht  fähig  sind,  allein  zu  sein.
Alleinsein hilft dem Geist, sich selbst klar zu sehen, wie in einem Spiegel, und sich von dem eitlen
Bemühen des Ehrgeizes mit all seinen Verwicklungen, Ängsten und Frustrationen zu befreien, die
das Resultat des selbstbezogenen Handelns sind.
Alleinsein gibt dem Geist eine Stabilität, eine Beständigkeit, die nicht in Begriffen der Zeit gemessen
werden kann. Eine solche Klarheit des Geistes ist Charakter. Der Mangel an Charakter ist der
Zustand der inneren Widersprüchlichkeit.
Sensibel  zu  sein  bedeutet  zu  lieben.  Das  Wort  »Liebe«  ist  nicht  Liebe.  Und  Liebe  ist  nicht  die
Trennung in die Liebe zu Gott und die Liebe zu den Menschen, sie kann auch nicht als die Liebe zu
dem einen und den vielen gemessen werden. Liebe verschenkt sich im Überfluß, wie eine Blume
ihren Duft verströmt; doch immer messen wir die Liebe in unseren Beziehungen, und damit zerstören
wir sie.
Liebe ist kein Erzeugnis des Reformers oder Sozialarbeiters, sie ist kein politisches Instrument, mit
dem man Taten vollbringt. Wenn der Politiker und der Reformer über Liebe sprechen, dann benutzen
sie das Wort, ohne die dahinterstehende Realität zu berühren, denn Liebe kann nicht als ein Mittel
zum Zweck eingesetzt werden, weder in der Gegenwart noch in der fernen Zukunft. Die Liebe gilt
der ganzen Erde und nicht einem besondern Feld oder Wald. Die Liebe zur Wirklichkeit ist in keiner
Religion enthalten, und wenn organisierte Religionen sie benutzen, dann hört sie auf zu existieren.
Gesellschaften,  organisierte  Religionen  und  autoritäre  Regierungen,  unermüdlich  in  ihren
verschiedenen Aktivitäten, zerstören unwissentlich die Liebe, die eine tätige Leidenschaft ist.
In der ganzheitlichen Entwicklung des Menschen durch die richtige Erziehung muß die Qualität
der  Liebe  von  allem  Anfang  an  genährt  und  am  Leben  erhalten  werden.  Liebe  ist  weder  Sen-
timentalität noch ist sie Frömmigkeit. Sie ist so stark wie der Tod. Liebe kann nicht durch Wissen
erkauft werden; und ein Geist, der ohne Liebe nach Wissen strebt, ist ein Geist, der rücksichtslos
handelt und dem es nur um Leistungsfähigkeit geht.
So muß dem Erzieher von allem Anfang an an dieser Qualität der Liebe gelegen sein, die sich in
Demut,  Freundlichkeit,  Rücksichtnahme,  Geduld  und  Höflichkeit  äußert.  Bescheidenheit  und
Höflichkeit  sind  Eigenschaften  eines  Menschen,  der  richtig  erzogen  wurde,  er  ist  rücksichtsvoll gegenüber allen Lebewesen einschließlich der Tiere und Pflanzen, und das spiegelt sich in seinem
Verhalten und in seiner Ausdrucksweise.
Wenn das Gewicht auf diese Qualität der Liebe gelegt wird, dann wird der Geist von der intensiven
Beschäftigung mit seinem Ehrgeiz, seiner Habsucht und Raffgier frei. Bringt die Liebe nicht eine
Kultiviertheit mit sich, die sich in Respekt und gutem Geschmack ausdrückt? Bringt sie nicht auch
diese  Läuterung  des  Geistes  mit  sich,  der  andernfalls  dazu  neigt,  sich  in  Stolz  zu  bestätigen?
Kultiviertheit des Benehmens ist keine selbstauferlegte Anpassung oder das Resultat einer von außen
kommenden  Forderung;  sie  kommt  spontan  mit  dieser  Qualität  der  Liebe.  Wenn  die  Liebe
verstanden wird, dann können die Sexualität und all die Komplikationen und feinen Verästelungen
menschlicher  Beziehungen  mit  Vernunft  angegangen  werden  und  nicht  mit  Aufregung  und
Spannung.
Der Erzieher, dem die ganzheitliche Entwicklung des Menschen von höchster Wichtigkeit ist, muß
die Bedeutung des Geschlechtstriebes verstehen, der eine so wichtige Rolle in unserem Leben spielt,
und er muß fähig sein, von allem Anfang an der natürlichen Neugier der Kinder zu begegnen, ohne
ein krankhaftes Interesse zu erregen. Nur die biologischen Informationen zu übermitteln kann in der
Pubertät zur Lust am Experimentieren führen, wenn die Qualität der Liebe nicht gespürt wird. Liebe
reinigt den Geist vom Bösen. Wenn der Erzieher ohne Liebe und Verständnis nur einfach die Jungen
von  den  Mädchen  trennt,  sei  es  mit  Stacheldraht  oder  mit  Verordnungen,  verstärkt  das  nur  ihre
Neugier und erregt jene Leidenschaft, die in bloße Befriedigung entarten muß. Es ist also wichtig,
daß Jungen und Mädchen auf die richtige Art und Weise gemeinsam erzogen werden.
Diese Qualität der Liebe muß sich auch darin äußern, Dinge mit den Händen zu tun, wie Gärtnern,
Tischlern,  Malen,  Basteln,  und  durch  die  Sinne,  wie  das  Anschauen  der  Bäume,  der  Berge,  des
Reichtums der Erde und der Armut, die die Menschen unter sich angerichtet haben; sie äußert sich in
heilender Musik, dem Gesang der Vögel, dem Murmeln fließender Gewässer.
Es  geht  uns  nicht  nur  um  die  Kultivierung  des  Geistes  und  das  Wecken  der  Sensibilität  des
Gefühls,  sondern  auch  um  eine  ausgeglichene  Entwicklung  des  Körpers,  und  dieser  müssen  wir
beträchtliche Aufmerksamkeit widmen. Denn wenn der Körper nicht gesund und vital ist, wird er
unweigerlich das Denken beeinträchtigen und zur Abstumpfung führen. Das ist so offensichtlich, daß
wir  nicht  ins  einzelne  gehen  müssen.  Es  ist  notwendig,  daß  der  Körper  bei  ausgezeichneter
Gesundheit ist, daß er die richtige Nahrung erhält und genügend Schlaf bekommt. Wenn die Sinne
nicht geschärft sind, dann wird der Körper die ganzheitliche Entwicklung des Menschen behindern.
Sport, Tanz und Spiele entwickeln die Anmut der Bewegungen und die ausgewogene Kontrolle der
Muskeln.  Ein  Körper,  der  nicht  saubergehalten  wird,  der  nachlässig  ist  und  keine  gute  Haltung
pflegt,  ist  der  Sensibilität  des  Geistes  und  der  Gefühle  nicht  förderlich.  Der  Körper  ist  nicht  das
Instrument  des  Geistes,  doch  Körper,  Gefühl  und  Geist  bilden  zusammen  den  ganzheitlichen
Menschen, und solange sie nicht harmonisch zusammenleben, sind Konflikte unvermeidlich.
Konflikte  führen  zu  Unsensibilität.  Der  Geist  kann  den  Körper  beherrschen  und  die  Sinne
unterdrücken, doch damit macht er den Körper unempfindlich, und ein unempfindlicher Körper muß
den  geistigen  Aufschwung  behindern.  Das  Kasteien  des  Körpers  ist  der  Erforschung  der  tieferen
Schichten des Bewußtseins gewiß nicht förderlich; dies ist nur möglich, wenn Geist, Gefühle und
Körper nicht im Widerspruch zueinander stehen, sondern ein harmonisches Ganzes bilden, mühelos,
ohne von irgendeiner Idee, einem Glauben oder Ideal dazu getrieben zu werden.
Bei  der  Förderung  der  geistigen  Entwicklung  sollte  nicht  die  Konzentration,  sondern  die
Aufmerksamkeit im Mittelpunkt stehen. Konzentration ist ein Prozeß, der den Geist zwingt, sich auf
einen Punkt hin zu verengen, während Aufmerksamkeit ohne Grenzen ist. In der Konzentration wird
der  Geist  immer  durch  eine  Grenze  eingeengt,  doch  wenn  es  uns  darum  geht,  die  Totalität  des
Geistes  zu  verstehen,  dann  wird  die  bloße  Konzentration  ein  Hindernis.  Aufmerksamkeit  ist
grenzenlos,  ist  ohne  die  Grenzen  des  Wissens.  Wissen  kommt  durch  Konzentration,  und  jede
Erweiterung  des  Wissens  verbleibt  immer  noch  innerhalb  seiner  Grenzen.  Im  Zustand  der
Aufmerksamkeit kann und wird der Geist das Wissen anwenden, welches unweigerlich das Resultat
der Konzentration ist; doch das Teil ist niemals das Ganze, und das Zusammenfügen der vielen Teile
führt nicht zum Erfassen des Ganzen. Wissen, der additive Prozeß der Konzentration, führt nicht zum
Verstehen  des  Unermeßlichen.  Das  Totale  befindet  sich  niemals  innerhalb  der  Grenzen  eines
konzentrierten Geistes. Aufmerksamkeit ist somit von höchster Wichtigkeit, doch sie kommt nicht durch die Anstrengung
der Konzentration zustande. Aufmerksamkeit ist ein Zustand, in dem der Geist immerfort lernt, ohne
einen Mittelpunkt, um den sich das Wissen als angehäufte Erfahrung sammelt. Ein Geist, der auf sich
selbst konzentriert ist, benutzt das Wissen als ein Mittel, seinen eigenen Horizont zu erweitern, und
eine solche Aktivität wird widersprüchlich in sich selbst und unsozial.
Lernen im wahren Sinne des Wortes ist nur möglich in jenem Zustand der Aufmerksamkeit, in dem
kein äußerer oder innerer Zwang herrscht. Das richtige Denken kann sich nur einstellen, wenn der
Geist nicht durch Tradition und Erinnerung versklavt ist. Nur in der Aufmerksamkeit kann die Stille
in  den  Geist  einkehren,  die  das  Tor  zum  Schöpferischen  öffnet.  Deshalb  ist  Aufmerksamkeit  von
höchster Wichtigkeit.
Wissen ist auf der funktionellen Ebene wichtig, als ein Mittel, den Geist zu entwickeln, nicht als
Selbstzweck.  Es  geht  uns  nicht  um  die  Entwicklung  nur  einer  einzigen  Fähigkeit,  wie  die  eines
Mathematikers oder Naturwissenschaftlers oder Musikers, sondern um die ganzheitliche menschliche
Entwicklung des Schülers.
Wie  kann  der  Zustand  der  Aufmerksamkeit  herbeigeführt  werden?  Er  kann  nicht  durch
Überredung,  Vergleich,  Belohnung  oder  Strafe  entwickelt  werden,  denn  sie  alle  sind  Formen  des
Zwangs.  Das  Ausschalten  der  Angst  ist  der  Anfang  der  Aufmerksamkeit.  Angst  muß  existieren,
solange  der  Drang  zu  sein  oder  zu  werden  da  ist,  das  Streben  nach  Erfolg  mit  all  seinen
Enttäuschungen  und  qualvollen  Widersprüchen.  Konzentration  kann  man  lehren,  doch
Aufmerksamkeit kann nicht gelehrt werden, ebenso wie es nicht möglich ist, Freiheit von Angst zu
lehren.  Aber  wir  können  beginnen,  die  Ursachen  zu  entdecken,  die  Angst  erzeugen,  und  im
Verstehen dieser Ursachen wird die Angst ausgeschaltet. So entsteht Aufmerksamkeit spontan, wenn
der Schüler von einer wohltuenden Atmosphäre umgeben ist, wenn er das Gefühl hat, sicher zu sein,
ungezwungen,  und  sich  des  selbstlosen  Handelns  bewußt  ist,  das  aus  Liebe  geschieht.  Liebe
vergleicht nicht, und somit hören der Neid und die Qual des Werdens auf.
Die allgemeine Unzufriedenheit, die wir alle verspüren, jung oder alt, findet bald einen Weg zur
Zufriedenheit, und so wird unser Geist eingeschläfert. Unzufriedenheit wird von Zeit zu Zeit durch
Leiden wachgerufen; doch der Geist sucht erneut eine befriedigende Lösung. In diesem Kreislauf
von Unzufriedenheit und Zufriedenheit ist der Geist gefangen, und das ständige Aufwachen durch
Schmerz ist ein Teil unserer Unzufriedenheit. Unzufriedenheit ist der Anlaß des Fragens, doch ein
Fragen  ist  nicht  möglich,  wenn  der  Geist  an  Tradition,  an  Ideale  gefesselt  ist.  Das  Fragen  ist  die
Flamme der Aufmerksamkeit.
Mit Unzufriedenheit meine ich jenen Zustand, in dem der Geist versteht, was ist, das Tatsächliche,
und ständig fragt, um mehr zu entdecken. Unzufriedenheit ist eine Bewegung, die über die Grenzen
des  was  ist  hinausgehen  will,  und  wenn  man  Mittel  und  Wege  findet,  die  Unzufriedenheit  zu
besänftigen oder zu überwinden, dann wird man die Begrenztheit des selbstbezogenen Handelns und
der Gesellschaft, in der man sich befindet, akzeptieren.
Unzufriedenheit ist die Flamme, die die Schlacken der Zufriedenheit verbrennt, doch die meisten
von uns versuchen, die Unzufriedenheit auf verschiedene Art und Weise zu vertreiben. Dann wird
unsere Unzufriedenheit zum Streben nach mehr, das Verlangen nach einem größeren Haus, einem
besseren Auto und so weiter. Das alles befindet sich im Bereich des Neids; und es ist der Neid, der
eine solche Unzufriedenheit am Leben erhält. Ich aber spreche von einer Unzufriedenheit, in der kein
Neid ist, keine Gier nach dem Mehr, eine Unzufriedenheit, die nicht durch irgendein Verlangen nach
Befriedigung aufrechterhalten wird. Diese Unzufriedenheit ist ein unverdorbener Zustand, der in je-
dem  einzelnen  von  uns  existiert,  wenn  er  nicht  durch  falsche  Erziehung,  durch  befriedigende
Lösungen, durch Ehrgeiz oder durch ein angestrebtes Ideal abgetötet wurde. Wenn wir das Wesen
echter Unzufriedenheit verstehen, dann werden wir sehen, daß die Aufmerksamkeit ein Teil dieser
brennenden  Flamme  ist,  die  die  Kleinlichkeit  verzehrt  und  den  Geist  aus  den  Grenzen  seiner
selbstbeschränkenden Beschäftigungen und Befriedigungen befreit.
Aufmerksamkeit entsteht also nur dann, wenn das Fragen und Forschen nicht der Förderung oder
Befriedigung  des  Selbst  dienen  sollen.  Diese  Aufmerksamkeit  muß  von  Anfang  an  im  Kind
entwickelt werden. Sie werden feststellen, daß Sie, wenn Sie Liebe haben - die sich durch Demut,
Höflichkeit,  Geduld  und  Freundlichkeit  ausdrückt  -,  bereits  frei  von  den  Schranken  sind,  die  die
Unsensibilität  errichtet.  So  helfen  Sie,  in  dem  Kind  vom  zartesten  Alter  an  diesen  Zustand  der
Aufmerksamkeit zu fördern. Aufmerksamkeit ist nicht etwas, das gelehrt werden kann, doch Sie können helfen, sie im Schüler
zu wecken, indem Sie in seiner Umgebung nicht die Atmosphäre des Zwangs schaffen, die zu einer
zwiespältigen  Existenz  führt.  Dann  kann  diese  Aufmerksamkeit  jederzeit  auf  jeden  bestimmten
Gegenstand  gelenkt  werden,  doch  sie  wird  nicht  diese  enge  Konzentration  sein,  die  durch  den
zwanghaften Erwerbstrieb oder Leistungswillen erzielt wird.
Eine Generation, die auf diese Weise erzogen wurde, wird frei von Gewinnsucht und Angst sein,
dem psychischen Erbe ihrer Eltern und der Gesellschaft, in die sie hineingeboren ist. Und weil sie so
erzogen ist, wird sie nicht davon abhängig sein, ein Vermögen zu erben. Diese Sache des Erbens
zerstört  die  wahre  Unabhängigkeit  und  schränkt  die  Intelligenz  ein;  denn  sie  erzeugt  ein  falsches
Gefühl der Sicherheit und verleiht ein Selbstbewußtsein, das keine Grundlage hat, sondern nur eine
Vernebelung des Geistes bewirkt, in der nichts Neues gedeihen kann. Doch eine Generation, die auf
diese  vollkommen  andere  Art  erzogen  wurde,  die  wir  erwähnten,  wird  eine  neue  Gesellschaft
schaffen, denn sie wird ihre Kraft aus einer Intelligenz schöpfen, die nicht von Angst behindert wird.
Da Erziehung ebenso die Verantwortung der Eltern wie die der Lehrer ist, müssen wir die Kunst
der Zusammenarbeit lernen, und dies ist nur möglich, wenn jeder einzelne von uns erkennt, was wahr
ist. Es ist diese Erkenntnis der Wahrheit, die uns zusammenführt, und nicht Meinung, Glauben oder
Theorie.  Zwischen  dem  Begrifflichen  und  dem  Tatsächlichen  klafft  ein  riesiger  Unterschied.  Das
Begriffliche  mag  uns  vorübergehend  zusammenbringen,  doch  es  wird  uns  wieder  trennen,  wenn
unsere  Zusammenarbeit  nur  eine  Sache  der  Überzeugung  ist.  Wenn  die  Wahrheit  von  jedem
einzelnen von uns gesehen wird, dann mag es im Detail Meinungsverschiedenheiten geben, aber kein
Bedürfnis  nach  Trennung.  Nur  die  Törichten  entzweien  sich  wegen  einer  Kleinigkeit.  Wenn  die
Wahrheit von allen gesehen wird, dann kann das Detail nie zu einem Problem werden, über dem es
zu Uneinigkeit kommt.
Die  meisten  von  uns  sind  gewohnt,  in  Übereinstimmung  mit  einer  anerkannten  Autorität
zusammenzuarbeiten. Wir kommen zusammen, um für ein Projekt zu arbeiten oder um ein Ideal zu
fördern,  und  dies  verlangt  Überzeugung,  Überredung,  Propaganda  und  so  weiter.  Eine  solche
Zusammenarbeit für eine Idee, für ein Ideal, ist vollkommen verschieden von der Zusammenarbeit,
die aus dem Sehen der Wahrheit kommt und aus der Notwendigkeit, diese  Wahrheit  ins  Handeln
umzusetzen. Unter dem Ansporn einer Autorität zu arbeiten - sei diese Autorität ein Ideal oder eine
Person, die dieses Ideal repräsentiert - ist keine wirkliche Zusammenarbeit. Eine wichtige Autorität,
die eine Menge weiß oder die eine starke Persönlichkeit ist und von bestimmten Ideen besessen ist,
mag andere zwingen oder gekonnt überreden, mit ihr für das, was sie ein Ideal nennt, zu arbeiten,
aber das ist sicherlich nicht die Zusammenarbeit von aufgeweckten und vitalen Individuen. Wenn
hingegen jeder von uns für sich selbst die Wahrheit eines jeden Problems sieht, dann führt unser ge-
meinsames Verstehen dieser Wahrheit zum Handeln, und ein solches Handeln ist Zusammenarbeit.
Wer  mitarbeitet,  weil  er  die  Wahrheit  als  Wahrheit  sieht,  das  Falsche  als  das  Falsche  und  die
Wahrheit im Falschen, der wird auch wissen, wann er nicht mitarbeiten sollte, was ebenso wichtig
ist.
Wenn jeder von uns die Notwendigkeit einer fundamentalen Revolution in der Erziehung sieht und
die Wahrheit unserer Überlegungen erkennt, dann werden wir zusammenarbeiten, ohne daß man uns
in  irgendeiner  Form  dazu  überreden  muß.  Ein  Überreden  gibt  es  nur  dann,  wenn  jemand  einen
Standpunkt einnimmt, von dem er nicht willens ist, abzurücken. Wenn er lediglich von einer Idee
überzeugt ist oder sich hinter einer Meinung verschanzt, dann beschwört er Widerstand herauf, und
dann  muß  entweder  er  oder  der  andere  überredet,  beeinflußt  oder  veranlaßt  werden,  anders  zu
denken.  Eine  solche  Situation  wird  niemals  aufkommen,  wenn  jeder  von  uns  für  sich  selbst  die
Wahrheit der Sache einsieht. Wenn wir jedoch die Wahrheit nicht sehen und aufgrund einer bloß
verbalen Überzeugung oder intellektuellen Argumenten handeln, dann muß es zum Streit kommen,
zu  Zustimmung  und  Ablehnung  mit  all  den  damit  verbundenen  Verzerrungen  und  nutzlosen
Anstrengungen.
Es ist wesentlich, daß wir zusammenarbeiten, und das ist so, als bauten wir ein Haus. Wenn einige
von  uns  bauen  und  andere  es  niederreißen,  dann  wird  das  Haus  offensichtlich  nie  fertig  werden.
Deshalb muß jeder einzelne von uns ganz klar die Notwendigkeit sehen und verstehen, daß wir die
Art der Erziehung bewirken, die eine neue Generation schafft, eine Generation, die fähig ist, mit den
Lebensfragen  als  Ganzes  fertig  zu  werden  und  nicht  als  isolierte  Teile,  die  keine  Beziehung  zum
Ganzen haben. Um fähig zu sein, in dieser wahrhaft kooperativen Art und Weise zusammenzuarbeiten, müssen
wir oft zusammenkommen und aufpassen, daß wir uns nicht in Einzelheiten verlieren. Diejenigen
von uns, denen es ein ernstes Anliegen ist, die richtige Art der Erziehung zustande zu bringen, haben
nicht nur die Verantwortung, das, was wir verstanden haben, in die Tat umzusetzen, sondern auch
anderen  zu  helfen,  zu  diesem  Verstehen  zu  kommen.  Lehren  ist  der  edelste  Beruf  -  wenn  es
überhaupt  als  ein  Beruf  bezeichnet  werden  kann.  Es  ist  eine  Kunst,  die  nicht  nur  intellektuelle
Fähigkeiten  erfordert,  sondern  unendliche  Geduld  und  Liebe.  Wahrhaft  gebildet  zu  sein  bedeutet,
unsere Beziehung zu allen Dingen - zu Geld, Besitz, zu Menschen, zur Natur - in dem weiten Feld
unseres Daseins zu verstehen.
Schönheit  ist  ein  Teil  dieses  Verstehens,  doch  Schönheit  ist  nicht  eine  bloße  Sache  der
Proportionen, der Form, des Geschmacks und des Verhaltens. Schönheit ist jener Zustand, in dem
der Geist in der Leidenschaft der Einfachheit den Mittelpunkt des Selbst verlassen hat. Einfachheit
hat  kein  Ziel;  Einfachheit  kann  nur  in  jener  Nüchternheit  bestehen,  die  nicht  das  Ergebnis
berechnender  Disziplin  und  Selbstverleugnung  ist.  Diese  Nüchternheit  ist  jene  Selbstlosigkeit,  die
allein die Liebe bewirken kann. Wenn wir keine Liebe haben, dann schaffen wir eine Zivilisation, in
der  die  Schönheit  der  Form  gesucht  wird,  ohne  die  innere  Vitalität  und  Nüchternheit  einfacher
Selbstlosigkeit.  Es  ist  keine  Selbstlosigkeit,  sich  für  gute  Werke,  für  Ideale,  für
Glaubensvorstellungen  aufzuopfern.  Diese  Aktivitäten  scheinen  frei  vom  Selbst  zu  sein,  doch  in
Wirklichkeit arbeitet das Selbst noch immer unter dem Deckmantel verschiedener Etiketten. Nur der
unschuldige Geist kann das Unbekannte erforschen. Die kalkulierte Unschuld, die ein Lendentuch
oder  eine  Mönchskutte  tragen  mag,  hat  nicht  jene  Leidenschaft  der  Selbstlosigkeit,  aus  der
Höflichkeit, Freundlichkeit, Demut und Geduld entspringen, die Ausdrucksformen der Liebe.
Die  meisten  von  uns  kennen  Schönheit  nur  durch  das,  was  geschaffen  oder  gebaut  wurde  -  die
Schönheit der menschlichen Gestalt oder eines Tempels. Wir sagen, ein Baum oder ein Haus oder die
großartigen  Windungen  eines  Flusses  sind  schön.  Und  durch  Vergleichen  wissen  wir,  was
Häßlichkeit ist - zumindest denken wir das. Aber ist Schönheit vergleichbar? Ist Schönheit das, was
ins Auge fällt, was greifbar ist? Wir halten ein besonderes Bild, Gedicht oder Gesicht für schön, weil
wir bereits wissen, was Schönheit ist - durch das, was uns gelehrt wurde, oder durch das, womit wir
vertraut sind und worüber wir uns eine Meinung gebildet haben. Aber hört die Schönheit nicht auf,
wenn verglichen wird? Ist Schönheit nur eine Vertrautheit mit dem bereits Bekannten, oder ist sie ein
Seinszustand, in dem eine geschaffene Form enthalten sein kann oder auch nicht?
Wir suchen immer das Schöne und meiden das Häßliche, und dieses Suchen nach Bereicherung
durch das eine und des Meidens des anderen muß unweigerlich zu Gefühllosigkeit führen. Sicherlich
muß  man,  um  zu  verstehen  oder  zu  fühlen,  was  Schönheit  ist,  sensibel  sein,  sowohl  für  das
sogenannte Schöne wie auch das sogenannte Häßliche. Ein Gefühl ist nicht schön oder häßlich, es ist
nur ein Gefühl. Aber wir betrachten es durch unsere religiöse und gesellschaftliche Konditionierung
und verleihen ihm ein Etikett; wir sagen, es ist ein gutes Gefühl oder ein schlechtes Gefühl, und so
verzerren oder zerstören wir es. Wenn dem Gefühl kein Etikett verliehen wird, bleibt es intensiv, und
es  ist  diese  leidenschaftliche  Intensität,  die  wesentlich  zum  Verständnis  dessen  ist,  was  weder
Häßlichkeit  noch  manifestierte  Schönheit  ist.  Das  Wichtigste  ist  das  anhaltende  Gefühl,  jene  Lei-
denschaft,  die  nicht  nur  die  bloße  Lust  der  Genußsucht  ist;  denn  es  ist  diese  Leidenschaft,  die
Schönheit hervorbringt, und da sie nicht vergleichbar ist, hat sie kein Gegenteil.
Wenn  wir  eine  ganzheitliche  Entwicklung  des  Menschen  anstreben,  dann  müssen  wir  dabei
offensichtlich den unbewußten Geist ebenso berücksichtigen wie den bewußten. Ausschließlich den
bewußten  Geist  zu  erziehen,  ohne  das  Unbewußte zu  verstehen,  bringt  in  das  menschliche  Leben
einen innere Widersprüchlichkeit mit all ihren Enttäuschungen und Leiden. Der verborgene Geist ist
viel  lebendiger  als  der  oberflächliche.  Die  meisten  Erzieher  sind  nur  daran  interessiert,  dem
oberflächlichen Geist Informationen oder Wissen zu vermitteln, um ihn darauf vorzubereiten, einen
Job zu bekommen und sich an die Gesellschaft anzupassen. Der verborgene Geist wird davon nicht
berührt.  Denn  alles,  was  die  sogenannte  Erziehung  tut,  ist,  den  Geist  mit  einer  Schicht  von
Kenntnissen und Techniken zu überlagern und ihm damit eine gewisse Fähigkeit zu vermitteln, sich
an die äußeren Umstände anzupassen.
Der verborgene Geist ist viel mächtiger als der oberflächliche Geist, gleich wie wohlerzogen und
anpassungsfähig jener auch sein mag; und das ist nichts besonders Geheimnisvolles. Der verborgene
oder unbewußte Geist ist der Rückstand rassischer Erinnerungen. Religion, Aberglaube, Symbole, die einer bestimmten Rasse eigentümlichen Traditionen, der Einfluß der Literatur, der heiligen wie
der profanen, Sehnsüchte, Enttäuschungen, Manierismen, die verschiedenen Ernährungsweisen - sie
alle  wurzeln  im  Unbewußten.  Die  offenen  und  geheimen  Wünsche  mit  ihren  Motivationen,
Hoffnungen  und  Ängsten,  ihren  Leiden  und  Freuden,  und  die  Glaubensinhalte,  die  aus  dem
Bedürfnis nach Sicherheit bewahrt werden, einem Bedürfnis, das sich selbst auf vielfältige Weise
interpretiert:  Auch  diese  Dinge  sind  in  dem  verborgenen  Geist  enthalten,  der  nicht  nur  die
außerordentliche  Fähigkeit  hat,  den  Rückstand  der  Vergangenheit  zu  bewahren,  sondern  auch  die
Fähigkeit, die Zukunft zu beeinflussen. Dies alles wird dem oberflächlichen Geist durch Träume und
auf  mancherlei  andere  Art  und  Weise  angedeutet,  wenn  er  nicht  ausschließlich  mit  alltäglichen
Vorkommnissen beschäftigt ist.
Der verborgene Geist ist nichts Heiliges und nichts, vor dem man sich fürchten muß. Auch braucht
es keinen Spezialisten, um ihn dem oberflächlichen Geist zu offenbaren. Doch weil der verborgene
Geist außerordentlich mächtig ist, kann der oberflächliche Geist nicht so mit ihm umspringen, wie er
es  sich  wünscht.  Der  oberflächliche  Geist  ist  weitgehend  machtlos  gegenüber  seiner  eigenen
verborgenen Seite. Wie sehr der oberflächliche Geist auch versuchen mag, das Verborgene seinen
unmittelbaren gesellschaftlichen Bedürfnissen und Bestrebungen unterzuordnen, es zu formen oder
zu  kontrollieren,  er  kann  nicht  einmal  die  Oberfläche  des  Verborgenen  berühren;  und  so  besteht
zwischen ihnen eine Kluft oder ein Widerspruch. Wir versuchen, diesen Abgrund durch Disziplin,
durch verschiedene Übungen und Sanktionen zu überbrücken, aber er läßt sich nicht überbrücken.
Der bewußte Geist beschäftigt sich mit der unmittelbaren, der begrenzten Gegenwart, während das
Unbewußte  unter  dem  Gewicht  von  Jahrhunderten  liegt  und  nicht  aufgrund  eines  dringenden
Bedürfnisses aus dem Weg geräumt werden kann. Das Unbewußte hat die Qualität der Tiefe der Zeit,
und  der  bewußte  Geist  mit  seiner  modernen  Kultur  kann  nicht  nach  Lust  und  Laune  mit  ihm
umspringen.  Um  den  Widerspruch  aufzulösen,  muß  der  oberflächliche  Geist  diese  Tatsache
verstehen und sich ruhig verhalten, was nicht bedeutet, den unzähligen Zwängen des Verborgenen
Spielraum zu geben. Wenn zwischen dem Offenen und dem Verborgenen kein Widerstand aufgebaut
wird, dann wird das Verborgene, da es die Geduld der Zeit hat, nicht in das Unmittelbare eingreifen.
Der  verborgene,  unerforschte  und  unverstandene  Geist  mit  seiner  oberflächlichen  Seite,  die  »
erzogen«  wurde,  kommt  mit  den  Herausforderungen  und  Anforderungern  der  unmittelbaren  Ge-
genwart  in  Berührung.  Das  Oberflächliche  kann  auf  die  Herausforderung  entsprechend  reagieren;
doch  weil  zwischen  dem  Oberflächlichen  und  dem  Verborgenen  ein  Widerspruch  herrscht,
vergrößert  jede  Erfahrung  des  Oberflächlichen  nur  den  Konflikt  zwischen  sich  selbst  und  dem
Verborgenen.  Dies  führt  zu  weiteren  Erfahrungen,  die  wiederum  den  Abgrund  zwischen  der  Ge-
genwart und der Vergangenheit vertiefen. Der oberflächliche Geist, der das Äußere erfährt, ohne das
Innere, das Verborgene zu verstehen, schafft nur tiefere und größere Konflikte.
Erfahrung  befreit  oder  bereichert  den  Geist  nicht,  wie  wir  gewöhnlich  annehmen.  Solange  die
Erfahrung  den  Erfahrenden  stärkt,  muß  Konflikt  herrschen.  Durch  Erfahrung  wird  die  Kondi-
tionierung des Geistes nur verstärkt, und Widerspruch und Elend dauern fort. Nur für den Geist, der
fähig  ist,  all  seine  eigenen  Verhaltensweisen  zu  verstehen,  kann  die  Erfahrung  etwas  Befreiendes
sein.
Wenn  einmal  die  Macht  und  die  Eigenschaften  der  vielen  Schichten  des  Verborgenen
wahrgenommen  und  verstanden  werden,  dann  kann  man  die  Einzelheiten  klug  und  intelligent  ins
Auge  fassen.  Wichtig  ist  das  Verstehen  des  Verborgenen  und  nicht  die  bloße  Erziehung  des
oberflächlichen Geistes zum Wissenserwerb, wie notwendig er auch sein mag. Dieses Verstehen des
Verborgenen befreit den Geist als Ganzes von Konflikten, und nur dann entsteht Intelligenz.
Wir  müssen  die  vollen  Fähigkeiten  des  oberflächlichen,  in  den  Beschäftigungen  des  Alltags
lebenden Geistes wecken, und wir müssen auch das Verborgene verstehen. Im Verstehen des Ver-
borgenen  wird  ein  ganzheitliches  Leben  möglich,  in  dem  der  innere  Widerspruch  mit  seinem
Wechsel von Leid und Glück endet. Es ist unerläßlich, den verborgenen Geist zu kennen und sich
seiner  Wirkungsweise  bewußt  zu  sein;  aber  es  ist  ebenso  wichtig,  sich  nicht  zu  sehr  mit  ihm  zu
beschäftigen  oder  ihm  eine  übermäßige  Bedeutung  beizumessen.  Nur  wenn  der  Geist  das  Ober-
flächliche und das Verborgene versteht, kann er über seine eigene Begrenztheit hinausgelangen und
jene Glückseligkeit entdecken, die nicht an die Zeit gebunden ist.
 Freiheit vom Bekannten
 
Wenn Sie glauben, es sei wichtig, sich selbst zu kennen, nur weil ich oder jemand anderer es gesagt
hat, dann fürchte ich, daß jede Verständigung zwischen uns zu Ende ist. Wenn wir uns aber darin
einig sind, wie überaus wichtig es ist, sich selbst vollkommen zu verstehen, dann haben Sie und ich
eine ganz andere Beziehung, dann können wir uns gemeinsam einer unbeschwerten, sorfältigen und
intelligenten Untersuchung widmen.
Ich verlange nicht, daß Sie mir vertrauen, ich beanspruche nicht, eine Autorität zu sein. Ich kann
Sie nichts lehren, keine neue Philosophie, kein neues System, keinen neuen Weg zur Wirklichkeit.
Es gibt so wenig einen Weg zur Wirklichkeit wie zur Wahrheit. Jede Autorität, gleich welcher Art,
besonders  im  Bereich  des  Denkens  und  Verstehens,  ist  etwas  ungeheuer  Zerstörerisches  und
Schädliches. Die Führer zerstören ihre Anhänger und die Anhänger zerstören die Führer. Sie müssen
Ihr  eigener  Lehrer  und  Ihr  eigener  Schüler  sein.  Sie  müssen  alles  in  Frage  stellen,  was  die
Menschheit als wertvoll, als notwendig akzeptiert hat.
Wenn  Sie  niemandem  folgen,  dann  fühlen  Sie  sich  sehr  einsam.  Dann  seien  Sie  doch  einsam!
Warum fürchten Sie sich, allein zu sein? Weil Sie dann mit sich selbst konfrontiert sind, so wie Sie
sind, und feststellen, daß Sie leer sind, abgestumpft, dumm, häßlich, schuldbeladen und furchtsam -
ein kleinliches, schäbiges Geschöpf aus zweiter Hand. Blicken Sie der Tatsacheins Auge; betrachten
Sie sie, laufen Sie nicht vor ihr davon. In dem Moment, in dem Sie davonlaufen, beginnt die Angst.
Wenn wir uns einer Selbstprüfung unterziehen, isolieren wir uns nicht von der übrigen Welt. Sie ist
nichts Krankhaftes. Überall auf der Welt sind die Menschen in die gleichen alltäglichen Probleme
verwickelt wie wir; wenn wir uns also selbst prüfen, sind wir keineswegs neurotisch, denn es gibt
keinen Unterschied zwischen dem einzelnen und der Allgemeinheit. Das ist eine absolute Tatsache.
Ich habe die Welt zu dem gemacht, was ich selbst bin. Verlieren Sie sich also nicht in diesem Kampf
zwischen dem Teil und dem Ganzen.
Ich  muß  mir  der  ganzen  Dimension  meines  eigenen  Selbst  bewußt  werden,  das  sowohl  das
Unbewußte des einzelnen wie auch der Gesellschaft umfaßt. Nur dann, wenn mein Geist über dieses
individuelle und gesellschaftliche Bewußtsein hinausgelangt, kann ich mir selbst ein Licht sein, das
niemals erlischt.
Wo also beginnen wir, uns selbst zu verstehen? Hier bin ich, und wie soll ich mich selbst prüfen,
mich  selbst  beobachten  und  sehen,  was  tatsächlich  in  mir  vorgeht?  Ich  kann  mich  nur  in  der
Beziehung beobachten, denn alles Leben ist Beziehung.
Es nützt nichts, wenn ich mich in eine Ecke setze und über mich selbst meditiere. Ich kann nicht
für mich allein existieren. Ich existiere nur in der Beziehung zu Menschen, Dingen und Ideen, und
indem ich meine Beziehung zu äußeren Dingen und Menschen wie auch zu inneren Dingen prüfe,
beginne ich, mich selbst zu verstehen. Jede andere Form des Verstehens ist eine bloße Abstraktion,
und ich kann mich selbst nicht abstrakt prüfen. Ich bin kein abstraktes Wesen; daher muß ich mich
selbst konkret prüfen - so wie ich bin, nicht, wie ich zu sein wünsche.
Verstehen ist kein intellektueller Prozeß. Das Wissen über sich selbst und das Lernen über sich
selbst  sind  zwei  verschiedene  Dinge,  denn  das  Wissen,  das  man  über  sich  selbst  sammelt,  gehört
immer der Vergangenheit an, und ein Geist, der mit der Vergangenheit belastet ist, ist ein leidvoller
Geist. Das Lernen über sich selbst ist nicht wie das Lernen einer Sprache oder einer Technik oder
einer Wissenschaft - dieses Wissen müssen Sie natürlich sammeln und im Gedächtnis behalten, es
wäre absurd, ganz von neuem zu beginnen. Doch im psychischen Bereich findet das Lernen über sich
selbst immer in der Gegenwart statt, und das Wissen bleibt immer in der Vergangenheit, und da die
meisten  von  uns  in  der  Vergangenheit  leben  und  mit  der  Vergangenheit  zufrieden  sind,  wird  das
Wissen  außerordentlich  wichtig  für  uns.  Deshalb  bewundern  wir  den  Gelehrten,  den  Klugen,  den
Gerissenen. Wenn Sie jedoch immerfort lernen, jede Minute lernen, durch Beobachten und Zuhören
lernen,  durch  Sehen  und  Tun  lernen,  dann  werden  Sie  herausfinden,  daß  Lernen  eine  ständige
Bewegung ohne Vergangenheit ist.
Wenn Sie sagen, Sie wollen stufenweise etwas über sich selbst lernen, mehr und mehr hinzufügen,
Schrittchen für Schrittchen, dann prüfen Sie sich nicht so, wie Sie jetzt sind, sondern mit Hilfe Ihres
erworbenen Wissens. Zum Lernen bedarf es großer Sensibilität. Es gibt keine Sensibilität, wenn eine
Idee aus der Vergangenheit auftaucht und die Gegenwart beherrscht. Dann ist der Geist nicht mehr
rasch, flexibel, wach. Die meisten von uns sind nicht sensibel, nicht einmal körperlich. Wir essen zuviel,  wir  achten  nicht  auf  die  richtige  Ernährung,  wir  rauchen  und  trinken  zuviel,  so  daß  unser
Körper  grob  und  unsensibel  wird;  die  Qualität  der  Aufmerksamkeit  wird  bereits  im  Organismus
abgestumpft.  Wie  kann  der  Geist  scharf,  sensibel,  klar  sein,  wenn  der  Organismus  stumpf  und
schwerfällig ist? Wir mögen sensibel sein in bezug auf gewisse Dinge, die uns persönlich berühren,
aber um vollkommen sensibel für alle Erscheinungen des Lebens zu sein, darf es keine Trennung
zwischen dem Organismus und der Psyche geben. Sie sind eine ganzheitliche Bewegung.
Um irgend etwas zu verstehen, muß man damit leben. Man muß es beobachten, man muß alles,
was es beinhaltet, kennen, sein Wesen, seine Struktur, seine Bewegung. Haben Sie jemals versucht,
mit sich selbst zu leben? Wenn ja, dann werden Sie zu sehen beginnen, daß Ihr Selbst kein statischer
Zustand  ist, es ist ein  frisches,  lebendiges Wesen.  Und  um  mit  etwas  Lebendigem  zu  leben,  muß
auch Ihr Geist lebendig sein. Er kann aber nicht lebendig sein, wenn er in Meinungen, Urteilen und
Wertsetzungen befangen ist.
Um die Bewegung Ihres eigenen Geistes und Herzens, Ihres ganzen Seins beobachten zu können,
müssen Sie einen freien Geist haben, nicht einen Geist, der zustimmt und ablehnt, der in einem Streit
Partei  nimmt  und  sich  über  bloße  Worte  ereifert,  sondern  der  diese  Bewegung  mit  der  Absicht
verfolgt, zu verstehen. Das ist sehr schwierig, weil die meisten von uns nicht wissen, wie man sein
eigenes Sein betrachtet oder abhorcht, ebensowenig wie wir wissen, wie man die Schönheit eines
Flusses anschaut oder dem Wind in den Bäumen lauscht.
Wenn wir verurteilen oder rechtfertigen, dann können wir nicht klar sehen, wir können es auch
nicht, wenn unser Geist endlos schwatzt; dann beobachten wir nicht das, was ist, wir sehen nur die
Projektionen unseres eigenen Selbst. Jeder von uns hat eine Vorstellung von dem, was er zu sein
glaubt oder was er sein sollte, und diese Vorstellung, dieses Bild verhindert gänzlich, daß wir uns
selbst so sehen, wie wir wirklich sind.
Eines der schwierigsten Dinge der Welt ist, irgend etwas ganz einfach zu betrachten. Weil unser
Geist so kompliziert ist, haben wir die Qualität der Einfachheit verloren. Ich meine nicht die Ein-
fachheit in der Kleidung oder der Ernährung, nur ein Lendentuch zu tragen oder einen Rekord im
Fasten zu brechen oder ähnlichen Unsinn, den die Heiligen kultivieren, sondern die Einfachheit, die
die Dinge direkt und furchtlos anschauen kann - die uns selbst sehen kann, wie wir wirklich sind,
ohne jegliche Verzerrung, die sagen kann, wir lügen, wenn wir lügen, und es nicht vertuscht oder
sich davor aus dem Staub macht.
Um  uns  selbst  zu  verstehen,  bedürfen  wir  großer  Demut.  Wenn  Sie  sagen:  »Ich  kenne  mich
selbst«, dann haben Sie bereits aufgehört, über sich selbst zu lernen. Wenn Sie sagen: »Es gibt nicht
viel über mich zu lernen, denn ich bin nichts als ein Bündel von Erinnerungen, Ideen, Erfahrungen
und Traditionen«, auch dann haben Sie aufgehört, über sich selbst zu lernen. In dem Moment, in dem
Sie  irgend  etwas  erreicht  haben,  verlieren  Sie  die  Eigenschaft  der  Unschuld  und  Demut.  In  dem
Moment, in dem Sie eine Schlußfolgerung ziehen oder etwas aus Ihrem Wissen heraus untersuchen,
ist es vorbei, denn dann interpretieren Sie jedes lebendige Ding im Sinne des Alten. Wenn Sie jedoch
keinen Halt haben, wenn es keine Gewißheit, kein Erreichen gibt, dann haben Sie Freiheit - um zu
schauen,  zu  erreichen.  Und  wenn  Sie  etwas  in  Freiheit  anschauen,  dann  ist  es  immer  neu.  Ein
Mensch mit Überzeugungen ist ein toter Mensch.
Aber  wie  können  wir  frei  sein  zu  schauen  und  zu  lernen,  wenn  unser  Geist,  vom  Augenblick
unserer  Geburt  bis  zu  dem  Augenblick,  in  dem  wir  sterben,  von  einer  bestimmten  Kultur  in  dem
engen Muster des »Ich« geformt wurde? Seit Jahrhunderten sind wir konditioniert von Nationalität,
Kaste,  Klasse,  Tradition,  Religion,  Sprache,  Erziehung,  Literatur,  Kunst,  Sitte,  Konvention,  von
Propaganda jeglicher Art, von wirtschaftlichem  Druck, von der Nahrung, die wir zu uns nehmen,
dem Klima, in dem wir leben, von unserer Familie, unseren Freunden, unseren Erfahrungen - von
jedem nur erdenklichen Einfluß. Daher sind auch unsere Reaktionen auf jedes Problem konditioniert.
Sind Sie sich bewußt, daß Sie konditioniert sind? Das ist das erste, was Sie sich fragen müssen,
nicht, wie Sie von Ihrer Konditionierung frei werden können. Sie werden vielleicht niemals frei von
ihr, und wenn Sie sagen: »Ich muß frei von ihr werden«, dann können Sie in eine andere Falle, eine
andere  Form  der  Konditionierung  geraten.  Sind  Sie  sich  also  bewußt,  daß  Sie  konditioniert  sind?
Wissen Sie, daß selbst dann, wenn Sie einen Baum anschauen und sagen: »Das ist eine Eiche«, oder
»Das  ist  ein  Banyanbaum«,  bereits  das  Benennen  des  Baumes,  das  botanisches  Wissen  ist,  Ihren
Geist so konditioniert hat, daß das Wort zwischen Ihnen und dem tatsächlichen Sehen des Baumes
steht? Um mit dem Baum in Berührung zu kommen, müssen Sie Ihre Hand auf ihn legen, und das Wort
wird Ihnen nicht helfen, ihn zu berühren.
Woher wissen Sie, daß Sie konditioniert sind? Was verrät es Ihnen? Was verrät Ihnen, daß Sie
hungrig sind? Nicht als Theorie, sondern als die konkrete Tatsache des Hungers? Auf die gleiche
Weise,  wie  entdecken  Sie  die  konkrete  Tatsache,  daß  Sie  konditioniert  sind?  Geschieht  es  nicht
durch Ihre Reaktion auf ein Problem, eine Herausforderung? Sie antworten auf jede Herausforderung
entsprechend Ihrer Konditionierung, und Ihre Konditionierung wird, da sie unzulänglich ist, immer
unzulänglich reagieren.
Wenn Sie sich dieser Konditionierung durch Rasse, Religion und Kultur bewußt werden, bewirkt
sie  dann  nicht  in  Ihnen  ein  Gefühl  des  Gefangenseins?  Nehmen  Sie  nur  eine  Form  der  Kon-
ditionierung, die Nationalität; werden Sie sich ihrer ernstlich, vollkommen bewußt und stellen Sie
fest,  ob  Sie  an  ihr  Gefallen  finden  oder  sich  gegen  sie  auflehnen  und  ob  Sie  diese  ganze  Kon-
ditionierung durchbrechen wollen. Wenn Sie zufrieden sind mit Ihrer Konditionierung, dann werden
Sie natürlich nichts dagegen tun, doch wenn Sie nicht zufrieden sind, dann werden Sie, wenn Sie sich
ihrer bewußt werden, erkennen, daß Sie nie etwas ohne sie tun. Nie! Und daher leben Sie immer in
der Vergangenheit mit den toten Dingen.
Sie werden nur für sich selbst sehen können, wie Sie konditioniert sind, wenn in dem Fortdauern
des Vergnügens oder dem Vermeiden des Schmerzes ein Konflikt aufkommt. Wenn alles in Ihrem
Leben vollkommen glücklich ist, Ihre Frau Sie liebt, Sie Ihre Frau lieben, Sie ein schönes Haus, nette
Kinder und viel Geld haben, dann sind Sie sich Ihrer Konditionierung überhaupt nicht bewußt. Doch
wenn eine Störung eintritt - wenn Ihre Frau einen anderen ansieht oder Sie Ihr Geld verlieren oder
Sie von Krieg oder irgendeinem anderen Schmerz oder Angstgefühl bedroht sind -, dann wissen Sie,
daß Sie konditioniert sind. Wenn Sie gegen irgendeine Art von Störung kämpfen müssen oder sich
gegen  irgendeine  äußere  oder  innere  Bedrohung  wehren  müssen,  dann  wissen  Sie,  daß  Sie
konditioniert sind. Und da die meisten von uns ständig gestört werden, entweder an der Oberfläche
oder im Innern, zeigt eben diese Störung, daß wir konditioniert sind. Solange das Tier gestreichelt
wird, reagiert es freundlich, aber in dem Augenblick, in dem man es schlecht behandelt, kommt die
ganze Gewalttätigkeit seiner Natur zum Vorschein.
Wir  sind  beunruhigt  über  das  Leben,  die  Politik,  die  wirtschaftliche  Situation,  den  Horror,  die
Brutalität, das Leid in der Welt und in uns selbst, und dadurch erkennen wir, wie schrecklich eng
unsere Konditionierung ist. Und was sollen wir tun? Die Beunruhigung akzeptieren und so leben,
wie  es  die  meisten  von  uns  tun?  Uns  daran  gewöhnen,  so  wie  man  sich  daran  gewöhnt,  mit
Rückenschmerzen zu leben? Uns damit abfinden?
Wir  alle  neigen  dazu,  uns  mit  etwas  abzufinden,  uns  daran  zu  gewöhnen,  es  auf  die  Umstände
zurückzuführen. »Ach, wenn alles andere in Ordnung wäre, dann wäre ich anders«, sagen wir, oder:
»Wenn  man  mir  nur  die  Gelegenheit  gibt,  dann  werde  ich  Erfüllung  finden«,  oder:  »Ich  bin
deprimiert über all die Ungerechtigkeit.« Immer geben wir den anderen oder unserer Umgebung oder
der wirtschaftlichen Situation die Schuld an unserer Beunruhigung.
Wenn man sich an die Beunruhigung gewöhnt, bedeutet das, daß der Geist abgestumpft ist, so wie
man sich derart an die Schönheit um einen herum gewöhnen kann, daß man sie nicht mehr bemerkt.
Man wird gleichgültig, hart und gefühllos, und der Geist stumpft immer mehr ab. Wenn wir uns nicht
an etwas gewöhnen, dann versuchen wir, davor zu fliehen, indem wir irgendwelche Drogen nehmen,
uns einer politischen Gruppierung anschließen und protestieren oder schreiben, oder wir gehen zu
einem Fußballspiel oder in einen Tempel oder eine Kirche, oder wir finden eine andere Form des
Vergnügens.
Warum fliehen wir vor den Tatsachen? Wir fürchten uns vor dem Tod - ich nehme das nur als ein
Beispiel -, und wir erfinden alle möglichen Theorien, Hoffnungen, Glaubensformen; oder wir
verbergen die Tatsache des Todes, aber die Tatsache ist immer noch da. Um eine Tatsache zu
verstehen, müssen wir sie anschauen, nicht vor ihr davonlaufen. Die meisten von uns fürchten sich
vor dem Leben ebenso wie vor dem Sterben. Wir haben Angst um unsere Familie, vor der
öffentlichen Meinung, davor, unseren Job, unsere Sicherheit zu verlieren und Hunderte von anderen
Dingen. Die einfache Tatsache ist, daß wir Angst haben, nicht daß wir vor diesem oder jenem Angst
haben. Warum können wir dieser Tatsache nicht ins Gesicht sehen?
Sie können einer Tatsache nur in der Gegenwart ins Gesicht sehen, und wenn Sie die Tatsache nie
gegenwärtig sein lassen, weil Sie immer vor ihr fliehen, können Sie ihr nie ins Gesicht sehen. Weil wir ein ganzes Netz von Fluchtwegen erfunden haben, können wir von der Gewohnheit des Fliehens
nicht mehr lassen.
Wenn Sie überhaupt sensibel sind, überhaupt ernsthaft sind, dann werden Sie sich nicht nur Ihrer
eigenen  Konditionierung  bewußt  werden,  sondern  auch  der  Gefahren,  die  daraus  resultieren.  Sie
werden  sich  bewußt  sein,  wohin  Brutalität  und  Haß  führen.  Wenn  Sie  nun  die  Gefahr  Ihrer
Konditionierung sehen, warum handeln Sie dann nicht? Ist es deshalb, weil Sie träge sind, träge aus
Mangel an Energie? Es wird Ihnen nicht an Energie fehlen, wenn Sie eine unmittelbare physische
Gefahr sehen, wie eine Schlange auf Ihrem Weg oder einen Abgrund oder ein Feuer. Warum handeln
Sie  dann  nicht,  wenn  Sie  die  Gefahr  Ihrer  Konditionierung  sehen?  Wenn  Sie  die  Gefahr  des
Nationalismus für Ihre eigene Sicherheit sähen, würden Sie dann nicht handeln?
Die Antwort ist, Sie sehen nicht. Durch einen intellektuellen Prozeß der Analyse können Sie sehen,
daß der Nationalismus zur Selbstzerstörung führt, aber das hat noch keinen emotionellen Inhalt. Nur
wenn ein emotioneller Inhalt vorhanden ist, werden Sie lebendig.
Wenn Sie die Gefahr Ihrer Konditionierung als ein rein intellektuelles Konzept sehen, dann werden
Sie nie etwas dagegen tun. Wenn Sie eine Gefahr als eine bloße Idee betrachten, dann entsteht ein
Konflikt  zwischen  der  Idee  und  dem  Handeln,  und  dieser  Konflikt  raubt  Ihnen  Ihre  Energie.  Nur
wenn Sie sofort die Konditionierung und die damit verbundene Gefahr sehen würden, dann würden
Sie so handeln, als ob Sie vor einem Abgrund stünden. Sehen ist Handeln.
Die meisten von uns gehen unaufmerksam durchs Leben und reagieren gedankenlos entsprechend
der Umgebung, in der wir aufgewachsen sind, und solche Reaktionen führen nur dazu, daß wir noch
mehr  gebunden,  noch  mehr  konditioniert  sind.  Doch  in  dem  Augenblick,  in  dem  Sie  Ihrer
Konditionierung Ihre  volle  Aufmerksamkeit widmen, werden  Sie feststellen,  daß  Sie  vollkommen
frei von der Vergangenheit sind, daß sie ganz natürlich von Ihnen abfällt.
Wir sagten in einem der vorhergehenden Kapitel, daß Freude etwas völlig anderes ist als Vergnügen,
lassen  Sie  uns  also  herausfinden,  was  es  mit  dem  Vergnügen  auf  sich  hat  und  ob  es  überhaupt
möglich  ist,  in  einer  Welt  zu  leben,  in  der  es  kein  Vergnügen  gibt,  sondern  ein  überwältigendes
Gefühl der Freude, der Seligkeit.
Wir sind alle in der einen oder anderen Form mit der Jagd nach dem Vergnügen beschäftigt - dem
intellektuellen,  sinnlichen  oder  kulturellen  Vergnügen,  dem  Vergnügen  des  Reformierens  oder
anderen zu sagen, was sie tun sollen; damit, die Übel der Gesellschaft abzumildern, Gutes zu tun,
oder  dem  Vergnügen  größeren  Wissens,  größerer  körperlicher  Befriedigung,  größerer  Erfahrung,
größerem Verstehen des Lebens, all den schlauen, raffinierten Dingen des Geistes. Und das höchste
Vergnügen ist natürlich Gott.
Vergnügen ist die Struktur der Gesellschaft. Von Kindheit an bis zum Tod jagen wir insgeheim,
verstohlen oder unverhohlen dem Vergnügen nach. Was immer auch unsere Form des Vergnügens
ist, ich denke, wir sollten uns sehr klar darüber sein, denn es wird unser Leben leiten und gestalten.
Es ist daher wichtig für jeden von uns, diese Frage des Vergnügens genau, vorsichtig und behutsam
zu  untersuchen.  Denn  Vergnügen  zu  finden  und  es  dann  zu  nähren  und  zu  erhalten  ist  eine
Grundforderung des Lebens, und ohne Vergnügen wird unser Dasein langweilig, dumm, einsam und
sinnlos.
Sie fragen vielleicht, warum sollte unser Leben nicht vom Vergnügen geleitet werden? Aus dem
ganz einfachen Grund, weil Vergnügen Schmerz, Enttäuschung, Leid und Angst mit sich bringt, und
aus Angst entsteht Gewalt. Wenn Sie auf diese Weise leben wollen, dann leben Sie so. Die meisten
Menschen auf der Welt tun das sowieso, aber wenn Sie frei von Leid sein wollen, dann müssen Sie
die ganze Struktur des Vergnügens verstehen.
Das Vergnügen zu verstehen heißt nicht, es abzulehnen. Wir verurteilen es nicht oder sagen, es ist
richtig oder falsch, aber wenn wir ihm nachjagen, dann lassen Sie es uns mit offenen Augen tun, in
dem  Wissen,  daß  ein  Geist,  der  immer  nur  Vergnügen sucht, unvermeidlich dessen Schatten, den
Schmerz  finden  muß.  Sie  sind  nicht  voneinander  zu  trennen,  auch  wenn  wir  dem  Vergnügen
nachlaufen und den Schmerz zu meiden suchen.
Warum also verlangt es den Geist ständig nach Vergnügen? Warum tun wir gute und ungute Dinge
mit dem Hintergedanken an unser Vergnügen? Warum opfern und leiden wir auf der schmalen Spur
des Vergnügens? Was ist Vergnügen, und wie entsteht es? Ob wohl irgend jemand von Ihnen sich
diese Fragen gestellt hat und den Antworten ganz bis zum Ende nachgegangen ist? Das  Vergnügen  kommt  in  vier  Stufen  -  Wahrnehmung,  Empfindung,  Berührung  und  Begierde.
Sagen  wir,  ich  sehe  ein  schönes  Auto;  dann  habe  ich  bei  seinem  Anblick  eine  Empfindung,  eine
Reaktion; dann berühre ich es oder stelle mir vor, es zu berühren; und dann kommt die Begierde, es
zu besitzen und mich darin bewundern zu lassen. Oder ich sehe eine bezaubernde Wolke oder einen
Berg,  der  sich  klar  vor  dem  Himmel  abzeichnet,  oder  ein  Blatt,  das  im  Frühling  neu
hervorgekommen  ist,  oder  ein  tiefes  Tal  voller  Lieblichkeit  und  Pracht,  oder  einen  herrlichen
Sonnenuntergang,  oder  ein  schönes  Gesicht,  intelligent,  lebendig,  das  nicht  selbstbewußt  und
deswegen nicht mehr schön ist. Ich betrachte alle diese Dinge mit intensiver Freude, und während ich
sie beobachte, ist kein Beobachter da, sondern nur reine Schönheit, wie Liebe. Für einen Augenblick
bin ich mit all meinen Problemen, Sorgen, Leiden nicht vorhanden - da ist nur dieses wunderbare
Ding. Ich kann es voller Freude anschauen und es im nächsten Augenblick vergessen. Kommt aber
der Verstand dazwischen, dann fängt das Problem an. Mein Verstand denkt über das nach, was er
gesehen hat, und denkt, wie schön es war; und dann sage ich mir, ich würde es gerne viele Male
wiedersehen. Das Denken beginnt zu vergleichen, zu urteilen und zu sagen: » Ich muß das morgen
wieder haben.« Die Kontinuität einer Erfahrung, die mich für die Dauer einer Sekunde entzückt hat,
wird vom Denken genährt.

