26/03/2008

L'accès aux libres examens (KALAMA-SUTTA) Sermons du Bouddha - Chapitre 1 SOURCE WIKI

 

 

Sermons du Bouddha - Chapitre 1 : L'accès aux libres examens (KALAMA-SUTTA)

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  << Sermons du Bouddha >> - Chapitre 2 : Le principe de non-violence (AGGI-SUTTA)

 

Verset 1.1

Ainsi ai-je entendu: Une fois, le Bienheureux en voyageant dans le pays Kosala, avec un grand groupe de disciples, arriva dans une ville appelée Kesaputta. Les Kalamas, habitants de Kesaputta, apprirent que « le religieux Gotama, fils des Sakyas, ayant abandonné sa famille sakya et quitté son foyer pour entrer dans la vie religieuse, voyageant dans le pays Kosala, était parvenu à Kesaputta ».

 

Verset 1.2

Or, une bonne réputation se propageait à propos de ce Bienheureux Gotama : Il est le Bienheureux, l'Arahant, parfaitement et pleinement éveillé, parfait en sa sagesse et sa conduite, bien arrivé (à son but), le Connaisseur des mondes, l'incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés, l'Instructeur des dieux et des humains, le Bouddha, le Bienheureux.

 

Verset 1.3

Ayant connu lui-même ce monde-ci avec ses dieux, avec ses Mara(s) et ses Brahma(s), avec ses troupes de religieux et de brahmanes, ses êtres célestes et humains, il le fait connaître.


Verset 1.4

Il enseigne la doctrine, bonne en son début, bonne en son milieu, bonne en sa fin, bonne dans sa lettre et dans son esprit, et il exalte la Conduite pure parfaitement pleine et parfaitement pure. Rencontrer un tel Arahant est vraiment une bonne chose.


Verset 1.5

Les Kalamas, habitants de Kesaputta, rendirent alors visite au Bienheureux. En y arrivant, certains parmi eux rendirent hommage au Bienheureux et s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres échangèrent avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie et s'assirent ensuite à l'écart sur un côté. Certains, les mains jointes, rendirent hommage dans la direction où se trouvait le Bienheureux, puis s'assirent à l'écart sur le coté. D'autres encore, ayant énoncé leurs noms et leurs noms de famille, s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres s'assirent à l'écart sur un côté sans rien dire.


Verset 1.6

S'étant assis ainsi à l'écart sur un côté, ils s'adressèrent au Bienheureux et dirent: « Ô vénérable Gotama, il y a des religieux et des brahmanes qui arrivent à Kesaputta. Ils exposent et exaltent seulement leur propre doctrine, mais ils condamnent et méprisent les doctrines des autres. Puis d'autres religieux et brahmanes arrivent aussi à Kesaputta. Eux aussi exposent et exaltent leur propre doctrine, et ils méprisent, critiquent et brisent les doctrines des autres. Ô Vénérable, il y a un doute, il y a une perplexité chez nous à propos de ces diverses opinions religieuses. Parmi ces religieux et ces brahmanes, qui dit la vérité et qui des mensonges ? »


Verset 1.7

Le Bienheureux s'adressa aux Kalamas et dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.


Verset 1.8

Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse, ni par ce que vous avez entendu dire. Ne vous laissez par guider par l'autorité des textes religieux, ni par la simple logique ou les allégations, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances probables, ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


Verset 1.9

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.


Verset 1.10

Maintenant, je vous demande : « Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'avidité apparaît chez quelqu'un, cette avidité apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour son mal ? »


Verset 1.11

Les Kalamas répondirent: O Vénérable, l'avidité apparaît pour le mal de cet individu.


Verset 1.12

O Kalamas, en se donnant à l'avidité, étant vaincu par l'avidité, étant enveloppé mentalement par l'avidité, un tel individu tue des êtres vivants, commet des vols, s'engage dans l'adultère et profère des paroles mensongères. Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement, oui, ô Vénérable.

Verset 1.13


Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque la haine apparaît chez quelqu'un, cette haine apparaît-elle pour le bien de cet individu ou pour le mal ? Ô Vénérable, la haine apparaît pour le mal de cet individu.


Verset 1.14

Ô Kalamas, en se donnant à la haine, étant vaincu par la haine, étant enveloppé mentalement par la haine, un tel individu tue des êtres vivants (...) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable.


Verset 1.15

Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'illusion apparaît chez quelqu'un, cette illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal? O Vénérable, l'illusion apparaît pour le mal de cet individu.


Verset 1.16

Ô Kalamas, en se donnant à l'illusion, étant vaincu par l'illusion, étant enveloppé mentalement par l'illusion, un tel individu tue des êtres vivants (...) Il pousse un autre à accomplir aussi de tels actes. De tels actes entraînent-ils son mal et son malheur pendant longtemps ? Certainement oui, ô Vénérable.


Verset 1.17

Maintenant, qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises ? Ô Vénérable, ces choses sont mauvaises. Ces choses sont-elles blâmables ou louables? Ô Vénérable, ces choses sont blâmables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? Ô Vénérable, ces choses sont censurées par les sages.


Verset 1.18

Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au mal et au malheur? Lorsqu'on les met en pratique, ô Vénérable, ces choses conduisent au mal et au malheur. C'est ce qui est généralement accepté. C'est ce que nous en pensons.


Verset 1.19

Le Bienheureux dit : C'est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.


Verset 1.20

Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


Verset 1.21

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, que telles choses blâmables sont condamnées par les sages et que, lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au mal et au malheur, abandonnez-les.


Verset 1.22

Ensuite, le Bienheureux s'adressa à nouveau aux Kalamas et dit: Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


Verset 1.23

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu'on les met en pratique, elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les.


Verset 1.24

Maintenant, je vous demande : « Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l'absence d'avidité apparaît chez un individu, cette absence d'avidité apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal ? »

Les Kalamas répondirent : Ô vénérable, l'absence d'avidité apparaît pour le bien-être de cet individu.


Verset 1.25

Ô Kalamas, ne se donnant pas à l'avidité, n'étant pas vaincu par l'avidité, n'étant pas enveloppé mentalement par l'avidité, un tel individu ne tue point d'êtres vivants, ne commet pas de vols, ne s'engage pas dans l'adultère, ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s'abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être? Certainement oui, ô Vénérable.


Verset 1.26

Qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Lorsque l'absence de haine apparaît chez un individu, cette absence de haine apparaît-elle pour le bien-être de cet individu, ou pour son mal ? Ô Vénérable, l'absence de haine apparaît pour son bien.


Verset 1.27

Ô Kalamas, ne se donnant pas à la haine, n'étant pas vaincu par la haine, n'étant pas enveloppé mentalement par la haine, cet individu ne tue pas d'êtres vivants (...) et ne profére pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable.


Verset 1.28

Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsque l'absence d'illusion apparaît chez un individu, cette absence d'illusion apparaît-elle pour le bien-être de cet individu ou pour son mal? Ô Vénérable, l'absence d'illusion apparaît pour son bien.


Verset 1.29

O Kalamas, ne se donnant pas à l'illusion, n'étant pas vaincu par l'illusion, n'étant pas enveloppé mentalement par l'illusion, cet individu ne tue pas d'êtres vivants (...) et ne profère pas des paroles mensongères. Il pousse un autre aussi à s'abstenir de tels actes. Est-ce que cela entraîne son bonheur et son bien-être ? Certainement oui, ô Vénérable.


Verset 1.30

Maintenant, qu'en pensez-vous, ô Kalamas ? Ces choses sont-elles bonnes ou mauvaises? Ô Vénérable, ces choses sont bonnes. Ces choses sont-elles blâmables ou louables? Ô Vénérable, ces choses sont louables. Est-ce que ces choses sont censurées ou pratiquées par les sages ? Ô Vénérable, ces choses sont pratiquées par les sages.


Verset 1.31

Qu'en pensez-vous, ô Kalamas? Lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent-elles au bien-être et au bonheur, ou bien ne conduisent-elles pas au bien-être et au bonheur? Les Kalamas répondirent : Lorsqu'on les met en pratique, ces choses conduisent au bien-être et au bonheur. C'est ce qui est généralement accepté. C'est ce que nous en pensons.


Verset 1.32

Le Bienheureux dit : C'est pourquoi, ô Kalamas, nous avons déjà dit : Il est juste pour vous, ô Kalamas, d'avoir un doute et d'être dans la perplexité. Car le doute est né chez vous à propos d'une matière qui est douteuse.


Verset 1.33

Venez, ô Kalamas, ne vous laissez pas guider par des rapports, ni par la tradition religieuse (...) ni par la pensée que « ce religieux est notre maître spirituel ».


Verset 1.34

Cependant, ô Kalamas, lorsque vous savez vous-mêmes que certaines choses sont favorables, que ces choses louables sont pratiquées par les sages, que, lorsqu'on les met en pratique elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les.


Verset 1.35

Ô Kalamas, le disciple noble, qui s'est ainsi séparé de l'avidité, de la haine, de l'illusion, ayant une compréhension claire et une attention de la pensée, demeure, faisant rayonner la pensée de bienveillance dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans la totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée de bienveillance, large, profonde, sans limites, sans haine et llibérée de la malveillance.


Verset 1.36

Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de compassion dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrieme, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée de compassion, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.


Verset 1.37

Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée de joie sympathique dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée de joie sympathique, large profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.


Verset 1.38

Également, le disciple noble demeure, faisant rayonner la pensée d'équanimité dans une direction (du monde), et de même dans une deuxième, dans une troisième, dans une quatrième, au-dessus, au-dessous, au travers, partout dans sa totalité en tout lieu de l'univers, il demeure faisant rayonner la pensée d'équanimité, large, profonde, sans limites, sans haine et libérée de la malveillance.


Verset 1.39

Ô Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée ainsi libérée de la haine, de la malveillance, qui a une pensée non souillée et une pensée pure, est quelqu'un qui trouve les quatre soulagements, ici et maintenant, en pensant :


Verset 1.40

« Supposons qu'il y ait, après la mort, des résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). En ce cas, il est possible pour moi de naître après la dissolution du corps, après la mort, dans un des cieux où se trouvent des bonheurs célestes. » Cela est le premier soulagement.


Verset 1.41

« Supposons qu'il n'y ait pas, après la mort, de résultats pour les actes bons et mauvais (accomplis avant la mort). Tout de même, ici et maintenant, dans cette vie, je demeure sain et sauf avec une pensée heureuse, libérée de la haine, de la malveillance. » Cela est le deuxième soulagement.


Verset 1.42

« Supposons que des mauvais résultats tombent sur l'individu qui a accompli des mauvaises actions. Quant à moi, je ne souhaite aucun mal à personne. Alors comment se pourrait-il qu'un mauvais résultat tombe sur moi qui ne fais aucune action mauvaise ? » Cela est le troisième soulagement.


Verset 1.43

« Supposons que des mauvais résultats ne tombent pas sur l'individu qui fait des actions mauvaises. Alors dans ces deux cas, je trouve que je suis pur. » Cela est le quatrième soulagement.


Verset 1.44

Ô Kalamas, le disciple noble, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu'un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant.


Verset 1.45

Les Kalamas dirent : « Cela est exact, ô Bienheureux, cela est exact, ô Parfait. Le disciple des êtres nobles, qui a une pensée libérée de la haine, de la malveillance, qui a une telle pensée non souillée, une pensée pure, est quelqu'un qui a ces quatre soulagements, ici et maintenant (...) »


Verset 1.46

Ayant entendu la parole du Bienheureux, les Kalamas s'écrièrent : « Merveilleux, ô Bienheureux, merveilleux. C'est comme si l'on redressait ce qui a été renversé, ou découvrait ce qui a été caché, ou montrait le chemin à celui qui s'est égaré, ou apportait une lampe dans l'obscurité pour que ceux qui ont des yeux puissent voir. Ainsi, le vénérable Gotama a rendu claire la vérité de nombreuses façons.


Verset 1.47

Nous prenons refuge dans le vénérable Gotama, dans l'Enseignement (dhamma), dans la Communauté (sangha). Que le vénérable Gotama veuille bien nous accepter comme disciples laïcs jusqu'à la fin de nos vies. »

 

13:36 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le principe de non-violence (AGGI-SUTTA) Sermons du Bouddha

 

 

Sermons du Bouddha - Chapitre 2 : Le principe de non-violence (AGGI-SUTTA)

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- Chapitre 1 : L'accès aux libres examens (KALAMA-SUTTA) << Sermons du Bouddha >> - Chapitre 3 : La guerre et la paix (SANGAMA-SUTTA)

 

 

Verset 2.1

Une fois, le Bienheureux séjournait au monastère fondé par Anathapindika, dans le parc Jeta, près de la ville de Savatthi. En ce temps-là, un grand sacrifice avait été organisé par le brahmane Uggatasarira. Les animaux, cinq cents taureaux, cinq cents jeunes bœufs, cinq cents génisses, cinq cents chèvres, cinq cents béliers, avaient été amenés au poteau sacrificiel afin d'être immolés.

 

Verset 2.2

Alors, le brahmane Uggatasarira rendit visite au Bienheureux. S'étant approché du Bienheureux, il échangea avec lui des compliments de politesse et des paroles de courtoisie, puis s'assit à l'écart sur un côté.

 

Verset 2.3

Le brahmane Uggatasarira dit au Bienheureux: « Ô vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

 

Verset 2.4

Le Bienheureux dit : « Moi aussi, ô brahmane, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

 

Verset 2.5

Le brahmane Uggatasarira dit pour la deuxième fois : « Ô vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

 

Verset 2.6

Le Bienheureux dit : « Moi aussi, ô brahmane, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

 

Verset 2.7

Pour la troisième fois, le brahmane Uggatasarira dit: « Ô vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

 

 

Verset 2.8

Le Bienheureux aussi répéta alors : « Moi aussi, ô brahmane, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses. »

 

Verset 2.9

Enfin, le brahmane dit : « Dans ce cas, nous avons donc le même point de vue ! Mon opinion et celle du vénérable Gotama sont tout à fait semblables sur ce point ! » Pendant cette discussion, l'Ayasmanta Ananda était là en écoutant.

 

Verset 2.10

Lorsque le brahmane Uggatasarira eut ainsi parlé, l'Ayasmanta Ananda dit: Ô brahmane, le Tathagata ne doit pas être interrogé ainsi, en disant : « O vénérable Gotama, j'ai entendu dire que le fait d'allumer un feu de sacrifice et le fait d'ériger un poteau sacrificiel étaient des choses avantageuses et très fructueuses », mais vous devez formuler votre question ainsi : « Ô vénérable, je me prépare à allumer un feu de sacrifice et à ériger un poteau sacrificiel. Que le Bienheureux me conseille ! Que le Bienheureux m'instruise pour que ses conseils m'amènent le bonheur et le bien-être pour longtemps ! »

 

Verset 2.11

Le brahmane Uggatasarira alors s'adressa au Bienheureux : « Ô Vénérable, je me prépare à allumer un feu de sacrifice et à ériger un poteau sacrificiel. Que le Bienheureux me donne des conseils ! Que le Bienheureux m'instruise pour que ses conseils m'amènent le bonheur et le bien-être pour longtemps ! »

 

Verset 2.12

Le Bienheureux dit: Ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu de sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse trois épées malfaisantes, mauvaises dans leur efficacité, mauvaises dans leur fruit. Quelles sont ces trois épées ? L'épée des actions corporelles, l'épée des actions verbales et l'épée des actions mentales.

 

Verset 2.13

O brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel fait naître les pensées suivantes : « Que pour ce sacrifice soient massacrés tant de taureaux, tant de jeunes bœufs, tant de génisses, tant de chèvres, tant de béliers. »

 

Verset 2.14

De cette façon, il fait des démérites, mais en pensant acquérir des mérites. Il fait une chose mauvaise, mais en pensant faire une bonne chose. Il prépare la voie conduisant à une destination malheureuse, mais en pensant préparer la voie conduisant à une destination heureuse.

 

Verset 2.15

Ainsi, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse en premier lieu cette épée des actions mentales, qui est malfaisante, mauvaise dans son efficacité, mauvaise dans son fruit.

 

Verset 2.16

Et encore, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel déclare : « Que pour ce sacrifice soient massacrés tant de taureaux, tant de jeunes bœufs, tant de génisses, tant de chèvres, tant de béliers. »

 

Verset 2.17

De cette façon, il fait des démérites, mais en pensant acquérir des mérites. Il fait une chose mauvaise, mais en pensant faire une chose bonne. Il prépare la voie conduisant à une destination malheureuse, mais en pensant préparer la voie conduisant à une destination heureuse.

 

Verset 2.18

Ainsi, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse en second lieu cette épée des actions verbales, qui est malfaisante, mauvaise dans son efficacité mauvaise dans son fruit.

 

Verset 2.19

Et encore, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel met en marche lui-même toute l'affaire, en disant : « Que l'on abatte les taureaux, pour sacrifier ! Que l'on abatte les jeunes bœufs pour sacrifier ! Que l'on abatte les génisses pour sacrifier! Que l'on abatte les béliers pour sacrifier ! »

 

Verset 2.20

De cette façon, il fait des démérites, mais en pensant acquérir des mérites. Il fait une chose mauvaise, mais en pensant faire une chose bonne. Il prépare la voie conduisant à une destination malheureuse, mais en pensant préparer la voie conduisant à une destination heureuse.

 

Verset 2.21

Ainsi, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice et qui érige le poteau sacrificiel dresse en troisième lieu cette épée des actions corporelles qui est malfaisante, mauvaise dans son efficacité, mauvaise dans son fruit.

 

Verset 2.22

De cette façon, ô brahmane, même avant que le sacrifice ne commence, celui qui prépare le feu du sacrifice, et qui érige le poteau sacrificiel dresse ces trois épées malfaisantes, qui sont mauvaises dans leur efficacité, qui sont mauvaises dans leur fruit.

 

Verset 2.23

Il y a, ô brahmane, trois sortes de feu qu'il faut abandonner, qu'il faut éloigner, qu'il faut éviter. Quels sont ces trois feux? Ce sont le feu de l'avidité, le feu de la haine et le feu de l'illusion.

 

Verset 2.24

Pourquoi, ô brahmane, le feu de l'avidité faut-il l'abandonner, l'éloigner, l'éviter ? Avec une pensée obsédée par l'avidité, dominée par l'avidité, impressionnée par l'avidité, on s'engage dans un cours mauvais en action corporelle, mauvais en action verbale et mauvais en action mentale. Alors, après la dissolution du corps, après la mort, on renaîtra dans les enfers, dans les destinations malheureuses, dans le malheur, dans l'enfer.

 

Verset 2.25

Pourquoi, ô brahmane, le feu de la haine faut-il l'abandonner, l'éloigner, l'éviter ? Avec une pensée obsédée par la haine, dominée par la haine, impressionnée par la haine, on s'engage dans un cours mauvais en action corporelle, mauvais en action verbale et mauvais en action mentale. Alors, après la dissolution du corps, après la mort, on renaîtra dans les enfers, dans les destinations malheureuses, dans le malheur, dans l'enfer.

 

Verset 2.26

Pourquoi, ô brahmane, le feu de l'illusion faut-il l'abandonner, l'éloigner, l'éviter ? Avec une pensée obsédée par l'illusion, dominée par l'illusion, impressionnée par l'illusion, on s'engage dans un cours mauvais en action corporelle, mauvais en action verbale et mauvais en action mentale. Alors, après la dissolution du corps, après la mort, on renaîtra dans les enfers, dans les destinations malheureuses, dans le malheur, dans l'enfer.

 

Verset 2.27

En effet, ô brahmane, ces trois sortes de feux doivent être abandonnés, doivent être éloignés, doivent être évités.

 

Verset 2.28

(Cependant) il y a, ô brahmane, trois sortes de feux qui amènent le bonheur lorsqu'on les respecte, vénère et révère. Quels sont ces trois feux ? Le feu des êtres dignes de respect, le feu des chefs de famille et le feu des êtres dignes de dons.

 

Verset 2.29

Quel est le feu des êtres dignes de respect? Considère, ô brahmane, quelqu'un qui honore sa mère et son père. La mère et le père sont appelés « le feu des êtres dignes de respect ». Pourquoi ? Parce que ce feu s'est produit. Pour cette raison, ô brahmane, le feu des êtres dignes de respect, s'il est respecté, vénéré et révéré, ne manque pas d'amener le bonheur.

 

Verset 2.30

Quel est le feu des chefs de famille ? Considère, ô brahmane, quelqu'un qui traite correctement ses enfants et sa femme, ses esclaves, ses serviteurs, ses travailleurs. Ces êtres (appartenant au chef de famille) sont appelés « le feu des chefs de famille ». Pour cette raison, ô brahmane, le feu des chefs de famille, s'il est respecté, vénéré et révéré, ne manque pas d'amener le bonheur.

 

Verset 2.31

Quel est le feu des êtres dignes de dons ? Considère, ô brahmane, les religieux et les prêtres, qui s'abstiennent de la vaine gloire, de l'orgueil et de l'indolence, qui supportent tout avec patience et sérénité, tantôt essayant de se dompter eux-mêmes, tantôt se dirigeant vers l'obtention de l'émancipation. Ces êtres sont appelés « le feu des êtres dignes de dons ». Pour cette raison, ô brahmane, le feu des êtres dignes de dons, s'il est respecté, vénéré et révéré, ne manque pas d'amener le bonheur.

 

Verset 2.32

En effet, ô brahmane, ces trois sortes de feux, s'ils sont respectés, vénérés et révérés, ne manquent pas d'amener le bonheur.

 

Verset 2.33

Concernant le feu de bois, ô brahmane, il faut l'allumer de temps en temps, il doit être maintenu de temps en temps, il doit être éteint de temps en temps, il doit être abandonné de temps en temps.

 

Verset 2.34

Cela dit, le brahmane Uggatasarira dit au Bienheureux : Merveilleux, ô vénérable Gotama! Merveilleux, ô vénérable Gotama ! Que le vénérable Gotama veuille bien m'accepter comme un disciple laïc qui, de ce jour jusqu'à la fin de sa vie, le prenne comme refuge.

 

Verset 2.35

Je laisse, ô vénérable Gotama, en liberté ces cinq cents taureaux, je leur donne la vie. Je laisse en liberté ces cinq cents jeunes bœufs, je leur donne la vie.

 

Verset 2.36

Je laisse en liberté ces cinq cents génisses. Je leur donne la vie. Je laisse en liberté ces cinq cents béliers, je leur donne la vie.

 

Verset 2.37

Que ces animaux mangent de l'herbe comme ils veulent. Qu'ils boivent l'eau fraîche comme ils veulent. Que la douceur du vent souffle sur leur corps.

 

13:34 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pour justifier que le Bouddhisme n'est ni une religion et ni une philosophie.

 

Chers amis.
Pour justifier que le Bouddhisme n'est ni une religion et ni une philosophie.
Veuillez-vous lire ces deux sutta.
Bonne lecture
Chinh

http://fr.wikisource.org/wiki/Sermons_du_Bouddha_-_Chapitre_1_:_L'acc%C3%A8s_aux_libres_examens_(KALAMA-SUTTA)

http://fr.wikisource.org/wiki/Sermons_du_Bouddha_-_Chapitre_2_:_Le_principe_de_non-violence_%28AGGI-SUTTA%29

 

13:29 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/09/2007

Différence BOUDDHISME PSYCHOTHERAPIE


Je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais personnellement, je trouve
qu'effectivement si la psychanalyse, les psychothérapies, etc. etc. etc.
visent à un épanouissement personnel, la différence qui réside entre ces
deux pratiques est, justement la pratique, la mise en pratique devrais-je
plutôt dire, l'action.

 En effet, si la psychanalyse consiste essentiellement
en paroles pour mieux se connaître et éventuellement changer en mieux,

 le Bouddhisme propose quant à lui, en plus de la théorie, de la pratique en
temps que telle, c'est-à-dire nous faire découvrir par nous-même notre
esprit, l'observer, si je puis dire, de nos propres yeux.

02:20 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PSYCHOTHERAPIE ET BOUDDHISME PSYCHANALYSE ET BOUDDHISME mécanisme neurobiologique de la méditation


: boudhisme et psychanalyse


"merita.recrue" <merita.recrue@ yahoo.fr> a écrit : 

(;;;) Je ne pense pas que le Bouddhisme soit une
thérapie.
Pour ceux que ça intéresse, voici des extraits trouvés sur internet,
(......)

Sur le Bouddhisme et la psychanalyse :


www.bouddhismeunive rsite.org/ universite/ publications/ conferences/ Schne
tzler.html
si j'ai mal fait le lien taper Bouddhisme et Psychanalyse donnée, le
28/02/96, par Jean-Pierre Schnetzler

Interview : Joyce McDougall
J'ai eu le très grand privilège d'être invitée par le Dalaï Lama qui
m'ayant demandé le but
des gens qui vont en psychanalyse, "de découvrir sa propre vérité" a
convenu que ce but était
exactement le même que celui de la méditation. Il m'a aussi démontré
que ses vues étaient dans l'âme, celles d'un "psychosomaticien"
puisque dès que quelque chose ne va pas dans le corps, ils se
demandent ce qui ne va pas dans son esprit, et cela depuis des
siècles...

http://zenbelgique. skyrock.com/ 3.html
comme je ne sais pas si le lien fonctionne, voici des extraits du
texte :

Du 8 au 10 novembre 2005, plusieurs scientifiques de renommée
internationale rencontraient le dalaï-lama et d'autres personnalités
du monde spirituel pour débattre des bases scientifiques et des
applications cliniques de la méditation.

..De l'avis des nombreux spécialistes présents à Washington, la
compréhension des mécanismes neurologiques de la méditation permettra
d'inclure ses principes dans nos attitudes préventives et dans nos
stratégies curatives. « Nous avons tous emprunté des chemins
différents pour arriver jusqu'ici, constatait Ralph Snyderman,
professeur de médecine et ancien président de la Duke University.

Cependant, nous souhaitons tous trouver des moyens pour diminuer la
souffrance. Et nous savons tous que la technologie n'y suffira pas. »
Loin de renier les acquis de la médecine scientifique, il paraît donc
opportun de lui adjoindre des méthodes issues de l'expérience
séculaire de notre humanité.

 « Si il est prouvé qu'une retraite
méditative peut aider à guérir une dépression, il n'en reste pas
moins vrai que, parfois, un médicament anti-dépresseur est nécessaire
pour permettre au patient de sortir du gouffre et envisager la
possibilité d'entreprendre un programme de méditation », faisait
remarquer Jan Chozen Bays, dont la double culture, scientifique et
spirituelle, lui permet de jeter la passerelle indispensable à cette
approche médicale « intégrée ».


« Face aux problèmes d'attention et d'agressivité que nous
rencontrons dans nos écoles, il faudrait peut-être y introduire
l'enseignement de la méditation dès les petites classes », me disait
un fonctionnaire de l'U.S. Department of Education, assis à mes côtés
tout au long de ses journées.

C'est sans doute ce qu'espère Richard
Davidson lorsqu'il déclare qu'« un jour, en plus de leur programme
d'''éducation physique'', nos enfants bénéficieront peut-être d'une
initiation à l'''éducation mentale et spirituelle' '. Qui sait ?

En tout cas, il paraît important de préciser que la spiritualité
n'est envisagée ici que dans sa conception la plus pure, débarrassée
de ses préjugés religieux.
« Il ne s'agit pas d'une affaire de foi et
de croyance, précisait le dalaï-lama.

Mais plutôt d'une préoccupation
éthique et morale. Il est de notre responsabilité d'être humain
d'utiliser notre intelligence pour comprendre la nature et le
fonctionnement de notre esprit. »
Cette précision rassurera peut-être
les scientifiques suspicieux qui insistent pour que la science reste
indépendante de toute forme d'influence religieuse.

Car le débat est
passionné. Pour preuve, la pétition signée par des médecins et des
chercheurs pour protester contre l'invitation faite au dalaï-lama par
la Society for Neuroscience afin qu'il prononce le discours inaugural
du Congrès qui se tenait à Washington, quelques jours après les
rencontres du Mind and Life Institute.

« Si la science prouve que
certaines croyances du bouddhisme sont fausses, alors le bouddhisme
les changera », confiait le dalaï-lama à la docte assemblée. Force
est de constater que, à ce jour, les conclusions issues de
l'expérience millénaire du bouddhisme rejoignent celles qui découlent
de la méthode scientifique.

Et, les deux approches nourrissant le
même désir d'aider l'évolution de l'humanité, il paraît logique de
les voir unir leurs efforts.

Isaac Newton n'a-t-il pas écrit « les
hommes construisent trop de murs, pas assez de ponts » ?


>
> merita plav a écrit :
> > J'ai écrit que je ne pensais pas au développement, car dans mon
message j'ai écrit « épanouissement personnel », pour moi cela
voulait dire qu'une personne essaye de sortir d'une situation de
souffrance,
par exemple d'une situation qui l'empêche de mener une
vie sociale ou de communiquer avec ses proches.
> >
> Indéniablement "sortir d'une situation de souffrance" évoque le
> bouddhisme, puisque la visée principale de celui-ci est la
cessation de  dukkha ; cependant cette identité apparente de but ne doit pas à
mon avis amener à un rapprochement artificiel.

S'il est vrai qu'il peut
> exister des "passerelles" entre psychothérapie et bouddhisme, il ne
faut surtout pas prendre le bouddhisme pour une psychothérapie.
> > Est-ce que le terme « individus » peut remplacer les «
personnes », sinon quel terme est approprié.
> Oups ! Je préfère encore personne que individu, parce
que "personne" a  également la signification de "nobody", alors qu'individu pose
encore  plus la notion de singularité ; selon la définition
aristotélicienne,  individu se rapporte à ce qui "est" vraiment, séparément de toute
autre  chose, alors que le bouddhisme nous dit que rien n'existe de façon
non  interdépendante.

 QUESTION DE LANGAGES ET LANGUES


> Nous sommes souvent dans notre façon de penser terriblement
tributaires de la langue, et le français a beaucoup tendance à réifier les
choses. Individu, personne, ont des définitions qui se rapporte à "l'être",
par  opposition au changement. L'espagnol a deux mots pour traduite
notre  verbe "être", ser et estar, l'un ayant rapport à ce qui nous
caractérise  durablement (je suis un homme, je suis français), l'autre à ce qui
est ponctuel (je suis en retard, je suis dans ma cuisine) ; c'est un
> avantage par rapport au français, mais je ne connais pas de langue
(mais  je ne suis pas spécialiste en la matière !) qui rende compte de
l'aspect "mouvant" de toute chose. Si je devais me "définir", plutôt que le
mot  "êre", j'utiliserais le mot "devenant".
>
>

02:03 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2007

ABIDHAMMA SELON www.centrebouddhique.net

Abhidhamma

 

Origine de l’enseignement

Dans les écritures, on lit que dans la 4ème semaine après son éveil, le Bouddha était toujours dans les environs de l'arbre de bodhi et il était assis dans une "maison de joyaux" tournée vers le nord-ouest. Cette "maison de joyaux" n'était pas vraiment faite de pierres précieuses, mais était l'endroit où il contempla les sept livres de l'abhidhamma pitaka. Il contempla leur contenu tour à tour en commençant par le livre qui s'appelle dhammasanghani mais pendant ce temps-là son corps ne rayonnait pas. Cependant, lorsqu'il arriva au 7ème livre, le patthâna, et qu'il commença à contempler les vingt-quatre conditions universelles, l'enseignement était à la hauteur de son intelligence et de son omniscience. Comme le grand poisson Timiratipingala n'a assez de place pour nager seulement dans les quatre grands océans de la même façon l'omniscience du Bouddha n'a vraiment trouvé de place pour se développer que dans l'enseignement du patthâna. Pendant qu'il contemplait cet enseignement très profond, le corps du Bouddha émit des rayons de six couleurs différentes : indigo, doré, rouge, blanc, marron et éblouissant. Dans le Théravada on pense que c'est le Bouddha lui-même qui a enseigné les sept livres de l'abhidhamma mais dans d'autres écoles du Bouddhisme on pense que c'est l'oeuvre de ses élèves. Les commentaires du pali disent que le Bouddha a plutôt enseigné l'abhidhamma à des dieux de la sphère de Tavatimsa et non pas dans le monde humain à des disciples humains. Selon cette tradition, juste avant sa 7ème retraite annuelle, il fit une ascension au paradis de Tavatimsa et s'assit sur une pierre au pied d'un arbre pendant trois mois pendant lesquels il enseigna aux dieux qui s'étaient assemblés des 10.000 systèmes solaires. La personne principale à qui il s'adressait c'était celui qui avait pris renaissances en tant que deva mais qui avait été sa mère auparavant. La raison pour laquelle le Bouddha a enseigné l'abhidhamma dans le monde des devas plus tôt que dans le monde humain est qu'il voulait donner un enseignement complet et pour ce faire il fallait enseigner du début à la fin en une seule fois. Mais comme l'exposition complète de l'abhidhamma prend trois mois, seuls les devas et les brahmas étaient capables de l'écouter sans interruption, car seuls sont capables de maintenir une posture pendant une période de temps aussi longue. Cependant, tous les jours, pour maintenir son corps en bonne santé, le Bouddha descendait dans le monde humain pour aller quêter sa nourriture dans la région d'Uttarakuru. Après cela, il allait près du lac Anottatta pour manger son déjeuner. Le vénérable Sariputta rencontrait le Bouddha à cet endroit et celui-ci lui enseignait un résumé de ce qu'il avait prêché ce jour là dans le monde des devas. Le vénérable Sariputta à son tour transmit cet enseignement à 500 de ses élèves et c'est ainsi que les textes de l'abhidhamma pitaka furent établis.

Les sept livres

Dans l'enseignement de l'abhidhamma, il y a sept livres dont le premier s'appelle dhammasanghani. C'est une énumération des réalités ultimes. Le deuxième livre s'appelle vibhanga, le livre de l'analyse et contient une analyse détaillée des aggrégats, des sphères des sens, des éléments, des vérité etc.. Le troisième livre, le dhâtukatha, est à propos des éléments. Il contient des discussions sur tous les phénomènes naturels décrits dans le livre précédent. Le 4ème livre, puggala paññatti, traite des concepts des individus, c'est-à-dire qu'il décrit les différents caractères des personnes et les différents comportements. Le 5ème livre, le kathavatthu, contient des controverses et est une polémique qu'on attribue à un élève du Bouddha. Il s'agit d'une discussion à propos des opinions hétérodoxes des différentes écoles Bouddhistes. Le 6ème livre, le yamaka, définit précisément l'usage des termes techniques et est formulé sous forme de questions. Le 7ème livre, le patthâna, le livre des relations conditionnées, est probablement le plus volumineux de l'abhidhamma pitaka car il comprend 2500 pages. Ce livre décrit les relations qu'entretiennent entre elles toutes les unités décrites dans les livres précédents. Il est hautement abstrait et difficilement compréhensible pour un homme du commun. Néanmoins on peut dire qu'il est un monument de la pensée humaine, étonnant dans son amplitude de compréhension, sa consistance rigoureuse et son attention du détail.

Le Tipitaka

L'enseignement de l'abhidhamma fait partie des écritures Bouddhiques qu'on appelle le Tipitaka. Ce mot signifie : les trois corbeilles. Il désigne l'ensemble des écritures qu'on appelle aussi le canon Bouddhique. Ce canon a été rédigé lors des trois grands conciles qui se sont tenus en Inde après la mort du Bouddha. Le premier concile à Rajagaha s'était réuni trois mois après la mort du Bouddha. Il était composé de 500 moines, tous illuminés. Le 2ème concile s'est tenu à Vesali, une centaine d'années plus tard. Le 3ème était à Pataliputta deux cent ans plus tard. Les écritures rédigées lors de ces conciles étaient préservés dans un langage de l'Inde qu'on appelle aujourd'hui le pâli. La première partie du canon s'appelle vinaya pitaka et contient les règles de conduite pour les moines et les nonnes. Celui-ci contient 21.000 unités d'enseignement. La deuxième partie s'appelle sutta pitaka et réunit tous les discours du Bouddha qu'il a tenu à des occasions diverses pendant ses quarante-cinq années d'enseignement. Ce genre d'enseignement était adapté au caractère de l'interlocuteur et à la situation individuelle. Il n'aborde pas tous les sujets de façon complète et il contient 21.000 unités d'enseignement. La troisième partie des écritures s'appelle abhidhamma pitaka, c'est-à-dire la doctrine supérieure ou spéciale. L’abhiddhamma contient 42.000 unités d'enseignement et est présenté de manière abstraite et systématique.

Les particularités de l'abhidhamma

Dans l'abhidhamma il existe ce qu'on appelle une mâtika c'est-à-dire une liste des catégories qui sont ensuite développés dans les livres suivants en 122 modes de classification par couplets ou par groupes de 3. Une autre caractéristique de l'abhidhamma est qu'on y définit les termes techniques employés dans l'enseignement en produisant une longue liste de synonymes de ce terme. Par exemple le facteur du désir est décrit comme la tache du désir sensuel, la tache de l'attachement à l'existence, le nœud de la convoitise, l'attachement au plaisir sensuel, et l'obstacle du désir sensuel etc..

Dans l’abhidhamma, la conscience est analysé en unités et tous les instants de l'esprits sont décrits. Dans le dernier livre, il y a une description des relations conditionnée qu'ont tous les phénomènes entre eux. C'est-à-dire que d'abord les unités sont analysées, disséquées et ensuite on montre leurs relations les unes entre les autres.

L’abhidhammattha sangaha

Les textes de l’abhidhamma sont très volumineux et complexes et donc difficile à étudier. C'est pourquoi, à une certaine étape de l'évolution de la pensée Bouddhiste, il y a eu un besoin de rédiger des résumés de ces sept livres pour pouvoir donner une idée générale des thèmes qui y sont abordés aux étudiants. Pour répondre à ce besoin, différents auteurs ont rédigé des manuels sur l’abhidhamma dès le 5eme siècle et jusqu'au 12eme. Il y en a neuf principaux

Abhidhammattha Sangaha, de Acariya Anuruddha;

Namarupa-pariccheda, du même auteur;

Paramattha-vinicchaya, du même auteur;

Abhidhammavatara, de Acariya Buddhadatta (un contemporain de Buddhaghosa);

Ruparupa-vibhaga, du même auteur; Sacca-sankhepa, de Bhadanta Dhammapala;

Moha-vicchedani, de Bhadanta Kassapa;

Khema-pakarana, de Bhadanta Khema; Namacara-dipaka, de Bhadanta Saddhamma Jotipala (Birmanie).

Parmi ceux-ci, l'oeuvre dominante depuis le XIIe siècle jusqu'à nos jours pour les études de l’abhidhamma est le premier livre intitulé "abhidhammattha sangaha ". Le titre signifie " le résumé des choses contenues dans l'abhidhamma ". C'est un livre populaire, peut-être parce qu'il est en même temps succinct et complet. En 160 pages environ tous les termes essentiels de l'abhidhamma sont résumés avec soin. Cependant, si on le lit seul, on peut à peine le comprendre et il est nécessaire de l'étudier avec un enseignant qualifié ou de consulter un guide qui explique les termes. C'est pourquoi, dans les études d’abhidhamma, l'abhidhammattha sangaha est toujours abordé en premier. Dans les monastères Bouddhistes, surtout en Birmanie, les novices et les jeunes moines doivent apprendre ce livre par cœur avant d'avoir le droit d'étudier les livres canoniques de l'abhidhamma pitaka et ses commentaires. Dans l'introduction de l'abhidhammattha sangaha, l'auteur Acariya Anuruddha dit qu'il a écrit ce manuel dans le monastère de Mulasoma au Sri-Lanka. Il contient neuf chapitres : citta, cetasika, pakinnakâ, vîthi, vîthimutta, rûpa, samuccayâ, patthâna et kammatthâna.

Les neuf chapitres

L’auteur commence par énumérer les réalités ultimes : la conscience, les facteurs mentaux, la matière et le nibbana. Le premier chapitre traite des instants de conscience et les classe en 89 ou 121 catégories. Le deuxième chapitre énumère les cinquante-deux facteurs mentaux qui sont divisés en quatre classes : les universels, les occasionnels, les malsains et les sains. Ensuite, la combinaison entre les facteurs mentaux et les instants de conscience est analysée. Le troisième chapitre classe les types de conscience en six catégories : les racines, le ressenti, la fonction, les portes, les objets et les bases. Les deux chapitres suivants décrivent les dynamiques des instants de conscience. Le 4ème chapitre décrit les processus de pensée et le 5ème décrit l'activité de l'esprit en dehors des processus de pensée et inclut la cosmologie Bouddhiste traditionnelle. Le 6ème chapitre est consacré à la matière. D'abord les différents types de matière sont énumérées puis ils sont classés selon leur origine et leur manifestation dans les différents mondes. Ce chapitre se termine par un exposé succinct sur le nibbâna. Dans le 7ème chapitre, l'auteur énumère une variété de catégories comme par exemple le résumé des souillures mentales, le résumé des facteurs de l'éveil etc.. Dans le chapitre 8, il y a une introduction à l'interdépendance de tous les phénomènes physiques et mentaux et une présentation de la chaîne de la production conditionnée. Le 9ème et dernier chapitre de l'abhidhammattha sangaha traite de la pratique Bouddhiste. Il décrit toutes les méthodes de méditation, aussi bien pour la concentration que pour la claire vision profonde. Il y a aussi une description des êtres illuminés et des différents stades de l'éveil.

Traduit de : A Comprehensive Manual of Abhidhamma The AbhidhammatthaSangaha de Acariya Anuruddha (Introduction) par Bhikkhu Bodhi, Editeur Général

 

1. paramattha et paññatti

La fois précédente, nous avons vu le plan de l’abhidhamattha sangaha avec ses neuf chapitres.

Cette fois ci nous commençons à analyser l’esprit en détail, mais auparavant il est nécessaire de le situer. L’esprit au sens Bouddhique fait partie de la « réalité ultime ». Dans le Bouddhisme, il y a deux réalités : paramattha (réalité ultime) et paññatti (réalité conventionnelle). Du point de vue de la réalité conventionnelle on voit la forme des choses. Si on dit par exemple : aujourd'hui je suis venu en voiture ou bien je suis venu en métro, c’est vrai selon la réalité conventionnelle. Ce n'est pas un mensonge. La réalité conventionnelle est celle des termes quotidiens comme: les animaux existent, les êtres humains existent, le moi existe. Quand les gens disent: « Il y a un moi qui est le même depuis l'enfance » c'est vrai, car c'est la manière conventionnelle de parler. Selon la réalité conventionnelle, il existe des personnes, des êtres qui se réincarnent.

La réalité ultime, elle, contemple toutes choses selon ses composants. Le Bouddha donne l’exemple suivant : quand nous allons chez le boucher et que nous voyons des morceaux de bœuf, nous ne voyons que de la viande et pas le bœuf. Quand le bœuf est vivant et entier, tous les morceaux assemblés donnent une certaine forme que nous appelons bœuf. Seulement une fois qu’il a été abattu et décomposé en morceaux, ce n’est plus un bœuf, mais de la viande. C’est pourquoi on dit alors que le bœuf n’existe pas. Dans le même sens, une voiture est composée de boulons de fer, de caoutchouc, en somme de matière. Une personne est composée de matière et d'esprit. L’endroit où vous êtes est composé de ciment, de bois, de verre - en somme de matière. C’est pourquoi on dit que la voiture mentionnée plus haut n'existe pas, la personne qui est venue n'existe pas, cet endroit n'existe pas. Le moi n’existe pas, l’âme n’existe pas, les hommes n’existent pas, les êtres célestes n’existent pas, il n’y a pas de personnes, d’êtres qui se réincarnent.

Dans un sens ultime, il n'y a que de la matière et de l'esprit. Ils sont au-delà de tout jugement de bien et de mal. Une personne par exemple, peut être décomposée en plusieurs "sous catégories" comme le corps>les membres>la chair>les os>l’eau>les particules solides>les cellules>les molécules>les atomes>les parties des atomes. Mais il arrive un point où on ne peut plus disséquer ou analyser et ces unités là sont appelées les réalités ultimes. Si nous voulons savoir ce dont le monde est vraiment composé, il faut étudier ces unités discrètes comme on dit en mathématique.

Tout comme on peut extraire de l'huile en pressant des graines de sésame ou des arachides, on peut extraire les paramattha (réalité ultime) de paññatti (réalité conventionnelle) par la sagesse et la compréhension. La réalité conventionnelle disparaît lorsqu'on analyse avec la sagesse, mais la réalité ultime ne disparaît pas lors de cette analyse. Au contraire, nous pouvons y pénétrer de plus en plus profondément et elle reste toujours vraie, elle ne cesse pas d'exister. Paramattha c'est ce qui existe certainement, sûrement, qui est profond, qui a de la force.

Les paramattha ne changent pas. Par exemple, l'élément de terre à la caractéristique de la solidité et personne ne pourra changer ce fait. L'esprit a la caractéristique de connaître l'objet et personne, ni rien au monde pourra changer ce fait. Le désir est juste le désir. Que ce soit le désir chez un animal ou le désir chez un homme c'est toujours le désir. Que ce soit le désir d'un occidental où le désir d'un asiatique, c'est toujours le désir. Il ne change pas, que ce soit le désir d'un homme de notre temps ou le désir d'un homme de la préhistoire, c'est toujours le désir. C'est pourquoi ces phénomènes qui restent toujours stables sont appelés des phénomènes nobles qu'ils soient bon ou mauvais. Le mot paramattha se divise en parama qui veut dire noble et attha qui veut dire :signification

La réalité conventionnelle est aussi importante, car c'est elle qui conduit à toutes les actions qui sont faites et à toute la richesse qui est gagnée dans le monde. Ce sont elles qui nous poussent à pratiquer les parami et les facteurs de l'éveil. C'est la réalité conventionnelle qui nous amène à croire que les mauvaises actions mènent en enfer et qu'en enfer nous allons souffrir. Néanmoins cette réalité conventionnelle est dangereuse, car elle est dénuée de toute sagesse et c'est pourquoi elle nous maintient dans l'obscurité, nous maintient dans la fausse vue qui nous maintiennent dans le samsara. Elle nous fait croire à tort que le monde est beau, parfait, stable, rempli de bonheur et soumis à notre volonté ou notre contrôle. Dans la méditation vipassana, nous essayons d’être conscient à chaque instant des paramattha et ceci développe la sagesse qui nous permet de voir qu’en fait, le monde est imparfait, instable, rempli de frustrations et est en dehors de notre contrôle

Donc si nous voulons connaître le monde et parvenir à découvrir ce qui est vrai et profond nous devons dans un premier temps étudier l’aspect théorique de la réalité ultime qui se compose des quatre paramattha.

Ces quatre sont : citta, cetasika, ruupa et nibbâna.

 

 

4 paramattha – réalités ultimes
citta – unités de conscience
cetasika – concomitants mentaux
ruupa – matière
nibbaana – fin de la souffrance
89 cittaa = 89 unités de conscience
kaamavacara citta 54

 

54 unités de conscience

 

du monde sensuel
ruupavacara citta 15

 

15 unités de conscience du monde à matière fine
aruupavacara citta 12

 

12 unités de conscience du monde immatériel
lokuttara citta 8

 

8 unités de conscience supramondaines
akusala

 

citta 12

 

12 unités de conscience malsaines
ahetuka citta 18

 

18 unités de conscience sans racines
kaamavacara

 

sobhanaa citta 24

 

24 unités de conscience nobles
ruupa jhaana 15

 

15 unités de conscience d’absorption
aruupa jhaana 12

 

12 unités de conscience d’absorption immatérielle
maggaa citta 4,

 

phalaa citta4

 

4 unités de conscience de la voie, 4 unités de conscience du fruit

 

 

2. citta, cetasika, ruupa, nibbaana

citta

Maintenant la question est : qu’est ce que l’esprit ? De quoi est il fait ? De quoi sont faites nos pensées ? Quelle est l’essence de notre esprit ?

Dans le Bouddhisme, l’esprit n’est pas un bloc, une chose mais un processus, une succession d’instants. Chacun de ces instants s’appelle citta, unité de conscience. Elles ont les caractéristiques suivantes :

- citta  est conscient de l'objet sans jugement de valeur, sans perception, sans réflexion .

- citta  pense

- citta  précède, guide, tire les facteurs mentaux et la matière

- citta  se perpétue sans interruption

- citta  est généré par l'esprit et la matière d'une vie précédente

cetasika

citta c’est l’esprit pur comme de l’eau limpide contenue dans un verre. Viennent s’ajouter à cela ce qu’on appelle les cetasika ou facteurs mentaux. Ceux-ci sont comme des couleurs que l’on ajoute dans ce verre d’eau et qui lui donnent une qualité. Les cetasika – (facteurs mentaux ou concomitants mentaux) ont les caractéristiques suivantes :

- les cetasika s'appuient sur citta, ils ne peuvent exister sans citta.

- les cetasika diversifient le citta.

- les cetasika sont toujours associés aux autres citta. Il n'y a aucune citta qui existe sans cetasika. Cela veut

dire qu'il n'existe pas la conscience absolue la conscience pure etc. La conscience est toujours mélangée avec

des facteurs mentaux.

- des exemples de cetasika sont : désir, aversion, ignorance, jalousie, amour, compassion, sagesse.

ruupa

La troisième réalité ultime est la matière. Dans le Bouddhisme on la décrit comme suit :

- ce qui change au contact de conditions adverses comme la chaleur ou le froid et ce qui est influencé par les conditions adverses est ruupa.

Les quatre éléments se divisent en deux extrêmes sur une échelle. Par exemple :

La terre est le principe de la solidité, mais aussi de la mollesse.

L'eau est le principe de la fluidité, mais aussi de la viscosité.

Le feu est le principe de la chaleur, mais aussi du froid.

Le vent est le principe de la vibration plus ou moins intense.

nibbaana

On dit que l’esprit, les facteurs mentaux et la matière sont composés (sankhata). Ils sont fabriqués par quatre facteurs qui sont le kamma ou l’action, l’esprit (citta), le climat et l’environnement (utu) et la nourriture(aahaaraa).

Par contre, le nibbaana n’est pas composé (asankhata). C’est pourquoi il est appelé ‘’non devenu’’, ‘’non-fabriqué’’.

- le mot se décompose en : ni = sans et vaana = attachement. Le nibbana est atteint quand on a réussi à se

détacher de tous les objets du monde sensuel et donc c'est la fin de l'attachement.

- c'est la fin de toute souffrance

- c'est un état de paix

- le nibbana est la fin des renaissances

- le nibbaana est propre au bouddhisme. Il a été redécouvert par le Bouddha et on n’en parle pas dans d’autres

religions, bien qu’il s’agisse d’une entité réelle. Le nibbana n’est pas simplement le vide ou la vacuité

13:36 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

KORNFELD A STILL FOREST POOL Meditation de AJAHN CHAH

 

Chers amis.
"A still forest pool -The insight meditation of Ajahn Chah",
compiled and edited by Jack Kornfield and Paul Breiter
Voici un tres bon livre.
Je fais un petit résumé.
Est-ce qu'on doit connaitre la philosophie bouddhiste?
On apprend le bouddhisme par le coeur pour voir son intérieur.
Si on ne l'apprend pas comme une philosophie sans la pratique, C'est comme on élève les poules, au lieu de prendre des oeufs, on ramasse des excréments.
Abhidhamma est la philosophie bouddhiste pour pouvoir voir plus précisemment notre intérieur.
Chinh

http://www.centrebouddhique.net/contenu/sambodhi/Abhidhamma.htm

13:32 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LANGUAGE sens EPANOUISSEMENT PERSONNEL et BDHI

merita.recrue a écrit :
> ... Je ne pensais pas au développement personnel, ...
> ...
> Par contre pour les techniques de développement personnel je ne vois
> pas de lien, mais tout ce qui aide la personne à avancer est positif,
> ...
>
Il est très instructif de comparer le sens des mots tels qu'ils sont
définis dans un dictionnaire philosophique et dans un dictionnaire
général tel que le Robert par exemple. La multiplicité des sens
constatée m'incite à toujours m'interroger sur la pertinence du mot
employé, et sur ce qu'a voulu dire le locuteur.
Je voulais ici seulement attirer l'attention sur certains termes. Le mot
"épanouissement", employé dans le premier message, peut évoquer aussi
bien une "détente" avec un caractère "joyeux", qu'un "développement
libre et complet des potentialités". Quand à la "personne", n'oublions
pas l'origine étymologique : "personna" désignait le masque de théatre
(donc une façon d'incarner ce que l'on n'est pas).
La tendance actuelle du "développement personnel" telle que je la
perçois est plus d'aller vers une "détente joueuse" obtenue par une
jouissance des aspects samsariques, par un développement de nos
potentialités à profiter du samsara, et vers un "épaississement" du
masque derrière lequel nous nous cachons, que vers la "joie sereine"
décrite dans les sutta, et vers la prise de conscience du caractère
factice de la "personne". J'appellerais plutôt le "développement
personnel" tel je je le vois à travers les descriptifs de stages,
formations, séminaires ou autres (quelquefois même se recommandant d'un
lama, voire animés par un lama !), "développement du personnage". C'est
à ce titre que je m'interrogeais sur le sens exact dans lequel il
convenait de comprendre l'expression employée ("épanouissement des
personnes").
Quand à l'expression "tout ce qui aide la personne à avancer est
positif", elle me paraît bien vague ; avancer, oui mais vers quoi ?
Selon le système dans lequel est observé un mouvement, il pourra être
perçu comme positif, profitable (avancer), ou bien comme négatif, non
profitable ("régresser").

Excusez-moi d'être si tatillon avec le langage, mais il en va de la
compréhension des échanges !

Gilbert

13:17 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

DIMENSION CORPORELLE DOIT ËTRE PRIS EN COMPTE

Une bonne façon de vérifier que sa "personne" n'existe pas est d'arrêter de
s'alimenter……

Après cette courte expérience ( personne ne tient très longtemps) il est
force de constater voire d'envisager de viser à l'épanouissement de "toutes"
nos dimensions et/ou "manifestations", soient elles ou pas appelées à
exister au-delà d'un certain temps ;-)

Je perçois comme immature voire contre nature de faire s'opposer les
différentes dimensions de ce qui nous caractérise, quand bien même cela ne
nous caractériserait qu'un temps, si l'on est capable de ne pas s'identifier
à cette manifestions pourquoi ne pourrait-on pas en extraire toutes les
grâces?!

Le tout est de ne pas s'identifier à la chose et d'oublier l'essentiel, une
fois cette conscience suffisamment développée: la voie du milieu me paraît
plus juste.

13:13 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

BOUDDHISME PYCHOLO ET OBSERV DU MENTAL

 

Bien sûr qu'il y'a des différences entre la psychanalyse et le
bouddhisme. Je ne pensais pas au développement personnel, mon
explication est similaire à la réponse de Cristian mais ce que j'ai
compris du Bouddhisme c'est l'importance de la pratique de la
conscience éveillée, cad observer le fonctionnement de notre mental.
Or dans la psychanalyse, la parole est utilisée pour que la personne
entende les raisonnements qu'elle tient, et qui sont la cause de sa
souffrance, il s'agit de rompre avec les pensées négatives, je trouve
qu'il y'a des similitudes cela ne signifie pas que je limite le
Bouddhisme à la psychanalyse et inversement.

Par contre pour les techniques de développement personnel je ne vois
pas de lien, mais tout ce qui aide la personne à avancer est positif,
bon c'est sur qu'il y'a beaucoup d'arnaques et que souvent c'est
superficiel.

Cordialement,

--- Dans bouddha@yahoogroupes.fr, Gilbert Pépin <gilbert.pepin@...> a
écrit :
>
> merita.recrue a écrit :
> > ...
> > je m'interesse aussi à la psychanalyse et je trouve qu'il y'a de
> > nombreux points communs, les 2 pratiques visent à un
épanouissement des
> > personnes.
> Il faudrait expliciter un peu mieux ce que vous
appelez "épanouissement
> de la personne". Si c'est ce que la tendance actuelle appelle aussi
> "développement personnel", alors pour moi non, la "visée" du
bouddhisme
> n'est pas l'épanouissement de la personne. Ce que beaucoup
recherchent
> à travers le "développement personnel", c'est la confirmation de
> l'existance de quelque chose de fixe et de durable derrière le soi
> expérimental ; le bouddhisme au contraire montre qu'il n'y a rien
de
> tel. La visée du bouddhisme est la cessation de dukkha ; croire que
> dukkha cessera en renforçant sa "personne" est pour moi une erreur
> manifeste.
>
> Cordialement
>
> Gilbert

13:10 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/09/2007

ignorance cause principal de souffrance

Bonjour.

Personnellement, je considère que c'est l'ignorance l'élément principal,
mais il s'agit plus d'une convention que d'autre chose. Il n'y a pas de
Cause Primordiale à dukkha car il ne s'agit pas d'une chaîne linéaire de
cause à effet. Il vaudrait mieux ce la représenter sous forme d'un
cercle fermé sans début ou fin et sans sens de "lecture" particulier.
L'ignorance renforce le désir, comme tu le soulignes, mais le désir
renforce également l'ignorance. De plus, n'importe quel élément de la
démonstration pourrait aussi bien servir d'origine. Après tout, si les 6
sens n'existaient pas, il n'y aurait pas de désir non plus. Ou si la
conscience n'existait pas, le désir n'apparaitrait pas. Selon moi, si
l'igorance mérite d'être placée en première position, c'est parce que
c'est l'élément auquel on peut s'opposer le plus activement et le plus
efficacement et sur lequel se concentre la méditation bouddhiste.

Cristian a écrit :

> Bonjour à tous à nouveau,
>
> Je voudrais maintenant que vous m'aidiez à éclairer un autre point du
> Dharma. C'est au sujet de la deuxième Nobles Vérité, celle de
> l'origine de
> Dukkha. Il y a certaines personnes qui disent que le Bouddha a
> enseigné que
> la cause de la souffrance est le désir. D'ailleurs, si on lit le
> Dhammacakkappavattana-sutta, on peut lire en effet le Bouddha énoncer
> que la
> cause de Dukkha est le désir, la "soif avide", peut-on même lire dans
> certaines traductions. Mais il y a aussi des gens qui disent que le
> Bouddha
> a enseigné que la cause de Dukkha est fondamentalement l'ignorance, cette
> ignorance qui nous fait projeter et imputer aux objets des qualités
> qui ne
> leurs correspondent pas : l'ignorance que les choses sont permanentes
> alors
> que nous les croyons permanentes; l'ignorance que tout est
> interdépendant et
> conditionné alors que nous les croyons dépendant de toute choses;
> l'ignorance de ce qui est en réalité source de souffrance alors que
> nous le
> considérons comme source de plaisir.
>
> Ce sont deux interprétations de l'enseignement du bouddha que je
> rencontre
> très fréquemment et je voulais vous demander ce que vous, qui étiez
> dans le
> Dharma depuis beaucoup plus longtemps que moi en pensiez.
>
> Personnellement, je trouve que si on lit l'enseignement au pied de la
> lettre, effectivement oui, le Bouddha a dit dans le
> Dhammacakkappavattana-sutta que la cause de Dukkha est bien le désir.
> Mais
> en y réfléchissant d'avantage, je me dit que oui, la cause disons, que
> l'on
> peut voir en surface, comme on dit d'habitude la pointe de l'iceberg
> est le
> désir, mais ce désir est-il vraiment la cause primordiale, la véritable
> cause de Dukkha ? En effet je me dit que si on savais et qu'on intégrait
> cette connaissance que tout es impermanent, interdépendant et
> conditionné,
> alors on n'aurait pas tous ces désirs inutiles.
>
> Donc, je tourne en rond car je me dit "oui, le désir inutile cause
> Dukkha,
> mais c'est l'ignorance qui cause le désir".
>
> Alors est-ce que le Dhammacakkappavattana-sutta expose juste la pointe de
> l'iceberg, c'est-à-dire que oui, effectivement c'est le désir qui cause
> Dukkha, et qu'après c'est à nous d'approfondir les chose pour
> découvrir ce
> qui cause le désir ?
>
> Cristian
>

02:04 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La réalité de la pratiquedu bouddhisme au tibet

>
> ----- Message d'origine ----
> De : Albro <albrofrench@yahoo.fr>
> À : bouddha@yahoogroupes.fr
> Envoyé le : Mardi, 4 Septembre 2007, 8h01mn 14s
> Objet : [bouddha] Sept jours au Tibet
>
> Le mois dernier j'ai eu l'opportunité de me rendre à Lhassa où j'ai
> séjourné une semaine et consacré la majeure partie de mon temps à
> visiter temples et monastères. Force a ét de constater qu'il y a un
> énorme clivage entre l'image que nous avons du bouddhisme tibétain
> et sa réalité sur place. Peut-on même encore parler de Dharma? Je
> n'ai vu que pratiques superstitieuses, défilés de pellerins glissant
> des billets de banque dans des troncs devant des statues...
> Spiritualité tirelire. La méditation? Inexistante? Les moines
> passent leur temps a glandouiller, manger, compter leur argent (et
> ils en brassent beauoup)...J'en viens penser que l'exil de Sa
> Sainteté a été une chose salutaire pour l'avenir de cette religion
> qui , sur place souffre de la même usure du temps que nos vieiles
> religions occidentales. Et même, je me risque a dire que si cet
> exil, indépondamant de l'occupation chinoise, ne s'était pas
> produit, le bouddhisme tibétain ne serait à l'heure actuelle plus
> qu'une curiosité etnographique sans intéret.
> Les grands lamas et rimpochés sont désormais chez nous.