So verhält es sich auch mit der sexuellen Begierde oder jeder anderen Form von Begierde. Gegen
Begierde  ist  nichts  einzuwenden.  Zu  reagieren  ist  vollkommen  normal.  Wenn  Sie  mich  mit  einer
Nadel stechen, dann werde ich reagieren, es sei denn, ich bin gelähmt. Aber dann kommt das Denken
hinzu und brütet über die Freude und verwandelt sie in Vergnügen. Das Denken will die Erfahrung
wiederholen, und je mehr Sie sie wiederholen, um so mechanischer wird sie; je mehr Sie darüber
nachdenken, um so mehr Stärke gibt das Denken dem Vergnügen. Auf diese Weise erschafft und
stärkt das Denken das Vergnügen durch die Begierde und verleiht ihm Dauer, und damit wird die
natürliche  Antwort  der  Begierde  auf  alles  Schöne  durch  das  Denken  verdorben.  Das  Denken
verwandelt es in eine Erinnerung, und dann wird die Erinnerung genährt, indem man immer wieder
darüber nachdenkt.
 
Natürlich hat die Erinnerung auf einer gewissen Ebene ihren Platz. Im täglichen Leben könnten
wir ohne sie überhaupt nicht funktionieren. In ihrem eigenen Bereich muß sie etwas leisten, doch
gibt es einen Geisteszustand, in dem sie sehr wenig Platz hat. Ein Geist, der nicht von der Erinnerung
verkrüppelt ist, hat wahre Freiheit.
Haben  Sie  jemals  bemerkt,  daß  sehr  wenig  Erinnerung  im  Spiel  ist,  wenn  Sie  auf  etwas  total
reagieren, mit Ihrem ganzen Herzen? Nur wenn Sie auf eine Herausforderung nicht mit Ihrem ganzen
Sein reagieren, gibt es einen Konflikt, einen Kampf, und das bringt Verwirrung und Vergnügen oder
Schmerz.  Und  der  Kampf  beschwört  Erinnerung  herauf.  Dieser  Erinnerung  wird  ständig  etwas
hinzugefügt, und diese Erinnerungen sind es, die reagieren. Alles, was das Ergebnis der Erinnerung
ist, ist alt, und deshalb niemals frei. Es gibt keine Freiheit des Denkens. Das ist der reine Unsinn.
Das Denken ist niemals neu, denn das Denken ist die Antwort der Erinnerung, der Erfahrung und
des Wissens. Weil das Denken alt ist, macht es dieses Ding, das Sie mit Entzücken angeschaut haben
und für das Sie in jenem Augenblick starke Gefühle hatten, alt. An dem Alten finden Sie Vergnügen,
niemals an dem Neuen. Im Neuen spielt der Zeitfaktor keine Rolle.
Wenn  Sie  alle  diese  Dinge  betrachten  können,  ohne  dem  Vergnügen  zu  erlauben,  sich
einzuschleichen - ein Gesicht, einen Vogel, die Farbe eines Sari, die Schönheit einer Wasserfläche,
die in der Sonne schimmert, oder irgend etwas, das Sie entzückt -, wenn Sie das anschauen können,
ohne zu wünschen, daß sich diese Erfahrung wiederholt, dann werden Sie  keinen  Schmerz, keine
Angst verspüren, und daher eine unglaubliche Freude.
Es ist dieser Kampf, das Vergnügen zu wiederholen und zu verlängern, der es in Schmerz verkehrt.
Beobachten  Sie  sich  selbst!  Das  bloße  Verlangen  nach  der  Wiederholung  des  Vergnügens  ruft
Schmerz  hervor,  denn  es  ist  nicht  mehr  das  gleiche  wie  gestern.  Sie  bemühen  sich,  das  gleiche
Entzücken wiederzuerleben, nicht nur für Ihren Schönheitssinn, sondern um die gleiche innere Er-
lebnisqualität zu erreichen, und Sie sind verletzt und enttäuscht, weil es sich Ihnen verweigert.
Haben  Sie  beobachtet,  was  in  Ihnen  vorgeht,  wenn  Ihnen  ein  kleines  Vergnügen  vorenthalten
wird? Wenn Sie nicht bekommen, was Sie sich wünschen, werden Sie unruhig, neidisch, haßerfüllt.
Haben  Sie  bemerkt,  welche  Kämpfe  Sie  durchmachen,  wenn  das  Vergnügen  des  Trinkens  oder
Rauchens oder des Sex oder was auch immer Ihnen vorenthalten wird? Das alles ist eine Form von Angst, nicht wahr? Sie haben Angst, nicht zu bekommen, was Sie sich wünschen, oder zu verlieren,
was  Sie  haben.  Wenn  ein  besonderer  Glaube  oder  eine Ideologie, der Sie seit  Jahren  angehangen
haben, erschüttert oder Ihnen entrissen wird, durch die Logik oder das Leben, haben Sie da nicht
Angst,  allein  dazustehen?  Dieser  Glaube  hat  Ihnen  jahrelang  Befriedigung  und  Vergnügen
verschafft, und wenn er Ihnen genommen wird, dann sind Sie gescheitert, leer, und die Angst bleibt
so lange, bis Sie eine andere Form des Vergnügens, einen anderen Glauben finden.
Es erscheint mir so einfach, und weil es so einfach ist, weigern wir uns, diese Einfachheit zu sehen.
Wir machen gern alles kompliziert. Wenn Ihre Frau sich von Ihnen abwendet, sind Sie dann nicht
eifersüchtig? Sind Sie nicht zornig? Hassen Sie nicht den Mann, zu dem sie sich hingezogen fühlt?
Und was ist das alles anderes als Angst, etwas zu verlieren, das Ihnen viel Vergnügen bereitet hat,
eine Zweisamkeit, eine gewisse Sicherheit und die Befriedigung des Besitzes?
Wenn Sie also verstehen, daß die Suche nach Vergnügen Schmerz zur Folge hat, dann leben Sie
so,  wenn  Sie  wollen,  aber  rutschen  Sie  nicht  einfach  hinein.  Wenn  Sie  jedoch  das  Vergnügen
beenden  und  damit  den  Schmerz  beenden  wollen,  dann  müssen  Sie  der  gesamten  Struktur  des
Vergnügens  Ihre  volle  Aufmerksamkeit  widmen  und  es  nicht  ausmerzen,  wie  es  die  Mönche  und
Sanyasis tun, die nie eine Frau ansehen, weil Sie es für eine Sünde halten, denn damit zerstören Sie
die  Vitalität  Ihres  Verstehens.  Doch  wenn  Sie  den  Sinn  und  die  Bedeutung  des  Vergnügens
erkennen,  werden  Sie  eine  unglaubliche  Freude  am  Leben  haben.  Sie  können  nicht  an  Freude
denken. Freude ist etwas Unmittelbares, und wenn Sie über sie nachdenken, dann verkehren Sie sie
in Vergnügen. In der Gegenwart zu leben ist die augenblickliche Wahrnehmung der Schönheit und
die große Freude an ihr, ohne daß Sie ein Vergnügen darin suchen. Angst, Vergnügen, Leid, Denken
und Gewalt stehen alle in Beziehung zueinander. Die meisten von uns haben Vergnügen an Gewalt,
daran,  jemanden  nicht  zu  mögen,  eine  bestimmte  Rasse  oder  Menschengrupppe  zu  hassen,
feindselige Gefühle gegen andere zu hegen. Aber in einem Geisteszustand, in dem alle Gewalt zu
Ende gegangen ist, ist eine Freude, die ganz verschieden ist von dem Vergnügen an der Gewalt mit
ihren Konflikten, Haßgefühlen und Ängsten.
Können wir bis zur eigentlichen Wurzel der Gewalt vordringen und frei von ihr sein? Andernfalls
werden wir ewig im Kampf miteinander liegen. Wenn Sie so leben wollen - und anscheinend wollen
das die meisten Menschen -, dann machen Sie nur weiter so; wenn Sie sagen: »Nun, es tut mir leid,
aber Gewalt kann niemals aufhören«, dann haben Sie und ich keine Möglichkeit der Verständigung,
Sie haben sich den Weg versperrt. Doch wenn Sie sagen, es könnte eine andere Art zu leben geben,
dann werden wir uns verständigen können.
Lassen Sie uns nun gemeinsam überlegen, diejenigen unter uns, die sich verständigen können, ob
es überhaupt möglich ist, jede Form der Gewalt in uns selbst total zu beenden und doch in dieser
ungeheuer brutalen Welt zu leben. Ich denke, es ist möglich. Ich will keine Spur des Hasses, der
Eifersucht,  Angst  oder  Furcht  in  mir  haben.  Ich  will  vollkommen  in  Frieden  leben.  Das  bedeutet
nicht, daß ich sterben will. Ich will auf dieser wunderbaren Erde leben, die so voll, so reich, so schön
ist. Ich will die Bäume anschauen, die Blumen, Flüsse, Wiesen, Frauen, die Jungen und Mädchen,
und zugleich in Frieden mit mir selbst und mit der Welt leben. Was kann ich tun?
Wenn wir wissen, wie wir die Gewalt zu betrachten haben, nicht nur äußerlich in der Gesellschaft -
die Kriege, den Aufruhr, die nationalen Feindschaften und Klassenkonflikte -, sondern auch in uns
selbst, dann vielleicht werden wir fähig sein, darüber hinauszugelangen.
Hier  stehen  wir  vor  einem  sehr  komplexen  Problem.  Seit  Jahrhunderten  und  Aberjahrhunderten
war die Menschheit gewalttätig. Die Religionen haben versucht, die Menschen auf der ganzen Welt
zu zähmen, und keine hatte Erfolg damit. Wenn wir also diese Frage erörtern, dann finde ich, muß es
uns zumindest sehr ernst damit sein, denn es wird uns in eine ganz andere Domäne führen. Doch
wenn wir nur zu unserer intellektuellen Unterhaltung mit dem Problem spielen wollen, dann werden
wir nicht sehr weit kommen.
Sie mögen das Gefühl haben, daß es Ihnen sehr ernst mit dem Problem ist, doch solange es so
vielen anderen Leuten auf der Welt nicht ernst damit ist und sie nicht bereit sind, etwas dagegen zu
tun,  was  nützt  es  dann,  überhaupt  etwas  zu  tun?  Mir  ist  es  gleichgültig,  ob  die  anderen  es  ernst
meinen oder nicht. Ich meine es ernst, das genügt. Ich bin nicht meines Bruders Hüter. Ich selbst, als
ein menschliches Wesen, bin sehr interessiert an der Frage der Gewalt, und ich werde zusehen, daß
ich in mir selbst nicht gewalttätig bin. Aber ich kann Ihnen oder irgend jemand anderem nicht sagen:
»Sei  nicht  gewalttätig.«  Das  hat  keinen  Zweck,  es  sei  denn,  Sie  selbst  wollen  es.  Wenn  Sie  also selbst  wirklich  dieses  Problem  der  Gewalt  verstehen  wollen,  dann  lassen  Sie  uns  fortfahren  mit
unserer Reise des gemeinsamen Erforschens.
Ist  dieses  Problem  der  Gewalt  dort  draußen,  oder  ist  es  hier?  Wollen  Sie  das  Problem  in  der
Außenwelt lösen, oder stellen Sie die Frage nach der Gewalt, die in Ihnen selbst ist? Wenn Sie in
sich selbst frei von Gewalt sind, dann lautet die Frage: »Wie kann ich in einer Welt voller Gewalt,
Habsucht,  Gier,  Neid  und  Brutalität  leben?  Werde  ich  nicht  darin  umkommen?««  Das  ist  die  un-
vermeidliche Frage, die ständig gestellt wird. Wenn Sie eine solche Frage stellen, dann habe ich den
Eindruck, daß Sie nicht wirklich friedfertig leben.
Wenn Sie friedfertig leben, dann werden Sie nicht das geringste Problem haben. Sie mögen ins
Gefängnis kommen, weil Sie sich weigern, zum Militär zu gehen, oder erschossen werden, weil Sie
sich  weigern  zu  kämpfen  -  aber  das  ist  kein  Problem,  Sie  werden  eben  erschossen.  Es  ist
außerordentlich wichtig, das zu verstehen.
Wir versuchen die Gewalt als eine Tatsache zu verstehen, nicht als eine Idee, als eine Tatsache, die
im Menschen existiert, und dieser Mensch bin ich selbst. Und um in das Problem einzudringen, muß
ich  vollkommen  zugänglich  und  offen  dafür  sein.  Ich  muß  mich  vor  mir  selbst  entblößen  -  nicht
unbedingt Ihnen gegenüber entblößen, denn das mag Sie nicht interessieren. Ich muß vielmehr in
einem Geisteszustand sein, der verlangt, diese Sache ganz bis zum Ende zu sehen, und an keinem
Punkt aufhören und sagen, ich will nicht weitermachen.
Nun  muß  es  mir  ganz  klar  sein,  daß  ich  ein  gewalttätiges  menschliches  Wesen  bin.  Ich  habe
Gewalt im Zorn erlebt, Gewalt aus Haß, ich habe Feindschaft entfacht, Gewalt aus Eifersucht und so
weiter.  Ich  habe  die  Gewalt  erfahren,  ich  habe  sie  gekannt,  und  ich  sage  zu  mir  selbst:  »Ich  will
dieses ganze Problem verstehen, nicht nur einen Teil davon, der sich in Kriegen auswirkt, sondern
diese Aggression im Menschen, die ebenso in den Tieren steckt und von der ich ein Teil bin.«
Gewalt  ist  nicht  das  Töten  eines  anderen  Menschen.  Gewalt  ist,  wenn  wir  ein  scharfes  Wort
gebrauchen, wenn wir eine Geste machen, um einen Menschen zu verscheuchen, wenn wir aus Angst
gehorchen. Gewalt ist also nicht nur organisiertes Abschlachten im Namen Gottes, im Namen der
Gesellschaft  oder  des  Vaterlandes.  Gewalt  ist  viel  subtiler,  viel  tiefgründiger,  und  wir  wollen  die
ganze Tiefe der Gewalt ergründen.
Wenn  Sie  sich  als  Inder  oder  Muslim  oder  als  Christ  oder  Europäer  oder  irgend  etwas  anderes
bezeichnen, dann sind Sie gewalttätig. Verstehen Sie, warum das gewalttätig ist? Weil Sie sich vom
Rest der Menschheit abspalten. Wenn Sie sich durch Glauben, durch Nationalität, durch Tradition
abspalten,  ruft  das  Gewalt  hervor.  So  gehört  ein  Mann,  der  Gewalt  zu  verstehen  sucht,  nicht  zu
einem  bestimmten  Land,  zu  irgendeiner  Religion,  einer  politischen  Partei  oder  einem  besonderen
System; sein Anliegen ist es, die Menschheit als Ganzes zu verstehen.
Nun  gibt  es  zwei  grundlegende  philosophische  Richtungen  in  bezug  auf  Gewalt:  Die  eine  sagt:
»Gewalttätigkeit  gehört  zur  Natur  des  Menschen«,  und  die  andere  sagt:  »Gewalttätigkeit  ist  das
Resultat  der  Gesellschaft  und  Kultur,  in  der  der  Mensch  lebt.«  Uns  interessiert  nicht,  zu  welcher
Richtung wir gehören, das ist nicht wichtig. Was wichtig ist, ist die Tatsache, daß wir gewalttätig
sind, nicht die Gründe dafür.
Eine  der  häufigsten  Ausdrucksformen  der  Gewalt  ist  der  Zorn.  Wenn  meine  Frau  oder  meine
Schwester angegriffen wird, sage ich, daß ich mit Recht zornig bin; wenn mein Land angegriffen
wird,  meine  Ideen,  meine  Prinzipien,  meine  Lebensweise,  dann  bin  ich  mit  Recht  zornig.  Ich  bin
auch zornig, wenn meine Gewohnheiten oder meine unbedeutenden kleinen Meinungen angegriffen
werden. Wenn Sie mir auf die Zehen treten oder mich beleidigen, dann werde ich zornig, oder wenn
Sie  mit  meiner  Frau  davonlaufen  und  ich  eifersüchtig  werde,  dann  wird  diese  Eifersucht  als
gerechtfertigt  bezeichnet,  weil  die  Frau  mein  Eigentum  ist.  Und  all  dieser  Zorn  ist  moralisch
gerechtfertigt. Und für mein Vaterland zu töten ist ebenfalls gerechtfertigt. Wenn wir also über Zorn
reden,  der  ein  Teil  der  Gewalttätigkeit  ist,  betrachten  wir  dann  den  Zorn  unter  dem  Aspekt  von
gerechtem  oder  ungerechtem  Zorn,  je  nach  unseren  eigenen  Neigungen  und  umweltbedingten
Tendenzen, oder sehen wir nur den Zorn? Gibt es überhaupt einen gerechten Zorn? Oder gibt es nur
Zorn? Es gibt keinen guten Einfluß oder schlechten Einfluß, nur Einfluß, doch wenn Sie von etwas
beeinflußt werden, das mir nicht paßt, dann nenne ich es einen schlechten Einfluß. In dem Moment,
in dem Sie Ihre Familie, Ihr Land beschützen, das Stück bunten Stoff, das Sie Fahne nennen, einen
Glauben, eine Idee, ein Dogma, das Ding, das Sie haben wollen oder behalten wollen, dann zeigt
eben  dieses  Beschützen  den  Zorn.  Können  Sie  also  den  Zorn  ohne  jegliche  Erklärung  oder Rechtfertigung betrachten, ohne zu sagen: »Ich muß mein Hab und Gut beschützen« oder »Ich war
mit Recht zornig« oder » Wie dumm von mir, zornig zu sein«?
Können  Sie  den  Zorn  betrachten,  als  sei  er  etwas,  das  für  sich  allein  steht?  Können  Sie  ihn
vollkommen objektiv betrachten, das heißt, ihn weder verteidigen noch verurteilen? Können Sie das?
Kann ich Sie anschauen, wenn ich Ihnen feindlich gesonnen bin oder wenn ich denke, was für eine
wunderbare Person Sie sind? Ich kann Sie nur sehen, wenn ich Sie mit einer gewissen Anteilnahme
betrachte, in die keines von diesen Dingen einfließt. Kann ich nun den Zorn auf die gleiche Weise
betrachten, was bedeutet, daß ich für das Problem empfänglich bin, ihm keinen Widerstand leiste,
indem  ich  dieses  außerordentliche  Phänomen  betrachte,  ohne  in  irgendeiner  Form  darauf  zu
reagieren?
Es  ist  sehr  schwierig,  den  Zorn  sachlich  zu  betrachten,  denn  er  ist  ein  Teil  von  mir,  doch  ich
versuche es. Hier bin ich, ein gewalttätiges menschliches Wesen, ob ich nun schwarz bin oder braun,
weiß  oder  lila.  Es  interessiert  mich  nicht,  ob  ich  diese  Gewalttätigkeit  geerbt  habe  oder  ob  die
Gesellschaft sie in mir hervorgerufen hat. Alles, was mich interessiert, ist, ob es überhaupt möglich
ist, frei von ihr zu sein. Frei von Gewalttätigkeit zu sein bedeutet mir alles. Es ist mir wichtiger als
Sex, Nahrung, Rang und Stand in der Gesellschaft, denn diese Sache demoralisiert mich. Sie zerstört
mich und zerstört die Welt, und ich will sie verstehen, ich will darüber hinwegkommen. Ich fühle
mich verantwortlich für all den Zorn und die Gewalt in der Welt. Ich fühle mich verantwortlich - das
ist kein Gerede -, und ich sage zu mir selbst: »Ich kann nur etwas tun, wenn ich selbst über den Zorn,
die Gewalt, den Nationalismus hinweggekommen bin.«
Doch um über die Gewalt hinwegzukommen, darf ich sie nicht unterdrücken. Ich darf sie nicht
leugnen, ich darf nicht sagen: »Gut, sie ist ein Teil von mir, und damit fertig, oder: »Ich will sie nicht
haben.« Ich muß sie anschauen, ich muß sie ergründen, ich muß sehr vertraut mit ihr werden, und ich
kann nicht vertraut mit ihr werden, wenn ich sie verurteile oder rechtfertige. Aber wir verurteilen sie;
wir rechtfertigen sie. Deshalb sage ich, hören Sie doch einmal für eine Weile auf, sie zu verurteilen
oder zu rechtfertigen.
Wenn  Sie  also  die  Gewalt  abstellen  wollen,  wenn  Sie  die  Kriege  beenden  wollen,  wieviel
Lebenskraft, wieviel von sich selbst widmen sie dieser Sache? Bedeutet es Ihnen denn nichts, daß
Ihre Kinder getötet werden, daß Ihre Söhne zum Militär kommen und schikaniert und abgeschlachtet
werden? Ist Ihnen das gleichgültig? Mein Gott, wenn Sie das nicht interessiert, was dann? Ihr Geld
zu hüten? Es sich gutgehen  lassen? Drogen nehmen? Sehen Sie nicht, daß diese Gewalt in Ihnen
selbst Ihre Kinder vernichtet? Oder betrachten Sie das nur als etwas Abstraktes?
Nun  gut,  wenn  Sie  interessiert  sind,  dann  geben  Sie  Ihr  ganzes  Herz  und  Ihren  Geist  daran,  es
herauszufinden. Legen Sie nicht die Hände in den Schoß und sagen: »Na ja, erzählen Sie uns alles
darüber.«  Ich  betone,  daß  Sie  den  Zorn  und  die  Gewalt  nicht  mit  Augen  betrachten  dürfen,  die
verurteilen oder rechtfertigen, und daß Sie, wenn diese Gewalttätigkeit für Sie kein brennendes Pro-
blem  ist,  diese  beiden  Dinge  nicht  einfach  beiseite  schieben  können.  Sie  müssen  also  als  erstes
lernen.  Sie  müssen  lernen,  wie  Sie  den  Zorn  anschauen,  wie  Sie  Ihren  Ehemann  anschauen,  Ihre
Frau, Ihre Kinder. Sie müssen die Politiker anhören, Sie müssen lernen, warum Sie nicht objektiv
sind,  warum  Sie  verurteilen  oder  rechtfertigen.  Sie  müssen  lernen,  daß  Sie  verurteilen  oder
rechtfertigen,  weil  das  zu  der  Struktur  der  Gesellschaft  gehört,  in  der  Sie  leben,  zu  Ihrer
Konditionierung als Deutscher oder als Inder oder als Schwarzer oder als Weißer oder als was auch
immer Sie zufällig geboren sind, mit all der Abstumpfung des Geistes, die diese Konditionierung zur
Folge hat. Um etwas Fundamentales zu lernen, zu entdecken, müssen Sie die Fähigkeit haben, in die
Tiefe  zu  gehen.  Wenn  Sie  ein  stumpfes  Instrument  haben,  und  das  ist  Ihr  Geist  -  der  Geist,  der
stumpf gemacht worden ist durch all das Rechtfertigen und Verurteilen -, dann können Sie damit
nicht tief eindringen. Sie können nur tief eindringen, wenn Ihr Geist scharf wie eine Nadel und stark
wie ein Diamant ist. Es nützt nichts, die Hände in den Schoß zu legen und zu fragen: »Wie kann ich
einen solchen Geist bekommen?« Sie müssen ihn haben wollen, so wie Sie Ihre nächste Mahlzeit
haben  wollen,  und  um  ihn  zu  haben,  müssen  Sie  das  sehen,  was  Ihren  Geist  stumpf  und  dumm
macht. Es ist dieses Gefühl der Unverwundbarkeit, das Mauern um sich herum gebaut hat und das
ein Teil dieses Verurteilens und Rechtfertigens ist. Wenn der Geist das loswerden kann, dann können
Sie  schauen,  prüfen,  hindurchdringen  und  vielleicht  einen  Zustand  erreichen,  der  sich  des  ganzen
Problems vollkommen bewußt ist. Lassen Sie uns also auf die zentrale Frage zurückkommen: Ist es möglich, die Gewalttätigkeit in
uns  selbst  auszulöschen?  Es  ist  eine  Form  von  Gewalttätigkeit,  zu  sagen:  »Du  hast  dich  nicht
verändert - warum nicht?« Ich tue das nicht. Mir liegt nicht das geringste daran, Sie von irgend etwas
zu überzeugen. Es ist Ihr Leben, nicht mein Leben. Wie Sie leben, das ist Ihre eigene Angelegenheit.
Ich frage, ob es einem Menschen möglich ist, der psychisch in irgendeiner Gesellschaft verwurzelt
ist,  sich  innerlich  von  Gewalttätigkeit  zu  reinigen.  Wenn  das  möglich  ist,  dann  wird  allein  dieser
Prozeß eine andere Lebensweise in dieser Welt bewirken.
Die  meisten  von  uns  haben  Gewalttätigkeit  als  eine  Lebensweise  akzeptiert.  Zwei  schreckliche
Kriege haben uns nichts gelehrt, außer mehr und mehr Schranken zwischen den Menschen, zwischen
Ihnen und mir aufzurichten. Doch wie können jene von uns, die sich von der Gewalttätigkeit befreien
wollen, das schaffen? Ich glaube nicht, daß man irgend etwas durch Analyse erreichen kann, weder
Sie selbst noch ein berufsmäßiger Analytiker. Vielleicht sind wir fähig, uns ein wenig zu ändern, ein
wenig  ruhiger  zu  leben,  ein  wenig  liebevoller,  doch  das  allein  wird  keine  totale  Wahrnehmung
herbeiführen.  Doch  ich  muß  analysieren  können,  weil  mein  Geist  in  dem  analytischen  Prozeß
außerordentlich  geschärft  wird,  und  mit  Hilfe  dieser  Schärfe,  dieser  Aufmerksamkeit  und
Ernsthaftigkeit kann  sich  die  totale Wahrnehmung einstellen. Wir haben nicht die Augen, die das
Ganze  auf  einen  Blick  sehen  können.  Diese  Klarheit  des  Auges  ist  nur  möglich,  wenn  man  die
Details sehen kann, und dann kann man den Sprung tun. Einige von uns haben sich, um sich von der
Gewalttätigkeit  zu  befreien,  eine  Vorstellung,  ein  Ideal  gebildet,  die  sogenannte  Gewaltlosigkeit.
Und wir denken, wenn wir ein Ideal des Gegenteils von Gewalttätigkeit haben, die Gewaltlosigkeit,
dann können wir uns von der Tatsache, von dem Wirklichen befreien - aber wir können es nicht. Wir
haben  unzählige  Ideale  gehabt,  all  die  heiligen  Bücher  sind  voll  von  ihnen,  doch  wir  sind  immer
noch gewalttätig. Warum also befassen wir uns nicht mit der Gewalt selbst und vergessen das Wort
ganz und gar?
Wenn Sie das Wirkliche verstehen wollen, müssen Sie ihm Ihre ganze Aufmerksamkeit, Ihre ganze
Energie  widmen.  Diese  Aufmerksamkeit  und  Energie  sind  abgelenkt,  wenn  Sie  eine  eingebildete
ideale  Welt  erschaffen.  Können  Sie  das  Ideal  gänzlich  verbannen?  Der  Mensch,  dem  es  wirklich
ernst ist mit dem Wunsch herauszufinden, was Wahrheit ist, was Liebe ist, der hat überhaupt keine
Vorstellung. Er lebt nur in dem, was ist.
Um die Tatsache Ihres eigenen Zorns zu untersuchen, müssen Sie kein Urteil über ihn fällen, denn
in dem Augenblick, indem Sie sich sein Gegenteil vorstellen, verurteilen Sie ihn, und dann können
Sie ihn nicht so sehen, wie er ist. Wenn Sie sagen, Sie können jemanden nicht leiden oder hassen ihn,
dann ist das eine Tatsache, obwohl es schrecklich klingt. Wenn Sie sie anschauen, vollkommen in sie
eindringen, dann vergeht sie. Wenn Sie aber sagen: »Ich darf nicht hassen; ich muß Liebe in meinem
Herzen  haben«,  dann  leben  Sie  in  einer  heuchlerischen  Welt  mit  doppelter  Moral.  Vollkommen,
völlig im Augenblick zu leben, heißt mit dem, was ist, zu leben, dem Wirklichen, ohne irgendein
Gefühl der Verurteilung oder Rechtfertigung. Dann verstehen Sie es so vollkommen, daß Sie damit
fertig sind. Wenn Sie klar sehen, dann ist das Problem gelöst.
Aber können Sie das Gesicht der Gewalt deutlich sehen - das Gesicht der Gewalt, nicht nur in der
Außenwelt, sondern in sich selbst? Das würde bedeuten, daß Sie total frei von Gewalttätigkeit wären,
weil Sie die Ideologie nicht entstehen ließen, durch die Sie von ihr frei werden wollen. Dies erfordert
sehr  tiefe  Meditation,  nicht  nur  eine  verbale  Zustimmung  oder  Ablehnung.  Sie  haben  jetzt  eine
Menge  Erklärungen  gelesen,  aber  haben  Sie  wirklich  verstanden?  Ihr  konditionierter  Geist,  Ihre
Lebensweise, die ganze Struktur der Gesellschaft, in der Sie leben, hindern Sie daran, eine Tatsache
anzuschauen und sofort völlig frei von ihr zu sein. Sie sagen: »Ich werde darüber nachdenken; ich
werde überlegen, ob es möglich ist, frei von Gewalttätigkeit zu sein oder nicht. Ich werde versuchen,
frei zu sein.« Das ist eine der fürchterlichsten Aussagen, die Sie machen können: »Ich werde es ver-
suchen.« Es gibt kein Versuchen, kein Ihr Bestes-Tun. Entweder Sie tun es, oder Sie tun es nicht. Sie
lassen die Zeit verstreichen, während das Haus brennt. Das Haus brennt als eine Folge der Gewalt
überall  auf  der  Welt  und  in  Ihnen  selbst,  und  Sie  sagen:  »Lassen  Sie  mich  darüber  nachdenken.
Welche  Ideologie  ist  die  beste,  um  das  Feuer  zu  löschen?«  Wenn  das  Haus  in  Flammen  steht,
diskutieren Sie dann über die Haarfarbe des Mannes, der das Wasser holt?
 
 Keine Qualen der Unterdrückung, keine brutale Disziplin des Sich-Anpassens an ein Muster haben je
zur Wahrheit geführt. Um die Wahrheit zu finden, muß der Geist vollkommen frei sein, ohne eine
Spur von Verzerrung.
Doch fragen wir uns zuerst einmal selbst, ob wir wirklich frei sein wollen.
Wenn wir über Freiheit sprechen, meinen wir damit die vollkommene Freiheit oder die Freiheit
von irgendeiner unbequemen oder unangenehmen oder unerwünschten Sache? Wir wären gern frei
von schmerzlichen und häßlichen Erinnerungen und unglücklichen Erfahrungen, wollen aber unsere
angenehmen,  befriedigenden  Ideologien,  Formeln  und  Beziehungen  behalten.  Doch  das  eine  ohne
das andere zu behalten ist unmöglich; denn, wie wir gesehen haben, ist das Vergnügen vom Schmerz
nicht zu trennen.
So liegt es denn bei uns, zu entscheiden, ob wir vollkommen frei sein wollen oder nicht. Wenn wir
sagen, wir wollen es, dann müssen wir das Wesen und die Struktur der Freiheit verstehen.
Ist es Freiheit, wenn Sie frei von etwas sind - frei von Schmerz, frei von einer bestimmten Angst?
Oder ist die Freiheit selbst etwas vollkommen anderes? Sie können etwa frei von Eifersucht sein,
doch ist diese Freiheit nicht eine Reaktion und deshalb überhaupt keine Freiheit? Sie können ganz
leicht frei von einem Dogma werden, indem Sie es analysieren, indem Sie es verwerfen, doch das
Motiv für diese Freiheit vom Dogma ruft seine eigene Reaktion hervor; denn der Wunsch, von einem
Dogma frei zu sein, kann bedeuten, daß es nicht mehr in Mode oder unbequem ist. Oder Sie können
frei von Nationalismus sein, weil Sie an Internationalismus glauben oder weil Sie finden, daß es wirt-
schaftlich nicht mehr notwendig ist, sich an dieses törichte nationalistische Dogma mit seiner Fahne
und all dem Unsinn zu klammern. Sie können das mühelos ablegen. Oder Sie wenden
 
sich  gegen  einen  spirituellen  oder  politischen  Führer,  der  Ihnen  Freiheit  als  ein  Ergebnis  von
Disziplin  oder  Revolte  versprochen  hat.  Aber  hat  ein  solcher  Rationalismus,  eine  solche  logische
Folgerung irgend etwas mit Freiheit zu tun?
Wenn Sie sagen, Sie sind frei von etwas, dann ist das eine Reaktion, die wiederum eine andere
Reaktion hervorruft, die wieder eine andere Anpassung, eine andere Form der Herrschaft zur Folge
hat. Auf diese Weise können Sie eine Kette von Reaktionen haben und jede Reaktion als Freiheit
akzeptieren. Doch das ist keine Freiheit; es ist nur das Fortdauern einer modifizierten Vergangenheit,
an die der Geist sich klammert.
Die Jugend von heute ist wie jede Jugend in Revolte gegen die Gesellschaft, und das ist an sich
etwas Gutes. Doch Revolte ist nicht Freiheit, denn wenn Sie revoltieren, dann ist das eine Reaktion.
Diese  Reaktion  entwickelt  ihr  eigenes  Muster,  und  Sie  werden  in  diesem  Muster  gefangen.  Sie
denken, es sei etwas Neues. Das ist es aber nicht; es ist das Alte in einer anderen Form. Jede soziale
oder  politische  Revolte  wird  sich  zwangsläufig  in  die  gute  alte  spießbürgerliche  Mentalität
zurückverwandeln.
Freiheit  entsteht  nur,  wenn  Sie  sehen  und  handeln,  niemals  durch  Revolte.  Das  Sehen  ist  das
Handeln, und ein solches Handeln erfolgt so augenblicklich, als sähen Sie eine Gefahr. Dann gibt es
kein Nachdenken, keine Diskussion und kein Zögern. Die Gefahr selbst erzwingt das Handeln, und
deshalb ist das Sehen zugleich Handeln und Freisein.
Freiheit ist ein Geisteszustand - nicht Freiheit von etwas, sondern ein Bewußtsein der Freiheit, eine
Freiheit, alles anzuzweifeln und zu hinterfragen. Daher ist sie so intensiv, so aktiv und kraftvoll, daß
sie  jede  Form  der  Abhängigkeit,  Versklavung,  Konformität  und  Akzeptanz  von  sich  wirft.  Eine
solche  Freiheit  bedeutet,  vollkommen  allein  zu  sein.  Doch  kann  der  Geist,  der  in  einer  Kultur
erzogen  wurde,  die  so  abhängig  von  der  Umwelt  und  ihren  eigenen  Tendenzen  ist,  jemals  jene
Freiheit finden, die vollkommenes Alleinsein ist, ohne Führung, ohne Tradition und ohne Autorität?
Dieses  Alleinsein  ist  ein  innerer  Zustand  des  Geistes,  der  von  Anregungen  oder  Wissen
unabhängig ist, und nicht das Ergebnis irgendeiner Erfahrung oder logischen Folgerung. Die meisten
von uns sind innerlich nie allein. Es besteht ein Unterschied zwischen der Isolation, die sich selbst
von der Umwelt abschneidet,  und  dem  Alleinsein,  der  Einsamkeit.  Wir alle wissen, was es  heißt,
isoliert zu sein, sich mit einem Schutzwall zu umgeben, um nie verletzt zu werden, nie verwundbar
zu sein, oder auch um eine Distanziertheit zu kultivieren, die eine andere Form der Qual ist, oder in
dem verträumten Elfenbeinturm einer Ideologie zu leben. Alleinsein ist etwas ganz anderes.
Sie sind nie allein, weil Sie von all den Erinnerungen erfüllt sind, all der Konditionierung, all dem
Raunen von gestern, Ihr Geist ist niemals frei von dem ganzen Müll, den er angesammelt hat. Um allein  zu  sein,  müssen  Sie  der  Vergangenheit  sterben.  Wenn  man  allein  ist,  ganz  allein,  nicht  zu
irgendeiner  Familie,  irgendeiner  Nation,  irgendeiner  Kultur,  irgendeinem  besonderen  Kontinent
gehört,  dann  hat  man  das  Gefühl,  ein  Außenseiter  zu  sein.  Der  Mensch,  der  auf  diese  Art
vollkommen allein ist, ist unschuldig, und es ist diese Unschuld, die den Geist von Leid befreit.
Wir schleppen mit uns die Last von dem, was Tausende von Leuten gesagt haben, und die Last der
Erinnerung an all unsere Mißgeschicke. Das alles vollkommen hinter sich zu lassen bedeutet, allein
zu sein. Der Geist, der allein ist, ist nicht nur unschuldig, sondern jung - nicht im Sinne von Zeit oder
Alter, sondern jung, unschuldig, lebendig in jedem Alter. Und nur ein solcher Geist kann das sehen,
was Wahrheit ist, und das, was Worte nicht ermessen können.
In dieser Einsamkeit werden Sie zu verstehen beginnen, daß Sie mit sich selbst leben müssen, so
wie Sie sind, nicht wie Sie glauben, sein zu sollen, oder wie Sie gewesen sind. Versuchen Sie, sich
selbst anzuschauen, ohne ein Zittern, ohne irgendeine falsche Bescheidenheit, Angst, Rechtfertigung
oder Verurteilung - nur mit sich selbst zu leben, so wie Sie wirklich sind. Nur wenn Sie mit etwas
vertraut  leben,  beginnen  Sie  es  zu  verstehen.  Doch  in  dem  Augenblick,  in  dem  Sie  sich  daran
gewöhnen - an Ihre eigene Angst oder Ihren Neid oder was es auch ist -, leben Sie nicht mehr damit.
Wenn Sie an einem Fluß leben, dann hören Sie nach einigen Tagen das Rauschen des Wassers nicht
mehr. Wenn Sie ein Bild im Zimmer hängen haben, das Sie jeden Tag sehen, dann vergessen Sie es
nach einer Woche. So ist es auch mit den Bergen, den Tälern, den Bäumen und ebenso mit Ihrer
Familie, Ihrem Ehemann, Ihrer Frau. Aber um mit etwas wie Eifersucht, Neid oder Sorge zu leben,
dürfen Sie sich nie daran gewöhnen, es nie akzeptieren. Sie müssen sich darum kümmern, wie Sie
sich um einen neu gepflanzten Baum kümmern würden, ihn vor der Sonne schützen, vor dem Sturm.
Sie müssen sich darum kümmern, es nicht verurteilen oder rechtfertigen. Deshalb beginnen Sie es zu
lieben. Wenn Sie sich um es kümmern, beginnen Sie es zu lieben. Nicht, daß Sie es lieben, neidisch
oder  besorgt  zu  sein,  wie  so  viele  Leute  es  tun.  Sie  kümmern  sich  vielmehr  darum,  indem  sie  es
beobachten.
Können Sie - können Sie und ich - mit dem leben, was wir wirklich sind - wir, die wir uns als
abgestumpft, neidisch, furchtsam kennen, die wir glauben, ungeheuer liebevoll zu sein, obwohl wir
es nicht sind, die wir leicht beleidigt, leicht geschmeichelt und gelangweilt sind? Können wir mit all
dem  leben  und  es  weder  akzeptieren  noch  ablehnen,  sondern  es  nur  beobachten,  ohne  trübsinnig,
deprimiert oder übermütig zu werden?
Nun wollen wir uns noch eine weitere Frage stellen. Ist diese Freiheit, dieses Alleinsein, dieses
In-Berührung-Kommen  mit  der  ganzen Struktur  dessen, was  wir  innerlich sind, in der Zeit zu er-
reichen? Das heißt, ist Freiheit durch einen allmählichen Prozeß zu erreichen? Offensichtlich nicht,
denn sobald Sie die Zeit ins Spiel bringen, versklaven Sie sich mehr und mehr. Sie können nicht
allmählich frei werden. Das ist keine Frage der Zeit.
Die nächste Frage ist: Können Sie sich dieser Freiheit bewußt werden?
Wenn Sie sagen: »Ich bin frei«, dann sind Sie nicht frei. Es ist, wie wenn ein Mensch sagt: »Ich
bin glücklich.« In dem Augenblick, wenn er sagt: »Ich bin glücklich«, lebt er in einer Erinnerung an
etwas,  das  vorbei  ist.  Freiheit  kann  nur  ganz  natürlich  kommen,  nicht  durch  Wünschen,  Wollen,
Ersehnen. Sie werden sie auch nicht finden, indem Sie sich ein Bild von dem machen, wofür Sie sie
halten. Um sie zu entdecken, muß der Geist lernen, das Leben zu betrachten, das eine unendliche
Bewegung ist, ohne die Fessel der Zeit, denn Freiheit liegt jenseits der Reichweite des Bewußtseins.
Das Verlangen, in einer Beziehung sicher zu sein, bringt unvermeidlich Kummer und Angst. Dieses
Suchen nach Sicherheit fordert die Unsicherheit heraus. Haben Sie jemals Sicherheit in irgendeiner
Ihrer Beziehungen gefunden? Haben Sie das? Die meisten von uns wollen die Sicherheit, zu lieben
und geliebt zu werden, aber ist das Liebe, wenn jeder von uns seine eigene Sicherheit sucht, seinen
eigenen besonderen Weg? Wir werden nicht geliebt, weil wir nicht wissen, wie man liebt.
Was ist Liebe? Das Wort ist so belastet und verdorben, daß ich es kaum gebrauchen möchte. Jeder
spricht von Liebe -jede Zeitschrift und Zeitung und jeder Missionar spricht unaufhörlich von Liebe.
Ich liebe mein Land, ich liebe meinen König, ich liebe irgendein Buch, ich liebe diesen Berg, ich
liebe das Vergnügen, ich liebe meine Frau, ich liebe Gott. Ist Liebe eine Idee? Wenn sie das ist, dann
kann sie kultiviert werden, genährt, geschätzt, herumgestoßen, auf jede Art verdreht werden, wie es
Ihnen  gefällt.  Wenn  Sie  sagen,  Sie  lieben  Gott  -  was  bedeutet  das?  Es  bedeutet,  Sie  lieben  eine
Projektion Ihrer eigenen Einbildung, eine Projektion Ihrer selbst, in gewisse Formen der Achtbarkeit gekleidet,  je  nachdem,  was  Sie  für  edel  und  heilig  halten.  Zu  sagen:  »Ich  liebe  Gott«  ist  also
absoluter Unsinn. Wenn Sie Gott anbeten, dann beten Sie sich selbst an - und das ist nicht Liebe.
Weil wir dieses menschliche Rätsel, das wir Liebe nennen, nicht lösen können, flüchten wir uns in
Abstraktionen. Liebe könnte die endgültige Lösung aller menschlichen Schwierigkeiten, Probleme
und Mühsal sein. Wie finden wir aber heraus, was Liebe ist? Indem wir sie lediglich definieren? Die
Kirche hat sie auf die eine Weise definiert, die Gesellschaft auf eine andere, und davon gibt es alle
möglichen  Abweichungen  und  Verdrehungen.  Jemanden  bewundern,  mit  jemandem  schlafen,  der
Austausch der Gefühle, das Beisammensein - ist es das,  was  wir unter Liebe verstehen? Das war
immer die Norm, das Muster, und es ist so ungeheuer persönlich, sinnlich und eng geworden, daß die
Religionen erklärt haben, Liebe sei viel mehr als das. Sie sehen, daß in dem, was sie die menschliche
Liebe  nennen,  Vergnügen,  Wettbewerb  und  Eifersucht  enthalten  sind,  der  Wunsch  zu  besitzen,
festzuhalten, zu kontrollieren und sich in das Denken des anderen einzumischen. Und in dem Wissen
darum,  wie  kompliziert  das  alles  ist,  behaupten  sie,  es  müsse  eine  andere  Art  von  Liebe  geben:
göttlich, schön, unberührt, unverdorben.
Überall  auf  der  Welt  haben  sogenannte  Heilige  behauptet,  es  sei  absolut  schlecht,  eine  Frau
anzusehen. Sie sagen, sie können Gott nicht nahekommen, wenn sie dem Geschlechtstrieb nachge-
ben.  Deshalb  weisen  sie  ihn  von  sich,  obwohl  sie  von  ihm  verzehrt  werden.  Aber  weil  sie  den
Geschlechtstrieb ablehnen, stechen sie sich die Augen aus und schneiden sich die Zunge ab, denn sie
leugnen die ganze Schönheit der Erde. Sie haben ihren Verstand und ihr Gefühl ausgehungert; sie
sind verdorrte menschliche Wesen. Sie haben die Schönheit verbannt, weil Schönheit mit Frauen in
Verbindung gebracht wird.
Kann man die Liebe in heilig und profan trennen, in menschliche und göttliche Liebe, oder gibt es
nur Liebe? Gilt die Liebe dem einen und nicht den vielen? Wenn ich sage: »Ich liebe dich«, schließt
das  die  Liebe  zu  den  anderen  aus?  Ist  Liebe  persönlich  oder  unpersönlich?  Moralisch  oder
unmoralisch? Gilt sie der Familie oder nicht der Familie? Wenn Sie die Menschheit lieben, können
Sie  dann  den  einzelnen  lieben?  Ist  Liebe  Sentimentalität?  Ist  Liebe  Gefühl?  Ist  Liebe  Lust  und
Verlangen? Alle diese Fragen zeigen, daß wir Ideen über die Liebe haben, Ideen darüber, was sie
sein oder nicht sein sollte, ein Muster oder ein Code, entwickelt in der Kultur, in der wir leben.
Um also auf die Frage, was Liebe ist, einzugehen, müssen wir sie zuerst von der Verkrustung von
Jahrhunderten befreien und alle Ideale und Ideologien über das, was sie sein sollte oder nicht sein
sollte,  vergessen.  Irgend  etwas  in  das  zu  trennen,  was  sein  sollte,  und  das,  was  ist,  ist  die
trügerischste Art, mit dem Leben umzugehen.
Nun, wie werde ich herausfinden, was diese Flamme ist, die wir Liebe nennen - nicht wie wir sie
einem  anderen  gegenüber  ausdrücken,  sondern  was  sie  an  sich  bedeutet?  Als  erstes  werde  ich
zurückweisen, was die Kirche, was die Gesellschaft, was meine Eltern und Freunde, was jede Person
und jedes Buch über sie gesagt haben, denn ich will allein herausfinden, was sie ist. Hier haben wir
ein enormes Problem,  das  die  ganze  Menschheit angeht. Die Liebe wurde auf tausenderlei Weise
definiert, und ich selbst bin in dem einen oder anderen Muster gefangen, je nachdem, was mir gerade
gefällt  oder  was  mir  Freude  macht.  Sollte  ich  mich  da  nicht,  um  sie  zu  verstehen,  als  erstes  von
meinen  eigenen  Neigungen  und  Vorurteilen  freimachen?  Ich  bin  verwirrt,  zerrissen  von  meinen
eigenen Wünschen, deshalb sage ich mir: »Zuerst kläre einmal deine eigene Verwirrung. Vielleicht
bist du dann fähig zu entdecken, was Liebe ist, durch das, was sie nicht ist.«
Die Regierung sagt, geh hin und töte aus Liebe zu deinem Land. Ist das Liebe? Die Religion sagt,
gib den Sex auf aus Liebe zu Gott. Ist das Liebe? Ist Liebe Verlangen? Sagen Sie nicht nein.
Für  die  meisten  von  uns  ist  sie  Verlangen  und  Vergnügen,  das  Vergnügen,  das  durch  die  Sinne
geschöpft wird, durch sexuelle Bindung und Erfüllung. Ich bin nicht gegen Sex, aber sehen Sie doch,
was damit zusammenhängt! Was Sex Ihnen momentan gibt, ist die totale Selbstvergessenheit, und
danach  sind  Sie  wieder  in  demselben  inneren  Aufruhr.  Deshalb  wollen  Sie  noch  und  noch  die
Wiederholung dieses Zustandes, in dem es keine Sorge, kein Problem, kein Selbst gibt. Sie sagen,
Sie lieben Ihre Frau. Zu dieser Liebe gehört sexuelles Vergnügen, das Vergnügen, jemanden im Haus
zu haben, der sich um Ihre Kinder kümmert und kocht. Sie sind von ihr abhängig; Sie hat Ihnen ihren
Körper  gegeben,  ihre  Gefühle,  ihre  Ermutigung,  ein  gewisses  Gefühl  der  Sicherheit  und  des
Wohlbefindens. Dann wendet sie sich von Ihnen ab; es wird ihr langweilig, oder sie geht mit einem
anderen Mann auf und davon. Dann ist Ihr ganzes emotionelles Gleichgewicht zerstört, und diese
Störung,  die  Ihnen  nicht  gefällt,  nennt  man  Eifersucht.  In  ihr  sind  Schmerz,  Angst,  Haß  und Gewalttätigkeit enthalten. Was Sie also wirklich sagen, ist: »Solange du mir gehörst, liebe ich dich,
aber in dem Augenblick, in dem du mir nicht mehr gehörst, beginne ich dich zu hassen. Solange ich
mich darauf verlassen kann, daß du mein Verlangen, sexuell und anderweitig, befriedigst, liebe ich
dich, aber in dem Augenblick, in dem du aufhörst, mir das zu geben, was ich will, mag ich dich nicht
mehr.« So entsteht Feindschaft zwischen Ihnen, Trennung, und wenn Sie sich getrennt von einem
anderen Menschen fühlen, lieben Sie ihn nicht. Wenn Sie jedoch mit Ihrer Frau leben können, ohne
daß das Denken alle diese widersprüchlichen Zustände, diese endlosen Unstimmigkeiten in Ihrem
Innern  hervorruft,  dann  vielleicht  -  vielleicht  -  werden  Sie  wissen,  was  Liebe  ist.  Dann  sind  Sie
vollkommen frei, und sie ist es auch. Wenn Sie aber für all Ihr Vergnügen von ihrer Frau abhängig
sind, dann sind Sie ihr Sklave. Wenn man liebt, dann muß man frei sein, nicht nur von der anderen
Person, sondern von sich selbst.
Einem anderen anzugehören, innerlich von einem anderen unterstützt zu werden, von einem anderen
abhängig zu sein, darin muß immer Angst, Furcht, Eifersucht und Schuldgefühl sein. Und solange
Angst herrscht, ist keine Liebe da. Ein Geist, der von Leid erfüllt ist, wird nie wissen, was Liebe ist.
Sentimentalität und Gefühlsseligkeit haben nicht das geringste mit Liebe zu tun. Liebe hat also nichts
mit Vergnügen und Verlangen zu tun.
Liebe ist nicht das Produkt des Denkens, denn das ist Vergangenheit. Das Denken kann unmöglich
Liebe hervorbringen. Liebe wird nicht von Eifersucht eingeengt und gefesselt, denn Eifersucht ist die
Vergangenheit. Liebe ist immer aktiv, gegenwärtig. Sie ist nicht »Ich werde lieben« oder »Ich habe
geliebt«. Wenn Sie Liebe kennen, werden Sie niemandem folgen. Liebe gehorcht nicht. Wenn Sie
lieben, gibt es weder Respekt noch Respektlosigkeit.
Wissen  Sie  nicht,  was  es  bedeutet,  jemanden  wirklich  zu  lieben,  ohne  Haß  zu  lieben,  ohne
Eifersucht, ohne Zorn, ohne sich in das einzumischen, was er tut oder denkt, ohne Verurteilen, ohne
Vergleichen - wissen Sie nicht, was das bedeutet? Wo Liebe ist, gibt es da ein Vergleichen? Wenn
Sie jemanden mit Ihrem ganzen Herzen lieben, mit Ihrem ganzen Geist, mit Ihrem ganzen Körper,
mit  Ihrem  ganzen  Sein  -  gibt  es  da  ein  Vergleichen?  Wenn  Sie  sich  selbst  in  dieser  Liebe
vollkommen vergessen, dann gibt es nicht den anderen.
Hat Liebe Verantwortung und Pflichten, und wird sie solche Worte gebrauchen? Wenn Sie etwas
aus Pflicht tun, ist darin irgendwelche Liebe? In der Pflicht ist keine Liebe. Die Struktur der Pflicht,
in welcher der Mensch gefangen ist, zerstört ihn. Solange Sie gezwungen sind, etwas zu tun, weil es
Ihre  Pflicht  ist,  lieben  Sie  nicht,  was  Sie  tun.  Wo  Liebe  ist,  da  ist  keine  Pflicht  und  keine
Verantwortung.
Leider  denken  die  meisten  Eltern,  sie  seien  verantwortlich  für  ihre  Kinder,  und  ihr
Verantwortungsgefühl nimmt die Form an, ihnen zu sagen, was sie tun und was sie nicht tun sollen,
was  sie  werden  sollen  und  was  sie  nicht  werden  sollen.  Die  Eltern  wollen,  daß  ihre  Kinder  eine
sichere  Stellung  in  der  Gesellschaft  haben.  Was  sie  Verantwortung  nennen,  ist  ein  Teil  jener
Respektabilität, die sie anbeten. Und mir scheint, wo Respektabilität ist, da ist keine Ordnung; man
ist  nur  daran  interessiert,  ein  perfekter  Bourgeois  zu  werden.  Wenn  Sie  Ihre  Kinder  darauf
vorbereiten,  sich  in  die  Gesellschaft  einzufügen,  dann  verleihen  Sie  damit  den  Kriegen,  den
Konflikten und der Brutalität Dauer. Nennen Sie das Fürsorge und Liebe?
Wirkliches Versorgen ist so, als ob Sie einen Baum oder eine Pflanze versorgen, sie begießen, sich
erkundigen, was sie braucht, was der beste Boden für sie ist, sie mit Freundlichkeit und Zärtlichkeit
hegen. Doch wenn Sie Ihre Kinder darauf vorbereiten, in die Gesellschaft zu passen, dann bereiten
Sie sie darauf vor, getötet zu werden. Wenn Sie Ihre Kinder wirklich liebten, dann würden Sie keine
Kriege führen.
Wenn  Sie  jemanden  verlieren,  den  Sie  lieben,  dann  vergießen  Sie  Tränen.  Gelten  Ihre  Tränen
Ihnen selbst oder dem, der tot ist? Weinen Sie um sich selbst oder um einen anderen? Haben Sie je-
mals um einen anderen Menschen geweint? Haben Sie jemals um Ihren Sohn geweint, der auf dem
Schlachtfeld gefallen ist? Sie haben geweint, aber entspringen diese Tränen dem Selbstmitleid, oder
haben Sie geweint, weil ein Mensch getötet wurde? Wenn Sie aus Selbstmitleid weinen, dann sind
Ihre  Tränen  sinnlos,  denn  dann  geht  es  Ihnen  nur  um  sich  selbst.  Wenn  Sie  weinen,  weil  Sie
jemanden verloren haben, in den Sie viel Liebe inverstiert haben, dann war es nicht wirkliche Liebe.
Wenn Sie um Ihren Bruder weinen, der stirbt, dann weinen Sie um ihn. Es ist sehr leicht, um sich
selbst zu weinen, weil er gestorben ist. Anscheinend weinen Sie, weil Ihr Herz berührt wird, aber es wird nicht um seinetwillen berührt, es wird nur berührt von Selbstmitleid. Und Selbstmitleid macht
Sie hart, kapselt Sie ein, macht Sie stumpf und dumm.
Wenn Sie um sich selbst weinen, ist das Liebe? Weinen Sie, weil Sie einsam sind, weil Sie verlassen
worden  sind,  weil  Sie  keine  Macht  mehr  haben?  Beklagen  Sie  sich  über  Ihr  Los,  über  Ihre
Umgebung,  sind  Sie  ständig  in  Tränen  aufgelöst?  Wenn  Sie  das  verstehen,  wenn  Sie  damit  in
Berührung kommen, so direkt, als berührten Sie einen Baum oder einen Pfeiler oder eine Hand, dann
werden Sie sehen, daß das Leid selbsterzeugt ist, daß das Leid vom Denken geschaffen wurde, daß
das Leid das Ergebnis der Zeit ist. Vor drei Jahren hatte ich meinen Bruder noch, nun ist er tot; jetzt
bin ich einsam, ich leide, niemand ist mehr da, bei dem ich Trost und Geborgenheit suchen kann, und
das treibt mir die Tränen in die Augen.
Sie können das alles sehen, was in Ihrem Innern vorgeht, wenn Sie es beobachten. Sie können es
ganz  und  vollständig  sehen,  auf  einen  Blick,  und  Sie  brauchen  keine  Zeit,  es  zu  analysieren.  Sie
können in einem Augenblick die ganze Struktur und Natur dieses schäbigen kleinen Etwas sehen, das
man »Ich« nennt, meine Tränen, meine Familie, meine Nation, meinen Glauben, meine Religion - all
das Häßliche, es ist alles in Ihnen. Wenn Sie es mit Ihrem Herzen sehen, nicht mit Ihrem Verstand,
wenn  Sie  es  aus  dem  Grund  Ihres  Herzens  sehen,  dann  haben  Sie  den  Schlüssel,  der  das  Leid
beenden wird. Leid und Liebe können nicht zusammenleben, doch in der christlichen Welt hat man
das  idealisierte  Leiden,  das  man  an  ein  Kreuz  gehängt  und  angebetet  hat.  Das  bedeutet,  daß  man
nirgends dem Leid entkommen kann außer durch diese eine besondere Tür, und das ist die ganze
Struktur einer von einer ausbeuterischen Religion geprägten Gesellschaft.
Wenn  Sie  nun  fragen,  was  Liebe  ist,  dann  fürchten  Sie  sich  vielleicht  zu  sehr,  die  Antwort  zu
sehen.  Es  könnte  einen  vollkommenen  Aufruhr  bedeuten;  es  könnte  die  Familie  zerbrechen;  Sie
könnten entdecken, daß Sie Ihre Frau oder Ihren Mann oder Ihre Kinder nicht lieben - oder doch? Sie
müßten vielleicht das  Haus  zerstören, das Sie gebaut haben,  Sie  gehen vielleicht nie mehr in den
Tempel.
Doch wenn Sie es immer noch herausfinden wollen, dann werden Sie sehen, daß Angst nicht Liebe
ist, Abhängigkeit nicht Liebe ist, Eifersucht nicht Liebe ist, Besitzgier und Herrschaft nicht Liebe
sind,  Verantwortung  und  Pflicht  nicht  Liebe  sind,  Selbstmitleid  nicht  Liebe  ist,  die  Qual,  nicht
geliebt zu werden, nicht Liebe ist. Liebe ist nicht das Gegenteil von Haß, sowenig wie Demut das
Gegenteil von Eitelkeit ist. Wenn Sie das alles ausklammern können, nicht unter Zwang, sondern
indem  Sie  es  abwaschen,  wie  der  Regen  den  Staub  vieler  Tage  von  einem  Blatt  abwäscht,  dann
vielleicht werden Sie diese seltene Blume entdecken, nach der die Menschheit sich immer gesehnt
hat.
Wenn Sie keine Liebe haben - nicht nur in kleinen Tropfen, sondern in ihrer ganzen Fülle -, wenn
Sie nicht von ihr erfüllt sind, dann wird die Welt in einer Katastrophe enden. Sie wissen intellektuell,
daß die Einheit der Menschheit dringend notwendig ist und daß die Liebe der einzige Weg dazu ist.
Doch  wer  wird  Sie  lehren,  wie  man  liebt?  Wird  irgendeine  Autorität,  irgendeine  Methode,  ein
System Ihnen sagen, wie man liebt? Wenn jemand es Ihnen sagt, dann ist es nicht Liebe. Können Sie
sagen: »Ich will mich in Liebe üben. Ich will mich Tag für Tag hinsetzen und über sie nachdenken.
Ich will üben, gütig und freundlich zu sein, und mich zwingen, anderen gefällig zu sein.«? Wollen
Sie etwa sagen, daß Sie sich selbst disziplinieren können zu lieben, den Willen zur Liebe zu üben?
Wenn Sie Disziplin und den Willen zur Liebe üben, dann fliegt die Liebe zum Fenster hinaus. Wenn
Sie eine Methode oder ein System der Liebe praktizieren, dann können Sie außerordentlich clever
werden, oder gütiger oder einen Zustand der Gewaltlosigkeit erreichen, doch das hat nicht das ge-
ringste mit Liebe zu tun.
In  dieser  zerrissenen,  verlassenen  Welt  gibt  es  keine  Liebe,  weil  Vergnügen  und  Verlangen  die
größte Rolle spielen, doch ohne liebe ist Ihr tägliches Leben sinnlos. Und Sie können keine Liebe
ohne Schönheit haben. Schönheit ist nicht etwas, das Sie sehen -ein schöner Baum, ein schönes Bild,
ein schönes Bauwerk oder eine schöne Frau. Schönheit existiert nur, wenn Ihr Herz und Ihr Verstand
wissen, was Liebe ist. Ohne Liebe und dieses Gefühl für Schönheit gibt es keine Tugend; Sie wissen
sehr gut, daß Sie tun können, was Sie wollen - die Gesellschaft verbessern, die Armen speisen -, Sie
werden dann doch nur mehr Unheil anrichten, denn ohne Liebe gibt es nur Häßlichkeit und Armut in
Ihrem eigenen Herzen und Geist. Doch wenn Liebe und Schönheit da sind, dann ist alles, was Sie
tun, richtig, alles, was Sie tun, ist in Ordnung. Wenn Sie wissen, wie man liebt, dann können Sie tun,
was Sie wollen, denn es wird alle anderen Probleme lösen. Wir kommen nun zum Kern der Sache: Kann der Geist Liebe finden ohne Disziplin, ohne Denken,
ohne Zwang, ohne irgendein Buch, irgendeinen Lehrer oder Führer - sie unwissentlich finden, und
nicht  als  das  Resultat  irgendeiner  Bemühung  oder  Erfahrung?  Eine  solche  Liebe,  werden  Sie
feststellen, ist nicht an die Zeit gebunden. Eine solche Liebe ist sowohl persönlich wie unpersönlich,
sie gilt dem einen wie den vielen. Wie an einer Blume, die ihren Duft verströmt, können Sie an ihr
riechen oder an ihr vorübergehen. Diese Blume ist für alle da und für den einen, der sich bemüht,
ihren Duft tief einzuatmen und sie mit Entzücken zu betrachten. Ob man sich ganz nah am Garten
aufhält oder weit von ihm entfernt, es ist für die Blume gleichgültig, denn sie ist voll von diesem
Duft, und so läßt sie alle an ihm teilhaben.
Liebe ist etwas, das neu, frisch und lebendig ist. Sie hat kein Gestern und kein Morgen. Sie ist
jenseits  der  Unruhe  des  Denkens.  Nur  der  unschuldige  Geist  weiß,  was  Liebe  ist,  und  der
unschuldige  Geist  kann  in  der  Welt  leben,  die  nicht  unschuldig  ist.  Dieses  Außerordentliche  zu
finden, das der Mensch endlos gesucht hat durch Opfer, durch Anbetung, durch Beziehungen, durch
Sex, durch jede Form von Lust und Schmerz, ist nur möglich, wenn das Denken sich selbst versteht
und ganz natürlich zu Ende geht. Dann hat die Liebe kein Gegenteil, dann kennt die Liebe keinen
Konflikt.
Vielleicht fragen Sie: »Wenn ich eine solche Liebe finde, was geschieht dann mit meiner Frau,
meinen Kindern, meiner Familie? Sie brauchen Sicherheit.<« Wenn Sie eine solche Frage stellen,
dann haben Sie nie den Bereich des Denkens, den Bereich des Bewußtseins überschritten. Wenn Sie
einmal diesen Bereich überschritten haben, dann werden Sie niemals eine solche Frage stellen, denn
dann  werden  Sie  wissen,  was  Liebe  ist,  in  der  es  kein  Denken  und  deshalb  keine  Zeit  gibt.  Sie
können  das  fasziniert  und  begeistert  lesen,  doch  tatsächlich  über  das  Denken  und  die  Zeit
hinauszugehen - was heißt, über das Leid hinauszugehen -, das bedeutet, gewahr zu werden, daß es
eine andere Dimension gibt, die man Liebe nennt.
Aber  wenn  Sie  nicht  wissen,  wie  Sie  zu  dieser  außerordentlichen  Quelle  gelangen  sollen,  was
können Sie dann tun? Wenn Sie nicht wissen, was Sie tun sollen, dann tun Sie gar nichts, nicht wahr?
Absolut  nichts.  Dann  sind  Sie  innerlich  vollkommen  still.  Verstehen  Sie,  was  das  bedeutet?  Es
bedeutet,  daß  Sie  nichts  suchen,  nichts  wünschen,  nichts  erstreben;  es  gibt  keinerlei  Mittelpunkt.
Dann ist die Liebe da.
 