01:43 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2007

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Le Forum Khmer-Network » Discussions générales » Culture » Le message de Bouddha (Tout est éphémère)

Le message de Bouddha (Tout est éphémère)

Méta - 19/05/2003 à 10:39
Bouddha disait à ses disciples :

« Vous devriez réaliser maintenant que rien dans ce monde ne dure éternellement c’est la vérité. L’attitude juste nous permet d’acquérir un esprit détaché qui remplace un esprit plein de désirs et d’attentes. L’esprit est alors libéré. Nous devrions regarder le monde extérieur , riche en couleur , avec un esprit détaché . De même , nous devrions observer nos émotions , pensées , impulsions et jugements avec le même détachement .Ainsi , nous pouvons voir leur nature transcendante. Et cet esprit détaché nous permettra de nous débarrasser des désirs. Ainsi , il sera enfin libre. Chers disciples , seuls ceux qui possèderont cette liberté d’esprit pourront embrasser la Vérité qui replacera le désir. J’ai moi-même vécu cette vérité du cycle de réincarnation, de l’attachement et des désirs. Lorsque notre esprit atteint la vraie liberté et commence une vie de pureté et de justice , nous ne serons plus piégés par les cycles de l’ attachement .Chers disciples , voici encore un autre point . Observez toujours de cette façon juste la nature impermanente des choses : la souffrance , l’essence kong de l’univers et la non existence de l’ égo. »
Tout les êtres tous les lieux et toutes les choses de ce monde change constamment . Il en va de même pour nos sentiments envers le monde qui varient en fonction du temps, de l’espace et de notre attitude . Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Anonymous - 02/06/2003 à 03:25
Lorsque notre esprit atteint la vraie liberté et commence une vie de pureté et de justice

dans le monde qui nous entoure comment l'esprit peut elle commencer une vie de pureté et de justice au niveau individuel ... pour moi cela semble l'inacessible ... moi je crois plus qu'on y arriverais en société ... un sujet que j'aimerais bien approfondire personnelement.

Phealey du Québec.

Anonymous - 02/06/2003 à 03:41
Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Oui c'est vraie, pour une seconde, pour une seconde parfaite mais pour une vie, je suis maman et sans le désire de cet état ou en sera la vie, et avec des enfants un parent ne peut ce permetre la liberté d'esprit car il est responssable de nourrire cet esprit ... Oui je comprend que je ne suis pas absolue et que ce qui est autoure de moi est effémère mais comment vouloir envie de vivre avec le seul but pour vivre que le détachement des désirs et la liberté d'esprit.

MOi mon but personnel, intime, dans la vie c'est de mourrire en ayant la conviction que j'ai fait de mon MIEUX pour être une meilleur personne face aux sentiments et aux actions louables et charitable de la vie personnel et sociale. Mais en disant de mon MIEUX je saurai que je ne suis pas totalement hônnête ... car personnellement je sait qu'on ne peut pas, que je ne peu pas être toujours a 100% de mon mieux ...

Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste, ici au Québec il est chrétien, pas nécessairement pratiquant mais je commence a m'interresser au Boudhisme pour pouvoir répondre a ces qustions, a quelques unes tout au moin ... Mais cela m'ammène a me questionner...

Phealey du québec, qui disserte devant son ordi au québec ... sur un sujet qu'elle ne connaît pas bcp mais qui la QUESTIONNE. :quoi:

sophea - 02/06/2003 à 16:03
Salut à tous!

Un grand merci à Méta pour avoir posté ce message! J'ai découvert le boudhisme il y a quelques temps déjà et je voulais vous faire part de mes réactions à ce sujet. Une des grandes vérités inculquée par Bouddha est effectivement le caractère éphémère de la vie.

TOUT change, à chaque seconde, les êtres comme les choses, et c'est justement cette prise de conscience poignante qui m'a amenée à m'intéresser au Bouddhisme et à devenir "élève de Bouddha". Peu à peu, je me suis rendue compte que ses enseignements étaient très enrichissants dans le processus de connaissance de soi et du monde environnant; en ayant toujours à l'esprit cette vérité que la vie coule à vive allure et qu'il faut lui donner UN sens, c'est à dire savoir pourquoi on existe.
Savoir pourquoi on a la chance de vivre en tant qu'être humain et de posséder un Esprit, Bouddha nous dit que notre devoir est d'apprendre à le maîtriser, à prendre conscience que d'innombrables sentiments changeants le traverse à chaque instant; cette impermanence doit nous permettre d'adopter une attitude plus détachée par rapport à tous nos sentiments, et toutes les choses qui nous arrivent ou ne nous arrivent pas! En ce sens que les bonnes pensées génèrent de bonnes actions et l'inverse. Il faut essayer d'évacuer les sentiments qui nous asservissent comme la Colère, la Convoîtise, la Paresse, l'Impatience, la Jalousie, la Peur, l'Orgueil, la Haine et l'Ignorance afin de bâtir un mental paisible et limpide et accéder à une Sagesse de l'Esprit...

Cette liberté de l'Esprit ne peut s'acquérir qu'au prix d'une grande réflexion sur soi même, une profonde introspection personnelle et quotidienne. Hé oui, il n'y a que l'effort qui mène à la paix intérieure! Il est vrai aussi que les paroles de Bouddha sont difficiles à saisir ou même à accepter pour certains car la voie qu'il nous montre pour éviter les souffrances incessantes n'est pas un chemin facile à emprunter...il faut une certaine humilité pour comprendre ses sacrifices au profit de l' Humanité.
Dans les anciens textes (keumpi) Buddha évoque une image pour définir ce qu'est notre corps (ou enveloppe charnelle empruntée) : juste un outil (du matériel) pour construire une barque (le bouddhisme) pour pouvoir traverser ce fleuve que représente la Vie; le processus de construction de la barque est associée à l'apprentissage du bouddhisme qui est finalement l'apprentissage de notre vie.
Mais c'est surtout lorque l'on arrive à prendre conscience de son ignorance et de ses faiblesses qu'on a une chance de trouver la Sagesse et la Liberté.

A toi Phealey, je voulais te dire que "le détachement des désirs" ainsi que "la liberté d'esprit" n'est pas le seul But de la vie (c'est juste un début qui peut conduire à la sérénité) selon Bouddha, car en tant qu'êtres humains dotés d'un Esprit, nous avons la possiblilité d'accomplir de belles choses: l'oubli et le don de soi au profit d'actions réalisées dans un but altruiste.


Sophea

Méta - 02/06/2003 à 17:08
" Cette liberté de l'Esprit ne peut s'acquérir qu'au prix d'une grande réflexion sur soi même, une profonde introspection personnelle et quotidienne. "
Exactement Sophear!
Vous , les autres et moi qui ont découvert et étudié le Dharma "Les lois universelles" que Bouddha a enseigné marchent un petit pas vers la joie ( le bonheur) sans condition et la vérité universelle.
Bouddha est le sage omniscient ( scientifique ,philosophe , sociologue psychologue etc....;).Tout ce qu'il disait est vrais ,et certains ses théories sont prouvées par les savants actuels ,le reste de ses théories à vérifier


Tout est souffrance

Les être humains évaluent généralement tout en fonction de leurs profits personnels . Tout ce qui m’est bénéfique me procure de la joie , tout ce qui m’est contraire n’ est que souffrance .
Mais la joie qui résulte des profit momentanés est aussi la cause d’une souffrance future .
Pourquoi ? Parce que toute existence est soumise aux cycles évolutifs de la naissance , de la vie , de la décadence et de la disparition . Toute ce qui est joli et beau aujourd’hui sera différent demain , se détériorera et tombera en ruines .
Et notre attachement engendre la souffrance de la séparation . La beauté , la jeunesse et la force d’aujourd’hui seront source de chagrin lorsqu’elle disparaîtront .
C’est pourquoi Bouddha a dit « Tout est souffrance » .
Bouddha voulait aider ses disciples à reconnaître les Vérités universelles essentielles et à chérir afin qu’ils puissent se libérer des chagrins dans la vie présente .
Bouddha a dit : « La souffrance , l’origine de la souffrance , la cessation de la souffrance et le chemin qui mène à la cessation de la souffrance ….. Tous existent simultanément dans le corps physique vivant qui englobe l’esprit et les perception . » .
Chacun peut suivre la voie de Bouddha qui mène à la cessation de la souffrance et à la joie éternelle.

phealey - 02/06/2003 à 22:04
Merci Sophéa, cela éclaire mieux ma lanterne et je continue mes réflesions!

sophea - 03/06/2003 à 12:53
Text

De rien Phealey, tes réflexions et tes questions :quoi: sont les bienvenues...

Sophea :smilie1:

sophea - 03/06/2003 à 20:56
Salut,

Dis Méta, le choix de ton pseudo a t-il un lien avec la combinaison des quatre valeurs essentielles (compassion, générosité et esprit neutre) apellées Prome Vihir thoa Boune? c'est à dire Méta - Kakranna - Mouktita et Opékha? :12:


Sophea

Méta - 04/06/2003 à 09:44

Message original sophea
Salut,

Dis Méta, le choix de ton pseudo a t-il un lien avec la combinaison des quatre valeurs essentielles (compassion, générosité et esprit neutre) apellées Prome Vihir thoa Boune? c'est à dire Méta - Kakranna - Mouktita et Opékha? :12:


Sophea


Exactement Sophea (Méta = Bienveillance).
Amitiés
Méta

Anonymous - 04/06/2003 à 10:37

Message original Anonymous
Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Oui c'est vraie, pour une seconde, pour une seconde parfaite mais pour une vie, je suis maman et sans le désire de cet état ou en sera la vie, et avec des enfants un parent ne peut ce permetre la liberté d'esprit car il est responssable de nourrire cet esprit ... Oui je comprend que je ne suis pas absolue et que ce qui est autoure de moi est effémère mais comment vouloir envie de vivre avec le seul but pour vivre que le détachement des désirs et la liberté d'esprit.

MOi mon but personnel, intime, dans la vie c'est de mourrire en ayant la conviction que j'ai fait de mon MIEUX pour être une meilleur personne face aux sentiments et aux actions louables et charitable de la vie personnel et sociale. Mais en disant de mon MIEUX je saurai que je ne suis pas totalement hônnête ... car personnellement je sait qu'on ne peut pas, que je ne peu pas être toujours a 100% de mon mieux ...

Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste, ici au Québec il est chrétien, pas nécessairement pratiquant mais je commence a m'interresser au Boudhisme pour pouvoir répondre a ces qustions, a quelques unes tout au moin ... Mais cela m'ammène a me questionner...

Phealey du québec, qui disserte devant son ordi au québec ... sur un sujet qu'elle ne connaît pas bcp mais qui la QUESTIONNE. :quoi:

sypauv - 04/06/2003 à 11:00
Bonjour,

Tu ecris "...Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste,.."

Pourquoi aurait tu aimer qu'il soit bouddhiste ? Le bouddhisme est il une religion pour toi ?

Toutes les formes de desir non assouvis ne sont que souffrances, il faut donc supprimer tout desirs. Mais le fait de vouloir supprimer tout desir n'est il pas un autre desir plus fort ???....

Notez bien que le bouddisme n'est pas une religion mais philosphie sur l'art de vivre.
Car le paradis n'est pas ni en haut ni quelques part ailleurs. Il est sur Terre, chaque jour nous avons la possibilite de rendre notre vie meilleure. C'est a nous de construire le paradis.
Ne passez pas votre vie a pensez au future, le future c'est tous ce que vous faites aujourdh'ui...

...Bon je discuterais plus longuement sur les deux voies que le bouddhime enseigne....

Merci.


Sy Pauv

Note : This message was written with an US Keyboard.

Méta - 04/06/2003 à 15:44

Message original Anonymous
Si nous admettons que rien - ni le monde extérieur ni notre conscience – n’est absolu , nous pouvons alors nous détacher des désirs et acquérir la liberté de l’esprit.

Oui c'est vraie, pour une seconde, pour une seconde parfaite mais pour une vie, je suis maman et sans le désire de cet état ou en sera la vie, et avec des enfants un parent ne peut ce permetre la liberté d'esprit car il est responssable de nourrire cet esprit ... Oui je comprend que je ne suis pas absolue et que ce qui est autoure de moi est effémère mais comment vouloir envie de vivre avec le seul but pour vivre que le détachement des désirs et la liberté d'esprit.

MOi mon but personnel, intime, dans la vie c'est de mourrire en ayant la conviction que j'ai fait de mon MIEUX pour être une meilleur personne face aux sentiments et aux actions louables et charitable de la vie personnel et sociale. Mais en disant de mon MIEUX je saurai que je ne suis pas totalement hônnête ... car personnellement je sait qu'on ne peut pas, que je ne peu pas être toujours a 100% de mon mieux ...

Si mon fils était demeurer au Cambodge il serait Boudhiste, ici au Québec il est chrétien, pas nécessairement pratiquant mais je commence a m'interresser au Boudhisme pour pouvoir répondre a ces qustions, a quelques unes tout au moin ... Mais cela m'ammène a me questionner...

Phealey du québec, qui disserte devant son ordi au québec ... sur un sujet qu'elle ne connaît pas bcp mais qui la QUESTIONNE. :quoi:


Le bonheur

Quand il fait beau , le potier est content mais le jardinier est triste . Quand il pleut , le jardinier est content mais le potier est triste .
Deux hommes vivent dans la même société , l’un voit que la société est bien mais l’autre voit qu ‘elle n’est pas bien . Le temps , la société ne sont ni bien ni mal, aucune valeur, neutre, mais les êtres humains évaluent généralement tout en fonction de leur profit . Si vous cherchez le bonheur dans le monde matériel vous ne pouvez avoir que le bonheur temporaire .
La joie vraie comme l’amour vrai sont inconditionnels . Il ne dépend pas de « si j’ ai ceci , je suis content et si je n’ai l’ai pas je suis triste . » Vous pouvez ressentir la joie sans aucune condition .
Bouddha a dit : « Toutes les choses conditionnelles sont impermanentes . Toute les choses conditionnelles sont souffrance . La joie vraie naît quand vous trouvez finalement votre nature originelle et que vous vous reposez en elle sans dualité . Cette joie constitue une réelle libération et lorsque vous être libre vous pouvez donner à l’infini un amour inconditionnel. La seule condition de la joie inconditionnelle (la joie vraie) est qu’il n’y ait aucune condition ! . Allez au-delà des limites de votre esprit, Au-delà de croyance, Au-delà de doute ,Au-delà de philosophie. Allez Au-delà de la peur , de l’illusion ,du contrôle et du pouvoir . Allez Au-delà de l’égo, du désir , de la vie et de la mort . Et vous trouvez la liberté , l’amour , le silence, la vérité et vraie lumière de votre existence . Bouddha vous a montré le chemin . Vous devez maintenant emprunter par vous-même. »

Sophea a ecrit :"Cette liberté de l'Esprit ne peut s'acquérir qu'au prix d'une grande réflexion sur soi même, une profonde introspection personnelle et quotidienne. Hé oui, il n'y a que l'effort qui mène à la paix intérieure! Il est vrai aussi que les paroles de Bouddha sont difficiles à saisir "
Exactement , il faut avoir becoups d'efforts , reflexion juste , attention juste !
sypauv a écrit :
" Ne passez pas votre vie a pensez au future, le future c'est tous ce que vous faites aujourdh'ui... "
Cette phrase est la vérité , beaucoups des gens pensent à leur avenir mais ils ne savent pas que l' avenir dépend le present (La loi de cause et effet).

Amitiés
Méta

sypauv - 04/06/2003 à 18:13
Bonjour a tous,

Pour ne plus souffir, il faut supprimer tout desir....
Comment peut on renoncer a un desir si l'on ne le connait pas ?
Il faut avoir vecu, avoir desire pour pouvoir y renoncer.

Bon je discuterais plus longuement la prochaine fois sur la question du bohneur...il existe deux voies pour etre heureux, ...la premiere voie vous conduit a dans l'etat spirituel...c'est le paradis spirutuel...inacessible ???
la seconde voie c'est de vivre tout simplement et faire chaque jour de votre vie un paradis...
et le bouddha est encore la pour vous montrer le chemin, en vous expliquant que la vie est une roue...il y aurait des moments difficiles et des moments joyeux, pour attenuer les moments difficiles il faudra savoir donner....c'est la charite et non la pitie....

Merci.

Sy Pauv.

Anonymous - 18/08/2003 à 16:10
Bonjour à tous,
Très étonnée et très heureuse de vous lire nombreux sur un thème aussi important.
Je souhaite partager avec vous ma propre expérience et la manière dont j'intègre les principes dans la vie de tous les jours. Je ne l'ai découvert que tardivement, après de récentes lectures. Mais je me suis aperçue que sans en avoir jamais suivi les enseignements, ma façon de gérer ma vie, mes relations avec les autres, le sentiment d'appartenir à un tout englobant le végétal, l'animal et même l'univers des choses plus "inertes", l'engagement dans mes actes et envers les autres traduisaient profondément mon imprégnation des principes bouddhiques.
C'est dans ces livres que j'ai compris comment et à quel point j'étais bouddhiste!
Donc complètement d'accord avec Syphav pour comprendre le bouddhisme comme des règles de vie qui permettent d'atteindre le bonheur et l'harmonie avec soi-même. Un des principes fondamentaux étant que chacun de nous est responsable de son destin. Nous sommes les artisans de notre avenir. Nous est alors l'individu mais également la communauté.

swann - 22/08/2003 à 11:38
LE BOUDDHISME DANS LA VIE MODERNE
Le sujet, dans l'état actuel, comporte plusieurs parties: Qu'est-ce que la vie moderne? Qu'est-ce que le Bouddhisme? Et quel rôle le Bouddhisme doit jouer dans la vie moderne?

La vie moderne, en elle-même, est très difficile à définir. On pourrait dire que la vie moderne est caractérisée par le fait que le monde devient de plus en plus petit; que les êtres humains ont plus de facilités d'accès les uns aux autres, que les barrières de communication disparaissent rapidement; qu'il est possible pour une personne d'être au courant de ce qui se passe partout dans le monde dans un temps rapide, et par conséquent de participer dans la vie du monde sur tous les plans. Cela représente un aspect de la vie moderne. Afférent à ce sujet de la vie moderne, il y a l'aspect de la science et de la technologie. L'homme dans son essai de conquérir la nature, la maladie et les barrières naturelles, a accompli certains exploits technologiques complexes et déroutants. Cela est un autre aspect de la vie moderne. Un autre aspect, le troisième, est plus troublant par le fait que le monde est devenu plus étroit, les barrières de communication s'effondrent et les progrès scientifiques et technologiques s'avancent si rapidement que nous devons faire face à de nombreux problèmes dans le domaine économique, rivalité politique, pollution, explosion de la population, rareté des ressources, l'utilisation et le gaspillage des ressources irremplaçables. A ces problèmes s'ajoutent d'autres sujets qui peuvent être identifiés sous l'étiquette de "survie".

LA CIVILISATION MODERNE PEUT-ELLE SURVIVRE?
A cette question se greffe une autre question éthique d'envergure. L'on se demande: A quel degré et jusqu'à quel point, dans le processus de la modernisation et de la conquête de la nature, nous nous sommes écartés de la capacité de nous conquérir nous-mêmes? La lutte pour la survie ne signifie-t-elle pas que l'homme moderne est devenu l'esclave de l'égoïsme, lié et prisonnier de ses désirs et de ses caprices? Avons-nous perdu tout ce qui représente des valeurs très spéciales pour un être humain, telles que les relations entre individus, le souci de s'occuper du bien être des autres, l'esprit désintéressé de rendre service aux autres? Avons-nous perdu tout cela?

Ainsi, quand on pense à la vie moderne, on est saisi par un certain degré d'optimisme et, en même temps, un niveau égal de pessimisme. On trouve une vraie satisfaction, dans le fait que vous vivons aujourd'hui, à une époque ou presque rien n'échappe à la conquête de l'homme. Peut-être, il reste encore quelques maladies qui demeurent encore invincibles. Peut-être, il y a encore quelques places dans l'univers, que l'homme ne peut atteindre, parce qu'il n'a pas pu développer la technologie d'accès. Mais il semble que tout cela se trouve déjà à la portée de l'homme. A cet optimisme sur la capacité de l'homme, s'ajoute l'aspect pessimiste par le fait que, dans ce processus, nous avons perdu quelque chose. Il convient de retenir ces deux aspects dans notre esprit.

LE BOUDDHISME
Essayons de comprendre le Bouddhisme pour voir ce qu'il est. Que comprenons-nous par Bouddhisme? Il peut avoir plusieurs significations pour bon nombre de personnes. Pour certains, il peut signifier la vie de Bouddha: l'exemple donné par Bouddha et ses disciples les plus proches, l'exploit glorieux d'un homme qui s'impose à l'humanité comme un homme qui révèle la voie de la libération. Cela représente un genre de Bouddhisme. Pour d'autres personnes, le Bouddhisme signifie la masse des doctrines inscrites dans la littérature bouddhique, qui est vraiment volumineuse, contenant plusieurs milliers de pages enregistrant les enseignements de Bouddha. Dans cette littérature, est englobée une philosophie de la vie très élevée, complexe et savante. Sur le fondement des enseignements de Bouddha, sur la pratique du Bouddhisme en son temps, surgit une très riche culture qui s'étend sur tous les coins de l'Asie pour plus de 2.500 ans, culture à laquelle contribuent beaucoup de gens, de toutes couches sociales dans ces pays. Un grand nombre de sectes ou de courants et systèmes philosophiques se sont développés. Tous se placent, à juste titre, sous le nom du Bouddhisme.

Il y a une autre définition du Bouddhisme, se référant à des rites qui se développent à la faveur de la doctrine du Bouddhisme et de ses enseignements. Le mode de vie prêché par Bouddha est devenu une religion. A son gré, les enseignements de Bouddha s'incorporent dans une religion à laquelle les gens consacrent leur fidélité et qui a ses propres rites, organisation et moyens, ou des critères pour déterminer ce qui est convenable de faire et ce qui n'est pas convenable de faire. Voilà un autre type de Bouddhisme. Si quelqu'un veut se donner pour tâche de considérer chacun de ces aspects séparément, et essayer de mesurer les effets et impulsions de ce que nous appelons le Bouddhisme sur la vie moderne, cette tâche est certainement énorme. Pour moi, le Bouddhisme représente tout cela. C'est Bouddha et sa vie, sa doctrine, et la culture qui en découle, et les rites afférents. Une fois que nous prenons tout cela comme le résultat de toutes expériences humaines distillé en une forme et un extrait très fin présenté à chacun de nous, de telle façon que chacun peut y choisir la part qui l'attire le plus, nous verrons un caractère remarquablement unique du Bouddhisme. De son vivant, Bouddha lui-même a mis l'accent sur ce point On n'a pas besoin d'être un lettré et tout apprendre.

Le Bouddhisme n'est pas une matière à apprendre, comme les Mathématiques où vous devez apprendre tous les théorèmes, et les différentes méthodes, pour résoudre les types variés de problèmes. Si vous savez les bases fondamentales, une étude savante et détaillée ne s'avère plus nécessaire pour la pratique. Ainsi, dans cette vaste culture, religion, littérature Bouddhique, chacun de nous pourra y trouver, ce qui nous convient, ce qui est applicable à notre type de problème.

UNE DOCTRINE ETERNELLE
Je me suis souvent demandé pourquoi le Bouddhisme est qualifié de "AKALIKA" signifiant: "Eternel, sans fin", une doctrine qui existe pour tous les temps. Plus je vois les changements survenus à la culture ou religion bouddhique, plus je me suis rendu compte que le Bouddhisme continue à s'ajuster, aux besoins des différentes périodes, et à s'adapter aux peuples, individus et, par conséquent, il est apparent, que le Bouddhisme a la possibilité de transmettre un message éternellement frais, et nouveau. Ainsi, si le Bouddhisme peut trouver une application aujourd'hui et si le Bouddhisme a une place dans la vie moderne, c'est précisément, parce qu'il s'applique éternellement grâce à un ensemble de valeurs éternelles. Parler de la caractéristique éternelle, semble être une façon très paradoxale d'aborder une religion dont la doctrine fondamentale repose sur le principe de l'impermanence. Cette caractéristique de valeur éternelle trouve sa justification dans le fait qu'elle doit être comprise dans le sens que tout continue, mais que cela continue avec un changement continuel et une évolution continue. Par conséquent, le Bouddhisme est capable de s'adapter à tous les temps et à toutes les civilisations. Nous pouvons aborder n'importe quel aspect du Bouddhisme, sans hésitation, comme un sujet pertinent, et applicable à nous aujourd'hui.

Demandons-nous maintenant quels sont ces éléments qui rendent le Bouddhisme toujours applicables? Prenons-en seulement quelques uns. D'abord, c'est la reconnaissance de la responsabilité individuelle. Bouddha est certainement l'un des maîtres religieux les plus remarquables qui a émancipé l'homme de tout asservissement que ce soit Dieu, du péché ou de toute autre attache. Ainsi, ce principe fondamental qui déclare que l'homme est libre de tout asservissement, spirituel ou autre, est l'une des caractéristiques essentielles, qui a contribué à faire du Bouddhisme une religion éternelle. A mesure que l'homme progresse, il a de plus en plus conscience, qu'il est maître de lui-même. Et en ce faisant, il fait sienne cette propre déclaration de Bouddha "Atta hi attano natho" cela signifie: "Affermis-toi d'abord, en ce qui te concerne toi-même, sur le droit chemin".

LA LIBERTE DE PENSEE
Il s'agit maintenant d'un autre principe aussi important que le précédent. C'est la doctrine de largesse d'esprit, autrement dit la liberté dépensée. Le Bouddhisme nous délivre non seulement des liens d'asservissement surnaturel, mais libère aussi l'humanité de tout dogme. Revivons pour un moment, le temps où Bouddha faisait ses discours. Ce fut une époque où différents enseignements, religieux s'entre-choquaient, et l'Inde du 6ème siècle B.C. était l'une des places, les plus intéressantes à y vivre. Les chefs religieux, en propageant des différentes doctrines, luttaient à qui mieux mieux, pour avoir le plus grand nombre d'adeptes possibles. Outre ces nouveaux enseignements, il y avait d'autres systèmes religieux qui avaient eu des racines plus profondes. Parmi ces systèmes religieux, l'idée commune était: "Nous avons trouvé une voie". "Voici le juste chemin". "Venez, et vous serez sauvés". Au milieu de tout cela, arrive Bouddha que dit: "Ne croyez pas à ce que disent vos livres. Ne croyez pas à ce que vos maîtres pourraient dire. Ne croyez pas à ce que dit votre tradition N'admettez rien, de quiconque. Faites-en votre propre expérience. Réfléchissez-y bien. Soyez en convaincus. Et une fois que vous en êtes convaincus, agissez en conséquence". C'était vraiment rafraîchissant pour l'homme de gagner la plus grande des libertés, pour laquelle il avait combattu, la liberté de penser pour lui-même.

Et c'est ce principe encore une fois, qui fait du Bouddhisme une religion éternelle. Et au fur et à mesure que l'homme progresse, il devient de plus en plus exigeant quant à ce droit à penser pour lui-même. Nous le considérons comme un droit inviolable. Ceci constitue le second élément, dont l'application aux temps modernes et aux temps futurs se poursuivra.

LE ROLE DU BOUDDHISME
Reste la question la plus importante: le Bouddhisme a-t-il un rôle correctif à jouer? Nous devons consacrer notre plus grande attention à cette question. Pendant que l'homme fait ces progrès, nous apercevons aussi que la pression imposée par la vie moderne - la lutte pour sa survie, la volonté de toujours faire mieux que son voisin, le désir de vivre une vie de compétition, qu'elle soit économique, politique, culturelle ou autre - provoque du même coup des tensions. Afin d'atténuer ces tensions, l'homme recherche de plus en plus de passe temps et de détente. Apparemment, il réussit à soulager les tensions, mais, en même temps semble le plonger dans un cercle vicieux. A cause de ces tensions, on s'engage dans une variété d'activités d'évasions et comme ces activités d'évasions demandent du temps, on se rattrape sur la survie, et ceci contribue à croître la tension. Plus le progrès économique est grand, plus important est l'engagement politique et plus on a besoin de sédatifs et de tranquillisants, pour venir à bout de notre activité routinière. Vous devez alors prendre une pilule, pour se tenir éveillé, une autre pour dormir, et encore, une autre, pour se détendre, et ainsi de suite. Viendra un moment où les tensions sont telles que l'homme trouve en fin de compte, que tout ce qu'il a pu conquérir, lui, est d'aucune utilité. Et c'est une situation vraiment alarmante. A ces tensions, vient s'ajouter un autre facteur: l'amélioration des conditions de travail, consécutive au progrès technologique, donne à l'homme plus de temps libre dont il ne sait que faire? et c'est le problème de l'ennui. Ainsi, la tension d'un côté et de l'autre, l'ennui font naître un cortège d'autres complications, qui rendent l'homme réellement malheureux. On peut se poser alors la question; sommes-nous vraiment heureux, ou sommes-nous dans une situation où l'homme réalise qu'en dépit de tout ce qu'il a pu obtenir, il a aussi perdu quelque chose, sous la forme de certains aspects fondamentaux de la vie? Qui en est responsable? Serait la science? La technologie? Les systèmes politiques? Le système économique, que nous avons hérité, ou que nous avons développé? Ou bien nous sommes responsables nous-mêmes?

VOUS EN ETES RESPONSABLE
Si l'on se réfère aux enseignements du Bouddha concernant ces problèmes, l'on dira alors nous sommes les vrais responsables. Car vous êtes responsable, pour tout ce qui tourne mal, vous êtes votre propre maître. Vous l'avez laissé filer entre les mains. Il serait trop facile de blâmer une autre personne. "Vous avez laissé passer l'occasion. Elle s'est glissée entre vos mains. Cela servirait-il à quelque chose? Ce qui fait la grandeur du Bouddhisme, c'est qu'il ne s'arrête pas là, une fois qu'il vous rend responsable, de cet état de choses. Il ne dit pas: "Nous en connaissons maintenant le coupable. Il va encore plus loin, quand il vous dit "Voici ce que vous pourriez faire".

Si l'on examine les différentes mesures religieuses, psychiatriques ou psychologiques, pour sauver l'homme ou pour le guérir de la tension d'un côté et de l'ennui, de l'autre, l'on s'apercevrait qu'il n'y en a pas une mais plusieurs, aussi bon marché et aussi pratiques, que les conseils très simples que le Bouddhisme offre à l'humanité. On pourrait alors, se demander: cela veut-il dire qu'une fois vous devenez bouddhiste, vous serez épargnés des tensions et de l'ennui engendrés par la vie moderne? Répondre à cette question est très difficile, car personne ne devient bouddhiste. Personne ne peut se faire adjuger le titre de bouddhiste, car le Bouddhisme n'est pas une de ces philosophies ou de ces manières de vivre ou religion. Du temps de Bouddha, l'on est venu à lui, on ('écoutait et si l'on était convaincu, l'on dirait: "Je me soumets à vous. Je me soumets à vos enseignements. Je me soumets au Sangha, c'est à dire la communauté des bonzes", les disciples qui observent cette manière de vivre. Même aujourd'hui, tout cela est encore valable. Cette intime conviction lui suffit pour devenir bouddhiste. Il n'a pas besoin d'aucune cérémonie, d'aucun rituel, d'aucune obligation légale. C'est ce que F.L WOODWORD, l'un des meilleurs traducteurs des paroles de Bouddha appelle "une auto-religion" ou "une religion de vous-même". Dans cette auto-religion, où l'on a pas besoin de s'adjuger le titre de bouddhiste, y a-t-il des préceptes ou lorsque l'on doit respecter pour être Bouddhiste? Doit-on observer cette manière de vivre que Bouddha enseigna? Ce qui est particulièrement significatif aujourd'hui, c'est qu'il existe des milliers de gens qui n'ont mis jamais le pied à la pagode, qui n'ont pas connu ce que c'est que le rituel bouddhiste, mais qui, pourtant, ont bien compris le message de Bouddha et qui ont mené une vie absolument juste, selon les prescriptions du Bouddhisme. En fait, on s'aperçoit qu'une très grande majorité de la population mondiale ont prêté le serment d'allégeance au Bouddha pour une raison ou pour une autre. Ce serait presque un miracle.

UNE MANIERE DE VIVRE
La manière de vivre, prêchée par Bouddha est très simple. Il y a 5 préceptes très simples à observer: ne pas tuer, ne pas voler, ne pas s'adonner outre mesure au plaisir sexuel, ne pas mentir, ne pas prendre de boisson alcoolisée. Mais la manière de vivre bouddhiste, la manière de vivre que Bouddha prescrivait ne doit pas s'arrêter là. Simplifiées pour être à la portée de tous, il y a: 3 choses (en termes Pâli) que chaque bouddhiste est censé respecter: DANA, SILA, et BHAVANA.

DANA voudrait dire libéralité, générosité, l'acte de donner. Il est remarquable que le Bouddhisme commence par DANA, comme le 1er acte vertueux auquel on doit se familiariser afin de se mettre dans le juste chemin, car le fait de donner est un acte de sacrifice. Etre capable de donner quelque chose, c'est préparer pleinement votre mental à se séparer de quelque chose que vous avez, de quelque chose que vous chérissez, de quelque chose à laquelle vous attachez. Ce faisant, vous rendez caduque l'une des plus grandes causes de tous les problèmes, qu'en Pâli, on appelle LOBHA ou désir ou cupidité. Il est intéressant de constater qu'en vivant de cette manière, nous arrivons progressivement à nous débarrasser de certains défauts humains, qui sont la source de tension et d'ennui, qui empoisonnent la vie à beaucoup d'entre nous aujourd'hui. La libéralité est ainsi le remède contre le désir, la cupidité, l'attachement.

Puis, SILA c'est l'adhésion à certains préceptes ou conduite éthique, morale. Bouddha était bien conscient qu'il ne pourrait y avoir de préceptes, ni de règlements pour tous, et de la même manière. Ainsi, il existe un certain nombre de règles pour le commun des mortels. Il y en a un peu plus, pour ceux qui embrassent la vie religieuse, et encore davantage, pour les vénérables Theras, qui choisissent de suivre un chemin très strict de discipline et de purification. Ainsi, SILA est une obligation graduelle à la mesure de chacun.

Avec SILA, ou conduite morale ou enseignement éthique par Bouddha, nous arrivons à cette prime doctrine: ce ne sont pas des commandements, ils ne sont pas prescrits par Bouddha dans sa capacité d'être surnaturel. Chacun des préceptes que nous observons comme bouddhiste, c'est selon notre libre volonté. Et la manière dont ces préceptes sont énoncés est fort instructive : "Je m'engage à ne pas tuer". "Je m'engage à ne pas voler" etc... car je suis maître de ma destinée et c'est en connaissance de cause, que je décide quel genre de vie, je dois mener. Bouddha comme guide, avait démontre certains défauts fondamentaux que chacun de nous essaierait d'éviter. La seconde cause de la plupart de nos maux, c'est notre animosité ou notre haine des autres. Le terme Pâli, pour haine, est: DOSA. SILA, est l'un des antidotes de cette seconde cause de tous nos défauts. Quand nous observons SILA, nous contrôlons ou plutôt nous éliminons la haine. Bouddha était un de ceux qui ont été pleinement conscients des nombreux effets de la haine. Il a vu des personnes se détruire, à cause de la haine. Ce qui l'a fait affirmer très catégoriquement, que la haine ne fait jamais cesser la haine, et que plus vous haïssez, pire, elle devient. Vous me haïssez, je vous hais: je vous hais davantage, et vous me haïssez plus encore, et la haine continue à s'accroître à un point tel que vous et moi, nous nous brûlions dans notre haine mutuelle, et aux yeux de Bouddha, le seul moyen de résoudre la haine est qu'un des partis doit s'arrêter. Car, si l'un des partis ou mieux si les deux partis n'essaient pas de conquérir la haine par l'amitié, cette séquence de haine ne cesserait jamais. C'est sur cette manière de résoudre le problème de la haine qu'est basée toute la doctrine de la vie vertueuse de Bouddha. Et c'est parce qu'une vie vertueuse attaque la seconde cause de nos défauts, notamment la haine, que nous avons dans le Bouddhisme, une très intéressante doctrine éternelle d'Amour, au sens large. L'Amour, pierre angulaire du Bouddhisme, n'a pas été considéré par Bouddha comme étant simplement un principe éthique. Il l'a analysé en détail. En réalité, Bouddha analysait le principe de l'Amour, dans ses 4 aspects et les appelait les 4 états de la vie sublime.

Le premier de ces états est : METTA ou MAITRI, généralement associé au Bouddhisme. Etymologiquement, METTA veut dire amitié et est défini par Bouddha, comme étant cet état d'âme qu'une mère éprouve envers son fils unique. METTA est le premier Brahma-vihara ou état de vie sublime.

Puis, vint KARUNA, la compassion. La compassion est plus facilement mise en branle. Vous voyez quelqu'un en danger, quelqu'un qui a besoin de votre aide, votre coeur s'émeut vis à vis de cette personne, et vous vous précipitez à le secourir. Cette volonté de se précipiter, au secours de quelqu'un, se sentant ému pour celui qui souffre, c'est un autre aspect de l'Amour.

Ensuite, se présente un troisième aspect de l'Amour qui est plus difficile à pratiquer et qui demande beaucoup d'amour et de souffrance, c'est: MUDITA qui nous incite à participer au bonheur des autres, et ceci supprime en nous toute trace de jalousie et d'envie afin que vous vous réjouissez du bonheur de l'autre personne, et même de votre ennemi.

Enfin, c'est le quatrième aspect de l'Amour et qui est totale équanimité, UPEKKHA. Vous n'avez plus d'amis, ni d'ennemis, plus de supérieurs, ni d'inférieurs. Vous ne faites plus aucune distinction entre une personne, et une autre et avec tous les êtres vivants, toutes les choses, toutes les situations, vous ne formez plus qu'une seule entité.

Par conséquent, une fois que vous êtes capable de vivre une vie où ces quatre caractéristiques gouvernent vos actions, il n'y plus de place, pour la haine, plus de place pour la rivalité, plus de place pour la compétition. Ainsi ce second principe de SILA prend soin de ces défauts, que vous pourriez avoir.

En dernier lieu, il reste la méditation BHAVANA, et c'est le principe le plus important. BHAVANA veut dire l'entraînement de l'esprit. Etymologiquement, il signifie développement, un plus grand développement de l'esprit. Bouddha était l'un des premiers à penser que, tout ici bas émane de l'esprit humain. D'après l'auteur de cette causerie, l'organisation qu'il représente, stipule dans le préambule de sa constitution: "Comme les guerres commencent dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que la défense de la paix doit être gagnée. "Et c'est dans cette idée que débute le DHAMMAPADA, le livre sacré du Bouddhisme, par excellence. Un esprit pur, un esprit bien développée, un esprit qui peut être contrôlé à volonté, un esprit qui ne doit pas s'arrêter à des considérations pouvant aboutir à des tensions ou à l'ennui, mais qui doit se tenir alerte, qui doit toujours continuer à se développer, qui doit découvrir, en lui-même, le secret de la vie, les problèmes de la vie et la réalité de la vie, c'est le plus grand trésor que l'homme ait pu se prévaloir.

Aujourd'hui, je ne suis pas étonné, pour ma part de constater, que dans la plupart des pays, à haute technologie, il y a une ardente ferveur pour toutes sortes de méditation. Il n'est pas important de savoir qui prêche quoi, ou quelle philosophie, ou quelle technique adoptée. Il est encourageant de voir que les gens commencent à réaliser qu'un instant de tranquille contemplation, qu'un moment de profonde réflexion, qu'un moment de fonctionnement de l'esprit bien dirigé, est essentiel pour le bonheur de l'humanité.

Il y a 2500 ans, Bouddha enseigna exactement la même chose. Et aujourd'hui, l'homme n'a besoin de rien d'autre que la paix de l'esprit. Il veut se débarrasser de ses tensions, de lutte contre l'ennui. Et j'en vois la réponse dans le Bouddhisme, notamment dans la voie au triple aspect: DANA, SILA et BHAVANA.

Regardez comment, Bouddha commença sa vie religieuse. On entend souvent dire que beaucoup de gens, en partant de rien, amassent des fortunes colossales, mais voici le cas d'un homme qui, délaissant tout, part à la recherche, si je puis m'exprimer ainsi, de la paix de l'esprit, la plus grande des richesses. En conséquence, il vit pour lui-même, et enseigna aux autres que la source de tout malheur ici-bas, c'est l'attachement.

Ainsi, si quelqu'un vient dire aujourd'hui: "Je vais vous conduire au "NIBBANA", à la minute même." Je pense que la plupart d'entre nous auront toutes sortes d'excuses à donner. Quelqu'un dira "Ne puis-je attendre que ma fille soit mariée" Un autre pourrait dire "Ne puis-je attendre que la Conférence générale sur le Bouddhisme soit terminée?" Ne puis-je attendre ma mission à Bangkok soit achevée?" Nous avons nos propres moments préférés, quand nous en arrivons à la décision finale.

Quelle que puisse être notre décision, il arrivera un moment où aucune excuse, ne sera plus valable. Il est indéniable que la vie moderne nous apporte l'insécurité et la compétition de son cortège de tensions et d'ennuis. Et le Bouddhisme nous offre quelques méthodes très simples et très efficaces pour lutter contre tout cela. Et alors, j'ai la conviction que le Bouddhisme a un rôle à jouer dans notre vie, et que nous, natifs des pays bouddhistes, nous avons un rôle important à jouer.

Il est de notre devoir, de partager notre connaissance, notre expérience, notre façon de penser avec le plus grand nombre de gens possibles, de telle façon, que finalement, nous tous, nous sentons que le message de BOUDDHA qui est fait pour l'humanité, continue à atteindre l'humanité jusque dans le moindre recoin de l'univers.

02:10 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/05/2007

En quelques lignes... TEXTE AUDIO

En quelques lignes...
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WMA : http://dhammadana.free.fr/audio/eql.wma

18:21 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2007

SCULPTURE GUPTA BOUDDHA BODHISATVA THIR ET PANTHEON

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22:19 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

 

 

Publications

Le catalogue d’exposition

L’Age d’or de l’Inde classique. L’Empire des Gupta
Ouvrage collectif sous la direction de Late Professor M.C. Joshi, directeur général honoraire de l’Archaeological Survey of India.

Sommaire
Préfaces
Introduction, par Jean-François Jarrige, président du musée national des Arts asiatiques-Guimet.
Histoire politique des Gupta, par M.C. Joshi
La pensée religieuse et le développement iconographique, par M.C. Joshi
L’architecture, la sculpture, par M.C. Joshi
La littérature, par Pierre-Sylvain Filliozat
L’esthétique gupta, par Amina Okada
Le rayonnement de l’art gupta dans le reste de l’Asie, par Thierry Zéphir
Les terres cuites, par J.E. Dawson
Les bronzes, par J.E. Dawson
Catalogue des œuvres exposées,
avec une Introduction à la typologie des monnaies de d’or gupta, par Rita Devi Sharma
Index
Bibliographie

Le Mai du Livre d'art

Éditions de la Réunion des musées nationaux,
335 pages, 240 illustrations en couleurs,
prix : 55 €, diffusion Interforum
 

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L’album de l’exposition
Par Amina Okada et Thierry Zéphir
Éditions de la Réunion des musées nationaux,
64 pages, 60 illustrations en couleurs.
Prix : 8 €, diffusion Interforum.

Le Petit Journal
Par Véronique Crombé
Éditions de la Réunion des musées nationaux,
16 pages, 30 illustrations en couleurs.
Prix : 3,50  €, en vente uniquement sur le lieu de l’exposition et par abonnement.

 

 

 

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L'âge d'or de lInde classique

L’Age d’or de l’Inde classique
Par Amina Okada, conservateur en chef au musée national des Arts asiatiques-Guimet et Thierry Zéphir, ingénieur d’études du musée national des Arts asiatiques-Guimet.
Coédition Éditions de la Réunion des musées nationaux/Découvertes Gallimard Arts,
128 pages. Prix : 13,50€, diffusion Sodis.

 

 

 

................................................

Sculptures Indiennes du musée Guimet
Par Amina Okada, conservateur en chef au musée national des Arts asiatiques-Guimet.
Editions de la Réunion des musées nationaux, 248 pages, illustrations en couleurs.
Prix : 20 €, remise en vente, parution : novembre 2000, diffusion Interforum.

 

 

 

L’Inde des Princes. La donation Jean et Krishna Riboud
Par Amina Okada, conservateur en chef au musée national des Arts asiatiques-Guimet.
Éditions de la Réunion des musées nationaux, 168 pages, illustrations ne couleurs.
prix : 18 €, remise en vente, parution : janvier 2001, diffusion Interforum.

 

 

 

 

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LIVRES POUR ENFANTS

Sitâ au royaume d’Agra
Par Alain Korkos, auteur et Marie-Geneviève Thoisy, illustratrice.
Éditions de la Réunion des musées nationaux, 48 pages, 16 illustrations en couleurs.
Prix : 13 €, diffusion Interforum.

 

 

 

Mon petit Guimet
Par Marie Sellier.
Éditions de la Réunion des musées nationaux, 44 pages, 40 illustrations en couleurs.
Prix : 9,90 €, diffusion Interforum

 

 

Titre Auteur Editeur Prix indicatif

(Eur)

L'Exposition

L'art Gupta : catalogue d'exposition, Paris, Galeries

nationales du Grand Palais, mars-juin 2007

RMN 49,00

L'art Gupta : exposition, Paris, Galeries nationales

du Grand Palais, mars-juin 2007

RMN 8,00

L'âge d'or de l'Inde classique Okada, Amina|Zéphir, Thierry Gallimard| RMN 0,00

A la découverte de l'Inde

Le livre de Babur : mémoires de Zahiruddin

Muhammad Babur de 1494 à 1529

Babür, Zahîreddin Mehmet POF 28,00

Inde, rêve de pierre Barot, Olivier Ed. les Météores 40,00

Le kalaripayat : l'ancêtre de tous les arts

martiaux d'Asie

Bindra, Tiego Belles lettres 17,00

Un ermite dans l'Himalaya Brunton, Paul Serpent à Plumes 8,90

Louis Rousselet et l'image de la culture de l'autre Chézaud, Patrick G, Monfort 38,00

Découvertes de l'Inde : de Vasco de Gama à

lord Mountbatten (1497-1947)

collectif Kailash|Université Jean Moulin Lyon III,

Institut d'études indo-européennes

15,00

Rajasthan Dalmau Tito, Abraham Maka Editions du Rouergue 32,00

L'Inde traditionnelle : photographies, 1935-1955 Daniélou, Alain|Burnier, Raymond Fayard 25,00

Inde : peuples aux mille visages Demi, Ivo|De Angeli, Nella Vilo 45,00

Palais-hôtels du Rajahstan Faucon, Régis|Faucon, Sophie Acanthe 42,00

Sentiment indien Fernandez, Dominique Grasset 12,00

Hommage à l'Inde Föllmi, Olivier La Martinière 54,00

Aux sources du Gange Guérard, Xavier|Wiltz, Marc Magellan & Cie 18,00

Rajasthan Delhi Agra : un art de vivre

indo-musulman

Holzbachova, Renata|Bénet, Philippe ACR 75,00

Voyage sacré : du Gange à l'Himalaya Howard, David Taschen 7,49

Inde Huynh, Jean-Baptiste 5 continents éditions|Ed. du Cil 49,00

Hôtels héritage de l'Inde :

legs de la magnificence

Kapoor, Anuradha C. Moreau 25,00

Calcutta - épuisé Lange, Benoït|Gupta, Sunetra Chêne 39,90

L'Inde du Sud : récit Leipziger, E. von Magellan & Cie 6,00

Le Rajasthan Loti, Pierre Magellan & Cie 6,00

Le voyage des Indes Michaud, Roland|Michaud, Sabrina|

Germain-Thomas, Olivier

Impr. nationale 73,00

Les palais indiens Michell, George|Martinelli, Antonio Thames & Hudson 29,95

Une certaine idée de l'Inde Moravia, Alberto Arléa 18,00

La découverte de l'Inde Nehru, Jawaharlal P. Picquier 27,50

L'Inde du XIXe siècle : voyage

aux sources de l'imaginaire

Okada, Amina Agep 75,46

Rajasthan Okada, Amina Agep 68,60

Rajasthan : terre des seigneurs Okada, Amina|Kohler, Fred G. Naef 44,00

Bombay-Mumbai, promenade Petr, Christian Kailash 11,90

Bénarès chutney Ploton, Olivier Magellan & Cie 20,00

Les couleurs de l'Inde Potschka, Boris|Pannke, Peter La Martinière 40,00

L'Ethiopie et l'Inde : interférences et

confusions aux extrêmités du monde antique

(VIIIe siècle avant J.-C.-VIe siècle après J.-C.)

Schneider, Pierre Ecole française de Rome 63,00

Palais de Maharadjah Sillard Alain Création du pélican 19,50

Dans les montagnes d'Asie Thesiger, Wilfred Hoëbeke 18,50

Comprendre la culture hindoue Tison, Brigitte Chronique sociale|Ed. Couleur livres 16,90

En remontant la vallée du Gange :

présentation et itinéraire d'un voyage en Inde

Turckheim, Olga de|Turckheim, Arnaud de Actes Sud 45,00

Livres du Monde Volume 1,

Chroniques sans frontière de Lhassa à Bénarès

Velter, André l'Atelier des brisants 25,00

Le Gange : roman Verne, Jules Magellan & Cie 6,00

Kerala des hommes et des dieux Watts, Johnathan|Aubert, Laurent 5 continents éditions 40,00

Art contemporain

Peindre au Bengale (1939-1977) : contribution à

une lecture plurielle de la modernité

Nercam, Nicolas L'Harmattan 34,00

Le royaume de Nek Chand : exposition, Lausanne,

Collection de l'art brut, 7 oct. 2005-26 févr. 2006

Exposition. Lausanne, Collection de l'art brut (2005 - 2006) Flammarion 40,00

Art de vivre

Cuisine indienne Acharya, Vijay Solar 14,95

Saveurs indiennes Bourzat, Catherine Chêne 39,90

Sur l'érotique mystique indienne Eliade, Mircea Herne 8,50

Cuisine indienne Marty-Marinone, Evelyne Edisud 13,00

La cuisine indienne Mendès, Anjali Albin Michel 22,90

La porte des Indes : le meilleur de la cuisine

indienne en 80 recettes

Mody, Mehernosh|Mody, Sherin|Hellon, John First Editions 24,90

Littérature érotique de l'Inde ancienne Mulchandani, Sandhya Novebook 24,00

Bollyfood ! : la cuisine indienne Tombini, Marie-Laure Mango 5,90

Les Kâma-sûtra Vâtsyâyana Zulma 25,00

Art Gupta

Colonnes indiennes d'Ajantâ et d'Ellora.

Styles Gupta et post-gupta

Stern P. Librairie Oriens 28,00

Colonnes indiennes d'Ajanta et d'Ellora : évolution

et répercussions: styles gupta et post-gupta

Stern, Philippe PUF 31,79

L'âge d'or de l'Inde classique

bibliographie sélective

RMN - Département du livre - mars 07

L'empire des Guptas Galeries nationales du Grand Palais

L'âge d'or de l'Inde classique bibliographie séléctive Page 1 / 6

Titre Auteur Editeur Prix indicatif

(Eur)

Art indien

Inde du Nord : guide des sites archéologiques Albanese, Marilia Gründ 19,90

Inde ancienne Albanese, Marilia Gründ 39,95

Inde classique Angot, Michel Belles lettres 15,00

Les inscriptions d'Asoka Asoka Belles lettres 23,00

L'art du raga : la musique classique

de l'Inde du Nord

Auboux, François Minerve 21,00

La vie publique et privée dans l'Inde ancienne,

(IIe s. av. J.C. - VIIIe s. environ) Fasc,1 :

l'architecture civile et religieuse

Auboyer J. , Enault J.F. Librairie Oriens 23,00

La vie publique et privée dans l'Inde ancienne,

(IIe s. av. J.C. - VIIIe s, environ) Fasc.4 :

les jeux et les jouets

Auboyer Jeannine Librairie Oriens 15,00

L'art indien Béguin, Gilles Flammarion 7,50

Le médaillon lotiforme dans la sculpture indienne

du IIIe s. av. JC au VIIe

Benisti Mireille Librairie Oriens 31,00

Ancient paintings of buddhist India Benoy K. Behl Thames Hudson

The ajanta caves - ancient paintings

of buddhist india

Benoy K. Behl Thames Hudson 49,95

Impressions of Rajasthan Busquet, Gérard|Busquet, Carisse Flammarion 42,00

L'art du Gandhara Bussagli, Mario LGF 22,71

Fouilles de Virampatnam-Arikamedu.

Rapports de l'Inde et de l'Occident

aux environs de l'ère chrétienne

Casal J,M, Librairie Oriens 45,00

Fouilles de Virampatnam-Arikamedu.

Rapports de l'Inde et de l'Occident

aux environs de l'ère chrétienne

Casal J,M, Librairie Oriens 45,00

Les cahiers du mleccha Volume 1,

Origines et pouvoirs de la musique

collectif Kailash 15,00

Trésors des arts asiatiques : florilège de la

collection de M. et Mme D. Rockefeller III :

exposition, musée Cernuschi, 11 fév.-14 mai 2000

collectif Paris-Musées|Findakly 37,00

Karakorum Volume 1, Un joyau de l'Inde moghole :

le mausolée d'Itimâd ud-Daulah

collectif 5 continents éditions 49,00

Chefs d'oeuvre de l'art indien collectif C. Moreau 50,00

Au berceau du bouddhisme - Archéologia n° 254 Collectif Faton 6,00

Inde , 5000 ans d'art / exposition petit palais -

Archéologia n° 127

Collectif Faton 6,00

L'art rupeste en Inde - Archéologia n° 380 Collectif Faton 6,00

Le culte de ganeça dieu éléphant en Inde -

Archéologia n° 228

Collectif Faton 6,00

L'inde, multiples aspects d'une civilisation -

Archéologia n° 104

Collectif Faton 6,00

La sculpture de Bharhut Coomaraswamy Ananda K. Librairie Oriens 45,73

L'art indien Craven, Roy C. Thames & Hudson 14,95

Mythes en terre cuite : les temples en brique du

Bengale occidental, XVIe-XIXe siècle

Cucciniello, Raffaela Kailash 20,00

Traités, temples et images du monde indien : études

d'histoire et d'archéologie

Dagens, Bruno Presses Sorbonne nouvelle|Institut français

de Pondichéry

20,00

Ahmedabad Delangle, Frédéric|Cadot, Pierre Fage éd. 35,00

Despotisme et architecture en Asie méridionale Dumarçay, Jacques les Indes savantes 26,00

L'Inde, marges : dessins tantriques : Ecole nationale

supérieure des beaux-arts, Paris, 18 mai-29 juin 2005

Exposition. Paris, Ecole nationale supérieure des beaux-arts

(2005 ; cabinet Jean Bonna)

Ecole nationale supérieure des beaux-arts 12,00

Lumières de soie : soieries tissées d'or

de la collection Riboud : exposition, Paris,

Musée national des arts asiatiques-Guimet,

27 octobre 2004-24 janvier 2005

Exposition. Paris, Musée Guimet (2004 - 2005) Réunion des musées nationaux 30,00

Inde : bijoux en or des collections du musée

Barbier-Mueller : exposition, Toulouse,

Ensemble conventuel des Jacobins,

26 nov. 2004- 29 mars 2005

Exposition. Toulouse, Ensemble conventuel des Jacobins

(2004 - 2005)

Somogy|Musée Barbier-Müller|Mairie de

Toulouse 29,00

Arts d'Asie : Inde, Chine, Japon : images et symboles Geoffroy-Schneiter, Bérénice Assouline 45,00

Gandhara : la rencontre d'Apollon et de Bouddha Geoffroy-Schneiter, Bérénice Assouline 16,00

La vie publique et privée dans l'Inde ancienne,

(IIe s. av. J.C. - VIIIe s. environ) Fasc, 2 : le mobilier

Gobert Isabelle Librairie Oriens 31,00

Les chefs-d'oeuvre de l'architecture

traditionnelle de l'Inde

Grover, Satish Ed. de Lodi 16,00

Arts d'Asie Volume 1, Inde, Sud-Est asiatique,

Tibet, Népal

Guillevic, Jeanne Musée G. Labit 6,86

La technique de la peinture indienne d'après

les textes du Silpa

Gunasinghe Siri Librairie Oriens 25,00

Les Racines de l'art indien : art et architecture de

l'Inde maurya et post-maurya (IIIe et IIe siècles av. J.-C.)

Gupta, Swarajya Prakash Ed. du CNRS 58,00

Etudes d'art indien : la composition plastique

dans les reliefs de l'Inde, art ancien,

art bouddhique Gupta et post-Gupta

Hallade, Madeleine J. Maisonneuve 38,00

Art de l'Inde (diversité et spiritualité -

édition de luxe

Loth Anne-Marie Edition chapitre douze 160,00

La vie publique et privée dans l'Inde ancienne,

(IIe s. av. J.C. - VIIIe s. environ) Fasc 7 : les costumes

Loth Anne-Marie Librairie Oriens 31,00

La vie publique et privée dans l'Inde ancienne,

(IIe s. av. J.C. - VIIIe s. environ) Fasc 9 : les bijoux

Loth Anne-Marie Librairie Oriens 23,00

Art de l'Inde : diversité et spiritualité Loth, Anne-Marie Chapitre douze 160,00

L'Art indien Maindron, Maurice Kailash 22,10

Les enseignements iconographiques

de l'Agni-Purana

Mallmann Marie Thérèse de Librairie Oriens 46,00

Forts et palais de l'Inde : sentinelles de l'histoire Manchanda, Bindu C. Moreau 25,00

Goddess (anglais) Menzies Jackie Thames Hudson £ 30

La sculpture indienne Morley, Grace Louise C. Moreau 18,00

L'Inde des princes :

la donation Jean et Krishna Riboud

Okada, Amina Réunion des musées nationaux 18,00

Sculptures indiennes du musée Guimet Okada, Amina Réunion des musées nationaux 44,21

Le Grand Moghol et ses peintres : miniaturistes de

l'Inde aux XVIe et XVIIe siècles

Okada, Amina Flammarion 38,11

Taj Mahal Okada, Amina|Nou, Jean-Louis Impr. nationale 83,85

Taj Mahal Okada, Amina|Nou, Jean-Louis Impr. nationale 38,11

Chandigarh Papillault, Rémi Cité de l'architecture et du patrimoine 20,00

Les temples de l'Inde méridionales Parlier, Edith Presses de l'Université Paris-Sorbonne 45,00

Armes et armures : armes traditionnelles

de l'Inde

Paul, E. Jaiwant C. Moreau 18,00

Inde, trésors d'une civilisation ancienne Petruccini, Cinzia White Star 25,00

India art world of art Roy C. Craven Thames Hudson 15,95

L'Etat et les arts en Inde : pour une culture

citoyenne

Singh, Balmiki Prasad Karthala 22,00

Le stupa du Barabudur Sivaramamurti C. Librairie Oriens 35,00

L'art en Inde Sivaramamurti, Calambur Citadelles & Mazenod 199,00

Evolution du style indien d'Amâravati Stern P. , Benisti Mireille Librairie Oriens 39,00

Les divinités fluviales Ganga et Yamuna Viennot Odette Librairie Oriens 46,00

L'âge d'or de l'Inde classique bibliographie séléctive Page 2 / 6

Titre Auteur Editeur Prix indicatif

(Eur)

Art populaire

L'artisanat de l'Inde Caraminot, Annick Hermé 29,00

Saris : une tradition indienne Chishti, Rta Kapur Infolio 45,00

Native designs from India Collectif Belles Lettres 12,95

Au fil de l'Inde : la route des arts textiles Ellena, Bérénice Seuil 45,00

Indomania : l'art populaire indien Exposition. Lille, Hospice Comtesse (2006 - 2007) Snoeck Publishers 24,00

Poterie traditionnelle en Inde Perryman, Jane Ed. de la Revue de la céramique et du verre 49,00

Tissus indiens : traditions et modernités Singh, Martand C. Moreau 48,00

Cent pour cent Indian Van Geel, Catherine|Lévy, Catherine Seuil 35,00

Tribal Tatoo Designs from India Exhibitions international 14,95

Bollywood

Devdas Chatterji, Sarat Chandra Belles lettres 14,00

Bollywood : dans les coulisses des Film Cities Polomé, Pierre|Broquet, Virginie Ed. du Rouergue 19,00

Ecrits sur le cinéma Ray, Satyajit Cahiers du cinéma 10,50

Bollywood dreams : an exploration of the

motion picture industry and its culture in India

Torgovnik, Jonathan Phaidon 29,95

Il était une fois Bollywood Torgovnik, Jonathan|Kabir Munni, Nasreen Phaidon 29,95

Castes, mythes et religions

La vie merveilleuse de 84 grands sages

de l'Inde ancienne

Abhayadatta Seuil 9,00

Les feux de la déesse : rituels villageois

du Kerala (Inde du Sud)

Aubert, Laurent Payot-Lausanne 24,00

Shiva : libérateur des âmes et maître des dieux Barazer-Billoret, Marie-Luce|Dagens, Bruno Gallimard 11,90