Aus Krishnamurtis Tagebuch
 
15. September 1973 
Es ist gut, allein zu sein. Weit weg sein von der Welt und doch durch ihre Straßen gehen, das ist
Alleinsein.  Allein  sein  und  den  Pfad  hinaufwandern  neben  dem  herabstürzenden,  tosenden  Ge-
birgsbach voller Quellwasser und geschmolzenem Schnee. Dann siehst du jenen vereinzelten Baum,
allein in seiner Schönheit. Die Einsamkeit eines Mannes auf der Straße ist der Schmerz des Lebens;
er ist nie allein, weit weg, unberührt und verletzlich. Voll von Wissen zu sein bringt endloses Elend.
Jener Mann, der durch die Straßen geht, mit seinem Verlangen nach Selbstverwirklichung und den
damit  verbundenen  Enttäuschungen  und  Schmerzen,  er  ist  nie  allein.  Die  Bewegung  dieser
Einsamkeit ist das Leid.
Der  Gebirgsbach  war  voll  und  hoch  von  der  Schneeschmelze  und  den  Regenfällen  des
Vorfrühlings. Man konnte hören, wie die großen Felsblöcke durch die Gewalt des herabstürzenden
Wassers in Bewegung gerieten. Eine riesige Tanne, fünfzig oder mehr Jahre alt, stürzte ins Wasser;
die  Straße  war  weggeschwemmt  worden.  Der  Bach  war  schlammig,  schieferfarben.  Die  oberhalb
liegenden  Felder  waren  übersät  mit  Wildblumen.  Die  Luft  war  rein,  es  war  bezaubernd.  Auf  den
höheren Bergen lag immer noch Schnee, und die Gletscher und mächtigen Gipfel waren noch von
den letzten Schneefällen bedeckt; sie werden den ganzen Sommer hindurch weiß bleiben.
Es  war  ein  herrlicher  Morgen,  und  man  hätte  endlos  so  weitergehen  können,  ohne  den  steilen
Aufstieg zu spüren. Es lag ein Duft in der Luft, rein und kräftig. Niemand kam diesen Pfad herauf
oder  hinunter.  Man  war  allein  mit  diesen  dunklen  Tannen  und  dem  herabstürzenden  Wasser.  Der
Himmel war von jenem erstaunlichen Blau, das man nur in den Bergen sieht, man sah es durch das
Laub  und  zwischen  den  geradegewachsenen  Tannen.  Niemand  war  da,  mit  dem  man  sprechen
konnte, auch im Kopf war kein Geschwätz. Eine Elster, schwarz-weiß, flog vorüber und verschwand im Wald. Der Pfad führte hinweg von dem tosenden Bach, und die Stille war absolut. Es war nicht
die Stille nach dem Lärm; es war nicht die Stille, die mit dem Sonnenuntergang kommt, auch nicht
jene  Stille,  wenn  der  Geist  sich  beschwichtigt.  Es  war  nicht  die  Stille  der  Museen  und  Kirchen,
sondern etwas, das keine Beziehung zu Zeit und Raum hatte. Es war nicht die Stille, die der Geist
sich selbst verschafft. Die Sonne war heiß, und der Schatten war angenehm.
Erst  kürzlich  hatte  er  entdeckt,  daß  er  während  dieser  langen  Spaziergänge  in  den  überfüllten
Straßen oder auf den einsamen Pfaden keinen einzigen Gedanken hatte. Das war schon seit seiner
Kindheit so gewesen, kein Gedanke kam ihm in den Sinn. Er beobachtete und lauschte, und sonst
nichts. Das Denken mit seinen Assoziationen kam nie auf. Er hatte keine Tagträume. Eines Tages
wurde ihm plötzlich bewußt, wie außergewöhnlich das war; oft versuchte er zu denken, doch kein
Gedanke  stellte  sich  ein.  Auf  diesen  Spaziergängen,  mit  anderen  Leuten  oder  ohne  sie,  war  jede
Bewegung des Denkens abwesend. Das bedeutet, allein zu sein.
Über  den  schneebedeckten  Gipfeln  bildeten  sich  Wolken,  schwer  und  dunkel:  wahrscheinlich
würde es später regnen, aber jetzt waren die Schatten in der hellen, klaren Sonne sehr scharf. Noch
immer war dieser angenehme Duft in der Luft, und der Regen würde andere Gerüche bringen. Es war
ein langer Weg bis hinunter zum Chalet.
 
17. September 1973 
An diesem Abend, als er durch den Wald ging, hatte er ein Gefühl der Bedrohung. Die Sonne ging
gerade unter, und die Palmen standen vereinzelt vor dem goldenen westlichen Himmel. Die Affen
saßen im Banyanbaum und warteten auf die Nacht. Kaum jemand benutzte diesen Pfad, und selten
trafst du einen anderen Menschen. Es gab viele Rehe hier; sie waren scheu und verschwanden im
dichten Gebüsch. Doch die Bedrohung war da, schwer und allgegenwärtig: sie umgab dich völlig, du
blicktest  über  deine  Schulter.  Keine  gefährlichen  Tiere  waren  da;  sie  hatten  sich  von  hier
zurückgezogen, es war zu nahe bei der sich ausbreitenden Stadt. Man war froh davonzukommen und
durch die beleuchteten Straßen zurückzugehen. Am nächsten Abend waren die Affen immer noch da,
und auch die Rehe; die Sonne stand gerade hinter den höchsten Bäumen, doch die Bedrohung war
verschwunden.  Im  Gegenteil,  die  Bäume,  die  Büsche  und  die  kleinen  Pflanzen  hießen  dich
willkommen.  Du  warst  bei  deinen  Freunden,  du  fühltest  dich  vollkommen  sicher  und  ganz  will-
kommen. Der Wald umfing dich, und jeden Abend war es ein Vergnügen, dort spazierenzugehen.
Wälder sind anders.  Dort  gibt  es  physische Gefahren,  nicht nur durch  Schlangen,  sondern auch
durch  Tiger,  die  bekanntlich  dort  lebten.  Als  man  eines  Nachmittags  dort  spazierenging,  entstand
plötzlich eine ungewöhnliche Stille; die Vögel hörten auf zu zwitschern, die Affen waren ganz still,
und alles schien den Atem anzuhalten. Man blieb stehen. Und ebenso plötzlich kam alles wieder zum
Leben, die Affen spielten und neckten einander, die Vögel begannen ihr Abendgezwitscher, und man
wußte, die Gefahr war vorüber.
In  den  Wäldern  und  Hainen,  wo  die  Menschen  Kaninchen,  Fasanen  und  Eichhörnchen  töten,
herrscht eine ganz andere Atmosphäre. Man betritt eine Welt, wo der Mensch gewesen ist mit seinem
Gewehr und seiner ihm eigenen Gewalttätigkeit. Dann verlieren die Wälder ihre Freundlichkeit, ihr
Willkommen. Hier ging etwas Schönes verloren, und das glückliche Wispern ist verschwunden.
Du hast nur den einen Kopf, und du gehst sorgsam mit ihm um, denn er ist etwas Wunderbares.
Keine  Maschine,  keine  elektronischen  Computer  können  sich  mit  ihm  vergleichen.  Er  ist  so  un-
ermeßlich, so komplex, so unendlich leistungsfähig, scharfsinnig und produktiv. Er ist der Speicher
der Erfahrung, des Wissens, der Erinnerung. Alles Denken entspringt ihm. Was er zustande gebracht
hat, ist ganz unglaublich: Unheil, Verwirrung und Leiden, Krieg und Korruption, die Illusionen, die
Ideale, den Schmerz und das Elend, die großen Kathedralen, die schönen Moscheen und die heiligen
Tempel.  Es  ist  phantastisch,  was  er  getan  hat  und  was  er  tun  kann.  Aber  eines  kann  der  Kopf
anscheinend nicht tun: sein Verhalten in seiner Beziehung zu einem anderen Kopf, einem anderen
Menschen vollkommen ändern. Weder Strafe noch Belohnung scheinen sein Verhalten wandeln zu
können. Das Ich und das Du bleiben. Nie erkennt er, daß das Ich das Du ist, daß der Beobachter das
Beobachtete ist. Seine Liebe ist entartet, sein Vergnügen ist Qual, die Götter seiner Ideale vernichten
ihn. Seine Freiheit ist sein eigenes Gefängnis; er ist dazu erzogen, in diesem Gefängnis zu leben, nur
um es sich darin noch behaglicher und angenehmer zu machen. Du hast nur einen Kopf, geh sorgsam
mit ihm um; zerstöre ihn nicht. Es ist so leicht, ihn zu vergiften. Er hatte immer diesen seltsamen Mangel an Distanz zwischen sich und den Bäumen, den Flüssen
und Bergen. Das war nicht entwickelt worden; man kann etwas Derartiges nicht entwickeln. Nie war
eine Wand zwischen ihm und einem anderen. Was sie ihm antaten, was sie zu ihm sagten, schien ihn
nie zu verletzen, auch Schmeicheleien berührten ihn nicht. Irgendwie war er ganz und gar unberührt.
Er  war  nicht  in  sich  gekehrt,  nizht  unnahbar,  sondern  wie  das  Wasser  eines  Flusses.  Er  hatte  so
wenige  Gedanken,  überhaupt  keine  Gedanken,  wenn  er  allein  war.  Sein  Geist  war  aktiv  ohne
Bewegung. Bewegung ist Zeit, und Aktivität ist es nicht.
Diese seltsame Aktivität, ohne eine Richtung, scheint weiterzugehen, schlafend oder wachend. Er
wacht oft auf mit dieser Aktivität der Meditation; etwas dieser Art ist meistens im Gange. Nie lehnte
er es ab oder erbat es sich. Unlängst in der Nacht wachte er auf und war hellwach. Er wurde gewahr,
daß etwas wie eine feurige Kugel, ein Licht, ins tiefste Innere seines Kopfes hineingesenkt wurde; er
beobachtete es objektiv eine lange Zeit, als ob es jemand anderem geschehe. Es war keine Illusion,
nichts, was der Geist sich ausgedacht hatte. Die Morgendämmerung kam, und durch die Öffnung des
Vorhangs konnte er die Bäume sehen.
 
20. September 1973
Der Fluß war an diesem Morgen besonders schön; die Sonne stieg gerade über die Bäume und über
das zwischen ihnen verborgene Dorf. Die Luft war sehr still, und keine Welle kräuselte sich auf dem
Wasser. Es würde im Lauf des Tages recht warm werden, doch jetzt war es ziemlich kühl, und ein
Affe  saß  allein  in  der  Sonne.  Er  war  immer  allein  dort,  groß  und  massig.  Während  des  Tages
verschwand er, und frühmorgens erschien er auf der Spitze eines Tamarindenbaumes: Wenn es warm
wurde, schien der Baum ihn zu verschlucken. Die goldgrünen Libellen saßen auf dem Geländer bei
den Tauben, und die Geier saßen noch auf den obersten Ästen einer anderen Tamarinde. Es war eine
unendliche Stille, und man saß auf einer Bank und hatte die Welt vergessen.
Als man vom Flughafen zurückkam, auf einer schattigen Straße mit den rotgrünen Papageien, die
kreischend um die Bäume herumflogen, sah man mitten auf der Straße etwas, das aussah wie ein
großes Bündel. Als das Auto näher kam, stellte sich heraus, daß das Bündel ein Mann war, der quer
über der Straße lag, fast nackt. Das Auto hielt an, und wir stiegen aus. Sein Körper war massig und
sein  Kopf  sehr  klein;  er  starrte  durch  das  Laub  auf  den  erstaunlich  blauen  Himmel.  Wir  blickten
hoch, um zu sehen, wohin er starrte, und der Himmel war von der Straße aus wirklich blau, und das
Laub war wirklich grün. Er war mißgestaltet, und sie sagten, er sei einer der Dorfidioten. Er rührte
sich nicht, und das Auto mußte sehr vorsichtig um ihn herumgelenkt werden. Die Kamele mit ihrer
Last und die schreienden Kinder gingen an ihm vorüber, ohne ihn im mindesten zu beachten. Ein
Hund kam vorbei und machte einen weiten Bogen um ihn. Die Papageien hatten genug mit ihrem
Kreischen zu tun. Die dürren Felder, die Dorfbewohner, die Bäume, die gelben Blumen waren erfüllt
von ihrem eigenen Dasein. Dieser Teil der Welt war unterentwickelt, und es gab keinen Menschen
und keine Organisation, die sich um solche Leute kümmerte. Da waren offene Gossen, Schmutz und
dichtgedrängte Menschenmengen, und der heilige Fluß zog seines Wegs. Die Traurigkeit des Lebens
war überall, und am blauen Himmel, hoch in der Luft, zogen die Geier mit schwerem Flügelschlag,
sie kreisten, ohne ihre Flügel zu bewegen, kreisten stundenlang, wartend und beobachtend.
Was  ist  geistige  Gesundheit  und  was  Geisteskrankheit?  Wer  ist  geistig  gesund,  und  wer  ist
geisteskrank? Sind die Politiker geistig gesund? Die Priester, sind sie geisteskrank? Die Menschen,
die  sich  Ideologien  verschreiben,  sind  sie  geistig  gesund?  Wir  werden  von  ihnen  kontrolliert,
geformt, herumgestoßen, und sind wir geistig gesund?
Was ist geistige Gesundheit? Ganz sein, nicht fragmentiert in unseren Handlungen, im Leben, in
jeder Art von Beziehung, das ist das eigentliche Wesen geistiger Gesundheit. Geistige Gesundheit
bedeutet,  ganz  zu  sein,  gesund  und  heilig.  Geisteskrank  sein,  neurotisch,  psychotisch,  aus  dem
Gleichgewicht, schizophren, wie immer Sie es nennen wollen, heißt fragmentiert sein, gespalten im
Handeln und in der Bewegung der Beziehungen, die das ganze Dasein ausmachen. Feindschaft und
Trennung herbeizu
Führen,  das  Geschäft  der  Politiker,  die  dich  vertreten,  gibt  der  Geisteskrankheit  Nahrung,  ganz
gleich, ob Diktatoren es tun oder Machthaber im Namen des Friedens oder irgendeiner Form von
Ideologie. Und der Priester: Sieh dir nur die Welt des Priestertums an! Er steht zwischen dir und
dem, was er und du für die Wahrheit halten, für den Erlöser, für Gott, Himmel und Hölle. Er ist der
Interpret, der Stellvertreter; er besitzt die Schlüssel zum Himmel; er hat den Menschen konditioniert durch Glauben, Dogma und Ritual: er ist der wahre Propagandist. Er hat dich konditioniert, weil du
Trost und Sicherheit verlangst und weil du das Morgen fürchtest. Die Künstler, die Intellektuellen,
die Wissenschaftler, die so bewundert und umschmeichelt werden - sind sie geistig gesund? Oder
leben  sie  in  zwei  verschiedenen  Welten  -  der  Welt  der  Ideen  und  der  Phantasie  mit  ihren
zwanghaften  Ausdrucksformen,  die  vollkommen  getrennt  ist  von  ihrem  täglichen  Leben  des
Kummers und Vergnügens?
Die  Welt  um  dich  herum  ist  fragmentiert,  und  du  bist  es  auch,  und  ihr  Ausdruck  ist  Konflikt,
Verwirrung und Elend: Du bist die Welt, und die Welt ist du. Geistige Gesundheit bedeutet, ein Le-
ben des Handelns ohne Konflikt zu führen. Handeln und Idee stehen im Widerspruch zueinander.
Das  Sehen  ist  das  Tun  und  nicht  zuerst  die  Ideenbildung  und  dann  das  Handeln  aus  der  Schluß-
folgerung. Dies verursacht Konflikt. Der Analytiker ist selbst der Analysand. Wenn der Analytiker
sich  als  verschieden  und  getrennt  von  dem  Analysanden  versteht,  verursacht  er  Konflikt,  und
Konflikt ist der Bereich der Geistesgestörten. Der Beobachter ist das Beobachtete, darin besteht die
geistige Gesundheit, die Ganzheitlichkeit, und mit dem Heiligen kommt die Liebe.
 
21. September 1973 
Es ist gut, aufzuwachen ohne einen einzigen Gedanken mit seinen Problemen. Dann ist der Geist
ausgeruht; er hat Ordnung in sich selbst geschaffen, und deshalb ist der Schlaf so wichtig. Entweder
der Geist bringt während der wachen Stunden Ordnung in seine Beziehungen und sein Handeln, und
das gibt ihm vollkommene Ruhe während des Schlafs, oder er wird versuchen, während des Schlafs
seine  Angelegenheiten  zu  seiner  Zufriedenheit  zu  regeln.  Während  des  Tages  wird  dann  wieder
Unordnung  entstehen,  die  von  vielerlei  Faktoren  verursacht  wird,  und  während  der  Stunden  des
Schlafs wird der Geist versuchen, sich von diesem Chaos zu befreien. Der Geist, das Gehirn, kann
nur  effektiv  und  objektiv  funktionieren,  wenn  Ordnung  herrscht.  Konflikt  in  jeder  Form  ist
Unordnung.  Wenn  man  sich  überlegt,  was  der  Geist  jeden  Tag  seines  Lebens  durchmacht:  der
Versuch, Ordnung im Schlaf herzustellen, und die Unordnung während des Wachseins, das ist der
Konflikt  des  Lebens,  tagein,  tagaus.  Das  Gehirn  kann  nur  in  Sicherheit  funktionieren,  nicht  in
Widerspruch  und  Verwirrung.  So  versucht  es,  sie  in  irgendeiner  neurotischen  Formel  zu  finden,
(Joch der Konflikt verschlimmert sich. Ordnung ist die Verwandlung dieses ganzen Durcheinanders.
Wenn der Beobachter das Beobachtete ist, dann herrscht vollkommene Ordnung.
Auf  dem  kleinen  Pfad,  der  am  Haus  vorbeiführt,  schattig  und  ruhig,  schluchzte  ein  kleines
Mädchen herzzerreißend, so wie nur Kinder es können. Es muß fünf oder sechs Jahre alt gewesen
sein, klein für sein Alter. Die Kleine saß auf dem Boden, und Tränen strömten ihr über die Wangen.
Er setzte sich neben sie und fragte, was passiert sei, aber sie konnte nicht sprechen, das Schluchzen
nahm  ihr  den  Atem.  Sie  war  vielleicht  geschlagen  worden,  oder  ihr  Lieblingsspielzeug  war
zerbrochen,  oder  etwas,  das  sie  haben  wollte,  war  ihr  mit  harten  Worten  verweigert  worden.  Die
Mutter kam heraus, schüttelte das Kind und trug es hinein. Sie sah ihn kaum an, denn sie kannten
sich nicht. Einige Tage später, als er wieder diesen Pfad entlangging, kam das Kind aus dem Haus,
mit  strahlendem  Lächeln,  und  es  ging  eine  Weile  neben  ihm  her.  Die  Mutter  hatte  ihm  wohl  die
Erlaubnis  gegeben,  mit  dem  Fremden  zu  gehen.  Er  ging  oft  auf  diesem  schattigen  Pfad,  und  (las
Mädchen und sein Bruder und seine Schwester kamen dann heraus und begrüßten ihn. Werden sie je
ihre Verletzungen und ihre Kümmernisse vergessen, oder werden sie sich mit der Zeit Fluchtwege
und Widerstände aufbauen? Diese Verletzungen zu behalten, scheint in der Natur des Menschen zu
liegen, und von daher wird all sein Tun verdreht. Kann es sein, daß der menschliche Geist niemals
verletzt oder verwundet wird? Nicht verletzt sein bedeutet unschuldig sein. Wenn Sie nicht verletzt
sind, werden Sie ganz natürlich auch keinen anderen verletzen. Ist das möglich? Die Kultur, in der
wir leben, verwundet Geist und Herz zutiefst. Der Lärm und die Umweltverschmutzung, die Aggres-
sion und der Wettbewerb, die Gewalttätigkeit und die Erziehung - sie alle und noch mehr tragen bei
zu der Qual. Doch wir müssen in dieser Welt der Brutalität und des Widerstands leben: Wir sind die
Welt, und die Welt ist wir. Was ist dieses Etwas, das verletzt ist? Das Bild, das jeder sich von sich
selbst aufgebaut hat, das ist es, was verletzt ist. Seltsamerweise sind diese Bilder auf der ganzen Welt
die gleichen, mit geringfügigen Abwandlungen. Die Essenz des Bildes, das Sie von sich haben, ist
das gleiche wie das des Mannes, der tausend Meilen von Ihnen entfernt lebt. Folglich sind Sie dieser
Mann oder diese Frau. Ihre Verletzungen sind die Verletzungen von Tausenden: Sie sind der andere. Ist  es  möglich,  niemals  verletzt  zu  werden?  Wo  eine  Wunde  ist,  da  ist  keine  Liebe.  Wo  eine
Verletzung ist, da ist die Liebe ein bloßes Vergnügen. Wenn Sie selbst entdecken, wie schön es ist,
nie  verletzt  zu  sein,  nur  dann  verschwinden  all  die  vergangenen  Verletzungen.  In  der  vollen
Gegenwart hat die Vergangenheit ihre Last verloren.
Er  ist  nie  verletzt  worden,  obwohl  ihm  vieles  widerfahren  ist,  Schmeichelei  und  Beleidigung,
Bedrohung  und  Sicherheit.  Nicht,  daß  er  unsensibel,  unbewußt  war:  Er  hatte  kein  Bild  von  sich
selbst, keine logischen Schlüsse, keine Ideologie. Ein Bild ist Widerstand, und wenn dieser nicht da
ist,  dann  ist  man  verletzlich,  doch  nicht  verletzt.  Sie  dürfen  sich  nicht  bemühen,  verletzlich  und
hochsensibel zu sein, denn das, was man sucht und findet, ist eine andere Form desselben Bildes.
Verstehen Sie diese ganze Bewegung, nicht nur die Worte, sondern haben Sie Einsicht in sie. Seien
Sie sich dieser ganzen Struktur bewußt, ohne jegliche Vorbehalte. Diese Wahrheit zu sehen, ist das
Ende des Bildermachers.
Der Teich floß über, und tausend Spiegelungen lagen auf seiner Fläche. Es wurde dunkel, und der
Himmel stand offen.
 
22. September 1973
Im  Haus  nebenan  sang  eine  Frau:  Sie  hatte  eine  wunderbare  Stimme,  und  die  wenigen,  die  ihr
zuhörten, waren wie verzaubert. Die Sonne ging zwischen den Mangobäumen und Palmen unter, in
reichem  Gold  und  Grün.  Sie  sang  religiöse  Lieder,  und  die  Stimme  wurde  voller  und  sanfter.
Zuhören ist eine Kunst. Wenn Sie klassische westliche Musik hören oder, am Boden sitzend, diese
Frau, dann sind Sie entweder romantisch gestimmt oder Sie erinnern sich an Vergangenes, oder das
Denken mit seinen Assoziationen bringt raschen Stimmungswechsel oder Andeutungen der Zukunft.
Oder Sie hören ohne irgendeine Regung des Denkens. Sie hören aus vollkommener Ruhe, aus der
totalen Stille.
Seinen eigenen Gedanken zuzuhören oder der Amsel auf einem Zweig oder dem, was jemand sagt,
ohne daß das Denken reagiert, läßt eine völlig andere Bedeutung aufscheinen als die, welche durch
die  Bewegung  des  Denkens  erzeugt  wird.  Das  ist  die  Kunst  des  Hörens,  des  Hörens  mit  totaler
Aufmerksamkeit: Es gibt keinen Mittelpunkt, der hört.
Die Stille der Berge hat eine Tiefe, die Täler nicht haben. Alles hat seine eigene Stille; die Stille
zwischen  den  Wolken  und  die  Stille  zwischen  den  Bäumen  sind  ganz  verschieden;  die  Stille
zwischen  zwei  Gedanken  ist  zeitlos;  die  Stille  des  Vergnügens  und  der  Angst  ist  greifbar.  Die
künstliche Stille, die das Denken hervorbringen kann, ist Tod; die Stille zwischen Geräuschen ist die
Abwesenheit  des  Geräuschs,  aber  sie  ist  keine  Stille,  so  wie  die  Abwesenheit  des  Krieges  nicht
Frieden ist. Die dunkle Stille einer Kathedrale, eines Tempels, ist die des Alters und der Schönheit,
die eigens von Menschen konstruiert wurde; es gibt die Stille der Vergangenheit und die der Zukunft,
die Stille des Museums und die des Friedhofs. Aber das alles ist keine Stille.
Der Mann saß am Ufer des schönen Flusses, regungslos; er saß dort länger als eine Stunde. Er kam
jeden Morgen dorthin, frisch gebadet, er rezitierte eine Zeitlang in Sanskrit, und dann war er in seine
Gedanken versunken; die Sonne schien ihm nichts auszumachen, jedenfalls nicht die Morgensonne.
Eines  Tages  kam  er  und  begann,  über  Meditation  zu  sprechen.  Er  gehörte  zu  keiner  Schule  der
Meditation,  er  hielt  Schulen  für  sinnlos,  ohne  wirkliche  Bedeutung.  Er  war  alleinstehend,
unverheiratet,  und  hatte  seit  langem  mit  den  weltlichen  Dingen  abgeschlossen.  Er  hatte  seine
Begierden gezähmt, seine Gedanken geordnet und lebte ein einsames Leben. Er war nicht verbittert,
eitel oder gleichgültig; er hatte das alles seit Jahren abgelegt. Meditation und Wirklichkeit waren sein
Leben. Während er sprach und nach den richtigen Worten suchte, ging die Sonne unter, und eine
tiefe Stille senkte sich über uns. Er hörte auf zu sprechen. Nach einer Weile, als die Sterne der Erde
sehr nahe waren, sagte er: »Das ist die Stille, nach der ich überall gesucht habe, in den Büchern, bei
den  Lehrern  und  in  mir  selbst.  Ich  habe  vieles  gefunden,  aber  sie  nicht.  Sie  kam  ungesucht,
ungebeten. Habe ich mein Leben an Dinge vergeudet, die nichts bedeuten? Sie haben keine Ahnung,
was  ich  durchgemacht  habe,  das  Fasten,  die  Selbstverleugnung  und  die  Übungen.  Ich  sah  die
Vergeblichkeit seit langem, aber nie fand ich diese Stille. Was soll ich tun, um in ihr zu bleiben, um
sie zu erhalten, um sie in meinem Herzen zu behalten? Ich nehme an, Sie werden sagen, tun Sie gar
nichts, denn man kann sie nicht erbitten. Aber soll ich weiter dieses Land durchwandern, mit dieser
Wiederholung, dieser Kontrolle? Wenn ich hier sitze, dann bin ich mir dieser heiligen Stille bewußt;
durch sie betrachte ich die Sterne, diese Bäume, den Fluß. Obwohl ich dies alles sehe und spüre, bin ich nicht wirklich hier. Wie Sie kürzlich sagten, der Beobachter ist das Beobachtete. Ich sehe jetzt,
was das bedeutet. Der Segen, den ich suchte, kann nicht durch Suchen gefunden werden. Es ist Zeit
für mich, zu gehen.«
Der Fluß wurde dunkel, und die Sterne spiegelten sich in seinem Wasser nahe den Ufern. Langsam
gingen  die  Geräusche  des  Tages  zu  Ende,  und  die  leisen  Geräusche  der  Nacht  begannen.  Du
beobachtetest  die  Sterne,  und  die  dunkle  Erde  und  die  Welt  waren  weit  weg.  Die  Schönheit,  die
Liebe ist, schien sich auf die Erde herabzusenken und auf alle irdischen Dinge.
 
23. September 1973
[In Indien] Er stand allein am niedrigen Ufer des Flusses; dieser war nicht sehr breit, und er konnte
ein paar Menschen am anderen Ufer sehen. Wenn sie laut sprachen, konnte er sie fast hören. In der
Regenzeit ging der Fluß in die Wasser des offenen Meeres über. Es hatte seit Tagen geregnet, und
der Fluß war über den Sand bis zum wartenden Meer vorgedrungen. Durch die starken Regenfälle
war er wieder sauber geworden, und es war jetzt ungefährlich, in ihm zu schwimmen. Der Fluß war
breit genug, um eine lange schmale Insel zu umschließen, grün von Gebüsch, mit ein paar niedrigen
Bäumen und einer kleinen Palme. Wenn das Wasser nicht zu tief war, dann wateten Kühe hindurch,
um auf der Insel zu grasen. Es war ein angenehmer und freundlicher Fluß, und e r war es besonders
an diesem Morgen.
Er stand dort, ohne Begleitung, allein, unberührt und fern von allem. Er war etwa vierzehn Jahre
alt  oderjünger.  Sie  hatten  seinen  Bruder  und  ihn  erst  vor  ganz  kurzer  Zeit  gefunden,  und  er  war
umgeben von all dem Aufhebens und der plötzlichen Bedeutung, die man ihm beimaß. Er war der
Mittelpunkt des Respekts und der Hingabe, und in den folgenden Jahren würde er das Haupt von
Organisationen und großen Besitztümern sein. Das alles und deren spätere Auflösung lag noch vor
ihm. Daß er dort allein stand, verloren und seltsam indifferent, das war seine erste und bleibende
Erinnerung an jene Tage und Ereignisse. Er erinnert sich nicht an seine Kindheit, die Schulen und die
Stockschläge.  Jahre  später  erzählte  ihm  derselbe  Lehrer,  der  ihn  geschlagen  hatte,  daß  er  ihn
praktisch jeden Tag mit dem Stock gezüchtigt habe; dann habe er geweint, und man habe ihn hinaus
auf die Veranda geschickt, bis die Schule aus war und der Lehrer hinauskam und ihn aufforderte,
nach Hause zu gehen, sonst säße er immer noch auf der Veranda, selbstvergessen. Er wurde ver-
prügelt, sagte dieser Mann, weil er nicht lernen und sich nichts von dem, was er gelesen hatte oder
was ihm vorgetragen worden war, merken konnte. Später konnte der Lehrer nicht glauben, daß dieser
Junge  der  Mann  war,  der  die  Rede  hielt,  die  er  gehört  hatte.  Er  war  sehr  erstaunt  und  unnötig
ehrerbietig.  Alle  diese  Jahre  waren  vergangen,  ohne  in  seinem  Geist  Narben,  Erinnerungen,  zu
hinterlassen; seine Freundschaften, seine Zuneigungen, selbst die Jahre mit jenen, die ihn schlecht
behandelt  hatten  -  irgendwie  hatte  keine  dieser  Begebenheiten,  die  angenehmen  oder  brutalen,
Spuren in ihm hinterlassen. Vor einigen Jahren fragte ihn ein Schriftsteller, ob er sich an all diese
ziemlich seltsamen Ereignisse erinnern könne, daran, wie er und sein Bruder entdeckt worden waren
und die anderen Geschehnisse, und als er erwiderte, er könne sich nicht an sie erinnern und könne
nur wiedergeben, was andere ihm erzählt hatten, behauptete der Mann ganz unverblümt, mit einem
höhnischen Grinsen, daß er das nur vortäusche und sich verstelle. Er hat niemals bewußt irgendein
Geschehnis, angenehm oder unangenehm, daran gehindert, in seinen Geist einzudringen. Sie kamen
und hinterließen keine Spur und gingen vorüber.
Das Bewußtsein ist sein Inhalt, der Inhalt macht das Bewußtsein aus. Beide sind nicht voneinander
zu trennen. Es gibt nicht das Du und den anderen, nur den Inhalt, der das Bewußtsein als das •»Ich«
und das »Nicht-Ich« ausmacht. Die Inhalte variieren entsprechend der Kultur, den Traditionen der
Rasse, den erworbenen Techniken und Fähigkeiten. Diese sind in die Spezialisierungen als Künstler,
als Wissenschaftler und so weiter unterteilt. Die charakteristischen Eigenarten sind die Reaktionen
der  Konditionierung,  und  die  Konditionierung  ist  der  gemeinsame  Faktor  der  Menschheit.  Diese
Konditionierung ist der Inhalt, das Bewußtsein. Dieses wiederum ist unterteilt in das Bewußte und
das Verborgene. Das Verborgene wird wichtig, weil wir es nie als Ganzes betrachtet haben. Diese
Fragmentierung findet statt, wenn der Beobachter nicht das Beobachtete ist, wenn der Erfahrende als
verschieden von der Erfahrung betrachtet wird. Das Verborgene ist wie das Offene; die Beobachtung
-  das  Hören  des  Offenen  -  ist  das  Sehen  des  Verborgenen.  Sehen  ist  nicht  Analysieren.  Das
Analysieren  besteht  aus  dem  Analytiker  und  dem  Analysanden,  eine  Fragmentierung,  die  zur
Untätigkeit führt, zu einer Lähmung. Im Sehen ist der Beobachter nicht vorhanden, und folglich ist das Handeln unmittelbar; es gibt kein Intervall zwischen der Idee und der Tat. Die Idee, die logische
Folgerung, ist der Beobachter - der Sehende getrennt von dem Gesehenen. Identifizierung ist ein Akt
des Denkens, und Denken ist Fragmentierung.
Die Insel, der Fluß und das Meer sind noch da, auch die Palmen und die Gebäude. Die Sonne kam
aus  dicht  geschlossenen  Wolkenmassen  hervor,  die  zum  Himmel  aufstiegen.  Nur  mit  einem
Lendentuch bekleidet, warfen die Fischer ihre Netze aus, um ein paar kümmerliche kleine Fische zu
fangen. Ungewollte Armut ist eine Erniedrigung. Spät am Abend war es angenehm zwischen den
Mangos und den duftenden Blumen. Wie schön ist doch die Erde.
 
24. September 1973
[Ojai, Kalifornien] Ein neues Bewußtsein und eine vollkommen neue Moral sind notwendig, wenn
eine radikale Veränderung in der gegenwärtigen Kultur und sozialen Struktur stattfinden soll. Das ist
offensichtlich,  doch  die  Linke  und  die  Rechte  und  die  Revolutionäre  scheinen  das  außer  acht  zu
lassen. Jedes Dogma, jede Formel, jede Ideologie ist Teil des alten Bewußtseins; sie sind vom Den-
ken  aufgebaut  worden,  dessen  Aktivität  fragmentiert  ist  -  die  Linke,  die  Rechte,  die  Mitte.  Diese
Aktivität wird unvermeidlich zu Blutvergießen von links oder rechts oder zum Totalitarismus führen.
Das ist es, was um uns herum geschieht. Man sieht die Notwendigkeit sozialer, wirtschaftlicher und
moralischer Veränderung, doch die Reaktion kommt aus dem alten Bewußtsein, wobei das Denken
führend ist. Das Durcheinander, die Verwirrung und das Elend, in das die Menschheit geraten ist,
sind innerhalb des Bereichs des alten Bewußtseins, und ohne dieses von Grund auf zu verändern,
wird jede Aktivität der Menschen, politisch, wirtschaftlich oder religiös, nur dazu dienen, einander
und die Erde zu zerstören. Das ist jedem vernünftigen Menschen klar.
Man muß sich selbst ein Licht sein; dieses Licht ist das Gesetz. Es gibt kein anderes Gesetz. Alle
anderen Gesetze sind vom Denken gemacht worden und somit fragmentarisch und widersprüchlich.
Sich selbst ein Licht sein heißt nicht, dem Licht eines anderen zu folgen, wie vernünftig, logisch,
historisch und überzeugend es auch sein mag. Sie können sich nicht selbst ein Licht sein, wenn Sie in
den dunklen Schatten der Autorität, des Dogmas, der Schlußfolgerungen leben. Die Moral ist nicht
vom Denken ausgeklügelt worden; sie ist nicht das Ergebnis des Drucks der Außenwelt; sie ist nicht
von gestern, nicht aus der Tradition. Moral ist das Kind der Liebe, und Liebe ist nicht Verlangen und
Vergnügen. Sexuelles oder sinnliches Vergnügen ist nicht Liebe.
Hoch oben in den Bergen waren kaum noch Vögel; ein paar Krähen waren da, Rehe und hier und
da ein Bär. Die riesigen Redwoodbäume, die stillen, waren überall, und ließen alle anderen Bäume
winzig  erscheinen.  Es  war  ein  herrliches  Land  und  unendlich  friedlich,  denn  die  Jagd  war  nicht
erlaubt.  Jedes  Tier,  jeder  Baum  und  jede  Blume  war  geschützt.  Als  man  unter  einem  dieser
mächtigen Redwoods saß, war man sich der Geschichte des Mensehen und der Schönheit der Erde
bewußt. Ein fettes rotes Eichhörnchen huschte überaus anmutig vorüber, hielt ein paar Meter entfernt
inne, guckte und wunderte sich, was man hier wohl zu suchen hatte. Die Erde war trocken, obwohl
ein  Bach  in  der  Nähe  war.  Kein  Blatt  regte  sich,  und  die  Schönheit  der  Stille  war  zwischen  den
Bäumen. Als man langsam den engen Pfad entlangging, stand hinter der Biegung ein Bär mit vier
Jungen, so groß wie große Katzen. Sie rannten davon und kletterten auf die Bäume, und die Mutter
beobachtete sie, unbeweglich, ohne einen Laut. Etwa fünfzehn Meter trennten uns; sie war riesig,
braun  und  wachsam.  Man  drehte  sich  sofort  um  und  ging  davon.  Jeder  verstand,  daß  man  keine
Angst hatte und niemanden verletzen wollte, doch trotzdem war man froh, unter den schützenden
Bäumen zu sein, mit den Eichhörnchen und den schimpfenden Ilähern.
Freiheit ist, sich selbst ein Licht zu sein; dann ist sie nichts Abstraktes, nichts, das vom Denken
ausgeklügelt wurde. Wirkliche Freiheit ist Freiheit von Abhängigkeit, von Gebundensein, von dem
Verlangen nach Erfahrung. Freiheit von der Struktur des Denkens bedeutet, sich selbst ein Licht zu
sein.  In  diesem  Licht  findet  alles  Handeln  statt,  und  dann  ist  es  niemals  widersprüchlich.
Widerspruch  existiert  nur,  wenn  jenes  Gesetz,  das  Licht,  vom  Handeln  getrennt  ist,  wenn  der
Handelnde  getrennt  vom  Handeln  ist.  Das  Ideal,  das  Prinzip,  ist  die  fruchtlose  Bewegung  des
Denkens, und sie kann nicht zugleich mit diesem Licht existieren; das eine verleugnet das andere.
Dieses Licht, dieses Gesetz, ist getrennt von dir; wo der Beobachter ist, da ist dieses Licht, diese
Liebe  nicht.  Die  Struktur  des  Beobachters  ist  vom  Denken  aufgebaut  worden,  das  niemals  neu,
niemals frei ist. Es gibt kein »Wie«, kein System, keine Übung. Es gibt nur das Sehen, und dieses ist Handeln.  Du  mußt  sehen,  nicht  durch  die  Augen  eines  anderen.  Dieses  Licht,  dieses  Gesetz,  ist
weder das deine noch das eines anderen. Es gibt nur das Licht. Dieses ist Liebe.
 
25. September 1973 
Er  schaute  aus  dem  Fenster  auf  die  grünen,  welligen  Hügel  und  die  dunklen  Wälder,  auf  die  die
Morgensonne schien. Es war ein angenehmer und lieblicher Morgen, prächtige Wolken hingen über
den Wäldern, weiß, in bauschigen Formen. Kein Wunder, daß die Alten sagten, die Götter wohnten
in ihnen und in den Bergen. Überall waren diese riesigen Wolken an einem blauen und blendenden
Himmel. Er hatte nicht einen einzigen Gedanken und betrachtete nur die Schönheit der Welt. Er muß
eine ganze Weile am Fenster gestanden haben, und etwas geschah, unerwartet, ungebeten. Solche
Dinge kann man nicht einladen oder herbeiwünschen, unbewußt oder bewußt. Alles schien sich zu-
rückzuziehen und nur diesem, dem Unnennbaren, Raum zu geben. Man wird es in keinem Tempel,
keiner  Moschee  oder  Kirche  finden,  auch  auf  keiner  Seite  eines  Buches.  Man  wird  es  nirgends
finden, und was man auch findet, das ist es nicht.
In dem riesigen Gebäude am Goldenen Horn [Istanbul] mit vielen anderen Menschen saß er neben
einem  Bettler  in  zerrissenen  Lumpen,  der  mit  gesenktem  Kopf  ein  Gebet  hervorstieß.  Ein  Mann
begann in Arabisch zu singen. Er hatte eine wunderbare Stimme, das ganze Kuppelgewölbe und das
große Gebäude war von ihr erfüllt, sie schien das Gebäude zu erschüttern. Es hatte eine seltsame
Wirkung auf alle, die dort waren; sie lauschten den Worten und der Stimme mit großem Respekt und
waren zugleich verzaubert. Er war ein Fremder unter ihnen; sie sahen ihn an, und dann vergaßen sie
ihn. Der riesige Raum war davon erfüllt, und dann entstand eine Stille; sie befolgten ihr Ritual, und
dann  gingen  sie  hinaus,  einer  nach  dem  anderen.  Das  große  Gewölbe  war  still,  und  das  Gebäude
leerte sich, der Lärm des Lebens war weit entfernt.
Wenn du jemals allein hoch in den Bergen unter den Fichten und Felsen wanderst und alles weit
unter dir im Tal zurückgelassen hast, wenn dann kein Laut unter den Bäumen zu hören ist und jeder
Gedanke sich verflüchtigt, dann wird es vielleicht zu dir kommen, das andere. Wenn du es festhältst,
wird es nie wiederkehren; was man festhält, ist die Erinnerung daran, die tot und vergangen ist. Was
du festhältst, ist nicht das Wirkliche; dein Herz und Geist sind zu klein, sie können nur die Dinge des
Denkens festhalten, und die sind unfruchtbar. Geh noch weiter weg vom Tal, weit weg, und laß sie
alle dort unten. Du kannst zurückkehren und sie wieder auflesen, wenn du willst, aber sie werden ihr
Gewicht verloren haben. Du wirst nie wieder derselbe sein.
Nach einem langen Aufstieg von mehreren Stunden, über die Baumgrenze hinaus, stand er dort
zwischen  den  Felsen  und  in  dieser  Stille,  die  nur  die  Berge  haben;  hier  standen  nur  ein  paar
verkrüppelte Kiefern. Kein Wind regte sich, und alles war ganz still. Auf dem Rückweg, als er sich
von Fels zu Fels fortbewegte, hörte er plötzlich eine Klapperschlange, und er fuhr zusammen. Ein
paar  Meter  entfernt  lag  die  Schlange,  dick  und  fast  schwarz.  Sie  war  zusammengerollt,  und  ihre
Klapper war zum Angriff aufgerichtet, sie züngelte. Mit ihrem dreieckigen Kopf und der gespaltenen
Zunge,  ihren  scharfen  dunklen  Augen,  die  ihn  beobachteten,  war  sie  zum  Angriff  bereit,  falls  er
näher kommen sollte. Während der ganzen halben Stunde oder länger blinzelte sie kein einziges Mal,
sie starrte dich an, sie hatte keine Lider. Langsam rollte sie sich auseinander, wobei sie Kopf und
Schwanz  auf  ihn  gerichtet  hielt,  und  sie  bewegte  sich  langsam  U-förmig  fort,  und  als  er  eine
Bewegung  machte,  um  näher  zu  kommen,  rollte  sie  sich  sofort  wieder  zusammen,  bereit  zum
Angriff. Wir spielten dieses Spiel eine Zeitlang; sie wurde müde, und er ließ sie ihres Wegs ziehen.
Sie war wirklich ein furchterregendes Geschöpf, dick und tödlich.
Du mußt allein sein mit den Bäumen, den Wiesen und Bächen. Du bist nie allein, wenn du die
Dinge des Denkens mit dir schleppst, seine Bilder und Probleme. Der Geist darf nicht von den Felsen
und Wolken der Erde erfüllt sein. Er muß leer sein wie ein neugeformtes Gefäß. Dann könntest du
etwas in seiner Ganzheit sehen, etwas, das nie gewesen ist. Du kannst es nicht sehen, wenn du da
bist; du mußt sterben, um es zu sehen. Du magst dich für das Wichtigste auf der Welt halten, aber du
bist es nicht. Du magst all die Dinge haben, die das Denken sich zusammengereimt hat, aber sie sind
alle alt, verbraucht und beginnen zu zerfallen.
Im Tal war es erstaunlich kühl, und vor den Hütten warteten die Eichhörnchen auf ihre Nüsse. Sie
wurden jeden Tag auf dem Tisch in der Hütte gefüttert. Sie waren sehr zutraulich, und wenn du nicht
pünktlich da warst, dann begannen sie zu schimpfen, und die Blauhäher warteten mit Gekreische vor
der Tür. 
27. September 1973 [In Indien] 
Es war ein verfallener Tempel mit seinen unüberdachten langen Gängen, Toren, kopflosen Statuen 
und verlassenen Innenhöfen. Er war nun ein Heiligtum für Vögel und Affen, Papageien und Tauben.
Einige der kopflosen Statuen waren noch immer eindrucksvoll in ihrer Schönheit; sie hatten eine 
stille Würde. Der ganze Ort war erstaunlich sauber, und man konnte sich auf den Boden setzen, um 
die Affen und die zwitschernden Vögel zu beobachten. Einstmals, vor sehr langer Zeit, muß der 
Tempel voller Pracht und Leben gewesen sein, mit Tausenden von Gläubigen mit Girlanden, 
Räucherwerk und Gebeten. Ihre Atmosphäre war noch da, ihre Hoffnungen und Ängste und ihre 
Ehrfurcht. Das Heiligste selbst war seit langem verschwunden. Nun, als es heiß wurde, zogen sich 
die Affen zurück, doch die Papageien und Tauben hatten ihre Nester in den Löchern und Ritzen der 
hohen Mauern. Dieser alte verfallene Tempel war den Dorfbewohnern zu entlegen, so daß sie ihn 
nicht noch mehr zerstörten. Wenn sie gekommen wären, dann hätten sie die Leere entweiht.
Religion ist zu Aberglauben und Götzenanbetung geworden, zu Glauben und Ritual. Sie hat die
Schönheit der Wahrheit verloren; Räucherwerk steht an Stelle der Wirklichkeit. An die Stelle der
unmittelbaren Wahrnehmung wurde das Bild gesetzt, geformt von der Hand oder vom Geist. Das
einzige Anliegen der Religion ist die totale Umwandlung des Menschen. Und der ganze Zirkus, der
darum herum gemacht wird, ist Unsinn. Deshalb ist die Wahrheit in keinem Tempel, in keiner Kirche
oder Moschee zu finden, so schön sie auch sind. Die Schönheit der Wahrheit und die Schönheit aus
Stein sind zwei verschiedene Dinge. Die eine öffnet das Tor zum Unermeßlichen und die andere zur
Gefangenschaft des Menschen; die eine zur Freiheit und die andere zur Knechtschaft des Denkens.
Romantisierung und  Sentimentalität  leugnen das eigentliche Wesen der  Religion, und sie ist auch
kein Spielzeug des Intellekts. Wissen auf dem Gebiet des Handelns ist notwendig, um effizient und
objektiv zu funktionieren, doch Wissen hilft dem Menschen nicht, sich zu wandeln; Wissen ist die
Struktur  des  Denkens,  und  das  Denken  ist  die  stumpfsinnige  Wiederholung  des  Gewußten,  auch
wenn  es  verändert  und  vermehrt  wurde.  Es  gibt  keine  Freiheit  auf  den  Wegen  des  Denkens,  des
Gewußten.
Die lange Schlange lag ganz still auf einem schmalen Streifen trockener Erde längs der Reisfelder,
die sattgrün in der Morgensonne schimmerten. Wahrscheinlich ruhte sie sich aus, oder sie wartete
auf  einen  unvorsichtigen  Frosch.  Frösche  wurden  damals  nach  Europa  verschifft,  wo  man  sie  als
Delikatesse verzehrte. Die Schlange war lang und gelblich und ganz still; sie war fast von der Farbe
der trockenen Erde, kaum zu sehen, doch das Licht des Tages glomm in ihren dunklen Augen. Das
einzige, was sich an ihr bewegte, war ihre schwarze Zunge. Sie konnte den Beobachter, der dicht
hinter ihrem Kopf stand, nicht sehen. Der Tod war überall an diesem Morgen. Man konnte ihn im
Dorf hören - das große Schluchzen, als der Leichnam, in ein Tuch gehüllt, hinausgetragen wurde. Ein
Falke stürzte sich herab auf einen Vogel; ein Tier wurde getötet, man hörte seine qualvollen Schreie.
So geht es weiter, Tag für Tag: Der Tod ist allgegenwärtig, wie auch das Leid.
Die Schönheit der Wahrheit und ihre Feinheiten findet man nicht in Glauben und Dogmen; sie ist
nie dort, wo der Mensch sie finden kann, denn es führt kein Pfad zu ihrer Schönheit. Sie ist kein
fester Punkt, keine Zufluchtsstätte. Sie hat ihre besondere Güte, deren Liebe nicht zu ermessen ist;
man kann sie nicht festhalten, nicht erfahren. Sie hat keinen Marktwert, den man benutzen und zur
Seite legen kann. Sie ist da, wenn Geist und Herz leer sind von den Dingen des Denkens. Der Mönch
oder der arme Mann sind ihr nicht nahe, auch der reiche nicht; weder der  Intellektuelle noch der
Begabte kann sie berühren. Wer sagt, er kennt sie, ist ihr nie nahegekommen. Sei weit entfernt von
der Welt, und lebe doch in ihr.
Am Morgen kreischten und flatterten die Papageien um den Tamarindenbaum; sie beginnen früh
ihre rastlose Geschäftigkeit mit ihrem Hin und Her. Sie waren leuchtendgrün gestreift, mit starken,
roten, gekrümmten Schnäbeln. Nie schienen sie geradeaus zu fliegen, sondern immer im Zickzack,
und sie kreischten während des Flugs. Gelegentlich kamen sie und setzten sich auf das Geländer der
Veranda;  dann  konnte  man  sie  beobachten,  aber  nicht  lange;  sie  flogen  wieder  davon  mit  ihrem
verrückten und geräuschvollen Flug. Ihr einziger Feind scheint der Mensch zu sein. Er steckt sie in
Käfige.
 
28. September 1973 Der große schwarze Hund hatte eine Ziege getötet; man hatte ihn hart bestraft und angebunden, und
nun winselte und bellte er. Das Haus war von einer hohen Mauer umgeben, aber irgendwie war die
Ziege hereingekommen, und der Hund hatte sie gejagt und getötet. Der Besitzer des Hauses machte
den Schaden mit Worten und Silber gut. Es war ein großes Haus, von Bäumen umgeben, und der
Rasen war nie ganz grün, wie oft er auch besprengt wurde. Die Sonne brannte unbarmherzig, und
alle Sträucher und Blumen mußten zweimal täglich besprengt werden; der Boden war schlecht, und
die  Hitze  des  Tages  ließ  das  Grün  fast  verdorren.  Doch  die  Bäume  waren  hoch  und  gaben
erquickenden Schatten, und man konnte am frühen Morgen dort sitzen, wenn die Sonne noch weit
hinter  den  Bäumen  stand.  Es  war  ein  guter  Platz,  wenn  man  ruhig  sitzen  und  sich  in  Meditation
verlieren wollte, doch nicht, wenn man tagträumen oder sich einer befriedigenden Illusion hingeben
wollte. Es war zu streng dort in diesem Schatten, zu fordernd; die ganze Umgebung lud zu ruhiger
Betrachtung ein. Man konnte in seinen angenehmen Phantasien schwelgen, doch würde man bald
feststellen, daß hier für die Einbildungen des Denkens kein Platz war.
Er saß mit einem Tuch über dem Kopf und weinte; seine Frau war gerade gestorben. Er wollte
nicht, daß seine Kinder seine Tränen sahen; auch sie weinten, wenn sie auch nicht ganz begriffen,
was geschehen war. Die Mutter der vielen Kinder hatte sich nicht wohl gefühlt und war in der letzten
Zeit sehr krank gewesen; der Vater saß an ihrem Bett. Er war offenbar nie ausgegangen, und eines
Tages,  nach  einigen  zeremoniellen  Handlungen,  wurde  die  Mutter  hinausgetragen.  Das  Haus  war
seltsam leer geworden, ohne den Wohlgeruch, den die Mutter in ihm verbreitet hatte, und es würde
nie  wieder  so  sein,  wie  es  gewesen  war,  denn  jetzt  war  im  Haus  das  Leid  eingekehrt.  Der  Vater
wußte  es;  die  Kinder  hatten  jemanden  für  immer  verloren,  doch  noch  kannten  sie  nicht  die
Bedeutung des Leids.
Es ist immer da, du kannst es nicht einfach vergessen, du kannst es nicht durch irgendeine religiöse
oder andere Form der Unterhaltung verdecken. Du kannst vor ihm davonlaufen, doch es wird da sein,
um  dir  wieder  zu  begegnen.  Du  kannst  dich  in  Frömmigkeit,  in  Gebete  oder  in  einen  tröstlichen
Glauben flüchten, doch es wird wieder auftauchen, ungebeten. Das Wuchern des Leids ist Bitterkeit,
Zynismus  oder  neurotisches  Verhalten.  Du  kannst  dich  aggressiv,  gewalttätig  und  böse  gebärden,
doch das Leid ist da, wo du bist. Du magst Macht haben, gesellschaftliches Prestige und die Freuden
des Geldes, doch es wird in deinem Herzen sein und warten und lauern. Du kannst machen, was du
willst, du kannst ihm nicht entfliehen. Die Liebe, die du hast, endet in Leid; Leid ist Zeit, Leid ist
Denken.
Der Baum wird gefällt, und du vergießt eine Träne; ein Tier wird zu deinem Genuß getötet; die
Erde wird um deines Vergnügens willen zerstört; du wirst erzogen zu töten, zu zerstören, Mensch
gegen Mensch. Neue Technologien und Maschinen übernehmen die mühselige Arbeit des Menschen,
doch du kannst durch die Dinge, die das Denken sich ersonnen hat, das Leid nicht beenden. Liebe ist
nicht Vergnügen.
Sie  kam  verzweifelt  in  ihrem  Kummer;  sie  erzählte  und  schüttete  all  die  Dinge  aus,  die  sie
durchgemacht  hatte,  Todesfälle,  die  geistige  Leere  ihrer  Kinder,  mit  ihrer  politischen  Einstellung,
ihren Scheidungen, ihren Enttäuschungen und Bitterkeiten, und mit der unendlichen Vergeblichkeit
des ganzen Lebens, das keinen Sinn hatte. Sie war nicht mehrjung; in ihrer Jugend hatte sie sich
amüsiert, sich vorübergehend für Politik interessiert, einen akademischen Grad in Betriebswirtschaft
erworben  und  im  übrigen  mehr  oder  weniger  ein  Leben  wie  alle  anderen  geführt.  Ihr  Mann  war
kürzlich gestorben, und alles Leid schien über sie hereinzubrechen. Im Verlauf unseres Gesprächs
wurde sie ruhig.
Jede Bewegung des Denkens vertieft das Leid. Das Denken mit seinen Erinnerungen, mit seinen
Vorstellungen  von  Freude  und  Schmerz,  mit  seiner  Einsamkeit  und  seinen  Tränen,  mit  seinem
Selbstmitleid und seiner Reue ist der Nährboden des Leids. Hören Sie zu. Hören Sie nur einfach:
nicht auf das Echo der Vergangenheit, das Überwinden des Leids oder wie Sie seinen Qualen ent-
rinnen können - sondern hören Sie mit Ihrem Herzen, mit Ihrem ganzen Sein, was jetzt gesagt wird.
Ihre Abhängigkeit und Gebundenheit haben den Boden für Ihr Leid bereitet. Das Versäumnis einer
Selbstprüfung, die Sie bereichert hätte, hat Ihrem Leid Nahrung gegeben. Alle Ihre selbstbezogenen
Beschäftigungen haben zu diesem Kummer geführt. Hören Sie nur zu, bleiben Sie dabei, irren Sie
nicht ab. Jede Bewegung des Denkens stärkt diesen Kummer. Denken ist nicht Liebe. Liebe kennt
kein Leid.
 29. September 1973 
Die  Regenfälle  waren  fast  vorüber,  und  am  Horizont  schwebten  bauschige  weiße  und  goldene
Wolken; sie stiegen zum blaugrünen Himmel auf. Alle Blätter an jedem Strauch waren reingewa-
schen und funkelten in der frühen Morgensonne. Es war  ein  Morgen der Freude. Die Erde freute
sich, und es war wie ein Segen in der Luft. Vom oberen Zimmer aus sahst du das blaue Meer, den
Fluß,  der  in  es  einmündete,  die  Palmen  und  die  Mangobäume.  Das  Wunder  der  Erde  und  die
gewaltigen Formen der Wolken verschlugen dir den Atem. Es war früh, ruhig, und der Lärm des
Tages hatte noch nicht begonnen; es war kaum Verkehr auf der Brücke, nur eine lange Reihe von
Ochsenkarren, beladen mit Heu. Jahre später würden die Busse kommen und Luftverschmutzung und
Betriebsamkeit mit sich bringen. Es war ein lieblicher Morgen, voller Gesang und Seligkeit.
Die zwei Brüder wurden mit einem Auto zu einem nahegelegenen Dorf gebracht, um ihren Vater
zu  besuchen,  den  sie  seit  fast  fünfzehn  Jahren  oder  länger  nicht  gesehen  hatten.  Sie  mußten  eine
kurze  Strecke  auf  einer  schlechterhaltenen  Straße  laufen.  Sie  kamen  an  einen  Tank,  einen
Wasserspeicher; von allen Seiten Führten steinerne Stufen hinunter zu seinem klaren Wasser. Ihm
zur Seite stand ein kleiner Tempel mit einem kleinen quadratischen Turm, der sich nach oben hin
verjüngte, dort waren viele steinerne Skulpturen aufgestellt. Auf der Veranda des Tempels, die den
großen Teich überblickte, saßen ein paar Leute, die sich in völliger Stille, wie die Statuen auf dem
Turm,  der  Meditation  widmeten.  Auf  der  anderen  Seite  des  Teiches,  dicht  hinter  einigen  anderen
Häusern, stand das Haus, in dem ihr Vater lebte. Er kam heraus, als die beiden Brüder näher kamen,
und  sie  begrüßten  ihn,  indem  sie  sich  zu  Boden  warfen  und  seine  Füße  berührten.  Sie  waren
schüchtern  und  warteten  bis  er  sprach,  wie  es  der  Brauch  war.  Bevor  er  ein  Wort  sagte,  ging  er
hinein, um sich die Füße zu waschen, weil die Jungen sie berührt hatten. Er war ein sehr orthodoxer
Brahmane, und seine beiden Söhne waren verunreinigt worden, weil sie mit anderen verkehrt hatten,
die nicht zu seiner Kaste gehörten, und weil sie Speisen gegessen hatten, die von Nicht-Brahmanen
gekocht worden waren. Also wusch er seine Füße und setzte sich dann auf den Boden, nicht zu nahe
zu seinen verunreinigten Söhnen. Sie unterhielten sich eine Weile, und die Stunde der Mahlzeit kam
heran. Er schickte sie fort, denn er durfte nicht mit ihnen essen; sie waren keine Brahmanen mehr. Er
muß sie geliebt haben, denn trotz allem waren sie seine Söhne, die er so viele Jahre nicht gesehen
hatte. Wenn ihre Mutter noch lebte, hätte sie ihnen vielleicht etwas zu essen gegeben, aber sie hätte
keinesfalls mit ihren Söhnen zusammen gegessen. Sie müssen ihre Kinder sehr geliebt haben, doch
Orthodoxie  und  Tradition  verboten  jeden  Körperkontakt  mit  ihnen.  Die  Tradition  ist  sehr  stark,
stärker als die Liebe.
Die Tradition des Krieges ist stärker als die Liebe; die Tradition des Tötens für Nahrung und des
Tötens  des  sogenannten  Feindes  verweigert  menschliche  Empfindsamkeit  und  Zuneigung;  die
Tradition vieler Stunden körperlicher Arbeit erzielt Leistungen durch Grausamkeit; die Tradition der
Ehe wird schnell zur Fessel; die Tradition von Reich und Arm hält beide voneinander getrennt; jeder
Beruf hat seine eigene Tradition, seine eigene Elite, die Neid und Feindschaft sät. Die traditionellen
Zeremonien  und  Rituale  in  den  Andachtsstätten  der  ganzen  Welt  haben  den  Menschen  vom
Menschen getrennt, und all die Worte und Gesten haben nicht die geringste Bedeutung. Die tausend
Gesten, wie reich und schön sie auch sein mögen, verleugnen die Liebe.
Du überquerst eine wacklige Brücke über einen schmalen, schlammigen Bach, der in den großen,
breiten Fluß mündet. Du gelangst in ein kleines Dorf mit Häusern aus Lehm und sonnengetrockneten
Ziegeln. Eine Menge Kinder sind da, die schreien und spielen. Die älteren Leute sind auf den Feldern
oder fischen oder arbeiten in der benachbarten Stadt. In einem kleinen dunklen Raum ist das Fenster
eine Öffnung in der Wand; keine Fliegen kamen in diese Dunkelheit. Drinnen war es kühl. In diesem
engen Raum saß ein Weber an einem großen Webstuhl; er konnte nicht lesen, doch war er auf seine
Art gebildet, höflich und völlig in seine Arbeit vertieft. Er webte einen kostbaren Stoff mit Gold und
Silber in schönen Mustern. Er konnte traditionelle Muster in Stoffe oder Seide jeder Farbe weben,
die schönsten und die besten. Er war in diese Tradition hineingeboren; er war klein und freundlich
und begierig, uns sein wunderbares Talent vorzuführen. Du sahst ihm zu, wie er aus Seidenfäden die
feinsten Stoffe webte, mit Staunen und Liebe in deinem Herzen. Es war eine Webarbeit von großer
Schönheit, geboren aus der Tradition.
 
30. September 1973 Eine große gelbliche Schlange überquerte die Straße unter einem Banyanbaum. Er hatte einen langen
Spaziergang  gemacht  und  war  auf  dem  Rückweg,  als  er  die  Schlange  sah.  Er  folgte  ihr  ziemlich
dicht, einen kleinen Hügel hinauf; sie starrte in jedes Loch; sie bemerkte überhaupt nicht, daß er da
war, obwohl er sich fast über sie neigte. Sie war ziemlich dick; eine große Wölbung befand sich in
der  Mitte  ihres  Körpers.  Die  Dorfbewohner  auf  ihrem  Heimweg  hörten  auf  zu  sprechen  und
beobachteten sie; einer von ihnen erklärte ihm, daß es eine Kobra sei, und er solle lieber vorsichtig
sein. Die Kobra verschwand in einem Loch, und er ging weiter. Entschlossen, die Kobra an derselben
Stelle noch einmal zu sehen, kehrte er am nächsten Tag zurück. Keine Schlange war da, aber die
Dorfbewohner hatten eine flache Schale mit Milch, ein paar Ringelblumen, einen großen, mit Asche
bestreuten Stein und noch ein paar andere Blumen dorthin gelegt. Der Platz war heilig geworden,
und jeden Tag waren frische Blumen dort; die Dorfbewohner in der ganzen Umgebung wußten, daß
der Platz heilig geworden war. Er kam mehrere Monate später wieder zu derselben Stelle; da waren
frische Milch, frische Blumen, und der Stein war frisch geschmückt. Und der Banyanbaum war ein
wenig älter.
Der Tempel überblickte das blaue Mittelmeer; er war verfallen, und  nur  die  marmornen Säulen
standen noch. Er war in einem Krieg zerstört worden, aber er war noch immer eine heilige Stätte.
Eines Abends, als die goldene Sonne auf den Marmor schien, spürtest du die heilige Atmosphäre; du
warst allein, keine Besucher mit ihrem endlosen Geschwätz waren da. Die Säulen wurden zu reinem
Gold,  und  das  Meer  weit  dort  unten  war  intensiv  blau.  Es  gab  dort  eine  Statue  der  Göttin,  gut
erhalten  und  eingeschlossen;  du  konntest  sie  nur  zu  bestimmten  Stunden  sehen,  und  dann
verschwand die Schönheit ihrer Heiligkeit. Das blaue Meer blieb.
Es  war  ein  hübsches  Häuschen  auf  dem  Land  mit einem  Rasen,  der  seit  vielen  Jahren  gewalzt,
gemäht  und  gejätet  worden  war.  Der  ganze  Besitz  war  gut  instand  gehalten,  blühend  und  heiter.
Hinter dem Haus lag ein kleiner Gemüsegarten; es war ein reizendes Anwesen. Ein ruhiger Bach floß
an  ihm  vorbei,  der  fast  nicht  zu  hören  war.  Die  Tür  wurde  geöffnet  und  von  einer  Buddhastatue
offengehalten, die mit einem Fußtritt an die richtige Stelle geschoben wurde. Der Besitzer war sich
überhaupt nicht bewußt, was er tat; für ihn war es ein Türanschlag. Du fragtest dich, ob er wohl das
gleiche mit einer Statue tun würde, die er verehrte, denn er war Christ. Du lehnst die heiligen Dinge
eines anderen ab, doch du behältst deine eigenen; die Glaubensinhalte eines anderen sind für dich
Aberglauben, doch deine eigenen sind vernünftig und wahr.
Was  ist  heilig?  Er  hatte  es  an  einem  Strand  aufgelesen,  sagte  er;  es  war  ein  Stück  vom  Meer
glattgewaschenes  Holz  in  Form  eines  menschlichen  Kopfes.  Er  war  aus  hartem  Holz,  vom  Meer-
wasser geformt, von vielen Jahreszeiten gereinigt. Er hatte es mit nach Hause genommen und auf das
Kaminsims  gestellt;  er  betrachtete  es  hin  und  wieder  und  bewunderte,  was  er  getan  hatte.  Eines
Tages bekränzte er es mit ein paar Blumen, und dann tat er es jeden Tag; er fühlte sich unbehaglich,
wenn nicht täglich frische Blumen da waren, und allmählich wurde das geformte Stück Holz sehr
wichtig in seinem Leben. Niemand außer ihm durfte es berühren - andere könnten es entweihen. Er
wusch sich die Hände, bevor er es berührte. Es war heilig geworden, geheiligt; er allein war sein
Hohepriester, er repräsentierte es. Es erzählte ihm Dinge, die er von sich aus niemals wissen konnte.
Sein Leben war von ihm erfüllt, und er sagte, er sei unaussprechlich glücklich.
Was  ist  heilig?  Nicht  die  Dinge,  die  vom  Geist  oder  der  Hand  gemacht  worden  sind  oder  vom
Meer. Das Symbol ist nie das Wirkliche; das Wort Gras ist nicht das Gras auf dem Feld; das Wort
Gott ist nicht Gott. Das Wort enthält nie das Ganze, wie ausgeklügelt auch die Beschreibung sein
mag. Das Wort heilig hat keine Bedeutung an sich; es wird nur heilig in seiner Beziehung zu etwas,
sei  sie  illusorisch  oder  wirklich.  Was  wirklich  ist,  sind  nicht  die  Worte,  die  aus  dem  Verstand
kommen. Wirklichkeit, Wahrheit kann nicht vom Denken berührt werden. Wo der Denker ist, da ist
die Wahrheit nicht. Der Denker und sein Gedanke müssen an ein Ende gelangen, damit die Wahrheit
sein kann. Dann ist das, was ist, heilig - jener uralte Marmor mit der goldenen Sonne darauf, jene
Schlange und der Dorfbewohner. Wo keine Liebe ist, da ist nichts heilig. Liebe ist ein Ganzes, und in
ihr ist keine Zersplitterung.
 
2. Oktober 1973 
Das Bewußtsein ist sein eigener Inhalt; der Inhalt ist Bewußtsein. Alles Handeln ist fragmentarisch,
wenn  der  Inhalt  des  Bewußtseins  aufgespalten  wird.  Dies  verursacht  Konflikt,  Elend  und  Ver-
wirrung; dann ist das Leid unvermeidlich. Aus der Luft konntest du in dieser Höhe die grünen Felder sehen, jedes unterschied sich von den
anderen  in  Form,  Größe  und  Farbe.  Ein  Bach  floß  herab  und  mündete  ins  Meer;  weit  hinter  ihm
lagen die Berge, beladen mit Schnee. Auf der ganzen Erde waren große, sich ausdehnende Städte
und  Dörfer;  auf  den  Hügeln  standen  Schlösser,  Kirchen  und  Wohnhäuser,  und  dahinter  lag  eine
ausgedehnte  Wüstenlandschaft,  braun,  golden  und  weiß.  Dann  kam  wieder  das  blaue  Meer,  und
wieder Land mit dichten Wäldern. Die ganze Erde war reich und schön.
Er  ging  dort  spazieren  und  hoffte,  einen  Tiger  zu  sehen;  und  so  geschah  es  auch.  Die
Dorfbewohner waren gekommen, um seinem Gastgeber zu sagen, daß ein Tiger in der vergangenen
Nacht eine junge Kuh getötet hatte und heute nacht zu seiner Beute zurückkommen würde. Ob sie
ihn sehen wollten? Auf einem Baum würde eine Plattform errichtet, und von dort aus könnte man
den großen Mörder sehen. Sie würden auch eine Ziege an den Baum binden, um sicher zu sein, daß
der Tiger käme. Er sagte, er wolle lieber nicht sehen, wie eine Ziege um seines Vergnügens willen
getötet würde. Also wurde der Plan aufgegeben. Aber am späten Nachmittag, als die Sonne hinter
einem sanftgewölbten Hügel stand, wollte sein Gastgeber hinausfahren in der Hoffnung, zufällig den
Tiger zu sehen, der die Kuh getötet hatte. Sie fuhren einige Meilen in den Wald; es wurde ziemlich
dunkel, und sie kehrten mit eingeschalteten Scheinwerfern um. Als sie zurückfuhren, hatten sie jede
Hoffnung aufgegeben, den Tiger zu sehen. Aber als sie gerade um eine Kurve kamen, saß er auf
seinen  Hinterbeinen  mitten  auf  der  Straße,  riesig,  gestreift,  die  Augen  im  Licht  der  Scheinwerfer
glühend. Das Auto hielt an, und er kam auf sie zu, knurrend, und von dem Knurren erzitterte das
Auto.  Er  war  erstaunlich  groß,  und  sein  langer  Schwanz  mit  der  schwarzen  Spitze  bewegte  sich
langsam hin und her. Er war verärgert. Das Fenster war offen, und als der Tiger knurrend vorbeiging,
streckte er seine Hand aus, um diese große Energie des Waldes zu streicheln, doch sein Gastgeber riß
hastig seinen Arm zurück und erklärte später, daß der Tiger ihm den Arm abgerissen hätte. Es war
ein herrliches Tier, voller Majestät und Kraft.
Dort unten auf der Erde verweigerten Tyrannen dem Menschen die Freiheit, Ideologen formten
den  Geist  des  Menschen,  Priester  mit  ihrer  jahrhundertealten  Tradition  und  Glaubenslehre
versklavten den Menschen, die Politiker mit ihren endlosen Versprechungen schufen Korruption und
Zwietracht. Dort unten ist der Mensch in endlosem Konflikt und Leid und in den grellen Lichtern des
Vergnügens  gefangen.  Alles  ist  so  unendlich  bedeutungslos  -  der  Schmerz,  die  Mühsal  und  die
Worte der Philosophen. Tod und Unglück und Mühsal, Mensch gegen Mensch.
Diese komplexe Vielfalt, diese verschiedenen Muster von Vergnügen und Schmerz sind der Inhalt
des menschlichen Bewußtseins, geformt und konditioniert von der Kultur, in der er erzogen wurde,
mit ihren religiösen und wirtschaftlichen Zwängen. Freiheit liegt nicht innerhalb der Grenzen eines
solchen Bewußtseins. Was als Freiheit akzeptiert wird, ist in Wirklichkeit ein Gefängnis, das durch
die Entwicklung der Technologie etwas erträglicher wird. In diesem Gefängnis gibt es Kriege, die
durch Wissenschaft und Profitgier noch zerstörerischer werden. Freiheit liegt weder im Wechsel der
Gefängnisse  noch  im  Wechsel  der  Gurus  mit  ihrer  absurden  Autorität.  Autorität  bringt  nicht  die
Vernunft  der  Ordnung.  Im  Gegenteil,  sie  bringt  Unordnung,  und  aus  diesem  Boden  wächst  die
Autorität. Freiheit ist nicht in Fragmenten. Ein nichtfragmentierter Geist, ein Geist, der ganzheitlich
ist, lebt in Freiheit. Er weiß nicht, daß er frei ist; das, was man weiß, ist im Bereich der Zeit, und Zeit
ist kein Faktor der Freiheit. Freiheit der Wahl leugnet die Freiheit; Wahl existiert nur, wo Verwirrung
herrscht.  Klarheit  der  Wahrnehmung,  Einsicht  ist  die  Freiheit  vom  Schmerz  der  Wahl.  Totale
Ordnung ist das Licht der Freiheit. Diese Ordnung ist nicht das Kind des Denkens, denn jede Aktivi-
tät des Denkens dient dazu, die Fragmentierung zu kultivieren. Liebe ist kein Fragment des Denkens,
des  Vergnügens.  Dies  zu  erkennen  ist  Intelligenz.  Liebe  und  Intelligenz  sind  untrennbar,  und  aus
ihnen entspringt ein Handeln, das keinen Schmerz verursacht. Ordnung ist seine Grundlage.
 
3. Oktober 1973
So früh am Morgen war es ziemlich kalt am Flughafen; die Sonne ging gerade auf. Alle waren dick
vermummt, und die armen Träger fröstelten. Es war der übliche Lärm eines Flughafens, das Getöse
der  Jets,  das  laute  Schwatzen,  die  Abschiede  und  das  Take-off.  Das  Flugzeug  war  überfüllt  von
Touristen,  Geschäftsleuten  und  anderen,  die  zu  der  heiligen  Stadt  mit  ihrem  Schmutz  und
Menschengewimmel flogen. Bald sah man die riesige Kette des Himalaja, rosa in der Morgensonne.
Wir  flogen  in  südöstlicher  Richtung,  und  über  Hunderte  von  Meilen  hatte  man  den  Eindruck,  als
schwebten diese riesigen Gipfel in all ihrer Schönheit und Majestät in der Luft. Der Passagier auf dem Nebensitz war in eine Zeitung vertieft; auf der anderen Seite des Ganges saß eine Frau, die sich
auf ihren Rosenkranz konzentrierte. Die Touristen unterhielten sich laut und fotografierten einander
und die fernen Berge; alle waren mit ihren Angelegenheiten beschäftigt und hatten keine Zeit, das
Wunder der Erde zu betrachten und die Windungen des heiligen Flusses, die subtile Schönheit jener
großartigen Gipfel, die sich rosa färbten.
Ein Mann, dem große Ehrerbietung erwiesen wurde, saß etwas weiter den Gang hinunter, er war
nicht mehrjung und hatte das Gesicht eines Gelehrten. Seine Bewegungen waren rasch, und er war
makellos gekleidet. Man fragte sich, ob er die wahre Herrlichkeit dieser Berge wirklich zur Kenntnis
genommen hatte. Dann erhob er sich und ging auf den Passagier auf dem Nebensitz zu; er bat ihn,
den Platz mit ihm zu tauschen. Er setzte sich, stellte sich vor und fragte, ob er uns sprechen dürfe. Er
sprach ein ziemlich zögerndes Englisch und wählte seine Worte sorgfältig, denn die Sprache war ihm
nicht vertraut. Er hatte eine klare, leise Stimme und sagte, er schätze sich glücklich, mit demselben
Flugzeug zu reisen und die Gelegenheit zu einem Gespräch zu haben. »Ich habe vor einigen Tagen
Ihre  letzte  Rede  über  Meditation  und  den  Beobachter  gehört.  Ich  bin  Gelehrter,  ein  Pandit,  und
praktiziere meine eigene Meditation und Disziplin.«
Die  Berge  wichen  weiter  nach  Osten  zurück,  und  der  Fluß  unter  uns  zeichnete  großzügige  und
reizvolle Muster.
»Sie  sagten,  der  Beobachter  ist  das  Beobachtete,  der  Meditierende  ist  die  Meditation,  und
Meditation findet nur statt, wenn der Beobachter nicht vorhanden ist. Ich wüßte gerne mehr darüber.
Für mich ist Meditation die Kontrolle des Denkens, das Ausrichten des Geistes auf das Absolute.«
Der Kontrollierende ist das Kontrollierte, nicht wahr? Der Denker ist seine Gedanken; gibt es ohne
Worte,  Vorstellungen  und  Gedanken  überhaupt  einen  Denker?  Der  Erfahrende  ist  die  Erfahrung;
ohne  Erfahrung  gibt  es  keinen  Erfahrenden.  Der  Kontrollierende  des  Denkens  besteht  aus  dem
Denken;  er  ist  eines  der  Fragmente  des  Denkens,  nennen  Sie  es,  wie  Sie  wollen.  Die  von  außen
einwirkende  Kraft,  wie  erhaben  sie  auch  sein  mag,  ist  immer  noch  ein  Produkt  des  Denkens;  die
Aktivität des Denkens ist immer äußerlich und führt zur Fragmentierung.
»Kann das Leben jemals ohne Kontrolle gelebt werden? Sie ist doch das Wesen der Disziplin.«
Wenn der Kontrollierende das Kontrollierte ist und das als eine absolute Tatsache, als Wahrheit
gesehen wird, dann entsteht eine vollkommen andere Art von Energie, die das, was ist, verwandelt.
Der  Kontrollierende  kann  niemals  ändern,  was  ist;  er  kann  es  kontrollieren,  unterdrücken,
modifizieren oder vor ihm davonlaufen, aber er kann nie darüber hinausgelangen. Das Leben kann
und muß ohne Kontrolle gelebt werden. Ein kontrolliertes leben ist niemals vernünftig und normal;
es verursacht endlose Konflikte, Elend und Verwirrung.
»Das ist eine vollkommen neue Sichtweise.«
Es ist zu betonen, daß dies keine Abstraktion, keine Formel ist. Es gibt nur das, was ist. Das Leid
ist  keine  Abstraktion;  man  kann  eine  Schlußfolgerung  daraus  ziehen,  eine  Idee,  ein  Wortgebilde
daraus machen, doch das ist nicht das, was ist: das Leid. Ideologien haben keine Realität. Das, was
ist, kann nicht verwandelt werden, wenn der Beobachter sich von dem Beobachteten trennt.
Ist das Ihre unmittelbare Erfahrung?
Es  wäre  doch  äußerst  eitel  und  töricht,  wenn  es  nur  verbale  Gebilde  des  Denkens  wären;  über
solche Dinge zu reden, wäre Heuchelei.
»Ich hätte gerne von Ihnen erfahren, was Meditation ist, aber jetzt ist dazu keine Zeit mehr, da wir
gleich landen werden.«
Bei der Ankunft grüßten uns Girlanden, und der Winterhimmel war intensiv blau.
 
4. Oktober 1973
Als kleiner Junge saß er oft allein unter einem großen Baum an einem Teich, in dem Lotosblumen
wuchsen; sie waren rosa und hatten einen starken Duft. [Krishnamurti beschreibt hier seine eigene
Kindheit.] Im Schatten dieses weitverzweigten Baumes konnte er die dünnen grünen Schlangen und
die  Chamäleons,  die  Frösche  und  die  Wasserschlangen  beobachten.  Dann  kam  sein  Bruder,
zusammen  mit  anderen,  um  ihn  nach  Hause  zu  bringen.  Es  war  ein  angenehmer  Platz  unter  dem
Baum,  mit  dem  Fluß  und  dem  Teich.  So  viel  Raum  schien  dort  zu  sein,  und  in  diesem  Räum
verschaffte sich der Baum seinen eigenen Raum. Alles braucht Raum. All diese Vögel, die an einem
ruhigen Abend dort in gleichmäßigen Abständen auf den Telegrafendrähten sitzen, schaffen Raum
für den Himmel. Die  beiden  Brüder  saßen  dann  mit  vielen  anderen  in  dem  Zimmer  voller  Bilder.  Es  wurde  in
Sanskrit  rezitiert,  und  dann  war  vollkommenes  Schweigen  -  es  war  die  Abendmeditation.  Der
jüngere Bruder pflegte einzuschlafen, und er drehte sich erst dann herum und wachte auf, wenn die
anderen aufstanden und hinausgingen. Das Zimmer war nicht allzu groß, und an den Wänden hingen
die  Bilder  von  Heiligen.  In  der  Enge  eines  Tempels  oder  einer  Kirche  gibt  der  Mensch  der
unendlichen Bewegung des Raumes eine Gestalt. Es ist wie überall; in der Moschee wird sie in den
anmutigen Schriftzügen von Wörtern festgehalten. Die Liebe braucht viel Raum.
Zu  jenem  Teich  kamen  Schlangen  und  hin  und  wieder  auch  Menschen;  Steinstufen  führten
hinunter zum Wasser, wo der Lotos wuchs. Der Raum, den das Denken erschafft, ist meßbar und
folglich  begrenzt;  Kulturen  und  Religionen  sind  sein  Produkt.  Doch  der  Geist  ist  vom  Denken
ausgefüllt und besteht aus Gedanken; sein Bewußtsein ist die Struktur des Denkens und hat wenig
Raum  in  sich.  Doch  dieser  Raum  ist  die  Bewegung  der  Zeit,  von  hier  nach  dort,  von  seinem
Mittelpunkt  bis  zu  den  äußeren  Grenzen  seines  Bewußtseins,  das  eng  ist  oder  sich  ausdehnt.  Der
Raum, den der Mittelpunkt sich schafft, ist sein eigenes Gefängnis. Seine Beziehungen kommen aus
diesem engen Raum, doch es muß Raum zum Leben da sein; was aus dem Geist kommt, verleugnet
das Leben. Das Leben innerhalb der engen Grenzen des Mittelpunktes ist Zwietracht, Schmerz und
Leid, und das ist nicht Leben.
Der Raum, die Entfernung zwischen dir und dem Baum, ist das Wort, das Wissen, welches Zeit
ist. Zeit ist der Beobachter, der den Abstand zwischen sich und den Bäumen, zwischen sich und dem,
was ist, herstellt. Ohne den Beobachter schwindet der Abstand. Identifikation mit den Bäumen, mit
einem anderen Menschen oder mit einer Formel ist die Aktivität des Denkens in seinem Verlangen
nach Schutz, nach Sicherheit. Der Abstand reicht von einem Punkt zu einem anderen, und um jenen
Punkt zu erreichen, braucht es Zeit. Der Abstand existiert nur dort, wo eine Richtung, innerlich oder
äußerlich, besteht. Der Beobachter schafft eine Trennung, einen Abstand zwischen sich selbst und
(lern, was ist; daraus erwachsen Konflikt und Leid. Die Verwandlung dessen, was ist, findet nur statt,
wenn keine Trennung,  keine  Zeit  zwischen dem Seher  und  dem  Gesehenen  existiert.  Liebe  kennt
keinen Abstand.
Der  Bruder  starb,  und  keine  Bewegung  in  irgendeiner  Richtung  führte  hinweg  von  dem  Leid.
Diese Nicht-Bewegung ist das Enden der Zeit. Zwischen den Hügeln und grünen Schatten begann
der Fluß, und tosend mündete er ins Meer und den endlosen Horizont. Die Menschen leben in Kästen
mit Schubladen, unzähligen  Schubladen, und sie haben  keinen  Raum;  sie  sind  gewalttätig,  brutal,
agressiv und bösartig; sie trennen und zerstören einander. Der Fluß ist die Erde, und die Erde ist der
Fluß; keines kann ohne das andere existieren.
Die Worte haben kein Ende, doch die Verständigung geschieht mit oder ohne Worte. Das Hören
des  Wortes  ist  die  eine  Sache,  und  das  Hören  keines  Wortes  eine  andere;  das  eine  ist  irrelevant,
oberflächlich und führt zur Untätigkeit; das andere ist nichtfragmentiertes Handeln, das Blühen der
Güte. Worte haben schöne Wände geschaffen, aber keinen Raum. Erinnerung und Einbildung sind
der Schmerz des Vergnügens, und Liebe ist nicht Vergnügen.
Die lange, dünne grüne Schlange war an jenem Morgen da; sie war zart und fast versteckt unter
den grünen Blättern; sie würde dasein, bewegungslos, warten und beobachten. Der große Kopf des
Chamäleons tauchte auf; es lag der Länge nach auf einem Ast; es wechselte ständig seine Farben.
 
10. April 1975 
In der Stille der tiefen Nacht und des ruhigen, stillen Morgens, wenn die Sonne die Hügel berührt,
liegt ein großes Mysterium. Es ist in allen lebenden Wesen. Wenn du ruhig unter einem Baum sitzt,
dann spürst du die uralte Erde mit ihrem unbegreiflichen Mysterium. In einer stillen Nacht, wenn die
Sterne  klar  und  nahe  sind,  bist  du  dir  des  sich  ausdehnenden  Raumes  bewußt  und  der
geheimnisvollen  Ordnung  aller  Dinge,  des  Unermeßlichen  und  des  Nichts,  der  Bewegung  der
dunklen  Hügel  und  des  Schreis  einer  Eule.  In  dieser  tiefen  Stille  des  Geistes  dehnt  sich  dieses
Mysterium  aus,  ohne  Zeit  und  Raum.  Das  Mysterium  ist  in  jenen  uralten  Tempeln,  die  mit
unendlicher Hingabe gebaut wurden, mit jener Achtsamkeit, die Liebe ist. Die schlanken Moscheen
und  die  großen  Kathedralen  verlieren  dieses  schattenhafte  Mysterium,  denn  dort  herrschen
Bigotterie, Dogma und militärischer Pomp. Der Mythos, der in den tiefen Schichten des Geistes ver-
borgen  liegt,  ist  nicht  geheimnisvoll;  er  ist  romantisch,  traditionell  und  konditioniert.  Aus  den
verborgenen Nischen des Geistes wurde die Wahrheit durch Symbole, Worte und Bilder verdrängt. In  ihnen  ist  kein  Mysterium,  sie  sind  das  Aufschäumen  des  Denkens.  Im  Wissen  und  seinen
Anwendungen sind Wunder, Erkenntnis und Freude. Doch das Mysterium ist etwas ganz anderes. Es
ist keine Erfahrung, die man erkennen, speichern und an die man sich erinnern kann. Erfahrung ist
der Tod jenes nicht mitteilbaren Mysteriums; um es mitzuteilen, brauchen Sie ein Wort, eine Geste,
einen Blick, doch um in Verbindung mit diesem Mysterium zu sein, muß der Geist, muß dein ganzes
Wesen sich auf der gleichen Ebene, zur gleichen Zeit, in der gleichen Intensität befinden wie das,
was man als Mysterium bezeichnet. Das ist Liebe. Mit ihr liegt das ganze Mysterium des Universums
offen.
Heute morgen war keine Wolke am Himmel; die Sonne schien ins Tal, und alle Dinge waren von
Freude erfüllt, nur der Mensch nicht. Er betrachtete diese wundervolle Erde und fuhr fort mit seiner
Arbeit, seinem Kummer und seinen flüchtigen Vergnügungen. Er hatte keine Zeit zu sehen; er war zu
beschäftigt mit seinen Problemen, mit seinen Qualen, mit seiner Gewalttätigkeit. Er sieht nicht den
Baum, und so kann er auch seine eigene Mühsal nicht sehen. Wenn er gezwungen ist zu sehen, dann
reißt er in Stücke, was er sieht, und das nennt er Analyse, er läuft vor ihm davon, oder er will es nicht
sehen. In der Kunst des Sehens liegt das Wunder der Verwandlung, der Verwandlung dessen, was ist.
Das  »was  sein  sollte«  ist  nie  da.  Im  Akt  des  Sehens liegt ein großes Mysterium. Dies bedarf der
Sorgfalt, der Achtsamkeit, die Liebe ist.
 
14. April 1975 
Eine riesige Schlange überquerte eine breite Fahrstraße gerade vor dir - sie war dick und schwer und
bewegte sich träge voran.
Sie kam aus einem größeren Teich, der ein kleines Stück entfernt liegt. Sie war fast schwarz, und das
Licht des Abends, das man auf sie fallen sah, verlieh ihrer Haut einen starken Glanz. Sie bewegte
sich ganz gemächlich mit stolzer Würde und Kraft. Sie bemerkte dich nicht, wie du dort standest und
sie ruhig beobachtetest. Du warst ihr ganz nahe; sie war wohl gut eineinhalb Meter lang, und sie war
angeschwollen von dem, was sie gefressen hatte. Sie kroch über einen kleinen Hügel, und du gingst
ihr nach und sahst aus ein paar Zentimetern Abstand auf sie nieder, ihre gespaltene schwarze Zunge
züngelte;  sie  kroch  auf  ein  großes  Loch  zu.  Du  hättest  sie  gerne  berührt,  denn  sie  war  von  einer
seltsam fesselnden Schönheit. Ein Dorfbewohner kam vorüber und rief, ich solle sie in Ruhe lassen,
es  sei  eine  Kobra.  Am  nächsten  Tag  hatten  die  Dorfbewohner  eine  Untertasse  mit  Milch  auf  den
Hügel gestellt und neben sie ein paar Hibiskusblüten gelegt. Etwas weiter die Straße hinunter stand
ein Strauch, hoch und fast unbelaubt, er hatte fast fünf Zentimeter lange Dornen, scharf und gräulich,
und kein Tier würde wagen, seine fleischigen Blätter zu berühren. Er schützte sich selbst, und wehe
jedem, der ihn berührte. Hirsche waren in diesem Wald, scheu, aber sehr neugierig; man konnte sich
ihnen nähern, aber nicht zu dicht herankommen, und wenn man es tat, flitzten sie davon und ver-
schwanden im Unterholz.
Als  du  allein  warst,  ließ  einer  dich  ganz  nahe  herankommen,  seine  Augen  glänzten,  und  seine
großen Ohren waren nach vorn gestellt. Alle hatten weiße Flecken auf einem rostfarbenen Fell; sie
waren scheu, sanft und immer auf der Hut, und es machte Freude, ihnen nahe zu sein. Einer von
ihnen war ganz weiß, wohl eine Laune der Natur.
Das Gute ist nicht das Gegenteil des Bösen. Es wurde nie von etwas berührt, das böse ist, obwohl
es von ihm umgeben ist. Das Böse kann das Gute nicht verletzen, doch das Gute kann manchmal
bedrohlich  wirken,  und  dann  wird  das  Böse  noch  listiger  und  bösartiger.  Es  kann  kultiviert,
verschärft und immer gewalttätiger werden; es wird in der Bewegung der Zeit geboren, genährt und
raffiniert eingesetzt. Das Gute aber ist nicht von der Zeit; es kann auf keinerlei Weise vom Denken
kultiviert  und  genährt  werden.  Sein  Wirken  ist  nicht  sichtbar,  es  hat  keine  Ursache  und  keine
Wirkung. Das Böse kann nicht gut werden, denn das, was gut ist, ist nicht das Produkt des Denkens;
es liegt jenseits des Denkens, wie die Schönheit. Was das Denken hervorbringt, das kann das Denken
auch wieder zunichte machen, es ist aber nicht das Gute; so wie es nicht von der Zeit ist, so hat das
Gute auch keinen festen Ort. Wo das Gute ist, da ist Ordnung, nicht die Ordnung der Autorität mit
Strafe  und  Belohnung;  diese  Ordnung  ist  dringend  notwendig,  denn  sonst  zerstört  sich  die
Gesellschaft selbst und der Mensch wird böse, mörderisch, korrupt und entartet. Denn der Mensch ist
die  Gesellschaft;  sie  sind  nicht  voneinander  zu  trennen.  Das  Gesetz  des  Guten  ist  ewig,
unveränderlich und zeitlos. Unveränderlichkeit ist sein Wesen, und somit ist es unendlich sicher. Es
gibt keine andere Sicherheit. 
17. April 1975 
Raum ist Ordnung. Raum ist Zeit, ist Länge, Breite und Volumen. Heute morgen sind das Meer und
der Himmel riesengroß; der Horizont, wo diese gelbgeblümten Hügel das ferne Meer berühren, ist
die Ordnung von Erde und Himmel; sie ist kosmisch. Jene Zypresse, hochgewachsen, dunkel und
allein,  hat  die  Ordnung  der  Schönheit,  und  das  ferne  Haus  auf  dem  bewaldeten  Hügel  folgt  der
Bewegung der Berge, die die niedrigeren Hügel überragen; das grüne Feld mit einer einzigen Kuh
liegt jenseits der Zeit. Und der Mann, der den Hügel heraufkommt, ist in dem engen Raum seiner
Probleme eingesperrt.
Es gibt einen Raum des Nichts, dessen Inhalt nicht an die Zeit, an das Maß des Denkens gebunden
ist. In diesen Raum kann der Geist nicht eindringen, er kann nur beobachten. In dieser Beobachtung
gibt  es  keinen  Erfahrenden.  Dieser  Beobachter  hat  keine  Geschichte,  keine  Assoziation,  keinen
Mythos, und folglich ist der Beobachter das, was ist. Das Wissen ist weitreichend, doch es hat keinen
Raum, denn durch sein Gewicht und sein Volumen verdirbt und erstickt es diesen Raum. Es gibt kein
Wissen des Selbst, kein höheres oder geringeres; es gibt nur ein Wortgebilde des Selbst, ein Skelett,
von Gedanken überzogen. Das Denken kann seine eigene Struktur nicht durchdringen; was es sich
ausgeklügelt hat, das kann das Denken nicht leugnen, wenn es aber leugnet, dann bedeutet es die
Weigerung, mehr zu erreichen. Wenn die Zeit des Selbst nicht vorhanden ist, dann ist der Raum da,
der ohne Maß ist.
Dieses Maß ist die Bewegung von Belohnung und Strafe, von Gewinn oder Verlust, die Aktivität
des Vergleichens und der Anpassung, der Achtbarkeit und deren Ablehnung. Diese Bewegung ist
Zeit,  die  Zukunft  mit  ihrer  Hoffnung  und  die  Gebundenheit,  die  Vergangenheit  ist.  Diese  totale
Vernetzung ist die eigentliche Struktur des Selbst, und seine Vereinigung mit dem höchsten Wesen
oder dem höchsten Prinzip bleibt innerhalb seines eigenen Bereichs. Das alles ist die Aktivität des
Denkens. Das Denken kann in keiner Weise jenen zeitlosen Raum durchdringen, es kann tun, was es
will. Allein die Methode, das Programm, das Verfahren, welche das Denken erfunden hat, sind nicht
die Schlüssel, die das Tor öffnen werden, denn es gibt kein Tor und keinen Schlüssel. Das Denken
kann sich nur seiner eigenen endlosen Aktivität bewußt sein, seiner eigenen Fähigkeit zu verfälschen,
seiner eigenen Täuschungen und Illusionen. Es ist der Beobachter und das Beobachtete. Seine Götter
sind seine eigenen Projektionen, und sie anzubeten, ist die Anbetung des eigenen Selbst. Was jenseits
des Denkens, jenseits des Wissens liegt, das kann man sich nicht vorstellen oder in einen Mythos
oder ein Geheimnis für die wenigen verwandeln. Es ist da, man muß es nur sehen.
 
23. April 1975 (in Malibu)
Der breite Fluß war still wie ein Mühlteich. Nicht die kleinste Welle kräuselte seine Oberfläche, und
die Morgenbrise war noch nicht erwacht, denn es war früh. Die Sterne waren im Wasser, klar und
funkelnd, und der Morgenstern war der hellste. Die Bäume auf der anderen Seite des Flusses waren
dunkel,  und  das  Dorf  zwischen  ihnen  schlief  noch.  Kein  Blatt  regte  sich,  und  die  kleinen
Zwergohreulen raschelten unentwegt in dem alten Tamarindenbaum; er war ihr Zuhause, und wenn
die Sonne auf ihre Zweige schien, wärmten sie sich. Auch die kreischenden grünen Papageien waren
still. Alle Dinge, selbst die Insekten und die Zikaden, warteten in atemloser Anbetung auf die Sonne.
Der Fluß war unbeweglich, und die kleinen Boote mit ihren dunklen Lampen, die gewöhnlich dort
waren, fehlten. Allmählich legte sich über die dunklen, geheimnisvollen Bäume das frühe Licht der
Morgendämmerung. Alle Lebewesen waren still im Mysterium jenes Augenblicks der Meditation.
Dein  eigener  Geist  war  zeitlos,  ohne  Maß;  es  gab  keine  Elle,  um  zu  messen,  wie  lange  dieser
Augenblick dauerte. Da war nur ein Sichregen und ein Erwachen, die Papageien und die Eulen, die
Krähen und der Mynah, die Hunde und eine Stimme auf der anderen Seite des Flusses. Und plötzlich
stand die Sonne gerade über den Bäumen, golden und verborgen vom Laub. Nun war der große Fluß
wach  und  bewegte  sich;  Zeit,  Länge,  Breite  und  Volumen  kamen  in  Bewegung,  und  alles  Leben
begann, das niemals endet.
Wie bezaubernd war es an diesem Morgen, die Reinheit des Lichts und der goldene Pfad, den die
Sonne auf dieses lebendige Gewässer malte. Du warst die Welt, der Kosmos, die todlose Schönheit
und die Freude des Mitgefühls. Nur du warst nicht da; wenn es dich gäbe, dann wäre das alles nicht
da. Du bringst den Anfang und das Ende hinein, um wieder in einer endlosen Kette zu beginnen. Im Werden ist Ungewißheit und Unbeständigkeit. Im Nichts ist absolute Beständigkeit und somit
Klarheit. Das, was ganz beständig ist, stirbt nie; das Verderbliche liegt im Werden. Die Welt will um
jeden Preis werden, erreichen, gewinnen, und damit kommt die Angst vor dem Verlieren und
Sterben. Der Geist muß durch das kleine Loch schlüpfen, das Selbst, das er geschaffen hat, um dieses
ungeheure Nichts zu entdecken, dessen Unveränderlichkeit das Denken nicht ermessen kann. Das
Denken verlangt, es einzufangen, zu benutzen, zu kultivieren und auf den Markt zu bringen. Das
Nichts muß akzeptabel gemacht werden und somit gesellschaftsfähig, damit man es anbeten kann.
Das Denken kann es nicht in eine Kategorie bringen, also hält es es für eine Täuschung und eine
Falle. Oder es muß für die wenigen sein, für die Auserwählten. Und so geht das Denken seine
eigenen unheilvollen Wege, angstvoll, grausam, eitel und nie beständig, obwohl sein Dünkel
behauptet, in seinem Handeln, in seinen Erkundungen, dem Wissen, das es angehäuft hat, sei
Beständigkeit. Der Traum wird zu einer Realität, die es genährt hat. Was das Denken zur Realität
gemacht hat, ist nicht Wahrheit. Das Nichts ist keine Realität, sondern es ist Wahrheit. Das kleine
Loch, das Selbst, ist die Realität des Denkens, das Skelett, um das es seine ganze Existenz aufgebaut
hat - die Realität seiner Fragmentierung, des Schmerzes, des Leids und seiner Liebe. Die
Wirklichkeit seiner Götter oder seines einzigen Gottes ist die sorgfältige Struktur des Denkens,
seines Gebets, seiner Rituale, seiner romantischen Frömmigkeit. In dieser Wirklichkeit gibt es keine
Beständigkeit oder reine Klarheit.
Das Wissen des Selbst ist Zeit, Länge, Breite und Volumen; es kann angehäuft werden, als eine
Leiter benutzt werden, um zu werden, zu bessern, zu erreichen. Dieses Wissen wird in keiner Weise
den Geist von der Last seiner eigenen Wirklichkeit befreien. Du bist diese Last; die Wahrheit besteht
darin, das zu sehen, und diese Freiheit ist nicht die Wirklichkeit des Denkens. Das Sehen ist das Tun.
Das Tun kommt aus der Unveränderlichkeit, aus der Klarheit des Nichts.
 
24. April 1975 
Jedes Lebewesen hat sein eigenes Empfindungsvermögen, seine eigene Lebensweise, sein eigenes
Bewußtsein, doch der Mensch glaubt, daß das seine weit überlegen ist, und deshalb verliert er seine
Liebe  und  seine  Würde  und  wird  gefühllos,  abgestumpft  und  zerstörerisch.  Es  war  ein  lieblicher
Morgen  im  Tal  der  Orangenbäume  mit  ihren  Früchten  und  Frühlingsblüten.  Auf  den  Bergen  im
Norden lag eine Spur Schnee; sie waren kahl, hart und fern, doch vor dem zartblauen Himmel des
frühen Morgens waren sie ganz nah, man konnte sie fast berühren. Sie waren von unvorstellbarem
Alter und von unzerstörbarer Hoheit und von jener Schönheit, die aus zeitloser Größe kommt. Es war
ein  sehr  stiller  Morgen,  und  der  Duft  der  Orangenblüten  erfüllte  die  Luft,  das  Wunder  und  die
Schönheit  des  Lichts.  Das  Licht  in  diesem  Teil  der  Welt  hat  eine  besondere  Eigentümlichkeit,
durchdringend, lebendig und augenfüllend; es schien in dein ganzes Bewußtsein einzudringen und
alle dunklen Winkel auszufegen. Darin war eine große Freude, und jedes Blatt und jeder Grashalm
freute sich mit. Und der Blauhäher hüpfte von Ast zu Ast, und zur Abwechslung kreischte er diesmal
nicht aus Leibeskräften. Es war ein bezaubernder Morgen, voller Licht und großer Tiefe.
Die Zeit hat das Bewußtsein mit seinem Inhalt geschaffen. Das ist die Kultur der Zeit. Der Inhalt
macht das Bewußtsein aus; ohne ihn gibt es kein Bewußtsein, wie wir es kennen. Ohne den Inhalt
gibt  es  nichts.  Wir  schieben  die  kleinen  Teilchen  in  diesem  Bewußtsein  von  einem  Platz  zum
anderen, je nach dem Druck des Anlasses und der äußeren Umstände, doch in demselben Bereich des
Schmerzes, des Leids und des Wissens. Diese Bewegung ist Zeit, Denken und Messen. Es ist ein
sinnloses  Versteckspiel  mit  dir  selbst,  dem  Schatten  und  der  Substanz  des  Denkens,  der  Ver-
gangenheit und der Zukunft des Denkens. Das Denken kann diesen Augenblick nicht festhalten, denn
dieser Augenblick ist nichts Zeitliches. Er ist das Enden der Zeit; die Zeit hat in diesem Augenblick
aufgehört; in ihm gibt es keine Bewegung, und deshalb hat er nichts mit einem anderen Augenblick
zu tun. Er hat keine Ursache und damit auch keinen Anfang und kein Ende. Das Bewußtsein kann
ihn nicht in sich fassen. In diesem Augenblick des Nichts ist alles enthalten.
Meditation ist das Entleeren des Bewußtseins von seinem Inhalt.

 

 
Dritter Teil: Lebensfragen

 


 Neben  den  Tausenden  öffentlicher  Reden  und  zahlreichen  privaten  Gesprächen  mit  einzelnen
Personen beantwortete Krishnamurti auch Fragen von Teilnehmern der jährlichen Zusammenkünfte
in vielen Ländern. Auch in späteren .fahren, als die Fragen aus der Zuhörerschaft schriftlich an ihn
gerichtet wurden, war er bereit, diese immer aufs neue, spontan und, wie er oft betonte, »gemeinsam,
als Freunde« zu untersuchen.
Häufig  nahm  Krishnamurti  an  Treffen  und  Seminaren  mit  Wissenschaftlern,  Erziehern  und  den
Schülern und den Mitarbeitern der Schulen teil, die von den verschiedenen KrishnamurtiStiftungen
gegründet worden waren. Er führte Gespräche mit Psychiatern und Psychologen, mit Experten fast
aller Fachrichtungen sowie mit den Vorstandsmitgliedern der Stiftungen, die verantwortlich für die
Planung  seiner  Reden  und  Reisen,  für  die  Verbreitung  seiner  Lehren  und  die  Organisation  der
Schulen waren.
Krishnamurti betrachtete die richtige Erziehung junger Menschen als die wichtigste Aufgabe jeder
Generation. In Indien, England und den Vereinigten Staaten initiierte er die Gründung von Schulen,
die seinen Namen trugen. Er besuchte sie oft, und wenn er ungezwungen im Kreis der Schüler und
Lehrer saß, sprach er mit ihnen über die Notwendigkeit, vor allem sich selbst kennenzulernen. Als
Ziel  der  Erziehung  betonte  er  neben  dem  Erwerb  akademischer  Kenntnisse  die  Entwicklung  der
Schüler  zu  vollentwiekelten,  integren  Menschen,  deren  Sorge  der  ganzen  Menschheit  und  der
globalen Umwelt gilt.
Dieser Teil enthält Fragen aus Aufzeichnungen in The Collected Works, Beginnings of Learning,
The  Wholeness  of  Life,  den  vierzig  Jahren  öffentlicher  Versammlungen  sowie  Gesprächen  mit
Schülern  und  Lehrern  und  den  Vorstandsmitgliedern  der  verschiedenen  Stiftungen.  Jeder  dieser
Auszüge  zeigt,  wie  unermüdlich  Krishnamurti  bereit  war,  wichtige  Themen  in  aller  Offenheit  zu
untersuchen, wobei er sich ausdrücklich weigerte, als Autorität zu sprechen.
Er weist darauf hin, daß die Antworten in der Durchdringung der Fragen selbst zu finden sind.
 
Was bedeutet es, ernst zu sein?
 
Wenn  wir  uns  zunächst  einmal  überlegen,  was  es  heißt,  ernst  zu  sein,  dann  hat  vielleicht  die
gemeinsame Untersuchung unseres gesamten Denkprozesses und unsere Antwort auf die verschiede-
nen Herausforderungen des Lebens eine tiefere Bedeutung.
Was verstehen wir darunter, ernst zu sein? Sind wir denn jemals wirklich ernst? Die meisten von
uns denken sehr oberflächlich; wir bleiben nie bei einem bestimmten Vorhaben und führen es durch,
denn wir haben so viele einander widersprechende Wünsche, und jeder Wunsch zieht uns in eine
andere Richtung. In einem Moment meinen wir etwas ernst, und im nächsten ist es vergessen, und
wir  verfolgen  ein  anderes  Ziel  auf  einer  anderen  Ebene.  Ist  es  denn  möglich,  eine  einheitliche
Einstellung  zum  Leben  zu  haben?  Ich  halte  das  für  eine  ziemlich  wichtige  Frage,  die  wir
durchdenken müssen, denn wie viele von uns sind wohl wirklich ernst? Oder nehmen wir nur die
Dinge ernst, die uns Befriedigung verschaffen und die nur von vorübergehender Bedeutung sind?
So fände ich es sehr interessant, nicht nur einer Rede zuzuhören, die ich zufällig halte, sondern uns
gemeinsam zu bemühen herauszufinden, was es bedeutet, ernst zu sein. Wenn ein beschränkter Geist
sich bemüht, ernst zu sein, dann ist seine Ernsthaftigkeit bestimmt sehr oberflächlich, weil er nicht
im geringsten versteht, was wirklich in ihm vorgeht. Man kann seine Energie einer besonderen Sache
widmen, sei sie nun spirituell oder weltlich, doch solange der Geist beschränkt und verwirrt bleibt
und  sich  selbst  nicht  versteht,  werden  seine  ernsten  Aktivitäten  sehr  wenig  Bedeutung  haben.
Deshalb finde ich es sehr wichtig, besonders in der heutigen Zeit, wo es so viele komplexe Probleme,
so  viele  Herausforderungen  gibt,  daß  zumindest  einige  von  uns  ein  anhaltendes  Interesse  daran
haben, herauszufinden, ob es möglich ist, ernst oder ernsthaft zu sein, ohne von den oberflächlichen
Aktivitäten des Geistes abgelenkt zu werden.
Ich  weiß  nicht,  ob  Sie  an  diesem  Problem  interessiert  sind,  doch  es  ist  überaus  wichtig
herauszufinden, warum die meisten Leute nicht wirklich ernst sind, denn nur ein ernster Geist kann
eine bestimmte Tätigkeit bis zum Ende durchführen und ihre Bedeutung entdecken. Soll man eines
Handelns fähig sein, das in sich stimmig ist, dann muß man die Gewohnheiten des eigenen Geistes
verstehen, und wenn man diese nicht versteht, dann hat es sehr wenig Sinn, nur einfach ernst zu sein.
Ich frage mich, ob Sie all dem überhaupt folgen können und ob ich mich verständlich mache? Wir  sehen  den  Auflösungsprozeß,  der  sich  in  der  Welt  vollzieht.  Die  alte  Gesellschaftsordnung
zerbricht,  die  verschiedenen  religiösen  Organisationen,  die  Glaubensinhalte,  die  moralischen  und
ethischen  Strukturen,  in  denen  wir  erzogen  worden  sind,  sie  alle  versagen.  Überall  in  unserer
sogenannten Zivilisation, sei sie nun indisch, europäisch oder was auch immer, herrscht Korruption,
und  alle  möglichen  nutzlosen  Aktivitäten  werden  weiterverfolgt.  Ist  es  also  möglich  für  Sie  und
mich, sich dieses ganzen Auflösungsprozesses bewußt zu sein und als einzelne Menschen aus ihm
herauszutreten? Ist es uns möglich, ernst zu sein in unserem Vorhaben, eine Welt ganz anderer Art
zu schaffen, eine ganz andere Kultur, Zivilisation? Ist es Ihnen recht, daß wir darüber diskutieren,
anstatt daß ich eine Rede halte?
Das  Problem  ist  folgendes:  Wenn  wir  von  dieser  gesellschaftlichen,  religiösen  und  moralischen
Auflösung umgeben sind, wie können wir als Individuen ausbrechen und eine andere Welt schaffen,
eine  andere  Gesellschaftsordnung,  eine  andere  Art,  das  Leben  zu  betrachten?  Ist  das  für  irgend
jemanden  von  Ihnen  ein  Problem,  oder  sind  Sie  damit  zufrieden,  nur  einfach  diese  Auflösung  zu
beobachten und in gewohnter Weise darauf zu reagieren? Können wir heute abend dieses Problem
gemeinsam diskutieren, es ganz durchdenken und unsere eigene Lösung finden? Finden Sie, daß es
sich lohnt zu diskutieren, was wir unter Veränderung verstehen?
 