The wisdom of the buddha Boisselier Jean Thames Hudson 13,95

La sagesse du Bouddha Boisselier, Jean Gallimard 13,90

Traité du politique : traité politique et militaire

de l'Inde ancienne Arthasastra

Cânakya Pocket 6,20

Quand le temple prend vie :

atmosphère et dévotion à Bénarès

Claveyrolas, Mathieu CNRS Editions 38,00

Les derniers jours de la déesse : roman Clément, Catherine Stock 19,00

Promenade avec les dieux de l'Inde Clément, Catherine Ed. du Panama 15,00

L'Inde philosophique entre Bossuet

et Voltaire

Coeurdoux, Gaston-Laurent|Murr, Sylvia Ecole française d'Extrême-Orient 48,00

Revue de l'Inde (La), n° 3 collectif Belles lettres 11,00

Revue de l'Inde (La), n° 5 collectif Belles lettres 11,00

Rites hindous, transferts et transformations

Hindu rites, transferts and transformations

collectif Ecole des hautes études en sciences

sociales

45,00

Caraka samhita : traité fondamental de la

médecine ayurvédique Volume 1, Les principes

collectif Almora 29,90

Paroles des sages de l'Inde collectif Albin Michel 10,00

L'Inde contemporaine : de 1950 à nos jours collectif Fayard|CERI 35,00

Les cahiers du mleccha Volume 2,

La civilisation des différences

collectif Kailash 15,00

Les Upanishad Volume 11-14, Atharvasira

Upanishad Brahmabindupanisad

Kaivalyopanisad Sarvasaropanisad

collectif J. Maisonneuve 14,00

Images du corps dans le monde hindou collectif CNRS Editions 42,00

Le goût des villes de l'Inde collectif Mercure de France 9,20

André Malraux et la tentation de l'Inde collectif Gallimard 25,00

Hymnes spéculatifs du Véda collectif Gallimard 6,50

Upanishads du yoga collectif Gallimard|Unesco 6,40

Cinquantenaire du transfert des Comptoirs

à l'Inde (1954-2004)

collectif Dualpha 23,00

Ramayana, de l'épopée au spectacle collectif Actes Sud 14,48

Shiva, le seigneur-du-sommeil : hymne du

Xe siècle

collectif Seuil 5,95

Visages de l'Inde médiévale Daniélou, Alain Hermann 14,00

Le Destin du monde d'après la tradition shivaïte Daniélou, Alain Albin Michel 7,50

Les cahiers du mleccha Volume 3,

Shivaïsme et tradition primordiale

Daniélou, Alain Kailash 15,00

La fantaisie des dieux et l'aventure humaine :

nature et destin du monde dans la tradition shivaïte

Daniélou, Alain Rocher 16,77

Le Bétail des dieux : et autres contes gangétiques Daniélou, Alain Rocher 16,77

L'érotisme divinisé : architecture et sculpture du

temple hindou

Daniélou, Alain Rocher 27,00

Les quatre sens de la vie : et la structure de l'Inde traditionnelle Daniélou, Alain Rocher 19,82

Mythes et Dieux de l'Inde : le polythéisme hindou Daniélou, Alain Flammarion 12,50

L'Inde et l'invasion de nulle part :

le dernier repère du mythe aryen

Danino, Michel Belles lettres 25,00

La religion des intouchables de l'Inde Deliège, Robert Presses universitaires du Septentrion 18,50

Le système indien des castes Deliège, Robert Presses universitaires du Septentrion 13,50

Les castes en Inde aujourd'hui Deliège, Robert PUF 30,00

Anthologie de proverbes sanskrits tirés des épopées indiennes Ducoeur, Guillaume L'Harmattan 42,50

Histoire de l'Inde : des origines à la fin

du XXe siècle

Dupuis, Jacques Kailash 20,00

Pourquoi j'ai tué Gandhi : examen et critique

de la défense de Nathuram Godse

Elst, Koenraad Belles lettres 19,00

Le yoga Feuga, Pierre|Michaël, Tara PUF 8,00

Les philosophies de l'Inde Filliozat, Jean PUF 8,00

Les dieux du bouddhisme Frédéric, Louis Flammarion 32,00

Les comptoirs de l'Inde : Pondichéry, Karikal,

Mahé, Yanaon et Chandernagor

Gressieux, Douglas A. Sutton 19,90

Dieux et déesses de l'Inde Guillerme, Stéphane Almora 26,00

La Magie dans l'Inde antique Henry, Victor J. Maisonneuve 28,00

Des intouchables aux dalits :

les errements d'un mouvement de libération

dans l'Inde contemporaine

Heuzé, Gérard Aux lieux d'être 20,00

Les derniers eunuques Jaffrey, Zia Payot 9,00

L'idée de l'Inde Khilnani, Sunil Fayard 22,00

Le secret de la volupté Kokkoka Rocher 19,90

Indira Gandhi La Borie, Guillemette de M. Sell éditeurs 12,00

Au coeur des mythologies : en suivant les dieux Lacarrière, Jacques Oxus 23,00

La grande guerre du Kurukshetra : une épopée

indienne Volume 1

Lidchi-Grassi, Maggi Belles lettres 23,00

Védisme et hindouisme :

images du Divin et des dieux

Loth, Anne-Marie Chapitre douze 90,00

Contes tamouls de Pondichéry : Inde du Sud Madanacalliany, Shanemouganandane Karthala 16,00

Féminité de la parole : études sur l'Inde ancienne Malamoud, Charles Albin Michel 22,00

Cuire le monde : rite et pensée dans l'Inde ancienne Malamoud, Charles La Découverte 36,60

Des dieux et des hommes :

la danse cosmique de l'Inde

Michaud, Roland|Michaud, Sabrina Chêne 65,00

Stances du milieu par excellence

(Madhyamaka-karitas)

Nâgârjuna Gallimard 23,50

L'âge d'or de l'Inde classique bibliographie séléctive Page 3 / 6

Titre Auteur Editeur Prix indicatif

(Eur)

Psaumes du tailleur ou La religion

de l'Inde profonde

Namadeva Gallimard 19,00

L'ABCdaire du bouddhisme Okada, Amina|Bayou, Hélène|Geoffroy-Schneiter, Bérénice Flammarion 9,95

Ganesa ou La mémoire de l'Inde Okada, Amina|Mukherjee, Prithwindra|Cerre, Pierre Henri Findakly 42,69

L'enseignement de Sri Aurobindo Pandit, Madhav P. Seuil 5,95

Initiation aux Veda Panikkar, Raimundo Actes Sud 10,00

Ganesh Petr, Christian Kailash 10,37

Contes des sages de l'Inde Quentric-Séguy, Martine Seuil 15,00

Louis Renou, choix d'études indiennes Renou, Louis Ecole française d'Extrême-Orient 46,00

L'Inde classique : manuel des études

indiennes Volume 2

Renou, Louis|Filliozat, Jean Ecole française d'Extrême-Orient 35,00

Le Maharashtra, entre tradition et modernité Saglio-Yatzimirsky, Marie-Caroline Publications Langues'O 20,00

Comparaison entre les femmes et les hommes

(1882) Précédé de Deux femmes rebelles

et une épouse parfaite

Shinde, Tarabai Indigo et Côté-Femmes 18,80

La mère : une biographie : du Paris des impressionnistes à Auroville Van Vrekhem, Georges Belles Lettres 19,00

Les Kâma-Sûtra Vâtsyâyana LGF 4,50

Hindouisme et bouddhisme Weber, Max Flammarion 12,50

Histoire

Gandhi l'exilé Stoenescu, Radu Magellan & Cie 18,00

Les carnets indiens de Srinivasa Ramanujan Randé, Bernard Cassini 10,00

Les intouchables (entre révoltes et intégration) Deliege Robert Albin Michel 19,00

Un autre islam (Inde, Pakistan, Bangladesh) Gaborieau Marc Albin Michel 20,00

Histoire de l'Inde Daniélou, Alain Fayard 25,00

Dupleix Vigié, Marc Fayard 27,50

Pondichéry : des comptoirs français

à l'Inde d'aujourd'hui

David, Georgette Kailash 15,00

Une vie paria : le rire des asservis,

pays tamoul, Inde du Sud

Viramma|Racine, Josiane|Racine, Jean-Luc Plon|Unesco 27,00

La Cité de la joie Lapierre, Dominique Pocket 7,00

Cette nuit, la liberté EPUISE Lapierre, Dominique|Collins, Larry Pocket 7,00

Les Indes françaises Aunay, Arnaud d' Nouveaux loisirs 30,00

Les relations entre la France et l'Inde

de 1673 à nos jours

collectif les Indes savantes 40,00

Les voix de la partition Inde-Pakistan :

Inde-Pakistan

Butalia, Urvashi Actes Sud 24,00

Histoire de l'Inde Boivin, Michel PUF 8,00

Autobiographie ou mes expériences de vérité Gandhi, Mohandas Karamchand PUF 20,00

India, 1900-1947 :

un Britannique au coeur du Raj

Virmani, Arundhati Autrement 19,00

Fous de l'Inde Airault, gilles Payot 7,35

Anquetil Duperron : premier orientaliste français : biographie Anquetil, Jacques Presses de la Renaissance 20,00

L'Inde fabuleuse : le charme discret de l'exotisme

français (XVIIe-XXe siècles)

Assayag, Jackie Kimé 24,00

Bénarès : carnet d'un voyage indien Balleydier, Sandrine|Merlin Glénat 30,00

Singes Barillé, Elisabeth Gallimard 6,40

Indes Clausel, Jean Payot 9,00

L'aventure des Français en Inde :

XVIIe-XXe siècles

collectif Kailash 12,96

L'Inde où j'ai vécu :

avant et après l'indépendance

David-Néel, Alexandra Pocket 6,60

Les rapports de l'Inde et de l'Occident :

des origines au règne d'Asoka

De Give, Bernard les Indes savantes 32,00

Le modèle indou Deleury, Guy Kailash 20,00

Jean-Baptiste Chevalier, 1729-1789 : le dernier

champion de la cause française en Inde

Deloche, Jean les Indes savantes 24,00

Cabu en Inde Donnet, Pierre-Antoine Seuil 20,00

L'Inde de Gustave Moreau Exposition musée Cernuschi 44,00

L'Inde perdue Farrère, Claude Kailash 22,10

La caravane intérieure : récit Gautier, François Belles lettres 13,00

La conquête du paradis :

Pondichéry au XVIIIe siècle : roman

Gautier, Judith Kailash 19,00

Le studio Lafayette et l'Inde des princes Harris, Russel C. Moreau 12,00

Un enfant de la balle Irving, John Points 9,00

Promenades en Inde Kalda-Alexandre Grasset 21,30

Kim Kipling, Rudyard Gallimard 6,40

Le nabab René Madec Le Bail, Albert Découvrance 16,00

La reine des éléphants Le Rouge, Gustave Kailash 10,37

L'Inde à fleur d'âmes Lesage, Marion|Athreya, Preethi La Martinière 30,00

L'Inde (sans les Anglais) Mahé des Indes Loti, Pierre Kailash 22,10

Le poison de Goa Magre, Maurice Kailash 10,37

La gardienne de l'idole noire Maindron, Maurice Kailash 10,37

Contes indiens Mallarmé, Stéphane Findakly 16,00

Contes indiens Suivi de Contes et légendes

de l'Inde ancienne

Mallarmé, Stéphane|Summer, Mary l'Insulaire 12,00

L'Inde fantôme : carnet de voyage Malle, Louis Gallimard 22,50

Amchi, sage et médecin Marais, Gill Kailash 18,29

L'odeur de l'Inde Pasolini, Pier Paolo Gallimard 3,00

Lueurs de l'Inde Paz, Octavio Gallimard 15,00

Le goût de l'inde Perrier J.C. Mercure de France 4,50

Le chant des meules Poitevin Guy Kailash 18,29

Les pierres maudites Ponsaillé Jacques Editions Dorval 19,00

Les Indes à Paris : histoire, culture, arts,

gastronomie, sorties

Royer, Sophie Parigramme 15,00

Mission de l'Inde en Europe Saint-Yves d'Alveydre, Alexandre Dualpha 25,00

Les grands penseurs de l'Inde Schweitzer, Albert Payot 9,00

Génie de l'Inde Sorman, Guy Fayard 19,00

Bénarès : conte Villiers de L'Isle-Adam, Auguste de Magellan & Cie 6,00

Le Roman de l'anneau : Shilappadikâram Adigal, Llangô Gallimard|Unesco 8,08

La Centurie (Amarusataka) :

poèmes amoureux de l'Inde ancienne

Amaru Gallimard 7,93

Merveilleuse légende de Siddhartha,

Gautama, Bouddha

Aveline, Claude Kailash 10,37

La marche du héros Badami, Anita Rau Stock 21,80

Entends-tu l'oiseau de nuit ? Badami, Anita Rau P. Rey 18,00

L'Inde vue d'Occident / L'Occident vu de l'Inde

Littérature

L'âge d'or de l'Inde classique bibliographie séléctive Page 4 / 6

Titre Auteur Editeur Prix indicatif

(Eur)

Memsahib Badami, Anita Rau P. Rey 18,00

Sangati (l'assemblée) Bama Ed. de l'Aube 7,80

Poèmes d'un voleur d'amour Bilhana Gallimard|Unesco 12,20

Le monastère de la félicité Chatterji, Bankim Chandra Serpent à Plumes 7,50

Celle qui portait des crânes en boucles

d'oreilles Kapalkundala

Chatterji, Bankim Chandra Gallimard 14,50

Promenade avec les dieux de l'Inde Clément Catherine Points 8,50

Hanuman ou Le chemin du vent :

d'après le Ramayana Suivi de La descente

du Gange : d'après Valmiki

collectif Belles lettres 12,00

Sorgue, n° 3 Lokenath Bhattacharya

Suivi de Orphée

collectif Bois d'Orion 19,80

La Cité d'or et autres contes :

choix de contes tirés du Kathâsaritsâgara

collectif Gallimard 10,75

Théâtre de l'Inde ancienne collectif Gallimard 79,00

Ragmala : les littératures en langues indiennes

traduites en français : anthologie

collectif Langues et mondes-l'Asiathèque 28,00

L'arbre nâgalinga collectif Ed. de l'Aube 19,95

Les dix princes Dandin Gallimard 22,87

Rififi à Ooty : une enquête du brahmane Doc Dars, Sarah P. Picquier 7,00

Le sanskrit Filliozat, Pierre-Sylvain PUF 8,00

Le palais des miroirs Ghosh Amitav Points 8,50

Le pays des marées Ghosh, Amitav R. Laffont 22,00

Le chromosome de Calcutta Ghosh, Amitav Points 7,00

Les Feux du Bengale Ghosh, Amitav Seuil 23,70

Les feux du Bengale Ghosh, Amitav Seuil 8,00

Une vie moins ordinaire Halder, Baby P. Picquier 17,00

Le jardin des délices terrestres Hazra, Indrajit le Cherche Midi 17,00

Max le maudit Hazra, Indrajit le Cherche Midi 15,00

Le nuage messager (Meghaduta)

Suivi de Ritusamhara

Kalidasa Belles lettres 17,00

Parvati ou L'amour extrême Kalidasa Belles lettres 12,00

Le théâtre de Kalidasa : Sakuntala au signe de

reconnaissance, Urvasi conquise par la vaillance,

Malavika et Agnimitra

Kalidasa Gallimard 27,44

Mira et le mahatma Karar, Sudhir Seuil 22,00

La princesse et le prophète :

la mondialisation en roman

Keshavjee, Shafique Seuil 19,00

Un amour sans mesure Kumar, Jainendra Gallimard 15,00

Histoire de la littérature de l'Inde moderne :

le roman, XIXe-XXe siècle

Le Blanc, Claudine Ellipses 9,00

Camphre : nouvelles Masud, Naiyer Stock 19,15

Une passion indienne Moro Javier Points 8,50

Compartiment pour dames Nair, Anita P. Picquier 9,50

Mes jours : mémoires d'un Indien du Sud Narayan, Rasipuram Krishnaswamy Serpent à Plumes 8,00

Rumeurs de haine : récit Nasreen, Taslima P. Rey 23,00

Rumeurs de haine Nasreen, Taslima Points 8,00

Vent en rafales Nasreen, Taslima Seuil 8,50

L'homme greffé Nigam, Sanjay le Cherche Midi 20,00

Pinjar le squelette Pritam, Amrita Kailash 12,00

Sacrifice Ranganayakamma, Muppaalla Kailash 19,00

Boyfriend Rao, Raj le Cherche Midi 17,00

Le tigre du Bengale Ray, Satyajit Kailash 10,37

Les aventures de Feluda Ray, Satyajit Kailash 10,37

L'énigme de Nayan Ray, Satyajit Kailash 10,37

L'écrivain-militant Roy, Arundhati Gallimard 7,00

Les Versets sataniques Rushdie, Salman Pocket 7,90

Haroun et la mer des histoires Rushdie, Salman Plon 16,00

Shalimar le clown Rushdie, Salman Pocket 7,90

Furie Rushdie, Salman Pocket 6,60

Tamas Sahni, Bisham Gallimard 0,00

Tant de vies : l'incomplet et autres poèmes Satchidanandan, K Caractères 13,00

Un père obéissant Sharma, Akhil Ed. de l'Olivier 12,00

La colère des aubergines : récits gastronomiques Sharma, Bulbul P. Picquier 6,50

La demeure de la paix Tagore, Rabindranath Stock 19,80

La petite mariée Suivi de Nuage et soleil Tagore, Rabindranath Gallimard 2,00

Souvenirs Tagore, Rabindranath Gallimard 6,50

Histoires de fantômes indiens Tagore, Rabindranath Cartouche 16,00

Quatre chapitres Tagore, Rabindranath Zulma 14,00

Aventures en Inde Thai, Ho Anh Kailash 14,94

Psaumes du pèlerin Toukârâm Gallimard|Unesco 5,49

Bhagavadgita Trad. Ballanfat Marc Flammarion 5,80

Partir en hiver Tunstrom Göran Actes Sud 7,50

Beach Boy Vakil, Ardashir le Cherche Midi 16,00

Le toit de tôle rouge Verma, Nirmal Actes Sud 19,90

Un bonheur en lambeaux Verma, Nirmal Actes Sud 18,14

Les légendes de Khasak Vijayan, O.V. Fayard 18,00

Dictionnaire des littératures de l'Inde PUF 13,50

Les Contes du perroquet : Sukasaptati Gallimard 12,96

Le vendeur de saris Bajwa, Rupa Ed. des 2 terres 20,50

Calcutta : the barn owl's wondrous capers Banerjee, Sarnath Denoël Graphic 20,00

Corridor Banerjee, Sarnath Vertige Graphic 15,00

Les voix de la partition Inde-Pakistan Butalia, Urvashi Actes Sud 24,00

Les après-midi d'un fonctionnaire très déjanté Chatterjee, Upamanyu R. Laffont 20,00

Les après-midi d'un fonctionnaire très déjanté Chatterjee, Upamanyu R. Laffont 9,90

Nirvana mode d'emploi Chatterjee, Upamanyu J. Losfeld 26,00

Une étrange et sublime adresse : et neuf histoires Chaudhuri, Amit P. Picquier 19,00

Freedom song Chaudhuri, Amit P. Picquier 20,00

Râga d'après-midi Chaudhuri, Amit P. Picquier 17,50

Une étrange et sublime adresse : et neuf histoires Chaudhuri, Amit P. Picquier 19,00

Babyji Dawesar, Abha Ed. HéloÏse d'Ormesson 22,00

Question de temps Deshpande, Shashi P. Picquier 19,50

Les mille visages de la nuit Hariharan , Githa P. Picquier 8,00

En temps de siège Hariharan , Githa Zoé 5Suisse) 18,00

La Littérature indienne invitée au Salon

L'âge d'or de l'Inde classique bibliographie séléctive Page 5 / 6

Titre Auteur Editeur Prix indicatif

(Eur)

Les mille visages de la nuit Hariharan, Githa P. Picquier 8,00

Le dernier rire du moteur d'avion Joshi, Ruchir Fayard 22,00

Les indiens : portrait d'un peuple Kakar, Sudhir/ Kakar, Katharina Seuil 19,00

L'idée de l'Inde Khilnani, Sunil Fayard 22,00

Le tapis rouge : histoires de Bangalore Sankaran, Lavanya Mercure de France 19,80

Kali-Katha Saraogi, Alka Gallimard 29,00

Le trotter-nama : les tribulations indiennes

de Justin Trottoir

Sealy, I. Allan Fayard 28,00

Deux vies Seth Vikram Albin Michel 24,00

La couleur du deuil Shankhar Etteth, Ravi L. Levi 18,00

Saveurs asassines Swaminathan, Kalpana Le Cherche Midi 17,00

Loin de Chandigarh Teypal, Tarun J. Lgf 8,50

Loin de Chandigarh Teypal, Tarun J. Buchet Chastel 25,00

Le grand roman indien Tharoor, Shashi Seuil 8,50

L'émeute Tharoor, Shashi Seuil 8,00

Show business Tharoor, Shashi Points 7,50

Le grand roman indien Tharoor, Shashi Seuil 8,50

L'Inde : d'un millénaire à l'autre (1947/2007) Tharoor, Shashi Seuil 24,50

No god in sight Tyrewala, Altaf Actes Sud 19,00

Lila Vaid, Krishna Baldev Caractères 12,00

Histoire de renaissances (français-hindi) Vaid, Krishna Baldev Langues et monde-l'Asiathèque 12,00

Vie invisible (français-hindi° Vajpeyi, Udayan Cheyne 18,00

Le défi indien Varma Pavan K. Actes Sud 8,50

Mon voyage inoubliable :

un artiste indien hors de chez lui

Bhajju Shyam Syros jeunesse 15,00

Voilà comment je vois les choses Bhajju Shyam / Rao, Sirish Syros jeunesse 13,00

La mythologie indienne Blanc Jean-Charles Actes Sud junior 11,00

Bestiaire indien (dès 4 ans) Collectif Actes Sud junior 17,50

Ganesh Fauvel, Denis Kailash 9,00

Krishna Fauvel, Denis Kailash 9,00

L'étoile de l'Himalaya Favaro Patrice Edition Thierry Magnier 7,00

L'Inde de Naita Favaro Patrice Edition Thierry Magnier 6,55

Sagesses et malices de Birlal le Radjah Favaro, Patrice Albin Michel jeunesse 12,50

Aujourd'hui en Inde : Nandita, Pondichéry Favaro, Patrice Gallimard-Jeunesse 12,90

L'Inde : du XVIIIe siècle à nos jours Godard, Philippe|Jaffrelot, Christophe Autrement Jeunesse 11,00

Contes et récits de l'Inde Milbourne, Anna Usborne 14,95

Shanti et le berceau de lune (livre-CD) Montange Anne Actes Sud junior 15,00

Un petit chacal très malin ,

un brahmane très bon

Morel Etienne Père Castor Flammarion 14,95

Sous le grand banian Mourlevat, Jean-Claude Rue du monde 13,00

Sur les traces de Bouddha Okada, Amina Gallimard-Jeunesse 10,90

Le Prince qui se fit mendiant Okada, Amina|Thibault, Dominique Gallimard-Jeunesse 4,57

Le monde de Sunita Perkins, Mitali Castor poche-Flammarion 5,00

Un, deux, trois,,, dans l'arbre Ravishankar A, , Rao S, Actes Sud junior 15,00

La légende de Ganesh Sellier Marie Picquier jeunesse 13,50

Jeunesse

L'âge d'or de l'Inde classique bibliographie séléctive Page 6 / 6

 

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LEXIQUE POUR L'EXPO

Lexique


GuptaDynastie indienne originaire du Bihâr dont le règne s’étend du IVe au VIe siècle de notre ère. Bien que ses souverains soient essentiellement adeptes du vishnuisme, ils se sont néanmoins montrés tolérants envers les autres courants sectaires de l’hindouisme ainsi qu’à l’égard du bouddhisme et du jaïnisme. Sous leur règne se développent deux écoles d’art importantes pour le rayonnement de l’art indien : celle de Mathurâ et celle de Sârnâth. L’époque gupta est considérée comme la période classique de l’art indien.

Huns Hephtalites Peuple nomade originaire d’Asie centrale qui envahit la Perse et l’Inde aux Ve et VIe siècles.

Mathurâ Centre de pèlerinage et de commerce de l’Uttar Pradesh (situé près de New Delhi), où se développa une école de sculpture religieuse tant hindoue, que bouddhique et jaïne. Ses principales périodes d’épanouissement eurent lieu sous le règne des Kushâna (Ier-IIIe siècle) et sous celui des Gupta (IVe- VIe siècle). Ses productions sont célèbres pour leur utilisation du grès rose de Sikrî.

Sârnâth Lieu du premier sermon du Buddha (le Parc aux Gazelles), situé non loin de Vârânasî (Bénarès). C’est également l’emplacement d’une école d’art bouddhique à partir de l’époque gupta (Ve siècle). Ses productions sont célèbres pour leur utilisation du grès beige de Chunâr.

Brahmanisme ou hindouisme Bouddhisme Jaïnisme

 

 

Brahmanisme ou hindouisme

DIEUX


Bhairava Une manifestation destructrice de Shiva.

Chakrapurusha Le chakra (ou disque) personnifié.

Dvârapâla Considérés comme des demi-dieux, les dvârapâla sont des gardiens figurés à l’entrée des temples.

Ekamukhalinga Linga (symbole du dieu Shiva) à un visage.

Gana Divinités mineures souvent associées à Shiva et représentées sous les traits de nains dansant.

Gandharva Musicien céleste.

Ganesha Fils de Shiva et Pârvatî, reconnaissable à sa tête d’éléphant

Hamsa Oie ou canard sauvage

Hanumân Général de l’armée des singes, héros du Râmâyana. Illustre par son dévouement total pour le héros Râma.

Indra Dieu puissant dominant le panthéon védique. Il porte le titre de roi et règne sur l’ensemble de la création. Dans l’hindouisme classique, il est l’un des huit gardiens de l’espace, celui de l’est.

Kârttikeya Kârttikeya ou Skanda, le plus jeune des fils de Shiva et Pârvatî, frère de Ganesha. Dieu de la guerre souvent accompagné d’un paon.

Kubera Dieu des richesses.

Lakulîsha « Seigneur à la massue », considéré comme une manifestation de Shiva.

Makara Animal aquatique hybride, servant de monture à la déesse fluviale Gangâ.

Mithuna Couple d’amoureux.

Narasimha Homme-lion, un des avatars de Vishnu.

Natarâja Le « roi de la danse », un des aspects de Shiva. Par la danse, Shiva détruit mais aussi recrée et transforme le monde.

Shiva « Bénéfique », dans l’hindouisme il est avec Vishnu, l’un des deux grands dieux de la triade hindoue la trimûrti. Shiva est le dieu de la destruction et de la dissolution. Il peut être aussi une divinité bienfaitrice car il anéantit Avidyâ (« l’Ignorance »). Son symbole est le linga, représentant la puissance vitale divine. Il est reconnaissable entre autres à son troisième œil frontal et à ses attributs : le trident ou la hache, le tambour, le rosaire. Sa monture est Nandin, le taureau à bosse.

Shiva Ardhanârîshvara Forme de Shiva montrant d'un côté sa partie féminine, de l'autre sa partie masculine.

Sûrya Dieu Soleil, représenté debout ou assis à l’époque gupta, tenant une fleur de lotus dans chaque main.

Vâmana Le « Nain » ; un des avatars de Vishnu.

Vidyâdhara « Porteur de science » ; classe de divinités secondaires.

Vishnu Il est, avec Shiva, l’un des deux grands dieux de la triade hindoue. Vishnu est le dieu salvateur du monde. Ses « descentes » (avatâra) sont souvent représentées, tels Varâha (le Sanglier), Narasimha (l’Homme-lion), Vâmana (le Nain), Râma, et Krishna, entre autres. Ses attributs habituels sont la massue, la conque, et le chakra (arme de jet en forme de disque). Il a pour monture l’oiseau Garuda.

Yaksha Une déité de terroir.

Yama L’un des huit gardiens de l’espace, celui du sud ; le juge des morts.

DÉESSES


Durgâ « Imprenable » ; un des aspects de Pârvatî, l’épouse de Shiva. La déesse est parfois également associée à Vishnu.

Gangâ Le Gange divinisé. Déesse présentée comme la seconde épouse de Shiva.

Kaumârî Épouse de Kumâra/Skanda/Kârttikeya.

Krittikâ Nom de l’une des étoiles de la constellation des Pléiades, l’une des mères nourricières de Kârttikeya.

Pârvatî « Fille de la montagne », épouse de Shiva, mère de Ganesha et de Kârttikeya.

HÉROS ET PERSONNAGES D'ÉPOPÉES


Mahâbhârata« La Grande Geste des Bhâratides ». L’une des deux épopées indiennes classiques, avec le Râmâyana. L’histoire raconte la rivalité qui opposa les frères Pândava, fils du roi Pându de Hastinâpura, à leurs cousins les Kaurava ainsi que la grande bataille qu’ils se livrèrent sur le Kurukshetra. Dans ce texte, Krishna apparaît en tant qu’aurige d’Arjuna.

Arjuna « Le blanc, le pur », fils du dieu Indra. C’est le troisième des cinq frères Pândava

Devakî Épouse de Vasudeva.

Vasudeva Père de Krishna, un des avatars de Vishnu.

Râmâyana « La marche de Râma », épopée contant les exploits du héros mythique, Râma (« le Charmant »), et de son compagnon, le singe Hanumân.

Sîtâ Épouse de Râma.

Lakshmana Frère de Râma et son compagnon d’exil.
***

Bouddhisme

Le bouddhisme apparut au Ve siècle avant notre ère. Fondé par le Buddha qui formula les quatre vérités fondamentales sur l’origine de la souffrance et les moyens de s’en délivrer. Il prônait le respect de tous les êtres, la non-violence, et la méditation afin d’atteindre la voie du salut. Le bouddhisme se partage en trois grands courants : - Hînayâna (le « Petit Véhicule », dit aussi Theravâda) : est la voie du bouddhisme originel dans laquelle seuls les religieux ont accès au salut, mais les laïcs peuvent l’obtenir en accumulant un certain nombre de mérites au cours de leurs existences successives ; - Mahâyâna (le « Grand Véhicule ») : le bouddhisme du Mahâyâna est davantage ouvert aux laïcs qui sont aidés sur la voie du salut par les bodhisattva. - Vajrayâna (le « Véhicule de Diamant » ou bouddhisme tantrique) : cette forme du bouddhisme permet aux adeptes d’obtenir le salut en une seule existence par des pratiques ésotériques.


Avalokiteshvara Entre autres : « Le Seigneur qui regarde vers le bas ». Un des principaux bodhisattva dans le bouddhisme Mahâyâna. Une divinité qui incarne l’une des deux qualités majeures du Buddha, la compassion, et que l’on retrouve dans une large palette iconographique. Il est toujours associé à Amitâbha, dont une représentation apparaît dans sa coiffure.

Bodhisattva « Être promis à l’Éveil », renonce au nirvâna, « l’extinction totale », pour sauver tous les êtres. La vertu déterminante de son action est la compassion (karunâ), soutenue par une connaissance et une sagesse (prajñâ) parfaites. Le bouddhisme Mahâyâna, et le bouddhisme tantrique, privilégient un groupe de huit bodhisattva. La liste la plus répandue comprend : Avalokiteshvara, Âkâshagarbha, Vajrapâni, Kshitigarbha, Sarvanîvaranavishkambhin, Maitreya, Samantabhadra et Mañjushrî. Ils sont généralement représentés, parés, richement vêtus et sont différenciés par leurs gestes, leurs attributs, leurs assistants ou encore leur coiffure.