FRAGE: Lassen Sie uns über den Ernst sprechen.
KRISHNAMURTI:  Was  verstehen  wir  unter  Ernst?  Um  ernst  sein  zu  können,  muß  man  die
Fähigkeit haben herauszufinden, was wahr ist. Kann ich herausfinden, was wahr ist, wenn mein Geist
sich  einem  bestimmten  Standpunkt  verschrieben  hat?  Wenn  er  durch  Wissen,  durch  Glauben
gebunden ist, wenn er den prägenden Einflüssen ausgesetzt ist, die ständig auf ihn einwirken - kann
der Geist da irgend etwas Neues entdecken? Bedeutet ernst zu sein nicht, daß sich der Geist jedem
Problem  des  Lebens  rückhaltlos  stellt?  Kann  ein  Geist,  der  nur  teilweise  aufmerksam  ist,  was
widersprüchlich in sich selbst ist, so sehr er auch versuchen mag, ernst zu sein, jemals angemessen
auf  die  Herausforderung  des  Lebens  antworten?  Ist  ein  Geist,  der  von  unzähligen  Wünschen
zerrissen ist, deren jeder einzelne ihn in eine andere Richtung zieht, fähig zu entdecken, was wahr ist,
so sehr er es auch versucht? Und ist es deshalb nicht sehr wichtig, Selbsterkenntnis zu haben, uns im
Ernst zu bemühen, das Selbst mit all seinen Widersprüchen zu verstehen? Können wir darüber disku-
tieren?
F: Würden Sie uns bitte sagen, ob das Leben und die Probleme des Lebens ein und dasselbe sind?
K: Können Sie die Probleme des Lebens vom Leben selbst trennen? Ist das Leben verschieden von
den Problemen, die das Leben uns bewußt macht? Nehmen wir uns doch einmal diese eine Frage vor
und denken sie bis zum Ende durch.
F: Und was ist mit der Atombombe und der Wasserstoffbombe? Können wir darüber diskutieren?
K: Das hat mit dem ganzen Problem des Krieges zu tun, und wie man Kriege verhindert, nicht
wahr? Können wir das Problem diskutieren, um Klarheit in unserem Geist zu schaffen, es ernsthaft
bis zum Ende verfolgen und dadurch die Wahrheit dieser Sache vollkommen verstehen?
Was verstehen wir unter Frieden? Ist Frieden das Gegenteil, die Antithese von Krieg? Wenn es
keinen Krieg gäbe, hätten wir dann Frieden? Streben wir nach Frieden, oder ist das, was wir Frieden
nennen, nur ein Zwischenstadium zwischen zwei widerstreitenden Aktivitäten? Wünschen wir uns
wirklich  Frieden,  nicht  nur  auf  einer  Ebene,  der  wirtschaftlichen  oder  spirituellen,  sondern  total?
Oder sind wir innerlich ständig mit uns selbst im Krieg und führen deshalb auch äußerlich Krieg?
Wenn  wir den Krieg  verhindern  wollen, müssen wir offensichtlich gewisse  Schritte  unternehmen,
was  tatsächlich  bedeutet,  keine  geistigen  Grenzen  zu  haben,  denn  der  Glaube  stiftet  Feindschaft.
Wenn Sie an den Kommunismus glauben und ich glaube an den Kapitalismus, oder wenn Sie Hindu
sind und ich Christ, dann besteht offensichtlich Feindschaft zwischen uns. Wenn also Sie und ich
Frieden  wünschen,  müssen  wir  dann  nicht  alle  Grenzen  in  unserem  Geist  abschaffen?  Oder
wünschen  wir  uns  nur  den  Frieden  um  unserer  Zufriedenheit  willen,  und  um  den  Status  quo
aufrechtzuerhalten, nachdem wir ein gewisses Ergebnis erzielt haben?
Sie sehen, ich glaube nicht, daß es einzelnen Menschen möglich ist, den Krieg zu beenden. Krieg
ist wie ein riesiger Mechanismus, der, wenn er einmal in Gang gekommen ist, außer Kontrolle gerät;
und er  wird wahrscheinlich  immer  weitergehen und wir werden in  seinem Verlauf vernichtet und
zerstört werden. Doch wenn man wünscht, aus diesem Mechanismus, aus dieser ganzen Maschinerie
des  Krieges  auszusteigen,  was  muß  man  dann  tun?  Das  ist  das  Problem,  nicht  wahr?  Wollen  wir wirklich  den  Krieg  beenden,  sowohl  innerlich  wie  äußerlich?  Letztlich  ist  Krieg  doch  nur  der
dramatische äußere Ausdruck unseres inneren Kampfes, oder nicht? Kann denn jeder einzelne von
uns  aufhören,  ehrgeizig  zu  sein?  Denn  solange  wir  ehrgeizig  sind,  sind  wir  skrupellos,  was
unvermeidlich zum Konflikt zwischen uns selbst und anderen Individuen führt, wie auch zwischen
einer  Gruppe  oder  Nation  und  einer  anderen.  Das  bedeutet  wirklich,  daß  wir  Kriege  inszenieren
müssen, solange Sie und ich in irgendeiner Beziehung Macht anstreben, und Macht ist etwas Böses.
Ist  es  denn  jedem  einzelnen  von  uns  möglich,  den  Prozeß  des  Ehrgeizes,  des  Wettbewerbs,  des
Wunsches, zu den Mächtigen zu gehören, zu erforschen und damit Schluß zu machen? Mir scheint,
daß  wir  nur  dann  als  einzelne  aus  dieser  Kultur,  dieser  Zivilisation,  die  Kriege  inszeniert,
heraustreten können.
Lassen Sie uns das diskutieren. Können wir als Individuen in uns selbst den Ursachen des Krieges
ein Ende bereiten? Eine der Ursachen ist offensichtlich der Glaube, die Trennung zwischen uns als
Hindus, Buddhisten, Christen, Kommunisten oder Kapitalisten. Können wir das alles beiseite lassen?
F: Alle Probleme des Lebens sind unwirklich, und es muß etwas Wirkliches geben, auf das wir uns
verlassen können. Was ist dieses Wirkliche?
K:  Glauben  Sie,  das  Wirkliche  und  das  Unwirkliche  können  so  leicht  voneinander  getrennt
werden? Oder entsteht das Wirkliche nur, wenn ich anfange zu verstehen, was unwirklich ist? Haben
Sie sich überhaupt überlegt, was das Unwirkliche ist? Ist Schmerz unwirklich? Ist Tod unwirklich?
Wenn Sie Ihr Bankkonto verlieren, ist das unwirklich? Ein Mann, der sagt: »Alles ist unwirklich;
deshalb laß uns das Wirkliche finden«, der flieht vor der Wirklichkeit.
Können Sie und ich in uns selbst den Faktoren ein Ende setzen, die zum Krieg in uns selbst und in
der Außenwelt führen? Lassen Sie uns darüber sprechen, nicht nur mit Worten, sondern lassen Sie
uns  das  wirklich  untersuchen,  uns  ernstlich  damit  befassen  und  sehen,  ob  wir  in  uns  selbst  die
Ursache von Haß, von Feindschaft, dieses Gefühl der Überlegenheit, den Ehrgeiz und alles übrige
auslöschen können. Können wir das alles auslöschen? Wenn wir wirklich Frieden wünschen, muß es
ausgelöscht werden, oder nicht? Wenn Sie herausfinden wollen, was wirklich ist, was Gott ist, was
Wahrheit ist, dann muß Ihr Geist still sein, und kann Ihr Geist still sein, wenn Sie ehrgeizig und
neidisch sind, wenn es Sie nach Macht, gesellschaftlicher Stellung und all dem gelüstet? Wenn Sie
also wirklich ernst sein wollen, wenn es Ihnen wirklich ernst damit ist, verstehen zu wollen, was
wahr  i~.t,  müssen  Sie  dann  diese  Dinge  nicht  ablegen?  Besteht  der  Ernst  nicht  im  Verstehen  des
geistigen Prozesses, des Selbst, das alle diese Probleme schafft, um sie dann aufzulösen?
F: Wie können wir uns von unserer Konditionierung befreien? K: Aber das zeige ich Ihnen ja gerade.
Was ist Konditionierung? Es ist die Tradition, die Ihnen von Kindheit an aufgezwungen wurde,
oder die Glaubensinhalte, die Erfahrungen, die Kenntnisse, die man für sich selbst angesammelt
hat. Sie alle konditionieren den Geist.
Nun, bevor wir uns mit den komplizierteren Aspekten der Frage befassen - können Sie aufhören,
ein Hindu zu sein, mit allem, was das beinhaltet, so daß Ihr Geist fähig ist zu denken, zu reagieren,
nicht im Sinne eines modifizierten Hinduismus, sondern vollkommen neu? Kann in Ihnen eine totale
Revolution stattfinden, so daß der Geist frisch, klar und somit des Nachforschens fähig ist? Das ist
eine sehr einfache Frage. Ich kann darüber eine Rede halten, doch es wird keinen Sinn haben, wenn
Sie nur zuhören und dann fortgehen und mir zustimmen oder nicht zustimmen. Doch wenn ich dieses
Problem mit Ihnen diskutiere und mit Ihnen bis zum Ende verfolge, dann wird sich unser Gespräch
vielleicht gelohnt haben.
Können Sie und ich, die wir uns Frieden wünschen oder die wir über Frieden sprechen, in uns selbst
die Ursache der Feindschaft, des Krieges auslöschen? Wollen wir darüber sprechen?
F: Sind die einzelnen Menschen machtlos gegenüber den Atomund Wasserstoffbomben?
K: Man wird mit diesen Bomben in Amerika, in Rußland und anderswo experimentieren, und was
können Sie und ich dagegen tun? Was hat es also für einen Sinn, darüber zu diskutieren? Sie können
versuchen, eine öffentliche Meinung darüber zu bilden, indem Sie an die Zeitungen schreiben, wie
schrecklich es ist, doch wird das die Regierungen daran hindern, die H-Bombe zu erforschen und
herzustellen?  Werden  sie  es  nicht  trotzdem  tun?  Sie  könnten  die  Atomenergie  zu  friedlichen  wie
auch  zu  zerstörerischen  Zwecken  benutzen,  und  innerhalb  von  fünf  oder  zehn  Jahren  wird  man
wahrscheinlich Fabriken haben, die mit Atomkraft betrieben werden; doch man wird sich zugleich
auf den Krieg vorbereiten. Man wird den Gebrauch von Atomwaffen vielleicht einschränken, doch
der Krieg entwickelt eine Eigendynamik, und was können wir tun? Historische Ereignisse sind in Bewegung, und ich glaube nicht, daß Sie und ich, die wir hier in Benares leben, diese Bewegung
aufhalten können. Wen interessiert das? Doch was wir tun können, ist etwas vollkommen anderes.
Wir  können  aus  der  gegenwärtigen  Maschinerie  der  Gesellschaft,  die  sich  ständig  auf  Kriege
vorbereitet, aussteigen, und vielleicht werden wir durch unsere totale innere Revolution fähig sein,
zum Aufbau einer Zivilisation beizutragen, die ganz und gar neu ist.
Was ist denn eigentlich eine Zivilisation? Was ist die indische oder europäische Zivilisation? Ist
sie  nicht  ein  Experiment  des  kollektiven  Willens?  Der  Wille  der  vielen  hat  diese  gegenwärtige
Zivilisation in Indien geschaffen, und können Sie und ich nicht aus ihr ausbrechen und vollkommen
anders über diese Dinge denken? Ist es nicht die Verantwortung ernsthafter Menschen, das zu tun?
Muß es nicht ernsthafte Menschen geben, die diesen Zerstörungsprozeß sehen, der sich in der Welt
vollzieht, die ihn erforschen und die aus ihm aussteigen, indem sie nicht ehrgeizig sind?
Was  können  wir  anderes  tun?  Doch  sehen  Sie,  wir  wollen  gar  nicht  ernst  sein,  das  ist  die
Schwierigkeit. Wir wollen uns nicht mit uns selbst auseinandersetzen, wir wollen lieber über etwas
sprechen, das außerhalb von uns liegt, etwas, das weit weg ist.
F:  Es  muß  doch  ein  paar  Menschen  geben,  denen  es  sehr  ernst  ist;  haben  die  denn  ihre  eigenen
Probleme oder die Weltprobleme gelöst?
K: Das ist doch keine ernste Frage, oder? Das ist, wie wenn ich sage, andere haben gegessen, wenn
ich selbst hungrig bin. Wenn ich hungrig bin, werde ich mich erkundigen, wo es etwas zu essen gibt;
zu sagen, daß andere wohlgenährt sind, ist unwesentlich, es zeigt nur, daß ich nicht wirklich hungrig
bin. Ob es ernsthafte Menschen gibt, die ihre Probleme gelöst haben, ist unwesentlich. Haben Sie
und ich unsere Probleme gelöst? Das ist viel wichtiger, oder nicht? Können einige von uns dieser
Frage  sehr  ernsthaft  nachgehen  und  sehen,  was  wir  tun  können,  nicht  nur  intellektuell,  sondern
tatsächlich?
F: Ist es wirklich möglich für uns, dem Druck der modernen Zivilisation zu entkommen?
K: Was ist die moderne Zivilisation? Hier in Indien ist sie eine uralte Kultur, die wir mit gewissen
Schichten der westlichen Kultur wie Nationalismus, Wissenschaft, Parlamentarismus, Militarismus
und so weiter überlagert haben. Nun, entweder werden wir von dieser Zivilisation absorbiert werden,
oder wir müssen aus ihr ausbrechen und eine ganz andere Zivilisation aufbauen. Es ist ein Jammer,
daß  wir  so  eifrig  bereit  sind,  nur  zuzuhören,  denn  unser  Zuhören  ist  sehr  oberflächlich,  und  das
scheint den meisten von uns zu genügen. Warum scheint es für uns so außerordentlich schwierig zu
sein, ernsthaft zu diskutieren und in uns selbst die Dinge auszulöschen, die Feindschaft und Kriege
verursachen?
F: Wir müssen uns mit dem unmittelbaren Problem befassen.
K: Aber wenn wir uns mit dem unmittelbaren Problem befassen, werden Sie feststellen, daß es
tiefe  Wurzeln  hat;  es  ist  das  Ergebnis  der  Ursachen,  die  in  uns  selbst  liegen.  Und  um  das  un-
mittelbare Problem zu lösen, sollten Sie da nicht die tieferen Probleme untersuchen?
F: Es gibt nur ein Problem, und das ist herauszufinden, was der Zweck des Lebens ist.
K: Können wir das wirklich ernsthaft diskutieren, ganz in die Frage eindringen, so daß wir für uns
selbst wissen, was der Zweck des Lebens ist? Worum geht es im Leben, wohin führt es? Das ist die
Frage,  nicht  was  der  Zweck  des  Lebens  ist.  Wenn  wir  lediglich  eine  Definition  des  Zweckes  des
Lebens suchen, werden Sie ihn auf die eine Art definieren und ich auf eine andere, und wir werden
streiten und uns aussuchen, welches die bessere Definition ist, je nach unserer Geschmacksrichtung.
Das  ist  natürlich  nicht,  was  mit  der  Frage  gemeint  ist.  Er  möchte  wissen,  was  der  Zweck  dieses
Kampfes  ist,  dieser  Suche,  dieses  ständigen  Ringens,  dieses  Zusammenkommens  und
Sich-wieder-Trennens, von Geburt und Tod. Wohin führt dieses ganze Dasein? Was bedeutet es?
Was  ist  denn  dieses  Etwas,  das  wir  Leben  nennen?  Wir  kennen  das  Leben  nur  durch
Selbst-Bewußtheit,  nicht  wahr?  Ich  weiß,  daß  ich  lebe,  denn  ich  spreche,  denke,  esse,  ich  habe  -
bewußt  oder  unbewußt  -  verschiedene  einander  widersprechende  Wünsche,  verschiedene  Zwänge,
Ambitionen und so weiter. Nur wenn ich mir dieser bewußt bin, das heißt, solange ich selbst-bewußt
bin, weiß ich, daß ich lebe. Natürlich bin ich nur selbst-bewußt, wenn irgendein Konflikt da ist; sonst
bin ich meiner selbst nicht bewußt. Wenn ich denke, mich bemühe, streite, diskutiere, es so oder so
ausdrücke, bin ich selbst-bewußt. Das eigentliche Wesen der Selbst-Bewußtheit ist Widerspruch.
Bewußtsein ist ein totaler Prozeß, es ist das Verborgene wie auch das Aktive, das Offene. Was
bedeutet dieser Prozeß des Bewußtseins, und wohin führt er? Wir kennen Geburt und Tod, Glaube,
Kampf,  Schmerz,  Hoffnung,  unaufhörlichen  Konflikt.  Was  bedeutet  das  alles?  Wir  wollen  nun versuchen,  ihre  wahre  Bedeutung  herauszufinden.  Und  man  kann  ihre  wahre  Bedeutung  nur
herausfinden,  wenn  der  Geist  imstande  ist  zu  forschen,  das  heißt,  wenn  er  nicht  in  einer
Schlußfolgerung verankert ist. Ist es nicht so?
F: Ist es ein Erforschen oder Neu-Erforschen?
K:  Ein  Neu-Erforschen  gibt  es  nur,  wenn  der  Geist  gebunden  ist,  sich  wiederholt  und  deshalb
ständig  sich  selbst  aufs  neue  erforscht.  Doch  um  das  Freisein  zu  erforschen,  herauszufinden,  was
wahr ist, darf der Geist nicht in den Fesseln irgendwelcher Schlußfolgerungen gefangen sein.
Können nun Sie und ich herausfinden, was die Bedeutung dieses ganzen Kampfes ist, mit all ihren
Verästelungen? Wenn jemand diese Absicht hat und es ihm damit wirklich ernst ist, kann dann der
Geist irgendeine Schlußfolgerung daraus ziehen? Muß man nicht offen für diese Verwirrung sein?
Muß  man  nicht  mit  einem  freien  Geist  herausfinden,  was  wahr  ist?  Wichtig  ist  also  nicht  das
Problem,  sondern  zu  sehen,  ob  es  dem  Geist  möglich  ist,  frei  zu  forschen  und  die  Wahrheit
herauszufinden.
Kann  der  Geist  frei  von  allen  Schlußfolgerungen  sein?  Eine  Schlußfolgerung  ist  nichts  als  die
Reaktion  einer  besonderen  Konditionierung,  oder  nicht?  Nehmen  Sie  die  Schlußfolgerung  der
Reinkarnation.  Ob  Reinkarnation  eine  Tatsache  ist,  das  ist  irrelevant.  Warum  ziehen  Sie  diese
Schlußfolgerung?  Ist  es,  weil  der  Geist  Angst  vor  dem  Tod  hat?  Ein  solcher  Geist,  der  an  eine
bestimmte Schlußfolgerung glaubt, welche das Ergebnis von Angst, Hoffnung und Sehnsucht ist, der
ist offensichtlich unfähig, die Wahrheit über den Tod zu entdecken. Also, wenn wir überhaupt ernst
sind, dann ist unser erstes Problem - noch bevor wir fragen, was dieser ganze Prozeß des Lebens
bedeutet - herauszufinden, ob der Geist frei von allen Schlußfolgerungen sein kann.
F: Meinen Sie, daß für ein ernstes Denken der Geist vollkommen leer sein muß?
K: Was verstehen Sie unter Freiheit? Was bedeutet es, frei zu sein? Sie nehmen an, daß der Geist,
wenn  er  frei  ist,  nicht  gebunden  ist  an  irgendeine  Schlußfolgerung,  daß  er  in  einem  Zustand  der
Leere ist. Ist er das aber? Wir versuchen die Wahrheit darüber herauszufinden, was ein freier Geist
ist. Ist ein Geist frei, der zu einem Schluß gekommen ist? Wenn wir Shankara, Buddha, Einstein,
Marx lesen - es spielt keine Rolle, wer es ist - und zu einer Schlußfolgerung kommen oder an ein
bestimmtes Denksystem glauben, ist dann mein Geist frei zu forschen?
F: Hat Vergleichen keinen Platz im Prozeß des Erforschens?
K: Was vergleichen? Eine Schlußfolgerung mit einer anderen, einen Glauben mit einem anderen
vergleichen? Ich will die Bedeutung dieses ganzen Prozesses des Lebens herausfinden, mit seinem
Kampf, seinem Schmerz, seinem Elend, seinen Kriegen, seiner entsetzlichen Armut, Grausamkeit,
Feindschaft. Ich will die Wahrheit über das alles herausfinden. Um das zu tun, muß ich dazu nicht
einen  Geist  haben,  der  fähig  ist  zu  untersuchen?  Und  kann  der  Geist  untersuchen,  wenn  er  eine
Schlußfolgerung zieht oder eine Schlußfolgerung mit einer anderen vergleicht?
F: Kann ein Geist frei genannt werden, der nur eine vorläufige Schlußfolgerung zieht?
K: Vorläufig oder endgültig, eine Schlußfolgerung ist bereits eine Fessel, oder nicht? Bitte, denken
Sie doch ein wenig mit mir. Wenn man herausfinden will, ob es so etwas wie einen Gott gibt, was
geschieht  dann  gewöhnlich?  Durch  das  Lesen  bestimmter  Bücher  oder  weil  man  die  Argumente
irgendeiner gelehrten Persönlichkeit gehört hat, ist man überzeugt, daß es keinen Gott gibt. Doch
wenn man die Wahrheit herausfinden will, kann man dann zu irgendeiner Seite gehören? Muß nicht
der Geist frei von aller Spekulation, von allem Wissen, allem Glauben sein?
Nun, wie kann der Geist frei sein? Wird der Geist jemals frei sein, wenn er einer Methode folgt,
um frei zu sein? Kann irgendeine Methode, irgendeine Übung, irgendein System, wie vortrefflich es
auch sei, wie neu oder seit Jahrhunderten bewährt, den Geist frei machen.? Oder konditioniert die
Methode  nur  den  Geist  auf  eine  besondere  Art  und  Weise,  die  wir  dann  Freiheit  nennen?  Die
Methode wird ihre eigenen Ergebnisse produzieren, oder nicht? Und wenn der Geist ein Ergebnis
durch eine Methode sucht, und das Ergebnis Freiheit ist, wird dann der Geist frei?
Sehen Sie, angenommen, man hat einen besonderen Glauben, einen Glauben an Gott oder was Sie
wollen. Muß man nicht herausfinden, wie dieser Glaube entstanden ist? Das bedeutet nicht, daß Sie
nicht glauben dürfen, aber warum glauben Sie? Warum sagt der Geist: >»Das ist so.«? Und kann der
Geist entdecken, wie Glaubensinhalte entstehen?
Sie sehen überall Unsicherheit, und Sie glauben an einen Meister, an Reinkarnation, weil dieser
Glaube  Ihnen  Hoffnung  gibt,  ein  Gefühl  der  Sicherheit,  nicht  wahr?  Kann  aber  ein  Geist,  der
Sicherheit sucht, jemals frei sein? Können Sie mir folgen? Der Geist sucht Sicherheit, Beständigkeit; er  wird  bewegt  von  dem  Verlangen,  sicher  zu  sein.  Kann  ein  solcher  Geist  frei  dazu  sein
herauszufinden,  was  wahr  ist?  Muß  nicht  der  Geist  seine  Glaubensinhalte  fallen  lassen,  seinen
Wunsch aufgeben, sicher zu sein, um herauszufinden, was wahr ist? Gibt es eine Methode, durch die
Sie  die  Glaubensinhalte  aufgeben  können,  die  Ihnen  Hoffnung,  ein  Gefühl  der  Sicherheit
verschaffen? Sehen Sie, das ist es, was ich unter Ernstsein verstehe.
F: Gibt es in dem konditionierten Geist Perioden der Freiheit?
K: Gibt es in dem konditionierten Geist Perioden oder Öffnungen der Freiheit? Was ist es, das
Ihnen  bewußt  ist,  die  Freiheit  oder  der  konditionierte  Geist?  Bitte  nehmen  Sie  diese  Frage  ernst.
Unser  Geist  ist  konditioniert,  das  ist  offensichtlich.  Unser  Geist  ist  konditioniert  als  Hindu,  als
Kommunist, als dieses oder jenes.
Nun, kann der konditionierte Geist jemals Freiheit kennen oder nur das, was er für Freiheit hält? Und
kann es Ihnen bewußt sein, wie Ihr Geist konditioniert ist? Das ist doch unser Problem, nicht, was
Freiheit ist. Können Sie sich einfach Ihrer Konditionierung bewußt sein, also sehen, daß Ihr Geist auf
eine bestimmte Art und Weise funktioniert? Wir sprechen nicht darüber, wie wir ihn ändern sollen,
wie wir einen Wandel herbeiführen; das ist nicht die Frage. Ihr Geist funktioniert als Hindu oder
gemäßigter Hindu, als Christ oder Kommunist; er glaubt an etwas. Ist Ihnen das bewußt?
F: Freiheit ist nichts Erworbenes, sondern ein Geschenk.
K: Das ist eine Spekulation. Wenn Freiheit ein Geschenk wäre, dann wäre sie nur etwas für die
wenigen  Erwählten,  und  das  wäre  unerträglich.  Wollen  Sie  sagen,  daß  Sie  und  ich  es  uns  nicht
vorstellen können, frei zu sein? Sehen Sie, das ist ja, was ich sage: Wir sind nicht ernst. Zu wissen,
auf welche Weise man konditioniert ist, ist der erste Schritt zur Freiheit. Doch wissen wir, wie wir
konditioniert sind? Wenn Sie ein rotes Zeichen auf Ihre Stirn machen, wenn Sie die heilige Schnur
anlegen,  die  Puja  verrichten  oder  irgendeinem  Führer  folgen,  sind  das  nicht  die  Aktivitäten  eines
konditionierten  Geistes?  Und  können  Sie  das  alles  fallen  lassen,  so  daß  Sie  im  Fallenlassen
herausfinden  werden,  was  wahr  ist?  Aus  diesem  Grunde  wird  nur  den  ernsthaften  Menschen  die
Wahrheit  gezeigt,  nicht  denjenigen,  die  nur  Sicherheit  suchen  und  in  irgendeiner  Form  von
Schlußfolgerung  steckengeblieben  sind.  Ich  sage  nur,  daß  der  Geist,  wenn  er  an  eine  besondere
Schlußfolgerung  gebunden  ist,  sei  sie  vorübergehend  oder  endgültig,  unfähig  ist,  etwas  Neues  zu
entdecken.
F: Ein Wissenschaftler hat Meßwerte. Ist er bereit, diese Meßwerte aufzugeben?
K: Sprechen Sie als Wissenschaftler oder als Mensch? Selbst der arme Wissenschaftler muß, wenn
er  etwas  entdecken  will,  sein  Wissen  und  seine  Schlußfolgerungen  beiseite  lassen,  weil  sie  jede
Entdeckung einfärben würden. Um etwas herauszufinden, müssen wir den Dingen, die wir wissen,
sterben.
F: Kann die Befreiung des Geistes von seiner Konditionierung auf der bewußten oder unbewußten
Ebene stattfinden oder auf beiden?
K: Was ist der Geist? Da ist der bewußte Geist und der unbewußte Geist. Der bewußte Geist ist mit
den täglichen Pflichten beschäftigt -  er beobachtet,  denkt, streitet, geht seiner Arbeit nach und so
weiter. Doch sind wir des unbewußten Geistes gewahr? Der unbewußte Geist ist der Speicher des
rassischen Instinkts, er ist der Bodensatz dieser Zivilisation,  dieser Kultur,  in  der  gewisse Triebe,
verschiedene  Formen  des  Zwanges  herrschen.  Und  kann  dieser  Geist,  der  unbewußte  wie  der
bewußte, sich als Ganzes von seiner Konditionierung befreien?
Warum  trennen  wir  den  Geist  in  das  Bewußte  und  Unbewußte?  Gibt  es  eine  so  feste  Grenze
zwischen dem bewußten und dem unbewußten Geist? Oder sind wir so von dem bewußten Geist be-
ansprucht, daß wir nie das Unbewußte in Betracht gezogen haben oder offen dafür sind? Und kann
der bewußte Geist forschen, in das Unbewußte eindringen, oder entstehen unbewußte Reize, Winke,
Triebe, Zwänge nur dann, wenn der bewußte Geist still ist? Die Befreiung des Geistes von seiner
Konditionierung ist also kein Prozeß des Bewußten oder des Unbewußten; es ist ein totaler Prozeß,
der zustande kommt mit der ernsten Absicht herauszufinden, ob Ihr Geist konditioniert ist.
Bitte  betrachten  Sie  das  und  experimentieren  Sie  damit.  Was  wichtig  ist,  ist  der  totale,  ernste
Vorsatz herauszufinden, ob Ihr Geist konditioniert ist, so daß Sie Ihre Konditionierung entdecken
und nicht nur sagen, Ihr Geist sei konditioniert oder nicht. Wenn Sie in einen Spiegel blicken und Ihr
Gesicht sehen, wie es ist, dann wünschen Sie vielleicht, daß einige Teile davon anders wären. Doch
der  Spiegel  zeigt  die  Tatsache.  Können  Sie  Ihre  Konditionierung  auf  ähnliche  Weise  betrachten?
Können Sie sich Ihrer Konditionierung total bewußt sein, ohne den Wunsch, sie zu ändern? Sie sind sich ihrer nicht total bewußt, wenn Sie wünschen, sie zu ändern, wenn Sie sie verdammen oder sie
mit etwas anderem vergleichen. Doch wenn Sie die Tatsache Ihrer Konditionierung betrachten, ohne
zu  vergleichen,  ohne  zu  urteilen,  dann  sehen  Sie  sie  als  etwas  Totales,  und  nur  dann  besteht  die
Möglichkeit, den Geist von dieser Konditionierung zu befreien.
Sehen Sie, wenn der Geist sich total seiner Konditionierung bewußt ist, dann ist da nur der Geist -
es  gibt  kein  »»Sie«  getrennt  vom  Geist.  Doch  wenn  der  Geist  sich  seiner  Konditionierung  nur
teilweise bewußt ist, dann teilt er sich; er mag seine Konditionierung nicht, oder er sagt, sie sei etwas
Gutes. Und solange diese Verdammung, dieses Urteil oder Vergleichen da ist, verstehen Sie diese
Konditionierung  nur  unvollkommen,  und  deshalb  dauert  sie  fort.  Ist  der  Geist  sich  jedoch  seiner
Konditionierung bewußt, ohne zu verdammen oder zu verurteilen, beobachtet er sie nur, dann ist das
die  totale  Wahrnehmung.  In  dieser  Wahrnehmung  werden  Sie  feststellen,  daß  der  Geist  sich  von
seiner Konditionierung befreit.
Das  ist  es,  was  ich  unter  Ernstsein  verstehe.  Experimentieren  Sie  damit,  nicht  nur  beiläufig,
sondern beobachten Sie ernsthaft Ihren ständig aktiven Geist - wenn Sie bei Tisch sitzen, wenn Sie
sprechen, wenn Sie gehen -, so daß Ihr Geist sich all seiner Aktivitäten voll bewußt wird. Dann erst
können Sie von der Konditionierung frei werden, und die totale Stille des Geistes wird eintreten, in
der allein es möglich ist herauszufinden, was Wahrheit ist. Wenn diese Stille nicht da ist, die auf das
totale Verstehen der Konditionierung folgt, dann hat Ihre Suche nach Wahrheit nicht die geringste
Bedeutung, dann ist sie nur eine Falle.
Benares, Indien, 9. Januar 1955
 
Können wir eine neue Kultur schaffen?
 
Ich denke, eines der größten Probleme, die dem Menschen in dieser gegenwärtigen Zeit begegnen, ist
die Frage der Kreativität, die Frage, wie man Kreativität im einzelnen Menschen freisetzt. Wenn wir
diese Frage erörtern können, nicht nur verbal, sondern wenn wir tief in sie eindringen, dann werden
wir  vielleicht  die  volle  Bedeutung  des  Wortes  Kreativität  entdecken.  Mir  scheint,  daß  dies  die
eigentliche Frage ist, nicht für welche Art politischer Reform wir arbeiten oder welcher Religion wir
uns anschließen sollen. Wie ist es möglich, die Kreativität im Individuum freizusetzen, nicht nur am
Anfang seines Daseins, sondern während seines ganzen Lebens? Das heißt, wie kann das Individuum
die Fülle der Energie in die richtigen Bahnen lenken, so daß sein Leben eine weitreichende und tiefe
Bedeutung hat?
Ich  glaube,  daß  eine  Revolution  in  den  tiefsten  Schichten  notwendig  ist,  keine  fragmentarische
Revolution, sondern eine integrierte Revolution, eine totale Revolution, die nicht von außen beginnt,
sondern von innen. Und um diese totale Revolution herbeizuführen, müssen wir unbedingt unsere
eigene Denkweise, den gesamten Prozeß unseres Denkens verstehen. Das ist Selbsterkenntnis. Ohne
die Grundlage der Selbsterkenntnis hat das, was wir denken, nur sehr wenig Bedeutung. Deshalb ist
es wichtig, daß wir von allem Anfang an den Prozeß unseres Denkens, die Wege unseres Geistes
verstehen. Die Revolution darf nicht nur in irgendeiner Abteilung des Denkens stattfinden, sondern
in der Totalität des Geistes selbst. Doch bevor wir uns damit befassen, halte ich es für unerläßlich
herauszufinden, was Zuhören bedeutet.
Sehr wenige von uns hören dem, was gesagt wird, direkt zu. Immer übersetzen oder interpretieren
wir von einem besonderen Standpunkt aus, sei er nun hinduistisch, islamisch oder kommunistisch.
Wir haben Formulierungen, Meinungen, Urteile, Glaubenssätze, aufgrund deren wir nur vermittels
unserer eigenen Vorurteile, Schlußfolgerungen und Erfahrungen zuhören. Immer interpretieren wir,
was wir hören, und das führt offensichtlich nicht zu einem Verstehen. Was zum Verstehen führt, ist
ein Zuhören ohne irgendeine Verankerung, ohne irgendeine bestimmte Schlußfolgerung, so daß Sie
und ich die Probleme gemeinsam durchdenken können, gleich welches Problem es auch sein mag.
Wenn  Sie  die  Kunst  des  Zuhörens  beherrschen,  werden  Sie  nicht  nur  herausfinden,  was  an  dem
Gesagten  wahr  ist,  sondern  Sie  werden  auch  das  Falsche  als  falsch  und  das  Wahre  im  Falschen
sehen.  Doch  wenn  Sie  streitbereit  zuhören,  dann  ist  ziemlich  klar,  daß  es  zu  keinem  Verstehen
kommen kann, denn Streit ist nur Ihre Meinung gegen eine andere Meinung oder Ihr Urteil gegen ein
anderes. Das verhindert tatsächlich das Verstehen oder die Entdeckung der Wahrheit in dem, was
gesagt wird. Ist  es  also  möglich,  zuzuhören  ohne  Vorurteil,  ohne  irgendeine  Schlußfolgerung,  ohne
Interpretation? Denn es ist ziemlich klar, daß unser Denken konditioniert ist, nicht wahr? Wir sind
konditioniert als Hindus oder Kommunisten oder Christen, und alles, was wir hören, sei es neu oder
alt, wird immer durch den Schleier dieser Konditionierung aufgenommen. Deshalb können wir uns
nie einem Problem mit einem frischen Geist nähern. So ist es also sehr wichtig, zuhören zu können,
nicht nur dem, was behauptet wird, sondern allem. Es ist unbedingt nötig, daß eine totale Revolution
im einzelnen Menschen stattfindet, doch eine solche Revolution kann nicht stattfinden, wenn nicht
anstrengungslos  begriffen  wird,  was  Wahrheit  ist.  Anstrengung  auf  irgendeiner  Ebene  ist
offensichtlich eine Form der Zerstörung, und nur wenn der Geist ganz still ist und keine Anstrengung
unternimmt,  kann  ein  Verstehen  stattfinden.  Doch  für  die  meisten  von  uns  ist  Anstrengung  die
Hauptsache. Wir glauben, daß Anstrengung unabdingbar ist, und gerade die Anstrengung zuzuhören,
zu verstehen, verhindert das Begreifen, die unmittelbare Wahrnehmung dessen, was wahr und was
falsch ist.
Wenn Sie sich nun Ihrer Konditionierung bewußt und doch frei von ihr sind, können Sie dann so
zuhören, daß Sie verstehen, was gesagt wird? Können Sie zuhören, ohne sich zu bemühen, ohne zu
interpretieren,  das  heißt,  mit  ungeteilter  Aufmerksamkeit?  Für  die  meisten  von  uns  ist
Aufmerksamkeit  nur  ein  Prozeß  der  Konzentration,  und  diese  ist  eine  Form  des  Ausschließens.
Solange  es  einen  Widerstand  des  ausschließenden  Denkens  gibt,  kann  offensichtlich  keine  totale
Revolution stattfinden. Und 'ch halte es für unbedingt nötig, daß eine solche Revolution stattfindet,
denn nur in dieser Revolution kann die Kreativität freigesetzt werden.
Der Geist ist konditioniert von der modernen Erziehung, von der Gesellschaft, von der Religion
und von dem Wissen und den unzähligen Erfahrungen, die wir gesammelt haben. Er wurde geformt,
in  eine  Form  gepreßt,  nicht  nur  von  unserer  Umgebung,  sondern  auch  von  unseren  eigenen
Reaktionen auf diese Umgebung und auf die verschiedenen Formen der Beziehung.
Bitte achten Sie darauf, daß Sie mir nicht nur zuhören, Bond; rn daß Sie tatsächlich den Prozeß
Ihres eigenen Denkens beobachten. Was ich sage, ist nur eine Beschreibung von dem, was in Ihrem
eigenen  Geist  vorgeht.  Wenn  man  sich  seines  eigenen  Denkens  überhaupt  bewußt  ist,  wird  man
sehen, daß ein konditionierter Geist, so sehr er auch versucht, sich zu ändern, sich nur innerhalb des
Gefängnisses seiner eigenen Konditionierung ändern kann. Eine solche Änderung ist offensichtlich
keine Revolution. Das ist das erste, was man verstehen muß: Solange unser Geist konditioniert ist als
Hindu,  Muslim  oder  was  nicht  alles,  vollzieht  sich  jede  Revolution  innerhalb  des  Musters  dieser
Konditionierung  und  ist  deshalb  durchaus  keine  fundamentale  Revolution.  Jede  Herausforderung
muß immer neu sein, und solange der Geist konditioniert ist, reagiert er auf Herausforderungen ent-
sprechend seiner Konditionierung; deshalb ist die Reaktion niemals angemessen.
Wir  alle  wissen,  daß  gegenwärtig  eine  große  Krise  in  der  Welt  herrscht;  es  herrscht  ungeheure
Armut und die ständige Bedrohung des Krieges. Das ist die Herausforderung, und unser Problem ist,
angemessen, vollkommen, total auf diese Herausforderung zu antworten. Das ist jedoch unmöglich,
wenn  wir  nicht  den  Prozeß  unseres  eigenen  Denkens  verstehen.  Unser  Denken  ist  offensichtlich
konditioniert; immer antworten wir auf jede Herausforderung als Hindus, Muslime, Kommunisten,
Sozialisten,  Christen  und  so  weiter.  Und  diese  Antwort  ist  grundsätzlich  unzureichend,  daher  der
Konflikt, der Kampf, nicht nur im Individuum, sondern auch in Gruppen, Rassen und Nationen. Wir
können  nur  total,  angemessen,  vollkommen  antworten,  wenn  wir  den  Prozeß  unseres  Denkens
verstehen  und  frei  von  unserer  Konditionierung  sind,  das  heißt,  wenn  wir  nicht  mehr  als  Hindus,
Kommunisten  oder  was  auch  immer  antworten,  unsere  Antwort  auf  Herausforderungen  also  nicht
länger  auf  unserer  vorherigen  Konditionierung  basiert.  Wenn  wir  aufgehört  haben,  zu  einer
besonderen  Rasse  oder  Religion  zu  gehören,  wenn  jeder  einzelne  von  uns  seinen  Hintergrund
versteht,  sich  von  ihm  befreit  und  die  Wahrheit  sucht,  dann  ist  es  möglich,  vollkommen  zu
antworten, und diese Antwort ist eine Revolution.
Nur der religiöse Mensch kann eine fundamentale Revolution herbeiführen, doch der Mensch, der
einen  Glauben,  ein  Dogma  hat,  der  zu  einer  besonderen  Religion  gehört,  der  ist  kein  religiöser
Mensch.  Der  religiöse  Mensch  ist  derjenige,  der  den  gesamten  Prozeß  der  sogenannten  Religion
versteht, die verschiedenen Formen des Dogmas, den Wunsch, sicher zu sein durch gewisse Formeln
des  Rituals  und  des  Glaubens.  Ein  solcher  Mensch  bricht  aus  dem  Rahmen  der  organisierten
Religion,  aus  jedem  Dogma  und  Glauben  aus  und  sucht  das  Höchste.  Er  ist  es,  der  wahrhaft
revolutionär  ist,  denn  jede  andere  Form  der  Revolution  ist  unzulänglich  und  bringt  deshalb unvermeidlich  weitere  Probleme  mit  sich.  Doch  der  Mensch,  der  herauszufinden  versucht,  was
Wahrheit  ist,  was  Gott  ist,  der  ist  der  wahre  Revolutionär.  Zu  entdekken,  was  Wahrheit  ist,  ist
nämlich eine totale Antwort, keine unzulängliche Antwort.
Ist es dem Geist möglich, sich seiner eigenen Konditionierung bewußt zu sein und sich dadurch
von  seiner  Konditionierung  zu  befreien?  Der  Geist  erhält  seine  Konditionierung  von  der  Gesell-
schaft,  von  den  verschiedenen  Formen  der  Kultur,  Religion  und  Erziehung,  und  auch  von  dem
ganzen Prozeß des Ehrgeizes, der Bemühung, etwas zu werden. Diese ist auch wieder ein Muster,
das jedem von uns von der Gesellschaft aufgenötigt wird, und dann ist da noch das Muster, welches
das Individuum für sich selbst erfindet als Reaktion auf die Gesellschaft.
Können  wir  uns  also  als  Individuen  unserer  Konditionierung  bewußt  sein?  Ist  es  dem  Geist
möglich, alle Begrenzungen niederzureißen, so daß er frei ist, zu entdecken, was Wahrheit ist? Denn
mir scheint, solange wir den Geist nicht von seiner Konditionierung befreien, müssen sich alle unsere
gesellschaftlichen Probleme, die Konflikte in unseren Beziehungen, unsere Kriege und andere Nöte
unausweichlich vergrößern und vermehren. Genau das ist es ja, was auf der Welt passiert, nicht nur
in  unserem  Privatleben,  sondern  in  den  Beziehungen  zwischen  Individuen  und  Gruppen  von
Individuen, die wir als Gesellschaften bezeichnen.
Wenn wir das Gesamtbild betrachten und seine volle Bedeutung kennen - ist es dann dem Geist
möglich, sich seiner Konditionierung bewußt zu sein und sich zu befreien? Denn nur in der Freiheit
kann es Kreativität geben. Doch Freiheit ist keine Reaktion auf etwas. Freiheit ist nicht die Reaktion
auf das Gefängnis, in dem der Geist gefangen ist; sie ist nicht das Gegenteil von Sklaverei. Freiheit
ist kein Motiv. Der Geist, der die Wahrheit, der Gott sucht, oder welchen Namen Sie ihm auch geben
wollen, hat kein Motiv in sich selbst. Die meisten von uns haben ein Motiv, denn in unserem ganzen
Leben, in unserer Erziehung und in allem, was wir tun, basiert unser Handeln auf einem Motiv - ent-
weder  dem  Motiv  der  Entfaltung  oder  der  Zerstörung  des  Selbst.  Kann  der  Geist  sich  all  dieser
Fesseln, die er sich selbst angelegt hat, um sicher und zufrieden zu sein, um ein persönliches oder
nationales Ziel zu erreichen, bewußt sein und sich von ihnen befreien?
Ich glaube, die Revolution, die ich meine, ist nur möglich, wenn der Geist still ist, ganz still. Aber
diese Stille des Geistes kommt nicht durch irgendeine Anstrengung - sie kommt natürlich und leicht,
wenn der Geist das, was in ihm vorgeht, versteht, nämlich wenn er die volle Bedeutung des Denkens
versteht.  Deshalb ist  der  Anfang  der  Freiheit Selbsterkenntnis. Und Selbsterkenntnis  besteht nicht
darin,  sich  vom  Leben  zurückzuziehen;  sie  muß  vielmehr  in  den  Beziehungen  unseres  täglichen
Lebens entdeckt werden. Beziehung ist der Spiegel, in dem wir uns selbst so sehen können, wie wir
sind, ohne jegliche Verzerrung. Und nur durch Selbsterkenntnis, indem wir uns also genau so sehen,
wie wir tatsächlich sind, unverzerrt durch irgendwelche Interpretationen oder Urteile, wird der Geist
still. Doch diese Stille des Geistes kann man nicht suchen, man kann sie nicht verfolgen. Wenn Sie
der Stille des Geistes nachjagen und sie erreichen, dann hat sie ein Motiv, und eine solche Stille ist
niemals still, denn sie ist immer eine Bewegung auf etwas hin und von etwas fort.
Freiheit ist also nur möglich durch Selbsterkenntnis, das heißt,  durch das Verstehen des totalen
Denkprozesses. Unser Denken ist gegenwärtig nur eine Reaktion, die Reaktion eines konditionierten
Geistes,  und  jedes  Handeln,  das  auf  einem  solchen  Denken  basiert,  muß  unvermeidlich  in  einer
Katastrophe enden. Um zu entdecken, was Wahrheit ist, was Gott ist, muß es einen Geist geben, der
sich selbst verstanden hat, und das bedeutet, in das ganze Problem der Selbsterkenntnis einzudringen.
Nur dann findet eine totale Revolution statt, die allein die Kreativität freisetzt, und diese freigesetzte
Kreativität ist die Wahrnehmung dessen, was Wahrheit ist, was Gott ist.
Ich glaube, es ist immer wichtig, grundsätzliche Fragen zu stellen. Doch wenn wir wirklich eine
grundsätzliche  Frage  stellen,  dann  suchen  die  meisten  von  uns  eine  Antwort,  und  dann  ist  die
Antwort unweigerlich oberflächlich. Denn es gibt im Leben keine Ja- oder Nein-Antwort. Das Leben
ist eine Bewegung, eine endlose Bewegung, und um dieses außerordentliche Etwas, das wir Leben
nennen, mit all seinen unzähligen Aspekten zu ergründen, muß man grundsätzliche Fragen stellen
und  niemals  mit  Anworten  zufrieden  sein,  wie  befriedigend  sie  auch  sein  mögen.  Denn  in  dem
Moment,  in  dem  Sie  eine  Antwort  haben,  hat  der  Geist  eine  Schlußfolgerung  gezogen,  und  eine
Schlußfolgerung ist nichts Lebendiges, sie ist nur ein Stillstand. Es ist wichtig, die richtige Frage zu
stellen  und  nie  mit  der  Antwort  zufrieden  zu  sein,  wie  klug  und  logisch  sie  auch  ist,  denn  die
Wahrheit der Frage liegt jenseits der Schlußfolgerung, jenseits der Antwort, jenseits des sprachlichen
Ausdrucks.  Der  Geist,  der  eine  Frage  stellt  und  einfach  nur  mit  einer  Erklärung,  einer  verbalen Behauptung zufrieden ist, der bleibt oberflächlich. Nur der Geist, der eine grundsätzliche Frage stellt
und fähig ist, diese Frage bis zum Ende weiterzuverfolgen, der kann herausfinden, was Wahrheit ist.
FRAGE: In Indien sehen wir heute eine wachsende Mißachtung von jeglichem sensiblen Gefühl und
Ausdruck. Kulturell sind wir ein schwaches, nachahmerisches Land; unser Denken ist selbstgefällig
und oberflächlich. Gibt es eine Möglichkeit, da hindurchzudringen und die Quelle der Kreativität zu
berühren? Können wir eine neue Kultur schaffen?
KRISHNAMURTI: Diese Frage betrifft nicht nur die Inder, es ist eine Menschheitsfrage; sie wird
auch in Amerika, in England und anderswo gestellt. Wie kann man eine neue Kultur schaffen, eine
Kreativität, die explosiv und fruchtbar ist, so daß der Geist nicht nachahmerisch ist? Ein Dichter, ein
Maler sehnt sich danach, lassen Sie uns also der Frage nachgehen.
Was  ist  Zivilisation,  was  ist  Kultur,  so  wie  wir  sie  heute  kennen?  Sie  ist  das  Produkt  des
kollektiven Willens, oder nicht? Die Kultur, die wir kennen, ist der Ausdruck vieler Wünsche, die
sich  in  der  Religion,  in  einem  traditionellen  Moralkodex,  in  verschiedenen  Sanktionen  vereinigt
haben. Die Zivilisation, in der wir leben, ist das Produkt des kollektiven Willens, der vielen gewinn-
süchtigen  Wünsche,  und  deshalb  haben  wir  eine  Kultur,  eine  Zivilisation,  die  ebenfalls
gewinnsüchtig ist. Das ist doch ziemlich klar.
Innerhalb dieser gewinnsüchtigen Gesellschaft, die das Produkt des kollektiven Willens ist, können
wir viele Reformen durchführen, und gelegentlich setzen wir eine blutige Revolution in Gang. Doch
auch diese folgt demselben Muster, denn unsere Antwort auf jede Herausforderung, die immer neu
ist, ist begrenzt durch die Kultur, in der wir aufgewachsen sind. Die Kultur Indiens ist offensichtlich
nachahmerisch, traditionell, sie ist aus vielerlei Aberglauben zusammengesetzt, aus Glaubensinhalten
und Dogmen, der Wiederholung von Wörtern, der Anbetung von Götzenbildern, die von Händen und
vom Geist gemacht worden sind. Das ist unsere Kultur, das ist unsere Gesellschaft, aufgesplittert in
verschiedene  Klassen,  die  alle  auf  Gewinnsucht  basieren.  Und  wenn  wir  nicht  in  dieser  Welt
aufhören, gewinnsüchtig zu sein, dann werden wir in jeder anderen Welt auch gewinnsüchtig sein,
wir wollen Gott gewinnen und so weiter. So ist also unsere Kultur im wesentlichen auf Gewinnsucht
aufgebaut, der weltlichen und spirituellen. Und wenn es gelegentlich ein Individuum gibt, das aus
aller Gewinnsucht ausbricht und weiß, was es bedeutet, kreativ zu sein, dann vergöttern wir es sofort
und machen es zu unserem spirituellen Meister oder Lehrer, und damit unterdrücken wir uns selbst.
Solange  wir  der  kollektiven  Kultur,  der  kollektiven  Zivilisation  angehören,  kann  es  keine
Kreativität geben. Der Mensch, der diesen ganzen Prozeß des Kollektiven versteht, mit all seinen
Sanktionen  und  Glaubensvorstellungen,  und  der  aufhört,  entweder  positiv  oder  negativ
gewinnsüchtig zu sein - nur ein solcher Mensch weiß um die Bedeutung der Kreativität, nicht der
Sanyasi, der der Welt entsagt und Gott sucht, was nur seine besondere Form von Gewinnsucht ist.
Der Mensch, der die ganze Bedeutung des Kollektivs erkennt und aus ihm ausbricht, weil er weiß,
was  wahre  Religion  ist,  ist  ein  kreatives  Individuum,  und  ein  solches  Handeln  bringt  eine  neue
Kultur hervor. So verhält es sich doch immer, oder nicht?
Der wahrhaft religiöse Mensch ist nicht derjenige, der eine sogenannte Religion praktiziert, der an
gewissen Dogmen und Glaubensinhalten festhält, der gewisse Rituale ausführt oder Wissen sucht.
Denn der sucht lediglich eine andere Form der Befriedigung. Der Mensch, der wahrhaft religiös ist,
ist vollkommen frei von der Gesellschaft, er hat keine Verantwortung gegenüber der Gesellschaft. Er
tritt vielleicht in Beziehung zur Gesellschaft, doch die Gesellschaft hat keine Beziehung zu ihm. Die
Gesellschaft ist organisierte Religion, die wirtschaftliche und soziale Struktur, die ganze Umwelt, in
der wir aufgewachsen sind. Hilft diese Gesellschaft etwa dem Menschen, Gott, die Wahrheit - es ist
ziemlich gleichgültig, welchen Namen Sie ihm geben - zu finden? Oder führt das Individuum, das
Gott sucht, eine neue Gesellschaft herbei? Das heißt, muß nicht das Individuum aus der existierenden
Gesellschaft, Kultur oder Zivilisation ausbrechen? Im Ausbrechen entdeckt es, was Wahrheit ist, und
es ist die Wahrheit, die die neue Gesellschaft, die neue Kultur schafft.
Ich glaube, das ist eine wichtige Frage, über die man nachdenken sollte. Kann der Mensch, der zu
einer Gesellschaft gehört -zu welcher Gesellschaft auch immer -,jemals die Wahrheit, Gott finden?
Kann die Gesellschaft dem Individuum bei dieser Entdeckung helfen, oder muß das Individuum, Sie
und ich, aus der Gesellschaft ausbrechen? In dem Prozeß des Ausbrechens aus der Gesellschaft liegt
das Verstehen dessen, was Wahrheit ist, und diese Wahrheit verursacht die kleinen Wellen, die zu
einer neuen Gesellschaft, einer neuen Kultur werden. Der Sanyasi, der Mönch, der Eremit entsagt der
Welt,  entsagt  der  Gesellschaft,  doch  sein  ganzes  Denkmuster  ist  noch  von  der  Gesellschaft  kon-ditioniert. Er ist immer noch ein Christ oder Hindu und folgt dem Ideal des Christentums oder des
Hinduismus. Seine Meditationen, seine Opfer, seine Praktiken sind alle von Grund auf konditioniert,
und deshalb ist das, was er als Wahrheit entdeckt, als Gott, als das Absolute, in Wirklichkeit seine
eigene  konditionierte  Reaktion.  Daher  kann  die  Gesellschaft  dem  Menschen  nicht  helfen
herauszufinden, was Wahrheit ist. Die Funktion der Gesellschaft ist, das Individuum einzugrenzen,
es  in  dem  Grenzbereich  der  Respektabilität  festzuhalten.  Nur  der  Mensch,  der  diesen  gesamten
Prozeß versteht, dessen Handeln keine Reaktion ist, der kann herausfinden, was Wahrheit ist. Und es
ist die Wahrheit, die eine neue Kultur hervorbringt, nicht der Mensch, der die Wahrheit sucht.
Ich glaube, das ist ziemlich klar und einfach; es klingt kompliziert, ist es aber nicht. Die Wahrheit
bringt  ihr  eigenes  Handeln  hervor.  Doch  der  Mensch,  der  die  Wahrheit  sucht  und  handelt,  wie
ehrenwert und edel er auch sein mag, verursacht nur noch mehr Verwirrung und Elend. Er ist wie der
Reformer, der sich nur damit beschäftigt, die Gefängnismauern zu dekorieren, um mehr Licht, mehr
Toiletten  oder  was  Sie  wollen  in  das  Gefängnis  hereinzubringen.  Wenn  Sie  aber  dieses  ganze
Problem  verstehen,  wie  der  Geist  von  der  Gesellschaft  konditioniert  ist,  wenn  Sie  der  Wahrheit
erlauben zu handeln und nicht nach dem handeln, was Sie für die Wahrheit halten, dann werden Sie
finden,  daß  ein  solches  Handeln  seine  eigene  Kultur  hervorbringt,  seine  eigene  Zivilisation,  eine
neue Welt, die nicht auf Gewinnsucht, auf Kummer, auf Zwietracht und auf Glauben basiert. Es ist
die Wahrheit, die eine neue Gesellschaft hervorbringen wird, nicht die Kommunisten, die Christen,
die  Hindus,  die  Buddhisten  oder  die  Muslime.  Auf  jede  Herausforderung  im  Sinne  der  eigenen
Konditionierung zu antworten heißt nur, das Gefängnis zu erweitern oder die Gitter zu verzieren. Nur
wenn der Geist versteht und frei von den prägenden Einflüssen ist, die ihm aufgezwungen wurden
oder die er für sich selbst geschaffen hat, kann er die Wahrheit aufnehmen, und es ist das Handeln
dieser Wahrheit, das eine neue Gesellschaft, eine neue Kultur hervorbringt.
Deshalb  ist  es  sehr  wichtig  für  ein  Land  wie  dieses,  sich  weder  der  oberflächlichen  Kultur  des
Westens  auszusetzen,  noch  in  seiner  Verwirrung  zur  alten  Kultur,  zu  den  Puranas,  zu  den  Veden
zurückzukehren. Nur ein verwirrter Geist kann zu etwas Totem zurückkehren, und das Wichtigste ist,
zu verstehen, warum diese Verwirrung existiert. Und es herrscht offensichtlich Verwirrung, wenn der
Geist nicht versteht, wenn er nicht vollständig auf etwas Neues, auf jede gegebene Tatsache reagiert.
Nehmen Sie zum Beispiel die Tatsache des Krieges. Wenn Sie darauf als Hindu reagieren, der an
Ahimsa glaubt, dann sagen Sie: »Ich muß Gewaltlosigkeit praktizieren.« Und wenn Sie Nationalist
sind,  dann  ist  Ihre  Reaktion  nationalistisch.  Doch  der  Mensch,  der  die  Wahrheit  über  den  Krieg
erkennt, die Tatsache, daß Krieg an sich zerstörerisch ist, und der diese Wahrheit handeln läßt, der
reagiert nicht im Sinne der Gesellschaft, im Sinne irgendeiner Theorie oder Reform. Die Wahrheit ist
weder Ihre noch meine, und solange der Geist diese Wahrheit interpretiert oder übersetzt, schaffen
wir Verwirrung. Das tun die Reformer, das haben alle Heiligen getan, die versucht haben, eine be-
stimmte  soziale  Ordnung  zu  reformieren.  Weil  sie  die  Wahrheit  umdeuten,  um  eine  bestimmte
Reform  durchzuführen,  bringt  diese  Reform  nur  noch  mehr  Unheil  und  muß  deshalb  wieder  re-
formiert werden.
Um zu erkennen, was Wahrheit ist, muß man vollkommen frei von der Gesellschaft sein, und das
heißt,  Gewinnsucht,  Ehrgeiz,  Neid,  den  ganzen  Prozeß  des  Werdens  vollkommen  einzustellen.
Darauf  basiert  schließlich  unsere  Kultur,  daß  wir  es  zu  etwas  bringen,  denn  sie  ist  auf  dem
hierarchischen Prinzip aufgebaut - derjenige, der weiß, und derjenige, der nichts weiß, derjenige, der
hat, und derjenige, der nichts hat. Derjenige, der nichts hat, kämpft unablässig darum zu haben, und
derjenige, der nichts weiß, den drängt es unablässig, mehr Wissen zu erwerben. Aber der Mensch,
der zu keinem von beiden gehört, dessen Geist ist sehr still, vollkommen still. Nur ein solcher Geist
kann die Wahrheit erkennen und der Wahrheit erlauben, auf ihre eigene Art und Weise zu handeln.
Ein solcher Geist handelt nicht nach einer konditionierten Reaktion, er sagt nicht: >»Ich muß die
Gesellschaft reformieren.« Der wahrhaft religiöse Mensch kümmert sich nicht um soziale Reform, er
kümmert sich nicht darum, die alte, verrottete Gesellschaft zu reformieren, denn es ist die Wahrheit
und nicht die Reform, die eine neue Ordnung herbeiführen wird. Ich glaube, wenn man dies ganz
einfach und ganz klar sieht, dann wird die Revolution von selbst stattfinden.
Die Schwierigkeit ist, daß wir nicht sehen, daß wir nicht zuhören, daß wir die Dinge nicht so direkt
und  einfach  wahrnehmen,  wie  sie  sind.  Letztlich  ist  es  der  unschuldige  Geist  -  unschuldig,  selbst
wenn er tausend Jahre gelebt hat und eine Menge Erfahrungen gehabt hat -, der kreativ ist, nicht der
schlaue Geist, nicht der Geist, der voller Wissen und Techniken steckt. Wenn der Geist die Wahrheit irgendeiner  Tatsache  sieht  und  diese  Wahrheit  handeln  läßt,  dann  entwickelt  diese  Wahrheit  ihre
eigene Methode. Die Revolution findet nicht innerhalb der Gesellschaft statt, sondern außerhalb von
ihr.
F:  Das  Grundproblem,  dem  sich  jedes  Individuum  gegenübersieht,  ist  der  seelische  Schmerz,  der
alles Denken und Fühlen zerfrißt. Solange Sie keine Antwort haben und das Ende des Schmerzes
lehren können, haben alle Ihre Worte wenig Bedeutung.
K: Was ist Lehren? Besteht Lehren nur in der Kommunikation, in Worten? Warum wollen Sie, daß
man Sie etwas lehrt? Kann denn ein anderer Sie lehren, wie Sie den Schmerz beenden?
Wenn  Sie  gelehrt  werden  könnten,  wie  man  den  Schmerz  beendet,  würde  dann  der  Schmerz
aufhören? Sie können eine Technik lernen, wie man den körperlichen oder seelischen Schmerz been-
det, doch in dem Prozeß des Beendens eines bestimmten Schmerzes entsteht ein neuer Schmerz.
Was ist also das Problem? Das Problem ist doch nicht, wie man den Schmerz beendet. Ich kann
Ihnen  sagen,  Sie  sollen  nicht  habgierig  sein,  nicht  ehrgeizig  sein,  keine  Glaubensvorstellungen
haben, den Geist von jedem Wunsch nach Sicherheit befreien, in vollkommener Unsicherheit leben
und  so  weiter.  Doch  das  sind  nichts  als  Worte.  Das  Problem  ist,  unmittelbar  den  Zustand  voll-
kommener Unsicherheit zu erleben, ohne irgendein Gefühl der Sicherheit. Das ist nur möglich, wenn
Sie  den  totalen  Prozeß  Ihres  eigenen  Denkens  verstehen  oder  wenn  Sie  mit  Ihrem  ganzen  Sein
zuhören  und  ohne  Widerstand  vollkommen  aufmerksam  sind.  Um  den  Kummer,  den  Schmerz  zu
beenden, muß man entweder die Wege des Geistes, des Verlangens, des Willens, der Wahl verstehen
und ganz in sie eindringen, oder aber zuhören, um die Wahrheit zu finden. Die Wahrheit ist, daß der
Geist  nie  frei  von  Schmerz  sein  wird,  solange  es  einen  Punkt  im  Geist  gibt,  der  sich  auf  einen
anderen  Punkt  zubewegt,  solange  er  also  in  irgendeiner  Form  Sicherheit  sucht.  Sicherheit  ist
Abhängigkeit, und ein Geist, der abhängig ist, hat keine Liebe. Hören Sie nur auf die Tatsache, ohne
durch den ganzen Prozeß der Prüfung, der Beobachtung und des Gewahrseins zu gehen, lassen Sie
die Wahrheit dieses Fakts wirken, und dann werden Sie feststellen, daß der Geist frei von Schmerz
ist.  Doch  wir  tun  nichts  dergleichen,  weder  sehen  wir,  beobachten  wir,  um  herauszufinden,  was
Wahrheit ist, noch hören wir auf die Tatsache mit unserem ganzen Sein, ohne sie zu übersetzen, zu
verdrehen, zu interpretieren. Das heißt, wir suchen weder Selbsterkenntnis, die auch ein Ende des
Schmerzes bringt, noch beobachten wir einfach die Fakten ohne Verzerrung, wenn wir unser Gesicht
im Spiegel betrachten. Alles, was wir wollen, ist zu wissen, wie wir den Schmerz beenden können;
wir wollen ein fertiges Rezept, mit dem wir ihn beenden können. Das bedeutet in Wirklichkeit, daß
wir  träge  sind,  daß  wir  nicht  die  außerordentliche  Energie  aufbringen,  die  notwendig  ist  für  den
Versuch, das Selbst zu verstehen. Nur wenn wir das Selbst verstehen - nicht nach Shankara, Buddha
oder  Christus,  sondern  wie  es  wirklich  ist,  in  jedem  einzelnen  von  uns,  in  unserer  Beziehung  zu
Menschen, zu Ideen und zu Dingen -, dann hört der Schmerz auf.
Bombay, 16. Februar 1955
 
Verstehen Sie, was Leere bedeutet?
 