Buddha Signifie littéralement « L’Éveillé » : dans un premier temps, cette épithète désignait Shâkyamuni (le Buddha historique). Le développement des doctrines bouddhiques devait en faire un terme générique désignant tout être ayant atteint la libération parfaite, qui permet d’échapper au cycle des renaissances (samsâra). Certains groupes jouent un rôle important, tels les buddha incarnés dans une période cosmique (mânusi buddha), les jina, les trente-cinq buddha de confession des fautes, et les huit buddha de médecine. On distingue deux sortes de buddha : le pratyeka-buddha, qui connaît l’Éveil parfait mais ne fait profiter personne de son expérience, et le samyak-sambodhi-buddha qui, pour le salut de tous les êtres, prêche la doctrine.

Nîlakantha Lokeshvara L’un des aspects du bodhisattva Avalokiteshvara.

Shâkyamuni Le Buddha historique, Siddhârtha Gautama est né près de l’actuelle frontière népalo-indienne. Selon les historiens, sa date de naissance varie entre le VIe et le Ve siècle avant notre ère. Son père appartenait à la caste des Kshatriya (celle des rois, princes et guerriers). Ayant pris conscience de la douleur humaine, il partit en secret, abandonnant son existence princière ainsi que son épouse et son tout jeune fils. Il suivit successivement l’enseignement de deux maîtres brahmanes, puis se soumit à une dure ascèse. Près de l’actuelle Gayâ, à l’ombre d’un pippâl, Siddhârtha, appelé Shâkyamuni, « le sage du clan des Shâkya », entreprit une longue méditation qui l’amena à l’Éveil devenant ainsi un Buddha. Sa mort se situerait vers 480 avant notre ère ou, selon certaines études récentes, vers 400.

Stûpa Désigne les tumuli reliquaires du bouddhisme. À l’origine, le stûpa était un monument funéraire édifié sur les reliques du Buddha historique. Il servait aussi de représentation symbolique du nirvâna et évoquait le salut aux yeux des fidèles. Tous les stûpa ne renferment pas de reliques au sens propre du terme. On place également à l’intérieur de ces monuments des textes saints ou divers éléments qui leur confèrent un caractère sacré.
***

Jaïnisme

Religion de l’Inde. Le terme jaïnisme provient de la racine sanskrite ji, « conquérir ». Il renvoie au combat que le moine jaïn doit mener contre ses passions afin d’accéder à l’omniscience et à la complète purification de son âme qui représente le but religieux du jaïnisme.


TîrthankaraLittéralement « faiseur de gué », également appelé jina, « vainqueur ». Dans la religion jaïne, il est un sauveur qui a réussi à passer tous les cycles de renaissance et établi un passage pour les adeptes. Mahâvîra (VIe siècle avant notre ère) était le dernier des 24 Tîrthankara.

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L'Empire des Gupta SCULPTURES EXO PARIS GRAND PALAIS


Expositions en cours

L'Âge d'or de l'Inde classique
L'Empire des Gupta

4 avril - 25 juin 2007

Cliquez ici pour voir le mini-site

L'Empire des Gupta


Tête de Buddha,
Ve siècle, grès rouge,
55x30x43 cm, Government Museum, Mathurâ,
Inde.
© Aditya Arya

Cette exposition est coproduite par la Réunion des musées nationaux, le musée des Arts asiatiques-Guimet et le musée national de New Delhi.
Avec le soutien de PricewaterhouseCoopers.
En partenariat média avec Le Monde 2, Le Monde.fr, Europe 1, TV5 et aufeminin.com.

L’époque gupta (IVe-VIe siècle après J.-C.) marque l’apogée de la civilisation indienne. Durant cet âge d’or qui vit s’épanouir la pensée religieuse, les sciences, la littérature et le théâtre, l’art atteignit un raffinement et une perfection sans précédent ; canons esthétiques et modèles iconographiques élaborés à l’époque gupta allaient perdurer au fil des siècles et leur l’influence et leur rayonnement s’étendre jusque dans l’art du Népal, de l’Asie du Sud-est ou encore de l’Asie centrale.

Grâce aux prêts exceptionnels des plus grands musées indiens, un ensemble de 110 sculptures (pierre, terre cuite, bronze) évoque la genèse, la maturité et le rayonnement de cet art encore méconnu du public occidental. Cette exposition est la première manifestation exclusivement consacrée à l’art de l’Inde gupta organisée en France, et même en Europe.

À l’instar des souverains de la première grande dynastie historique du sous-continent indien, celle des Maurya (IVe-IIe siècle avant J.-C.), les Gupta sont originaires de l’Inde du Nord. Comme ce fut aussi le cas pour d’autres familles royales de l’histoire indienne dont l’ascendance reste quelque peu obscure, la puissance gupta se constitua progressivement à partir de l’éclatement du grand empire des Kushâna vers la fin du IIIe siècle. Ses territoires s’étendaient sur une partie de l’actuel Etat du Bihâr, avec l’antique cité de Pâtaliputra (actuelle Patnâ) pour capitale. La dynastie fut officiellement fondée en 319-320  par Candragupta Ier, qui monta cette année–là sur le trône d’un petit royaume appelé à connaître une brillante destinée. La puissance militaire et l’habileté politique des deux grands souverains que furent Samudragupta (vers 335-375) et Chandragupta II (vers 375-415) portèrent alors l’empire à son zénith avant que, vers la fin du Ve siècle, sa grandeur ne soit mise à mal par les invasions des Huns Hephtalites, précipitant l’empire dans un irréversible déclin.

Le parcours de l’exposition se veut chronologique et s’efforce de présenter l’art gupta depuis les grands centres de création que furent Mathurâ et Sârnâth jusqu’aux foyers artistiques les plus importants situés à la périphérie de l’empire qui, à son apogée, s’étendait sur l’ensemble de l’Inde septentrionale. Au début de l’exposition, un ensemble de monnaies en or, qui comptent parmi les plus beaux exemples de la numismatique indienne, permettent d’évoquer le règne et la personnalité des plus grands monarques de la dynastie.

Un petit groupe de sculptures vient ensuite illustrer les antécédents stylistiques et iconographiques dont l’art gupta est issu, et qui plongent leurs racines dans l’art robuste et profondément éclectique des Grands Kushâna (Ier – IIIe siècle).

Les grands foyers artistiques que furent au Ve siècle Mathurâ et Sârnâth sont ensuite évoqués à travers un éblouissant ensemble de sculptures – bouddhiques, jaïnes et brahmaniques. Taillées dans le grès rose de Mathurâ ou le grès beige de Sârnâth, ces effigies divines, frémissantes d’intériorité et de spiritualité contenue, empreintes de grâce et d’une élégance hautaine, au modelé à la fois adouci et épuré, constituent la quintessence même du génie artistique gupta et un canon esthétique dont ne cesseront de se réclamer, au fil des siècles, nombre de courants artistiques ultérieurs. Divers éléments de décor architectural  permettent en outre d’évoquer le cadre dans lequel ces œuvres d’art sacré prenaient place au sein des sanctuaires hindous et des monastères bouddhiques.

Participant souvent du décor des temples, les terres cuites gupta séduisent par leur fraîcheur et leur verve narrative, servies par une superbe facture. Elles illustrent une veine profane et spontanée, dont le répertoire emprunte aussi bien à la mythologie qu’au théâtre ou aux scènes de la vie quotidienne et offre un séduisant contrepoint au hiératisme et à la grandeur des images de culte.

La dernière partie de l’exposition introduit à l’art de quelques grands sites régionaux – tels Bhumârâ, Deogarh, Nâchnâ Kuthâra et Shâmalâjî – et permet d’appréhender l’esthétique gupta dans toute sa diversité et ses particularismes régionaux aux Ve et VIe siècles.

Galeries nationales du Grand Palais
Entrée porte Clemenceau
Place Clemenceau
75008 Paris

Cliquez ici pour voir la programmation culturelle

Informations
Serveur vocal : 01 44 13 17 17 

www.rmn.fr/galeriesnationalesdugrandpalais/

Cliquez ici pour voir le mini-site

Horaires
Tous les jours, sauf les mardis, de 10h à 20h, le mercredi de 10h à 22h (fermeture des caisses 45 mn avant).

Prix d’entrée
Tarif plein : 10 € ; tarif réduit : 8 €
Pour connaître les conditions de réduction et de gratuité, cliquez ici

Visite sans réservation
Entrée sur file d’attente, achat des billets aux caisses des Galeries nationales.

Visite sur réservation
La réservation pour les expositions et les visites guidées est conseillée afin d'éviter les longues files d'attente : elle permet d’entrer dans un délai d’une demi-heure suivant l’horaire choisi. Les frais de réservations, les disponibilités et les délais d’obtention des billets peuvent varier en fonction du réseau.

En France :
- Fnac, Carrefour, Auchan, Géant, Galeries Lafayette, Bon Marché, Virgin
Mégastore, BHV, Printemps-Haussmann, Leclerc, Cultura.
- Par téléphone : Fnac : 0 892 684 694 (0,34 € la minute) ou Ticketnet : 0 892 390 100 (0,34 € la minute)
- Par internet : Fnac - Ticketnet - Digitick
- Par téléphone mobile : gallery>>digitick
- Sur place, aux Galeries nationales : en caisse uniquement

Depuis l’étranger :
Fnac : +33 1 41 57 32 12 ou 28 ou Ticketnet : +33 1 46 91 57 67
Belgique : Fnac, www.fnac.be ou Galaxie
Luxembourg : Auchan, Galaxie
Suisse : Fnac, www.fnac.ch

Commissaire général
Jean-François Jarrige, président du musée national des Arts asiatiques-Guimet et Late Professor M.C. Joshi, directeur général honoraire de l’Archaeological Survey of India.

Commissaires
Amina Okada, conservateur en chef au musée national des Arts asiatiques-Guimet, Thierry Zéphir, ingénieur d’études au musée national des Arts asiatiques-Guimet et J.E. Dawson, conservateur au musée national de New Delhi.

Scénographie
Renaud Piérard

Audioguides
Français : 5 € - Abonnés Sésame : 4 €.

Visites guidées

Visite générale :
En salle (durée 1h30), du 11 avril au 25 juin (hors jours fériés), le lundi à 16h30, le mercredi à 19h et le samedi à 15h.
Tarif unique : 15,5 €  - Abonnés Sésame : 6,5 €.
Vente à l’avance aux Galeries nationales, dans le réseau habituel,
ou par internet (frais de réservation&nbsp;: 1,50 €) : Fnac - Ticketnet - Digitick

Visite atelier pour enfants
"De la terre à la fleur" (7-9 ans)
Seuls les enfants participent à la visite. Pour en savoir plus, cliquez ici
En salle puis en atelier (durée 2 heures), tous les samedis du 7 avril au 30 juin à 14h, et les mercredis 11 et 25 avril, 9 et 23 mai, 6 et 20 juin, à 14h.
Tarif unique : 9 €.
Vente à l’avance aux Galeries nationales, dans le réseau habituel,
ou par internet (frais de réservation : 1,50 €) : Fnac - Ticketnet - Digitick

Publications
• Catalogue, 335 pages, 55  €, 240 illustrations en couleurs
• Album et Petit Journal.

Cliquez ici pour télécharger la bibliographie

Accès
3, avenue du Général Eisenhower - 75008 Paris
métro : station Champs-Élysées-Clemenceau (lignes 1-13) ou Franklin-Roosevelt (lignes 1-9)
bus : lignes 28, 32, 42, 49, 72, 73, 80, 83, 93

Presse

Réunion des musées nationaux, Paris
Gilles Romillat
Tél. : 01 40 13 47 61 / 48 66 - Fax : 01 40 13 48 61

 

Cliquer pour accéder à la rubrique

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EXPO INDE BOUDDHA PARIS

expo bouddha paris

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16/04/2007

VIPASSANA, LA MEDITATION DE L'ATTENTION EXERCICES DE BASE Sayadaw U Kundalabhivamsa

 

http://dhammasukha.free.fr/ > Bibliothèque > Sayadaw U Kundala

VIPASSANA, LA MEDITATION DE L'ATTENTION
EXERCICES DE BASE

par

Sayadaw U Kundalabhivamsa

CENTRE DE MEDITATION SADDHAMMARANSI YANGON - MYANMAR.
Titre original : "Basic Exercises on Mindfulness or Vipassana Meditation" (Buddha Sasana Yeiktha, Canada). Traduit par Marie-Cécile Forget - Dhammagroup, Bruxelles.

Télécharger aussi ces Exercices de base au format WORD (84 Ko) avec la police PALI TIMES (412 Ko) pour voir correctement les caractères pali sur PC (à extraire dans votre dossier Windows>Polices ou Fonts).

Publication réservée à la distribution gratuite.
Cette gratuité intervient grâce aux dons de personnes ou de groupes qui offrent spécialement pour la publication des enseignements bouddhistes.
'Sabbadanam dhammadanam jinati' - Le don du Dhamma surpasse tous les autres dons


Sommaire :


INTRODUCTION

Tous ceux qui s'engagent dans la pratique de la méditation vipassana aimeraient franchir les stades de connaissance très rapidement. Ceux qui n'ont pas encore fait d'expériences significatives aimeraient y arriver. Ceux qui ont déjà une certaine pratique aimeraient encore progresser. Tout le monde souhaite franchir rapidement les étapes de connaissance vipassana. Si vous voulez réaliser ce but, il faudra que vous écoutiez très attentivement les exercices de base de la méditation vipassana, de façon à pouvoir vous souvenir de tous les détails au moment où vous pratiquerez. Vous devez lire ces instructions et les étudier très sérieusement. C'est à cette seule condition que vous atteindrez votre but.

La pratique de la méditation vipassana n'est pas un exercice physique. Il ne s'agit pas non plus de répéter des formules. C'est au niveau de l'esprit que tout va se jouer. Il est donc très important que les méditants sachent comment maintenir l'esprit de façon précise sur l'objet d'attention, comment entraîner l'esprit pour qu'il ne vagabonde pas et comment entraîner l'esprit à ne pas s'attarder longtemps dans les pensées lorsqu'elles se présentent.

Pour y arriver, vous devez lire, étudier et mémoriser ces exercices de base, vous devez écouter très attentivement tous les détails de ces instructions, de façon sérieuse et méticuleuse. Si vous voulez obtenir des résultats dans la pratique de la méditation vipassana, il faut lire les exercices de base et les étudier avec un soin et une attention tout particuliers.

Ce qui va suivre est la première leçon concernant les exercices de base ou les principes fondamentaux de la méditation vipassana que le très Vénérable Sayadaw U Kundala du Centre de Méditation de Saddhammaransi a exposé pour le plus grand bien des yogis venus pratiquer dans ce Centre.

De façon très générale, on peut dire qu'il y a trois exercices de base dans la méditation vipassana :

1. La méditation en posture assise
2. La méditation en marche
3. La méditation dans les activités quotidiennes


I. LA MÉDITATION EN POSTURE ASSISE

La première chose à faire, c'est de choisir un endroit calme et paisible pour pratiquer. Il faut ensuite essayer de se trouver une posture confortable dans laquelle on pourra méditer facilement. Vous pouvez vous asseoir soit sur les talons, jambes repliées, soit en tailleur. L'essentiel, c'est que cette posture vous permette de méditer pendant un certain temps. Quelle que soit la posture que vous aurez choisie, gardez le dos et la tête bien droits. Fermez les yeux et portez votre attention sur l'abdomen.

Lorsque vous inspirez, l'abdomen se soulève ou se dilate. Vous devez observer ce mouvement très attentivement. Vous devez maintenir une attention très vigilante. Vous observez de façon très précise le début de ce phénomène, vous le voyez se développer par stades successifs puis se terminer, de sorte que votre esprit n'ait pas l'occasion de s'échapper. Et, tout en observant ce mouvement, vous notez: "soulèvement, soulèvement."

Lorsque vous expirez, l'abdomen se contracte ou s'abaisse progressivement. Vous devrez également noter très attentivement ce mouvement d'abaissement, du début à la fin, en étant très attentif aux différentes étapes d'abaissement, de façon à ce que votre esprit n'ait pas l'occasion de vagabonder. Tout en observant, vous notez: "abaissement, abaissement."

Lorsque vous observez les mouvements de soulèvement et d'abaissement de l'abdomen, vous devez essayer de ne pas vous attarder sur la forme extérieure de l'abdomen, sur la forme physique. Par contre, essayez de réaliser comment l'air inspiré provoque, à l'intérieur du corps, une certaine tension, une pression qui va elle-même donner lieu à une poussée vers le haut. Vous devez essayer de sentir cette poussée vers le haut, provoquée par l'air accumulé à l'intérieur du corps. Vous devez réaliser cette tension, cette pression, mais ce n'est pas la forme physique de l'abdomen que vous devez observer. L'abdomen dans sa forme extérieure, tel que nous le concevons n'est qu'une appellation, un concept; c'est paññatti (le concept ou convention). Mais dans la méditation vipassana, on ne s'occupe pas des concepts, on s'occupe de la véritable nature des phénomènes, de la réalité, paramattha. L'air qui est contenu à l'intérieur de l'abdomen et qui exerce une poussée vers le haut, la tension, la pression, tout cela, c'est paramattha, ce qui se passe réellement lorsque vous inspirez. C'est donc sur la réalité, la véritable nature des processus que vous devez vous concentrer, avec précision et pénétration.

C'est de la même façon que vous devrez procéder lorsque vous expirez. Vous devez essayer de ne pas vous attarder sur la forme extérieure de l'abdomen mais observer le lent et progressif mouvement, la vibration, le retrait de l'air au moment où vous expirez.

Vous allez donc observer sans interruption ces deux mouvements, en notant chaque fois "soulèvement, abaissement." Vous vous concentrez sur la pression grandissante provoquée par l'air qui amène le soulèvement de l'abdomen et sur le retrait progressif de l'abdomen au moment de l'expiration.

Mais il se peut que l'observation de ces deux mouvements n'amène pas le calme dans votre esprit; vous pouvez alors ajouter un troisième objet et notez "soulèvement, abaissement, toucher." Lorsque vous observez le toucher, vous ne devez pas vous attarder sur la forme extérieure de vos membres qui sont en contact, soit avec le sol, soit avec d'autres parties du corps. Vous devez vous concentrer sur la sensation de dureté ou sur la tension provoquée par ce contact.

Il se peut que ces trois objets d'attention vous semblent insuffisants et que votre esprit ait encore tendance à vagabonder. Vous pouvez alors en ajouter un quatrième et noter "soulèvement, abaissement, assis, toucher".

Lorsque vous vous concentrez sur la posture assise, vous devez balayer votre corps de haut en bas de façon à ressentir la rigidité, la tension présente à l'intérieur de vous. Cette tension, cette rigidité est due à l'énergie de l'élément "air" qui vous pousse dans la posture assise. Ne vous attardez pas sur la forme extérieure de votre corps, de vos mains, de vos jambes, etc... Le désir de vous asseoir a provoqué un mouvement de l'élément air qui soutient et pousse le corps dans la posture assise. Vous devez essayer de sentir cette rigidité, cette tension, cette pression, sans vous attarder sur la forme extérieure du corps, des mains ou des jambes.

Si vous procédez ainsi, vous aurez quatre objets d'attention : "soulèvement, abaissement, assis, toucher". En général, l'esprit se calme lorsque le méditant adopte cette façon de noter. Si cette façon de procéder vous convient, vous pouvez l'adopter. Mais si vous trouvez que noter quatre objets demande trop d'efforts et que vous vous sentez devenir nerveux ou inquiet, que vous ne pouvez plus vous concentrer correctement, vous pouvez adopter la formule précédente, c'est-à-dire noter trois objets seulement : "soulèvement, abaissement, toucher". Si vous avez l'impression que ceci est encore trop, que ce n'est pas ce qui vous convient, notez alors seulement deux objets : "soulèvement, abaissement". Le but, c'est simplement de calmer l'esprit et de développer la concentration.

Il est fort probable qu'au moment où il note "soulèvement, abaissement, assis, toucher", l'esprit d'un débutant vagabonde de ci, de là, à la pagode, au monastère ou au temple, au marché, à la maison, etc... Si c'est le cas, vous devez le noter: "vagabonder, vagabonder, imaginer, imaginer, faire des projets, faire des projets, etc..."

Lorsque votre concentration sera devenue plus forte et que votre sagesse se sera développée, vous verrez que ces pensées disparaissent après quelques notes mentales faites avec précision, de façon pénétrante et méticuleuse.

Et lorsque vous aurez atteint le stade avancé de bhanga ñana, la connaissance de la dissolution, que votre concentration sera devenue très forte, vous verrez que les pensées disparaissent à chaque note mentale.

Et lorsque votre sagesse se sera encore développée, vous verrez que ce ne sont pas seulement les pensées qui disparaissent à chaque note mentale, mais également la conscience des pensées, l'esprit qui note les pensées. Vous réaliserez ainsi que les pensées ne sont pas permanentes. Que l'esprit qui note ces pensées, la conscience, n'est pas permanente non plus. Vous réaliserez anicca.

Vous allez ensuite ressentir comme oppressante cette rapide succession des apparitions et des disparitions. Vous comprendrez la nature insatisfaisante, la souffrance, dukkha.

Vous vous rendrez compte qu'il est impossible d'arrêter ce flux des apparitions et des disparitions et que l'on ne peut échapper à la souffrance qui en résulte. Ces choses sont incontrôlables. Elles sont anatta.

A ce moment précis, vous réalisez la vérité à propos des phénomènes conditionnés. Ils sont tous transitoires (anicca), souffrance (dukkha) et incontrôlables (anatta). Le méditant a réalisé la vision pénétrante de anicca, dukkha et anatta.

Vous continuez à vous concentrer : "soulèvement, abaissement, assis, toucher" pendant quarante-cinq minutes ou une heure. Vous allez remarquer que vos membres commencent à vous faire mal, deviennent engourdis ou raides. Lorsque ceci se produit, vous devez faire passer votre attention des mouvements de soulèvement, d'abaissement, de la posture assise ou du toucher, vers la douleur et concentrer votre esprit sur la douleur.

Il y a trois façons d'être attentif à la douleur :

1. Observer la sensation désagréable avec l'arrière-pensée de la faire disparaître.
2. Être déterminé à faire disparaître la sensation désagréable en une heure ou une journée en adoptant une attitude agressive.
3. Observer la sensation désagréable dans le but de réaliser sa véritable nature.

1er cas : le méditant se concentre sur la sensation désagréable dans le but de s'en débarrasser. Cette première attitude suppose que le yogi désire le plaisir de ne plus avoir de douleur. Il a de l'avidité pour le plaisir. Mais si on pratique la méditation vipassana, c'est pour se débarrasser de l'avidité, pour s'en libérer. Si le méditant observe la douleur de cette façon, lobha, l'avidité, sera présente dans son esprit. Elle va l'empêcher de progresser et de réaliser la véritable nature des phénomènes. Cette première attitude n'est donc pas recommandée.

2ème cas : le méditant est déterminé à se débarrasser de cette souffrance. Cette décision qu'il prend de faire la guerre à la sensation désagréable cache dosa, la colère. Cette attitude n'est pas non plus recommandée car la détermination du méditant est colorée par la colère. Le méditant ne progressera pas s'il permet à la colère de s'infiltrer dans son esprit. Il ne faut donc pas adopter cette deuxième attitude.

3ème cas : le méditant se concentre sur la sensation désagréable dans le but de réaliser sa véritable nature. La connaissance des apparitions et disparitions, udayabbaya ñana, ne peut en effet être réalisée que si l'observation se fait au niveau de la réalité, c'est-à-dire de la véritable nature des sensations - douloureuses dans le cas qui nous occupe.

Lorsque la sensation désagréable se manifeste, les yogis ont tendance à se tendre dans le corps et dans l'esprit. On ne devrait pas laisser cela se produire. Il faut, au contraire, essayer de se relaxer tant physiquement que mentalement et éviter de se laisser envahir par l'anxiété en nourrissant des pensées comme celles-ci par exemple : "Vais-je devoir endurer ce genre de douleur pendant toute la séance? Vais-je souffrir pendant toute la retraite?"

Il ne faut pas laisser pénétrer en soi ce genre d'idée. Vous devez essayer de rester calme et de comprendre que la douleur va et vient selon des lois qui lui sont propres. Votre seul devoir, c'est de l'observer. Vous devez vous résoudre à faire preuve de patience vis-à-vis de la douleur.

Lorsque l'on est confronté aux sensations désagréables, la patience est de toute première importance. Il y a une expression qui dit : "La patience mène à nibbana". Cette expression est très utile dans la méditation vipassana.

La première chose à faire est donc de décider de faire preuve de patience. Ensuite, vous devez essayer de vous calmer, physiquement et mentalement. Ne soyez pas tendu. Posez votre attention à l'endroit précis où la douleur se manifeste. Concentrez-vous pour voir quelle est son intensité. A quel endroit exactement se manifeste-t-elle? Est-ce au niveau de la peau, au niveau de la chair, au niveau des muscles ou plus profondément dans les os, dans la moelle ?

Vous faites plusieurs fois la note mentale "douleur, douleur, mal, mal, etc..." en vous concentrant chaque fois sur l'intensité de la douleur et sur sa localisation.

Lorsque vous observez les sensations douloureuses, vous devez être très concentré. Une observation superficielle n'est pas valable. Vous observez et notez donc sans interruption, de façon très concentrée. Après quelque temps, il vous suffira de noter quatre ou cinq fois pour voir très clairement que la sensation douloureuse s'intensifie au point de devenir insupportable.

Lorsqu'elle aura atteint un paroxysme, elle va commencer à s'estomper pour finalement disparaître sans que vous n'ayez eu quoi que ce soit à faire pour cela. Mais lorsque la sensation désagréable disparaît, vous ne devez pas relâcher votre attention. Vous devez au contraire, continuer à observer de façon pénétrante et énergique. Vous devrez encore noter probablement quatre ou cinq fois pour voir qu'après avoir diminué progressivement d'intensité, cette sensation douloureuse réapparaît ailleurs.

Si vous réussissez à faire cela, vous aurez vu la nature changeante de la douleur, et vous devenez intéressé par votre pratique. Vous continuez à observer de cette façon, votre esprit se concentre de plus en plus, et vous êtes bientôt en mesure d'expérimenter l'intensification de la douleur à chaque note mentale En général, lorsqu'elle a atteint un paroxysme, elle s'estompe.

Mais ne relâchez pas votre attention. Si vous voulez voir que c'est à chaque note mentale que la douleur s'estompe et change de place, vous devez continuer à observer avec la même intensité. Vous réalisez alors que la douleur n'est pas permanente, qu'elle est tout le temps en train d'évoluer. Elle augmente, puis elle diminue. Vous progressez dans la connaissance de la véritable nature de la sensation douloureuse.

S'il poursuit sa pratique et qu'il continue à observer de cette façon, le méditant va atteindre le stade de connaissance vipassana appelé bhanga ñana, la connaissance de la dissolution. A ce stade, il verra très clairement disparaître la douleur au moment précis où il la note comme si elle était subitement déracinée. C'est ainsi que le méditant réalise que la sensation douloureuse ne dure pas, qu'elle est impermanente. Il commence à surmonter la sensation douloureuse.

La sagesse va encore se développer et les yogis qui ont un bhanga ñana très pénétrant vont expérimenter qu'à chaque note mentale, ce n'est pas seulement la douleur physique qui disparaît, mais également la conscience de cette douleur. Et, les yogis exceptionnellement doués, dont le bhanga ñana est particulièrement fort, verront distinctement trois choses qui disparaissent : tout d'abord la sensation douloureuse elle-même, ensuite l'esprit qui expérimente la douleur et enfin la conscience attentive qui note tous ces phénomènes.

Le yogi en arrive donc à réaliser que la douleur n'est pas permanente, qu'elle ne dure pas ; il réalise que la conscience de la douleur n'est pas permanente et que l'esprit qui note ces phénomènes n'est pas permanent non plus. Il va commencer à se sentir oppressé par la rapidité des apparitions et des disparitions. En expérimentant cette oppression, il réalise dukkha, la souffrance; et comme il est incapable de contrôler ces phénomènes, comme il ne peut rien faire pour les empêcher de se produire, il réalise anatta, la nature incontrôlable.

Le yogi en arrive ainsi à réaliser que :

- La douleur est impermanente : anicca
- La douleur est souffrance : dukkha
- La douleur est incontrôlable : anatta

Lorsque ces connaissances deviennent très claires et manifestes, il va pouvoir franchir les différents stades de connaissance vipassana.

Noter " entendre "

Pendant la méditation, il est possible que vous entendiez des bruits, que vous voyiez certaines choses, que vous sentiez des odeurs autour de vous. Il est fort probable que vous entendiez des coups de klaxon, des oiseaux, des coups de marteau, des battements, etc... Vous entendrez des gens passer, des voitures... Vous devez noter : "entendre, entendre". Il faut pratiquer ce que l'on appelle l'attention pure. L'attention pure, c'est simplement être attentif au fait d'entendre, sans se laisser happer par ces bruits, sans laisser l'esprit vagabonder à leur sujet.

Lorsque votre concentration sera devenue relativement forte, et que vous noterez "entendre, entendre", il se peut que ces sons deviennent indistincts, comme s'ils venaient de loin. Vous aurez parfois l'impression qu'ils s'éloignent de vous ou qu'au contraire, ils se rapprochent. Ils seront parfois déformés au point d'être méconnaissables. Tout ceci est un indice que vous notez de façon plus concentrée. Vous progressez dans votre méditation.

Vous continuez à observer, votre concentration s'approfondit, et lorsque vous notez "entendre, entendre", vous voyez les sons disparaître, de même que l'esprit qui les note, syllabe par syllabe.

Les yogis dont la vision pénétrante est particulièrement fine pourront expérimenter ceci très clairement, sans qu'il y ait de doute possible.

Même les débutants peuvent facilement voir que les syllabes se séparent, qu'elles ne sont plus reliées entre elles pour former des mots intelligibles.

Le son disparaît à chaque syllabe. S'il s'agit du mot "Monsieur", et qu'il note "entendre, entendre", le méditant pourra constater que la syllabe "Mon", qu'il a noté en premier lieu, disparaît instantanément. Il entend ensuite le son "sieur", et ce son disparaît également dès qu'il l'a noté. Il entend donc une série de sons qui ne sont plus reliés entre eux, de sorte que la signification du mot "Monsieur" lui échappe. Il ne reconnaît plus ce mot. Par contre, ce dont il est conscient, c'est de la disparition successive des différentes syllabes.

Lorsque vous expérimentez ainsi la disparition des bruits, vous réalisez l'impermanence du son. Lorsque vous expérimentez la disparition de la conscience des bruits, vous réalisez que la conscience n'est pas permanente non plus. Vous avez réalisé anicca. Vous allez alors vous sentir oppressés par la rapide succession des disparitions. Cette oppression vous fait souffrir, c'est dukkha. Vous allez alors réaliser qu'il n'est pas possible d'échapper à cette oppression. Vous réalisez qu'il n'est pas possible d'échapper, vous ne pouvez pas empêcher ces apparitions et ces disparitions, elles sont anatta, incontrôlables. Voilà comment le méditant réalise anicca, dukkha, anatta, en notant "entendre, entendre". Ces expériences vont devenir très claires et sa méditation va encore pouvoir progresser.