FRAGE: Hinter allen oberflächlichen Ängsten liegt eine tiefe Qual, die ich nicht definieren kann. Es
scheint die Angst vor dem Leben zu sein - oder vielleicht vor dem Tod. Oder ist es die ungeheure
Leere des Lebens?
KRISHNAMURTI: Ich  glaube,  das  fühlen die  meisten  von  uns;  die  meisten  von  uns  verspüren
eine große Leere, ein Gefühl großer Einsamkeit. Wir versuchen ihr auszuweichen, vor ihr davonzu-
laufen, wir versuchen, Sicherheit zu finden, Beständigkeit, weit weg von dieser Qual.
Oder wir versuchen, von ihr frei zu werden, indem wir die verschiedenen Träume analysieren, die
verschiedenen Reaktionen. Doch sie ist immer da, läßt sich nicht fassen und läßt sich nicht so einfach
und oberflächlich auflösen. Die meisten von uns sind sich dieser  Leere, dieser  Einsamkeit,  dieser
Qual bewußt. Und, weil wir uns vor ihr fürchten, suchen wir Sicherheit, ein Gefühl der Beständigkeit
in Dingen oder Besitz, in Menschen oder Beziehungen oder in Ideen, Glaubensinhalten, Dogmen, in
gutem Ruf, gesellschaftlicher Stellung und Macht. Doch kann diese Leere verbannt werden, indem
wir nur vor uns selbst davonlaufen? Und ist nicht dieses Davonlaufen vor uns selbst eine der Ursa-
chen von Verwirrung, Schmerz, Elend in unseren Beziehungen und deshalb in der Welt? Das  ist  keine  Frage,  die  man  als  bourgeois  oder  töricht  beiseite  wischen  kann  oder  die  nur  für
diejenigen gilt, die nicht sozial und religiös aktiv sind. Wir müssen sie sehr sorgfältig prüfen und
ganz in sie eindringen. Wie ich schon sagte, die meisten von uns sind sich dieser Leere bewußt, und
wir  versuchen,  vor  ihr  davonzulaufen.  Indem  wir  vor  ihr  davonlaufen,  schaffen  wir  uns  gewisse
Sicherheiten, und dann werden diese Sicherheiten das Wichtigste für uns, weil sie Mittel der Flucht
vor unserer besonderen Einsamkeit, Leere und Qual sind. Sie können sich zu einem Guru flüchten,
Flucht kann in Ihrer eigenen hohen Selbsteinschätzung bestehen, sie kann darin liegen, daß Sie all
Ihre Liebe, Ihren Reichtum, Juwelen, alles, was Sie besitzen, Ihrer Frau, Ihrer Familie geben, oder
Flucht kann eine soziale oder philantropische Tätigkeit sein. Jede Form der Flucht vor dieser inneren
Leere  wird  das  Allerwichtigste,  an  das  wir  uns  verzweifelt  klammern.  Diejenigen,  die  religiös
eingestellt sind, klammern sich an ihren Glauben an Gott, der ihre Leere, ihre Qual verbrämt. Und so
wird Ihr Glaube, Ihr Dogma das Wesentliche - und dafür sind Sie bereit zu kämpfen und einander zu
vernichten.
Offensichtlich  wird  also  jede  Flucht  vor  dieser  Qual,  vor  dieser  Einsamkeit,  das  Problem  nicht
lösen. Im Gegenteil, sie vergrößert noch das Problem und führt nur zu größerer Verwirrung. Man
muß also zuerst die Fluchtwege erkennen. Alle Fluchtwege sind auf derselben Ebene, es gibt keine
höheren oder niederen Fluchtwege, es gibt keine spirituellen Fluchtwege, die sich von den weltlichen
unterscheiden. Alle Fluchtwege sind sich im wesentlichen ähnlich, und wenn wir erkennen, daß der
Geist  ständig  vor  dem  zentralen  Problem  der  Qual  flieht,  dann  sind  wir  fähig,  die  Leere  zu
betrachten, ohne sie zu verdammen oder uns vor ihr zu fürchten. Solange ich vor der Tatsache fliehe,
habe  ich  Angst  vor  dieser  Tatsache,  und  wenn  Angst  da  ist,  kann  ich  mich  nicht  mit  ihr
auseinandersetzen.  Um  also  die  Tatsache  der  Leere  zu  verstehen,  darf  keine  Angst  dasein.  Angst
kommt  nur,  wenn  ich  versuche,  vor  ihr  zu  fliehen,  denn  in  der  Flucht  kann  ich  sie  nie  direkt
betrachten. Doch in dem Moment, da ich aufhöre zu fliehen, bin ich mit der Tatsache allein. Ich kann
sie ohne Angst betrachten, und dann bin ich fähig, mit der Tatsache fettig zu werden.
Das ist also der erst? Schritt - der Tatsache ins Auge zu sehen. Das bedeutet, nicht durch Geld,
durch  Vergnügungen,  durch  Radiohören,  durch  Glaubensinhalte,  durch  Behauptungen  oder  durch
andere Mittel zu fliehen, denn die Leere kann nicht mit Worten, mit Taten, mit Glaubensinhalten
ausgefüllt werden. Wir können machen, was wir wollen, die Qual kann nicht durch irgendwelche
Tricks  des  Geistes  weggewischt  werden.  Was  der  Geist  in  bezug  auf  sie  auch  tut,  wird  nur  ein
Ausweichen  sein.  Doch  wenn  es  kein  Ausweichen  irgendwelcher  Art  mehr  gibt,  dann  ist  die
Tatsache da, und das Verstehen der Tatsache hängt nicht von den Erfindungen oder den Projektionen
oder Kalkulationen des Geistes ab. Wenn man mit der Tatsache der Einsamkeit konfrontiert ist, mit
dieser ungeheuren Qual, der ungeheuren Leere der Existenz, dann wird man sehen, ob diese Leere
eine Realität ist oder nur das Ergebnis des Benennens, des Bezeichnens, der Selbstprojektion. Denn
indem man ihr einen Namen gibt, indem man ihr eine Bezeichnung gibt, haben wir sie verurteilt,
oder  nicht?  Wir  sagen,  es  ist  Leere,  es  ist  Einsamkeit,  es  ist  Tod,  und  diese  Wörter,  »Tod«,
»Einsamkeit«, »Leere« enthalten eine Verurteilung, einen Widerstand. Aufgrund des Widerstandes,
der Verurteilung verstehen wir die Tatsache nicht.
Um  die  Tatsache  zu  verstehen,  die  wir  als  Leere  bezeichnen,  darf  es  kein  Verurteilen,  kein
Benennen der Tatsache geben. Denn schließlich schafft das Benennen der Tatsache das Zentrum des
»Ich«, und das »Ich« ist leer. Das »Ich« ist nichts als Worte. Wenn ich der Tatsache keinen Namen
gebe, sie nicht bezeichne, sie nicht als dies oder das benenne - gibt es dann Einsamkeit? Schließlich
ist  Einsamkeit  ein  Prozeß  der  Isolation,  oder  nicht?  Wir  isolieren  uns  doch  immer  in  all  unseren
Beziehungen, in all unseren Bemühungen im Leben. Der Prozeß der Isolation muß offensichtlich in
die Leere führen, und ohne den ganzen Prozeß der Isolation zu verstehen, werden wir nicht fähig
sein, diese Leere, diese Einsamkeit aufzulösen. Doch wenn wir den Prozeß der Isolation verstehen,
dann werden wir sehen, daß die Leere nur eine Sache von Worten ist, ein bloßes Benennen. In dem
Moment,  in  dem  es  kein  Benennen  mehr  gibt  und  daher  keine  Angst,  wird  die  Leere  zu  etwas
anderem, sie geht über sich selbst hinaus. Dann ist sie keine Leere mehr, sie ist Alleinsein - etwas
viel Gewaltigeres als der Prozeß der Isolation.
Nun,  müssen  wir  nicht  allein  sein?  Gegenwärtig  sind  wir  nicht  allein  -  wir  sind  nichts  als  ein
Bündel  von  Einflüssen.  Wir  sind  das  Produkt  aller  möglichen  Einflüsse,  gesellschaftlich,  religiös,
ökonomisch,  ererbt,  klimatisch.  Hinter  all  diesen  Einflüssen  versuchen  wir  etwas  zu  finden,  das
darüber hinausgeht, und wenn wir es nicht finden können, dann erfinden wir es und klammern uns an unsere  Erfindungen.  Doch  wenn  wir  den  ganzen  Prozeß  des  Einflusses  auf  allen  verschiedenen
Ebenen  unseres  Bewußtsein  verstehen,  dann  ist  da,  indem  wir  uns  von  ihm  freimachen,  ein
Alleinsein, das unbeeinflußt ist. Geist und Herz sind dann nicht länger durch äußere Ereignisse oder
innere Erfahrungen geprägt. Nur wenn dieses Alleinsein da ist, dann gibt es eine Möglichkeit, das
Wirkliche zu finden. Doch der Geist, der sich nur durch Angst isoliert, der kann nur Qual kennen;
und ein solcher Geist kann nie über sich selbst hinausgelangen.
Für  die  meisten  von  uns  besteht  die  Schwierigkeit  darin,  daß  wir  uns  unserer  Fluchtwege  nicht
bewußt sind. Wir sind so gebunden, so gewöhnt an unsere Fluchtwege, daß wir sie für das Wirkliche
halten. Doch wenn wir tiefer in uns selbst blicken, werden wir sehen, wie außerordentlich einsam,
wie außerordentlich leer wir unter der oberflächlichen Vertuschung unserer Fluchtwege sind. Wenn
wir uns dieser Leere bewußt sind, vertuschen wir sie ständig mit verschiedenen Aktivitäten, sei es
künstlerisch, sozial, religiös oder politisch. Doch die Leere kann nie endgültig vertuscht werden - sie
muß  verstanden  werden.  Um  sie  zu  verstehen,  müssen  wir  uns  dieser  Fluchtwege,  dieser  Leere
bewußt sein, und wenn wir diese Fluchtwege verstehen, dann werden wir fähig sein, unsere Leere
auszuhalten, dann werden wir sehen, daß die Leere sich nicht von uns selbst unterscheidet, daß der
Beobachter  das  Beobachtete  ist.  In  dieser  Erfahrung,  in  dieser  Integration  des  Denkers  und  des
Denkens, verschwindet diese Einsamkeit, diese Qual.
Paris, 7. Mai 1950
 
Was ist unser Grundproblem?
 
Ich  glaube,  die  meisten  von  uns  sind  leicht  mit  Erklärungen  zufriedenzustellen,  und  wir  scheinen
nicht  fähig  zu  sein,  über  bloße  Worte  hinauszugehen  und  etwas  Ursprüngliches  unmittelbar  zu
erfahren. Immer wiederholen wir wie Schallplatten und folgen nur irgendeiner Autorität, die uns ein
bestimmtes Ergebnis verspricht.
Ich  finde,  daß  Religion  etwas  ganz  anderes  ist.  Sie  ist  nicht  die  Anbetung  von  Wörtern,
ebensowenig wie die Projektion von Symbolen und das Erfahren dieser Symbole. Religion ist das Er-
fahren dessen, was jenseits des Ermessens des Geistes liegt; doch um diesen Zustand zu erfahren, um
seine  Unermeßlichkeit  zu  erkennen,  müssen  wir  wirklich  den  Prozeß  unseres  eigenen  Denkens
verstehen.  Die  meisten  von  uns  stehen  den  Eindrücken,  den  Zwängen,  der  Vitalität  der  Existenz
gleichgültig gegenüber; wir sind leicht zufriedenzustellen, und manche von uns wagen noch nicht
einmal, die Probleme in unserer Umgebung und in uns selbst anzuschauen.
Ich  denke,  es  wäre  lohnend,  wenn  wir  unsere  Probleme  prüfend  betrachten  könnten,  nicht
theoretisch oder abstrakt, sondern tatsächlich, und sehen, was unsere Probleme wirklich sind. Nicht,
daß  wir  das  Problem  des  Krieges  lösen  oder  der  Schlächterei,  die  stattfindet,  ein  Ende  setzen
könnten.  Doch  wir  lassen  uns  leicht  von  der  ungeheuren  Größe  dieser  Fragen  ablenken,  und  es
herrscht nicht die Klarheit des Denkens, die nur entstehen kann, wenn wir mit uns selbst beginnen,
nicht mit jemandem oder etwas anderem. Das Problem der Welt ist unser Problem, weil wir die Welt
sind. Was wir denken, hat Einfluß auf die Welt; was wir tun, hat Einfluß auf die Gesellschaft. Das
individuelle  Problem  steht  in  direkter  Beziehung  zum  Weltproblem,  und  ich  glaube,  daß  wir  der
Macht  des  individuellen  Denkens  und  Handelns  nicht  genügend  Bedeutung  beimessen.  Aus  der
Geschichte werden Sie sicher wissen, daß es immer Individuen sind, die die großen Bewegungen in
Gang gesetzt haben.
Wir  müssen  also  zuerst  und  vor  allem  unsere  eigenen  Probleme  betrachten,  denn  sie  stehen  in
direkter  Beziehung  zu  den  Weltproblemen.  Dann  werden  wir  daraus  vielleicht  mit  einer  anderen
Einstellung, einem frischen Impuls, einer explosiven Vitalität hervorgehen.
Was  also  ist  unser  Hauptproblem?  Als  Studenten  oder  Geschäftsleute,  als  Politiker,  Ingenieure
oder sogenannte Wahrheitssucher, was immer das bedeutet - was ist unser Hauptproblem?
Vor allen Dingen habe ich den Eindruck, daß die Welt sich schnell verändert und daß die westliche
Zivilisation,  mit  ihrer  Mechanisierung,  ihrer  Industrialisierung,  ihren  wissenschaftlichen
Entdeckungen,  ihrer  Tyrannei,  ihrem  Parlamentarismus,  ihren  Geldinvestitionen  und  so  weiter
unseren Geist außerordentlich konditioniert hat. Wir haben durch die Jahrhunderte eine Gesellschaft
geschaffen, von der wir ein Teil sind, und die sagt, daß wir moralisch, rechtschaffen und tugendhaft sein müssen, daß wir uns in unserem Verhalten nach einem bestimmten Denkmuster richten müssen,
welches verspricht, daß wir am Ende die Wirklichkeit, Gott oder die Wahrheit besitzen werden.
In uns ist also ein Widerspruch, oder nicht? Wir leben in dieser Welt der Habsucht, des Neides und
des sexuellen Verlangens, der emotionalen Überlastung, der Mechanisierung und Konformität, der
Regierung, die unsere verschiedenen Wünsche wirksam kontrolliert, und zugleich wollen wir etwas
Größeres als die bloße körperliche Befriedigung. Da ist ein Drang, die Wirklichkeit, Gott zu finden
und zugleich in dieser Welt zu leben. Wir wollen diese Wirklichkeit in diese Welt einbringen. Wir
sagen, daß wir, um in dieser Welt leben zu können, Geld verdienen müssen, daß die Gesellschaft
verlangt,  daß  wir  gewinnsüchtig,  neidisch,  wettbewerbsorientiert  und  ehrgeizig  sind.  Und  doch
wollen  wir,  die  wir  in  dieser  Welt  leben,  dieses  andere  hineinbringen.  Wir  mögen  für  all  unsere
körperlichen Bedürfnisse gesorgt haben, die Regierung mag einen Zustand herstellen, in dem wir ein
hohes  Maß  an  äußerer  Sicherheit  haben,  doch  innerlich  verkümmern  wir.  So  wünschen  wir  uns
diesen Zustand, den wir Religion nennen, diese Wirklichkeit, die einen neuen Impuls, eine explosive
Vitalität in unser Handeln bringt.
Sicherlich ist das mein Problem, es ist auch Ihr Problem. Wie können wir in dieser Welt leben, wo
das  Leben  aus  Wettbewerb,  Gewinnsucht,  Ehrgeiz,  der  aggressiven  Suche  nach  unserer  eigenen
Erfüllung besteht, und zugleich den Duft von etwas heraufbeschwören, das jenseits davon existiert?
Ist so etwas möglich? Können wir in dieser Welt leben und zugleich auch das andere haben? Diese
Welt wird mehr und mehr mechanisiert, die Gedanken und Taten des einzelnen werden zunehmend
vom Staat kontrolliert. Das Individuum wird spezialisiert, nach einem bestimmten Muster erzogen,
damit es einer täglichen Routine folgt. Überall herrscht Zwang. Können wir also, wenn wir in einer
solchen Welt leben, das heraufbeschwören, was weder äußerlich noch innerlich ist, sondern das seine
eigene  Bewegung  hat  und  einen  Geist  verlangt,  der  erstaunlich  beweglich  ist,  einen  Geist,  der
intensiver Gefühle, intensiven Fragens fähig ist? Ist das möglich? Wenn wir nicht neurotisch sind,
wenn wir nicht geistig absonderlich sind, dann ist das sicherlich unser Problem.
Nun, jeder intelligente Mensch kann sehen, daß in den Tempel zu gehen, die Puja zu verrichten
und all der andere Unsinn, der im Namen der Religion geschieht, nichts mit Religion zu tun hat; es
ist  nichts  als  eine  gesellschaftliche  Annehmlichkeit,  ein  Muster,  dem  zu  folgen  uns  beigebracht
wurde. Der Mensch ist erzogen, sich einem Muster anzupassen, nicht zu zweifeln, nicht zu fragen.
Und unser Problem ist, wie wir in dieser Welt des Neides, der Habgier, der Konformität und der
Verfolgung  persönlichen  Ehrgeizes  leben  können  und  zugleich  das  erfahren,  was  jenseits  des
Verstandes ist - nennen Sie es Gott, Wahrheit oder was Sie wollen. Ich spreche nicht über den Gott
der Tempel, der Bücher, der Gurus, sondern über etwas viel Intensiveres, Vitaleres, Gewaltigeres,
etwas, das unermeßlich ist.
Wie kann ich nun, der ich mit all diesen Problemen in dieser Welt lebe, das andere erringen? Ist
das möglich? Offensichtlich nicht. Ich kann nicht neidisch sein und zugleich herausfinden, was Gott
oder Wahrheit ist. Das ist ein Widerspruch, beides ist unvereinbar. Doch das ist genau das, was die
meisten  Menschen  zu  tun  versuchen.  Wir  sind  neidisch,  wir  lassen  uns  in  dem  alten  Fahrwasser
treiben,  und  zur  gleichen  Zeit  träumen  wir  davon  herauszufinden,  ob  es  Gott  gibt,  ob  es  Liebe,
Wahrheit, Schönheit, einen zeitlosen Zustand gibt. Wenn Sie Ihr eigenes Denken beobachten, wenn
Sie sich überhaupt des Funktionierens Ihres eigenen Geistes bewußt sind, dann werden Sie sehen,
daß Sie einen Fuß in dieser Welt und den anderen Fuß in der anderen Welt haben wollen, was immer
diese sein mag. Doch die beiden sind unvereinbar, sie können nicht miteinander vermischt werden.
Was soll man also tun?
Verstehen Sie das? Ich erkenne, daß ich die Wirklichkeit nicht mit etwas vermischen kann, das
nicht wirklich ist. Wie kann ein Geist, der von Neid erregt ist, der im Bereich des Ehrgeizes, der
Habgier  lebt,  etwas  verstehen,  das  vollkommen  still  ist  und  das  in  dieser  Stille  seine  eigene
Bewegung hat? Als intelligenter Mensch sehe ich, daß so etwas unmöglich ist. Ich sehe auch, daß
mein Problem nicht ist, Gott zu finden, denn ich weiß nicht, was das bedeutet. Ich habe vielleicht
unzählige  Bücher  zu  diesem  Thema  gelesen,  doch  solche  Bücher  sind  bloße  Erklärungen,  Worte,
Theorien, die keine Aktualität für eine Person haben, welche das nicht erfahren hat, was jenseits des
Geistes liegt. Und der Interpret ist immer ein Verräter, ganz gleich, wer der Interpret ist.
Mein Problem ist also nicht, die Wahrheit, Gott zu finden, weil mein Geist dazu nicht fähig ist.
Wie kann ein törichter, beschränkter Geist das Unermeßliche finden? Ein solcher Geist kann über das
Unermeßliche  sprechen,  er  kann  Bücher  darüber  schreiben;  er  kann  ein  Symbol  der  Wahrheit errichten und dieses Symbol ausschmücken, doch das bleibt alles auf der verbalen Ebene. Wenn ich
also intelligent bin und mir dieser Tatsache bewußt bin, dann sage ich: »Ich muß mit dem beginnen,
was ich tatsächlich bin, nicht mit dem, was ich sein sollte. Ich bin neidisch, das ist alles, was ich
weiß.«
Ist es mir also möglich, in dieser Gesellschaft zu leben und frei von Neid zu sein? Zu sagen, das ist
möglich oder nicht, ist eine Vermutung, und hat deshalb keinen Wert. Herauszufinden, ob man es tun
kann, erfordert ein intensives Nachforschen. Die meisten von Ihnen werden sagen, es ist unmöglich,
in  dieser  Welt  ohne  Neid,  ohne  Habgier  zu  leben.  Unsere  ganze  Gesellschaftsstruktur,  unser
Moralkodex basiert auf Neid, darum nehmen Sie an, daß es nicht möglich ist, und damit basta. Aber
der  Mensch,  der  sagt:  »Ich  weiß  nicht,  ob  es  eine  Wirklichkeit  gibt  oder  nicht,  doch  ich  will  es
herausfinden. Und um es herauszufinden, muß mein Geist offensichtlich frei von Neid sein, nicht nur
hier ein wenig und dort ein wenig, sondern total, denn Neid ist eine heftige Gemütsbewegung.« Nur
ein  solcher  Mensch  ist  des  wirklichen  Nachforschens  fähig.  Wir  werden  darauf  sogleich  näher
eingehen.
Mein Problem ist also nicht, in die Realität einzudringen, sondern herauszufinden, ob ich, der ich
in dieser Welt lebe, frei von Neid sein kann. Neid ist weder bloße Eifersucht - obwohl Eifersucht ein
Teil davon ist -, noch ist er nur mein Kummer, weil jemand anderes mehr besitzt als ich. Neid ist der
Zustand eines Geistes, der immer mehr und mehr verlangt - mehr Macht, mehr Prestige, mehr Geld,
mehr  Erfahrung,  mehr  Wissen.  Und  das  »Mehr«  zu  verlangen  ist  die  Aktivität  eines  Geistes,  der
selbstbezogen ist.
Nun, kann ich in dieser Welt leben und frei von selbstbezogener Aktivität sein? Kann ich aufhören,
mich  mit  jemand  anderem  zu  vergleichen?  Wenn  ich  häßlich  bin,  will  ich  schön  sein,  wenn  ich
gewalttätig bin, will ich gewaltlos sein: anders sein zu wollen, »mehr« zu sein, ist der Anfang des
Neides. Das bedeutet nicht, daß ich blind akzeptieren soll, was ich bin. Doch dieser Wunsch, anders
zu  sein,  steht  immer  in  Beziehung  zu  etwas,  das  vergleichsweise  größer,  schöner,  mehr  dies  und
mehr das ist, und wir sind dazu erzogen, uns auf diese Weise zu vergleichen. Es ist unser tägliches
Verlangen zu wetteifern, zu übertreffen, und wir sind damit zufrieden, neidisch zu sein, nicht nur
bewußt, sondern auch unbewußt.
Sie  glauben,  Sie  müssen  jemand  Besonderes  werden  in  dieser  Welt,  ein  großer  Mann  oder  ein
reicher  Mann,  und  wenn  Sie  Glück  haben,  dann  sagen  Sie,  es  kommt  daher,  daß  Sie  in  der  Ver-
gangenheit  etwas  Gutes  getan  haben  -  all  der  Unsinn  über  Karma  und  so  weiter.  Auch  innerlich
wollen Sie jemand Besonderes werden, ein Heiliger, ein tugendhafter Mensch. Doch wenn Sie diese
ganze  Bewegung  des  Werdens,  diese  Jagd  nach  dem  »Mehr«  beobachten,  sowohl  äußerlich  wie
innerlich, dann werden Sie sehen, daß sie im wesentlichen auf Neid basiert. In dieser Bewegung des
Neides ist Ihr Geist gefangen. Können Sie denn mit einem solchen Geist das Wirkliche entdecken?
Oder ist das unmöglich? Um das Wirkliche zu entdecken, muß Ihr Geist unbedingt vollkommen frei
von  Neid  sein;  er  darf  kein  Verlangen  nach  dem  »Mehr«  haben,  weder  offen  noch  in  den
verborgenen Winkeln des Unbewußten. Und wenn Sie jemals darauf geachtet haben, dann werden
Sie wissen, daß Ihr Geist immer dem »Mehr« nachjagt. Sie hatten gestern eine bestimmte Erfahrung,
und  Sie  wollen  heute  mehr  davon.  Wenn  Sie  gewalttätig  sind,  wollen  Sie  gewaltlos  sein,  und  so
weiter. Das sind alles Aktivitäten eines Geistes, der sich nur mit sich selbst beschäftigt.
Nun, ist es möglich für den Geist, frei von diesem ganzen Prozeß zu sein? Das ist meine Frage,
nicht ob es Gott gibt oder nicht.
Für einen neidischen Geist ist die Suche nach Gott eine Zeitverschwendung; sie hat lediglich eine
theoretische,  intellektuelle  Bedeutung,  ist  nichts  als  eine  Zerstreuung.  Wenn  ich  wirklich
herausfinden will, ob es Gott gibt oder nicht, muß ich mit mir selbst anfangen; das heißt, der Geist
muß total frei von Neid sein, und ich kann Ihnen versichern, das ist eine enorme Aufgabe. Es ist
nicht nur eine Sache des Spiels mit Worten.
Aber sehen Sie, die meisten von uns interessieren sich gar nicht dafür. Wir sagen nicht: »Ich will
meinen  Geist  von  Neid  befreien.«  Wir  sind  an  der  Welt  interessiert,  an  dem,  was  in  Europa
geschieht,  an  der  Mechanisierung  der  Industrie  -  alles,  um  nur  von  dem  zentralen  Punkt
wegzukommen, nämlich daß ich nicht helfen kann, eine andere Welt zu gestalten, solange ich mich
als Individuum nicht von Grund auf geändert habe. Zu sehen, daß man bei sich selbst anfangen muß,
ist die Erkenntnis einer enormen Wahrheit. Doch die meisten Menschen übersehen sie, wir wischen sie  leichthin  beiseite,  weil  wir  uns  für  das  Kollektiv  interessieren,  für  die  Veränderung  der
Gesellschaftsordnung, für den Versuch, Frieden und Harmonie in der Welt herbeizuführen.
Nur  wenige  Menschen  interessieren  sich  für  sich  selbst,  es  sei  denn  in  dem  Sinne,  Erfolge  zu
erzielen. Ich meine nicht diese Art von Interesse. Was ich meine, ist das Interesse für die Wandlung
des  Selbst.  Doch  erstens  sehen  die  meisten  von  uns  nicht  das  Wichtige,  das  Wahre  an  einer
Änderung, und zweitens wissen wir nicht, wie wir uns ändern können, wie wir diese erstaunliche, ex-
plosive Wandlung in uns selbst vollbringen können. Ein Ändern der Mittelmäßigkeit, das heißt, von
einem Muster in ein anderes überzuwechseln, ist überhaupt keine Änderung.
Diese  explosive  Wandlung  vollzieht  sich,  wenn  unsere  ganze  Energie  sich  bündelt,  um  das
fundamentale Problem des Neides zu lösen. Das halte ich für das zentrale Problem, obwohl viele an-
dere  Dinge  dabei  im  Spiel  sind.  Habe  ich  die  Fähigkeit,  die  Intensität,  die  Intelligenz,  die
Beweglichkeit, die Wege des Neides zu verfolgen und nicht nur zu sagen: »Ich darf nicht neidisch
sein.«?
Das haben wir seit Jahrhunderten gesagt, und es hat keine Bedeutung. Wir haben auch gesagt: »Ich
muß dem Ideal des NichtNeidischseins nachstreben«, was ebenso absurd ist, denn dann projizieren
wir das Ideal des Nicht-Neidischseins und sind weiterhin neidisch.
Bitte beobachten Sie diesen Prozeß. Die Tatsache ist, daß Sie neidisch sind, während das Ideal der
Zustand des Nicht-Neidischseins ist, und zwischen den beiden ist eine Lücke, die mit der Zeit gefüllt
werden soll. Sie sagen: »Eines Tages werde ich frei von Neid sein«, und das ist unmöglich, denn es
muß entweder jetzt geschehen oder nie. Sie können nicht einen zukünftigen Termin festsetzen, an
dem Sie nicht neidisch sein werden.
Ist es mir also möglich, den Neid zu untersuchen und  vollkommen  frei  von Neid zu sein? Wie
entsteht diese Fähigkeit? Entsteht sie durch eine Methode oder Übung? Werde ich ein Künstler, in-
dem ich Tag für Tag eine besondere Technik übe? Offensichtlich nicht. Der Wunsch, diese Fähigkeit
zu haben, ist eine selbstsüchtige Bewegung des Geistes. Wenn ich hingegen nicht versuche, sie zu
kultivieren, sondern anfange, den ganzen Prozeß des Neides zu untersuchen, dann sind die Mittel,
den Neid vollkommen aufzulösen, bereits vorhanden.
Nun, auf welche Weise untersuche ich den Prozeß des Neides? Was ist das Motiv hinter dieser
Untersuchung? Will ich frei von Neid sein, um ein großer Mann zu werden, um wie Buddha, wie
Christus  zu  werden?  Wenn  ich  mit  dieser  Absicht,  mit  diesem  Motiv  untersuche,  dann  projiziert
dieses Untersuchen seine eigene Antwort, und wird nur die monströse Welt aufrechterhalten, die wir
jetzt  haben.  Doch  wenn  ich  in  Demut  untersuche,  also  nicht  mit  dem  Wunsch,  einen  Erfolg  zu
erzielen, dann findet ein vollkommen anderer Prozeß statt. Ich erkenne, daß ich nicht die Fähigkeit
habe, frei von Neid zu sein. Deshalb sage ich: »Ich werde es herausfinden«, was bedeutet, daß von
allem Anfang an Demut vorhanden ist. Und in dem Moment, in dem man demütig ist, hat man auch
die Fähigkeit, frei von Neid zu sein. Doch der Mensch, der sagt: »Ich muß diese Fähigkeit haben,
und ich werde sie durch diese Methoden, durch jenes System bekommen« - ein solcher Mensch ist
verloren, und solche Leute sind es, die diese häßliche, gefährliche Welt geschaffen haben.
Ein Geist, der wirklich demütig ist, hat eine unermeßliche Fähigkeit des Untersuchens, während
der Geist, der unter der Last des Wissens steht, der von Erfahrung verkrüppelt ist, von seiner eigenen
Konditionierung, der kann niemals richtig untersuchen. Ein demütiger Geist sagt: »Ich weiß es nicht,
ich werde es herausfinden«, was bedeutet, daß das Herausfinden nie ein Prozeß des Anhäufens ist.
Um nichts anzuhäufen, müssen Sie täglich sterben. Dann werden Sie entdecken, denn Sie sind von
Grund auf und zutiefst demütig, daß diese Fähigkeit, zu untersuchen, von selbst kommt; es ist nicht
etwas, das Sie erworben haben. Demut kann nicht geübt werden, doch wo Demut vorhanden ist, hat
Ihr Geist die Fähigkeit, den Neid zu untersuchen, und ein solcher Geist ist nicht mehr neidisch.
Ein Geist, der sagt »Ich weiß nicht« und der nicht etwas werden will, hat vollkommen aufgehört,
neidisch zu sein. Dann werden Sie feststellen, daß Anständigkeit eine ganz andere Bedeutung hat.
Anständigkeit ist nicht Respektabilität, sie ist nicht Konformität, sie hat nichts mit gesellschaftlicher
Moral  zu  tun,  die  nur  eine  Annehmlichkeit  ist,  eine  Art  zu  leben,  die  durch  jahrhundertelangen
Zwang,  Konformität,  durch  Druck  und Angst respektabel gemacht wurde. Ein Geist, der wirklich
demütig ist, in dem Sinne wie ich es erklärt habe, wird seine eigene Anständigkeit entwickeln, die
nicht die Anständigkeit eines Musters ist. Es ist die Anständigkeit, in Demut zu leben und von einem
Augenblick zum anderen zu entdecken, was Wahrheit ist. So ist also Ihr Problem nicht die Welt der Zeitungen, Ideen und Politiker, es ist die Welt in Ihnen
selbst.  Diese  müssen  Sie  erkennen,  die  Wahrheit  darin  spüren  und  nicht  nur  zustimmen,  weil  die
GCtä oder irgendein bärtiger Herr sagt, so ist es. Wenn Sie sich dieser inneren Welt bewußt sind und
sich  beobachten,  ohne  zu  verurteilen  oder  zu  rechtfertigen,  von  Tag  zu  Tag,  von  Augenblick  zu
Augenblick, dann werden Sie feststellen, daß in dieser Bewußtheit eine ungeheure Vitalität ist. Der
Geist, der anhäuft, fürchtet sich zu sterben, und ein solcher Geist kann nie entdekken, was Wahrheit
ist.  Doch  für  einen  Geist,  der  jede  Minute  allem  stirbt,  das  er  erfahren  hat,  zu  dem  kommt  eine
erstaunliche Vitalität, weil jeder Augenblick neu ist, und nur dann ist der Geist fähig zu entdecken.
Es ist gut, ernst zu sein, und wir sind sehr selten in unserem Leben ernst. Ich meine damit nicht,
einfach jemandem zuhören, der ernst ist, oder etwas ernst nehmen, sondern das Gefühl des Ernstes in
uns selbst zu haben. Wir wissen ganz genau, was es ist, fröhlich und leichtfertig zu sein, doch sehr
wenige von uns kennen das Gefühl, zutiefst ernst zu sein ohne ein Objekt, das uns ernst macht. Das
ist ein Zustand, in dem der Geist jeder Situation, wie fröhlich, glücklich oder aufregend sie auch sei,
mit ernstem Sinn begegnet. So ist es gut, auf diese Weise eine Stunde miteinander zu verbringen,
ernst zu sein in unserem Untersuchen, denn das Leben ist für die meisten von uns sehr oberflächlich,
eine routinemäßige Beziehung von Arbeit, Sex, Frömmigkeit und so weiter. Der Geist ist immer an
der Oberfläche, und unter die Oberfläche zu gehen scheint eine ungeheuer schwierige Aufgabe zu
sein.  Was  notwendig  ist,  das  ist  dieser  Zustand  der  Explosivität,  der  eine  wahre  Revolution  im
religiösen Sinne ist, denn nur wenn der Geist explosiv ist, ist er fähig, etwas zu entdecken oder zu
schaffen, das ursprünglich, das neu ist.
Bombay, 10. Februar 1957
 
Wie gehen Sie die Probleme des Lebens an?
 
Ich  denke,  es  wäre  der  Mühe  wert,  sich  mit  der  Frage  zu  beschäftigen,  wie  schnell  der  Geist
verkümmert  und  was  die  Hauptfaktoren  sind,  die  den  Geist  stumpf  und  unsensibel  machen  und
schnell fertig in seinen Reaktionen. Ich halte es für wichtig, daß wir dieser Frage nachgehen, warum
der Geist verkümmert, denn wenn wir das verstehen, dann können wir vielleicht herausfinden, was
ein wahrhaft einfaches Leben ist.
Wenn  wir  älter  werden,  stellen  wir  fest,  daß  der  Geist  -  das  Instrument  des  Verstehens,  das
Instrument,  mit  dem  wir  jedem  Problem  auf  den  Grund  gehen,  um  zu  forschen,  zu  fragen,  zu
entdecken  -  durch  falschen  Gebrauch  verkümmert  und  verfällt.  Einer  der  Hauptfaktoren  dieser
Verkümmerung des Geistes scheint mir der Vorgang des Wählens zu sein.
Unser ganzes Leben basiert auf Wahl. Wir wählen auf verschiedenen Ebenen unseres Daseins. Wir
wählen  zwischen  Weiß  und  Blau,  zwischen  einer  Blume  und  einer  anderen  Blume,  zwischen
gewissen  psychischen  Impulsen  von  Zuneigung  und  Abneigung,  zwischen  bestimmten  Ideen  und
Glaubensinhalten, und die einen nehmen wir an, die anderen verwerfen wir. So basiert unsere gei-
stige Struktur auf diesem Vorgang der Wahl, dieser ständigen Mühsal des Wählens, Unterscheidens,
Verwerfens, Akzeptierens und Ablehnens.
Und dieser Vorgang ist ein ständiger Kampf, eine ständige Mühsal. Es gibt nie ein unmittelbares
Begreifen,  sondern  immer  nur  den  ermüdenden  Prozeß  des  Anhäufens,  der  Fähigkeit  des
Unterscheidens,  die  sich  auf  Erinnerung  stützt  und  auf  die  Anhäufung  von  Wissen.  Deshalb
unterzieht man sich der ständigen Mühe des Wählens.
Ist Wahl nicht Ehrgeiz? Unser Leben ist Ehrgeiz. Wir wollen jemand Besonderes sein, wir wollen,
daß  man  uns  schätzt,  wir  wollen  ein  Ergebnis  erzielen.  Wenn  ich  nicht  weise  bin,  will  ich  weise
werden. Wenn ich gewalttätig bin, will ich gewaltlos werden. Das
Werden« ist der Prozeß des Ehrgeizes. Ob ich der größte Politiker oder der vollkommenste Heilige
werden  will,  der  Ehrgeiz,  die  Triebkraft,  der  Impuls  zu  werden  ist  der  Prozeß  der  Wahl,  des
Ehrgeizes, der im wesentlichen auf Wahl beruht.
So  besteht  unser  Leben  aus  unaufhörlichen  Kämpfen,  aus  einer  Bewegung  von  einem
ideologischen Konzept, einer Formel, einem Wunsch zu einem anderen. Und in diesem Prozeß des
Werdens,  in  diesem  Prozeß  des  Kampfes  verkümmert  der  Geist.  Die  eigentliche  Wurzel  dieser
Verkümmerung ist die Wahl, aber wir glauben, daß Wahl notwendig ist, die Wahl, aus welcher der
Ehrgeiz entspringt. Nun,  können  wir  eine  Lebensweise  finden,  die  nicht  auf  Ehrgeiz  basiert,  die  wir  nicht  gewählt
haben, sondern die ein Blühen ist, in dem kein Ergebnis gesucht wird? Alles, was wir vom Leben
wissen,  ist  eine  Folge  von  Kämpfen,  die  in  einem  Ergebnis  enden.  Und  diese  Ergebnisse  werden
verworfen um größerer Ergebnisse willen. Das ist alles, was wir kennen.
Der Mann, der allein in einer Höhle sitzt, hat bereits die Wahl getroffen, sich zu vervollkommnen,
und diese Wahl ist Ehrgeiz. Wenn ein Mann, der gewalttätig ist, versucht, gewaltlos zu werden, dann
liegt sein Ehrgeiz bereits in diesem Werden. Wir versuchen nicht herauszufinden, ob Ehrgeiz richtig
oder falsch ist, ob er zum Leben wichtig ist, sondern ob er einem Leben der Einfachheit dienlich ist.
Ich meine nicht die Einfachhheit, wenige Kleider zu besitzen; das ist kein einfaches Leben. Wenn ein
Mann  ein  Lendentuch  umlegt,  dann  zeigt  das  nicht,  daß  er  einfach  ist.  Im  Gegenteil,  es  kann
durchaus sein, daß der Geist durch den Verzicht auf äußerliche Dinge noch ehrgeiziger wird,
 