Les quatre établissements de l'Attention

Lorsque vous méditez en position assise et que vous notez "soulèvement, abaissement, assis, toucher", vous observez le corps physique. C'est pourquoi on parle de kayanupassana satipatthana, la contemplation du corps. Lorsque vous notez "douleur, engourdissement", ce sont les sensations que vous observez. On parle alors de vedananupassana satipatthana, la contemplation des sensations. Lorsque vous notez "pensée, pensée, distractions, distractions, projets, projets..." vous observez l'esprit, les activités mentales. On parle alors de cittanupassana satipatthana, la contemplation de l'esprit. Lorsque vous notez "voir, voir, entendre, entendre, sentir, sentir", on parle de dhammanupassana satipatthana, la contemplation des dhammas.

Vous voyez donc que lorsque vous pratiquez en posture assise, conformément aux instructions de notre bienfaiteur le Vénérable Mahasi Sayadaw, vous pratiquez automatiquement les quatre exercices de satipatthana, les quatre bases d'attention.


II. LA MÉDITATION EN MARCHE

Il y a quatre façons de noter pendant la marche.

1. Vous faites une note à chaque pas
2. Vous faites deux notes à chaque pas
3. Vous faites trois notes à chaque pas
4. Vous faites six notes à chaque pas

1. La première méthode consiste à faire une note à chaque pas. Vous notez alors simplement : "gauche, droite". Lorsque vous notez "gauche", essayez de maintenir votre esprit focalisé du début à la fin du mouvement Vous devez vous concentrer avec le plus de précision possible, sur le mouvement graduel vers l'avant. Ne vous attardez sur à la forme physique du pied. De même lorsque vous notez "droite", concentrez-vous sur le mouvement graduel vers l'avant. Vous devez essayer de suivre les différentes étapes de ce mouvement, en ignorant la forme physique du pied.

2. La deuxième méthode consiste à faire deux notes à chaque pas. Vous notez alors de la façon suivante : "lever, baisser, lever, baisser". Vous devez être conscient du mouvement graduel vers le haut, tel qu'il se produit, étape par étape, et ignorer la forme physique du pied, son apparence extérieure. Lorsque vous notez "baisser", vous devez également vous concentrer sur la nature du mouvement progressif et lent vers le bas, et oublier l'apparence extérieure du pied.
La forme extérieure, l'apparence physique, est conventionnellement appelée "pied", mais n'est qu'un concept. En Pali, " concept " se dit " pannatti". Les concepts n'ont rien à voir avec vipassana. Dans la pratique de vipassana, la seule chose qui importe, c'est la Réalité, "paramattha". Dans ce cas-ci, paramattha, c'est l'élément de mouvement. C'est cet élément, " vayo dhatu ", qui rend le mouvement possible. Vayo dhatu, c'est paramattha, la réalité. Vous devez essayer de vous concentrer avec le plus de précision possible et de façon ininterrompue sur l'élément vayo, de façon à le réaliser.

3. La troisième méthode consiste à faire trois notes à chaque pas : "lever, avancer, baisser". Lorsque vous élevez le pied, vous devez être attentif de façon ininterrompue aux différentes étapes du mouvement vers le haut. Lorsque vous notez "avancer", vous devez observer le mouvement graduel vers l'avant. Et lorsque vous notez "baisser", vous devez être très attentif au mouvement graduel vers le bas.

Vous devez observer tous ces mouvements avec beaucoup d'attention et de façon très précise, au moment même où ils se produisent. La prise de conscience de ce mouvement doit être synchronisée avec le mouvement lui-même. La conscience du mouvement doit surgir à l'instant même où le mouvement a lieu. Le mouvement, c'est la réalité ultime, c'est "paramattha". Lorsque votre concentration sera devenue forte, et que vous noterez "lever", vous réaliserez par vous-même, non seulement le mouvement graduel vers le haut, étape par étape, mais aussi la sensation de légèreté croissante qui est associée à ce mouvement vers le haut.

Lorsque vous noterez "avancer", vous réaliserez non seulement le mouvement graduel vers l'avant, étape par étape, mais également une sensation de légèreté grandissante qui est associée à ce mouvement vers l'avant. Lorsque vous noterez "abaisser", vous réaliserez non seulement le mouvement graduel vers le bas, étape par étape, mais également une sensation grandissante de lourdeur qui est associée à ce mouvement vers le bas. Toutes ces réalisations auront pour résultat d'éveiller chez le yogi l'enthousiasme pour la pratique. C'est le début de la Sagesse, le début de la Vision Pénétrante.

Expérimenter la légèreté, c'est expérimenter les caractéristiques de l'élément "tejo" - élément de chaleur et de froid - et de l'élément " vayo " - élément de mouvement ou d'air. Expérimenter la lourdeur, c'est expérimenter les caractéristiques de l'élément "pañhavã" - élément de terre, d'extension, de dureté - et de l'élément "apo" - élément de cohésion et de fluidité. Ressentir et réaliser de cette façon les manifestations de l'esprit et de la matière, c'est commencer à comprendre correctement la nature intrinsèque des processus physiques et mentaux, c'est commencer à les voir tels qu'ils sont réellement.

4. La quatrième méthode consiste à faire six notes à chaque pas : "début du mouvement d'élévation, fin du mouvement d'élévation; début de l'avancement, fin de l'avancement; début de l'abaissement, fin de l'abaissement". Le début du mouvement d'élévation, c'est lorsque le talon quitte le sol. La fin de ce mouvement, c'est lorsque le pied tout entier, y compris les orteils, n'est plus en contact avec le sol. Le début de l'avancement, c'est lorsque le pied commence à s'avancer, la fin de l'avancement, c'est lorsque le pied est sur le point d'entamer le mouvement vers le bas. Le début de l'abaissement, c'est lorsque le pied commence à descendre, et la fin de ce mouvement, c'est lorsque le pied touche le sol. Cette quatrième façon de noter consiste donc simplement à noter, à chaque fois, le début et la fin des trois mouvements de base.

Il y a une autre façon de faire six notes à chaque pas. Vous notez chaque fois le phénomène mental, c'est-à-dire l'intention, et ensuite le phénomène physique : "Intention de lever, lever ; intention d'avancer, avancer ; intention de baisser, baisser".

Il y a encore une autre façon de faire six notes à chaque pas. Vous notez alors de la façon suivante : "lever le talon, lever le pied, avancer, baisser, toucher, presser." Lorsque vous notez "lever le talon", vous observez simplement le début de ce mouvement d'élévation. Lorsque vous notez "soulèvement", vous observez le pied qui décolle du sol, les orteils ne sont plus en contact avec le sol. Lorsque vous notez "avancer", vous observez le mouvement vers l'avant, lorsque vous notez "baisser", vous observez le début de ce mouvement d'abaissement, lorsque vous notez "toucher", vous notez le contact du pied avec le sol, lorsque vous notez "presser", vous observez le fait que le pied prenne fermement appui sur le sol de façon à permettre à l'autre pied de s'élever. Donc vous notez six mouvements : "lever le talon, lever le pied, avancer, baisser, toucher, presser."

Cette dernière façon de noter est excellente. Elle permet aux méditants de progresser très rapidement.


III. LA MÉDITATION DANS LES ACTIVITÉS QUOTIDIENNES

La méditation dans les activités quotidiennes, c'est être très attentif, tout au long de la journée ; c'est observer minutieusement toutes les activités qui font partie de la routine quotidienne. Ce n'est pas la méditation assise, ce n'est pas la méditation en marche, c'est tout ce qui se passe en dehors de ces deux pratiques de méditation formelle. Par exemple, le fait d'ouvrir une porte, de la fermer, de faire son lit, de changer de vêtements, de faire la lessive, de préparer le repas, de manger, de boire, etc... Vous devez être attentif à tout cela, en détail, tout au long de la journée.

1. L'attention pendant les repas

Lorsque vous voyez la nourriture sur la table, vous devez noter "voir, voir". Lorsque vous tendez la main pour prendre la nourriture, vous notez "tendre, tendre". Lorsque vous touchez la nourriture, vous notez "toucher, toucher". Lorsque vous poser la nourriture sur votre assiette, vous notez "poser, poser". Lorsque vous portez la nourriture à la bouche, vous notez "porter, porter". Lorsque vous penchez la tête pour prendre la nourriture, vous notez "pencher, pencher". Lorsque vous ouvrez la bouche, vous notez "ouvrir, ouvrir". Lorsque vous déposez la nourriture dans la bouche, vous notez "déposer, déposer". Vous relevez la tête, et vous notez "relever, relever". Vous mâchez et vous notez "mâcher, mâcher". Vous reconnaissez le goût, et vous notez "reconnaître, reconnaître". Vous avalez, et vous notez "avaler, avaler".
Telles sont les instructions de notre bienfaiteur le Vénérable Mahasi Sayadaw. C'est ainsi qu'il pratiquait lorsqu'il prenait ses repas. Et vous devrez noter tous ces mouvements de façon précise, énergique et sans interruption.

Au début, cela ne sera pas facile d'être attentif à tous ces petits détails. Il y a probablement beaucoup de choses qui vont passer inaperçues. Mais il ne faut pas vous décourager. Lorsque votre concentration se sera approfondie, il vous sera facile de noter tous ces mouvements.

Au début de la pratique, il est recommandé de limiter l'attention à un seul mouvement, celui qui vous apparaît de façon prédominante. Quel est le mouvement qui vous apparaît le plus clairement? Si c'est par exemple le mouvement de la main qui s'avance pour prendre la nourriture, vous devez noter ce mouvement chaque fois qu'il a lieu. Vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas le noter, ne fût-ce qu'une seule fois. Si c'est le fait de baisser la tête qui est prédominant, vous notez "baisser, baisser", sans omission. Si c'est le fait de mâcher qui est prédominant, vous notez "mâcher, mâcher", en essayant de noter ce mouvement chaque fois qu'il a lieu. Vous devez vous choisir un ou deux mouvements comme objet primaire d'attention et le noter chaque fois qu'il a lieu, sans omission.

Vous allez ainsi prendre l'habitude de focaliser votre attention sur un objet, de façon précise et ininterrompue, votre concentration va petit à petit s'approfondir, et vous pourrez ensuite noter les autres mouvements de façon continue. C'est de cette façon que vous devez procéder quand vous pratiquez la méditation pendant les repas, si vous voulez progresser dans les étapes de connaissance vipassana.
Le mouvement qui consiste à mâcher la nourriture est particulièrement intéressant. Notre bienfaiteur, le Vénérable Mahasi Sayadaw, a un jour fait remarquer que seule la mâchoire inférieure bouge lorsque l'on mâche. Le terme " mâcher " s'applique au mouvement de la mâchoire inférieure.

Lorsque vous pratiquez l'attention à ce mouvement, essayez donc de noter la façon dont la mâchoire inférieure bouge, observez avec précision et pénétration. Si vous faites cela, votre observation va atteindre un très bon niveau, et vous pourrez alors passer à l'observation de tous les mouvements que vous êtes amené à faire au moment où vous mangez.

2. L'attention au fait de s'asseoir

Se tenir debout, se pencher, s'étirer, s'asseoir, sont des comportements qui font également partie de la méditation dans les activités quotidiennes. Si vous êtes réellement attentif, de façon précise, vous pourrez voir qu'avant de vous asseoir, il y a l'intention de le faire. Ceux qui ont un bon niveau de concentration voient facilement cette intention. Il faut donc essayer de percevoir l'intention de s'asseoir et noter "intention de s'asseoir, intention de s'asseoir". Lorsque le mouvement se produit réellement, on note "s'asseoir, s'asseoir".

Lorsque vous notez "s'asseoir, s'asseoir", vous devez essayer d'oublier la forme extérieure de votre tête, de votre corps, de vos jambes, etc... Vous devez vous concentrer avec précision sur la nature du mouvement graduel vers le bas, étape par étape et observer à l'instant même où le mouvement a lieu.
L'observation doit se faire dans l'instant présent. Vous devez être capable d'observer de façon précise les différentes étapes de ce mouvement vers le bas. Soyez très attentif et très précis, de façon à réaliser la véritable nature de ce mouvement, paramattha. Si vous savez vous concentrer sur le mouvement lui-même et si vous êtes capable de l'observer dans l'instant présent, vous réaliserez par vous-même, très clairement, non seulement le mouvement graduel vers le bas, mais également une sensation grandissante d'alourdissement qui accompagne ce mouvement vers le bas.

3. L'attention au fait de se redresser et de se lever

Lorsque vous passez à la station debout, et que vous êtes très attentif, de façon précise, vous verrez que le désir de passer à la posture debout apparaît en premier lieu. Vous devez alors noter : "intention de se relever, intention de se relever". Cette intention va activer vayodhatu l'élément mouvement ou air qui va vous pousser vers le haut. Vous allez vous pencher vers l'avant pour accumuler de l'énergie tout en notant : "accumuler de l'énergie, accumuler de l'énergie". Si vous étendez la main sur le côté pour prendre appui sur le sol, vous notez "prendre appui, prendre appui".

Le corps se remplit d'énergie et s'élève progressivement. C'est ce mouvement vers le haut qui est appelé : passer à la station debout, se relever. Vous notez donc "passer à la station debout, passer à la station debout". Mais ces expressions, ces mots ne sont que des concepts, des conventions, dans la méditation vipassana, c'est la nature du mouvement ascendant qui doit être observée. Vous devez donc essayer de vous concentrer le plus précisément possible sur le mouvement graduel vers le haut, au moment même où il a lieu, vous devez rester dans l'instant présent. Si vous réussissez à maintenir votre esprit fixé sur ce mouvement, au moment même où il a lieu, si vous réussissez à observer de façon précise et ininterrompue la nature de ce mouvement vers le haut, paramattha, vous réaliserez une sensation grandissante de légèreté qui apparaît associée à ce mouvement progressif vers le haut.

Vous réaliserez par vous-même qu'une sensation d'allègement progressif accompagne le mouvement vers le haut et qu'une sensation d'alourdissement progressif accompagne le mouvement vers le bas. Réaliser la légèreté, c'est voir la nature de vàyo dhatu et de tejo dhatu (élément air et élément feu). Réaliser la lourdeur, c'est voir la nature de pathavi dhatu et apo dhatu (élément terre et élément eau).

4. Voir l'apparition et la disparition des phénomènes

Maxime: Pour réaliser udayabbaya ñana il faut percevoir les caractéristiques spécifiques des phénomènes.

Le méditant ne pourra expérimenter udayabbaya ñana, la connaissance des apparitions et disparitions, que s'il perçoit la nature spécifique des phénomènes. S'il a réussi à voir la nature des phénomènes, il pourra voir les apparitions et les disparitions, telles qu'elles se produisent de moment en moment. Il voit une première apparition suivie de sa disparition, puis une deuxième, également suivie de sa disparition, puis une troisième, suivie de sa disparition, et ainsi de suite... Voir clairement les apparitions et les disparitions, c'est expérimenter sankhara lakkhana, la caractéristique des phénomènes conditionnés.

Si vous poursuivez votre pratique et que vous continuez à observer les apparitions et les disparitions, votre concentration va s'approfondir et atteindre un très bon niveau. Les apparitions vont alors devenir indistinctes, par contre, les disparitions deviendront de plus en plus manifestes. Lorsqu'il expérimente les dissolutions de façon aussi claire, le méditant réalise qu'aucun phénomène n'est permanent.

Il verra progressivement que la conscience des phénomènes disparaît aussi et réalisera ainsi l'impermanence de l'esprit ; les phénomènes sont tous impermanents, anicca, qu'ils soient physiques ou mentaux,. La rapide succession des disparitions va commencer à l'oppresser ; le méditant souffre et réalise que cette souffrance, c'est dukkha. Il va alors essayer d'empêcher ces apparitions et ces disparitions, mais il se rend compte qu'il ne peut rien faire, que ces dissolutions se produisent d'elles-mêmes. Ce flux est inéluctable, c'est un phénomène incontrôlable, anatta. Lorsque sa vision pénétrante de anicca, dukkha, anatta devient très claire et profonde, le méditant sera mûr pour de nouvelles expériences.

Voilà comment le méditant réalise samanna lakkhana les caractéristiques générales des phénomènes - ils sont tous anicca, dukkha et anatta - par l'observation attentive des mouvements qui consistent à s'asseoir et à passer à la posture debout. Lorsque la connaissance de samanna lakkhana, la connaissance des caractéristiques générales des phénomènes, devient claire et pénétrante, le méditant peut espérer atteindre le but qu'il s'est fixé.

5. L'attention au fait de plier et d'étendre le bras

Les mouvements qui consistent à replier ou à étendre le bras, font également partie de la méditation dans les activités quotidiennes. Lorsque vous êtes sur le point de replier votre bras, si vous faites très attention, vous pourrez voir qu'il y a d'abord le désir de le faire. Vous devez alors noter : "désir de plier, désir de plier". Ensuite vous devez observer avec précision et très attentivement de façon à percevoir la nature du mouvement graduel de repli du bras. De nouveau, vous devez réussir à expérimenter la sensation grandissante de légèreté associée à ce mouvement de repli du bras. Mais vous n'y arriverez que si votre attention est précise et ininterrompue.

Vous observez le mouvement de repli du bras et éprouvez ensuite le besoin de l'étendre à nouveau. Si vous observez attentivement, vous verrez très distinctement le désir d'étendre le bras. Vous devez alors noter : "désir d'étendre, désir d'étendre" et, lorsque le bras se met en mouvement, c'est ce mouvement d'extension que vous observez au moment même où il se produit, tout en notant "étendre, étendre". C'est ce mouvement vers l'extérieur ou vers le bas, que l'on désigne par "étendre". Au fur et à mesure que le bras s'étend, la sensation de lourdeur s'intensifie.

Expérimenter les caractéristiques de légèreté ou de lourdeur, c'est expérimenter sabhava lakkhana, les caractéristiques spécifiques ou particulières des phénomènes.

Maxime : Pour réaliser udayabbayañana il faut percevoir les caractéristiques spécifiques des phénomènes.

Vous continuez alors à noter de cette façon, et réalisez petit à petit que cette légèreté et cette lourdeur apparaissent et disparaissent continuellement. Réaliser ainsi les apparitions et les disparitions, c'est réaliser sankhara lakkhana, les caractéristiques générales des phénomènes conditionnés. Ils ont tout un début, un milieu et une fin.

Au stade de bhanga ñana, la connaissance de la dissolution, il voit la dissolution du mouvement de repli et de détente du bras devient manifeste et très distincte. Le méditant réalise ainsi que le fait de replier le bras n'est pas permanent, il réalise que la conscience de ce phénomène n'est pas permanente non plus, il réalise que le mouvement de détente du bras n'est pas permanent, que la conscience de ce mouvement n'est pas permanente non plus.

Voilà comment le méditant peut arriver à une vision claire et pénétrante des caractéristiques de anicca, dukkha et anatta au moment où il observe les mouvements de repli et de détente du bras. Ces prises de conscience vont lui permettre d'atteindre les étapes avancées de connaissance vipassana et de réaliser son but.

BENEDICTIONS DE SAYADAW U KUNDALA

Vous qui avez écouté les instructions concernant les trois exercices de base de la méditation vipassana, puissiez-vous les appliquer dans votre pratique avec naturel et aisance, puissiez-vous tous atteindre les connaissances que vous espérez, puissiez-vous tous atteindre très rapidement la paix de Nibbana, l'extinction de toute souffrance.

Sàdhu, Sàdhu, Sàdhu.


RAYONNEMENT D'AMOUR BIENVEILLANT (METTA)

Puissent tous les êtres, dans les dix directions être libres du danger.

Puissent-ils tous être libres de la souffrance mentale.

Puissent-ils tous être libres de la souffrance physique.

Apaisés physiquement et mentalement, puissent-ils tous assumer leur vie avec bonheur.


(A répéter trois fois.)


MAXIMES A MEDITER

· Observer paññatti (la réalité apparente, les concepts) en percevant les objets comme permanents, c'est samatha.

· Observer paramattha (la réalité) en percevant les objets comme impermanents, c'est vipassana.

· Il faut observer dans l'instant présent pour que les caractéristiques particulières des phénomènes (sabhava lakkhana) soient réalisées.

· Il faut observer les caractéristiques particulières des phénomènes (leur nature) pour réaliser udayabbaya ñana

· L'attention doit être délibérément dirigée vers la dissolution (disparition) inévitable des phénomènes physiques et mentaux.

· Voir les dissolutions (disparitions), c'est réaliser anicca.

· Réaliser anicca, c'est comprendre dukkha.

· La réalisation de dukkha, entraîne celle de anatta.

· Le méditant qui a vu anatta est proche de nibbana.


Mise à jour le 8 août 2003.

19:55 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PQ maitre en meditation 3 Sites pour débutants

Je peux vous conduire jusqu'à l'eau de la source
mais le seul qui puisse la boire, c'est vous même"

Bonjour.
Je me suis parfois perdu.
Je sais que la méditation est tout à fait nouvelle pour moi.
Je me sens être rendu dans un monde inconnu.
On s'y perd, c'est normal, n'est-ce pas???
Un maître au premier pas et tout à fait nécessaire pour ne pas se perdre.
Le maître doit être un moine vénérable du Thevarada. tout simplement.
Je trouve ces trois sites sont utiles pour les débutants ou ceux qui sont perdus.
Chinh


http://abhidhamma.free.fr/La_Doctrine/_complements/r-lesPreceptes.php

http://dhammasukha.free.fr/biblio/KundalaBase.htm

http://dhammasukha.free.fr/biblio/shweoomin.htm

19:52 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/03/2007

EVOLUTION RENAISSANCE/ REINCARNATION avis de D TROTIGNION

 Dominique Trotignon a écrit : La notion de re-naissance n'est donc pas très
compatible avec l'idée de l'évolution... car, pour évoluer, un phénomène doit
exister au moins un moment, en tout cas une certaine durée... sinon il ne
pourrait pas "changer", "évoluer".

... et pour ne pas évoluer ??



----- Original Message -----
From: Université Bouddhique Européenne
To: bouddha@...
Sent: Tuesday, February 27, 2007 10:07 AM
Subject: Re :RE : [bouddha] j'ai du mal avec l'idée de réincarnation ?


Puisqu'on m'interpelle...

Une petite précision de vocabulaire, tout d'abord...
La "ré-in-carnation" suppose que "quelque chose" revient (ré-) dans (in-) un
corps (-carnation), et ce quelque chose est généralement compris comme une âme
ou un principe spirituel qui serait indépendant du corps et éternel.
Comme le bouddhisme nie l'existence réelle d'un tel principe spirituel, a
priori, on ne devrait donc pas employer ce terme !
Dans les faits - et parce que les anglophones ne font guère de distinction
entre "rebirth" et "reincarnation" - on a pris l'habitude de l'employer en place
de "renaissance", qui est le terme le plus approprié dans le cadre du
bouddhisme.

Cette notion de "re-naissance" (= apparition renouvelée, répétée) est en fait
une critique du principe de réincarnation admis dans le brahmanisme et
l'hindouisme et doit être considéré comme un "moyen habile" afin de mettre fin à
l'idée d'un "Soi", permanent et indépendant (atta, atman en sanskrit).
Pour le bouddhisme, si aucune âme ou esprit passe de corps en corps, il
existe, en revanche, un ensemble de phénomènes psychiques et physiques qui se
modifient à chaque instant (pour le bouddhisme, tous les phénomènes sont
strictement instantanés) et auxquels nous nous identifions en créant cette "idée
de moi".
On ne peut pas dire de ces phénomènes qu'ils sont interdépendants (ce qui
supposerait qu'ils existent de façon durable), mais plutôt qu'ils se
conditionnent mutuellement à chaque instant ("comme deux bottes de roseau
appuyées l'une sur l'autre", dit le Visuddhimagga).
Ce qui se renouvelle ("re-naît") et donne l'impression de durée, c'est
l'attachement et l'identification, à chaque instant reproduite... mais, en
réalité (selon le bouddhisme...) aucun de ces phénomènes ne perdure plus qu'un
instant et, dans leur succession, sont toujours différents. C'est l'attachement
et l'identification qui créent l'idée de corps et d'esprit ("un" corps + "un"
esprit).
Dans la réalité absolue, donc, il n'y aurait rien qui renaît (puisque les
phénomènes sont toujours différents) et encore moins rien qui se réincarne
(puisque les phénomènes sont toujours éphémères).
Un texte comme le Kalama-sutta déclare, à la fin de son exposé, qu'un
"disciple noble, bien instruit" ne se "préoccupe pas des renaissances", car il a
mis fin à toute croyance en "un" corps et "un" esprit : il ne voit qu'un
ensemble de phénomènes apparaissant et disparaissant à chaque instant, il ne s'y
identifie plus et, pour lui, il n'y a donc rien qui "naît" ou qui "meurt".
Il y a d'ailleurs toujours, dans les textes, une opposition claire entre
"naître et mourir" (qui concernent le "Moi" tel que nous l'imaginons et le
ressentons dans la vie ordinaire) et "apparaître et disparaître" (qui concernent
les phénomènes dans leur réalité ultime).

La notion de re-naissance n'est donc pas très compatible avec l'idée de
l'évolution... car, pour évoluer, un phénomène doit exister au moins un moment,
en tout cas une certaine durée... sinon il ne pourrait pas "changer", "évoluer".
Or, pour le bouddhisme, l'instantanéité est fondamentale...
D'ailleurs, ce n'est pas par hasard que la théorie de l'évolution est née en
Occident, où on a toujours cru à l'existence d'un Moi durable !

Bien amicalement
Dominique Trotignon

Université Bouddhique Européenne
http://www.bouddhisme-universite.org

09:40 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

SCHNETZLER Jean Pierre CORPS ET AME PAR UN BOUDDHISTE rep quest Evolutio et réincarntuion

 A question intelligente, réponse intelligente. Je t'invite donc à lire l'ouvrage
excellent de Jean-Pierre Schnetzler "corps ame esprit par un bouddhiste" au
Mercure Dauphinois( ISBN/2-913826-20-2 pour commander le livre à ton libraire).
L'auteur, moine bouddhiste a été psychiatre et psychaniliste; les pages 53 à 61
apportent des éléments de réponses dignes d' être lues par un intello exigeant.
J'aimerai bien connaitre aussi sur la question, l'opignon de M Trottigon...
qui intervient rarement mais toujours de la manière la plus pertinente.

croclapom2004 <loisnoir@...> a écrit :
j'ai du mal avec l'idée de réincarnation ? le va-t-elle pas à
l'encontre de la théorie de l'évolution ?

09:34 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

PAROLES JUSTES nov à fev 2007

 NOV 2006

 

______________________________
I. LA PAROLE JUSTE EN BREF

" La Parole juste signifie l'abstention :

1.du mensonge //musavada, en langue palie//;

2.de la médisance, de la calomnie et de toutes paroles susceptibles de
causer la haine, l'inimitié, la désunion, la disharmonie entre individus
ou groupes de personnes //pisuna vaca//;

3.de tout langage dur, brutal, impoli, malveillant ou injurieux, et
enfin //pharusa vaca//;

4. de bavardages oiseux, futiles et vains //samphapalapa//.

Du moment qu'on s'abstient de toutes ces formes de paroles fausses et
nuisibles, on doit dire la vérité, on doit employer des mots amicaux et
bienveillants, agréables et doux, qui aient du sens et qui soient
utiles. On ne doit jamais parler négligemment, mais au moment et au lieu
convenables. Si l'on n'a rien d'utile à dire, on devra garder un « noble
silence ».
(de Walpola Rahula, L'enseignement du Bouddha, Points Seuil, collection
Sagesses, p. 70).

______________________________
II. CRITERE POUR EXAMINER LE KAMMA PRODUIT VIA LA PAROLE : EST-CE QUE CELA VA
NUIRE A QUELQU’UN ?; EST-CE QUE CELA PRODUIT DUKKHA ? A EXAMINER
1/ AVANT L’ACTE DE PARLER OU D’ECRIRE,
2/ PENDANT L’ACTE,
3/ APRES L’ACTION.

« Rahula, when you desire to do any verbal kamma, first reflect upon
that kamma: "This verbal action that I desire to do, does it lead to
harm for myself, lead to harm for others, or lead to harm for both
sides; is it an unwholesome verbal action with dukkha as its return and
dukkha as its result?" Rahula, if you reflect and then feel that it is
so, then you absolutely should not do such a verbal action.

Rahula, if you reflect and then feel that: "This verbal action which I
desire to do, does not lead to harm for myself, does not lead to harm
for others, and does not lead to harm for both sides; it is a wholesome
verbal action, that has joy as its return and has joy as its result";
then, Rahula, you ought to do such a verbal action. »

[One also reflects while doing the verbal kamma and after completing it.]

(extrait de Majjhima-Nikaya, Ambalatthika-rahulovada Sutta n°61)


________________________________
III. WELL-SPOKEN WORDS ARE SAMMAVACA

« Bhikkhus, words having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. What are these five
characteristics? The five are:

spoken at the proper time (Kalena bhasita hoti)
spoken in line with the truth (Sacca bhasita hoti)
spoken gently (Sanha bhasita hoti)
spoken beneficially (Atthasanhita bhasita hoti)
spoken with a friendly heart (Mettacittena bhasita hoti)

Bhikkhus, speech having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. »

(de : Anguttara-Nikaya, Fives.)


________________________________
IV. NOBLE & IGNOBLE WAYS OF SPEAKING

Bhikkhus, there are these eight kinds of anariyavohara (ignoble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having seen things that have not (really) been
seen; the tendency to speak of having heard things that have not (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have not
(really) been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have not (really)
been realized;

the tendency to speak of having not seen things that have been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have been heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have been
experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have been
realized.

Bhikkhus, these are the eight anariyavohara.

Bhikkhus, there are these eight kinds of ariyavohara (noble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having not seen things that have not been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have not been
heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have not
been experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have not been
realized;

the tendency to speak of having seen things that have (really) been
seen;
the tendency to speak of having heard things that have (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have (really)
been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have (truly) been
realized.

Bhikkhus, these are the eight ariyavohara.

(Anguttara-Nikaya, Eights)

________________________________
V. DIX SUJETS DIGNES DE DISCUSSION (GATHAVATTHU) (SUBJECTS SUITABLE FOR
DISCUSSION AMONG BHIKKHUS, TOPICS WHICH OUGHT TO BE DISCUSSED BY
SADHAMMIKA COMRADES).

1.Appiccha-gatha: talk about or favorable to wanting little, words that
inspire us to have few wants and desires.
2.Santutthi-gatha: talk about or favorable to contentment, words that
inspire satisfaction with what we have and disinterest in conveniences
and luxuries.
3.Paviveka-gatha: talk about or favorable to solitude and seclusion,
words that inspire physical, mental, and spiritual solitude (freedom
from disturbances).
4.Asamsagga-gatha: talk about or favorable to not mingling together,
words that inspire us to not waste precious time and energy socializing.