denn er versucht, an seinem Ideal festzuhalten, das er selbst projiziert und geschaffen hat. Wenn wir
nun unsere eigene Denkweise beobachten, sollten wir da nicht die Frage des Ehrgeizes untersuchen?
Was wollen wir erreichen? Und ist es möglich, ohne Ehrgeiz zu leben? Wir sehen, daß Ehrgeiz zu
Wettbewerb führt, sei es bei Kindern in der Schule oder unter den großen Politikern bis hinauf zur
Spitze. Dieser Ehrgeiz bringt einen gewissen industriellen Nutzen, doch er führt offensichtlich zur
Verdunkelung des Geistes, zur technologischen Konditionierung, so daß der Geist seine Elastizität,
seine Einfachheit verliert und dadurch unfähig zu unmittelbarer Erfahrung ist. Sollten wir das nicht
untersuchen, nicht als Gruppe, sondern als Individuen? Sollten wir, Sie und ich, nicht herausfinden,
was dieser Ehrgeiz bedeutet und ob wir uns dieses Ehrgeizes in unserem Leben überhaupt bewußt
sind?
Wenn wir uns bereit erklären, unserem Land zu dienen und gute Werke zu tun, liegt darin nicht das
fundamentale  Element  des  Ehrgeizes,  des  Wesens  der  Wahl?  Und  ist  die  Wahl  deshalb  nicht  ein
verderblicher Einfluß in unserem Leben, weil sie das Aufblühen verhindert? Der Mensch, der blüht,
ist der Mensch der ist, nicht der Mensch, der wird.
Besteht  nicht  ein  Unterschied  zwischen  dem  blühenden  Geist  und  dem  werdenden  Geist?  Der
werdende  Geist  ist  ein  Geist,  der  immer  wächst,  der  wird,  der  sich  vergrößert,  der  Erfahrung  als
Wissen  ansammelt.  Wir  kennen  diesen  Ablauf  zur  Genüge  in  unserem  täglichen  Leben,  mit  all
seinen Folgen, mit all seinen Konflikten, seinem Elend und Unfrieden, doch wir kennen den Zustand
des Blübens nicht. Besteht zwischen den beiden nicht ein Unterschied, den wir entdecken müssen -
nicht indem wir versuchen abzugrenzen, zu trennen, sondern indem wir ihn entdekken, in unserem
täglichen  Leben?  Wenn  wir  dies  entdecken,  dann  sind  wir  vielleicht  fähig,  diesen  Ehrgeiz,  diese
Gewohnheit des Wählens abzulegen und ein Blühen zu entdecken, welches das eigentliche Leben
und wohl auch das rechte Handeln ist.
Wenn wir uns also nur sagen, daß wir nicht ehrgeizig sein dürfen, ohne eine Lebensweise gefunden
zu  haben,  in  der  dieses  Blühen  sich  entfalten  kann,  dann  zerstört  auch  das  bloße  Abtöten  des
Ehrgeizes den Geist, denn das ist ein Handeln des Willens, ein Handeln des Wählens. Ist es da nicht
wichtig  für  jeden  einzelnen  von  uns,  in  unserem  Leben  die  Wahrheit  über  den  Ehrgeiz  her-
auszufinden?  Wir  alle  werden  ermutigt,  ehrgeizig  zu  sein.  Unsere  Gesellschaft  basiert  auf  der
Triebkraft, die auf ein Ergebnis zustrebt. Und in diesem Ehrgeiz sind Ungleichheiten, die die Gesetz-
gebung  auszugleichen,  zu  ändern  versucht.  Vielleicht  ist  dieser  Weg,  dieser  Zugang  zum  Leben
grundsätzlich falsch, und es könnte einen anderen Zugang geben - das Blühen des Lebens, das sich
ausdrücken kann, ohne etwas anzuhäufen. Schließlich wissen wir doch, wenn wir bewußt nach etwas
streben, etwas werden wollen, daß es der Ehrgeiz, die Suche nach einem Ergebnis ist.
Doch es gibt eine Energie, eine Kraft, die zwingend ist, ohne den Vorgang des Anhäufens, ohne
den Hintergrund des »Ich«, des Selbst, des Ego. Das ist das Wirken der Kreativität. Ohne das zu
verstehen, ohne das tatsächlich zu erfahren, wird unser Leben sehr glanzlos, unser Leben wird eine
Folge endloser Konflikte, in denen keine Kreativität, kein Glück ist. Wenn wir verstehen können,
nicht durch das Verwerfen des Ehrgeizes, sondern indem wir die Wege des Ehrgeizes verstehen -
indem wir offen sind, indem wir verstehen, indem wir die Wahrheit des Ehrgeizes erkennen -, dann
werden wir vielleicht diese Kreativität entdecken, die sich ständig ausdrückt, die nicht der Ausdruck
der Selbsterfüllung ist, sondern der Ausdruck von Energie ohne die Begrenztheit des »Ich«. FRAGE:  Im  größten  Unglück  leben  die  meisten  von  uns  von  der  Hoffnung.  Das  Leben  ohne
Hoffnung erscheint uns schrecklich und unentrinnbar, und doch ist sehr oft diese Hoffnung nichts als
Illusion. Können Sie uns sagen, warum die Hoffnung so unentbehrlich für unser Leben ist?
KRISHNAMURTI:  Ist  es  nicht  das  eigentliche  Wesen  des  Geistes,  Illusionen  zu  erzeugen?  Ist
nicht der Denkprozeß das Ergebnis der Erinnerung, des Denkens in Worten, das eine Idee, ein Sym-
bol, ein Bild hervorruft, an das der Geist sich klammert?
Ich  bin  verzweifelt;  ich  bin  traurig.  Es  ist  mir  nicht  möglich,  damit  fertig  zu  werden,  ich  weiß
nicht, wie ich es abschütteln kann. Wenn ich es verstehe, dann brauche ich keine Hoffnung mehr.
Nur solange ich nicht verstehe, wie ich die Lösung eines bestimmten Problems herbeiführen kann,
verlasse  ich  mich  auf  einen  Mythos,  auf  eine  Idee  der  Hoffnung.  Wenn  Sie  Ihren  eigenen  Geist
beobachten,  dann  werden  Sie  sehen,  daß  Ihr  Geist,  wenn  Sie  Sorgen,  Konflikte,  Unglück
durchmachen, einen Ausweg daraus sucht. Der Prozeß des Davonlaufens vor dem Problem ist das
Entstehen der Hoffnung.
Der Geist, der sich dem Problem entzieht, gebiert Angst. Die Bewegung des Sichentziehens, die
Flucht vor dem Problem ist Angst. Ich bin verzweifelt, weil ich etwas getan habe, das nicht richtig
ist, oder irgendein Unglück  trifft  mich,  oder  ich  habe  ein  schreckliches Unrecht getan, oder mein
Sohn ist tot, oder ich habe fast nichts zu essen. Mein Geist, der nicht fähig ist, das Problem zu lösen,
gebiert  eine  Gewißheit,  etwas,  woran  er  sich  klammern  kann,  ein  Bild,  das  er  sich  mit  der  Hand
schnitzt oder in seinem Geist verfertigt. Oder der Geist klammert sich an einen Guru, an ein Buch, an
eine Idee, die mir in meinen Schwierigkeiten Kraft gibt, und dann sage ich, im nächsten Leben wird
es mir besser gehen, und so weiter und so weiter.
Solange ich nicht fähig bin, mein Problem zu lösen, meinen Kummer zu zerstreuen, bin ich von
Hoffnung abhängig, das ist unvermeidlich. Dann kämpfe ich für diese Hoffnung. Ich will nicht, daß
irgend  jemand  diese  Hoffnung,  diesen  Glauben  zerstört.  Ich  mache  diesen  Glauben  zu  einem
organisierten Glauben, und ich klammere mich an ihn, denn in ihm finde ich mein Glück. Weil ich
nicht  fähig  war,  das  Problem  zu  lösen,  mit  dem  ich  konfrontiert  bin,  wird  die  Hoffnung  zur
Notwendigkeit.
Nun, kann ich das Problem lösen? Wenn ich das Problem verstehen kann, dann habe ich keine
Hoffnung  nötig,  dann  ist  es  nicht  notwendig,  von  einer  Idee  oder  einem  Bild  oder  einer  Person
abhängig zu sein, denn in der Abhängigkeit findet man Hoffnung und Trost. Das Problem ist also, ob
Hoffnung unerläßlich ist, ob ich mein Problem lösen kann, ob es möglich ist herauszufinden, wie ich
frei von Kummer sein kann. Das ist mein Problem, nicht, wie ich ohne Hoffnung auskommen kann.
Nun, was ist der Faktor, der unentbehrlich für das Verstehen eines Problems ist? Offensichtlich
darf es, wenn ich das Problem verstehen will, kein Rezept, keine Schlußfolgerung geben, darf es kein
Urteil geben. Doch wenn wir unseren Geist beobachten, dann werden wir feststellen, daß wir voller
Schlußfolgerungen  sind.  Wir  sind  randvoll  von  Rezepten,  mit  denen  wir  hoffen,  das  Problem  zu
lösen. Und so urteilen wir, wir verurteilen. Darum werden wir das Problem nicht verstehen, solange
wir ein Rezept, eine Schlußfolgerung, ein Urteil, eine verurteilende Einstellung haben.
Das Problem selbst ist also nicht wichtig, sondern wie wir an das Problem herangehen. Der Geist,
der ein Problem verstehen will, darf sich nicht mit dem Problem selbst befassen, sondern damit, wie
sein eigener Mechanismus der Urteilsbildung funktioniert. Können Sie mir folgen?
Ich habe damit begonnen, mir eine Hoffnung zu verschaffen, und ich sage, daß sie unentbehrlich
ist, denn ohne Hoffnung bin ich verloren. Doch das ist nicht mein Problem; mein Problem ist das
Problem des Kummers, des Schmerzes, der Irrtümer. Ist das mein Problem, oder ist mein Problem,
wie ich an das Problem selbst herangehe? Wichtig ist nur, wie der Geist das Problem betrachtet.
Ich  bin  ganz  von  der  Hoffnung  abgerückt,  denn  Hoffnung  ist  täuschend,  sie  ist  unwirklich,  sie
beruht nicht auf Tatsachen. Ich kann nicht mit etwas umgehen, das nicht auf Tatsachen beruht, etwas,
das der Geist sich ausgedacht hat. Das ist nichts Wirkliches; es ist täuschend, und deshalb kann ich
mich nicht daran festhalten. Was wirklich ist, das ist mein Kummer, meine Verzweiflung, die Dinge,
die ich getan habe, die Fülle der Erinnerungen, die Schmerzen und die Kümmernisse meines Lebens.
Wie ich den Schmerzen, dem Kummer und dem Elend meines Lebens begegne, das ist wichtig, nicht
die Hoffnung, denn wenn ich weiß, wie ich ihnen begegne, dann werde ich imstande sein, mit ihnen
fertig zu werden.
Was also wichtig ist, ist nicht Hoffnung, sondern wie ich mein Problem betrachte. Ich stelle fest,
daß ich immer mein Problem im Licht des Urteilens betrachte, indem ich es entweder verdamme, akzeptiere  oder  versuche,  es  zu  ändern.  Oder  ich  betrachte  es  durch  die  Brille,  den  Schleier  von
Rezepten, durch das, was jemand in der Bhagavad-Gitä gesagt hat oder was Buddha oder Christus
gesagt  hat.  Und  so  kann  mein  Geist,  verkrüppelt  von  diesen  Rezepten,  Urteilen,  Zitaten,  nie  das
Problem verstehen, er kann es nie betrachten. Kann nun der Geist sich von diesen angesammelten
Urteilen befreien?
Bitte verfolgen Sie aufmerksam - nicht meine Worte, sondern wie Sie Ihr Problem angehen. Wir
jagen immer nur der Hoffnung nach und sind immerfort enttäuscht. Wenn ich mit einer Hoffnung
scheitere, setze ich eine andere an ihre Stelle, und so mache ich immer weiter. Und da ich nicht weiß,
wie ich das Problem selbst angehen soll, suche ich verschiedene Fluchtwege. Doch wenn ich wüßte,
wie  ich  das  Problem  angehen  sollte,  dann  hätte  ich  keine  Hoffnung  nötig.  Wichtig  ist  also  nur
herauszufinden, wie der Geist das Problem betrachtet.
Ihr  Geist  betrachtet  ein  Problem.  Er  betrachtet  es  offensichtlich  mit  einer  verurteilenden
Einstellung. Er verurteilt es, indem er es charakterisiert, auf es reagiert oder es in etwas verwandeln
will,  das  es  nicht  ist.  Wenn  Sie  gewalttätig  sind,  wollen  Sie  sich  in  einen  gewaltlosen  Menschen
verwandeln.  Gewaltlosigkeit  ist  unwirklich,  sie  beruht  nicht  auf  Tatsachen;  was  wirklich  ist,  ist
Gewalttätigkeit. Um zu sehen, wie Sie an das Problem herangehen müssen, mit welcher Einstellung -
ob Sie es verurteilen, ob Sie sich erinnern, was die sogenannten Lehrer darüber gesägt haben -, das
ist das Wichtige.
Kann der Geist diese Voraussetzungen auslöschen, sich von diesen Voraussetzungen befreien und
das  Problem  selbst  betrachten?  Kann  es  ihm  gleichgültig  sein,  wie  er  sich  von  diesen
Voraussetzungen befreien kann? Wenn er sich darum sorgt, dann machen Sie ein anderes Problem
daraus. Doch wenn Sie sehen können, wie diese Voraussetzungen Sie daran hindern, das Problem
selbst zu betrachten, dann messen Sie diesen Voraussetzungen keinen Wert mehr bei, denn nur das
Problem ist wichtig, der Schmerz ist wichtig, der Kummer ist wichtig. Sie können den Kummer nicht
als eine Idee bezeichnen und beiseite schieben. Er ist da.
Solange  also  der  Geist  unfähig  ist,  das  Problem  zu  betrachten,  solange  er  nicht  fähig  ist,  das
Problem zu lösen, muß er verschiedene Wege der Flucht vor dem Problem finden, und die Flucht-
wege sind Hoffnungen, sie sind der Abwehrmechanismus.
Der  Geist  wird  immer  Probleme  schaffen.  Doch  es  ist  unerläßlich,  daß  wir,  wenn  wir  Irrtümer
begehen, wenn wir Schmerz erfahren, diesen Irrtümern, diesen Schmerzen ohne Urteil begegnen, sie
ohne  Verurteilung  betrachten,  mit  ihnen  leben  und  sie  vorüberziehen  lassen.  Das  kann  nur
geschehen, wenn der Geist in einem Zustand des Nichtverurteilens ist, ohne jegliches Rezept, wenn
der  Geist  ganz  still  ist,  wenn  der  Geist  von  Grund  auf  still  ist.  Nur  dann  kann  er  das  Problem
verstehen.
F: Würden Sie uns bitte sagen, was Sie mit den Worten »unser Beruf« meinen? Ich nehme an, Sie
meinen damit etwas anderes als die gewöhnlich mit diesen Worten verbundene Assoziation.
K: Jeder einzelne von uns geht irgendeinem Beruf nach, der Rechtsanwalt, der Soldat, der Polizist,
der  Geschäftsmann  und  so  weiter.  Offensichtlich  gibt  es  gewisse  Berufe,  die  schädlich  für  die
Gesellschaft sind - der Rechtsanwalt, der Soldat, der Polizist und der Industrielle, der nicht andere
Menschen gleichermaßen reich macht.
Wenn  wir  einen  bestimmten  Beruf  wählen,  wenn  wir  unsere  Kinder  dazu  erziehen,  einem
bestimmten  Beruf  nachzugehen,  beschwören  wir  damit  nicht  einen  Konflikt  innerhalb  der  Gesell-
schaft  herauf?  Sie  wählen  einen  Beruf,  und  ich  wähle  einen  anderen  -  führt  das  nicht  zu  einem
Konflikt zwischen uns? Geschieht nicht das alles auf der Welt, weil wir nie herausgefunden haben,
was  unser  wahrer  Beruf  ist?  Sind  wir  nicht  von  der  Gesellschaft,  von  einer  bestimmten  Kultur
konditioniert, gewisse Berufsarten zu akzeptieren, die Wettbewerb und Haß zwischen den Menschen
verursachen? Wir wissen das, wir sehen es.
Nun, gibt es eine andere Lebensweise, in der Sie und ich in unseren wahren Berufen tätig sein
können? Gibt es nicht nur einen einzigen Beruf für den Menschen? Gibt es verschiedene Berufe für
den  Menschen?  Wir  sehen,  daß  es  sie  gibt:  Sie  sind  Büroangestellter,  ich  putze  Schuhe,  Sie  sind
Ingenieur, und ich bin Politiker. Wir sehen unzählige verschiedene Berufe, und wir sehen, daß sie
alle in Konflikt miteinander stehen. Und durch den Beruf entstehen Konflikt und Haß zwischen den
Menschen. Wir wissen das. Wir sehen es Tag für Tag.
Nun lassen Sie uns herausfinden, ob es nicht einen einzigen Beruf für den Menschen gibt. Wenn
wir alle ihn finden, dann werden die Ausdrucksformen verschiedener Fähigkeiten keinen Konflikt zwischen den Menschen herbeiführen. Ich behaupte, es gibt nur einen Beruf für den Menschen. Es
gibt nur einen Beruf, nicht viele. Der einzige Beruf für den Menschen ist herauszufinden, was wahr
ist.
Wenn ich und Sie herausfinden, was Wahrheit ist, was unser wahrer Beruf ist, dann werden wir in
der Suche danach nicht im Wettbewerb miteinander stehen. Ich werde nicht mit Ihnen wetteifern, ich
werde Sie nicht bekämpfen, obwohl Sie diese Wahrheit auf andere Weise zum Ausdruck bringen. Sie
werden Premierminister sein, ich werde nicht ehrgeizig sein und Ihre Stelle einnehmen wollen, denn
auch ich suche, wie Sie, was Wahrheit ist. Daher müssen wir, solange wir diesen wahren Beruf des
Menschen nicht entdecken, miteinander wetteifern. Wir müssen einander hassen, und gleich welche
Gesetze erlassen werden, auf dieser Ebene können sie nur noch mehr Chaos hervorrufen.
Ist es nicht vielleicht möglich, von Kindheit an durch die richtige Erziehung, durch den richtigen
Erzieher, dem Kind, dem Schüler zu helfen, frei zu sein, die Wahrheit über alles herauszufinden?
Nicht nur die abstrakte Wahrheit, sondern die Wahrheit über alle Beziehungen, die Beziehung des
Schülers zu Maschinen, zur Natur, seine Beziehung zum Geld, zur Gesellschaft, zur Regierung und
so weiter. Dazu braucht es eine andere Art von Lehrer, dem daran gelegen ist, dem Schüler zu helfen,
frei  zu  sein,  so  daß  er  anfängt,  die  Entwicklung  der  Intelligenz  zu  erforschen,  die  nie  von  einer
Gesellschaft, welche sich in unaufhaltsamem Verfall befindet, konditioniert werden kann.
Gibt  es  also  nicht  nur  einen  einzigen  Beruf  für  den  Menschen?  Der  Mensch  kann  nicht  in  der
Vereinzelung existieren, er existiert nur in der Beziehung, und wenn in dieser Beziehung nicht die
Wahrheit entdeckt wird, die Wahrheit der Beziehung, dann entsteht Konflikt.
Es  gibt  nur  einen  Beruf  für  Sie  und  mich.  Und  in  der  Suche  nach  ihm  werden  wir  die
Ausdrucksform finden, in der wir weder in Konflikt geraten noch einander vernichten werden. Doch
das muß durch die richtige Erziehung geschehen, durch den richtigen Erzieher. Auch der Erzieher
braucht eine Erziehung. Im Grunde ist der Lehrer nicht nur der Vermittler von Informationen, son-
dern er weckt in dem Schüler die Freiheit, die Rebellion, zu entdecken, was Wahrheit ist.
F: Was funktioniert, wenn Sie Fragen beantworten, die Erinnerung oder das Wissen?
K: Das ist wirklich eine sehr interessante Frage, nicht wahr? Lassen Sie uns das herausfinden.
Wissen und Erinnerung sind das gleiche, oder nicht? Können Sie antworten ohne Wissen, ohne die
Anhäufung von Wissen, welches Erinnerung ist? Die Antwort ist die Verbalisierung einer Reaktion,
oder  nicht?  Die  Frage  wurde  gestellt:  Was  funktioniert,  die  Erinnerung  oder  das  Wissen?  Ich
behaupte,  daß  Erinnerung  und  Wissen  im  Grunde  ein  und  dasselbe  sind,  denn  wenn  Sie  Wissen
haben, und keine Erinnerung daran, dann ist es wertlos.
Sie  fragen,  was  funktioniert,  wenn  ich  eine  Frage  beantworte.  Funktioniert  das  Wissen?
Funktioniert die Erinnerung? Nun, was ist es, das in den meisten von uns funktioniert? Bitte passen
Sie gut auf. Was funktioniert in den meisten von uns, wenn Sie eine Frage stellen? Offensichtlich das
Wissen.  Wenn  ich  Sie  nach  dem  Weg  zu  Ihrem  Haus  frage,  dann  funktioniert  das  Wissen,  dann
funktioniert die Erinnerung. Und bei den meisten von uns ist das alles, was funktioniert, denn wir
haben Wissen angesammelt aus der Bhagavad-Gitä oder aus den Upanischaden oder von Marx oder
von dem, was Stalin gesagt hat, oder was Ihr Lieblingsguru sagt oder Ihre eigene Erfahrung, Ihre
eigenen angehäuften Reaktionen - und von diesem Hintergrund aus antworten Sie. Das ist alles, was
wir wissen. Das ist die wirkliche Tatsache. Das ist es, was in Ihren Geschäften funktioniert. Wenn
Sie eine Brücke bauen, dann ist es das, was funktioniert.
Wenn Sie ein Gedicht schreiben, dann sind zwei Funktionen daran beteiligt - die Verbalisierung,
die Erinnerung, und der kreative Impuls. Der kreative Impuls ist nicht Erinnerung, doch wenn er zum
Ausdruck kommt, wird er zur Erinnerung.
Also  ohne  Erinnerung,  ohne  den  Prozeß  der  Verbalisierung,  ist keine  Kommunikation  möglich.
Wenn Sie nicht gewisse Wörter gebrauchen, englische Wörter, könnte ich nicht zu Ihnen sprechen.
Das  Sprechen,  die  Verbalisierung,  ist  das  Funktionieren  der  Erinnerung.  Nun  ist  die  Frage:  Was
funktioniert,  wenn  der  Sprecher  antwortet,  die  Erinnerung  oder  etwas  anderes?  Offensichtlich  die
Erinnerung, denn ich gebrauche Wörter. Aber ist das alles?
Antworte  ich  aus  den  angehäuften  Erinnerungen  unzähliger  Reden,  die  ich  während  der  letzten
zwanzig Jahre gehalten habe, die ich noch und noch wiederhole wie ein Schallplattenspieler? Das tun
die  meisten  von  uns.  Wir  haben  gewisse  Handlungsweisen,  gewisse  Denkmuster,  und  wir
wiederholen sie immer wieder. Doch die Wiederholung von Wörtern ist etwas ganz anderes, denn
durch sie verständigen wir uns. Durch die Wiederholung von Erfahrung werden die Erfahrungen gesammelt und gespeichert, und
wie eine Maschine wiederhole ich aus dieser Erfahrung, aus diesem Speicher heraus. Da haben wir
wieder die Wiederholung, die das Funktionieren der Erinnerung ist.
Nun fragen Sie, ob es möglich ist, daß ich, während ich spreche, wirklich unmittelbar erfahre, und
nicht aus der (vergangenen) Erfahrung heraus antworte? Gewiß besteht ein Unterschied zwischen der
Wiederholung einer Erfahrung, die aus der Erinnerung hervorgeholt und in Worte gefaßt wird, und
der Freiheit des Erfahrens. Bitte hören Sie zu. Das ist nicht schwer zu verstehen.
Ich möchte herausfinden, was Ehrgeiz bedeutet, alles, was damit zusammenhängt. Erforsche ich
wirklich jetzt, während ich spreche, von neuem den ganzen Prozeß des Ehrgeizes? Oder führe ich
noch einmal die gleiche Untersuchung über den Ehrgeiz durch, die ich gestern gemacht habe, was
nur eine Wiederholung wäre? Ist es nicht möglich, jedesmal von neuem zu forschen, zu erfahren, und
sich  nicht  nur  auf  eine  Aufzeichnung,  auf  die  Erinnerung,  auf  die  Erfahrung  von  gestern  zu
verlassen? Ist es nicht möglich, jederzeit zu blühen, zu sein, jetzt, während ich spreche, ohne die
wiederholende Erfahrung von gestern, obwohl ich Wörter gebrauche, um mich mitzuteilen?
Ihre Frage ist: Was funktioniert, wenn ich spreche? Wenn ich nur wiederhole, was ich vor zehn
Tagen gesagt habe, dann hat es sehr wenig Wert. Doch wenn ich die Erfahrung mache, während ich
spreche, nicht als ein eingebildetes Gefühl, sondern tatsächlich, was funktioniert dann? Das Blühen
funktioniert, nicht durch Selbstverwirklichung, nicht das >»Ich« funktioniert, das Erinnerung ist.
Es ist also sehr wichtig, nicht nur für mich, sondern für uns alle, herauszufinden, ob wir verhindern
können,  daß  unser  Geist  dieser  Speicher  der  Vergangenheit  ist,  und  ob  der  Geist  sicher  auf  den
Wassern des Lebens schwimmen und die Erinnerungen vorüberfließen lassen kann, ohne sich an eine
bestimmte Erinnerung zu klammern. Und wenn nötig, kann er diese Erinnerung benutzen, so wie wir
sie benutzen, wenn wir miteinander sprechen. Das heißt, daß der Geist ständig die Vergangenheit
vorüberfließen  läßt,  sich  nie  mit  ihr  identifiziert,  sich  nie  mit  ihr  beschäftigt.  Dann  ist  der  Geist
stabil,  nicht  in  Erfahrung,  nicht  in  Erinnerung,  nicht  in  Wissen,  sondern  stabil,  sicher  in  dem
Zustand, in der Art und Weise des immerwährenden Erfahrens.
Das ist der Faktor, der kein Verkümmern bewirkt, so daß der Geist sich ständig erneuert. Ein Geist,
der  anhäuft,  ist  bereits  im  Verfall.  Doch  der  Geist,  der  die  Erinnerungen  vorüberfließen  läßt  und
stabil ist in der Art des Erfahrens - ein solcher Geist ist immer frisch, er sieht die Dinge immer neu.
Diese Fähigkeit kann nur kommen, wenn der Geist ganz still ist. Diese Stille, diese Ruhe wird nicht
herbeigeführt, sie kann nicht durch eine Disziplin, durch irgendeinen Willensakt entstehen, sondern
sie  kommt,  wenn  der  Geist  den  ganzen  Prozeß  der  Anhäufung  von  Wissen,  Erinnerung  und
Erfahrung versteht. Dann läßt er sich von den Wassern des Lebens tragen, die sich ständig bewegen,
leben, pulsieren.
F:  Womit  soll  der  Geist  beschäftigt  sein?  Ich  möchte  meditieren.  Würden  Sie  mir  bitte  sagen,
worüber ich meditieren soll?
K: Nun, lassen Sie uns herausfinden, was Meditation ist. Sie und ich werden es herausfinden. Ich
werde Ihnen nicht sagen, was Meditation ist. Wir beide werden es von neuem entdecken.
Der Geist, der gelernt hat zu meditieren, also sich zu konzentrieren, der Geist, der die Technik
gelernt hat, alles andere auszuschalten und sich auf einen bestimmten Punkt hin einzuengen -ein
solcher Geist ist unfähig zur Meditation. Das wollen aber die meisten von uns. Wir wollen lernen,
uns zu konzentrieren, nur mit einem einzigen Gedanken beschäftigt zu sein und jeden anderen
Gedanken auszuschließen, und das nennen wir Meditation. Meditation ist etwas ganz anderes, wie
wir nun herausfinden werden.
Unser erstes Problem ist, warum verlangt der Geist danach, beschäftigt zu sein? Mein Geist sagt:
»Ich  muß  mit  etwas  beschäftigt  sein,  mit  Sorgen,  mit  Erinnerungen,  mit  einer  Leidenschaft  oder
damit, wie ich es mache, nicht leidenschaftlich zu sein, oder wie ich mich von etwas freimache, oder
damit, eine Technik zu finden, mit deren Hilfe es mir gelingt, eine Brücke zu bauen.« Sie können
beobachten, daß der Geist ständig Beschäftigung verlangt, nicht wahr? Deshalb sagen Sie: »Mein
Geist muß sich mit dem Wort Om beschäftigen«, oder Sie wiederholen »Ram Ram«; oder Sie sind
mit  Trinken  beschäftigt.  Das  Wort  Om,  die  Wörter  Ram  Ram  oder  das  Trinken  sind  alle  ein  und
dasselbe.  Der  Geist  will  beschäftigt  sein,  weil  er  sagt,  er  wird  bestimmt  irgendwelchen  Unfug
treiben, er wird umherschweifen, wenn er nicht beschäftigt ist. Wenn der Geist nicht beschäftigt ist,
was ist dann der Zweck des Lebens? So erfinden Sie einen Zweck des Lebens -erhaben, niedrig oder
transzendent - und klammern sich daran, und damit sind Sie dann beschäftigt. Es ist das gleiche, ob der  Geist  mit  Gott  beschäftigt  ist  oder  ob  er  mit  Geschäften  beschäftigt  ist,  denn  der  Geist  sagt
bewußt oder unbewußt, daß er beschäftigt sein muß.
Das nächste ist herauszufinden, warum der Geist Beschäftigung verlangt. Bitte hören Sie zu. Wir
meditieren jetzt. Das ist Meditation. Meditation ist nicht ein Zustand am Ende. Freiheit ist nicht, ans
Ende gelangt zu sein; Freiheit ist am Anfang. Wenn Sie keine Freiheit am Anfang haben, dann haben
Sie keine Freiheit am Ende. Wenn Sie jetzt keine Liebe haben, werden Sie auch in zehn Jahren keine
Liebe  haben.  Was  wir  jetzt  tun,  ist,  herauszufinden,  was  Meditation  ist.  Und  die  Frage  nach  der
Meditation ist das Meditieren.
Der  Geist  sagt:  »  Ich  muß  beschäftigt  sein  mit  Gott,  mit  Tugend,  mit  meinen  Sorgen  oder  mit
meinen geschäftlichen Angelegenheiten«, und so ist er unaufhörlich aktiv in seiner Beschäftigung.
Der Geist kann nur existieren, solange er aktiv ist, solange er sich im Handeln seiner selbst bewußt
ist, anders nicht. Der Geist weiß, daß er da ist, wenn er beschäftigt ist, wenn er handelt, wenn er
Ergebnisse  erzielt.  Er  weiß,  daß  er  existiert,  wenn  er  in  Bewegung  ist.  Die  Bewegung  ist  die
Beschäftigung auf ein Ergebnis hin, auf eine Idee hin, oder negativ: das Leugnen dieser Idee.
Ich bin mir meiner selbst nur bewußt, wenn Bewegung da ist, innen und außen: Bewußtsein ist
diese  Bewegung  des  Handelns,  äußerlich  und  innerlich,  dieses  Ausatmen  von  Antworten,  von
Reaktionen, von Erinnerungen, die es dann wieder einsammelt. So existiert mein Geist - existiere ich
- nur, wenn ich denke, wenn ich in Konflikt mit einer Sache bin, wenn ich leide, wenn ich beschäftigt
bin, wenn ich mich anstrenge, wenn ich eine Wahl habe.
Der Geist glaubt, in Bewegung zu sein, wenn er ehrgeizig ist, und er läßt sich darauf ein. Wenn er
dann  sieht,  daß  Ehrgeiz  stumpfsinnig  ist,  sagt  er:  »Ich  will  mich  mit  Gott  beschäftigen.«  Die
Beschäftigung des Geistes mit Gott ist das gleiche wie die Beschäftigung des Geistes mit Geld. Wir
denken, daß der Mensch, dessen Geist sich mit Gott beschäftigt, heiliger ist als der Mensch, der an
Geld  denkt,  doch  sie  sind  praktisch  beide  das  gleiche;  beide  wünschen  Ergebnisse,  beide  müssen
beschäftigt sein. Kann also der Geist ohne Beschäftigung sein? Das ist das Problem.
Kann  der  Geist  leer  sein,  ohne  zu  vergleichen,  weil  der  Geist  durch  das  »Mehr«  weiß,  daß  er
existiert? Der Geist, der weiß, daß er existiert, ist nie zufrieden mit dem, was ist; er ist immer im
Begriff  zu  erwerben,  zu  vergleichen,  zu  verurteilen  und  mehr  und  mehr  zu  verlangen.  In  dem
Verlangen  nach  etwas,  in  der  Bewegung  des  »Mehr«  weiß  er,  daß  er  existiert,  hat  er,  was  wir
Selbstbewußtsein nennen, das Bewußte an der Oberfläche und das Unbewußte. Das ist unser Leben,
das ist unser tägliches Dasein.
Ich will wissen, was Meditation ist, also sage ich, ich will mit Meditation beschäftigt sein. Ich will
herausfinden,  was  Meditation  ist,  also  ist  mein  Geist  wiederum  mit  Meditation  beschäftigt.  Kann
denn der beschäftigte Geist jemals fähig zur Meditation sein? Meditation ist doch das Verstehen der
Wege des Geistes. Wenn ich nicht weiß, wie mein Geist handelt, funktioniert, arbeitet, wie kann ich
da  meditieren?  Wie  kann  ich  wirklich  herausfinden,  was  Wahrheit  ist?  So  muß  der  Geist
herausfinden, wie er beschäftigt ist; dann beginnt er  zu sehen, womit  er  beschäftigt  ist,  und dann
findet er, daß alle Beschäftigungen das gleiche sind, weil der Geist sich dann mit Wörtern füllt, mit
Ideen, mit ständiger Bewegung, so daß es nie eine Stille gibt.
Wenn der Geist sich damit beschäftigt zu entdecken, was Liebe ist, dann ist das eine andere Form
der Beschäftigung, nicht wahr? Er ist wie der Mann, der mit der Leidenschaft beschäftigt ist.
Wenn Sie sagen, Sie müssen die Wahrheit herausfinden, werden Sie dann die Wahrheit finden?
Oder tritt die Wahrheit nur in Erscheinung, wenn der Geist nicht beschäftigt ist, wenn der Geist leer
ist, um zu empfangen, nicht zu sammeln, nicht anzuhäufen? Denn Sie können nur einmal empfangen.
Doch wenn Sie das, was Sie empfangen haben, zur Erinnerung machen, mit der Sie beschäftigt sind,
dann  werden  Sie  nie  wieder  empfangen.  Denn  das  Empfangen  geschieht  von  Augenblick  zu
Augenblick. Deshalb ist es zeitlos.
Darum  kann  der  Geist,  der  von  der  Zeit  ist,  das  Zeitlose  nicht  empfangen.  Der  Geist  muß  also
vollkommen still und leer sein, ohne jegliche Bewegung in irgendeine Richtung. Und das kann nur
geschehen in einem Geist, der nicht beschäftigt ist - nicht beschäftigt mit dem »Mehr«, mit einem
Problem,  mit  Sorgen,  mit  Ausflüchten;  nicht  konditioniert  von  irgendeinem  Glauben,  einer
Vorstellung,  einer  Erfahrung.  Nur  wenn  der  Geist  vollkommen  frei  ist,  nur  dann  besteht  die
Möglichkeit unermeßlicher, tiefer Stille; und in dieser Stille entfaltet sich das, was ewig ist. Das ist
Meditation.
Bombay, 11. März 1953 


Was ist der Mittelpunkt eures Denkens?
 
KRISHNAMURTI: Was ist der Mittelpunkt eures Denkens? Ihr wißt, es gibt ein peripheres Denken,
das  nicht  wirklich  wichtig  ist.  Doch  was  ist  der  Impuls,  die  Bewegung  im  Mittelpunkt  eures
Denkens? Was ist dieses » Ich«, das so mit sich selbst beschäftigt ist? Ich denke an mich selbst, das
ist der Kern, das Herz meines Denkens. Und an der Peripherie denke ich an verschiedene Dinge, an
die  Leute  hier,  die  Bäume,  einen  Vogel,  der  vorbeifliegt.  Doch  diese  Dinge  sind  nicht  wirklich
wichtig, es sei denn, an der Peripherie ist eine Krise, die das »Ich« betrifft. Dann reagiert das »Ich«.
Nun,  was  ist  dieser  Mittelpunkt,  den  ihr  für  das  »»Ich«  haltet?  Und  warum  diese  ständige
Beschäftigung mit sich selbst? Ich sage nicht, es ist richtig oder falsch, doch wir sehen ja, daß wir
mit uns selbst beschäftigt sind. Warum?
SCHÜLER: Weil wir es für wichtig halten.
K: Warum hältst du es für wichtig?
S: Wenn man ein Kind ist, dann muß man es.
K: Warum denkt ihr so viel an euch selbst? Seht doch, was das mit sich bringt. An sich selbst zu
denken  ist  keine  unbedeutende  Angelegenheit.  Ihr  denkt  an  euch  selbst  in  Beziehung  zu  einem
anderen  mit  Zuneigung  oder  Abneigung;  und  ihr  denkt  an  euch  selbst  und  identifiziert  euch  mit
einem anderen. Ich denke an die Person, die ich gerade verlassen habe oder die ich zu mögen glaube
oder  mit  der  ich  mich  gestritten  habe  oder  die  ich  liebe.  Ich  habe  mich  mit  all  diesen  Leuten
identifiziert, nicht wahr?
S: Was meinen Sie mit identifizieren?
K:  Ich  liebe  dich,  ich  habe  mich  mit  dir  identifiziert.  Oder  ich  habe  sie  verletzt,  und  du
identifizierst dich mit ihr und wirst böse auf mich. Siehst du, was passiert ist: Ich habe etwas zu ihr
gesagt, was verletzend und unangenehm ist; du bist ihr Freund, und du identifizierst dich mit ihr und
wirst böse auf mich. Das ist ein Teil der selbstbezogenen Aktivität, nicht wahr? Hast du das verstan-
den?
S: Aber ist es nicht die andere Person, die sich mit Ihnen identifiziert?
K: Ist sie es oder nicht? Laßt uns das untersuchen. Ich mag dich, ich mag dich sehr gern - was
bedeutet das? Ich mag, wie du aussiehst, du bist ein guter Freund und so weiter. Was bedeutet das?
S: Es bedeutet, Sie sind ein besserer Freund als andere Leute, und deshalb bin ich gern mit Ihnen
zusammen.
K: Gehen wir ein wenig tiefer. Was bedeutet das?
S: Sie behalten diese Person für sich selbst und schließen andere aus.
K: Das gehört dazu, aber geh weiter.
S: Es ist angenehm, mit dieser Person zusammenzusein.
K:  Es  ist  angenehm,  mit  dieser  Person  zusammenzusein,  und  es  ist  nicht  angenehm  mit  einer
anderen  Person. So  basiert  meine  Beziehung zu dir  auf  meinem  Vergnügen.  Wenn  ich  dich  nicht
mag,  dann  sage  ich:  »Ich  muß  jetzt  gehen!«  Mein  Vergnügen  ist  mir  wichtig,  so  wie  auch  mein
Schmerz und mein Zorn. Selbstbezogenheit ist also nicht einfach, an mich selbst zu denken und mich
mit  diesem  oder  jenem  Besitz,  Menschen  oder  Buch  zu  identifizieren.  Das  ist  die  periphere
Beschäftigung.  Außerdem  vergleiche  ich  mich  mit  dir;  das  geschieht  ständig,  aber  von  einem
Mittelpunkt aus.
S: Man liest über die Flüchtlinge in Indien, und man hat keine persönliche Beziehung zu ihnen,
doch man identifiziert sich mit ihnen.
K:  Warum  identifiziere  ich  mich  mit  diesen  Leuten,  die  getötet  worden  oder  aus  Ost-Pakistan
verjagt worden sind? Ich habe sie neulich im Fernsehen gesehen. Das geschieht überall, nicht nur in
Pakistan.  Es  ist  entsetzlich.  Nun  sagst  du,  du  identifizierst  dich  mit  all  diesen  Flüchtlingen;  was
fühlst du?
S : Mitgefühl.
K: Weiter, untersuche es, löse es auf.
S 1 : Zorn auf die Menschen, die es verursacht haben.
S2: Frustration, weil man nichts dagegen tun kann. K: Ihr werdet wütend auf die Leute, die diese Dinge tun, die die jungen Männer töten und die alten
Frauen und Kinder davonjagen. Ist es nicht so? Ihr identifiziert euch mit diesem und lehnt jenes ab.
Was ist die Struktur, die Analyse dieser Identifikation?
S: Man fühlt sich nicht sicher.
K: Durch Identifikation fühlst du, daß du etwas tun könntest? Mach weiter.
S: Schon wenn man zu einer Seite hält, hat man das Gefühl, daß man eine gewisse Chance hat,
etwas zu tun.
K: Angenommen, ich bin antikatholisch. Ich identifiziere mich mit einer Gruppe, die antiklerikal
eingestellt ist. Indem ich mich mit dieser identifiziere, habe ich das Gefühl, daß ich etwas tun kann.
Doch bei näherem Hinsehen bin immer noch ich es, der etwas dagegen unternimmt, es ist immer
noch die Beschäftigung mit mir selbst. Ich habe mich mit etwas identifiziert, das ich für größer halte,
wie Indien, Kommunismus, Katholizismus und so weiter, oder mit meiner Familie, meinem Gott,
meinem  Glauben,  meinem  Haus,  mit  dir,  der  mich  verletzt  hat.  Was  ist  der  Grund  für  diese
Identifikation?
S: Ich trenne mich von dem Rest der Welt, und indem ich mich mit etwas Größerem identifiziere,
wird dieses Etwas mein Verbündeter.
K: Ja, aber warum tust du das? Ich identifiziere mich mit dir, weil ich dich mag. Ich identifiziere
mich nicht mit dem anderen, weil ich ihn nicht mag. Und ich identifiziere mich mit meiner Familie,
mit  meinem  Land,  mit  meinem  Gott,  mit  meinem  Glauben.  Nun,  warum  identifiziere  ich  mich
überhaupt mit irgend etwas? Ich sage nicht, es ist richtig oder falsch, doch was steckt hinter dieser
Identifikation?
S: Innere Verwirrung.
K: Wirklich?
S: Man hat Angst.
K: Nur weiter.
S: Die Verwirrung wird durch Identifikation verursacht.
K:  Wirklich?  Ich  frage  dich,  und  du  mußt  mich  auch  fragen.  Akzeptiere  nicht,  was  ich  sage,
sondern frage. Dieser ganze Prozeß der Identifikation, warum findet der statt? Und wenn ich mich
nicht mit dir oder mit irgend etwas identifiziere, fühle ich mich frustriert. Ist es so?
S: Man fühlt sich unausgefüllt, leer.
K: Mach weiter. Ich fühle mich traurig, frustriert, nicht ausgefüllt, unzulänglich, leer. Nun will ich
wissen, warum ich mich mit einer Gruppe identifiziere, mit einer Gemeinschaft, mit Gefühlen, Ideen,
Idealen, Helden und dem ganzen Kram. Warum?
S: Ich meine, es ist in Ordnung, Sicherheit zu haben.
K: Ja. Doch was verstehst du unter dem Wort »Sicherheit«?
S: Allein bin ich schwach.
K: Ist es, weil du nicht allein dastehen kannst?
S: Es ist, weil man Angst hat, allein dazustehen.
K: Aber das ist ja der Kern, die Wurzel davon. Warum will ich mich identifizieren? Weil ich mich
dann sicher fühle. Ich habe angenehme Erinnerungen an Menschen und Orte, also identifiziere ich
mich mit ihnen. Ich finde, daß ich in der Identifikation viel sicherer bin. Stimmt das?
S: Ich weiß nicht, ob Sie über diesen besonderen Aspekt sprechen wollen, aber wenn ich sehe, daß
das Töten in Vietnam falsch ist, und da ist eine Gruppe von Antikriegsdemonstranten in Washington,
dann gehe ich hin und schließe mich ihnen an.
K: Nun warte mal. Da ist eine Antikriegsgruppe, und ich schließe mich ihr an. Ich identifiziere mich
mit ihr, denn indem ich mich mit einer Gruppe von Menschen identifiziere, die etwas dagegen tun,
tue ich auch etwas dagegen; allein kann ich nichts tun. Aber wenn ich zu einer Gruppe von Leuten
gehöre, die demonstrieren, die Artikel schreiben, bin ich aktiv daran beteiligt, den Krieg zu stoppen.
Das ist die Identifikation. Wir sagen nicht, daß das Ergebnis dieser Identifikation gut oder schlecht
ist, aber warum will sich der menschliche Geist mit etwas identifizieren?
S: Wann ist es Handeln, und wann ist es Identifikation?
K:  Darauf  komme  ich  jetzt.  Zunächst  will  ich  mir  selbst  klar  werden,  und  indem  ich  darüber
spreche,  herausfinden,  warum  ich  mich  identifizieren  soll.  Und  wenn  nötig,  werde  ich  mich
identifizieren. Das heißt, ich muß zuerst verstehen, was es bedeutet, zu kooperieren. Dann, wenn ich
wirklich  innerlich  kooperiere,  dann  werde  ich  wissen,  wann  ich  nicht  kooperieren  soll.  Nicht andersherum. Ich weiß nicht, ob ihr das so seht. Wenn ich weiß, was mit Kooperation einhergeht, die
etwas Gewaltiges ist -zusammen arbeiten, zusammen leben, Dinge zusammen tun -, wenn ich das
verstehe, dann werde ich wissen, wann ich nicht kooperieren soll.
Nun will ich wissen, warum ich mich überhaupt mit etwas identifiziere. Nicht, daß ich mich nicht
identifizieren sollte, wenn eine Identifikation im Handeln notwendig ist. Doch bevor ich herausfinde,
wie  ich  handeln  soll  oder  mit  wem  ich  kooperiere,  will  ich  herausfinden,  warum  da  dieses  tiefe
Bedürfnis ist, sich zu identifizieren. Um Sicherheit zu haben, ist das der Grund? Weil du weit fort
von deinem Land, von deiner Familie bist, identifizierst du dich mit diesem Haus, mit einer Gruppe,
um sicher und geschützt zu sein. Die Identifikation findet statt, weil du das Gefühl hast, hier bin ich
sicher.  Ist  also  der  Grund,  weshalb  du  dich  identifizierst,  daß  du  unsicher  bist?  Ist  es  das?
Unsicherheit bedeutet Angst, Ungewißheit, nicht zu wissen, was man denken soll, verwirrt zu sein.
Also  brauchst  du  Schutz;  es  ist  gut,  Schutz  zu  haben.  Ist  das  der  Grund,  weshalb  du  dich
identifizierst?
Was ist der nächste Schritt? Ich selbst bin ungewiß, unklar, verwirrt, verängstigt und unzulänglich,
deshalb identifiziere ich mich mit einem Glauben. Was passiert dann?
S: Ich stelle fest, daß ich noch immer unsicher bin.
K: Nein. Ich habe mich mit gewissen Ideologien identifiziert. Was geschieht dann?
S: Man versucht, das zu seiner Sicherheit zu machen.
K:  Ich  habe  verschiedene  Gründe  für  diese  Identifikation  angegeben  -  weil  es  rational,  weil  es
machbar ist, und alles übrige. Was geschieht nun, wenn ich mich damit identifiziert habe?
S: Man hat einen Konflikt.
K: Siehst du, was passiert? Ich habe mich mit einer Ideologie identifiziert, mit einer Gruppe von
Leuten oder einer Person; sie ist ein Teil von mir. Das muß ich beschützen, nicht wahr? Wenn sie
bedroht ist, bin ich verloren, bin ich wieder bei meiner Unsicherheit angelangt. Was findet also statt?
Ich bin böse auf jeden, der sie angreift oder anzweifelt. Und dann, was findet dann tatsächlich statt?
S: Konflikt.
K:  Ich  habe  mich  mit  einer  Ideologie  identifiziert.  Ich  muß  sie  schützen,  denn  sie  ist  meine
Sicherheit, und ich widersetze mich ,jedem, der sie mit einer Ideologie bedroht, die zu ihr im Wider-
spruch steht. Also muß da, wo ich mich mit einer Ideologie identifiziert habe, ein Widerstand sein;
ich  baue  eine  Mauer  um  das,  womit  ich  mich  identifiziert  habe.  Wo  eine  Mauer  ist,  muß  eine
Trennung entstehen. Dann ist der Konflikt da. Ich weiß nicht, ob du das alles so siehst?
Was ist nun der nächste Schritt? Fahre fort.
S 1: Was ist der Unterschied zwischen Identifikation und Kool)e ration?
S2: Man muß wohl besser verstehen, was Kooperation ist.
K: Du weißt, was es bedeutet, zu kooperieren, zusammenzuarbeiten? Kann es eine Kooperation
geben, wo eine Identifikation besteht? Weißt du, was wir unter Identifikation verstehen? Wir haben
ihre Anatomie untersucht. Kooperation bedeutet, gemeinsam zu arbeiten. Karin ich mit dir arbeiten,
wenn ich mich mit einer Ideologie identifiziert habe und du mit einer anderen Ideologie identifiziert
bist? Offensichtlich nicht.
S: Aber die Menschen müssen zusammenarbeiten.
K: Ist das Kooperation?
S: Nein.
K:  Siehst  du,  was  damit  zusammenhängt?  Wegen  unserer  Identifikation  mit  einer  Ideologie
arbeiten wir zusammen; du schützt sie, und ich schütze sie. Sie ist unsere Sicherheit - im Namen
Gottes, im Namen des Schönen, im Namen von irgend etwas. Wir denken, das ist Kooperation. Nun,
was findet statt? Kann es Kooperation geben, wenn man sich mit einer Gruppe identifiziert?
S: Nein, weil eine Trennung besteht. Ich befinde mich im Konflikt mit Mitgliedern der Gruppe,
weil ich mich mit ihnen identifiziere.
K:  Siehst  du,  was  passiert?  Du  und  ich  haben  uns  mit  dieser  Ideologie  identifiziert.  Unsere
Interpretation dieser Ideologie könnte ...
S: ... verschieden sein.
K: Natürlich. Wenn du in der Interpretation dieser Ideologie variierst, dann weichst du ab; deshalb
sind  wir  in  Konflikt.  Deshalb  müssen  wir  beide  über  diese  Ideologie  in  vollkommener
Übereinstimmung sein. Ist das möglich? S: Das ist genau, was in einer Schule passiert. Anstatt mit einer Ideologie identifiziert man sich mit
einer Schule, und jede Person hat ihre eigene Vorstellung.
K: Ja, ganz richtig. Warum?
S:  Ich  meine,  manchmal  gibt  es  hier  einen  Konflikt  aus  eben  dem  Grund,  den  Sie  angegeben
haben,  als  Sie  über  eine  Ideologie  gesprochen  haben.  Wenn  Sie  und  ich  uns  mit  der  Schule
identifizieren, dann denken wir, wir kooperieren, doch der richtige Geist ist nicht da.
K: Deshalb frage ich, kann es Kooperation geben, wenn eine Identifikation besteht?
S: Nein.
K: Weißt du, was du sagst? [Gelächter.] So geht es mit allem auf der Welt. Ist das die Wahrheit?
Daß  es  da,  wo  Identifikation  besteht,  keine  Kooperation  geben  kann?  Es  ist  etwas  Wunderbares,
diese Wahrheit zu entdecken. Nicht deine Meinung oder meine Meinung, sondern diese Wahrheit,
diese Gültigkeit. Deshalb müssen wir herausfinden, was wir unter Kooperation verstehen. Du siehst,
daß es keine Kooperation geben kann, wenn eine Identifikation mit einer Idee herrscht, mit einem
Führer, mit einer Gruppe und so weiter. Was ist dann aber Kooperation, in der keine Identifikation
herrscht?
S: Als Reaktion auf die Situation selbst zu handeln.
K: Ich sage nicht, daß du nicht recht hast, aber können wir zusammenarbeiten, wenn du und ich
verschieden  denken?  Wenn  du  dich  mit  dir  selbst  beschäftigst  und  ich  mich  mit  mir  selbst  be-
schäftige? Und einer der Gründe ist, daß wir, wenn wir wissen, daß Kooperation nicht möglich ist,
sobald wir an uns selbst (lenken, daß wir dann versuchen, uns mit einer Ideologie zu identifizieren
und hoffen, auf diese Weise eine Kooperation zustande zu bringen. Wenn du dich aber nicht mit der
Ideologie identifizierst, was ist dann Kooperation?
Hier sind wir in Brockwood, in einer Schule. Wir sehen, daß es keine Kooperation geben kann,
wenn  wir  uns  mit  der  Schule  identifizieren,  mit  einer  Idee,  mit  einem  Programm,  mit  einer  be-
stimmten  Richtlinie  für  dies  und  jenes. Und wir sehen auch, daß diese  Identifikation  die Ursache
aller Spaltungen ist. Was ist also Kooperation? Zusammen zu arbeiten - nicht für etwas. Seht ihr den
Unterschied? Bevor ihr also etwas zusammen macht, was ist der Geist der Kooperation, das Gefühl,
das Innere, was ist das Gefühl?
S: Verstehen, vollkommen offen dafür zu sein.
K: Geh ein bißchen tiefer. Wir sagten, Identifikation ist nicht Kooperation. Bist du in diesem Punkt
ganz sicher? Und ist dir ganz klar, daß Kooperation nicht existieren kann, wenn jeder von uns mit
sich selbst beschäftigt ist?
Wenn du mit dir selbst beschäftigt bist, hast du nicht den Geist der Kooperation. Du kooperierst
nur, wenn es dir gefällt. Was heißt es also, zu kooperieren? Was bedeutet es, zu kooperieren, wenn es
kein »Ich« gibt? Anders kannst du nicht kooperieren. Ich kann vielleicht versuchen, um eine Idee
herum  zu  kooperieren,  doch  da  ist  immer  das  >  Ich«,  das  versucht,  sich  mit  der  Sache  zu
identifizieren, die ich tue. So muß ich herausfinden, warum es so ist, daß ich den ganzen Tag an mich
selbst denke: Wie ich aussehe, daß jemand besser ist als ich, warum jemand mich verletzt hat oder
jemand gesagt hat: »Was bist du doch für ein netter Mensch.« Warum tue ich das den ganzen Tag?
Und des Nachts, wenn ich schlafe, geht es weiter: »Ich bin besser als du«; »Ich weiß, worüber ich
spreche«; »Es ist meine Erfahrung«; »Du bist dumm, ich bin klug.« Warum?
S: Vieles davon wird wahrscheinlich zur Gewohnheit.
K: Was ist Gewohnheit?
S: Nicht bewußt zu sein.
K: Nein. Was ist Gewohnheit? Nicht, wie sie entsteht.
S: Die Wiederholung einer Bewegung.
K:  Richtig.  Warum  ist  das  so?  Warum  bildet  sich  eine  Gewohnheit  heraus?  Du  wirst  etwas
Außerordentliches beobachten, wenn du langsam vorgehst. Wir haben alle kurzes Haar oder langes
Haar, warum? Weil andere es auch haben?
S: Ist das Gewohnheit oder Nachahmung?
K: Siehst du, was passiert? Zuerst ahmst du andere nach, dann sagst du: »Kurzes Haar ist spießig.«
S: Ist eine Sitte auch eine Gewohnheit?
K: Ja. Ich will nicht so schnell darauf eingehen. Ist nicht alles Denken Gewohnheit? Meinst du
nicht auch?
S: Na ja, es ist etwas, was man wieder und wieder tut. K:  Weiter,  sieh  was  du  für  dich  selbst  entdecken  kannst,  wenn  wir  auf  diese  ganze  Frage  der
Gewohnheit eingehen.
S: Ist es nicht eigentlich eine Situation mit einer alten Reaktion?
K:  Eine  neue  Situation,  der  wir  mit  alten  Reaktionen  begegnen.  Ist  Identifikation  nicht  eine
Gewohnheit?
S : Ja.
K: Weil du unsicher bist. Kennst du das Wesen dieses Mechanismus, der eine Gewohnheit bildet?
Bist du dir darüber im klaren, daß du immer aus Gewohnheit handelst? Jeden Morgen um sechs Uhr
aufstehen, glauben, rauchen, nicht rauchen, Drogen nehmen. Verstehst du? Alles ist auf Gewohnheit
zurückzuführen - vielleicht für eine Woche, zehn Tage oder fünfzig Jahre, doch die Gewohnheit hat
sich gebildet. Warum fährt der Geist immer in diesem Geleise? Hast du dich nicht selbst gefragt,
warum  du  eine  Gewohnheit  hast?  Hast  du  deinen  Geist  beobachtet,  der  sich  gewohnheitsmäßig
verhält?
S1: Es ist einfacher.
S2: Es kostet eine Menge Energie, ohne Gewohnheit zu leben.
K: Darauf komme ich noch zurück. Springt nicht, bewegt euch Schritt für Schritt. Ich frage mich:
Warum  lebt  der  Geist  immer  in  Gewohnheiten?  Ich  habe  gestern  etwas  gedacht,  ich  denke  heute
noch immer das gleiche, und ich werde morgen das gleiche denken - mit leichten Abwandlungen
vielleicht. Warum tut das der Geist?
S: Man ist verschlafen.
K: Wir haben gesagt, Faulheit spielt dabei eine Rolle. Was sonst? Man fühlt sich bequemer mit
Gewohnheiten.
S: Man hat Angst vor dem Unbekannten.
K: Ich möchte ein wenig tiefer gehen als das.
S: Der Geist fürchtet, wenn er nicht immer das gleiche denkt, wird er bedroht sein.
K: Das bedeutet was?
S: Er sieht eine gewisse Ordnung in der Gewohnheit.
K: Ist Gewohnheit Ordnung?
S: Sie können mit der Gewohnheit eine gewisse Struktur errichten, aber das ist nicht unbedingt
Ordnung.
K:  Das  heißt,  der  Geist  funktioniert  aus  verschiedenen  Gründen  gewohnheitsmäßig,  wie  eine
Maschine.  Das  ist  leichter,  es  vertreibt  die  Einsamkeit,  die  Angst  vor  dem  Unbekannten,  und  es
bringt eine gewisse Ordnung mit sich, wenn man sagt: »Ich werde mich daran halten und an nichts
anderes.« Nun, warum funktioniert der Geist in einem Geleise, das Gewohnheit ist?
S: Das ist seine Natur.
K: Aber wenn du das  sagst,  dann  hörst du auf zu fragen. Wir kennen die Gründe, weshalb  der
Geist  gewohnheitsmäßig  funktioniert  -  bist  du  dich  ihrer  tatsächlich  bewußt?  Die  stark  psy-
chopathische  Persönlichkeit  hat  eine  Gewohnheit,  die  völlig  verschieden  von  der  der  anderen  ist.
Eine neurotische Persönlichkeit hat gewisse Gewohnheiten. Wir verurteilen diese Gewohnheit, doch
andere akzeptieren wir. Warum also tut der Geist das? Ich möchte da tiefer hineingehen, ich möchte
sehen, warum er das tut und ob der Geist ohne Gewohnheit leben kann.
S: Weil er das Gefühl hat, das sei die Persönlichkeit.
K:  Wir  sagten,  daß  die  Persönlichkeit,  das  Ego,  das  »Ich«  sagt:  »Ich  fürchte  mich,  ich  will
Ordnung, Bequemlichkeit.« All das sind verschiedene Facetten des »Ich«. Kann der Geist ohne Ge-
wohnheit  leben,  außer  den  biologischen  Gewohnheiten,  dem  regelmäßigen  Funktionieren  des
Körpers, der seinen eigenen Mechanismus hat, seine eigene Intelligenz, seine eigene Maschinerie?
Warum  akzeptiert  der  Geist  so  schnell  die  Gewohnheit?  Die  Frage:  »Kann  er  ohne  Gewohnheit
leben?«  ist  eine  gewaltige  Frage.  Zu  sagen,  daß  es  Gott  gibt,  daß  es  einen  Erlöser  gibt,  ist  eine
Gewohnheit.  Und  zu  sagen,  es  gibt  keinen  Erlöser,  sondern  nur  den  Staat,  ist  eine  andere
Gewohnheit. So lebt der Geist in Gewohnheiten. Fühlt er sich sicherer in Gewohnheiten?
S: Ja.
K:  Langsam!  Das  bedeutet  was?  Wenn  er  im  Bereich  des  Bekannten  funktioniert,  fühlt  er  sich
sicher. Das Bekannte ist eine Gewohnheit, richtig?
S: Selbst dann sagen wir immer noch, wir fühlen uns nicht sicher. K:  Weil  das  Bekannte  sich  ändern  kann  oder  uns  genommen  werden  kann  oder  ihm  etwas
hinzugefügt  wird.  Doch  der  Geist  funktioniert  immer  im  Bereich  des  Bekannten,  weil  er  sich  da
sicher fühlt. Also ist das Bekannte die Gewohnheit, das Bekannte ist Wissen - das heißt Wissen im
Bereich der Wissenschaft, der Technik, und das Wissen um meine eigenen Erfahrungen. Und darin
liegt eine mechanische Gewohnheit. Nun frage ich: Kann sich der Geist von dem Bekannten weg
bewegen - nicht in das Unbekannte, denn ich weiß nicht, was das bedeutet, sondern frei sein und aus
den Grenzen des Bekannten heraustreten?
Seht  mal.  Wenn  ich  alles  über  den  Verbrennungsmotor  weiß,  kann  ich  fortfahren,  in  derselben
Richtung zu experimentieren, aber es gibt eine Grenze. Ich muß etwas Neues finden, es muß eine
andere Möglichkeit geben, Energie zu erzeugen.
S: Würde der Geist das sagen, wenn er die Sicherheit des Bekannten haben wollte?
K: Ich spreche jetzt nicht über Sicherheit.
S: Meinen Sie, daß die Kontinuität in der Technik unterbrochen werden muß, damit etwas Neues
geschehen kann?
K: Richtig. Das ist das, was stattfindet. Sonst hätte der Mensch nicht den Turbinenantrieb erfinden
können; er mußte anders an (las Problem herangehen.
Mein Geist arbeitet immer im Bereich des Bekannten, des Modifizierten, das ist Gewohnheit. In
der  Beziehung  zu  Menschen,  im  Denken  -  welches  die  Reaktion  der  Erinnerung  ist  und  immer
innerhalb des Bereichs des Bekannten bleibt - identifiziere ich mich durch das Bekannte mit dem
Unbekannten. Der Geist muß im Bekannten funktionieren, denn sonst könnte man nicht spreeben.
Doch ich frage, ob er auch ohne Gewohnheit funktionieren kann.
S: Stellt der Geist diese Frage, weil das Handeln aus Gewohnheit erfolglos ist?
K: Ich denke nicht an Erfolg.
S: Doch was würde den Geist zu dieser Frage veranlassen?
K: Mein Geist sagt, das ist nicht gut genug, ich will mehr. Er will mehr herausfinden, und er kann
es nicht innerhalb des Bereichs des Bekannten finden, er kann diesen Bereich nur erweitern.
S: Doch er muß die Grenze erkennen.
K: Ich erkenne sie, und ich sage zu mir selbst: Ich kann im Bereich des Bekannten funktionieren,
diesen kann ich erweitern oder verengen, horizontal, vertikal, auf jede Weise, doch das bleibt immer
im Bereich des Bekannten. Mein Geist sagt, ich verstehe das sehr gut. Und so, neugierig wie er ist,
fragt er: Kann der Geist leben, kann er funktionieren ohne Gewohnheit?
S: Ist das eine andere Frage?
K:  Nun  spreche  ich  aus  psychischer,  innerer  Sicht.  Anscheinend  ist  alles  Leben,  alle  geistige
Aktivität in der Psyche eine Kontinuität der Gewohnheit.
S: Gibt es wirklich einen Impuls oder so etwas?
K: Ich erzeuge einen Impuls. Der Geist selbst erzeugt den Implus, um herauszufinden - nicht weil
er etwas Bestimmtes finden will.
S: Das ist ein sehr heikler Punkt. Das scheint mir der Schlüssel zu manchen Schwierigkeiten zu
sein. Warum - wenn ich einmal die Frage stellen darf - sagt der Geist: Ich sehe die Notwendigkeit,
ohne psychische Gewohnheit zu leben?
K: Ich sehe nicht die Notwendigkeit, ich postuliere nichts. Ich sage nur, ich habe den Geist im
Bereich des Bekannten arbeiten sehen - wie er sich verengt, sich ausdehnt, horizontal und vertikal,
oder sich auf nichts reduziert, doch immer innerhalb dieses Bereichs. Und mein Geist fragt, ob es
eine  Art  zu  leben  gibt  –  ich  kenne  sie  nicht,  ich  postuliere  sie  nicht  einmal  -,  in  der  keinerlei
Gewohnheit ist.
Wir kommen nun zurück. Weißt du, woran du den ganzen Tag denkst? Du sagst: »Ja, ich denke an
mich selbst, vage oder konkret oder subtil, oder auf äußerst verfeinerte Art, doch immer dreht es sich
um mich.« Kann da Liebe sein, wenn der Geist die ganze Zeit mit sich selbst beschäftigt ist? Du
sagst nein, warum?
S: Wenn man die ganze Zeit an sich selbst denkt, kann man nicht ...
K: Deshalb kannst du nie sagen »Ich liebe dich«, bis du aufhörst, an dich selbst zu denken. Wenn
ein Mensch ehrgeizig, wetteifernd, nachahmend ist, was alles zum selbstbezogenen Denken gehört,
kann da Liebe sein?
Wir müssen eine Lebensweise finden, in der es keine Gewohnheit gibt. Doch Gewohnheit kann
benutzt  werden - das  Bekannte  kann  auf andere  Art benutzt werden,  je nach den Umständen, der Situation  und  so  weiter.  Das  würde  ich  nicht  Gewohnheit  nennen.  Ist  aber  Liebe  Gewohnheit?
Vergnügen ist Gewohnheit, nicht wahr? Ist Liebe Vergnügen?
S: Was verstehen Sie unter Liebe, Sir?
K: Das weiß ich nicht. Ich werde dir sagen, was sie nicht ist; und wenn das nicht in dir ist, dann ist
das andere da. Hör zu: Wo das Bekannte ist, da ist keine Liebe.
S: So muß man also zuerst herausfinden, was Gewohnheit ist, und dann, was Nicht-Gewohnheit
ist.
K:  Wir  haben  es  gefunden.  Wir  haben  gesagt,  daß  Gewohnheit  die  Fortdauer  des  Handelns  im
Bereich des Bekannten ist. Das Bekannte ist das Morgen. Morgen ist Sonntag, und ich werde hin-
ausfahren; das weiß ich, ich habe es so eingerichtet. Kann ich sagen: »Morgen werde ich lieben.«?
S 1: Nein.
S2: Doch.
K: Was meinst du? »Werde ich morgen lieben?«
S: Das versprechen wir.
K: Meinst du in einer Kirche? Das heißt, Liebe ist im Bereich des Bekannten, und deshalb in der
Zeit.
S: Aber wenn man einmal liebt, kann man dann plötzlich aufhören zu lieben?
K: Ich habe dich einmal geliebt; jetzt langweilst du mich!
S: Wenn man jemanden heute liebt, kann man ihn auch morgen lieben.
K: Woher weißt du das? Ich liebe dich heute, aber du willst sicher sein, daß ich dich auch morgen
liebe. Deshalb sage ich: »Liebling, ich werde dich auch morgen lieben.«
S: Das ist etwas anderes.
K: Ich frage: Hat Liebe ein Morgen? Gewohnheit hat ein Morgen, weil sie weitergeht. Hat Liebe
eine Kontinuität? Ist Liebe Identifikation? - ich liebe meine Frau, meinen Sohn, meinen Gott?
Du mußt wirklich - nicht nur verbal - den ganzen Prozeß, die Struktur und Natur des Bekannten
verstehen,  seinen  ganzen  Bereich  -  innerlich  verstehen,  wie  du  immer  innerhalb  dieses  Bereichs
funktionierst, in diesem Bereich denkst. Um das wirklich zu verstehen, mußt du alles verstehen, was
wir gesagt haben; du mußt wissen, was du denkst, und warum, und du mußt es beobachten.
S: Man kann wissen, was man denkt, aber man weiß nicht immer, warum man es denkt.
K:  0  ja,  das  ist  ziemlich  einfach.  Ich  will  wissen,  warum  ich  denke,  warum  das  Denken  sich
einstellt.  Gestern  bin  ich  zum  Schneider  gegangen,  und  ich  habe  meine  Uhr  bei  ihm  vergessen.
Gestern  abend  habe  ich  sie  gesucht  und  nachgedacht  und  gesagt:  »Wie  faul  war  ich  doch,  wie
rücksichtslos,  sie  dort  zu  lassen  und  Ungelegenheiten  zu  machen.«  Das  alles  ging  mir  durch  den
Kopf.
S: Wenn Sie sagen, es war rücksichtslos von Ihnen, haben Sie sich identifiziert.
K: Nein, ich habe die Uhr vergessen. Das heißt, die anderen müssen sich die Mühe machen, sie zu
suchen, jemand wird sie an sich nehmen, sie werden dafür verantwortlich sein und so weiter. Und ich
habe daran gedacht, und ich weiß, warum dieser ganze Impuls des Denkens daraus entstanden ist. Ich
habe den ganzen Ablauf der Gedanken beobachtet. Man kann den Anfang und das Ende des Denkens
erkennen. Du siehst so verwirrt aus! Ich habe darüber nachgedacht, und ich kann damit aufhören. Ich
habe die Uhr dortgelassen, und ich habe gedacht, sie könnte verlorengehen;ich habe sie seit langem
besessen, ich habe sie gemocht, ich würde sie verschenken, aber nicht verlieren. Und wenn sie verlo-
ren ist, fertig. Ich denke nicht mehr daran.
Jeden  Gedanken  beobachten,  sich  seiner  bewußt  sein!  Jeder  Gedanke  ist  bedeutungsvoll,  wenn
man ihn durchdringt; man kann seinen Ursprung erkennen und sein Ende - nicht weiter und weiter
denken.
S: Und Sie sagen, wenn Sie sehen, warum der Gedanke entstand, dann werden Sie fähig sein, sein
Ende zu sehen?
K: Nein, paß auf. Gibt es einen individuellen Gedanken, getrennt von einem anderen Gedanken?
Sind alle Gedanken getrennt voneinander, oder sind sie miteinander verbunden?
S: Sie sind miteinander verbunden.
K: Bist du sicher?
S: Nun, sie alle kommen einer vom anderen.
K: Wenn du ihre Beziehung zueinander verstehst, oder wenn man den Hintergrund, aus dem alles
Denken entspringt, versteht . . . S: Das ist der schwierige Punkt.
K:  Zu  beobachten,  ohne  irgendeine  Frage,  die  eine  Antwort  erwartet,  bedeutet  unendliche
Wachsamkeit.  Keine  Ungeduld.  Beobachte  genau,  dann  kommt  alles  heraus.  Wenn  du  und  ich
streiten, dann will ich es nicht im Gedächtnis, im Denken behalten, ich will Schluß damit machen.
Ich werde zu dir kommen und sagen: »Tut mir leid, ich hab es nicht so gemeint«, und dann ist es
erledigt. Aber tue ich das auch?
Habt ihr  viel gelernt  -  nicht habt ihr es gelernt, sondern lernt ihr, seht ihr, was es bedeutet, zu
lernen?
Brockwood Park, 19. Juni 1971
 
SCHÜLER: Wir haben darüber gesprochen, warum man nicht sagen kann, man liebt jemanden.
KRISHNAMURTI: Können wir anders an die Frage herangehen? Weißt du, was Aggressivität ist?
Sie bedeutet Opposition, gegen etwas angehen. Daraus entsteht die Frage: Wie wirst du dem Leben
begegnen, wenn du diese Schule abgeschlossen hast und sozusagen gebildet bist? Wirst du dann von
der  Gesellschaft,  der  Kultur,  in  der  du  lebst,  verschluckt  werden,  oder  wirst  du  dich  ihr
entgegenstellen, gegen sie rebellieren, was eine Reaktion wäre und kein totales Handeln? Wirst du in
die  leichte  Art  zu  leben  einsteigen,  dich  einfügen,  nachahmen,  dich  dem  Muster  anpassen,  was
immer  das  Muster  sein  mag,  sei  es  das  Establishment  oder  eine  Gruppierung  anderer  Art  und  so
weiter? Oder wirst du ein vollkommen anderer Mensch sein, der bewußt ist und weiß, daß er mit
Widrigkeiten und Opposition rechnen muß, und daß es deshalb nicht leicht sein wird, Zufriedenheit
zu  finden?  Denn  die  meisten  von  uns  wollen  ein  bequemes,  behagliches  Leben  ohne
Schwierigkeiten,  und  das  ist  fast  unmöglich.  Werdet  ihr  also  davonlaufen,  wenn  ihr  Opposition
begegnet? Wenn euch ein Ort, gewisse Leute, eine Arbeit nicht gefällt, werdet ihr fortziehen, da-
vonlaufen  oder  etwas  anderes  tun,  das  euch  befriedigt?  Benutzt  ihr  andere  zu  eurer  eigenen
Zufriedenheit? Und ist Liebe das Benutzen anderer, entweder sexuell oder in der Freundschaft oder
zur eigenen Befriedigung - nicht oberflächlich, sondern in einem sehr viel tieferen Sinne?
Wie werdet ihr mit all dem fertig werden, was das Leben euch bringt? Die sogenannten gebildeten
Menschen auf der Welt, die aufs College, auf die Universität gegangen sind, gute Jobs haben, sich in
eine Organisation eingliedern und dort bleiben und aufsteigen, sie haben ihre eigenen
Schwierigkeiten, ihre eigenen Widrigkeiten. Einer legt vielleicht eine Prüfung ab und bekommt einen
Job, oder einer wurde technisch ausgebildet. Doch innerlich weiß man nicht das geringste über sich
selbst. Man ist unglücklich, elend, weil man dies oder das nicht bekommen kann. Man streitet mit
seinem Ehemann oder seiner Frau. Und sie alle sind hochgebildete Leute, die Bücher lesen, doch sie
lassen die ganze Dimension des Lebens außer acht. Und genauso machen es die ungebildeten Leute.
Ihr werdet gebildet sein. Ich weiß nicht warum, aber ihr werdet es sein. Und was dann? Werdet ihr
ein komfortables Leben führen? Nicht, daß man etwas gegen Komfort hat. Aber wenn man Komfort
sucht, wird das Leben recht dürftig, recht oberflächlich, und ihr müßt euch in außerordentlich hohem
Maße an die Struktur der Kultur, in der ihr lebt, anpassen. Wenn ihr aber gegen die Kultur rebelliert
und euch einer Gruppe anschließt, die ihr eigenes Schema hat, dann müßt ihr euch dem ebenfalls
anpassen.
Die meisten Menschen auf der ganzen Welt wollen sicher sein, geborgen, komfortabel, sie wollen
ein  Leben  in  Luxus,  ein  Leben,  in  dem  sie  nicht  viel  Widerstand  erfahren,  an  das  sie  sich  ober-
flächlich  anpassen,  aber  gegen  die  Anpassung  rebellieren,  in  dem  sie  oberflächlich  respektabel
werden  doch  innerlich  aufrührerisch.  Sie  haben  einen  Job,  heiraten,  haben  Kinder  und  Verant-
wortung. Doch weil der Geist viel mehr als das will, sind sie unzufrieden und eilen von einer Sache
zur anderen. Wenn ihr all das seht - nicht nur einen Ausschnitt, ein Bruchstück davon, sondern das
Gesamtbild -, was werdet ihr dann tun? Oder ist es eine Frage, die ihr in eurem Alter unmöglich
beantworten könnt? Vielleicht seid ihr zu jung, seid mit anderen Dingen beschäftigt, und das andere
kann warten.
S: Man weiß, was man gern tun würde.
K: Du weißt, was du tun willst?
S: Ich weiß, was ich gern tun würde.
K: Was würdest du gern tun? Gern? Ich wäre gern die Königin von England oder der Größte von
diesem  oder  jenem.  Aber  ich  kann  nicht,  ich  habe  nicht  die  Fähigkeiten.  Wenn  du  also  sagst,  du
würdest etwas gern tun, das dir Freude macht, das dich befriedigt - das ist, was alle wollen: Komfort, Vergnügen, Befriedigung. • Das würde ich gern tun, denn es macht mich glücklich, es zu tun.« Und
wenn du auf diesem Wege auf Widerstand stößt, dann weißt du nicht, wie du ihm begegnen sollst,
und dann versuchst du, ihm auszuweichen.
Weißt du, das ist wirklich eine sehr schwierige Frage; es ist nicht leicht zu sagen, was man gern
tun würde. Es ist eine sehr komplizierte Frage. Deshalb habe ich gesagt: »Ist das zuviel verlangt?«
Oder weißt du, hast du in deinem Alter bereits eine Ahnung, was du tun willst, nicht nur im nächsten
Jahr, sondern für den Rest deines Lebens?
S: Wir sind nicht zu jung.
K:  Ich  weiß  es  nicht.  Ich  weiß  nicht,  ob  ihr  zu  alt  oder  zu  jung  seid.  Das  müßt  ihr  selbst
beantworten, nicht ich. Ich stelle euch die Frage, ihr müßt es selbst herausfinden.
S:  Einige  von  uns  sind  bereits  zu  alt.  Wir  sind  schon  geformt.  Wir  haben  schon  Erfahrungen
gemacht, durch die wir alle sehr angeödet vom Leben sind.
K: Weißt du, neulich sprachen wir über die Tatsache, daß wir immer an uns selbst denken. Und
wenn du an dich selbst denkst, ist es nicht gewöhnlich an das, was dir das größte Vergnügen bereitet?
»Ich will das tun, weil es mir eine ungeheure Befriedigung verschafft.« Wie begegnest du all diesen
Dingen? Solltet ihr nicht nur in Geographie, Geschichte, Mathematik und all dem übrigen erzogen
werden, sondern auch auf diesem Gebiet, wo ihr für euch selbst entdecken müßt, wie ihr in dieser
monströsen Welt leben könnt? Gehört das nicht zur Erziehung? Wie könntet ihr euch selbst erziehen,
um diesem Leben zu begegnen? Erwartet ihr, daß ein anderer euch das beibringt, so wie sie euch in
Mathematik und anderen Fächern unterrichten?
S : Nein.
K: Nein? Bist du ganz sicher? Wenn es niemanden gibt, der euch psychologisch, zu einer inneren
Art zu leben erzieht, wie könnt ihr es dann selbst tun? Wie könnt ihr euch selbst erziehen? Wißt ihr,
was in der Welt passiert? Abgesehen von den Ungeheuerlichkeiten und Kriegen und dem Gemetzel
und all den schrecklichen Dingen, die passieren, versuchen Leute, die glauben, es zu wissen, euch zu
erziehen  -  und  nicht  nur  in  der  technologischen  Welt,  die  klar  und  einfach  ist  und  auf  Tatsachen
beruht.
Neulich  sagte  ein  Bischof  im  Fernsehen:  »Gott  zu  kennen  ist  Liebe,  und  wenn  Sie  Gott  nicht
kennen, können Sie nicht leben, das Leben wird sinnlos.« Nun, da haben wir diese Behauptung, die
mit großem Nachdruck von einem bekannten Bischof gemacht wurde, oder was immer er war, und
ich hörte sie und sagte: Ich lerne. Ich will es herausfinden, ich möchte es wissen. Er hat vernünftige
Erklärungen, und ihr seht seinen Kragen, sein Ornat, und ihr sagt: »Ach, er ist ein Priester, er ist ein
alter Mann, er wiederholt  altes Zeug, das ist nichts.« Und ihr lehnt  ihn  ab.  Und  dann  kommt  ein
Mann daher und bietet euch ein Lebensmuster, das vernünftig und logisch zu sein scheint, und wegen
seiner Persönlichkeit, seinem Aussehen, der Art, wie er sich kleidet, wie er geht, ihr kennt die ganzen
Tricks, sagt ihr: »Ja, der hat etwas.« Und ihr hört ihm zu. Und allein durch den Akt des Zuhörens
werdet ihr konditioniert von dem, was er sagt, nicht wahr?
S: Es kommt darauf an, wen man hört.
K: Wenn du nicht weißt, wie du diesem Bischof zuhören sollst, wirst du sagen: »Wie vernünftig; er
sagt,  so  haben  wir  seit  zweitausend  Jahren  gelebt,  das  ist  der  richtige  Weg,  mit  dem  Wissen  um
Gott.« Ich höre ihm zu, und da ist etwas, das mich anspricht, und ich akzeptiere es. Ich bin von ihm
beeinflußt worden. Und ich bin auch beeinflußt von einem Mann, der sagt: »Tue dies, und du wirst
erleuchtet werden.« So werde ich von allen Seiten beeinflußt. Was soll ich tun? Ich will mich selbst
erziehen, denn ich sehe, daß niemand mich auf diesem Gebiet erziehen wird. Weil sie sich nie selbst
erzogen  haben,  haben  sie  nie  in  sich  hineingeblickt  und  haben  nie  erforscht,  erkundet,  ausfindig
gemacht,  geschaut  und  beobachtet;  sie  haben  sich  immer  einem  Schema  angepaßt.  Und  sie
versuchen, mich zu lehren, wie ich innerhalb dieses Schemas leben soll, sei es das Zen-Schema oder
das christliche oder das kommunistische Schema. Sie haben sich nicht selbst erzogen in dem Sinne,
über den wir sprechen, auch wenn sie gewandt im Argumentieren und in der Dialektik sind.
Wenn  nun  niemand  mir  helfen  wird,  mich  selbst  innerlich  zu  erziehen,  wie  soll  ich  damit
anfangen? Ich sehe, wenn ich das nicht tue, werde ich ein einseitiger Mensch sein. Ich mag sehr gut
darin sein, einen Aufsatz zu schreiben und einen akademischen Grad zu erwerben, aber was dann?
Und alles übrige in meinem Leben wird vernachlässigt. Wie soll ich mich also selbst erziehen, reif
werden auf einem Gebiet, das sehr wenige Menschen für wert hielten zu untersuchen, zu erkunden? Oder sie haben es getan und ihr Denken anderen aufgezwungen und ihnen nicht geholfen, etwas für
sich selbst herauszufinden.
Versteht  ihr,  worüber  ich  spreche?  Freud,  Jung,  Adler  und  andere  Analytiker,  die  sich  damit
beschäftigt und einige Tatsachen festgestellt haben, führten alles Verhalten auf die Konditionierung
in der Kindheit zurück. Sie haben ein gewisses Schema festgelegt, und ihr könnt in dieser Richtung
forschen und mehr Information bekommen, aber dann seid ihr es nicht selbst, die etwas über sich
lernen; ihr lernt nach dem Schema von jemand anderem. Zu wissen, was das Leben ist, was in der
Welt  geschieht  -  Kriege,  Feindschaft,  Politiker.  Priester,  Hippies  mit  ihrem  bißchen  Philosophie,
Leute,  die  Drogen  nehmen,  die  Gründer  von  Kommunen  und  der  Haß  zwischen  verschiedenen
Klassen  -,  wie  werdet  ihr  es  anstellen,  etwas  über  euch  selbst  zu  lernen?  Bei  allem,  was  die
Menschen äußerlich sein mögen, innerlich sind sie ehrgeizig, habgierig, neidisch, brutal, gewalttätig
und beuten einander aus. Das sind Tatsachen, ich übertreibe nicht.
Wenn ich das alles sehe, was soll ich tun? Soll ich mich irgendeinem Muster anpassen, weil es
bequem ist, weil ich das gern tun würde, um darin meine Erfüllung zu finden? Denn wenn du im
Alter von fünfzehn, sechzehn, zwanzig oder fünfundzwanzig Jahren nicht einen gewissen Funken,
eine Flamme in dir hast, dann wird es sehr schwierig sein, wenn du fünfzig bist. Dann ist es viel
schwieriger, sich zu ändern. Was soll ich also tun? Wie soll ich dem allen begegnen, es betrachten,
auf  all  den  schrecklichen  Lärm  in  der  Welt  hören  -  den  Lärm  der  Priester,  der  Techniker,  der
Intellektuellen, der Arbeiter, der Streiks, die stattfinden? Soll ich ein bestimmtes Geräusch wählen,
das mir gefällt, und diesem Geräusch für den Rest meines Lebens folgen? Was soll ich tun? Das ist
ein gewaltiges Problem, es ist kein einfaches Problem.
S: Ich möchte experimentieren.
K: Experimentieren?
S: Ich möchte die Dinge einfach an mich herankommen lassen.
K: Hör doch, was ich sage. Wenn ich das alles sehe, dann weiß ich nicht, was ich tun soll. Wenn
ich nicht weiß, was ich tun soll, dann finde ich einen bequemen Ausweg, wie ich es gewöhnlich tue.
Mach dir nichts vor. Das ist ein ungeheuer kompliziertes Problem.
S: Aber den einfachen Weg zu finden, ist auch nicht real.
K: Da bin ich mir nicht ganz sicher. Ich begegne all diesem ungeheuren Aufruhr, der stattfindet,
dem Schreien und Stoßen, und ich finde, es gibt einen einfachen Ausweg - ich werde Mönch. Das
kommt in gewissen Teilen der Welt vor, weil die Leute den Politikern, Wissenschaftlern, Technikern
und  Priestern  nicht  mehr  trauen.  Sie  sagen:  »Ich  werde  mich  von  all  dem  zurückziehen  und  ein
Mönch mit einer Bettelschale werden.< Das machen sie in Indien. Oder wenn du nicht weißt, was du
tun sollst, dann läßt du dich treiben, machst weiter von einem Tag zum andern, ganz unbekümmert.
Oder wenn du einen Ausweg finden willst, dann zwingst du dich, oder du schließt dich einer Gruppe
an, die sich für ungeheuer fortschrittlich hält. Ist es das, was ihr alle tun wollt?
Wenn ich eine Tochter oder einen Sohn hier hätte, dann würde ich mir als Vater Sorgen darum
machen.  Ich wäre ungeheuer  besorgt.  Und Brockwood [die  Schule] ist  besorgt;  das  ist  ungeheuer
wichtig. Ihr könnt alle auf Colleges und Universitäten gehen und akademische Grade erwerben und
Jobs bekommen, aber das ist zu einfach. Das heißt, ein Ausweg bringt auch keine Lösung. Wenn ich
also einen Sohn oder eine Tochter hätte, dann würde ich fragen, wie sie auf dein Gebiet erzogen
werden, an dem sie selbst kein Interesse haben und wo andere nicht wissen, wie sie ihnen helfen
können, das ungeheure Gebiet zu verstehen, das vernachlässigt wurde.
Ich würde zu einer Tochter oder einem Sohn sagen-. »Hör mal, hör doch nur, hör all den Lärm, der
in der Welt ist. Nimm nicht Partei, ziehe keine vorschnellen Schlüsse, hör einfach nur zu. Sag nicht,
ein Geräusch ist besser als ein anderes Geräusch; es sind alles Geräusche, deshalb hör zuerst zu. Und
höre auch dein eigenes Geräusch, dein Geschwätz, deine Wünsche - )Ich will dieses sein, und ich
will nicht jenes sein -, und finde heraus, was es heißt, zu hören. Finde es heraus, laß es dir nicht
sagen. Bespreche es mit mir, und finde zuerst heraus, was es bedeutet. Finde heraus, was es bedeutet
zu denken, warum du denkst, was der Hintergund deines Denkens ist. Beobachte dich, aber werde
nicht  selbstbezogen  in  diesem  Beobachten.  Du  mußt  ungeheuer  aufpassen,  daß  du  in  diesem
Beobachten dein Selbst nicht noch weiter ausbreitest.« Wenn du dich selbst beobachtest, besteht die
außerordentliche Gefahr der Selbstbezogenheit.
Wenn ich ein Vater wäre, wäre ich außerordentlich besorgt um das Problem, die Frage, wie man
Menschen  auf  diesem  Gebiet  erzieht,  wo  es  kein  wirkliches  Verstehen  und  keine  Hilfe  gibt.  Ich würde darüber diskutieren, wie man herausfindet, wie ihr denkt, warum ihr denkt und was ihr denkt.
Nicht  um  es  zu  ändern,  nicht  um  es  zu  unterdrücken,  nicht  um  es  zu  überwinden,  sondern  um
herauszufinden, warum ihr überhaupt denkt. Stellt euch diese Frage! Ich weiß nicht, ob ihr bemerkt
habt,  daß  die  meisten  Bücher,  die  ganze  soziale,  religiöse,  moralische,  ethische  Struktur,  die
Beziehung  zwischen  den  Menschen,  ihren  Ursprung  im  Denken  haben.  »Das  ist  richtig,  das  ist
falsch,  das  sollte  sein,  das  darf  nicht  sein«  -  das  basiert  auf  der  Struktur  des  Denkens.  Ich  will
herausfinden, ob man so leben muß, alles auf das Denken zu gründen, auf das, was mir gefällt und
was nicht, was ich tun will und was ich nicht tun will.
Brockwood Park, 24. Juni 1977

 

Welcher Art ist das Verhältnis zwischen Krishnamurtis Lehre und der
Wahrheit?
 
1.  FRAGESTELLER:  Können  wir  darüber  diskutieren,  welcher  Art  das  Verhältnis  zwischen
Krishnamurtis Lehre und der Wahrheit ist?
2.  FRAGESTELLER: Gibt es überhaupt so etwas wie eine Lehre, oder gibt es nur die Wahrheit?
KRISHNAMURTI:  Ist  die  Lehre  der  Ausdruck  der  Wahrheit?  Da  spielen  zwei  Dinge  mit.  Der
Sprecher spricht entweder aus der Stille der Wahrheit, oder er spricht aus dem Geräusch einer Illu-
sion, die er für die Wahrheit hält.
F: Das tun die meisten Leute.
K: Also was von beiden tut er?
F: Man könnte das Wort mit der Wahrheit verwechseln.
K: Nein, das Wort ist nicht die Wahrheit. Deshalb haben wir gesagt, entweder er spricht aus der
Stille der Wahrheit oder aus dem Geräusch der Illusion.
F: Aber weil man glaubt, daß er aus der Stille der Wahrheit spricht, ist die Möglichkeit größer, daß
man das Wort für die Wahrheit hält.
K: Nein, lassen Sie uns langsam vorgehen, denn das ist interessant. Wer wird es beurteilen, wer
wird die Wahrheit dieser Sache sehen? Der Zuhörer, der Leser? Sie, die mit den indischen heiligen
Schriften vertraut sind, mit dem Buddhismus, den Upanischaden, und die das meiste kennen, was
darin  steht,  können  Sie  es  beurteilen?  Wie  werden  wir  es  herausfinden?  Sie  hören  ihn  über  diese
Dinge sprechen, und Sie fragen sich, ob er wirklich aus dieser außerordentlichen Stille der Wahrheit
spricht oder nur aus einer Reaktion und aus einer konditionierten Kindheit und so weiter. Das heißt,
entweder  spricht  er  aus  dieser  Konditionierung  heraus  oder  aus  dem  anderen.  Wie  werden  Sie  es
herausfinden? Wie werden Sie an dieses Problem herangehen?
F: Ist es mir möglich herauszufinden, ob das, was mit dieser Lehre übereinstimmt, das Geräusch in
mir selbst ist?
K: Deshalb frage ich Sie ja. Was ist das Kriterium, der Maßstab, den Sie anlegen, damit Sie sagen
können: »Ja, das ist es.«? Oder sagen Sie: »Ich weiß es nicht.«? Ich frage Sie, was Sie tun. Oder wis-
sen Sie es nicht, sondern prüfen, forschen, nicht ob er aus der Stille oder aus seiner Konditionierung
spricht, sondern Sie achten auf die Wahrheit dessen, was er sagt? Ich würde wissen wollen, ob er aus
diesem oder jenem heraus spricht. Doch weil ich es nicht weiß, werde ich dem, was er sagt, zuhören
und sehen, ob es wahr ist.
F: Aber was erkennt es als wahr?
K:  Sagen  wir,  man  ist  einigermaßen  aufgeschlossen.  Man  hört  diesem  Mann  zu,  und  man  will
herausfinden, ob das, was er sagt, bloße Worte sind oder die Wahrheit.
F: Wenn ich zu dem Schluß komme, daß es die Wahrheit ist, dann höre ich bereits nicht mehr zu.
K: Nein. Ich weiß nicht. Mein ganzes Leben dreht sich um dieses Problem, nicht nur ein paar Jahre
oder ein paar Tage. Ich will die Wahrheit dieser Sache wissen. Spricht er aus Erfahrung oder aus
seinem  Wissen  oder  aus  nichts  von  all  dem?  Die  meisten  Menschen  sprechen  aus  dem  Wissen,
deshalb stellen wir diese Frage.
Ich weiß nicht, wie Sie es herausfinden können. Ich werde Ihnen sagen, was ich tun würde. Ich
würde  seine  Persönlichkeit,  seinen  Einfluß,  all  das,  vollkommen  vergessen.  Denn  ich  will  nicht
beeinflußt werden; ich bin skeptisch, voller Zweifel, deshalb bin ich sehr vorsichtig. Ich höre ihm zu,
und  ich  sage  nicht,  »Ich  weiß«  oder  »Ich  weiß  nicht«,  sondern  ich  bin  skeptisch.  Ich  will  es
herausfinden. F: Skeptisch sein bedeutet, Sie neigen zu Zweifeln, das ist bereits eine Voreingenommenheit ...
K: O nein! Ich bin skeptisch in dem Sinne, daß ich nicht alles akzeptiere, was gesagt wird.
F: Aber Sie neigen zu Zweifeln, das ist Negation.
K: O nein. Ich würde das Wort » Zweifel« eher im Sinne von Infragestellen benutzen. Lassen Sie
es uns so auffassen. Ich sage zu mir selbst: »Stelle ich es in Frage, weil ich ein Vorurteil habe?«
Diese Frage wurde mir noch nie gestellt, ich untersuche sie. Ich würde alles andere vergessen, alles,
den Ruf der Persönlichkeit, den Charme, das Aussehen. Ich werde nichts akzeptieren oder ablehnen,
ich werde zuhören, um es herauszufinden. Habe ich Vorurteile? Höre ich ihm zu mit all dem Wissen,
das  ich  über  Religion  angesammelt  habe,  was  die  Bücher  gesagt  haben,  was  andere  Leute  gesagt
haben oder was meine eigene Erfahrung mir sagt?
F: Nein. Ich würde ihm zuhören, gerade weil ich das alles abgelehnt habe.
K: Habe ich es abgelehnt? Oder höre ich ihm zu mit all dem? Wenn ich das alles abgelehnt habe,
dann höre ich dem, was er zu sagen hat, sehr genau zu.
F: Oder höre ich zu mit allem, was ich bereits über ihn weiß?
K: Ich habe gesagt, daß ich seinen Ruf vergessen habe. Höre ich ihm zu mit dem Wissen, das ich
durch Bücher, durch Erfahrung erworben habe, und deshalb vergleiche, urteile, bewerte ich? Dann
kann ich nicht herausfinden, ob das, was er sagt, die Wahrheit ist. Aber ist es mir möglich, das alles
zu vergessen? Ich bin leidenschaftlich daran interessiert, es herauszufinden. So werde ich vorläufig,
zumindest während ich zuhöre, alles vergessen, was ich gewußt habe. Dann mache ich weiter. Ich
will wissen, aber ich werde nicht so leicht zu überzeugen sein, ich lasse mich nicht durch Argumente,
Gescheitheit,  Logik  in  etwas  hineinziehen.  Bin  ich  nun  fähig,  dem,  was  er  sagt,  zuzuhören,  mit
vollkommener  Preisgabe  der  Vergangenheit?  Darauf  läuft  es  hinaus.  Können  Sie  das?  Dann  ist
meine Beziehung zu ihm vollkommen anders. Dann höre ich aus der Stille heraus.
Das ist wirklich eine sehr interessante Frage. Ich habe sie für mich selbst beantwortet. Hier sind
Dutzende von uns, wie würden Sie sie beantworten? Wie können Sie wissen, daß das, worüber er
spricht, die Wahrheit ist?
F: Mir käme es nicht auf das Wort »Wahrheit« an. Wenn Sie das Wort »Wahrheit« gebrauchen,
sagen Sie damit, daß Sie die Fähigkeit haben zu beurteilen, was wahr ist. Oder Sie haben bereits eine
Definition  der  Wahrheit,  oder  Sie  wissen,  was  Wahrheit  ist,  was  heißt,  Sie  werden  nicht  auf  das
hören, was jemand sagt.
K: Wollen Sie nicht wissen, ob er etwas Falsches sagt, weil sein Geist konditioniert ist, aus einer
Ablehnung heraus, die deshalb nur eine Reaktion ist?
F 1: Mir ist klar, daß ich überhaupt niemandem zuhören kann, wenn mein Geist konditioniert ist.
F2: Eine andere Frage, die aufkommt, ist: Ich lehne all das Wissen ab und höre still zu. Ist in dieser
Stille die Wahrheit?
K: Ich weiß es nicht. Das ist eines der Dinge, die ich herausfinden muß. Wie würden Sie diese
Frage beantworten?
F: Ich glaube, vor allem muß man ein Gespür dafür haben, was falsch ist. Mit anderen Worten,
man muß sehen, ob etwas falsch und zusammenhanglos ist.
K: Logik kann sehr falsch sein.
F: Ja, ich meine nicht gerade Logik, aber man kann ein Gespür für diese ganze Botschaft haben,
um zu sehen, ob es sich um eine Täuschung handelt. Dabei kommt auch die Frage auf: Täuschen Sie
sich selbst?
K:  Noch  einmal,  verzeihen  Sie  mir  die  Frage, aber  wie können Sie  wissen,  ob  er  die Wahrheit
spricht? Oder täuscht er sich und ist in einer Illusion befangen, die ihm das Gefühl gibt, er sage die
Wahrheit? Was ist Ihre Antwort?
F:  Man  geht  selbst  dieser  Frage  nach.  Man  kann  es  nicht  akzeptieren,  ohne  der  Sache  auf  den
Grund zu gehen.
K: Aber man kann sich selbst so schrecklich täuschen.
F: Sie gehen durch die Schichten all dieser Täuschungen und lassen sie hinter sich.
K: Wenn ich ein Fremder wäre, dann würde ich sagen: Sie haben diesen Mann schon so lange
gehört. Woher wissen Sie, ob er die Wahrheit sagt? Wie können Sie das überhaupt wissen?
F: Ich würde sagen, ich habe gehört, was Sie gesagt haben, und jedesmal konnte ich nachprüfen,
daß es richtig war. Ich habe keinen Widerspruch darin gefunden. K: Nein. Die Frage war: Wie finden Sie die Wahrheit heraus? Nichts über Widerspruch, Logik und
all das. Das eigene Gespür, das eigene Nachprüfen, das eigene Sichvertiefen, ist das genug?
F: Wenn man bis zum Ende geht, wenn man alle möglichen Selbsttäuschungen durchlaufen hat
und dann an den Punkt kommt, wo man im Augenblick des Zuhörens fühlt, daß sich etwas in einem
verändert, es mag keine totale Revolution sein, aber doch eine Veränderung.
K:  Das  kann  passieren,  wenn  Sie  spazierengehen  und  die  Berge  betrachten  und  still  sind,  und
wenn Sie zurück nach Hause kommen, dann sind gewisse Dinge geschehen. Verstehen Sie, was ich
meine?
F: Ja. Wir hören Menschen, die aus ihrem Wissen heraus sprechen, und dann hören wir Sie, und
das ist etwas vollkommen anderes.
K: Haben Sie die Frage beantwortet?
F: Jemand schrieb mir und fragte, ob ich mit allem übereinstimme, was Krishnamurti sagt. »Hat er
nicht gesagt, Sie sollten alles anzweifeln, was er sagt?« Alles, was ich ihm antworten konnte, war:
»Für mich ist es selbstverständlich.«
K: Für Sie mag es selbstverständlich sein und doch eine Illusion. Das ist eine so gefährliche, heikle
Sache.
F: Ich glaube, dem Denken ist es überhaupt nicht möglich, sich über diese Sache sicher zu sein. Es
ist typisch für das Denken, daß es sicher sein will, daß es sich nicht täuscht, daß es die Wahrheit hört.
Das Denken wird diese Frage nie aufgeben, und das Denken hat recht, nie das Zweifeln aufzugeben,
aber das Denken kann es nicht berühren, kann nichts darüber wissen.
K: Dr. Bohm und ich hatten eine ähnliche Diskussion. Wenn ich mich recht erinnere, sagten wir:
»Gibt  es  eine  solche  Stille,  die  nicht  das  Wort  ist,  die  nicht  eingebildet  ist  oder  herbeigeführt
wurde?« Gibt es eine solche Stille, und ist es möglich, aus dieser Stille heraus zu sprechen?
F:  Die  Frage  war,  ob  die  Worte  aus  der  Wahrnehmung,  aus  der  Stille  oder  aus  der  Erinnerung
kommen.
K: Ja.
F: Die Frage ist, ob die Worte, die gebraucht werden, etwas direkt vermitteln und aus der Leere,
aus der Stille kommen, oder nicht.
K: Das ist die eigentliche Frage.
F: Früher haben wir gesagt, es ist wie die Trommel, die zu der inneren Leere vibriert.
K: Ja. Sind sie zufrieden mit dieser Antwort, mit dem, was die anderen gesagt haben?
F: Nein.
K: Wie finden Sie es dann heraus?
F:  Die  Worte,  die  Sie  gebrauchen,  leugnen  ja  gerade die Möglichkeit,  zufrieden  zu  sein und es
intellektuell begreifen zu können. Es ist etwas, das nichts mit diesen Dingen zu tun hat.
K: Sehen Sie, angenommen, ich liebe Sie und vertraue Ihnen. Weil ich Ihnen vertraue und Sie mir
vertrauen, wird nichts, was Sie sagen, eine Lüge sein, und ich weiß, Sie würden mich unter keinen
Umständen täuschen. Sie würden mir nichts erzählen, was für Sie nicht stimmt.
F: Ich könnte etwas aus Unwissenheit tun.
K:  Aber  sagen  wir,  Sie  vertrauen  mir,  und  ich  vertraue  Ihnen.  Wir  haben  eine  Beziehung  des
Vertrauens, des Zutrauens, der Zurieigung und Liebe; wie ein Mann und eine Frau, wenn sie ver-
liciratet sind, einander vertrauen. Ist das hier möglich? Denn, wie Sie bemerkt haben, ich kann mich
mit Logik, mit Vernunft, mit all diesen Dingen täuschen. Millionen Menschen haben es getan. Ich
kann auch die Gefahr sehen, den Priester zu lieben; er kann großen Schaden bei mir anrichten.
F: Wenn man Zuneigung zu jemandem hat, dann projiziert man alle möglichen Illusionen auf ihn.
F: Ich glaube, das Vertrauen, das Nachforschen, die Logik und all das gehören zur Liebe.
K: Auch das ist sehr gefährlich.
F: Gibt es keine Möglichkeit, Gefahren zu vermeiden?
K: Ich will nicht von einer Illusion eingefangen werden.
F: Können wir dann sagen, daß die Wahrheit in dieser Stille ist, aus der die Lehre kommt?
K: Aber ich will wissen, wie die Stille entsteht! Ich könnte sie erfinden. Ich könnte jahrelang daran
gearbeitet haben, einen stillen Geist zu haben, ihn konditioniert haben, ihn in einen Käfig gesperrt
haben und dann sagen: »Wunderbar, ich bin still.« Da haben wir die Gefahr. Logik ist eine Gefahr.
Das  Denken  ist  eine  Gefahr.  Und  ich  sehe  all  die  Gefahren  um  mich  her.  Ich  bin  von  all  diesen
Gefahren umgeben, und ich will herausfinden, ob das, was dieser Mann sagt, die Wahrheit ist. F: Sagen wir, daß die Wahrnehmung rein sein und im Bereich der Stille stattfinden muß - in dem
wirklichen Reich der Stille, nicht in einer Phantasie -, um dieser Frage überhaupt nahekommen zu
können?
K: Dr. Bohm ist Wissenschaftler, Physiker; er ist klardenkend und logisch. Angenommen, jemand
geht zu ihm und fragt: »Ist das, was Krishnamurti sagt, die Wahrheit?« Was würde er antworten?
F: Muß nicht Dr. Bohm oder jeder andere über die Grenzen der Logik hinausgehen?
K: Jemand kommt zu ihm und fragt: »Sagen Sie mir, ich möchte es wirklich von Ihnen wissen,
bitte sagen Sie mir, ob dieser Mann die Wahrheit sagt.«
F: Aber sagen Sie damit, daß man das Instrument der Logik benutzen muß, um es herauszufinden?
K:  Nein.  Es  interessiert  mich  ungemein,  denn  ich  habe  so  viele  Leute,  die  unlogisch  und
unüberlegt sind, sagen hören, daß er die Wahrheit spricht. Aber ich gehe zu einem seriösen Denker,
der sorgsam mit Worten umgeht, und frage ihn: »Bitte sagen Sie mir, ob er die Wahrheit spricht,
nicht irgendeinen Schwindel, den er vertuscht.« Was wird er mir antworten?
F:  Neulich,  als  dieser  Mann  meinte,  Sie  seien  vielleicht  in  einem  eingefahrenen  Geleise
steckengeblieben und Sie darüber nachdachten, was geschah dann?
K: Ich habe die Frage in verschiedener Hinsicht geprüft, und ich glaube nicht, daß ich in einem
Geleise steckengeblieben bin, aber es könnte trotzdem der Fall sein. So habe ich die Frage, nachdem
ich sie sehr gewissenhaft geprüft hatte, auf sich beruhen lassen. Es geschieht etwas, wenn man die
Dinge, nachdem man sie überprüft hat, in Ruhe läßt, dann kommt etwas Neues hinzu.
Nun frage ich Sie: Bitte sagen Sie mir, ob dieser Mann die Wahrheit spricht.
F: Für mich ist es eine Realität. Ich kann es Ihnen nicht übermitteln. Das habe ich herausgefunden,
und man muß es für sich selbst herausfinden. Man muß es in seinem eigenen Geist prüfen.
K: Aber Sie könnten mich in die Irre führen.
F: Das ist alles, was ich sagen kann. Ich kann es nicht wirklich vermitteln.
K: Sie könnten auch in die Irre gegangen sein.
F: Ich wüßte wahrscheinlich gern, was er der Antwort auf diese Frage zugrunde legt. Ist es die
Wissenschaft? Ist es die Logik? Ist es seine eigene Intelligenz? Ich würde gerne wissen, woher er
seine Antwort bezieht.
K: Wie können Sie als Mensch in Ihrem innersten Herzen wissen, daß er die Wahrheit sagt? Ich
will es spüren. Ich habe Einwinde gegen Logik und das alles. Das habe ich alles schon hinter mir.
Deshalb frage ich, wenn das alles nicht der Weg ist, was ist es dann?
F: Es gibt sehr gescheite Leute, die über ganz ähnliche Dinge sprechen, die es intellektuell sehr gut
begriffen haben und die behaupten, aus ihnen spricht die Wahrheit.
K: Ja, sie wiederholen jetzt in Indien: »Du bist die Welt.« Das ist das neueste Schlagwort!
F: Um das zu vermitteln, muß ich aus der Stille sprechen, die Sie erwähnt haben.
K:  Nein,  bitte  seien  Sie  unkompliziert  mit  mir.  Ich  will  wissen,  ob  Krishnamurti  die  Wahrheit
spricht. Dr. Bohm kennt Krishnamurti seit mehreren Jahren. Er hat einen scharfen, geschulten Geist,
also gehen Sie zu ihm und fragen Sie ihn.
F: Alles, was er sagen kann, ist: »Ich kenne diesen Mann, soundso hat er mich beeinflußt. Er hat
mein Leben verändert.« Und plötzlich wird in dem anderen eine Saite angerührt.
K: Nein. Ich will es direkt von ihm selbst gesagt bekommen.
F: Aber Sie haben gesagt, Sie wollten Beweise.
K: Nein. Das ist eine sehr ernste Frage, es ist nicht nur eine dramatische oder intellektuelle Frage.
Es ist eine gewaltige Frage.
F: Kann man jemals eine Antwort auf sie bekommen? Oder stellt diese Person von Anfang an eine
falsche Frage?
K: Tut sie das?
F: Ich könnte zu ihm sagen, daß wir diese Dinge aus der Leere heraus diskutierten und daß ich es
für eine direkte Wahrnehmung gehalten habe.
K: Ja. Ist die direkte Wahrnehmung nicht mit Logik verwandt?
F: Sie kommt nicht aus der Logik.
K: Aber trotzdem sind Sie logisch.
F: Das kann später kommen, aber nicht im Moment.
K: Sie sagen mir also: Ich habe herausgefunden, daß dieser Mann die Wahrheit sagt, weil ich eine
direkte Wahrnehmung hatte, eine Einsicht in das, was er sagte. F: Ja.
K: Nun seien Sie vorsichtig, denn ich habe einen Jünger irgendeines Guru genau das gleiche sagen
hören.
F: Ich habe das auch einen Guru sagen hören, aber etwas später, als ich es logisch betrachtete, sah
ich, daß es Unsinn war. Als ich die Tatsache betrachtete und dann die Logik, sah ich, daß sie nicht
zusammenpaßten. Ich kann also sagen, daß ich diese direkte Wahrnehmung ständig logisch überprüft
habe.
K:  Sie  sagen  also,  daß  die  Wahrnehmung  Sie  nicht  blind  gemacht  hat  und  daß  zu  dieser
Wahrnehmung auch die Logik gehört.
F: Ja, die Logik und die Tatsache.
K: Also zuerst die Wahrnehmung, dann die Logik. Nicht zuerst Logik und dann Wahrnehmung.
F: Ja. So muß es immer sein.
K: Also durch die Wahrnehmung und dann mit Hilfe der Logik sehen Sie, daß es die Wahrheit ist.
Haben die frommen Christen es nicht ebenso gehalten?
F: Logik genügt nicht, denn wir müssen auch sehen, wie die Leute sich tatsächlich verhalten. Ich
sehe,  daß  die  Christen  gewisse  Dinge  sagen,  aber  wenn  ich  ihr  ganzes  Verhalten  betrachte,  dann
stimmt es nicht damit überein.
K: Liegt darin nicht eine schreckliche Gefahr?
F: Sicher liegt darin eine Gefahr.
K: Sie sagen also jetzt, daß man sich in Gefahr begeben muß.
F: Ja.
K:  Jetzt  verstehe  ich  langsam,  was  Sie  sagen.  Man  muß  sich  auf  ein  Feld  begeben,  das  voller
Gefahren ist, voller Schlangen und Fallgruben.
F: Das heißt, man muß ungeheuer wachsam sein.
K: Ich habe also im Gespräch mit ihm gelernt, daß das etwas schr Gefährliches ist. Er hat gesagt,
Sie können nur verstehen, ob Krishnamurti die Wahrheit sagt, wenn Sie wirklich bereit sind, durch
ein Feld zu gehen, das voller Fallgruben ist. Richtig?
F: Ja.
K: Das ist ein Feld, das voller Minen steckt, der Gang auf Messers Schneide. Sind Sie bereit, das
zu tun? Unser ganzes Wesen sagt: »Sei sicher.«
F: Es ist die einzige Möglichkeit, irgend etwas zu tun.
K: Ich habe gelernt, mir der Gefahren um mich her bewußt zu sein, und auch jederzeit der Gefahr
ins Auge zu blicken, und deshalb keine Sicherheit zu haben. Der Suchende sagt vielleicht: »Das ist
zu  viel«  und  geht  fort!  Das  ist  es,  worauf  ich  hinauswill.  Kann  der  Geist,  der  seit  Jahrhunderten
konditioniert  ist,  sicher  zu  sein,  kann  er  das  aufgeben  und  sagen:  »Ich  will  mich  in  Gefahr
begeben.«?  Das  ist  es  nämlich,  was  wir  sagen.  Es  ist  logisch,  aber  in  gewissem  Sinne  ist  es
unlogisch.
F: Im Prinzip ist das so, wie jede Wissenschaft vorgeht.
K:  Ja,  das  ist  richtig.  Es  bedeutet  also  auch,  ich  vertraue  niemandem,  keinem  Guru,  keinem
Propheten. Ich vertraue meiner Frau, weil sie mich liebt und ich sie liebe, aber das ist hier neben-
sächlich.
F:  Das  Wort  »Gefahr«  muß  auch  erklärt  werden.  In  einer  Hinsicht  ist  es  gefährlich,  in  anderer
nicht. Das muß ich nachprüfen. Meine Konditionierung ist sehr gefährlich.
K:  Wir  sagen  also:  »Ich  habe  mich  in  Gefahr  begeben,  und  ich  habe  die  Logik  dieser  Gefahr
entdeckt. Durch die Wahrnehmung der Gefahr habe ich die Wahrheit dessen, was Krishnamurti sagt,
gefunden.  Und  darin  finde  ich  keine  Sicherheit,  keine  Geborgenheit,  während  alle  anderen  mir
Sicherheit gewähren.«
F: Sicherheit wird zur höchsten Gefahr.
K: Natürlich.
F:  Was  Sie  beschrieben  haben,  ist  eigentlich  der  wissenschaftliche  Ansatz.  Die  Wissenschaftler
sagen, jede Behauptung muß in Gefahr sein, falsch zu sein. So ist sie bereits formuliert worden.
K:  Das  ist  vollkommen  richtig.  Ich  habe  eine  Menge  gelernt.  Sie  auch?  Ein  Mann  kommt  von
Seattle oder Sheffield oder Birmingham, und jemand sagt zu ihm: »Ich habe herausgefunden, daß
das, was er sagt, die Wahrheit ist, denn ich habe etwas wahrgenommen, und diese Wahrnehmung
hält der Logik stand.« Sie ist nicht jenseits der Vernunft. Und in dieser Wahrnehmung sehe ich, daß mein Weg voller Fallgruben ist, voller Gefahren. Deshalb muß ich ungeheuer wachsam sein. Gefahr
besteht, wenn es keine Sicherheit gibt. Und die Gurus, die Priester, sie alle versprechen Sicherheit.
Ich sehe das Unlogische darin und trotzdem akzeptiere ich es.
F: Ich bin nicht sicher, ob Sie es unlogisch nennen sollten. Es ist nicht unlogisch, sondern so ist es,
wie die Logik funktionieren muß.
K: Natürlich. Sagen wir, daß diese direkte Wahrnehmung, die Einsicht und das Handeln aus ihr
heraus eine strenge Logik, eine große Fähigkeit des klaren Denkens erfordert? Doch die Fähigkeit,
klar zu denken, wird keine Einsicht herbeiführen.
F: Aber wenn die Logik keine Wahrnehmung herbeiführt, was genau tut sie dann?
K: Sie schult, sie schärft den Geist. Doch sie wird sicherlich nicht zu einer Einsicht führen.
F: Es ist nicht der Geist, durch den die Wahrnehmung erfolgt.
K: Es kommt ganz darauf an, was Sie unter Geist verstehen. Die Logik macht den Geist scharf,
klar,  objektiv  und  vernünftig.  Aber  das  wird  Ihnen  nicht  das  andere  geben.  Ihre  Frage  ist:  Wie
kommt das andere zustande?
F  1:  Nein.  Das  war  nicht  meine  Frage.  Die  Logik  macht  den  Geist  klar,  aber  ist  der  Geist  das
Instrument der Wahrnehmung?
F2: Ja, das haben wir gesagt, daß sie den Geist von Verwirrung reinigt, von dem Kehricht.
F1 : Der Kehricht kann kommen, wenn Sie keine Logik haben.
K: Sie könnten in dem Kehricht bleiben, wenn Sie keine Logik haben.
F:  Wenn  die  Wahrnehmung  eine  wirkliche  Wahrnehmung  ist  und  somit  die  Wahrheit,  warum
braucht sie dann die Disziplin der Logik, um sie zu überprüfen?
K: Wir sagten, die Wahrnehmung erweist sich als logisch. Sie braucht die Logik nicht. Was immer
sie tut, ist vernünftig, logisch, verständig, objektiv.
F: Sie ist logisch ohne die Absicht, es zu werden.
K: Genau.
F: Es ist, wie wenn man sagt, wenn du genau siehst, was in diesem Zimmer ist, wirst du nichts
Unlogisches in dem sehen, was du siehst.
K: Richtig. Wird die Wahrnehmung die Verwirrung, den Kehricht für immer fernhalten, so daß der
Geist ihn niemals anhäuft und ihn nicht wegzuräumen braucht? Das war Ihre Frage, nicht wahr?
F:  Ich  glaube,  die  Wahrnehmung  kann  das  Stadium  erreichen,  in  dem  sie  für  immer  das  Feld
reinhält. Ich meine, daß sie dieses Stadium für einen bestimmten Moment erreichen kann.
K: Ich habe die Wahrnehmung in einem bestimmten Moment. Aber während der Pausen zwischen
den  Wahrnehmungen  sammelt  sich  eine  Menge  Kehricht  an.  Unsere  Frage  ist:  Erfolgt  die
Wahrnehmung ununterbrochen, so daß sich kein Kehricht ansammelt? Oder anders herum: Hält eine
Wahrnehmung das Feld rein?
F: Kann man einen Unterschied zwischen Einsicht und Wahrnehmung machen?
K: Nehmen Sie das noch nicht auseinander. Betrachten Sie diese beiden Worte als Synonyme. Wir
fragen: Erfolgt die Wahrnehmung von Zeit zu Zeit, mit Pausen dazwischen? Während dieser Pausen
sammelt sich eine Menge Kehricht an, und deshalb muß das Feld wieder reingefegt werden. Oder
bringt die Wahrnehmung selbst eine außerordentliche  Klarheit  mit sich, in der sich kein  Kehricht
befindet?
F: Behaupten Sie, wenn sie einmal geschieht, dann wird sie für immer dasein?
K:  Darauf  will  ich  hinaus.  Benutzen  Sie  nicht  die  Wörter  »ununterbrochen«  und  »nie  wieder«.
Bleiben Sie bei der Frage, ob der Geist, wenn einmal die Wahrnehmung stattgefunden hat, weiterhin
Kehricht  und  Verwirrung  ansammeln  kann.  Nur  wenn  diese  Wahrnehmung  von  dem  Kehricht
verdunkelt wird, beginnt der Prozeß des Ausräumens. Aber wenn die Wahrnehmung da ist, warum
sollte man dann anhäufen, ansammeln?
Ojai, Kalifornien, 22. März 1977
 
KRISHNAMURTI: Wir haben gefragt, wie man wissen kann, ob das, was Krishnamurti sagt, wahr
ist. Er könnte in seiner eigenen Konditionierung, seinen Illusionen befangen sein, unfähig, sich von
ihnen zu befreien. Er könnte eine Reihe von Beobachtungen und Wörtern zusammengetragen haben,
und die nennt er Wahrheit. Wie können Sie wissen, ob das, was er sagt, wirklich ist, wahr ist und
Bestand hat? Dr. Bohm hat gesagt, wenn man eine Einsicht hat, eine direkte Wahrnehmung dessen, was gesagt
wurde, dann gibt es keinen Zweifel, daß es die Wahrheit ist. Wenn man diese Einsicht hat, dann kann
man  sie  logisch  erklären,  um  zu  beweisen,  daß  die  Wahrnehmung  echt  ist.  Aber  ist  diese
Wahrnehmung kurz, nur in Intervallen zu haben, und deshalb sammelt sich eine Menge Kehricht um
sie an - diese Dinge, die die Wahrnehmung blockieren -, oder genügt eine einzige Wahrnehmung?
Öffnet sie die Tür, so daß die Einsicht immer vorhanden ist?
FRAGESTELLER: Bedeutet das, daß Sie nie mehr verwirrt sein würden?
K: Ja, zu dem Punkt sind wir gekommen. Man hat eine Wahrnc hmung, eine Einsicht, und diese
Einsicht  hat  ihre  eigene  Fähigkeit  der  Vernunft,  der  Logik  und  des  Handelns.  Dieses  Handeln  ist
vollständig,  weil  die  Wahrnehmung  im  Augenblick  vollständig  ist.  Wird  späteres  Handeln  die
Wahrnehmung verwirren? Oder gibt es, wenn man diese Wahrnehmung hat, keine Verwirrung nicht?
F: Wir haben doch gesagt, daß darin eine Gefahr liegt. Wenn Sie sagen: »Mein Handeln ist immer
richtig ...«
K: Oh, das ist gefährlich!
F: Wir haben auch gesagt, daß Logik ihre Gefahren hat. Man glaubt vielleicht, eine Einsicht zu
haben, obwohl man keine hat.
K: Angenommen, ich bin imstande, es logisch zu durchdenken und zu handeln, und dann zu sagen:
Das  ist  vollkommenes,  totales  Handeln.  Manche  Leute,  die  die  Gitd  lesen,  richten  sich  in  ihrem
Handeln nach ihr, und das nennen sie Einsicht. Ihr Handeln richtet sich nach dem, was sie gelesen
haben.  Sie  sagen,  dieses  Handeln  ist  total.  Das  habe  ich  viele  von  ihnen  sagen  hören,  auch  die
Katholiken und Protestanten, die ganz in die Bibel vertieft sind. Wir betreten damit sehr gefährlichen
Boden, und wir sind uns dessen sehr bewußt.
F: Sie sagten auch, daß der Geist versucht, in all dem Sicherheit zu finden.
K:  Der  Geist  hat  immer  Sicherheit  gesucht,  und  wenn  diese  Sicherheit  bedroht  ist,  versucht  er,
Sicherheit in der Einsicht zu finden, in der direkten Wahrnehmung.
F: In der Illusion der Einsicht.
K: Ja, aber er macht die Einsicht zur Sicherheit. Die nächste Frage ist: Muß die Wahrnehmung
ständig unterbrochen werden? Eines Tages sieht man sehr klar, man hat eine direkte Wahrnehmung;
dann verblaßt sie, und was bleibt, ist Verwirrung. Dann kommt wieder eine Wahrnehmung und ein
Handeln, dann Verwirrung, und so geht es weiter. Muß das so sein? Oder gibt es nach diesen tiefen
Einsichten keine Verwirrung mehr?
F: Sagen wir, diese Wahrnehmung ist ein Ganzes?
K: Ja, wenn die Wahrnehmung total, ganz ist, dann gibt es nie Verwirrung. Oder man könnte sich
vortäuschen, daß sie ganz ist, und daraufhin handeln, und das führt zu Verwirrung.
F: Eine Gefahr könnte auch sein, daß man eine echte Wahrnehmung, eine Einsicht hat, und sich
nicht selbst etwas vormacht, und daß daraus ein bestimmtes Handeln folgt. Aber dann könnte man
darauf verfallen, dieses Handeln, was immer es sein mag, zu einer Formel zu machen, und dann hört
die Einsicht auf. Sagen wir, daß aus einer Einsicht, die echt war, ein bestimmtes Handeln hervorging.
Dann glaubt man, so sei es richtig.
K: Das ist das, was gewöhnlich geschieht.
F: Aber ist es nicht eine Verzerrung der Wahrnehmung, einfach ein Rezept aus dem Handeln zu
machen, anstatt weiterhin achtsam zu sein? Man müßte fähig sein, etwas wirklich aufmerksam zu
betrachten.  Etwa  so,  wie  jemand  aus  dem  Fenster  schaut  und  etwas  sieht.  Aber  dann  schaut  man
nicht wieder hinaus, weil man meint, alles sei so geblieben, wie es war. Doch es könnte sich total
verändert haben. Die Wahrnehmung ist anfangs echt, aber man schaut nicht mehr hin und hat keine
Einsicht mehr.
K:  Ja.  Die  Wissenschaftler  können  eine  Einsicht  in  irgendein  Spezialgebiet  haben,  und  diese
Einsicht wird in eine wissenschaftliche Kategorie gesteckt, die nichts mit ihrem Leben zu tun hat.
Doch wir sprechen von einer Wahrnehmung, die nicht nur im Feld des Handelns stattfindet, sondern
auch im täglichen Leben.
F: Als eine Ganzheit, und so entsteht eine Kontinuität.
K: Ja.
F: Aber wir haben uns noch nicht mit der Frage der Gefahr beschäftigt. Sie sagten, eines Tages
kam  ein  Mann  zu  Ihnen  und  sagte,  Sie  seien  vielleicht  in  einem  bestimmten  Geleise  stecken-
geblieben. K: Ja, festgefahren.
F:  Sie  haben  nicht  sofort  gesagt:  »Ich  weiß.  daß  ich  es  nicht  bin,  weil  ich  eine  vollkommene
Einsicht hatte.«
K: Oh, das wäre tödlich!
F : Statt dessen sagten Sie, Sie hätten sich mehrere Tage geprüft.
K: Natürlich.
I•  :  Ich  versuche  herauszufinden,  worauf  wir  zusteuern.  Wir  sagen,  es  könnte  vielleicht  eine
Einsicht geben, die nie mehr in Verwirrung zurückfällt. Aber wir behaupten nicht, es gibt sie.
K: Ja, richtig. Würden Sie nun sagen, wenn eine vollkommene Wahrnehmung stattfindet - nicht
eine illusorische Wahrnehmung -, dann gibt es künftig keine Verwirrung mehr?
F: Das könnte man durchaus sagen.
K: Das heißt, es gibt Tag für Tag keinerlei Verwirrung.
F: Warum hielten Sie es dann für notwendig, das zu überprüfen?
K: Weil ich mich täuschen könnte. Das ist ein gefährlicher Boden, und ich muß achtsam sein, ich
muß aufpassen.
F:  Betrachten  wir  es  jetzt  als  eine  Einsicht,  daß  es  künftig  keine  Verwirrung  mehr  geben  wird,
wenn eine solche Einsicht vorhanden ist? Aber wir könnten uns ja dennoch täuschen.
K: Ja. Deshalb müssen wir wachsam sein.
F: Meinen Sie, nach der richtigen Einsicht könnten Sie sich noch täuschen?
K: Nein. Man hat eine tiefe Einsicht, vollkommen, total. Jemand kommt daher und sagt: »Hör mal,
du täuschst dich.« Sagen Sie dann sofort: »Nein, ich täusche mich nicht, denn meine Wahrnehmung
war total.«? Oder hören und sehen Sie sich alles von neuem an? Das heißt ja nicht, daß Sie die totale
Wahrnehmung leugnen; Sie prüfen nur aufs neue, ob sie wirklich oder eingebildet ist.
F: Das ist nicht unbedingt ein intellektueller Prozeß?
K:  Nein,  nein.  Ich  würde  sagen,  beides.  Er  ist  intellektuell  und  zugleich  mit  Worten  nicht
wiederzugeben.
F: Ist Wahrnehmung etwas, das immer da ist, oder ...
K:  Das  führt  auf  gefährlichen  Boden.  Die  Hindus  sagen,  daß  Gott  immer  in  dir  ist,  die
unvergängliche tiefinnere Gottheit oder Seele oder der Ä tman, nur ist er verhüllt. Nehmen Sie die
Verwirrung, den Kehricht weg, und Sie finden ihn in Ihrem Innern. Die meisten Leute glauben das.
Ich  glaube,  das  ist  eine  Schlußfolgerung.  Man  folgert,  daß  da  etwas  Göttliches  in  einem  ist,  eine
Seele, der Atman, oder wie immer Sie es nennen wollen. Und aus einer Schlußfolgerung können Sie
nie eine totale, vollständige Wahrnehmung erwarten.
F:  Aber  das  führt  zu  einem  anderen  Problem,  denn  wenn  Sie  das  leugnen,  wie  kann  man  dann
einen  Schritt  aus  dem  Strom  heraustreten?  Soll  das  heißen,  das  Heraustreten  ist  nur  besonderen
Individuen möglich?
K: Wenn Sie sagen, »besondere Individuen«, dann glaube ich, daß Sie die falsche Frage stellen,
oder nicht?
F: Nein. Wenn jeder diese Möglichkeit hat ...
K: Ja, die Menschen haben diese Möglichkeit.
F: Alle?
K: Die Menschen haben sie.
F: Ist da irgendeine Energie, die ...
K: Die außerhalb von ihnen oder die in ihnen ist.
F: Ja. Wir wissen es nicht.
K:  Kommen  Sie  deshalb  zu  keiner  Schlußfolgerung.  Wenn  Sie  von  einer  Schlußfolgerung  aus
glauben, daß Sie etwas wahrnehmen, dann ist diese Wahrnehmung konditioniert, und dann ist sie
nicht total.
F: Heißt das, daß es dann keine Möglichkeit gäbe, eine Wahrnehmung zu vertiefen?
K:  Sie  können