5.Viriyarambha-gatha: talk about or favorable to perseverance and
summoning effort, words that inspire effort and striving in our
practice.
6.Sila-gatha: talk about or favorable to virtue and good conduct, words
that inspire us to to be well established in morality (normality).
7.Samadhi-gatha: talk about or favorable to well-established, stable,
focused, integrated minds, words that inspire clarity and stability of
mind.
8.Pañña-gatha: talk about or favorable to intelligence and wisdom, words
that inspire or lead to the arising of spiritual insight.
9.Vimutti-gatha: talk about or favorable to liberation, words that lead
the mind toward kilesa and dukkha.
10.Vimutti-ñanadassana-gatha: talk about or favorable to the knowledge
and vision of liberation, words that inspire interest and understanding
regarding knowledge and
vision of liberation from upadana and dukkha.

(Sources: M.i.145; iii.113; A.v.129.)
______________________________
passages 2, 3, 4 et 5 en anglais tirés de
http://www.suanmokkh.org/archive/default.htm
Teachings From the Buddha's Own Lips concerning Right Speech
et http://www.suanmokkh.org/dhdisc1.htm

DEC 2006

 ______________________________
I. LA PAROLE JUSTE EN BREF

" La Parole juste signifie l'abstention :

1.du mensonge //musavada, en langue palie//;

2.de la médisance, de la calomnie et de toutes paroles susceptibles de
causer la haine, l'inimitié, la désunion, la disharmonie entre individus
ou groupes de personnes //pisuna vaca//;

3.de tout langage dur, brutal, impoli, malveillant ou injurieux //pharusa
vaca//, et enfin;

4. de bavardages oiseux, futiles et vains //samphapalapa//.

Du moment qu'on s'abstient de toutes ces formes de paroles fausses et
nuisibles, on doit dire la vérité, on doit employer des mots amicaux et
bienveillants, agréables et doux, qui aient du sens et qui soient
utiles. On ne doit jamais parler négligemment, mais au moment et au lieu
convenables. Si l'on n'a rien d'utile à dire, on devra garder un « noble
silence ».
(de Walpola Rahula, L'enseignement du Bouddha, Points Seuil, collection
Sagesses, p. 70).

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II. CRITERE POUR EXAMINER LE KAMMA PRODUIT VIA LA PAROLE : EST-CE QUE CELA VA
NUIRE A QUELQU’UN ?; EST-CE QUE CELA PRODUIT DUKKHA ? A EXAMINER
1/ AVANT L’ACTE DE PARLER OU D’ECRIRE,
2/ PENDANT L’ACTE,
3/ APRES L’ACTION.

« Rahula, when you desire to do any verbal kamma, first reflect upon
that kamma: "This verbal action that I desire to do, does it lead to
harm for myself, lead to harm for others, or lead to harm for both
sides; is it an unwholesome verbal action with dukkha as its return and
dukkha as its result?" Rahula, if you reflect and then feel that it is
so, then you absolutely should not do such a verbal action.

Rahula, if you reflect and then feel that: "This verbal action which I
desire to do, does not lead to harm for myself, does not lead to harm
for others, and does not lead to harm for both sides; it is a wholesome
verbal action, that has joy as its return and has joy as its result";
then, Rahula, you ought to do such a verbal action. »

[One also reflects while doing the verbal kamma and after completing it.]

(extrait de Majjhima-Nikaya, Ambalatthika-rahulovada Sutta n°61)


________________________________
III. WELL-SPOKEN WORDS ARE SAMMAVACA

« Bhikkhus, words having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. What are these five
characteristics? The five are:

spoken at the proper time (Kalena bhasita hoti)
spoken in line with the truth (Sacca bhasita hoti)
spoken gently (Sanha bhasita hoti)
spoken beneficially (Atthasanhita bhasita hoti)
spoken with a friendly heart (Mettacittena bhasita hoti)

Bhikkhus, speech having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. »

(de : Anguttara-Nikaya, Fives.)


________________________________
IV. NOBLE & IGNOBLE WAYS OF SPEAKING

Bhikkhus, there are these eight kinds of anariyavohara (ignoble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having seen things that have not (really) been
seen; the tendency to speak of having heard things that have not (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have not
(really) been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have not (really)
been realized;

the tendency to speak of having not seen things that have been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have been heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have been
experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have been
realized.

Bhikkhus, these are the eight anariyavohara.

Bhikkhus, there are these eight kinds of ariyavohara (noble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having not seen things that have not been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have not been
heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have not
been experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have not been
realized;

the tendency to speak of having seen things that have (really) been
seen;
the tendency to speak of having heard things that have (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have (really)
been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have (truly) been
realized.

Bhikkhus, these are the eight ariyavohara.

(Anguttara-Nikaya, Eights)

________________________________
V. DIX SUJETS DIGNES DE DISCUSSION (GATHAVATTHU) (SUBJECTS SUITABLE FOR
DISCUSSION AMONG BHIKKHUS, TOPICS WHICH OUGHT TO BE DISCUSSED BY
SADHAMMIKA COMRADES).

1.Appiccha-gatha: talk about or favorable to wanting little, words that
inspire us to have few wants and desires.
2.Santutthi-gatha: talk about or favorable to contentment, words that
inspire satisfaction with what we have and disinterest in conveniences
and luxuries.
3.Paviveka-gatha: talk about or favorable to solitude and seclusion,
words that inspire physical, mental, and spiritual solitude (freedom
from disturbances).
4.Asamsagga-gatha: talk about or favorable to not mingling together,
words that inspire us to not waste precious time and energy socializing.

5.Viriyarambha-gatha: talk about or favorable to perseverance and
summoning effort, words that inspire effort and striving in our
practice.
6.Sila-gatha: talk about or favorable to virtue and good conduct, words
that inspire us to to be well established in morality (normality).
7.Samadhi-gatha: talk about or favorable to well-established, stable,
focused, integrated minds, words that inspire clarity and stability of
mind.
8.Pañña-gatha: talk about or favorable to intelligence and wisdom, words
that inspire or lead to the arising of spiritual insight.
9.Vimutti-gatha: talk about or favorable to liberation, words that lead
the mind toward kilesa and dukkha.
10.Vimutti-ñanadassana-gatha: talk about or favorable to the knowledge
and vision of liberation, words that inspire interest and understanding
regarding knowledge and
vision of liberation from upadana and dukkha.

(Sources: M.i.145; iii.113; A.v.129.)
______________________________
passages 2, 3, 4 et 5 en anglais tirés de
http://www.suanmokkh.org/archive/default.htm
Teachings From the Buddha's Own Lips concerning Right Speech
et http://www.suanmokkh.org/dhdisc1.htm



Jan 2007

 

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I. LA PAROLE JUSTE EN BREF

" La Parole juste signifie l'abstention :

1.du mensonge //musavada, en langue palie//;

2.de la médisance, de la calomnie et de toutes paroles susceptibles de
causer la haine, l'inimitié, la désunion, la disharmonie entre individus
ou groupes de personnes //pisuna vaca//;

3.de tout langage dur, brutal, impoli, malveillant ou injurieux //pharusa
vaca//, et enfin;

4. de bavardages oiseux, futiles et vains //samphapalapa//.

Du moment qu'on s'abstient de toutes ces formes de paroles fausses et
nuisibles, on doit dire la vérité, on doit employer des mots amicaux et
bienveillants, agréables et doux, qui aient du sens et qui soient
utiles. On ne doit jamais parler négligemment, mais au moment et au lieu
convenables. Si l'on n'a rien d'utile à dire, on devra garder un « noble
silence ».
(de Walpola Rahula, L'enseignement du Bouddha, Points Seuil, collection
Sagesses, p. 70).

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II. CRITERE POUR EXAMINER LE KAMMA PRODUIT VIA LA PAROLE : EST-CE QUE CELA VA
NUIRE A QUELQU’UN ?; EST-CE QUE CELA PRODUIT DUKKHA ? A EXAMINER
1/ AVANT L’ACTE DE PARLER OU D’ECRIRE,
2/ PENDANT L’ACTE,
3/ APRES L’ACTION.

« Rahula, when you desire to do any verbal kamma, first reflect upon
that kamma: "This verbal action that I desire to do, does it lead to
harm for myself, lead to harm for others, or lead to harm for both
sides; is it an unwholesome verbal action with dukkha as its return and
dukkha as its result?" Rahula, if you reflect and then feel that it is
so, then you absolutely should not do such a verbal action.

Rahula, if you reflect and then feel that: "This verbal action which I
desire to do, does not lead to harm for myself, does not lead to harm
for others, and does not lead to harm for both sides; it is a wholesome
verbal action, that has joy as its return and has joy as its result";
then, Rahula, you ought to do such a verbal action. »

[One also reflects while doing the verbal kamma and after completing it.]

(extrait de Majjhima-Nikaya, Ambalatthika-rahulovada Sutta n°61)


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III. WELL-SPOKEN WORDS ARE SAMMAVACA

« Bhikkhus, words having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. What are these five
characteristics? The five are:

spoken at the proper time (Kalena bhasita hoti)
spoken in line with the truth (Sacca bhasita hoti)
spoken gently (Sanha bhasita hoti)
spoken beneficially (Atthasanhita bhasita hoti)
spoken with a friendly heart (Mettacittena bhasita hoti)

Bhikkhus, speech having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. »

(de : Anguttara-Nikaya, Fives.)


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IV. NOBLE & IGNOBLE WAYS OF SPEAKING

Bhikkhus, there are these eight kinds of anariyavohara (ignoble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having seen things that have not (really) been
seen; the tendency to speak of having heard things that have not (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have not
(really) been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have not (really)
been realized;

the tendency to speak of having not seen things that have been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have been heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have been
experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have been
realized.

Bhikkhus, these are the eight anariyavohara.

Bhikkhus, there are these eight kinds of ariyavohara (noble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having not seen things that have not been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have not been
heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have not
been experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have not been
realized;

the tendency to speak of having seen things that have (really) been
seen;
the tendency to speak of having heard things that have (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have (really)
been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have (truly) been
realized.

Bhikkhus, these are the eight ariyavohara.

(Anguttara-Nikaya, Eights)

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V. DIX SUJETS DIGNES DE DISCUSSION (GATHAVATTHU) (SUBJECTS SUITABLE FOR
DISCUSSION AMONG BHIKKHUS, TOPICS WHICH OUGHT TO BE DISCUSSED BY
SADHAMMIKA COMRADES).

1.Appiccha-gatha: talk about or favorable to wanting little, words that
inspire us to have few wants and desires.
2.Santutthi-gatha: talk about or favorable to contentment, words that
inspire satisfaction with what we have and disinterest in conveniences
and luxuries.
3.Paviveka-gatha: talk about or favorable to solitude and seclusion,
words that inspire physical, mental, and spiritual solitude (freedom
from disturbances).
4.Asamsagga-gatha: talk about or favorable to not mingling together,
words that inspire us to not waste precious time and energy socializing.

5.Viriyarambha-gatha: talk about or favorable to perseverance and
summoning effort, words that inspire effort and striving in our
practice.
6.Sila-gatha: talk about or favorable to virtue and good conduct, words
that inspire us to to be well established in morality (normality).
7.Samadhi-gatha: talk about or favorable to well-established, stable,
focused, integrated minds, words that inspire clarity and stability of
mind.
8.Pañña-gatha: talk about or favorable to intelligence and wisdom, words
that inspire or lead to the arising of spiritual insight.
9.Vimutti-gatha: talk about or favorable to liberation, words that lead
the mind toward kilesa and dukkha.
10.Vimutti-ñanadassana-gatha: talk about or favorable to the knowledge
and vision of liberation, words that inspire interest and understanding
regarding knowledge and
vision of liberation from upadana and dukkha.

(Sources: M.i.145; iii.113; A.v.129.)
______________________________
passages 2, 3, 4 et 5 en anglais tirés de
http://www.suanmokkh.org/archive/default.htm
Teachings From the Buddha's Own Lips concerning Right Speech
et http://www.suanmokkh.org/dhdisc1.htm

 

fev 2007

 

_____________________________
I. LA PAROLE JUSTE EN BREF

" La Parole juste signifie l'abstention :

1.du mensonge //musavada, en langue palie//;

2.de la médisance, de la calomnie et de toutes paroles susceptibles de
causer la haine, l'inimitié, la désunion, la disharmonie entre individus
ou groupes de personnes //pisuna vaca//;

3.de tout langage dur, brutal, impoli, malveillant ou injurieux //pharusa
vaca//, et enfin;

4. de bavardages oiseux, futiles et vains //samphapalapa//.

Du moment qu'on s'abstient de toutes ces formes de paroles fausses et
nuisibles, on doit dire la vérité, on doit employer des mots amicaux et
bienveillants, agréables et doux, qui aient du sens et qui soient
utiles. On ne doit jamais parler négligemment, mais au moment et au lieu
convenables. Si l'on n'a rien d'utile à dire, on devra garder un « noble
silence ».
(de Walpola Rahula, L'enseignement du Bouddha, Points Seuil, collection
Sagesses, p. 70).

______________________________
II. CRITERE POUR EXAMINER LE KAMMA PRODUIT VIA LA PAROLE : EST-CE QUE CELA VA
NUIRE A QUELQU’UN ?; EST-CE QUE CELA PRODUIT DUKKHA ? A EXAMINER
1/ AVANT L’ACTE DE PARLER OU D’ECRIRE,
2/ PENDANT L’ACTE,
3/ APRES L’ACTION.

« Rahula, when you desire to do any verbal kamma, first reflect upon
that kamma: "This verbal action that I desire to do, does it lead to
harm for myself, lead to harm for others, or lead to harm for both
sides; is it an unwholesome verbal action with dukkha as its return and
dukkha as its result?" Rahula, if you reflect and then feel that it is
so, then you absolutely should not do such a verbal action.

Rahula, if you reflect and then feel that: "This verbal action which I
desire to do, does not lead to harm for myself, does not lead to harm
for others, and does not lead to harm for both sides; it is a wholesome
verbal action, that has joy as its return and has joy as its result";
then, Rahula, you ought to do such a verbal action. »

[One also reflects while doing the verbal kamma and after completing it.]

(extrait de Majjhima-Nikaya, Ambalatthika-rahulovada Sutta n°61)


________________________________
III. WELL-SPOKEN WORDS ARE SAMMAVACA

« Bhikkhus, words having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. What are these five
characteristics? The five are:

spoken at the proper time (Kalena bhasita hoti)
spoken in line with the truth (Sacca bhasita hoti)
spoken gently (Sanha bhasita hoti)
spoken beneficially (Atthasanhita bhasita hoti)
spoken with a friendly heart (Mettacittena bhasita hoti)

Bhikkhus, speech having these five characteristics are words
well-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which the
wise do not criticize. »

(de : Anguttara-Nikaya, Fives.)


________________________________
IV. NOBLE & IGNOBLE WAYS OF SPEAKING

Bhikkhus, there are these eight kinds of anariyavohara (ignoble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having seen things that have not (really) been
seen; the tendency to speak of having heard things that have not (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have not
(really) been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have not (really)
been realized;

the tendency to speak of having not seen things that have been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have been heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have been
experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have been
realized.

Bhikkhus, these are the eight anariyavohara.

Bhikkhus, there are these eight kinds of ariyavohara (noble ways of
speaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:

the tendency to speak of having not seen things that have not been seen;
the tendency to speak of having not heard things that have not been
heard;
the tendency to speak of having not experienced things that have not
been experienced;
the tendency to speak of having not realized things that have not been
realized;

the tendency to speak of having seen things that have (really) been
seen;
the tendency to speak of having heard things that have (really) been
heard;
the tendency to speak of having experienced things that have (really)
been experienced;
the tendency to speak of having realized things that have (truly) been
realized.

Bhikkhus, these are the eight ariyavohara.

(Anguttara-Nikaya, Eights)

________________________________
V. DIX SUJETS DIGNES DE DISCUSSION (GATHAVATTHU) (SUBJECTS SUITABLE FOR
DISCUSSION AMONG BHIKKHUS, TOPICS WHICH OUGHT TO BE DISCUSSED BY
SADHAMMIKA COMRADES).

1.Appiccha-gatha: talk about or favorable to wanting little, words that
inspire us to have few wants and desires.
2.Santutthi-gatha: talk about or favorable to contentment, words that
inspire satisfaction with what we have and disinterest in conveniences
and luxuries.
3.Paviveka-gatha: talk about or favorable to solitude and seclusion,
words that inspire physical, mental, and spiritual solitude (freedom
from disturbances).
4.Asamsagga-gatha: talk about or favorable to not mingling together,
words that inspire us to not waste precious time and energy socializing.

5.Viriyarambha-gatha: talk about or favorable to perseverance and
summoning effort, words that inspire effort and striving in our
practice.
6.Sila-gatha: talk about or favorable to virtue and good conduct, words
that inspire us to to be well established in morality (normality).
7.Samadhi-gatha: talk about or favorable to well-established, stable,
focused, integrated minds, words that inspire clarity and stability of
mind.
8.Pañña-gatha: talk about or favorable to intelligence and wisdom, words
that inspire or lead to the arising of spiritual insight.
9.Vimutti-gatha: talk about or favorable to liberation, words that lead
the mind toward kilesa and dukkha.
10.Vimutti-ñanadassana-gatha: talk about or favorable to the knowledge
and vision of liberation, words that inspire interest and understanding
regarding knowledge and
vision of liberation from upadana and dukkha.

(Sources: M.i.145; iii.113; A.v.129.)
______________________________
passages 2, 3, 4 et 5 en anglais tirés de
http://www.suanmokkh.org/archive/default.htm
Teachings From the Buddha's Own Lips concerning Right Speech
et http://www.suanmokkh.org/dhdisc1.htm

 

mars 2007

 

 

 

 

 


 

09:28 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

méditation et activité cérébrale ARTE ET KEN WILBERT

 >
>ARTE Sciences - Lundi 15 janvier 2007 à 22.20
>Des moines en laboratoire
>
>Documentaire de Delphine Morel
>
>Peut-on mesurer scientifiquement l'effet de la méditation sur
>l'activité cérébrale et émotionnelle ? En testant des moines
>bouddhistes en laboratoire, les neuroscientifiques s'aventurent aux
>frontières de la science et de la spiritualité.
>
>(France, 2006, 52mn)
>Coproduction : ARTE France, ADR Productions, The Buddhist Brodcasting
>Fundation
>ARTE FRANCE
>Multidiffusion le 19 janvier à 15.15

 

 

 

 

 

 

 

 Pour info. Sur le même sujet, il existe une vidéo en anglais d'une
petite expérience de Ken Wilber utilisant un électro-encéphalogramme
(EEG) portable. Elle montre des variations d'ondes cérébrales en
fonction de différents états de conscience dans lesquelles Ken Wilber
rentre.
"Ken Wilber Stops His Brain Waves" :

 

http://www.youtube.com/watch?v=LFFMtq5g8N4
Les variations sont assez sensibles.

Pour le contexte : Ken wilber essaie de jeter des ponts entre les
disciplines universitaires en croisant les théories d'évolution
psychologique, biologique, sociologique/historique, culturelle. En
d'autres termes, il fait se rencontrer différentes cartes
d'explication de notre univers conscient : l'individuel sur le plan
intérieur (méditation, psycho, mystiques), et extérieur (biologique,
physique), le collectif intérieur (le "nous", la culture), et
extérieur (sociologie). Il essayent d'établir des correspondances
entre différents étapes d'évolution de l'individu et de la société.

Aussi sur : http://in.integralinstitute.org/contributor.aspx?id=1

Ces tentatives d'établissement de correspondances entre ondes
cérébrales et méditation a été aussi travaillé par les protagonistes
de la "Méditation Transcendantale" (TM en anglais).



09:21 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/03/2007

TROTIGNON SENS DE LA VIE POUR BOUDDHISTE

our le bouddhisme, y a-t-il un "sens" à la vie ?En voilà une bonne question !...Et j'ai tout de suite envie de répondre : non, aucun sens !!Dans le samsâra, comme l'a dit Sébastien Billard, le "cercle vicieux" est tel qu'on ne voit a priori pas quelle sens on pourrait découvrir... mais donner un sens à sa vie, c'est lui trouver une direction, celle qui, partant d'un état passé vise un état futur.Or, c'est bien dans le samsâra qu'on peut trouver un sens à sa vie : par définition le samsâra n'existe que dès lors qu'on se projette dans l'avenir en s'appuyant sur une certaine vision du passé... et le sens donné à sa vie est alors de reproduire les sensations de plaisir et de bonheur qu'on voudrait ne pas voir disparaître et/ou qu'on veut faire renaître !La vie dans le samsâra a donc bien un "sens"...Mais la Voie bouddhiste elle-même a-t-elle un sens ?L'un des modes de vie proposés comme modèle par le Bouddha est de vivre la "solitude idéale", c'est-à-dire de n'avoir ni passé ni avenir : est véritablement seul celui qui n'est pas suivi par celui qu'il a été ni précédé par celui qu'il sera... celui qui ne vit que dans l'instant du présent éternel.Mais dès qu'on vit dans l'instant présent, sans préoccupation pour le passé ou l'avenir, quel sens pourrait-on donner à la vie ? Un point unique (le présent) ne permet pas d'imaginer une direction... il faut au minimum deux points (passé-présent ou présent-avenir) pour tirer une ligne de conduite !!Strictement, je dirais donc que la Voie bouddhiste n'a aucun sens...Bien à vousDominique TrotignonUniversité Bouddhique Européennehttp://www.bouddhis me-universite. org

23:19 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ces 3 points forment l'essentiel de l'enseignement du Bouddha ...


ce qui fait la majeure différence entre le bouddhisme et l'hindouisme, c'est que justement dans le bouddhisme il n'existe pas d'entité créatrice ... telle que dieu ou l'atman (le souffle).

notre esprit est à l'origine de toutes choses ... de toutes les conditions. c'est ce qu'explique le Bouddha Sakyamuni dans la 2ème Noble Vérité (origine de la souffrance) en expliquant les 12 liens interdépendants ... il n'y a donc rien avec lequel il puisse s'unir.
début du Dhammapada :
1. Le mental est l'avant-coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si, avec un mental impur, quelqu'un parle ou agit, alors la douleur le suit comme la roue suit le sabot du cheval.
2. Le mental est l'avant-coureur des conditions, le mental en est le chef, et les conditions sont façonnées par le mental. Si, avec un mental pur, quelqu'un parle ou agit, alors le bonheur le suit comme l'ombre qui jamais ne le quitte.

rien n'existe "par lui même", tout est conditionné. c'est ce qu'a expliqué le seigneur Bouddha ... c'est la loi du Karma (loi de la causalité : tout effet à au moins une cause, et toute cause donne au moins un effet) ... si il existait, au delà du mental, une "entité" indépendante de celui-ci (pour qu'il puisse s'unir avec) cela signifierai que cette "entité" (atman ou dieu) existerait par elle même ... c'est totalement contraire au Dharma (l'enseignement du Bouddha).

si tu veux comprendre ce qu'est l'enseignement du Bouddha, il n'est pas besoin de se noyer dans de nombreux ouvrages ... les notions suivantes sont suffisantes :
1. la loi de la causalité (ce n'est pas très compliqué puisqu'il s'agit de la démarche suivie par nos scientifiques ... même s'ils n'ont pas encore découvert toutes les causes de tous les effets, ils continuent à chercher)
2. les 4 Nobles Vérités ... (1) l'existence de la souffrance, (2) l'origine de la souffrance, (3) la cessation de la souffrance, (4) le chemin qui mène à la cessation de la souffrance
3. l'experimentation ... la méditation assise

je peux dire sans me tromper que ces 3 points forment l'essentiel de l'enseignement du Bouddha ...
notre Dalaï Lama l'explique très simplement dans "Le sens de la vie" dans la collection "j'ai lu".

puissent ces quelques lignes t'aiguiller vers une compréhension simple de la parole du Bouddha

22:44 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Oui, nous sommes déjà ce que nous cherchons. Le chercheur est le cherché

 Oui, nous sommes déjà ce que nous cherchons. Le chercheur est le
cherché . Tout effort ne vise qu'à renforcer la "personalité".

22:38 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

E BOOKS TELECHARGEABLE


> moins cher que d'acheter les livres !
>  
Si tu lis l'anglais, tu trouveras pas mal de choses sur le site

Buddhanet (http://www.buddhanet.net/), notamment sur leur page "ebooks
library" (http://www.buddhanet.net/ebooks.htm) ; il y a aussi

l'incontournable "access to insight" (http://www.accesstoinsight.org/)
sur lequel tu trouvera de très nombreux suttas. Sinon il y a le site en

français "Dhamma Sukha" (http://dhammasukha.free.fr/) qui propose un
certain nombre de textes.

22:02 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Entrainement à la Parole juste

Entrainement à la Parole juste. Ce fichier est envoyé automatiquement à chaque inscription, et tous les mois à chaque membre.______________________________I. LA PAROLE JUSTE EN BREF" La Parole juste signifie l'abstention :1.du mensonge //musavada, en langue palie//;2.de la médisance, de la calomnie et de toutes paroles susceptibles decauser la haine, l'inimitié, la désunion, la disharmonie entre individusou groupes de personnes //pisuna vaca//;3.de tout langage dur, brutal, impoli, malveillant ou injurieux //pharusa vaca//, et enfin;4. de bavardages oiseux, futiles et vains //samphapalapa//.Du moment qu'on s'abstient de toutes ces formes de paroles fausses etnuisibles, on doit dire la vérité, on doit employer des mots amicaux etbienveillants, agréables et doux, qui aient du sens et qui soientutiles. On ne doit jamais parler négligemment, mais au moment et au lieu convenables. Si l'on n'a rien d'utile à dire, on devra garder un « noblesilence ».(de Walpola Rahula, L'enseignement du Bouddha, Points Seuil, collection Sagesses, p. 70).______________________________II. CRITERE POUR EXAMINER LE KAMMA PRODUIT VIA LA PAROLE : EST-CE QUE CELA VA NUIRE A QUELQU’UN ?; EST-CE QUE CELA PRODUIT DUKKHA ? A EXAMINER 1/ AVANT L’ACTE DE PARLER OU D’ECRIRE, 2/ PENDANT L’ACTE, 3/ APRES L’ACTION.« Rahula, when you desire to do any verbal kamma, first reflect uponthat kamma: "This verbal action that I desire to do, does it lead toharm for myself, lead to harm for others, or lead to harm for bothsides; is it an unwholesome verbal action with dukkha as its return anddukkha as its result?" Rahula, if you reflect and then feel that it isso, then you absolutely should not do such a verbal action.Rahula, if you reflect and then feel that: "This verbal action which Idesire to do, does not lead to harm for myself, does not lead to harmfor others, and does not lead to harm for both sides; it is a wholesomeverbal action, that has joy as its return and has joy as its result";then, Rahula, you ought to do such a verbal action. »[One also reflects while doing the verbal kamma and after completing it.](extrait de Majjhima-Nikaya, Ambalatthika-rahulovada Sutta n°61)________________________________III. WELL-SPOKEN WORDS ARE SAMMAVACA« Bhikkhus, words having these five characteristics are wordswell-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which thewise do not criticize. What are these fivecharacteristics? The five are:spoken at the proper time (Kalena bhasita hoti)spoken in line with the truth (Sacca bhasita hoti)spoken gently (Sanha bhasita hoti)spoken beneficially (Atthasanhita bhasita hoti)spoken with a friendly heart (Mettacittena bhasita hoti)Bhikkhus, speech having these five characteristics are wordswell-spoken, are not words badly-spoken, are blameless words which thewise do not criticize. »(de : Anguttara-Nikaya, Fives.)________________________________IV. NOBLE & IGNOBLE WAYS OF SPEAKINGBhikkhus, there are these eight kinds of anariyavohara (ignoble ways ofspeaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:the tendency to speak of having seen things that have not (really) beenseen; the tendency to speak of having heard things that have not (really) been heard;the tendency to speak of having experienced things that have not(really) been experienced;the tendency to speak of having realized things that have not (really)been realized;the tendency to speak of having not seen things that have been seen;the tendency to speak of having not heard things that have been heard;the tendency to speak of having not experienced things that have beenexperienced;the tendency to speak of having not realized things that have beenrealized.Bhikkhus, these are the eight anariyavohara.Bhikkhus, there are these eight kinds of ariyavohara (noble ways ofspeaking). What are the eight kinds? The eight kinds are:the tendency to speak of having not seen things that have not been seen;the tendency to speak of having not heard things that have not beenheard;the tendency to speak of having not experienced things that have notbeen experienced;the tendency to speak of having not realized things that have not beenrealized;the tendency to speak of having seen things that have (really) beenseen;the tendency to speak of having heard things that have (really) beenheard;the tendency to speak of having experienced things that have (really)been experienced;the tendency to speak of having realized things that have (truly) beenrealized.Bhikkhus, these are the eight ariyavohara.(Anguttara-Nikaya, Eights)________________________________V. DIX SUJETS DIGNES DE DISCUSSION (GATHAVATTHU) (SUBJECTS SUITABLE FORDISCUSSION AMONG BHIKKHUS, TOPICS WHICH OUGHT TO BE DISCUSSED BYSADHAMMIKA COMRADES).1.Appiccha-gatha: talk about or favorable to wanting little, words thatinspire us to have few wants and desires.2.Santutthi-gatha: talk about or favorable to contentment, words thatinspire satisfaction with what we have and disinterest in conveniencesand luxuries.3.Paviveka-gatha: talk about or favorable to solitude and seclusion,words that inspire physical, mental, and spiritual solitude (freedomfrom disturbances).4.Asamsagga-gatha: talk about or favorable to not mingling together,words that inspire us to not waste precious time and energy socializing.5.Viriyarambha-gatha: talk about or favorable to perseverance andsummoning effort, words that inspire effort and striving in ourpractice.6.Sila-gatha: talk about or favorable to virtue and good conduct, wordsthat inspire us to to be well established in morality (normality).7.Samadhi-gatha: talk about or favorable to well-established, stable,focused, integrated minds, words that inspire clarity and stability ofmind.8.Pañña-gatha: talk about or favorable to intelligence and wisdom, wordsthat inspire or lead to the arising of spiritual insight.9.Vimutti-gatha: talk about or favorable to liberation, words that leadthe mind toward kilesa and dukkha.10.Vimutti-ñanadassana-gatha: talk about or favorable to the knowledgeand vision of liberation, words that inspire interest and understandingregarding knowledge andvision of liberation from upadana and dukkha.(Sources: M.i.145; iii.113; A.v.129.)______________________________passages 2, 3, 4 et 5 en anglais tirés dehttp://www.suanmokkh.org/archive/default.htmTeachings From the Buddha's Own Lips concerning Right Speechet http://www.suanmokkh.org/dhdisc1.htm

21:58 Écrit par hubert leclerc sprl dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |